9-1-1 Lone Star – S04E08

Épisode 8 – Control Freaks – 15/20
Le thème de l’épisode n’est pas forcément exceptionnel, mais il est simple et efficace. C’est exactement comme ça que je le résumerais : simple dans les intrigues qu’il propose, efficace en humour et développement. Il ne marquera pas forcément la série sur du long terme, mais le job de divertissement est parfaitement rempli. Le genre d’épisode qui fait passer une bonne soirée, donc, et qui est exactement ce que j’attends de cette série.

Spoilers

TK et Carlos préparent leur mariage – à moins que ce ne soit Owen qui le fasse pour eux. De son côté, Marjan rencontre un couple au bord de la route dont la caravane refuse de redémarrer.

.

If Owen wants to take charge, I cannot interfere.

L’épisode commence bien, avec des essayages de tenue pour le mariage de TK et Carlos. Moi, tant qu’on me ramène Carlos, je suis heureux. Cependant, le costume choisit ne plaît pas à tout le monde. Ils sont en noir et blanc. Même si Matteo et Nancy sont fans de ce qu’ils voient, Owen casse toutefois l’ambiance : il n’aime pas tellement les tenues de son fils et de son gendre. Je suis assez d’accord avec lui : leur mariage risque fort de manquer de couleur s’ils se marient avec un simple costume noir et blanc. OK, ce n’est pas trop à Owen de dire ce qu’il pense et d’avoir le dernier mot.

Owen est complètement stressé par l’organisation du mariage, au point de vouloir tout gérer. Ainsi, Carlos et Owen ont déjà choisi leur pâtissier pour le mariage, mais Owen leur organise malgré tout une session pour tester des gâteaux que lui aime. C’était assez marrant de le voir faire autant d’ingérence. C’est un grand classique des séries – et de la vie ! – d’avoir les parents qui se mêlent de l’organisation du mariage.

Ce qui est cool, c’est que ça fait rire toute la caserne… jusqu’au moment où ça fait vraiment flipper Carlos (qui ne veut pas ruiner sa relation avec son beau-père) et TK. Ils décident donc de faire appel pour calmer Owen à la mère de Carlos, tout simplement. Franchement, ça apportait une petite dose d’humour bienvenue à l’épisode. Ce n’était pas exceptionnel, hein, mais ça fonctionnait.

On sait très bien vers quoi ça se dirige, en plus : la mère de Carlos finit par adorer le gâteau gluten-free proposé par Owen, ce qui fait que Carlos et TK finissent par accepter ce gâteau. Ils se retrouvent alors, bien malgré eux, face à deux control freaks qui veulent gérer tout le mariage et la composition florale. Ce n’est pas idéal pour eux.

TK finit par péter un câble sur son père et sa belle-mère, leur rappelant qu’il s’agit de leur mariage et qu’ils ne veulent pas que ce soit too much à cause des fleurs. Owen ne l’entend pas de cette oreille, la belle-mère non plus, mais elle au moins, elle est capable de reconnaître ses torts. Elle emmène donc son fils au restaurant pour se faire pardonner.

La série se concentre toutefois plutôt sur Owen. Lui aussi cherche à se faire pardonner de TK, et il lui offre donc de l’huile d’olive pour se racheter. C’est une idée originale. Les deux finissent par se réconcilier, avec de jolis messages sur Carlos qui pourra désormais s’occuper de TK mais qui n’empêchera jamais Owen d’être un super papa quand même. La fin nous montre aussi le naturel d’Owen revenir au galop, et c’était bien comme ça.

Autrement, je suis content de retrouver Marjan dans cet épisode. C’est à New Mexico qu’elle erre désormais en moto, mais une moto super équipée. Elle a un extincteur qui lui permet de venir en aide à un couple marié et très heureux, mais avec une caravane qui fume au bord de la route. Elle les aide à tout réparer, faisant connaissance avec ce couple qui semble parfait et qui renvoie exactement cette image, par habitude de le faire sur les réseaux sociaux.

Malheureusement, quand elle les fait repartir après avoir réparé comme elle pouvait leur van, elle se rend compte que la femme a laissé un message sur sa moto, sur une petite serviette en papier. Elle y affirme que l’homme va la tuer et qu’elle a besoin de l’aide de Marjan. Allons bon.

Forcément, Marjan décide de les suivre jusqu’à un diner où elle peut les observer, soi-disant discrètement. Je vois mal comment la situation peut être discrète, mais apparemment, ils ne la reconnaissent ou ne la voient pas. Elle est pourtant en train de les espionner, depuis le bar, à la fois en vrai (où ils partagent un joli repas) et sur Instagram. Cela attire même l’attention de la coach de Glee, c’est dire à quel point c’était discret.

J’étais content de la retrouver, cependant. Après un rapide échange avec, Marjan décide d’aller parler dans les toilettes à Kiley. Elle est sûre que le message sur sa moto ne correspond pas du tout au couple qu’elle est en train d’observer. Pourtant, une fois aux toilettes, Kiley lui montre ses blessures au cou, faites par Grant, son copain.

Elle se dit inquiète de la réaction de son copain quand il découvrira le prix des réparations. Effectivement, c’est un énorme enfoiré qui n’hésite pas à lui reprocher la panne d’une caravane clairement trop ancienne pour toute la route qu’ils font. Marjan se défonce comme elle peut pour retarder au maximum leur départ, leur payant un dessert et embauchant sa nouvelle amie camionneuse pour emmener Kiley loin de Grant.

Malheureusement, même si tout semble fonctionner comme sur des roulettes quand elle abîme volontairement le moteur de la caravane pour que Kiley s’en aille, Kiley finit par décider de rester. Marjan était pourtant si sûre d’avoir réussi à la sauver. C’est terrible, mais c’est aussi extrêmement réaliste, cette femme qui veut quitter son conjoint violent mais qui se sent obligée de rester avec lui. C’est un grand classique.

Elle décide donc de remonter dans le van avec Grant, qui en profite pour souligner à quel point elle est faible, et conne, et abandonnée de tous. À ses yeux, personne ne peut supporter Kiley, à part lui. Et il ne se gêne pas pour lui dire. La pauvre.

Le truc, c’est qu’il ne parvient pas à voir que Marjan les colle au cul – restant volontairement dans son angle-mort. C’est ce qu’on appelle une conduite bien dangereuse, mais elle refuse de laisser tomber pour autant, sachant bien le danger que court Kiley avec un psychopathe comme ça. Il l’a bien fait voir qu’il ne l’aimait pas tant que ça.

À chaque arrêt, Grant exige désormais de voir Kiley. Ce qui est bête, c’est qu’il oublie de vérifier le van. Marjan décide donc de monter dedans, de manière parfaitement illégale, et de commencer un petit live instagram pour montrer la réalité de ce Grant à tous ses followers. Cet abruti finit par donner une droite à sa copine parce qu’elle pleure et fait trop de bruit selon lui. Il n’en faut pas plus pour que Marjan intervienne et nous mette KO Grant.

En vrai de vrai, je pense que son comportement est hyper problématique et finirait probablement en procès contre elle – elle monte en secret dans la voiture, elle les filme sans autorisation et elle l’agresse ? Elle n’est pas exactement en légitime défense. Heureusement pour elle, Kiley se range bien de son côté à elle : maintenant qu’elle a une preuve que le type la frappait, Kiley peut se plaindre aux policiers, puis remercier Marjan, qui est sa véritable héroïne. Selon elle, elle a trouvé ce qu’elle faisait sur la route : elle peut venir en aide aux gens qui en ont besoin.

Alors, d’accord… mais pas trop longtemps, j’espère. J’ai plutôt envie de la voir revenir à Austin et reprendre son rôle, moi. Espérons que ça finira par arriver.

En parallèle de tout ça, l’épisode propose aussi une nouvelle intervention, forcément. Tout commence par un cours de conduite entre un père et son fils. Ce dernier est toutefois énervé d’avoir un control freak pour père et la leçon de conduite se passe mal. Le père reprend le volant, puis fait un malaise cardiaque et what the fuck, la voiture termine dans les airs, empalée à un poteau électrique.

C’est complètement dingue comme intrigue, mais ça fait plaisir de retrouver une intervention digne de cette franchise, pour une fois. Les pompiers se retrouvent à devoir jouer à Dr Maboul avec le père et son fils, parce que la voiture est complètement électrifiée. Le problème principal, c’est que l’homme au volant ne peut pas attendre que le courant soit coupé – ça prendrait trente minutes – car il est en pleine crise cardiaque, et qu’il a au maximum dix minutes.

Toutefois, il refuse de sortir de la voiture, paralysé aussi par la panique. La situation ne fait qu’empirer à partir de là, la voiture prenant feu. Franchement, il y a plein de pompiers en bas de la grande échelle à regarder Paul faire tout le boulot, et ça doit être frustrant. Il parvient finalement à le faire et tout est bien qui finit bien – sauf pour tous les gens qui vont être coupés d’électricité pendant un moment parce que la voiture a explosé et pour les infirmiers qui doivent emmener l’homme à l’hôpital. Simple, impressionnant, efficace.

Most Dangerous Game – S02E03

Épisode 3 – Devil in the Outfield – 18/20
Voilà, on y est, la série qui me manquait pour les doses d’adrénaline et toute l’action qu’elle proposait est de retour en grande forme. Il était temps ! Je savais que les premiers épisodes seraient vite oubliés une fois pris dans l’action, et bordel, c’est le cas. Pas le temps de respirer ou de voir passer les dix minutes de cet épisode, clairement.

Spoilers

Le jeu commence enfin.

Guys like that ruin this city.

Quitter un stade à l’aube, sans se faire repérer par des tueurs hyper entraînés qui sont tous à moins de 100 mètres ? C’est mission impossible et Victor s’en rend vite compte. J’aime beaucoup ce début d’épisode qui nous remet bien vite dans l’ambiance et l’adrénaline que j’aimais avec la saison 1. En effet, même si c’est l’aube, il y a déjà quelques personnes présentes autour du stade.

Victor doit donc se méfier des éboueurs ou des gentils promeneurs de chien – ouais, il est super suspicieux le type (et le fond vert est dégueulasse aussi ?). Cela dit, la course poursuite commence vraiment quand Victor aperçoit un homme lui courir après. C’est terrifiant pour lui de savoir que ce type veut le tuer, forcément.

Et il n’est pas au bout de ses surprises : le premier tueur qu’il va croiser et sur lequel la série va s’attarder cette saison est en effet Ford. Comme tous les tueurs de cette série, il aime beaucoup trop s’écouter parler – et moi non. Avant d’en arriver à son monologue, la course poursuite voit Victor revenir au stade, bien malgré lui, et s’effondrer dans des poubelles.

Il fait ce qu’il peut pour se relever au plus vite, prenant au passage une bouteille en verre, parce qu’il faut bien faire un peu de placement de produit, j’imagine. Il se planque aussi comme il peut dans le stade, mais finit par se faire griller quand il sursaute à cause d’une batte de baseball lancé par Ford. Aussitôt, la course poursuite peut reprendre.

Pendant ce temps, à Brooklyn, on retrouve Devon Bostick pour surveiller tout ça. Bordel ! Je ne croyais vraiment pas que Jasper de The 100 serait de retour pour monitorer toute la course. Je suis content que la série soit consistante dans son casting malgré les trois ans d’attentes. Ainsi, on retrouve aussi Connell, le cinglé aux lunettes, qui se contente lui aussi de suivre la course, mais sur le terrain.

Cela le permet de prévenir Miles que Victor n’a pas de chance et est déjà dans une impasse où Ford pourrait bien l’éliminer. Pour ne rien arranger aux affaires de Victor, Ford a également un fouet bien à lui, décoré avec quelques lames de rasoir. Bref, il n’en faut pas plus pour que la première blessure de la saison soit faite.

Pourtant, Victor parvient à gagner son combat contre Ford, grâce à un bon coup de chance. Je me doutais qu’il n’allait pas mourir si vite – même si j’aimerais bien que la série nous surprenne d’une manière ou d’une autre cette année. Pour l’instant, ce n’est pas le cas. J’aime retrouver le suspense de la course poursuite, mais je me doutais vraiment qu’il allait s’en sortir face à Ford.

Dans le même genre, j’ai traité Victor de tous les noms quand il n’est pas resté finir le boulot avec Ford. Il le pend à une corde, certes, mais je me doutais que le cinglé allait trouver un moyen de s’en sortir en vie. C’est effectivement le cas – et la scène m’a fait rire parce que Connell le regarde se débrouiller pour rester vivant en coupant sa corde avec son fouet… et je ne sais pas, Connell me fait rire, en fait.

Bon, Victor commet donc l’erreur de laisser Ford en vie, une erreur qu’il ne fera probablement pas deux fois quand il l’aura comprise. En attendant, il décide d’aller prendre le métro (j’ai bon espoir pour le Bingo Séries) et se retrouve sans surprise dans le même wagon qu’un autre tueur. Miles nous l’annonce et la série nous fait un faux suspense : j’ai immédiatement capté que le tueur serait le SDF et non pas l’homme d’affaire avec un cutter en face de Victor.

Cela ne manque pas et nous fait un bon cliffhanger. En parallèle, j’ai capté aussi que Victor avait volé de l’argent dans l’épisode précédent. Pour moi, il prenait de l’argent dans son propre coffre, pas dans celui de son patron. Cette histoire va revenir le hanter, probablement.

Most Dangerous Game – S02E02

Épisode 2 – Play Ball – 14/20
Comme en saison 1, cet épisode permet d’en apprendre davantage sur le héros de la saison et sur le jeu… C’est un peu répétitif, sans pour autant être désagréable. Au contraire, même, ça fait monter l’impatience et l’excitation de cette nouvelle saison, tout en ayant un petit côté familier qui est bien plaisant. Vivement la suite.

Spoilers

Victor contacte Miles et tombe dans son piège les yeux fermés. Enfin, l’œil fermé dans son cas.

You’re a survivor too, aren’t you, Victor?

Ah. Onze minutes, voilà un format d’épisode qui me plaît davantage que le précédent. Cela devrait permettre d’accélérer un peu les choses – même si en vrai, je suis prêt à ce que la saison 2 prenne son temps aussi si la qualité reste aussi dingue ensuite. Bon, mais là, c’est moi qui prends mon temps : l’épisode 2 commence par la rencontre entre Miles et Victor. Qu’est-ce que j’aime l’ambiance musicale de ce début d’épisode !

Les choses sont rapidement mises en place : Victor comprend bien vite que Miles en sait beaucoup sur lui et qu’il n’est pas là pour lui donner un prêt comme il l’espérait. Ce que propose Miles est bien mieux : une véritable fortune, s’il gagne à son jeu. Les règles ne changent pas : de l’aube à l’aube, pendant 24h, avec à chaque heure qui passe une somme exponentielle faramineuse qui sera versée sur un compte en banque pour Victor. Au total, il peut se faire 24,5 millions de dollars – s’il reste en vie jusqu’à la 24e heure, donc.

Bien sûr, au début de chaque heure, sa position sera révélée aux chasseurs ; bien sûr, il n’a pas le droit de parler du jeu à qui que ce soit ou de se faire arrêter. Si cela devait se produire, alors le jeu ne prendrait jamais fin : il serait traqué à vie (bon courage). Vraiment, nous sommes sur des règles qu’on connaît bien puisque ce sont les mêmes qu’en saison 1.

Ce qui change ? Eh bien, on vous a dit que c’était à New-York, non ? Les cinq quartiers et Long Island sont désormais le terrain de jeu à ne pas quitter s’il veut rester en vie. C’est bien gentil toutes ces règles, mais ça ne fait pas rêver de se faire chasser par des chasseurs expérimentés voulant nous tuer.

Victor refuse donc de manière assez prévisible le jeu, tentant plutôt de rembourser la somme que sa sœur doit par lui-même. Il n’en est pas franchement capable, ayant à peine 42 000$ à portée de main. Euh, c’est déjà beaucoup sachant qu’on nous l’avait présenté comme pauvre !

Bon, ce n’est pas suffisant, cependant. Tout ce qu’il y gagne, c’est de se faire menacer de mort. Décidément, c’est sa journée. Effrayé, il décide de faire plaisir à sa sœur quand elle rentre chez eux, lui passant un peu de bonne musique avec un projecteur tout naze qui est apparemment le top du rêve pour eux. Le plus déconnant dans tout ça ? Il ose dire de sa sœur qu’elle est intelligente parce qu’elle le comprend apeuré, alors que putain, il est dans cette merde à cause d’elle.

En plus, il parvient super rapidement à l’endormir ? Je sais pas, je capte que mon frère (imaginaire, je n’en ai pas) est terrifié d’un truc et il enchaîne en me demandant ce que je ferai s’il m’arrivait un truc, ben je suis terrifié à mon tour. Dans tous les cas, j’évite d’aller me coucher et de dormir comme si de rien n’était. Joséphine n’est pas moi, apparemment.

Bien sûr, on découvre dès l’aube suivante que Victor a déjà accepté l’offre de Miles – et les baskets qu’il lui a offert aussi. Il est bientôt 5h53 quand il rencontre Miles dans un stade où le jeu va pouvoir commencer. Et cette fois, il n’a qu’une minute d’avance sur les chasseurs qui sont tous à 100 mètres du stade. Heureusement que les flingues sont interdits, sinon, ça rendrait la tâche impossible. Enfin, en vrai, la tâche EST impossible, c’est le principe de la série de toute manière.

Bref, le jeu peut enfin commencer !

The Last of Us – S01E07

Épisode 7 – Left Behind – 15/20
Le principal reproche que je peux faire à cet épisode est qu’il est trop prévisible et qu’on attend un bon moment qu’advienne ce qu’il advient. C’est sans vraie surprise, donc, et il faut surtout profiter de sa photographie quand on le regarde. Les acteurs sont excellents, ça aide toujours, mais vraiment, je crois que la série vaut principalement le coup pour ses décors. Pas sûr que je sois venu pour ça à la base…

Spoilers

Joel est entre la vie et la mort, mais cet épisode se concentre plutôt sur les souvenirs d’Ellie.

You’re a firefly ?!

Je ne me démotive pas : à quelques épisodes seulement de la fin de saison, j’ai envie de connaître le fin mot de cette histoire pour la saison 1, tout en étant en même temps un peu frileux de ce que ça peut donner. Grosso modo, cette saison m’a laissé sur ma faim plus d’une fois et je reste peu convaincu par le cliffhanger de l’épisode précédent.

Si mes critiques sont publiées avec quelques minutes d’écart seulement, il y avait en fait une semaine entre mes deux visionnages. L’épisode était pourtant disponible, c’est dire à quel point ce cliffhanger ne m’a fait ni chaud, ni froid, n’en déplaise à toute la neige pleine de sang de Joel pour ce début d’épisode. Ellie l’a en effet trainé dans une écurie où elle essaie de lui venir en aide alors qu’il lui demande de se barrer.

Ce n’est pas gagné cette affaire : il lui propose de retourner auprès de Tommy, en direction du nord, pour réussir à le contacter. Il compte sur son frère pour lui venir en aide – j’ai comme un doute que sa copine le laisse faire, mais, soit. Nous suivons donc Ellie quitter Joel… avant de nous retrouver enfermé dans un flashback qui me fait immédiatement craindre le pire.

A-t-on vraiment envie de voir Ellie suivre des cours de sport en zone de quarantaine et s’embrouiller avec une autre adolescente, Bethany ? Humph, j’ai un doute. J’imagine qu’à nouveau il s’agit d’un ajout de la série pour mieux cerner le personnage d’Ellie. Je vais essayer de rester motivé et positif, mais ça ressemble fort à un filler, déjà. BREF. Ellie gagne évidemment le combat que l’autre idiote tente de provoquer, mais le capitaine de la zone de quarantaine ne voit pas ça comme cela.

Il laisse à Ellie deux possibilités : soit elle continue de dévier du droit chemin et terminera mal, sous les ordres de quelqu’un comme Bethany, soit elle accepte de devenir officier, mais pour ça, elle se reprend au plus vite. C’est un faux dilemme qui explique assez vite qu’Ellie choisisse la voie pour devenir officière. Elle récupère au passage son Walkman et peut ainsi regagner sa chambre.

On voit qu’elle est supposée la partager avec une autre, mais c’était justement le sujet de la dispute avec Bethany : Riley n’est plus là à suivre le même entraînement qu’elle. Après le couvre-feu et quelques heures de sommeil, Ellie est cependant réveillée par Riley qui revient dans la chambre en douce pour lui faire peur.

Bon, pour lui faire peur et aussi pour l’emmener en sortie totalement interdite. Nous découvrons donc que Riley a rejoint les Fireflies pendant son absence, alors qu’Ellie est, de son côté, en train d’apprendre à tuer des Fireflies. C’est embêtant d’avoir sa meilleure amie qui rejoint les rangs de ses pires ennemis. Cela dit, Ellie fait ça uniquement pour la survie, ça se sent bien.

C’est pour cela aussi qu’elle hésite à suivre Riley, j’imagine. L’avantage, c’est que la série réussit à me réintéresser avec le duo Ellie/Riley, c’est déjà ça. On note aussi qu’Ellie a la super idée de commenter la présence de boîte aux lettres. Cela m’a donné l’espoir d’un point de Bingo Séries, mais pas vraiment finalement.

Bon, Riley embarque donc Ellie dans un immeuble au beau milieu de la nuit. À l’étage, elles trouvent un cadavre qui n’était pas là la veille et une bouteille d’alcool qu’elle lui vole sans scrupule. Le cadavre tombe d’un étage, on ne sait pas trop pourquoi, et les deux adolescents finissent sur le toit de l’immeuble pour boire un coup, papoter et regarder le flingue de Riley. Soit.

Ellie s’intéresse surtout à ce qui a pu motiver Riley à devenir Firefly. C’est décevant : c’est juste sa haine de FEDRA qui a réussi à convaincre une recruteuse de l’embarquer dans l’aventure. La haine de FEDRA est quelque chose que l’on voit depuis le début de saison et qui semble bien partagé par tout le monde – donc n’importe qui pourrait rejoindre la résistance, finalement.

Les deux adolescentes passent d’un bâtiment à l’autre, par les toits. C’est toujours une super idée quand on a bu de faire ça… Il ne leur arrive toutefois rien. Riley emmène Ellie dans le centre commercial, supposé fermé depuis longtemps, pour lui montrer qu’il n’est peut-être pas tant en quarantaine que ça. Quant à FEDRA, elles ont beau les détester, ils font quand même en sorte de caser plus de population dans la quarantaine et ouvrent de nouveaux blocs, libérés de toute infection. Pas si mal pour des fascistes.

Bref. Le centre commercial ? Riley réussit à remettre les lumières à l’intérieur et c’est juste magnifique. Un centre commercial rien que pour Riley et Ellie, c’est plutôt mignon, cela dit. On sent que l’amitié entre elles est progressivement en train de tourner à autre chose, tout de même, et je vous jure que je dis ça sans être spoilé. C’est juste que ça se sent, non ?

Bon, la série en fait des caisses en tout cas pour qu’Ellie découvre la magie des centres commerciaux : les escalators (bordel, elle a monté à l’envers des escalators et a failli se casser la gueule, c’est si dangereux en vrai), les boutiques de lingerie (pour que Riley imagine Ellie avec, ben tiens) et les carrousels, Riley a prévu tout un joli programme pour sa copine.

Et vous savez quoi ? Le problème avec cet épisode, c’est qu’il s’agit d’un flashback, déjà, et que ça se fait à un moment où on n’a pas eu d’action depuis longtemps, ensuite. Ce moment calme et tout mignon entre les filles serait beaucoup plus puissant s’il y avait eu d’autres enjeux avant. Il reste l’enjeu de savoir ce qui pourra bien arriver à Riley, vous me direz, parce que pour le moment Ellie est en fascination face à elle en montant sur un cheval du carrousel, mais c’est tout.

Et puis, le centre commercial est censé avoir été fermé à cause de l’infection… Cela manque de champignons dans cette série. Quand le manège s’arrête, la conversation prend une autre tournure entre les filles. Riley explique donc à Ellie qu’on lui demande de surveiller des gens en train de creuser pour enterrer leurs besoins suite à ses 17 ans et que c’est en grande partie pour ça qu’elle a pris la décision de fuir.

Cela n’empêche pas les filles de continuer de passer une très belle nuit ensemble. Après le manège, c’est parti pour le photomaton, puis pour une petite tournée parmi les jeux d’arcade. Riley a vraiment bien préparé son coup pour faire le plus plaisir possible à Ellie. Le rencard semble interminable et toutes les lumières fascinent Ellie, clairement en train de devenir fan du monde d’avant. Bon, elle n’aime pas trop le principe de l’argent, par contre, mais là encore, Riley a tout bien préparé. Elle a donc un billet pour les photos (mal imprimées) et a dégommé une machine pour avoir des pièces afin de jouer à Mortal Kombat avec Ellie.

En effet, Ellie en est fan pour le principe et elle est heureuse de pouvoir découvrir ce jeu avec Riley. Cette dernière ne l’a pas attendue pour ça, cependant, contrairement aux photos. Et alors que les deux filles s’amusent bien, ce qui devait arriver arriva : elles oublient un peu trop qu’elles sont en plein monde apocalyptique, mais il y a bien un zombie qui les entend dans les alentours.

Le zombie se réveille clairement à cause des cris entre elles, parce que quand on joue aux jeux vidéos, ça termine toujours comme ça. Cependant, Ellie est un peu frustrée de voir que la bonne ambiance entre elles est cassée quand Riley ne veut pas l’embrasser alors que ce serait clairement le bon moment pour ça.

Ellie décide donc de rentrer chez elle avant le lever du jour… mais là encore, elle se laisse convaincre par Riley de rester un peu plus. Elle lui assure avoir un cadeau pour elle et l’emmène donc dans la cuisine où elle a installé sa chambre depuis quelques jours. Le cadeau ? Le fameux livre de blagues qu’Ellie dévore depuis le début de la saison. C’est bien intéressant de donner un peu de background et le personnage est plus attachant que jamais, au moins.

Elle n’est pas au bout de ses mauvaises surprises, cependant : Riley est en fait là pour garder du matériel de terroriste et quelques bombes. Cela énerve Ellie qui décide de s’en aller, mais le pire reste à venir : Riley lui annonce finalement que les fireflies l’emmènent à Atlanta. Elle aura un nouveau poste là-bas, et Marlène refuse qu’Ellie l’accompagne, parce qu’elle a déjà demandé.

Ellie ne connaît pas encore Marlene, cependant, et elle est surtout énervée de voir que Riley est prête à l’abandonner comme ça. Ellie se barre donc, énervée… avant de faire demi-tour pour un meilleur adieu.

La série nous fait un faux suspense, cependant, nous faisant croire que Riley est possiblement attaquée par un zombie… alors que non. Elle attire Ellie vers un magasin d’horreur, parce que c’est fun et que c’était la dernière merveille qu’elle avait en stock pour elle. Au moins, ça permet aux deux adolescentes de se parler à nouveau, c’est déjà ça. Les réconciliations entre elles ont vraiment lieu, Ellie pouvant même dire à Riley qu’elle est vraiment sa meilleure amie.

Une fois que c’est fait, les deux filles peuvent se mettre à danser ensemble sur le comptoir du magasin de déguisements horrifiques. C’est plutôt sympathique à voir, mai son sent bien vers quoi ça va se diriger. Il faut bien qu’Ellie découvre qu’elle est immunisée… et pour ça, il faut qu’elle soit infectée. Avant ça, toutefois, il faut qu’Ellie demande à Riley de ne pas partir.

Riley accepte et se laisse donc embrasser par Ellie. Oh, le sourire d’Ellie ! C’est merveilleux de la voir si heureuse, même si la joie de vivre est quand même quelque chose qui semble caractériser le personnage depuis un bon moment. Sa joie de vivre s’estompe donc quand les deux adolescentes sont attaquées par le zombie vu plus tôt dans l’épisode.

Bon. C’est un cliché pour les relations homosexuelles, après tout : quand on atteint la joie, bim, il se passe un truc horrible. Les deux adolescentes se sauvent la vie l’une l’autre et semblent réussir à se débarrasser du zombie sans être mordues… en apparence. En pratique, Riley repère la morsure sur l’avant-bras d’Ellie, avant de lui montrer qu’elle a aussi une morsure à la main.

C’est si triste. Ellie s’énerve contre la vie et veut tout casser autour d’elle, quand Riley prend ça de manière plus stoïque. Elle rappelle donc à Ellie qu’elles ont deux options désormais : se suicider ou attendre que la maladie les emporte. Et clairement, elle préfère attendre pour passer plus de temps avec Ellie. C’est si triste (bis) parce qu’Ellie survivra, elle, on le sait. Et on sait aussi que tout ceux qu’elle a aimés sont morts.

C’est donc sans surprise que nous voyons les adolescentes se faire mordre, en vrai. La vraie surprise de l’épisode vient plutôt du présent : Ellie ne s’en va finalement pas, mais reste auprès de Joel. Elle se débrouille juste pour trouver de quoi essayer de le sauver. Elle trouve ainsi du fil pour le recoudre, et il accepte de la laisser faire – à défaut de pouvoir faire autrement.