The Cleaning Lady – S01E04

Épisode 4 – Kabayan – 13/20
Les personnages semblent prendre vraiment les pires décisions à chaque fois qu’ils ont un choix. Toutefois, la série propose des épisodes plutôt fluides et j’étais content de retrouver les personnages. Je ne m’y attendais pas, et c’est la preuve qu’il y a tout de même certaines choses qui fonctionnent dans cette histoire. C’est sympa, ça se laisse regarder et ça divertit. Il faut des séries comme ça aussi.

Spoilers

Thony cherche à retrouver le donneur de moelle épinière qui s’est désisté pour donner une chance à son fils.

Whoopsy, I dropped my pen.

La série reprend tout prochainement aux États-Unis avec sa saison 2 ; la première est sur le point d’être diffusée en France (sur TF1, de mémoire), il est plus que temps pour moi de revenir découvrir

la suite des aventures de Thony (j’avais oublié jusqu’à son prénom et son orthographe improbable).

Et tant pis si je ne me souviens rien ? Le résumé est plutôt bien foutu pour me souvenir de l’essentiel, et on sent qu’on est encore en début de série pour ça. L’épisode reprend donc sur un roadtrip de l’héroïne et Fiona pour tenter d’aller trouver une solution pour sauver Luca et lui trouver une greffe. Le but exact ? Connaître l’identité du donneur pour le convaincre de changer d’avis et de sauver la vie de Luca.

Ce n’est pas exactement comme si Thony avait le choix en théorie. Elles se rendent à l’hôpital voir le docteur Ramtej pour obtenir les informations sur le donneur s’était désisté, mais le médecin refuse de leur donner. Ce n’est pas un problème pour Thony qui décide d’entrer par effraction dans le bureau de son médecin pour obtenir l’information – pouvant compter sur Fiona pour le divertir. Au moins, je n’avais pas oublié que la série était dans l’exagération permanente, c’est déjà ça. Jamais de la vie ça ne pourrait arriver comme ça.

Bref, Thony et Fiona enchaînent en se rendant à l’adresse du donneur, mais manque de bol, il n’y vit plus. Elles sont accueillies par sa fille qui hésite mais leur donne finalement l’adresse de son travail. Inquiète, elle ne veut tout de même pas que son père soit au courant. Joe semble pourtant tout gentil quand elles l’abordent en lui parlant Tagalog (un dialecte des Philippines). Il faut dire que c’est un vendeur de voitures, alors forcément, il paraît gentil.

Son discours change vite quand il comprend de quoi il s’agit. Après, quand il est question d’aller du côté de l’illégalité et de lui payer des pots de vin en échange d’un peu de sa moelle épinière, le discours devient légèrement plus raisonnable. Par raisonnable, il faut comprendre qu’il est prêt à se faire payer, mais une somme totalement improbable – et une somme qui augmente chaque fois qu’on fait appel à sa raison. Connard, quoi.

Les deux femmes peuvent enfin rentrer chez elles, bredouilles, car le déplacement était en vain, elles sont apeurées de voir les lumières éteintes. C’est le problème de vivre avec des adolescents idiots, j’imagine – surtout dans une série. Thony prend le temps d’en passer un peu avec son fils, puis parle avec Marco pour lui expliquer qu’ils sont de retour à la case départ. Je vais paraître sans cœur, je sais, mais franchement, tout ça nous éloigne quand même énormément des intrigues qui donnent le titre à cette série.

Pendant ce temps, l’agent du FBI continue de travailler au milieu d’une cafétéria. C’est rafraichissant de voir une série qui présente le FBI bien différemment ? Il a même un bureau qui ressemble à un bureau de flic lambda, l’écran géant avec le logo de son agence en plus, bien sûr. En tout cas, Garrett compte toujours sur Thony pour espionner à son compte.

Il profite d’un énième mensonge de sa part pour lui faire du chantage et lui offrir un stylo à laisser trainer sur une table à proximité de Knight, un client régulier du casino qui intéresse les autorités. Bien sûr, elle n’y arrive pas immédiatement, écoute tout ce qu’il se passe avec une serpillère en main et laisse finalement le stylo à terre – juste avant de se faire engueuler par son boss parce qu’elle passe la serpillère devant les clients.

Comme elle est engueulée par son boss, il est bien logique qu’on en arrive très vite à une scène où il lui demande les infos sur le donneur de son fils pour lui « parler » un petit peu et voir s’il peut le faire changer d’avis – sans jamais envisager de le payer. Thony lui demande de ne pas lui faire du mal, mais bon, ça n’a rien de bien crédible… Evidemment qu’elle connaît ses méthodes !

C’est sans surprise que Joe, le donneur, est agressé en sortant de son boulot. Il est kidnappé pour que Thony puisse lui parler – après avoir rendu le stylo espion au FBI – et s’excuser de ce kidnapping, tout en lui expliquant la procédure. Arman n’est pas ravi de voir Thony être incapable de se décider à voler la moelle épinière de ce donneur en carton qui a changé d’avis sans raison valable.

Il lui fait une dernière menace, mais il le laisse finalement rentrer chez lui – c’est à Thony de le ramener en revanche. Pendant le trajet, Joe peut ainsi confier qu’il a perdu sa femme dans une intervention de routine qui devait être toute simple ; comme la greffe finalement. C’est triste. Comme toujours quand les séries ont besoin que des personnages se parlent plus longtemps que prévu, la voiture de Thony crève en route. Pendant que Joe change le pneu, elle chante au téléphone une berceuse à son fils, et ça, c’est le détail qui finit par faire craquer Joe.

Ce dernier accepte donc de venir en aide à Luca… et en échange Thony décide de le réconcilier avec sa fille : elle appelle donc la fille pour lui expliquer ce qu’a fait son père. C’est beau comme tout, les réconciliations ont lieu (mais sont vite expédiées par la série).

Avant tout ça, Thony a tout de même eu à effectuer une autre petite mission pour Arman. Grâce au stylo espion, le FBI a pu arrêter son allié, et ça supposait que Thony devait récupérer un ordinateur dans la chambre d’hôtel de la copine de Knight. Elle y parvient, mais de justesse car Garrett est à ses trouilles. Et croyez-le ou non, mais elle est assez débile pour y perdre le collier qu’elle touche en permanence.

A aucun moment on ne la voit s’en inquiéter avant au moins le lendemain, mais Garret, évidemment, le retrouve et sait très bien ce qu’il a en main. C’est notre cliffhanger de l’épisode, évidemment (bis), surtout que l’allié d’Arman est tué en prison.

En parallèle, Fiona décide de revoir Brandon, et c’est toujours une très mauvaise idée. Il l’incite à vendre de la drogue et elle est tellement sous le charme de son sourire ravageur qu’elle fait de la merde en acceptant. Non mais franchement, ça n’a aucun sens. Au moins, elle récupère de l’argent au passage et peut se payer un avocat pour Chris comme ça. Il faut faire ce qu’il faut faire.

 

Westworld – S04E08

Épisode 8 – Que Sera, Sera – 19/20
La série n’est pas officiellement renouvelée, mais j’ai bon espoir que cet épisode ne soit pas la conclusion définitive pour autant. Il fonctionnerait en tant que tel, mais il y a une dernière histoire à raconter avec ces personnages et j’ai fort envie de la découvrir. Avant de parler du futur, on peut toutefois faire un point sur cet épisode : il est génial à bien des égards et apporte les dernières réponses. Je craignais que les scénaristes s’égarent avec ce dernier volet, mais il faut vraiment que j’arrête de les sous-estimer.

Spoilers

Dolores découvre (encore) la vérité sur sa réalité, William impose la loi du plus fort.

You’ve turned my world into a game.

La série n’étant toujours pas renouvelée, je crains vraiment le pire pour cet épisode qui est possiblement le dernier. Je ne suis psychologiquement pas prêt et j’espère vraiment une saison de plus, même si je ne sais pas ce qu’elle pourra raconter : l’épisode de la semaine dernière offrait la possibilité de servir une vraie conclusion cette semaine.

Nous verrons bien ce qu’il en est, en attendant, il faut reprendre cet épisode qui commence par le massacre provoqué par William en ville. Tout le monde essaye de s’entretuer parmi les humains, et ça craint beaucoup d’avoir survécu à tout ça pour finir comme ça. Même les robots se retrouvent terrifiés par ce qu’il se passe… mais ils aiment bien l’idée malgré tout – jusqu’à ce qu’ils soient tués eux aussi.

C’est un peu comme les humains le jour où le parc est parti en vrille, sauf qu’aucun humain n’a vraiment envie de tuer les robots en particulier. Ils ne font aucune distinction entre humains et robots, enfin, ce qui est forcément gênant. Franchement, ça part dans tous les sens, et nous suivons un tas de gens se faire exterminer les uns après les autres.

C’est une bonne première scène chaotique qui se termine sur un sniper plus malin que les autres, dernier survivant de la rue. Du moins, en apparence. En pratique, on se doute que ça risque de finir autrement. Le gamin – parce que c’est à peine un adolescent en vrai ce sniper – sort finalement de son immeuble pour aller voler un flingue et une voiture. Le pauvre se fait toutefois tuer à son tour. Je pensais qu’il allait pouvoir résister et être un personnage intéressant de l’épisode, mais non. Une fois n’est pas coutume, son meurtrier n’est autre que William. Encore et toujours lui.

On pourrait dire un peu la même chose de Charlotte : alors que William l’avait tué la semaine dernière d’une balle dans la tête, deux robots viennent récupérer son corps et nous la ressuscitent en deux temps trois mouvements. Plus concrètement, ils la réinitialisent et lui fournissent un nouveau corps. En bonne hypocrite, Charlotte demande qu’on lui conserve sa forme humaine, ses cicatrices et son visage, soi-disant pour que William puisse la reconnaître. La vérité est ailleurs : elle est aussi attachée à son apparence humaine que les autres, même si elle veut nous transcender.

Une fois ressuscitée, elle doit encore faire le point sur ce qu’il s’est passé dans sa cité. Elle découvre rapidement que William a décidé de l’exclure de la gestion de la ville : elle ne peut rien faire pour stopper le massacre qui, de toute manière, est déjà bien en place. Tout ce qu’il lui reste, c’est une vidéo de Bernard pour lui demander ce qu’elle compte faire ensuite. Il lui vend ainsi un dernier jeu avant la fin de tous les hosts, un jeu qui ne sera pas le sien. J’ai presque eu de la peine pour Charlotte, et pourtant, on sait à quel point elle est méchante. Et énervée, dans cet épisode.

Pendant ce temps, Dolores en arrive à comprendre qu’elle n’est qu’un programme parmi la réalité. Elle n’a donc pas vraiment de corps. Teddy tente bien de la convaincre qu’elle est réelle parce qu’elle a des pensées affectant le monde, mais la vérité est donc que Dolores n’est plus qu’un programme. A quoi bon se faire passer pour Christina dans ce cas ? J’ai du mal à suivre la logique, surtout que Teddy révèle finalement qu’il n’est pas celui qui a lui fait voir le labyrinthe.

Rapidement, Dolores comprend donc que quelqu’un d’autre joue avec elle : pas Teddy et, selon elle, pas Charlotte non plus. Il ne reste pas 36 possibilités, mais j’ai quand même eu peur qu’on nous sorte encore William. Ce n’est pas le cas, évidemment : c’est Dolores elle-même qui a décidé de se créer une vie dans ce monde digital. Il y a bien eu quelques indices au cours de la saison, notamment quand la coloc était imblairable à gérer en permanence la vie de Dolores/Christina, mais c’est un peu léger, je trouve.

Comme il n’y avait pas vraiment de quoi deviner qu’elle n’existait pas, la révélation tombe quelque peu à plat. J’aime bien l’idée que Christina se soit créée son monde après, et qu’elle embrasse Teddy comme ça.

Malheureusement pour elle, dans la réalité, Charlotte s’énerve sur le plan 3D de la ville détruite par William. Elle détruit ainsi la ville et nous révèle que sous celle-ci, il y avait… la perle de Dolores ! D’accord, ça devient un peu plus logique d’un coup, et j’aime beaucoup cette révélation – même si ça ne nous dit pas exactement ce que Teddy vient faire ici ou quel est le plan précis de Charlotte face à tant de chaos.

Elle est toujours bien badass en tout cas, et je l’adore. J’aurais aimé qu’elle ressuscite Maeve au passage, même si elle n’avait aucun intérêt à le faire. À la place, elle se balade en ville, toujours au son entêtant des ondes de la Tour, tue un humain et retourne voir son William dans une roue. Malheureusement, celui-ci est mort. Il lui reste heureusement Clémentine pour lui reprocher d’avoir voulu faire de William son animal de compagnie, parce que ça ne pouvait que déraper.

Clémentine reste une host clairement conçue pour venir en aide aux autres, alors elle propose son aide à Charlotte, avant de partir pour sa propre intrigue : elle souhaite retrouver les outliers, mais pas pour cohabiter avec eux. Ben super, cette apocalypse est vraiment peu rassurante pour les humains. En tout cas, Charlotte récupère enfin quelques accès informatiques depuis cette salle : elle peut ainsi localiser William.

Elle compte bien le ralentir avec le peu de pouvoir qu’il lui reste. C’est la loi du plus fort ? Très bien ! Elle lui envoie quelques hosts pour lui tirer dessus. Ils ne sont pas assez forts pour venir à bout de lui, évidemment, parce que c’est William, mais ils le ralentissent comme prévu. Ils détruisent sa voiture avant de se faire tuer.

Ils permettent aussi de donner des lunettes à William, lunettes qui permettent à William de voir un petit hologramme de Charlotte. Celle-ci a bien compris le but de William : il souhaite s’en prendre au Sublime et y propager la même violence que dans notre monde, où les hosts risquent même de se faire tuer par les humains tant ils sont dépassés par le nombre d’entre eux.

Cela craint un peu, et on comprend qu’ils sont désormais en train de mener une course pour arriver en premier sur place : Charlotte en jet privé, William en remontant sur un cheval. Cela faisait longtemps qu’on ne l’avait plus vu dessus. Cela lui permet d’atteindre le barrage du Sublime, sous un ciel sans nuage cette fois (merci pour le Bingo Séries). Il n’arrive que quelques moments avant que Charlotte ne fasse de même avec son hélico-jet privé.

C’est toutefois assez de temps pour qu’il lance la destruction du barrage. La conversation qui suit entre William et Charlotte est intéressante, parce qu’elle ne fait que confirmer ce qu’on soupçonnait depuis le début avec le personnage de Charlotte : William n’est jamais vraiment mort à ses yeux, il a évolué en devenant un robot. C’est plutôt logique : il vit toute la vie de William en agissant comme lui, évidemment qu’il est encore un William, évidemment qu’il a sa loi du plus fort inscrit dans son ADN de robot là (comment ça, il n’a pas d’ADN ?).

C’est pareil pour Charlotte : humaine, elle avait soif de pouvoir et de contrôle, une fois robot, elle n’est pas bien différente, même si elle est censée être construite à partir de Dolores. J’aime bien l’idée, même si ça ne me donne pas envie de devenir un robot pour autant. Après, Charlotte a quelques extensions intéressantes – non, je ne parle pas de ses cheveux : sa mise à jour du début d’épisode fait qu’elle a désormais un corps métallique capable de résister au poignard de William.

C’est un bon plan. Le combat entre les deux tournent alors à la partie de cache-cache et Charlotte finit par manquer de munition pour tuer William. C’est bien dommage. Cela permet à William de la chercher pour lui indiquer qu’elle a perdu à son jeu. Cela lui convient : elle considère qu’ils ont perdu tous les deux. Elle réussit toutefois à tuer William (YES) en utilisant un flingue laissé dans le tunnel du barrage par… Bernard, bien sûr.

Il propose en effet à Charlotte de se sauver en la laissant choisir de lancer un test. Et quand je dis que Charlotte tue William, c’est vraiment pour de vrai cette fois. Alléluia. Elle lui arrache la perle de son crâne et la réduit en miettes. Il n’y a plus trop de doute.

 

En parallèle, en ville, Frankie, Ashley et Caleb tentent toujours de s’enfuir de la ville. Ce n’est pas si évident – il est apparemment plus facile pour Caleb d’avoir des billets pour payer un manteau après une captivité durant toute sa vie que de sortir de la ville. Même si Caleb est persuadé d’avoir le temps d’emmener sa fille jusqu’au bateau qui l’éloignera de ce merdier, Ashley nous fait rapidement un petit check-up de réalité : ce n’est pas le cas.

Les anciennes expériences de Delos rejetaient souvent le corps, et c’est clairement ce qui est en train de lui arriver. Le but est d’arriver au plus vite sur un bateau ? Très bien, prenons le temps de s’arrêter dans un supermarché dévasté alors. Ce n’est pas la meilleure des idées franchement. Frankie prend aussi le temps de papoter avec son papa comme ça, lui expliquant que sa mère est morte d’un cancer. Pauvre Caleb.

Il n’a pas la meilleure des vies robotiques, à échapper à l’enfer pour se retrouver dans un autre enfer. La scène est énervante pour la perte de temps qu’elle représente, mais elle permet au moins aux personnages de converser – et dans le fond, c’est tout ce qu’ils ont toujours voulu, non ? La scène est presque touchante, à parler des souvenirs d’enfance de Frankie qui n’étaient qu’il n’y a quelques jours pour Caleb. Non, vraiment, le pauvre, il prend cher. Il arrive toutefois à s’ajuster assez bien à la réalité, en chantant Que sera, sera. Ca leur correspond bien.

Ashley ? On ne sait pas trop ce qu’il fait en attendant, mais heureusement, il les protège d’un homme qui voulait les tuer… avant de se faire dégommer à son tour par Clémentine. J’ai cru qu’elle allait prendre le temps de lui parler, mais non, pas du tout : elle lui tire une fois dessus et l’achève en lui crevant l’œil. C’était expéditif comme mort, je ne m’y attendais pas, surtout que c’est possiblement la dernière pour lui (si jamais la série n’est pas renouvelée).

Clémentine retrouve finalement Frankie et lui fait le meilleur des doigts d’honneur quand elle sait d’avance qu’elle n’a pas de munition dans son flingue. J’aime bien ce point de Bingo Séries, franchement, et j’aime que Clémentine prenne enfin de l’importance avec sa propre intrigue dans cet épisode. Mieux vaut tard que jamais ? Elle a toujours été un personnage que j’aimais, après tout.

Son intrigue est donc de retrouver les outliers et il est clair qu’interroger Frankie sur le lieu où se planque la Résistance est le meilleur moyen d’y arriver. Elle oublie un petit trop Caleb, en revanche. Il met trois plombes à se pointer, mais quand il revient, il lui fait perdre pas mal de temps pour en gagner autant que possible à Frankie.

Celle-ci révèle finalement qu’elle a encore une balle dans son flingue, et elle la réserve bien comme il se doit pour le crâne de Clémentine. Bon, ben, elle aura eu son heure de gloire, mais ça n’aura pas durer longtemps. Tout ça permet à Frankie et Caleb d’arriver à temps au bateau. Frankie peut y retrouver sa copine, Odina, lui présenter son père… et y dire adieu à son père. Il refuse en effet de monter sur le bateau, parce qu’il se sait condamner.

Frankie a donc passé sa vie à chercher son père, pour mieux apprendre qu’il était mort et qu’elle avait un ersatz pas foutu de survivre plus d’une journée avec lui. Au moins, Caleb a une belle conclusion puisqu’il voit sa fille « grandir » et Frankie a l’occasion d’avoir une vraie conclusion avec lui, en lui disant qu’elle l’aime. Bon, ça sent un peu trop la fin pour moi tout ça. Leur séparation est un peu triste, mais je pense pouvoir m’en remettre.

En parallèle de tout ça, il ne faut pas oublier que Dolores est toujours… nulle part. N’étant plus connectée à la ville de Charlotte, elle n’a plus rien qu’elle-même, et elle-même, ça la fait s’auto-parler à sa colocataire. Ce n’était pas la meilleure des scènes de la série, même si elle décidait de porter un message d’espoir : au milieu du chaos qui règne partout, il existe un sens de l’ordre et une vraie paix. Il suffit de rester immobile dans le désordre pour le voir – pour voir la beauté dans ce monde.

On retrouve ici la philosophie de la série, et elle reste efficace, même atténuée de cette manière. C’est une jolie conclusion pour Dolores après quatre ans. Merde, est-ce que ça va vraiment être une fin de série alors ? Cela y ressemble grandement, même s’il y aura toujours le prochain monde à explorer.

C’est Charlotte qui nous prépare ce prochain monde. De manière inattendue, Charlotte se fait en effet à l’idée qu’elle a perdu. Elle décide de sauver le barrage puis d’utiliser la perle de Dolores pour qu’elle puisse lancer un test : c’est le plan de Bernard depuis le début. La porte du Sublime se referme.

Dans le Sublime, Dolores se réveille et se retrouve à nouveau avec Teddy, son plus grand amour. Le Sublime reprend la forme de la ville de cette saison 4, Dolores comprend que Teddy n’est pas vraiment là non plus et qu’elle l’a recréé de toutes pièces. Je m’y attendais : Teddy est dans le Sublime après tout, pas dans la perle de Dolores. Cette dernière a désormais un but clair : retrouver Teddy dans le Sublime, tout en laissant de côté les défauts des humains. Ce n’est pas évident quand Dolores/Christina se confronte aussi à la Dolores de la saison 1 lui rappelant qu’elles sont à l’image de leur créateur.

La conclusion ? Les humains ne peuvent pas changer précisément parce que nous avons des cellules et de l’ADN, ça ne peut pas se réécrire comme le code de Teddy. Voilà alors l’ouverture attendue pour une possible saison 5 : Dolores décide de laisser une chance à l’humanité en lui offrant un dernier test, un jeu très dangereux. Elle veut créer tout un monde à partir de ses souvenirs – pour voir si ça vaut la peine de sauver l’humanité.

Ce n’est pas bien clair tout de même. Pourtant, la saison se termine sur Dolores, dans son costume de la saison 1, parcourant la ville de cette saison 4, pleine de corps et de cadavres. En voix off, elle nous reproche d’avoir utilisé le don de l’intelligence pour mettre fin à notre espèce, mais elle le reproche aussi aux robots. C’est un peu nouveau comme discours : les robots ne valent pas mieux que les humains à ses yeux.

Elle seule se rappelle des deux toutefois, et nous vivrons tous tant qu’elle se souviendra de nous. La vie sur Terre est terminée selon Dolores, et effectivement Charlotte se suicide carrément (je ne m’y attendais tellement pas à la voir en version robotique détruire sa perle… Je sais bien qu’elle a perdu, mais je suis dégoûté de la voir se détruire quand même).

Dolores veut donc un dernier jeu pour l’humanité, afin de décider si nous survivrons ou si l’extinction nous attendra. Pour cela, son jeu propose une dernière itération qui revient au début de la boucle : elle recréé Westworld en espérant pouvoir se libérer cette fois.

EN BREF – Cette saison 4 revient aux sources après une saison 3 qui avait trop eu tendance à nous perdre dans un futur de science-fiction moins agréable que le parc, mais surtout moins original également. En effet, la saison 3 reprenait trop les thèmes chers aux créateurs pour vraiment surprendre, et c’était une redite moins efficace.

Cette fois-ci, en revanche, la saison nous a mené tout du long sur la piste d’une intrigue cohérente, facile à suivre malgré sa complexité et ses révélations renversant parfois ce qu’on pensait acquis. C’était agréable et ça mène à un final réussi – qui peut servir de fin de série ouverte si jamais la série venait à ne pas être renouvelée, qui prépare parfaitement le terrain pour une saison 5 si elle l’était.

Et franchement, j’espère qu’elle le sera. Un retour à Westworld, même pour une saison encore plus courte, ça me conviendrait très bien. Cependant, le tournage ne commencerait pas avant le printemps 2023… On a le temps de voir venir.

Westworld – S04E07

Épisode 7 – Metanoia – 19/20
C’est bien simple, cet épisode ressemble déjà énormément à une fin de saison. Pourtant, il nous reste encore un épisode (un seul, malheureusement) la semaine prochaine, ce qui fait que j’ai été bien surpris du rythme, des révélations et des avancées dans les intrigues. Parfois, ça semblait presque être trop rapide, mais en même temps, c’est tant mieux, car la dernière partie de cet épisode est ainsi incroyablement cool. Curieux de voir ce que proposera le dernier épisode maintenant.

Spoilers

Les choses s’accélèrent pour tout le monde, la Résistance espérant bien mettre un terme aux actions de Charlotte – ce qu’elle-même souhaite faire, mais pas de la même manière.

It’s time for us to leave behind our human bodies.

Nous sommes lundi matin, ce qui signifie qu’il est temps pour moi de me plonger dans un nouvel épisode de Westworld. Je l’ai attendu impatiemment toute la semaine, car j’avais bien envie de voir ce qu’allait devenir Christina/Dolores après l’épisode 5, mais bon, on ne l’a pas vue de tout l’épisode 6. Les scénaristes jouent avec nous, comme toujours.

Et ils continuent encore dans cet épisode qui commence par nous introduire le barrage détenu par Charlotte. J’imagine que c’est le même que lors du premier épisode de la saison, et on nous explique que c’est parce que le barrage est un bon moyen de stocker le Sublime. Et il faut bien dire ce qui est : c’est sublime comme cadre, les acteurs doivent s’éclater.

Les acteurs ? Maeve et Bernard se rendent sur place, parce que Bernard a la fameuse clé qui va permettre d’accéder au Sublime. Pendant que tout se lance pour qu’ils puissent y aller, Bernard propose de boire un verre. Je ne comprends pas trop l’intérêt : ce sont des robots, à quoi ça servirait de boire ?

Eh bien, ça sert à perdre du temps, parce qu’ils ne sont pas pressés du tout : Maeve comprend assez vite qu’ils sont déjà dans le sublime. Pour ne pas changer, la série nous propose en effet un flashback, avec l’une des simulations envisagées par Bernard pour essayer de déterminer le chemin qui mènerait à un futur sympathique. Pour l’instant, Bernard n’a vu que l’apocalypse à chaque fois.

Cela ne l’empêche pas de continuer d’espérer – ce qui est ironique pour un robot. Il propose tout de même à cette fausse Maeve, fruit de son imagination, de se démerder pour ramener la vraie Maeve dans le Sublime, avec sa fille. Et bien sûr, elle en serait ravie (mais c’est logique car son interlocutrice est ce qu’il imagine). Épuisé, le robot se retrouve à nouveau en entretien à l’entrée du Sublime et il déclare savoir comment tout cela va se terminer. Espérons.

Ce flashback terminé, nous revenons au présent et, ironiquement, le présent est très similaire au flashback. Maeve y fait sensiblement les mêmes réflexions et Bernard l’empêche de faire trop de la merde, pour éviter de devoir se retrouver noyé par l’eau du barrage qui lui tomberait dessus. Ils arrivent finalement auprès de Sublime, détruisent un robot, mais ce n’est toujours pas suffisant pour atteindre la liberté qu’ils veulent et pour gagner la guerre : il faut s’occuper de Charlotte d’abord.

Ce qui est intéressant est toutefois que Maeve demande cette fois à Maeve de pouvoir retourner auprès de sa fille à la fin de la guerre. Ce n’est pas lui qui propose, c’est bien elle qui emmène cette possibilité dans la conversation, après la guerre : elle souhaite vraiment revoir sa fille dans ce « paradis » sur mesure. Mais pas tout de suite. Elle en aurait pourtant l’occasion : quand ils repartent du barrage, Maeve et Bernard ont bien ouvert une porte vers le Sublime.

Après une bonne dizaine de minutes de l’épisode, nous retrouvons enfin Christina ! Cela commençait à traîner en longueur alors je suis bien content de la revoir dormir comme toujours. Elle est cette fois-ci surveillée par Teddy qui lui explique que si, bien sûr que si, elle a en elle tout ce qu’il faut pour diriger le monde autour d’elle. Il souhaite aussi lui révéler la vérité sur ce qu’ils sont.

Bon, il le fait en parlant par énigme : plutôt que de dire qu’ils sont des robots, il lui présente l’idée qu’ils sont des reflets de leurs créateurs. C’est limite trop religieux tout ça. Teddy fait tout de même l’erreur de l’appeler Dolores, ce qui révèle à Christina que tout ça est bien plus compliqué qu’elle ne le pensait instinctivement. Il faut dire qu’elle n’a pas d’instinct la pauvre, elle est un robot. Cela ne l’empêche pas d’avoir envie de prendre un petit bain. Heureusement qu’on avait la musique du générique pour accompagner cette scène, parce que c’était un brin longuet, tout de même.

Dans son bain, Christina essaie de se suicider – ou en tout cas de remarquer qu’elle a un souffle incroyable sous l’eau. Teddy s’inquiète de ne plus l’entendre, mais elle, elle prend conscience qu’elle est capable de respirer sous l’eau. Et ça, ce n’est pas normal. C’était plutôt une jolie scène, et on remercie bien les compositeurs qui subliment tout ça (sans jeu de mot).

Christina comprend en tout cas que Teddy n’est vraiment pas en train de lui mentir, et elle en profite pour poser des questions sur Dolores, afin de comprendre qui elle était avant. C’est toujours par énigmes dignes du Père Fourras que Teddy lui répond, mais en même temps, on avance dans l’intrigue puisque Christina s’assume de plus en plus comme un robot.

Ainsi, quand ils se rendent ensemble à Olympiad, Christina propose aux gardes d’aller en vacances. C’était amusant d’ailleurs : elle s’adresse directement à eux, contrairement à ce qu’elle fait ensuite ou à ce qu’elle faisait dans l’épisode d’avant, à simplement dicter un scénario à tout le monde. Le scénario qu’elle dicte dans cet épisode est hyper amusant, parce qu’elle fait en sorte que les employés humains d’Olympiad détruisent tout, tout en sortant du bâtiment dès que possible.

Pendant ce temps, dans la Tour, Caleb a été ramené à la vie, une fois de plus, par une Charlotte qui veut papoter de nouveau avec lui. C’est tout ce qu’elle fait cette saison apparemment. Caleb veut toujours s’enfuir pour voir sa fille, Charlotte veut juste nous montrer ses outfits de malade tout en jouant les infirmières pour Caleb.

Il la questionne sur les brûlures qu’elle a choisi de garder sur les bras, mais elle contourne la question, expliquant que ses cicatrices sont plus jolies. Elles sont surtout un rappel, et ça ajoute de la complexité au personnage de voir qu’elle souhaite conserver ce souvenir. Bon, tout en soignant Caleb, Charlotte révèle qu’elle a pris une décision radicale concernant la ville – et les villes qu’elle contrôle en général : elle a décidé de les désactiver, tout simplement. Trop d’hosts sont morts selon elle, elle veut donc mettre un terme à tout ça en stockant les humains comme on a pu stocker les robots pendant longtemps. Flippant comme futur, effectivement.

Charlotte retourne donc dans sa Tour pour faire une petite annonce à tous les robots : elle leur apprend que c’est le dernier jour pour visiter les villes car il est temps pour eux de laisser derrière le passé – et les humains. On sent bien que ça pose un problème à William tout ça, alors celui-ci se rend… discuter une fois de plus avec son alter-égo. Qu’est-ce que je n’aime pas ce personnage ! C’est dingue comme il me saoule à chaque scène.

Bon, le robot-William se plaint de Charlotte qui veut détruire son monde, mais bon, ce n’est pas comme son alter-égo allait pouvoir l’aider ? Pour une fois, j’ai aimé le dialogue qui soulignait à quel point les questions de William sont insipides et insupportables. Le robot bloqué dans sa cage révèle qu’il est encore plus partisan de l’apocalypse que Charlotte : il sait bien que les humains suivaient un chemin d’autodestruction et que le vrai but des robots, celui que les humains ne s’avouaient pas eux-mêmes, était de détruire l’humanité.

Selon lui, donc, les hosts sont des armes de destruction. Et il nous manipule clairement le William qui est libre afin qu’il prenne la décision d’aller s’accomplir en tant qu’arme de destruction. La destruction commence par la mort de cet alter-égo dans sa cage. Alléluia, c’était peut-être notre dernière scène avec lui ! Je croise les doigts en tout cas, un de moins, c’est toujours une bonne chose.

En parallèle, Frankie prend le temps de se réconcilier avec sa copine : elle sait désormais qu’elle n’est pas la taupe, puisque c’était l’autre leader la taupe. Elles prennent sur elles pour supporter Stubbs, et ça, c’était plutôt marrant à voir. Le trio est rejoint par Maeve et Bernard, de retour du barrage, et tout ce petit groupe se rend ensuite en ville.

Leur but ? Infiltrer Olympiad et retrouver Caleb, pour Frankie en tout cas. Ils vont toutefois se séparer et Maeve sent bien qu’elle n’aura pas l’occasion de revoir Caleb puisqu’elle souhaite s’en prendre à Charlotte avec Bernard en allant détruire la Tour. Stubbs ? S’il reste avec Frankie, il apprend aussi de Bernard qu’il a attendu 23 ans pour finalement ne pas survivre à cette bataille qui se profile pour détruire la Tour et Olympiad.

Toujours est-il que quand il arrive à Olympiad avec Frankie pour l’infiltrer, il a la surprise de découvrir que l’évacuation est en cours, lancé par Christina. Mieux encore : elle a ordonné à un garde d’ouvrir toutes les portes du bâtiment, alors ils n’ont aucun mal à s’infiltrer et découvrir le cadavre de l’alter-égo de William (je ne sais vraiment pas comment l’appeler). Stubbs affirme que c’est une bonne chose et rate de très peu Christina et Teddy.

Par contre, c’est vraiment super rapidement que Stubbs parvient à mener Frankie directement à Caleb. Après tous les délires et la torture de Charlotte, celui-ci est plutôt méfiant et violent envers sa fille, mais elle parvient à le convaincre qu’elle est bien sa fille, et ça mène à un moment très mignon entre eux. Si c’est mignon, je reste sur mon a priori de début de paragraphe en revanche : c’était beaucoup trop rapide. C’est la quête de la vie de Frankie de retrouver son père, ça aurait pu être sympa qu’elle mette un peu plus de trois épisodes à l’atteindre. Il n’y a finalement aucun obstacle sur son chemin dans cet épisode, et c’est un peu dommage.

Du côté de la Tour, tout se passe bien également pour Maeve et Bernard. Ce dernier est super bien préparé en même temps, il a même de quoi désactiver les robots de sécurité les plus dangereux. Les robots blancs ? Le duo peut facilement s’en débarrasser aussi. Ils perdent en revanche du temps quand Maeve lui explique qu’elle le pardonnera de son égoïsme quand elle pourra enfin rejoindre sa fille dans le Sublime.

Malheureusement, Bernard est alors forcé de lui révéler son lourd secret : le monde court à sa perte, c’est inévitable. Peu importe ce qu’ils feront, il sera impossible de sauver le monde – mais peut-être qu’ils réussiront à en sauver une petite partie, et peut-être que cette petite partie sera suffisante pour leur donner l’espoir d’une suite meilleure. Charmant.

Malgré cette révélation, Maeve prend la décision de continuer de se battre aux côtés de Bernard. Elle se rend donc auprès de Charlotte qui était sur le point de subir une petite lobotomie. Sentant la présence de Maeve, elle arrête son robot et l’accueille à sa manière dans son laboratoire. Elles ne se sont pas revues depuis une vingtaine d’années, et c’est intéressant : Charlotte a ainsi hésité à ressusciter Maeve elle aussi.

Elle n’en voyait toutefois pas l’intérêt : Charlotte veut transcender le monde des humains, Maeve n’avait pas vraiment d’intérêt de vivre dans ce monde-là. Pourtant, Charlotte révèle aussi qu’elle espère que tous les hosts comprendront sa décision et la rejoindront, y compris ceux piégés dans Sublime. Le problème que souligne Maeve est alors intéressant lui aussi : Charlotte n’a pas du tout envie d’abandonner le monde des humains derrière elle, et elle en a la preuve sur le bras.

Le truc, c’est que Charlotte refuse de le reconnaître, alors les deux femmes-robots sont forcées de se battre. La scène était plutôt cool à suivre, avec un fond magnifique pour la bataille dans un bassin d’eau. Interrompues par un robot du côté de Charlotte, les femmes se battent jusqu’à ce que Maeve révèle qu’elle a bien compris qu’ils ne pourraient pas gagner. Son but est désormais de placer ses espoirs dans le monde qui suivra celui-ci, qui va être détruit. C’était un joli discours de victoire amère pour Maeve qui est venue pour survivre et placer son espoir dans un autre monde… mais elle se fait tuer aussitôt par William. AAAAH !

Bordel, je le déteste. Il la tue en lui tirant une balle dans le dos, donc elle n’a même pas le temps de voir venir ce qui lui arrive. Ce n’est pas le cas pour Charlotte : elle est sûre d’avoir encore l’ascendant sur William, mais c’est une grossière erreur. Il souhaite juste prendre le dessus sur elle aussi, persuadé que la loi du plus fort est la seule qui vaille : il tue donc Charlotte d’une balle dans le crâne. Je vous jure, je le déteste, il vient de tuer mes deux personnages préférés en une minute ? C’est insupportable que la série lui donne toujours tant d’importance.

William se rend ensuite auprès de Bernard qui tentait de libérer la ville comme il le pouvait. Malheureusement, il sait bien aussi qu’il est là pour mourir, Bernard, il l’a vu dans le Sublime. Devinez qui va le tuer ? William, bien évidemment. Quel bâtard celui-là ! Il empêche Bernard de sauver la ville, avant de lancer un dernier jeu dans celle-ci.

Il reprogramme la fréquence de la Tour pour que tous les humains essaient de s’entretuer, tout simplement. Il fout la merde en très peu de temps, il n’y a pas à dire : en ville, Stubbs, Frankie et Caleb découvrent ce nouveau programme et galèrent donc à la quitter. Frankie se prend même une balle au passage mais, contre toute attente, Stubbs survit. Vraiment, je pensais qu’il allait y passer aussi au point où on en était.

Face à tous les humains qui tentent de s’autodétruire, Christina a aussi la fâcheuse tendance à culpabiliser énormément de ce qu’elle a fait à Olympiad. Elle n’y est pourtant pour rien, et Teddy lui confirme : si tout ce qui se passe dans le monde est réel, personne ne la remarque car elle… n’est pas réelle ? Je me demande bien ce que signifie ce cliffhanger, tandis qu’on enchaîne sur la destruction de la Tour par William qui parvient à s’enfuir, au son de David Bowie, The Man who sold the world. Evidemment.

Tout cela sentait bon la fin de saison, et pourtant, elle n’est que la semaine prochaine. Plus inquiétant encore, la série n’est pas renouvelée pour une saison 5 pour l’instant. Si cet épisode nous fait croire qu’il serait possible de terminer la série rapidement, je n’y crois pas tellement : je pense que le dernier épisode sera au contraire un moyen d’ouvrir de nouvelles pistes… et ça a intérêt à avoir une vraie fin cette série, après toute la qualité de ces quatre saisons (ouais, même la saison 3, allez, même si elle a vu une chute de 70% de l’audience tout de même).

Cette scène m’a énervé au plus haut point, vraiment. Maeve et Charlotte en même temps ? Mais putain de scénaristes 😥

The Orville – S03E10

Épisode 10 – Future Unknown – 14/20
Il est difficile de noter cet épisode qui était beaucoup plus bavard et plat que d’habitude, parce qu’il avait une bonne raison de l’être : il s’agit probablement de la fin de la série. Les scénaristes et la production ont donc mis le paquet sur toutes les intrigues des personnages encore ouvertes pour proposer une conclusion de série qui puisse être satisfaisante, tout en laissant ouvert la possibilité d’une suite, mais ça donne une fin de saison un peu décevante. On finit au moins en paix avec cette saison, et possiblement la série, mais sans que ce ne soit pour autant un épisode aussi dingue que le précédent . Cela fonctionne bien dans l’ensemble, la série me manquera, mais si elle devait ne pas avoir de suite… eh bien, je m’en remettrais.

Spoilers

Isaac observe Bortus et Klyden renouveler leur union, et ça lui donne une idée.

 

The only life considered poor is one that’s wasted on apathy.

Je ne me suis pas jeté sur l’épisode aujourd’hui parce que j’avais peur d’en découvrir la durée, mais finalement, il ne dure pas beaucoup plus longtemps que les autres : 1h21, c’est envisageable, non ? Il va bien le falloir de toute manière. Je suis vraiment curieux de ce que la fin de saison nous réservera, parce que cette saison a fait un quasi sans faute pour moi, mais il me semble que tout est à peu près réglé.

Je suis encore triste de la mort de Charlie, bien sûr, mais il faut pourtant s’en remettre : cet épisode est possiblement le dernier de la série. Il me semble que les acteurs ne sont plus sous contrat et la saison 4 n’a pas encore été annoncée, alors comme le dit le titre de cet épisode, le futur est incertain.

Ce début d’épisode nous suit Isaac se baladant dans tout le vaisseau et passant d’un personnage à l’autre pour finalement amener une banane à Claire. Hum, sans jeu de mots graveleux, promis. Ce voyage dans l’ensemble de l’Orville n’est pas sans rappeler le début de saison qui voyait le fils de Claire courir partout pendant une bataille – cette fois, tout est bien plus calme.

Il faut dire que maintenant que la paix intergalactique est revenue, ils n’ont plus grand-chose à faire à bord – ce n’est pas comme s’ils étaient censés être un vaisseau d’exploration. L’exploration du jour ? La culture Moclan, une fois de plus. J’espérais qu’on puisse les laisser de côté maintenant qu’ils étaient des adversaires de l’Union, mais non, ce n’est pas le cas malheureusement.

À la place la culture Moclan continue de faire la pluie et le beau temps au sein de l’Orville : Bortus et Klyden veulent renouveler les vœux de leur mariage à travers une cérémonie nommée Kazh’gahl. Si ça doit être le dernier épisode de la série, je suis un peu déçu que ça soit ça le début de l’épisode, parce que franchement, il est difficile d’apprécier Klyden, et parce que les Moclan ont une mentalité de merde tout de même.

La cérémonie est en plus particulièrement débile et gênante à observer : Klyden doit donc s’échapper dans la forêt, à moitié nu, et devant des témoins. Les témoins du jour ? Leur fille et tous les collègues de Bortus, évidemment. Si Bortus parvient à rattraper Klyden dans les bois, ils auront une union prospère et tout ira pour le mieux. Ils pourront coucher ensemble dans les bois, toujours avec tous les témoins à proximité. Si Klyden triche et se laisse attraper, alors ils seront maudits dans leur union.

OK ? Ben l’épisode passe donc huit minutes sur la cérémonie, avec une scène bien longue voyant Bortus courir à moitié à poil après un Klyden lui balançant un rocher. Pas trop de suspense et pas d’accident : Klyden et Bortus renouvellent leur union devant les témoins – dont Isaac.

Celui-ci observe la tradition et la cérémonie, et apparemment, il est touché dans son esprit logique par cet aspect de l’union. Il entame donc des recherches sur les traditions terriennes et finit par demander Claire en mariage au beau milieu de la cafétéria. Oui, bien sûr, un robot qui souhaite s’engager dans le mariage ? Il n’a pas dû voir les statistiques du divorce, lui, ça va un peu à l’encontre de son obsession de la performance quand même.

Claire est totalement choquée par la situation, et ça finit plutôt en engueulade entre eux. Le pauvre souhaitait pourtant bien faire, et il finit par bien faire en expliquant à Claire que son choix est certes un calcul, mais qu’il a déjà « pensé » au futur : une fois Claire morte, il entend donc continuer de surveiller Ty et Marcus. Et les enfants de Ty et Marcus. Et les enfants des enfants. Et… Bref, vous avez compris.

Par conséquent, Claire passe du choc et de l’énervement à la réflexion : elle se rend compte qu’elle est vraiment amoureuse de son robot, et elle s’en confie à Kelly et Talla. Les trois femmes se bourrent complètement la gueule à se faire un pour/contre le mariage, et c’était plutôt marrant de les retrouver comme ça.

Par contre, pas une d’entre elles ne pensent à Ty et Marcus ? Heureusement qu’Ed est là pour être « l’homme sobre » de la situation et parler d’eux. Par contre, sa solution de leur laisser la décision finale n’est pas exceptionnelle. Claire se décide donc à parler à ses fils, mais bien sûr, ils sont déjà au courant de ce qu’il se passe dans la vie de leur mère. C’est bien logique, c’est un petit vaisseau après tout.

Les fils de Claire sont apparemment prêts à lui pardonner, et puisqu’ils voient leur mère heureuse, ils lui conseillent vraiment d’aller voir Isaac pour se marier. Tout est bien qui pourrait donc bien se passer… mais ce n’est pas si simple, évidemment.

De son côté, Isaac est très patient et attend la décision de Claire, mais John finit par lui faire remarquer que ce n’est peut-être pas une bonne idée de se marier avec sa première partenaire. Il lui conseille carrément de faire des rencards et d’avoir des relations avec d’autres personnes avant de se marier, ce qui est à mon avis un peu débile comme idée. C’est toujours bien d’essayer et tout, mais s’il n’a pas de raison de rompre avec Claire, pourquoi donc irait-il essayer avec d’autres au lieu de se marier avec elle ?

C’est un vieux débat tout ça, ce n’est pas la première fois que je l’entends et chacun a son opinion dessus, de toute manière. Toujours est-il que Claire est prête à se marier avec Isaac désormais, mais que celui-ci a sûrement l’équivalent de doutes, même s’il ne dit rien à Claire. Il accepte la réponse de Claire, il lui dit prêt à se marier… et demande à Kelly de lui faire l’amour. Allons bon.

Il ne le dit pas comme ça, évidemment. Kelly se renseigne sur ce qu’il se passe et parvient à lui expliquer que John n’a raconté que de la merde, mais elle est quand même suspicieuse d’un coup par rapport au mariage à venir. Elle demande à parler à Claire, se retrouve heureuse d’être demoiselle d’honneur de Claire qui la considère comme sa meilleure amie dans l’univers entier, mais… elle doit tout de même lui expliquer ce qu’il s’est passé avec Isaac.

Une fois de plus, Claire se retrouve à faire la morale à Isaac et lui expliquer comment les relations fonctionnent, avant qu’on enchaîne sur une scène ridicule où elle engueule John devant tous ses subalternes. Vraiment, ce n’était pas super comme scène : j’ai trouvé que les acteurs sonnaient faux, franchement. Et c’est gênant quand à côté de ça j’ai trouvé sympa et réussi de voir Gordon être demandé comme témoin d’Isaac.

Le robot le souhaite comme témoin car l’équipage le trouve drôle, mais comme Bortus se trouve drôle, il réussit à pirater cette demande et devenir lui-même le témoin. C’est n’importe quoi, franchement, et je suis presque déçu d’Isaac sur ce coup. Il se rattrape vite à mes yeux en invitant à son mariage le Premier Kaylon et, pour faire bonne mesure, l’ensemble de la flotte des Kaylon ensuite. Pourquoi pas, après tout ?

En tout cas, Gordon ne se remet pas de la situation et de Bortus qui lui pique sa place, une situation qui l’énerve même plus que l’invasion des Kaylon apparemment. Charlie ? Elle n’est même pas mentionnée dans l’épisode, je trouve ça vraiment abusé. Après, rassurez-vous, Gordon retrouve vite le sourire quand il voit son sandwich de l’épisode de voyage dans le temps apparaître soudainement dans l’Orville. Je me doutais bien qu’il arriverait à un moment dans cet épisode, mais je m’attendais plutôt à ce que ce soit la dernière scène.

Ce n’est donc pas le cas. On enchaîne avec l’enterrement de vie de jeune… robot masculin ? d’Isaac, organisé par un Bortus qui décide de se prendre pour Elvis. Allez comprendre, il faut croire que le fun s’est arrêté avec notre siècle ? Ils passent tout leur temps à parler du XXIe siècle, tout de même. Ils auraient pu prendre des références d’une autre époque de temps en temps, aussi. Bon, peu importe, la soirée tourne au désastre et à l’ennui total, à part pour Klyden, plus amoureux que jamais.

À l’inverse, l’enterrement de vie de jeune fille de Claire est excellent niveau fun et amusement. Kelly et Talla organisent une soirée dont elles se rappelleront, grâce notamment à un faux Isaac dans le simulateur pour faire le show. Le lendemain, Claire continue de rusher les préparatifs en essayant des robes. Allez savoir pourquoi, Ed est là pour assister à ça, et si ça ajoute un peu d’humour, ça ne changera pas grand-chose.

Finalement, 4 000 vaisseaux Kaylon arrivent à proximité de l’Orville pour faire flipper tout le monde, avant qu’Isaac n’explique la situation. Toute la planète est donc invitée au mariage de Claire et Isaac, et ça ne pose problème à personne.

Pendant ce temps, le vaisseau met le cap vers Sargas Four, une visite déjà visitée par le passé dont le nom ne me disait toutefois rien. Cependant, une fois qu’ils sont de nouveau en contact avec Lysella, ça m’est revenu. Il s’agit donc de la planète où toutes les décisions étaient prises en votant pour ou contre – en likant ou non – et de la planète où John a failli se faire tuer car tout le monde le voulait mort.

C’est intéressant de ramener cette planète dans l’équation car l’ère des réseaux sociaux ne s’est toujours pas arrêtée dans notre présent, contrairement à la promesse de la série. Lysella était celle qui avait aidé John à s’en sortir et elle a trouvé désormais le moyen de recontacter l’Orville pour demander l’asile et rejoindre l’Union.

Elle n’en a rien à faire que personne d’autre de sa planète ne soit dans l’espace, elle ne veut plus vivre dans sa société complètement nulle où tout le monde décide de voter à l’encontre de tout le monde, car c’est le seul moyen d’avoir un peu d’union. L’Union dans l’espace, c’est autre chose. Ed et Kelly ont un entretien assez profond avec elle pour tester sa motivation, et sa motivation est jugée valable en genre trois minutes. Vraiment, un entretien profond, vous voyez ?

Kelly passe alors une bonne partie de son épisode à expliquer à Lysella les règles de l’Union et de l’Univers. C’est limite frustrant : ça aurait été bien d’avoir tout ça dès le premier épisode de la série, parce que finalement, elle ne fait qu’expliquer des choses que l’on connaît déjà depuis, comme le simulateur (vraiment, j’ai hâte qu’on invente un truc comme ça autrement qu’avec la réalité virtuelle) ou le réacteur.

C’était toutefois intéressant d’avoir une description de ce qui fait la richesse dans l’Union : le salaire n’est pas une nécessité quand un synthétiseur peut te donner tout ce que tu veux, alors la richesse, c’est la valeur que tu as dans la société. C’est vraiment utopique comme système, de pouvoir faire tout ce que tu veux de ta vie sans être jamais mal vu ou considéré comme un poids pour la société, tant que tu fais quelque chose. Mon métier dans l’Union serait probablement de regarder tout plein de séries produites sur Terre au XXIe siècle, depuis le simulateur pour voyager au passage. Tant qu’à faire.

Bien sûr, Lysella a rapidement des tas de questions à poser à Kelly : elle ne comprend vraiment pas pourquoi l’Union ne partage pas ses avancées technologiques qui pourraient sauver des millions de vies sur son monde. Malheureusement, la série avait déjà fait le tour de la question pour nous, alors c’était un peu redondant d’avoir Kelly lui expliquant, plutôt deux fois qu’une, que son monde n’était pas prêt.

C’est frustrant car la leçon est également pour nous qui regardons la série, mais bon, admettons. Lysella a bien du mal à comprendre pourquoi tout de même, et c’est lourd qu’elle ne puisse pas le comprendre toute seule. J’entends bien la culpabilité de survivante qu’elle retire de tout ça, mais ça paraît assez évident que des avancées technologiques trop importantes dans son monde finiraient inévitablement entre de mauvaises mains.

Malgré tout, Lysella demande à quitter l’Orville pour retourner chez elle, et Kelly semble penser que c’est une bonne idée. Il est pourtant évident que le but est simplement d’aller sur sa planète avec tout ce qu’il faut pour recréer un synthétiseur et un simulateur. Bien sûr, l’équipage de l’Orville n’est pas totalement débile, et ils découvrent bien vite qu’elle a dans son sac tout ce qu’il faut pour ça. Kelly se retrouve donc à devoir lui réexpliquer une fois de plus que ce serait une catastrophe, mais cette fois-ci avec le simulateur. Elle aurait pu commencer par-là, parce que c’est tout de même plus parlant.

Lysella semble ainsi prendre la décision de rester, et elle assiste ainsi au mariage de Claire et Isaac, se démerdant, allez savoir comment, pour se retrouver au deuxième rang. C’est un peu abusé. Si la robe de Claire (l’option C si je ne m’abuse ?) est chouette, je suis un peu déçu de voir que le reste de l’équipage est juste avec un uniforme blanc. C’est nul, zéro effort n’est fait. Il en est de même pour les Kaylon, mais ça, c’est moins surprenant, et ils m’ont fait rire à copier l’équipage de l’Orville.

Le mariage ? Il est on ne peut plus simple : dans le simulateur, histoire d’avoir une petite forêt sympathique, Claire et Isaac, sous son apparence humaine, peuvent ainsi échanger leurs vœux. J’aime beaucoup ceux d’Isaac, très raccord avec le personnage.

Ce mariage apporte une conclusion assez classique à la saison/série, avec en plus la possibilité d’apporter une belle scène où Ed constate le chemin parcouru au cours de la saison avec les Kaylon. Mieux encore, les scénaristes ont bien compris qu’il n’y aurait peut-être pas de saison 4, alors ils ont eu la bonne idée de nous ramener Alara !

J’étais très content de la voir, et très surpris aussi. Je m’attendais un peu à ce que ce soit elle la surprise d’Ed, parce que c’est l’une des rares intrigues laissées ouvertes par la série. Son départ était triste et avec une explication originale, rendant sa présence d’autant plus surprenante. Il restera la fille d’Ed de toute évidence, mais on verra bien si une saison 4 aura l’opportunité de se faire ou non. En attendant, la série se termine avec son humour décalé habituel, grâce au discours de Bortus, gênant comme tout, rattrapé heureusement par Gordon, sur décision d’Isaac, capable de comprendre que c’est une catastrophe d’avoir Bortus comme témoin faisant un discours sur tous les défauts de leur couple.

Le discours est un peu cliché et l’humour est forcé parce qu’il y a trop de gens qui rient en arrière-plan pour que je ris moi aussi, mais eh, c’est très sympa. Et la série se termine par une petite chanson de Gordon, avec Lysella rejoingnant le reste du casting, allez savoir pourquoi, et les scénaristes prenant le temps de faire un clin d’œil à Yaphit, dont l’interprète est mort, tout en laissant une porte ouverte pour Kelly et Ed qui se tiennent la main.

Ils me manqueront, vraiment, malgré ce dernier épisode trop plat pour ce qu’était la saison – et la série. Difficile de se dire que c’est terminé, probablement pour de bon.

EN BREF – La dernière saison de la série est vraiment particulière parce qu’elle effectue un virage à 180° par rapport aux précédentes. L’accent est mis sur le sérieux des intrigues plutôt que sur le côté humoristique, voire parodique, voulu les premières années. Elle fonctionne toutefois particulièrement bien, malgré la longueur de ses épisodes, en nous permettant une immersion vraiment complète dans cet autre univers.

Dans le fond, j’ai l’impression que cette saison vers de nouveaux horizons s’est surtout concentrée sur les horizons que l’on connaissait déjà, en développant le potentiel qu’avait toujours eu la série. C’était plus ou moins réussi et l’épisode final est un étonnant exercice d’au revoir/adieu pour boucler autant de choses que possible tout en laissant des portes ouvertes.

En définitive, c’est une saison que je suis vraiment content d’avoir eu après autant d’attente. Je sais qu’elle a divisé, mais je serais de ceux qui la défendront. Au revoir ou adieu The Orville, merci de me laisser en paix avec les intrigues en cours et les personnages, pour me remettre de la décision qui sera prise de la continuer ou non.

La série quitte Hulu, ça semble indiquer un possible renouvellement en vrai… Nous verrons !