9-1-1 Lone Star – S03E12

Épisode 12 – Negative Space – 17/20
L’épisode est bourré de facilités, mais il a réussi à m’endormir suffisamment longtemps pour me balader un bon moment. Au-delà de ça, je suis content de retrouver les personnages sur deux intrigues qui étaient intéressantes, même si tous ne sont pas assez mis en avant dans cette intrigue. C’est le problème avec cette franchise : il y a toujours des personnages mis de côté… mais bon, on ne peut pas tout avoir, et je me contente très largement de cet épisode de reprise qui avait plein de points positifs.

Spoilers

Owen se demande qui peut bien être son stalker, mais c’est bien le seul.

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Attention shoppers, it may interest you to know that this establishment has hired as a security guard a murderous murderer who murders.

Oula, drôle de début d’épisode, je me suis cru devant NCIS avec cette scène de crime… mais il faut dire que depuis le temps, j’avais oublié sur quel cliffhanger je m’étais arrêté. L’avantage, c’est que la première scène m’a immédiatement remotivé, avec la présence d’Amy Acker et d’une intrigue curieuse voyant Owen trouver un cochon mort dans son lit.

Le mot « toxic » en commun sur cette attaque et celle dont fut victime Catherine inquiète nos protagonistes et le flic en charge de l’enquête – le père de Carlos, évidemment. Si Owen se croit encore sans ennemi particulier, la série a le don de nous rappeler, via Mateo principalement, qu’Owen a eu tendance à se battre un bon nombre de fois au cours des derniers épisodes. Les réactions de Catherine m’ont bien fait rire, jusqu’à ce qu’il soit question à nouveau de Roy Griffin… qui n’est plus en prison.

Un mois plus tôt, il a été libéré de prison car les charges contre lui ont été abandonnées faute de preuves suffisantes. C’est problématique pour Owen, parce qu’il se retrouve avec un dangereux ennemi. Cependant, c’est Marjan qui s’énerve le plus de savoir qu’un tel meurtrier puisse être libéré. Elle se met aussitôt en tête de le retrouver et d’en savoir plus sur la nouvelle vie qu’il mène après son passage en prison et son procès (enfin, ce n’est pas un procès qu’il a eu du coup, il a été libéré avant d’en arriver là).

Si je comprends sa rage, ses actions la desservent complètement : quand elle se rend compte que Roy a été embauché dans un supermarché en tant que garde de sécurité, elle ne trouve rien de mieux à faire qu’un appel au micro pour souligner ses actions de meurtrier mortel qui tue les gens (tiens, c’est moins lourd en VF). Franchement, elle s’affiche et tout le monde la laisse faire dans le magasin.

Ce n’est pas le cas quand elle revient à la caserne : Owen la convoque aussitôt parce que des rangers en couverture dans le magasin l’ont prévenu immédiatement des actions de Marjan. Roy se fait évidemment virer de son poste et ça énerve Owen parce que Marjan ne fait que s’assurer que Roy se souvienne bien d’eux.

Marjan s’inquiète pour eux quand elle l’apprend, inévitablement, mais elle s’inquiète aussi pour Sadie, qui est de retour en ville. Elle organise un vernissage pour ses œuvres artistiques. Marjan et Owen en profitent pour aller la voir et la prévenir de la libération de Roy, ce qu’ils font bien de faire : il est évidemment présent sur les lieux pour se venger de ce qu’a fait Marjan au supermarché.

Il y parvient à merveille : alors que Sadie a appelé les flics contre lui, les flics finissent par arrêter Owen qui est celui qui le frappe. Oui, Owen frappe à nouveau l’ex flic, parce que Roy a la présence d’esprit de narguer Sadie, Marjan et Owen en expliquant calmement qu’il aurait bien aimé tuer Marjan dans le blizzard s’il en avait eu l’occasion.

C’est gênant comme tout ; ça énerve Owen qui perd son sang-froid et qui se le fait reprocher par la police ensuite, surtout que Roy demande à ce qu’Owen ne puisse l’approcher. C’est ridicule, mais tout joue en la faveur de Roy.

Owen est vite relâché par la police, heureusement, et il peut donc faire une soirée chez lui avec Catherine (yeah, ça devient sérieux cette affaire, ), Marjan, TK et Carlos. Ce qu’il en sort de cette soirée ? Owen décide de vérifier les vidéos de surveillance du jour de l’attaque contre Catherine, grâce à Carlos. Ils espèrent y trouver Roy, pour l’accuser.

Une intervention qui suit tout ça inquiète énormément Marjan et Owen : la galerie d’art où Sadie exposait prend feu et l’incendie est géant. Le problème, c’est que Sadie vit sur place, mais ne répond pas au téléphone quand Marjan essaie de la contacter. Et pour cause : Owen entre contre toute logique ou sécurité dans le bâtiment en flammes pour mieux y trouver une Sadie inconsciente. Il parvient à lui sauver la vie en jouant les rangers solitaires, mais la situation dégénère vraiment concernant Roy, tout de même.

La police ne peut toujours rien faire, par contre : ils n’ont aucune preuve contre Roy. Ce bâtard s’en sort toujours sans le moindre problème, mais le père de Carlos suggère cette fois à Owen de monter lui-même la garde devant la maison de Roy. Cela n’a aucun sens puisqu’Owen a interdiction de l’approcher, mais Owen décide malgré tout de le faire. Pour ne rien arranger à sa situation, il déloge Marjan de sa planque car elle avait eu la même idée et décide de passer sa soirée dans sa voiture en compagnie de Catherine. Rien que ça.

Sans trop de surprise, Roy les prend sur le fait et est assez malin pour les prendre en photo, tout en les narguant à nouveau. J’ai plutôt ri de la situation jusqu’à ce que ça dégénère de manière imprévue. En effet, Roy quitte Owen et Catherine pour aller célébrer sa victoire en mangeant un tacos. Le truc, c’est que sa voiture explose quand il l’ouvre… et Owen se précipite pour lui sauver la vie, évidemment.

Roy est en effet encore en vie quand la voiture explose. Je ne sais pas trop ce que ça donnera comme suite pour Owen, mais cet épisode semble le laisser s’en tirer sans peine particulière.

Par contre, il reste un problème dans tout ça : qui donc a bien pu essayer de tuer Roy ? La réponse est assez simple, et elle est donnée en avance par la musique de cet épisode qui nous l’indique clairement un moment trop tôt ! C’est Sadie qui est cinglée et qui stalke Owen depuis le début. Et elle est complètement folle : on voit bien sa jalousie envers Catherine quand elle la rencontre, mais elle sait la cacher comme il faut.

En revanche, elle ne peut cacher le fait qu’elle se trouvait présente sur les caméras de vidéosurveillance le jour de l’attaque contre Catherine. Elle empoisonne donc TK et Carlos, chez qui elle est pour sa protection contre Roy, afin de protéger ses arrières, et elle fait bien, parce que Carlos trouve assez rapidement le moment où elle apparaît.

Si TK réagit vite à la drogue donnée par Sadie (forcément) en allant se chercher de l’eau, Carlos résiste vraiment bien à l’empoisonnement de Sadie, mais malheureusement, il finit par subir lui aussi ses effets. Avant ça, il a le temps de comprendre le rôle de la psychopathe avec qui il est et de tout lui faire avouer. Elle est persuadée d’être destinée à finir avec Owen, au point de l’avoir stalké, d’avoir empoisonné Catherine, d’avoir foutu un cochon mort chez lui ou d’avoir foutu le feu à sa galerie d’art… pour s’assurer qu’il viendrait la secourir. Ce qu’il a fait, en plus.

Carlos s’effondre, mais Sadie n’est pas tranquille pour autant : Marjan débarque à l’appartement pour visionner la vidéosurveillance, elle aussi. En vain. Elle trouve bizarre que Sadie soit celle qui lui ouvre la porte, mais n’est pas assez sur ses gardes : Sadie parvient à la poignarder dans le dos, avec de la drogue tant qu’à faire.

Cela n’empêche pas Marjan de se défendre et de mettre K.O Sadie, qui obtient le droit de se réveiller pour voir Owen une dernière fois avant d’être menottée. Tout est donc bien qui finit bien, sauf pour TK qui retombe au premier jour d’abstinence. Il s’en sort plutôt bien malgré tout : il ne semble pas avoir d’effets secondaires pour autant.

Roy ? Il pardonne évidemment à Owen puisqu’il lui a sauvé la vie. En plus, en voyant la voiture exploser, Owen a compris que Roy avait obtenu sa liberté en dénonçant le cartel au FBI. Bref, il s’est fait pas mal d’ennemis et il va passer une vie à souffrir de ses brûlures désormais : ça fait plaisir à Owen et on peut conclure toutes les intrigues ici.

Autrement, la première intervention de l’épisode se concentrait sur un appel plutôt intéressant et offrait une intrigue que j’ai beaucoup aimé également. Grace reçoit donc un appel d’une femme effrayée car sa sœur ne répond plus et n’ouvre plus la fenêtre. Cela mobilise la police, pour vérifier ce qu’il en est, puis l’équipe de Tommy.

C’est une bonne chose : il est rare de voir des intrigues si réalistes dans la série, mais en vrai, c’est principalement comme ça que ça se passe. Carlos dégomme la porte, Tommy, TK et Nancy interviennent aussitôt puisqu’ils trouvent la femme inconsciente. Nancy semble avoir du mal avec la situation, donc il y aura probablement un trauma à explorer dans le côté devoir sauver une sœur.

En attendant, c’est un autre trauma qui se produit : la femme survit à son arrêt cardiaque grâce à Nancy… mais c’est pour mieux révéler qu’elle avait un bracelet spécifiant de ne pas la ranimer ; car elle est blasée par son cancer.

Sans trop de surprise, la femme décide ensuite de lancer un procès contre la ville, la caserne et Nancy en particulier. Elle veut surtout prouver un point et leur soutirer un dollar… mais elle souhaite aussi que Nancy soit virée. L’avocat de la caserne rassure immédiatement Nancy et Tommy : la sœur n’ayant jamais parlé de l’interdiction de ranimer la femme inconsciente, la victime portant des manches longues, il est impossible qu’un jury aille dans son sens.

Le problème ? Nancy avoue ensuite à Tommy qu’elle a vu le bracelet mais a pris la décision de sauver la femme quand même. Voilà donc la raison de son hésitation : elle a eu de la peine pour la sœur qui flippait de voir la malade mourir. Bien sûr, en cas de procès, Nancy n’a pas l’intention de mentir à la barre et de se parjurer, ce qui signifie qu’elle risque fort d’être virée. Pour s’éviter cet embarras, elle proposer plutôt de démissionner, ce qui ne convient pas à sa patronne. Tommy décide évidemment de trouver un arrangement à cette situation compliquée à défendre : elle invite la plaignante chez elle pour tenter de la convaincre de ne pas aller jusqu’au procès. C’est un combat perdu d’avance, mais il fallait essayer.

Bon, après, je suis un peu déçu de la conclusion de l’épisode qui précipite trop les choses et offre une porte de sortie trop simple pour Nancy : la patiente décède, mais après avoir décidé que son procès n’en valait pas la peine. À la place, elle fait simplement remettre son bracelet « ne pas réanimer » à Nancy, afin qu’elle l’emmène sur chaque intervention pour se souvenir de toujours vérifier si ses patients portent ce bracelet avant de tenter de les ranimer. Trop simple, l’intrigue n’aura (presque) aucune conséquence pour la suite.

 

Upa Next – S01E01 – 15/20

Ces 57 minutes furent longues… mais en vrai, j’ai plutôt bien apprécié cette introduction pour la nouvelle génération d’Upa. Les personnages sont tous plus stéréotypés les uns que les autres, on reprend clairement les mêmes formules qu’il y a quinze ans, mais l’ensemble se tient et est plutôt agréable à regarder. J’espère que côté musical, ce sera mieux dans les prochains épisodes, en revanche, car je ne suis pas fan pour le moment… C’est peut-être mieux comme ça !

Spoilers

Roberto revient à Madrid pour convaincre Silvia et Lola de se réunir et de former une comédie musicale sur Upa avec de jeunes talents de l’école de Carmen Arranz. Rien que ça.

Que haces aqui ?

C’est donc parti pour ce revival d’une série culte de mon adolescence – celle qu’il fallait avoir honte de regarder et d’aimer mais qu’en vrai on regardait tous tous les soirs sur M6. Salto a sacrément géré à en proposer la diffusion en même temps qu’en Espagne et certes, ça m’a pris un peu de temps à commencer, mais ne croyez pas pour autant que je n’étais pas hyper motivé dès le départ. L’inscription à Salto, ça m’énervait après avoir tant résisté, mais j’ai fini par céder au mois gratuit – parce que voir l’épisode sans sous-titres, j’ai tenté, ce fut un échec.

Pour ce début de série, nous atterrissons à l’aéroport de Madrid en même temps que Rober(to) qui est clairement dans un petit trip nostalgique à son retour en Espagne (et il a toujours la classe, aussi, que ce soit dit). On sait déjà, grâce à leur mini websérie, qu’il a pour intention de reformer le groupe UPA Dance… et on sait déjà que ce ne sera pas si simple pour lui.

Malgré tout, il est à peine arrivé en Espagne qu’il se précipite à l’école de Carmen Arranz où Silvia est en train de donner un cours de danse – sans musique. Je me rends compte que les épisodes introductifs ont bien géré finalement : les acteurs n’avaient pas encore eu l’occasion de se donner la réplique et bordel, c’est tellement impressionnant de retrouver Silvia et Roberto à l’écran après quinze ans – la nostalgie fonctionne à fond sur moi.

Silvia termine donc son cours pour tomber sur un Roberto en train de mater son bureau – dans lequel elle a encore une photo de ses études, bien sûr. Clairement les retrouvailles entre eux déstabilisent Silvia, et c’est une excellente chose là encore. Après nous dire que ça fait quinze ans qu’ils ne se sont pas vus, c’est triste. Mon dieu, cette critique va être trop longue si je continue à tout commenter à ce rythme.

Bon, donc, Silvia prétend ne pas avoir lu les mails de Roberto qui veut donc reformer le groupe UPA pour se refaire de la thune, on ne va pas se mentir. Il ne le vend pas comme ça à Silvia : il se dit à la recherche de jeunes talents pour reformer le groupe, et il compte faire d’une pierre deux coups. En effet, l’école est en galère financière elle aussi (comme d’habitude, vous me direz). Elle aurait bien besoin d’un coup de pub, et c’est précisément ce que Rober propose.

Il propose aussi, et c’est important, de travailler main dans la main avec Silvia et Lola pour cela. Pedro ? Il n’est pas totalement évacué par les scénaristes, mais la rancœur entre Rober et Pedro est utilisé comme prétexte pour expliquer que Rober n’en veut pas dans son business. On oublie rapidement les autres, par contre… et c’est abusé, parce que la dernière formation d’Upa Dance, ce n’était pas celle-ci.

Si Silvia n’est absolument pas motivée à l’idée de s’associer à nouveau à Rober pour un projet aussi futile et fou que celui de recréer Upa Dance, elle n’a finalement pas le choix de considérer ce qu’il lui propose. En effet, elle est en galère financière, c’est une réalité : les nouveaux profs qu’elle a embauchés Luiso et Sira ne tardent pas à lui faire prendre conscience que l’école est sur le point de sombrer. Ils n’ont pas assez de jeunes à recruter pour la prochaine rentrée et le projet de Rober pourrait attirer de nouveaux jeunes – parce qu’il faut un plus pour les attirer à l’ère de Youtube (apparemment, Silvia ne connaît pas Tik Tok).

Bref, Silvia accepte l’offre de Rober qui lui explique qu’elle doit au plus vite faire un communiqué car il n’y a pas de temps à perdre. Il a déjà signé lui, on le sait ; et il avait besoin que Silvia accepte. Maintenant que c’est fait, l’école et la série vont pouvoir renaître de leurs cendres avec comme projet une comédie musicale sur les chansons du groupe Upa Dance. J’ai déjà hâte.

La série nous introduit également un nouveau personnage comme l’originale savait si bien le faire elle aussi : en nous montrant d’abord son cul sous la douche. C’est un baptême comme un autre pour l’acteur. On le suit donc quand il sort de la douche, quand il est affectueux avec sa petite sœur et quand il fait son taf dans un entrepôt.

Loin de ce mode de vie peu ensoleillé, on découvre également une jeune (pas si jeune ?) future étudiante blonde en plein footing dans les rues de Madrid – purée mais qui se maquille autant avant d’aller faire son jogging ? Ah, ça donne envie d’aller en Espagne ça. Bon, jusqu’à ce qu’elle rentre chez son père pour voir que les flics sont en train de faire une perquisition chez eux.

Son père a beau vouloir se montrer rassurant avec elle, expliquant que ce n’est jamais qu’un juge l’accusant à tort, il se fait quand même menotter et j’ai vu assez de séries pour savoir que ce ne sera pas que temporaire comme situation.

Enfin, la série nous présente ensuite un autre jeune homme qui se réveille dans les bras d’un amant dont il avait oublié la présence. L’amant est pourtant ravi d’avoir passé la nuit nu dans son lit – avec lui, et avec un troisième. Ben dis donc, c’est devenu sacrément sulfureux cette série. Il faut ce qu’il faut pour avoir de l’audience, j’imagine. Bref, le personnage principal de ce plan à trois reçoit finalement un coup de fil et s’échappe bien vite, en nous laissant lui aussi apercevoir ses fesses – mais moins que son premier amant.

Le coup de fil ? Il provient d’Andrea, la jeune fille dont le père vient d’être embarqué par les flics. J’ai déjà du mal avec ces deux meilleurs amis, franchement, mais bon, il s’agit de personnages principaux de ce revival alors avec un peu de chance, ils finiront par paraître moins clichés. Pour le moment, ils le sont bien trop à s’appeler « Amor ». Il console Andrea comme il peut… en l’amenant faire du shopping. Non, vraiment, c’est trop cliché.

Et si Andrea qui voulait jusque-là passer les auditions de l’école Arranz se remet à hésiter, elle est finalement convaincue de s’y rendre le lendemain quand son Amor découvre qu’il y a désormais une comédie musicale UPA à la clé. Pourtant, le groupe n’avait jamais eu un tel succès dans la série originale – du moins, pas avant que Roberto ne le reforme en trio, mais bon. Le meilleur ami d’Andrea veut désormais s’inscrire aussi à l’école, ce qui prouve que l’argument pour sauver l’école était le bon.

Par contre, ils sont tellement à fond dans leur délire qu’ils ne se rendent pas compte qu’un autre jeune passe à côté d’eux et vole le portefeuille du meilleur ami. Celui-ci est rattrapé finalement par la vendeuse d’une boutique juste à côté d’eux – la vendeuse connaissait en effet le voleur. Par contre, elle intervient trop tard pour rattraper nos héros et se retrouve donc avec le portefeuille, au sein duquel il a mis une clé USB, parce que pourquoi pas. Drôle de lancement d’intrigue, ma foi.

Grâce à la clé USB, la vendeuse découvre l’identité et le talent musical de Luca et Andrea. Eh, on avance progressivement dans les noms au moins.

Quoiqu’il en soi, la nouvelle de la comédie musicale UPA ne tarde pas à faire le tour des réseaux sociaux, et ça nous motive le jeune qu’on a vu sous la douche avant aussi. C’est agaçant de n’avoir aucun nom pour le moment, franchement.

Laissons l’agacement de côté : il est temps de retrouver Lola et son débit de parole improbable. C’est à elle que les scénaristes offrent la première intervention musicale de l’épisode et… j’ai détesté, tout simplement. Désolé Béatriz Luengo, tu es loin de proposer un style musical que j’aime et je suis de l’avis de Mar, la nana à qui tu proposes une chanson et un clip. Et oui ! Lola n’est pas la star du clip qu’elle est en train de tourner : la vraie star, c’est Mar et elle en a… marre de Lola ?

Pourtant, Lola continue de ghoster les appels de Silvia. Elle semble hésiter à décrocher, cependant, alors c’est peut-être juste les faux ongles qui l’empêchent de décrocher hein. Toujours est-il que le lendemain arrive finalement : il est l’heure des auditions.

La série aurait pu en faire bien plus pour nous replonger dans l’ambiance et nous faire redécouvrir l’école, je trouve. Il y a finalement une telle foule de figurants atypiques que l’on ne sait plus où donner de la tête et qu’on se retrouve à l’intérieur sans même tilter ce que l’on voit. Roberto souhaite assister aux auditions et ne prévient Silvia et Luiso qu’au dernier moment, ce qui est tout de même bien peu probable en termes d’organisation.

Luiso bosse donc avec Silvia depuis dix ans et ç ase sent vraiment dans l’échange qu’ils ont devant Roberto – qui imagine aussitôt qu’ils sont en couple. Nous n’en saurons pas plus sur les potins à ce moment de la série cependant, parce qu’il est temps que les auditions commencent. Pendant qu’elles ont lieu, Omar ne peut pas lâcher des yeux Andrea. Andrea, elle, a son attention finalement détournée de ce beau gosse la matant quand Luca se rend compte qu’il a perdu son portefeuille.

Après 24h, il serait temps ! Andrea le rassure comme elle peut et s’en débarrasse en l’envoyant téléphoner à ses colocataires. Son but ? Pouvoir assister à l’audition d’Omar – dont on a vu les fesses sous la douche, donc. Une fois son audition terminée, elle prend donc le temps d’aller lui parler. Il est odieux avec elle, lui demandant si elle compte vraiment passer l’audition juste avec une danse classique.

Bref, il fait juste ce qu’il faut pour la déstabiliser avant son audition… mais il va quand même admirer ce qu’elle propose à Silvia et Roberto. Son but ? Continuer de lui faire comprendre que ce qu’elle fait, c’est bof quand même. Il est dans l’abus le plus complet, franchement, mais ça motive Andrea, à proposer quelque chose de bien différent. On passe du contemporain à une danse bien plus contemporaine et mouvementée. Bien sûr, Andrea avait donc deux chorégraphies de prêtes, comme ça, là, hyper crédible. Cela fait chier Omar, parce qu’elle s’en tire sacrément bien en vrai.

En parallèle, Luca retrouve son portefeuille grâce à Elvira, la vendeuse de la boutique. Celle-ci le retrouve à l’école grâce à sa story Instagram. Elle ne peut s’empêcher de souligner qu’elle aurait chanté ses chansons autrement, et apparemment, elle arrive à le convaincre en fredonnant dix secondes. C’est honnêtement peu crédible, mais admettons : il lui demande de passer l’audition avec lui, elle refuse et il force donc Elvira à chanter avec lui. C’est une bonne idée : elle gère bien plus que lui et c’est sûrement ça qui fera que Luca est remarqué par Luiso.

En attendant, il est temps pour les auditions de déjà se terminer. C’est trop rapide, franchement : on n’a pas vraiment eu de numéros pour ce premier épisode. Par rapport à la série d’origine, c’est frustrant : les danses sont trop peu crédibles, ils ont tous un niveau de pro, font des trucs de dingue dès le départ et ça casse un peu le côté apprentissage. Il me semble que c’était moins perfectionniste dans la série d’origine.

Bon, avant la fin des auditions, il y a bien sûr un dernier élève – Sergio Aranda Fernandez – qui débarque après l’horaire, et je pense bien qu’il sera vite pris, parce qu’il tape clairement dans l’œil de Silvia. Celle-ci n’est pas au bout de ses surprises par contre : elle découvre après tout ça que Roberto lui a menti, une fois de plus. En effet, il s’inquiète de savoir pourquoi Lola ne lui répond pas, puis pourquoi elle ne répond pas à Silvia, parce que sans elle, le producteur ne voudra pas faire la comédie musicale. C’est le trio ou rien.

Silvia et Roberto reçoivent alors, contre toute attente, un SMS de… Carmen Arranz. Celle-ci fait un malaise qui ramène ses étudiants favoris directement chez elle. Oui, Lola rentre à Madrid depuis Barcelone rien que pour ça, s’attendant à trouver Carmen un pied dans la tombe. Ce n’est évidemment pas le cas, ça la foutrait mal pour un revival.

C’est tout de même sympathique de retrouver Carmen en pleine forme, mais je ne trouve pas ça bien crédible qu’elle puisse encore avoir un tel impact sur ses anciens étudiants. Elle connaît bien leur vie aussi : elle sait que Roberto a fait un truc horrible qui explique que les filles ne veulent plus lui parler. Nous ne saurons pas quoi, en revanche.

Carmen arrive à convaincre les étudiants de retourner une dernière fois ensemble à l’école pour se souvenir d’où ils viennent et tout. Le petit discours nostalgique, déjà partiellement entendu dans la bande-annonce, est plutôt efficace en vrai. Le trio de la première génération se retrouve donc à l’école et décide d’accepter le projet de comédie musicale. Par contre, Lola et Silvia insistent pour que les décisions soient bien prises en commun – contrairement à l’époque où l’égo de Roberto était si insupportable qu’elles avaient décidé de quitter le groupe. Soit.

Pendant ce temps, Luca est toujours plus insupportable : il fout des vents à Elvira qui l’admire totalement pour finalement organiser une fête surprise chez Andrea. Yep, elle veut faire la fête car elle a appris que son père allait (déjà) sortir de prison. C’est la nouvelle Silvia, quoi, la richissime étudiante qui aura bien des problèmes de famille.

En attendant, je commence à l’apprécier davantage cette Andrea. Elle prend les devants pour draguer Omar et même si c’est un parfait connard avec elle lors de son audition, elle est clairement attirée par lui. Les scènes entre eux sont sympathiques, mais elles se terminent par Omar qui s’enfuit pour aller au travail. Ce ne serait pas si grave si Andrea n’en profitait pas pour tomber dans les bras de Sergio.

Yep, l’étudiant de dernière minute aux auditions prend bien vite le rôle d’Omar quand il est question de draguer Andrea. Ce sera lui le vrai bad boy, j’imaginais : il arrête la fac aux USA pour venir à l’école de Carmen Arranz, et il cache clairement un secret. Il sera le fils de Roberto ou une connerie du style, c’est sûr. Il y aura une histoire familiale, c’est sûr – il cherche trop à faire son malin à dire qu’il veut tuer les profs là. Andrea, elle, veut aller à l’école parce que c’était celle de sa mère… Je ne sais pas ce qui est pire.

Autant j’accrochais à Andrea/Omar, autant le délire Andrea/Sergio, ça n’était pas ça. C’est dommage de se retrouver coincé dans un triangle comme ça… Mais bon, c’est répétitif et prévisible après tout. Omar ? Il est le nouveau Pedro, le pauvre étudiant qui est tiraillé par sa pauvreté et son rêve. Ainsi, quand il rentre chez lui, il apprend que sa mère a été virée et envisage aussitôt de laisser tomber l’école.

Sa mère parvient à le remotiver et le convaincre de ne pas abandonner son rêve, pendant que de son côté, Andrea l’oublie bien vite pour s’envoyer en l’air avec Sergio dans le lit de ses parents. Rien que ça. C’est tellement abusé comme intrigue – mais pas plus lourd que le Luca avec ses parents qui le détestent cela dit.

Tout cela nous mène déjà à la fin de l’épisode : le lendemain matin, les personnages de la série reçoivent un SMS pour savoir s’ils sont oui ou non admis. Omar, Luca et Andrea sont pris, sans trop de surprise. La surprise vient de Sergio, parce que Silvia a décidé qu’il n’avait pas ce qu’il fallait pour intégrer l’école, finalement. Oh, je ne me fais pas de souci pour lui, il trouvera une autre entrée quand même.

En attendant, il est temps pour tous les admis de se rendre à l’école pour le discours d’admission de Silvia et pour quelques applaudissements à l’arrivée de Lola. Pourtant, je trouve qu’elle n’est plus que l’ombre de ce qu’elle était dans sa jeunesse la pauvre. La chirurgie esthétique, ce n’est vraiment pas ma tasse de thé, désolé !

Ah, sinon, comme prévu, Andrea se retrouve méga pauvre : la caution de son père est refusée, il reste donc en prison, et elle n’a plus l’argent pour se rendre à l’école. C’est con, tout de même. Par chance pour Andrea, elle a un meilleur ami en or : non seulement Luca essaie de convaincre Elvira qu’elle ferait mieux d’intégrer l’école, mais en plus, il vend sa guitare la plus précieuse pour payer à Andrea sa scolarité dans l’école de Carmen Arranz.

Il est temps aussi pour Lola de commencer à réfléchir à une solution d’hébergement à Madrid. Ses gamines, elle semble les avoir oubliées pour l’instant… contrairement à une étrange querelle avec Silvia datant d’il y a dix ans. Elle refuse donc d’aller vivre chez son ancienne colocataire. C’était pourtant le bon plan.

Après, Lola a toujours été chiante et ce n’est pas près de changer apparemment. Même après avoir parlé à ses filles, elle continue d’être insupportable avec Roberto qui tente une approche un peu amicale. Elle refuse de redevenir son amie, mais on ne saura pas exactement pourquoi. Si elle accepte de bosser avec, il n’a rien du faire de si inadmissible, franchement.

Autrement, la mère d’Omar décide de trouver Roberto pour lui expliquer la situation de son fils. De manière pas du tout crédible, Roberto décide donc d’aller le débusquer à son travail pour le convaincre d’accepter sa place à l’école. Au moins, il est honnête Rober : il reconnaît qu’il n’avait pas le talent d’Omar à l’époque et que c’est pour ça qu’il le veut absolument à l’école désormais.

Admettons. Cela ne nous aide pas à savoir ce qu’il en est du secret de Roberto. Ben oui, vous vous doutez bien qu’on termine sur quelques cliffhangers un peu plus intéressants qu’Elvira qui hésite à rejoindre l’école. Ainsi, Roberto reçoit un appel mystérieux au cours duquel il explique que Silvia et Lola ne sont pas au courant de quelque chose… mais quoi ? J’ai déjà envie qu’il s’agisse d’un retour genre de Pedro. Je sais, c’est totalement improbable, mais ça serait un sacré WTF.

En toute fin d’épisode, Silvia rentre chez elle pour mieux tomber sur Sergio. Il s’est introduit chez elle pour la convaincre de l’accepter à l’école ; et il affirme qu’il a une bonne raison pour ça. Ouh, ouh, ça c’est du cliffhanger ! (en vrai, oui).

Bon, et sinon, les personnages introduits dans les webisodes ? Ils sont pris à l’école, mais ils font clairement de la figuration dans ce premier épisode. Je m’attendais à ce qu’ils soient des personnages bien plus importants… Cela viendra peut-être dans la suite de la saison. En tout cas, ce n’est pas plus mal de ne pas avoir eu leur introduction en plus dans cet épisode déjà chargé en informations sur la nouvelle génération.

 

Upa Next (S01)

Synopsis : Quinze ans après les derniers instants d’Un, Dos, Tres, Roberto revient des États-Unis avec une idée : mettre en scène une comédie musicale qui reprendrait les tubes d’UPA Dance avec de nouveaux élèves.

Voir aussi : Historias de Upa Next (S01)

Pour commencer, je sais bien que j’ai énormément critiqué les reboots ces dernières années parce que ça manquait grandement d’originalité, mais ce projet de revival de la série espagnole m’a quand même immédiatement séduit. Un peu comme avec Veronica Mars en son temps, j’en suis ravi surtout parce que la série originale n’avait jamais connu de fin.

Ceci étant dit, je suis déçu de savoir que nous n’aurons a priori que huit épisodes à nous mettre sous la dent alors que les saisons de la série originale étaient interminables. La diffusion est en plus pas mal chaotique : on a eu une websérie de six épisodes de moins de dix minutes pour présenter les personnages, avant de se retrouver avec un épisode en cadeau de Noël et… aucune date de diffusion ensuite pour le reste.

C’est un peu frustrant, tout ça. Malgré tout, j’ai envie de savoir ce que ça donne, et un épisode de 57 minutes pour entamer le #WESéries, c’est pas mal. Au moins, ça me fera quelques minutes avant d’aller me coucher, après une soirée finalement passée au téléphone. Et tant pis si ce n’est pas du tout ce que j’avais au programme à la base. Et tant pis si, au passage, il a fallu que je cède à la tentation de me créer un compte Salto (allez, il y a un mois gratuit – et je suis sûr que je ne vais pas en profiter en vrai, mais bon).

 

Upa Next – S01E01 – 15/20

Ces 57 minutes furent longues… mais en vrai, j’ai plutôt bien apprécié cette introduction pour la nouvelle génération d’Upa. Les personnages sont tous plus stéréotypés les uns que les autres, on reprend clairement les mêmes formules qu’il y a quinze ans, mais l’ensemble se tient et est plutôt agréable à regarder. J’espère que côté musical,…

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Upa Next – S01E02 – 16/20

Je crois que j’ai préféré cet épisode au précédent, parce qu’on entre davantage dans le vif du sujet : on retrouve l’ambiance de la série d’origine, mais sans pouvoir oublier qu’on est en 2023 où les jeunes artistes ont un arsenal de moyens plus intéressants à disposition pour se faire connaître. Les intrigues ne sont pas…

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Upa Next – S01E03 – 17/20

Oh bordel, mais je passe de bien trop bons moments devant la série finalement ?! Ce n’est absolument pas assumable quand on voit le niveau de jeu de certains, mais je retombe totalement dans les intrigues soapesques et les dramas en coulisse, au point d’avoir fini bouche bée à deux ou trois reprises pendant l’épisode. Cela…

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Upa Next – S01E04 – 14/20

J’ai eu bien plus de mal à accrocher à cet épisode et suivre les répliques de plusieurs personnages cette semaine. Il faut dire que ça va toujours bien vite et qu’il est plus facile de se concentrer sur le mauvais jeu de certains acteurs. Bref, j’ai pas mal ri, mais certaines avancées me laissent perplexe.…

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Upa Next – S01E05 – 14/20

D’accord, certaines intrigues remontent le niveau de la série et j’ai moins le sentiment d’être devant une série très mal jouée, mais ça reste prévisible souvent et pas d’une qualité incroyable. En vrai, c’est juste que le côté soap l’a emporté sur tout le reste, mais bon, de toute manière, vous avez compris que je…

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Upa Next – S01E06 – 15/20

J’avais peur que ce soit déjà la fin de saison et je suis content que ce ne soit pas le cas, mais en vrai, j’ai trouvé que l’épisode était chargé en informations et en avancée dans les intrigues. Il ne reste que deux épisodes après celui-ci, c’est peut-être normal. Bon, les jeux d’acteurs ne sont…

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Upa Next – S01E07 – 16/20

Comme quoi ce n’était pas compliqué. L’épisode se concentre légèrement moins sur certains dramas et met enfin en avant les talents musicaux du groupe. Il était temps d’avoir des chansons originales qui fonctionnent et de se sentir devant une série musicale ! En plus de ça, certaines intrigues secondaires – et surtout la représentation LGBT qui,…

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Upa Next – S01E08 – 15/20

Une jolie conclusion pour un revival qui aura décidément manqué de cohérence et d’équilibre sur plein d’intrigues et de jeux d’acteurs… Mais on s’en fout, c’est UPA, personne n’attendait mieux de leur part. De mon côté, ça ne m’a pas empêché de retomber en adolescence chaque dimanche soir et de suivre la série quand je…

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Historias de Upa Next – S01E06

Épisode 6 – Suso y Dario – 15/20
Les personnages de cet épisode semblent déjà un peu moins cliché, même si l’introduction qu’on leur propose n’est pas forcément la meilleure, donnant l’impression que leur jeu d’acteur n’est pas tout à fait au point. Question de perspective et d’habitude, j’imagine, c’était déjà le cas dans la série originale, après tout. Contrairement à l’épisode précédent, celui-ci donne vraiment envie de regarder Upa Next en faisant le lien avec la série de manière plus évidente. C’est bien logique : il s’agit de la fin de cette mini-saison.

Spoilers

Dario se produit dans la rue, sans succès. Suso décide de lui donner quelques conseils.

¿Y porque no bailas para me?

Le temps passe vite et les habitudes s’installent tout aussi vite : c’est déjà le dernier épisode de cette mini-saison de mini-épisodes diffusés chaque dimanche en streaming. Le dernier épisode est dans la moyenne des sept minutes habituelles et suit deux nouveaux personnages, comme prévu. Une semaine avant le début du revival, Dario, un jeune garçon, a l’habitude de se produire dans les rues de Madrid pour essayer de se faire un peu d’argent.

Malheureusement pour lui, le succès n’est pas spécialement au rendez-vous. Il a bien ses groupies, mais il s’agit de sa mère et ses tantes. Heureusement, d’ailleurs, parce que tout le début de la scène permet bien de deviner qu’ils sont vaguement de la même famille, mais bon, la scène donne l’impression d’avoir trois femmes plus âgées en train de baver sur un minet dans la rue – c’était un peu malaisant comme seule Un, dos, tres sait le faire.

Outre les tantes de Dario, il y a aussi dans son public le gérant d’une boutique devant laquelle il se produit et son employé, Suso. Le chef envoie Suso se plaindre auprès de Dario du bruit qu’il fait et qui pourrait faire fuir les clients. Alors que Dario vient juste de chasser sa mère et ses tantes, gêné par leur présence, le voilà qui se lance donc en plein débat avec Suso.

Le débat ne porte pas du tout sur le fait qu’il chante devant la boutique et constitue une nuisance sonore cela dit ; il porte sur le fait que Suso s’improvise expert en art de la rue. Plus précisément, il critique les vêtements de Dario, qui semblent être choisis par sa mère. Assez vite, Suso comprend que c’est bien le cas et il explique à Dario que ce n’est pas possible d’attirer le regard et l’attention en étant fringué comme ça et en restant statique comme il est.

Il faut dire que Suso semble déjà avoir quelques moves et un rythme bien différent de celui de Dario, quelque chose de plus mouvementé et réussi. Les deux jeunes hommes en viennent à la conclusion qu’ils pourraient se produire ensemble, avec Suso à la danse, Dario à la guitare et au chant, mais surtout avec des fringues plus visibles et plus flashy. Le look est discutable, mais il est vrai que le rendu est déjà plus sympathique à l’oreille.

En plus, ça nous fait donc deux chansons (originales, je crois) pour ce mini-épisode, et il était temps d’avoir des passages musicaux dans cette série musicale. Bon, par contre, je crois que le message est clair : ce ne sont pas les anciens qui chanteront le plus, ce sont bien les nouveaux. C’est normal après tout.

Bref, Dario et Suso commencent à se produire dans une autre rue de Madrid et, assez vite, le succès (tout relatif) est au rendez-vous. Il y a des gens qui s’attroupent autour d’eux (RIP l’honneur des figurants à qui on demande de danser alors que clairement ils n’ont pas tout le rythme de la chanson et sont à côté d’un Suso bien plus expérimenté qu’eux) et qui donnent de l’argent. Mais genre, des billets de cinq euros hein. Ils sont riches à Madrid, c’est rare de voir des gens donner des billets – généralement, ceux qui sont là sont des billets mis par la personne qui fait le spectacle dans l’espoir d’inciter à donner, non ? Là, Dario ne déverse pas un centime dans son étui de guitare, tu m’étonnes que les gens ne soient pas enclins à donner.

Bien sûr, c’était prévisible dès le début de l’épisode, parmi le petit attroupement de passants, il y a Silvia. Elle s’arrête pour écouter la voix de Dario et pour regarder Suso, et elle repère en eux un talent certain. Je ne dois pas avoir les yeux pour ça, apparemment, parce que je ne les trouve pas particulièrement exceptionnel pour l’instant moi. On verra ce que l’école de Carmen Arranz leur apprendra.

En effet, Silvia leur propose de s’inscrire à son école, parce que les inscriptions sont justement la semaine suivante. Elle leur rappelle que c’est bien d’avoir un vague talent, mais que sans travailler, ben ça ne sert à rien. Elle joue un peu les vieilles rabats-joies, concrètement, et les garçons s’assurent entre eux qu’ils n’iront certainement pas s’inscrire à cette école artistique.

Ben voyons. La dernière scène de l’épisode joue la carte de la nostalgie et nous ramène enfin à l’école de Carmen Arranz. Elle n’a pas changé visuellement, de l’extérieur, c’est toujours la même bonne vieille école. Devant celle-ci, nous retrouvons Dario et Suso qui hésitent à entrer. Cela dit, c’est le rêve de Suso de danser, ça a été dit plus tôt, et Dario aime clairement chanter puisqu’il a passé au moins trois après-midi de la semaine à chanter dans la rue.

Les deux jeunes hommes s’encouragent et se souhaitent bonne chance pour les auditions, juste avant d’entrer dans l’école. La suite dans le premier vrai épisode de ce revival !

EN BREF – Cette mini-série n’était pas exceptionnelle, avec bien peu de minutes au compteur et pas tellement de quoi se faire une vraie idée de ce que sera le revival. Concrètement, elle a offert les retrouvailles attendues avec quatre personnages emblématiques avant de se concentrer sur les nouveaux arrivants. Le plus gênant ? J’ai clairement une préférence pour toutes les intrigues qui vont concerner les profs, parce que je suis davantage de cette génération désormais. Le truc, c’est que la série risque fort de se concentrer sur la nouvelle génération.

Et la nouvelle génération me paraît hyper clichée pour l’instant. C’est difficile de se faire une idée en même pas dix minutes, mais l’a priori n’est pas excellent en tout cas. Nous verrons bien quand Upa Next commencera enfin avec de vrais épisodes (prochainement ; pas encore de date au moment où je publie l’article). Une chose est sûre : ce revival a su raviver la nostalgie, alors je risque bien de tomber dans le piège de la nouvelle série.

L’autre chose sûre, c’est que les épisodes espagnols sont tellement longs que je ne sais pas si je suivrai vraiment assidument les nouvelles histoires. Et puis, il me faudra des sous-titres à un moment : suivre cinq-six minutes, ça va, je comprends, quitte à revenir en arrière et revoir certains passages ; mais tout un épisode ? Ca va demander trop de temps.