The Cleaning Lady – S01E05

Épisode 5 – The Icebox – 15/20
L’épisode joue la carte de l’information sur la précarité de certaines situations, en jouant avec une des peurs des personnages principaux de bout en bout de son intrigue. Cela permet de débloquer bien plus rapidement que je ne l’imaginais la situation de certains personnages. Certains secrets auront du mal à tenir en place après cet épisode, et ça me rend curieux de savoir comment la saison évoluera par la suite, parce qu’elle semble griller ses cartouches beaucoup trop rapidement.

Spoilers

Thony cherche à retrouver le donneur de moelle épinière qui s’est désisté pour donner une chance à son fils.

Everyone has his problem.

OK, c’est de plus en plus n’importe quoi ? L’épisode commence par Fiona, Thony et toutes leurs copines femmes de ménage chargées de faire le ménage dans un bus ayant servi à une soirée festive avec cotillons et champagne. Plutôt que de faire le ménage, elles font donc la fête… jusqu’à ce qu’elles comprennent être en face d’un raid de la part de ICE, le service d’immigration. C’est toujours bien d’avoir des séries pour faire quelques messages de prévention.

Et cet épisode n’y manque pas, étant même assez violent : on suit donc l’arrivée des filles dans une cellule générale qui est celle où tous les migrants illégaux sont réunis et où les flics ont pour consigne de les ignorer royalement. C’est n’importe quoi, franchement : c’est un système horrible et profondément inhumain. J’imagine que la série en ajoute une petite couche, ou en tout cas je l’espère, puisque Thony passe de sa pote au doigt cassé à une femme enceinte, prodiguant les soins qu’elle peut comme elle peut.

Ce n’est pas évident quand personne ne veut l’aider à le faire et quand en plus Garret s’arrange pour l’exfiltrer de la cellule. Bien sûr, il est derrière ce raid atroce : il révèle à Thony qu’il a trouvé son collier et profite de sa nouvelle situation pour reprendre son chantage habituel. Il se fait drôlement chier quand même pour obtenir ce qu’elle ne peut de toute manière pas lui refuser, par principe. Quant à Thony, au moins, elle récupère son collier. Easy.

En parallèle, les enfants de Thony et Fiona commencent à s’inquiéter, inévitablement. C’était plutôt chouette de voir Jaz s’inquiéter légitimement de ce qu’il s’est passé. Elle est plus ou moins rassurée quand Thony débarque pour lui dire où est sa mère, parce que bon, sa mère est donc détenue par les autorités, ce n’est pas dingue. Thony en profite aussi pour passer du temps avec son fils, qui est désormais en pleine forme.

Une fois que c’est fait, Thony se rend au club d’Arman pour espionner à nouveau. Nous savons qu’elle a raté une bonne partie de sa réunion d’affaire du jour, mais elle arrive à temps malgré tout pour l’entendre se disputer avec sa copine. Cette dernière pète ensuite un câble, jetant une bouteille contre un mur, genre normal. Thony profite de sa relation avec elle pour en savoir plus, puis va boire un verre avec Arman quand elle le voit boire seul.

C’est facile pour elle d’avoir une bonne conversation avec lui, parce qu’il bave littéralement devant elle franchement. C’est dingue. Elle en profite pour finalement lui révéler toute la vérité, jetant aussi son collier qui devait permettre d’enregistrer la conversation. C’est un move étrange de sa part : je sais qu’elle est désespérée d’obtenir des infos pour sauver ses amies d’ICE, mais elle révèle quand même à Arman qu’elle bosse pour le FBI depuis l’enterrement de Theo. Ce n’est pas rien.

Pourtant, Arman ne semble pas s’inquiéter outre mesure : il se contente de chasser Thony de son club. Il sait bien qu’il peut lui faire confiance malgré tout, puisqu’elle assure n’avoir rien révélé de compromettant… mais bon, il y en a qui se font tuer pour moins que ça. En plus, Arman évolue dans un monde peu scrupuleux envers les traitres.

Il prend le temps de parler avec Thony tout de même, et il la croit quand elle lui annonce qu’elle n’a rien dit : elle a un argument de poids en vrai, puisqu’il est le seul à avoir aidé son fils jusque-là. Et juste comme ça, Arman propose à Thony de jouer encore un double jeu : il lui donnera les infos qu’il veut au FBI – et il commence par l’ordinateur de Knight pour que Fiona puisse être libérée.

C’est presque trop simple – et j’ai eu peur quand au passage Fiona est appelée par un garde. Cela sentait mauvais, parce que j’imaginais un garde violeur… quand finalement, il voulait juste lui donner l’occasion d’un coup de fil. Fiona découvre ainsi que Thony est sortie de tous problèmes, et c’est franchement abusé. La trahison est violente, surtout dans le contexte d’une déportation. Les deux collègues et amies de Thony sont séparées au moment de monter dans les bus de la déportation, justement.

Oui, oui, l’épisode va assez loin en vrai et jusque-là. Le plan infaillible de Garret avait une faille : il comptait sur un ancien collègue pour surveiller Thony et ses potes à l’ICE. Celui-ci étant malade, il ne l’a pas fait, expliquant la déportation des filles si rapide. Par chance, Thony a de quoi négocier comme elle a récupéré l’ordinateur de Knight et qu’elle ne le rendra pas tant qu’elle n’aura pas récupéré ses amies.

Malheureusement, la directrice du FBI – qui passe un savon vraiment pas bien long à Garret – n’arrive pas à accéder à la requête complète de Thony. Elle se contente donc de retrouver une seule des deux femmes, l’autre étant déjà déportée. La fin d’épisode propose un peu de suspense, j’ai cru qu’on allait avoir une mauvaise nouvelle pour de vrai, mais finalement, c’est bien Fiona que Thony parvient à récupérer en fin d’épisode. Tranquille.

 

The Cleaning Lady – S01E04

Épisode 4 – Kabayan – 13/20
Les personnages semblent prendre vraiment les pires décisions à chaque fois qu’ils ont un choix. Toutefois, la série propose des épisodes plutôt fluides et j’étais content de retrouver les personnages. Je ne m’y attendais pas, et c’est la preuve qu’il y a tout de même certaines choses qui fonctionnent dans cette histoire. C’est sympa, ça se laisse regarder et ça divertit. Il faut des séries comme ça aussi.

Spoilers

Thony cherche à retrouver le donneur de moelle épinière qui s’est désisté pour donner une chance à son fils.

Whoopsy, I dropped my pen.

La série reprend tout prochainement aux États-Unis avec sa saison 2 ; la première est sur le point d’être diffusée en France (sur TF1, de mémoire), il est plus que temps pour moi de revenir découvrir

la suite des aventures de Thony (j’avais oublié jusqu’à son prénom et son orthographe improbable).

Et tant pis si je ne me souviens rien ? Le résumé est plutôt bien foutu pour me souvenir de l’essentiel, et on sent qu’on est encore en début de série pour ça. L’épisode reprend donc sur un roadtrip de l’héroïne et Fiona pour tenter d’aller trouver une solution pour sauver Luca et lui trouver une greffe. Le but exact ? Connaître l’identité du donneur pour le convaincre de changer d’avis et de sauver la vie de Luca.

Ce n’est pas exactement comme si Thony avait le choix en théorie. Elles se rendent à l’hôpital voir le docteur Ramtej pour obtenir les informations sur le donneur s’était désisté, mais le médecin refuse de leur donner. Ce n’est pas un problème pour Thony qui décide d’entrer par effraction dans le bureau de son médecin pour obtenir l’information – pouvant compter sur Fiona pour le divertir. Au moins, je n’avais pas oublié que la série était dans l’exagération permanente, c’est déjà ça. Jamais de la vie ça ne pourrait arriver comme ça.

Bref, Thony et Fiona enchaînent en se rendant à l’adresse du donneur, mais manque de bol, il n’y vit plus. Elles sont accueillies par sa fille qui hésite mais leur donne finalement l’adresse de son travail. Inquiète, elle ne veut tout de même pas que son père soit au courant. Joe semble pourtant tout gentil quand elles l’abordent en lui parlant Tagalog (un dialecte des Philippines). Il faut dire que c’est un vendeur de voitures, alors forcément, il paraît gentil.

Son discours change vite quand il comprend de quoi il s’agit. Après, quand il est question d’aller du côté de l’illégalité et de lui payer des pots de vin en échange d’un peu de sa moelle épinière, le discours devient légèrement plus raisonnable. Par raisonnable, il faut comprendre qu’il est prêt à se faire payer, mais une somme totalement improbable – et une somme qui augmente chaque fois qu’on fait appel à sa raison. Connard, quoi.

Les deux femmes peuvent enfin rentrer chez elles, bredouilles, car le déplacement était en vain, elles sont apeurées de voir les lumières éteintes. C’est le problème de vivre avec des adolescents idiots, j’imagine – surtout dans une série. Thony prend le temps d’en passer un peu avec son fils, puis parle avec Marco pour lui expliquer qu’ils sont de retour à la case départ. Je vais paraître sans cœur, je sais, mais franchement, tout ça nous éloigne quand même énormément des intrigues qui donnent le titre à cette série.

Pendant ce temps, l’agent du FBI continue de travailler au milieu d’une cafétéria. C’est rafraichissant de voir une série qui présente le FBI bien différemment ? Il a même un bureau qui ressemble à un bureau de flic lambda, l’écran géant avec le logo de son agence en plus, bien sûr. En tout cas, Garrett compte toujours sur Thony pour espionner à son compte.

Il profite d’un énième mensonge de sa part pour lui faire du chantage et lui offrir un stylo à laisser trainer sur une table à proximité de Knight, un client régulier du casino qui intéresse les autorités. Bien sûr, elle n’y arrive pas immédiatement, écoute tout ce qu’il se passe avec une serpillère en main et laisse finalement le stylo à terre – juste avant de se faire engueuler par son boss parce qu’elle passe la serpillère devant les clients.

Comme elle est engueulée par son boss, il est bien logique qu’on en arrive très vite à une scène où il lui demande les infos sur le donneur de son fils pour lui « parler » un petit peu et voir s’il peut le faire changer d’avis – sans jamais envisager de le payer. Thony lui demande de ne pas lui faire du mal, mais bon, ça n’a rien de bien crédible… Evidemment qu’elle connaît ses méthodes !

C’est sans surprise que Joe, le donneur, est agressé en sortant de son boulot. Il est kidnappé pour que Thony puisse lui parler – après avoir rendu le stylo espion au FBI – et s’excuser de ce kidnapping, tout en lui expliquant la procédure. Arman n’est pas ravi de voir Thony être incapable de se décider à voler la moelle épinière de ce donneur en carton qui a changé d’avis sans raison valable.

Il lui fait une dernière menace, mais il le laisse finalement rentrer chez lui – c’est à Thony de le ramener en revanche. Pendant le trajet, Joe peut ainsi confier qu’il a perdu sa femme dans une intervention de routine qui devait être toute simple ; comme la greffe finalement. C’est triste. Comme toujours quand les séries ont besoin que des personnages se parlent plus longtemps que prévu, la voiture de Thony crève en route. Pendant que Joe change le pneu, elle chante au téléphone une berceuse à son fils, et ça, c’est le détail qui finit par faire craquer Joe.

Ce dernier accepte donc de venir en aide à Luca… et en échange Thony décide de le réconcilier avec sa fille : elle appelle donc la fille pour lui expliquer ce qu’a fait son père. C’est beau comme tout, les réconciliations ont lieu (mais sont vite expédiées par la série).

Avant tout ça, Thony a tout de même eu à effectuer une autre petite mission pour Arman. Grâce au stylo espion, le FBI a pu arrêter son allié, et ça supposait que Thony devait récupérer un ordinateur dans la chambre d’hôtel de la copine de Knight. Elle y parvient, mais de justesse car Garrett est à ses trouilles. Et croyez-le ou non, mais elle est assez débile pour y perdre le collier qu’elle touche en permanence.

A aucun moment on ne la voit s’en inquiéter avant au moins le lendemain, mais Garret, évidemment, le retrouve et sait très bien ce qu’il a en main. C’est notre cliffhanger de l’épisode, évidemment (bis), surtout que l’allié d’Arman est tué en prison.

En parallèle, Fiona décide de revoir Brandon, et c’est toujours une très mauvaise idée. Il l’incite à vendre de la drogue et elle est tellement sous le charme de son sourire ravageur qu’elle fait de la merde en acceptant. Non mais franchement, ça n’a aucun sens. Au moins, elle récupère de l’argent au passage et peut se payer un avocat pour Chris comme ça. Il faut faire ce qu’il faut faire.

 

9-1-1 Lone Star – S03E09

Épisode 9 – The Bird – 14/20
La série continue sur sa lancée, et je finis par me demander si la saison 2 était un accident de parcours à proposer des épisodes aussi bien écrits avec des développements intéressants pour les personnages. Là, on a bien une intrigue intéressante, mais elle va à toute vitesse, contrairement à l’intrigue principale de l’épisode qui est, elle, particulièrement longue et peu intéressante à suivre.

Spoilers

D’après son testament, Gwynn laisse à Owen son perroquet et il n’est pas exactement ravi.

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Paul, what are you doing?

L’épisode reprend alors que l’équipe revient d’une intervention où un rencard avec une hache s’est mal déroulé. Vraiment, c’est surprenant. C’est l’occasion pour Mateo de balancer à tout le monde qu’Owen a un rencard le lendemain avec Catherine. Je devrais n’en avoir rien à faire, vraiment, mais comme je sais qu’il s’agit d’Amy Acker, je suis tout content. Owen l’est un peu moins quand toute la caserne est sur son dos à lui donner des conseils pour qu’il soit moins chiant en rencard (vraiment, qu’ils se mêlent de leurs affaires ?).

Cela dit, ce n’est rien par rapport à ce qui l’attend dans la caserne. Il découvre en effet que Gwyn lui a laissé dans son testament son perroquet qui balance des insultes à tout va. Owen fait tout ce qu’il peut pour s’en débarrasser, contactant l’avocate de Gwyn… en vain. C’est vraiment son testament. Dingue. C’est très marrant comme ce genre d’intrigue ne semblent exister que dans des séries, franchement.

Je veux dire ? Gwyn lui lègue l’oiseau, je veux bien, mais il peut toujours le revendre ou le donner à des fans d’oiseaux, non ? C’est assez dingue, mais bon, il s’obstine à se faire à l’idée de ce nouveau colocataire. Allez comprendre pourquoi. Bien sûr, Mateo est fan de l’oiseau et tout se passe très bien quand c’est lui qui s’en occupe, hein. Tout se passe très bien aussi quand c’est Catherine qui le fait.

Ben oui, bien évidemment, elle est fan d’oiseaux et elle en connaît un rayon sur l’oiseau spécifique d’Owen, lui expliquant qu’il est réputé pour sa bonne mémoire et ses relations sociales – autrement dit s’il critique Owen, c’est parce qu’Owen le déteste lui aussi. Après, sincèrement, c’était une intrigue particulièrement chiante de voir Owen parler à un oiseau tout du long là. Déjà que j’ai du mal à accrocher quand ils parlent à des chiens, alors des perroquets ?

Heureusement, l’animal est plutôt joli et fait passer quelques messages de Gwynn au passage, surtout quand il s’arrête avec les insultes et passe au « je t’aime chéri ». C’est mignon comme tout. Parler du testament de Gwynn et du deuil d’Owen, c’est bien, mais bon, Tommy s’inquiète surtout de savoir comment va TK. C’est un de ses collègues les plus proches après tout, et elle aimerait lui parler du groupe qu’elle fréquente pour gérer le deuil de son mari, histoire qu’il puisse le faire lui aussi.

Il est hyper motivé à cette idée et se rend donc au même groupe que sa boss pour parler de sa mère décédée. C’est important d’en parler, je ne dis pas, mais en parler de cette manière devant sa boss ? C’est juste bizarre, désolé. Quant à la fin de l’épisode, j’ai juste halluciné : Owen et Catherine retrouvent l’oiseau mort dans la cage alors qu’Owen venait de se décider à le garder. Non mais sérieusement ?

La première intervention de l’épisode voit ENCORE une idiote au téléphone alors qu’elle conduit, mais là on touche vraiment au sublime : la nana est en vision avec son bébé A L’ARRIERE de la voiture, FACE à la route. Limite, le bébé regarde plus la route qu’elle. Du coup, ce qui devait arriver arriva : elle fait un écart à cause d’une voiture… et écrase son mari mdr.

Pardon, ça n’a rien de drôle parce que son mari est un militaire qui allait rencontrer son bébé pour la première fois et tout, mais bon, sérieusement, c’est complètement mérité ce qui leur arrive. Il est au téléphone avec elle alors qu’elle est au volant et ne lui dit rien ? PUTAIN MAIS BIEN FAIT. Pardon. Il y a des moments, hein, où on n’a pas le choix d’être au téléphone, je peux à peu près l’entendre (même si perso, ça m’est jamais arrivé ?), mais là, ce n’en était pas un.

Et puis, lui faire la surprise de son retour alors qu’elle conduisait ? Evidemment que ça n’allait pas fonctionner. Bon, bien sûr, la série joue énormément du faux suspense : l’homme fait un arrêt cardiaque et meurt… jusqu’à ce que sa femme lui présente sa fille et que les cloches de l’Eglise sonnent. Si ce n’est pas un joli petit miracle, tout ça.

La deuxième intervention est moins intéressante à mon sens : une vieille femme aigrie en fauteuil roulant s’en prend à un vendeur qui draguait une autre cliente, présente avant elle. Genre, tu n’as qu’à attendre ton tour, hein. Insupportable, la vieille, et hyper énervée. Finalement, les scénaristes la dédouanent de tout ce qu’elle a fait : ce n’est pas de sa faute, mais de celle de ses chats qui lui refilent une maladie la faisant être rageuse comme ça. Finalement, elle est toute gentille une fois dans les mains de Tommy qui la diagnostique correctement.

Allez, je vais lui pardonner, donc, mais on connaît tous des personnes aussi désagréables que ça dans la vie, non ? En tout cas, elle a de la chance, elle a eu une bonne excuse pour détruire tout un magasin, et c’est un peu le rêve quand même. On ne va pas se mentir. Finalement, tout est bien qui finit bien, youpi !

Une autre intrigue de l’épisode s’intéresse de nouveau au personnage de Paul. Cela faisait longtemps que ça n’avait plus été le cas, et ça reprend avec un étrange cauchemar où il se fait écraser par le camion de Judd. Pourquoi pas ?

Les cauchemars sont finalement le signe d’un problème cardiaque, avec également une arythmie violente qui aurait dû être détectée bien avant. Que Marjan s’occupe de lui la nuit à la caserne, je veux bien, c’est logique, ils dorment ensemble. Qu’elle l’emmène chez le médecin ? Pourquoi pas. Qu’elle soit dans le bureau du médecin avec lui ensuite ? C’est du grand n’importe quoi. C’est toutefois nécessaire vu le caractère de Paul.

Il apprend qu’il risque de mourir avant 40 ans s’il ne se fait pas opérer, mais l’opération lui laisserait ensuite un pacemaker, et ce n’est pas évident de rester pompier avec un pacemaker. C’est ce qui fait que Paul s’obstine à ne pas avoir d’opération : il indique à Marjan qu’il est hors de question pour lui de ne pas rester pompier. Il est prêt à mourir comme son père (à 36 ans ??) s’il le faut. Et il ne fait absolument pas attention sur les interventions de l’épisode, n’hésitant pas à soulever un des rayonnages du magasin.

Heureusement, Marjan ne lâche pas Paul pour autant. Si lui refuse de lui parler pendant une partie de la soirée, elle ne lâche pas l’affaire et elle fait bien : il fait un malaise cardiaque dans son appartement et c’est elle qui le retrouve, en arrêt cardiaque. Elle réussit heureusement à le retrouver à temps, lui sauve la vie en appelant le 911 et les médecins lui mettent évidemment un pacemaker pour le sauver.

Le problème, c’est qu’il ne voulait pas. A son réveil, il est apparemment suffisamment en forme pour en vouloir à Marjan de ce choix : il lui reproche de ne pas avoir été capable d’arrêter les médecins pour respecter ses vœux. N’importe quoi, franchement.

9-1-1 – S05E10

Épisode 10 – Wrapped in Red – 15/20
Beaucoup d’interventions pour l’épisode, mais tout de même des avancées et des surprises dans l’intrigue. Toute la saison semble aller dans le même sens et c’est assez clair à présent. Je me demande ce que donnera la deuxième partie après tout ça, mais le cliffhanger de mi-saison est assez efficace, en vrai, même si très différent de ce que fait la série habituellement.

Spoilers

C’est Noël ! Cela veut dire que les first responders ont un joli cadeau : plein d’interventions à effectuer.


Next year, you’re gonna be dead.

J’adore les épisodes qui se déroulent à peu près en temps réel par rapport à la diffusion, alors franchement, je suis dégoûté d’avoir raté un épisode de Noël, mais bon, ce n’est pas grave, il n’est jamais trop tard pour se rattraper. Peut-être que cet épisode me rapportera un peu de fraîcheur en plus.

Ce n’est pas gagné avec la Californie, je sais. La première intervention de l’épisode est plutôt cool par contre – enfin, ça dépend pour qui. On y retrouve l’intrigue très classique de série où deux femmes sont trompées par le même homme qui réussit l’exploit d’avoir deux familles en même temps. Gros connard, donc, qui prend la fuite quand il les voit et qui finit par se faire renverser.

Les deux chevilles pétées gagnent du temps à l’homme qui peut donc éviter ses femmes, mais les deux femmes ne s’évitent pas elles. Elles s’engueulent en permanence, fournissant un peu d’humour alors que la réalité éclate peu à peu sur les infidélités du type. C’est assez triste pour elles, en vrai. Cependant, tout ça fonctionne : elles commencent à communiquer et prennent la même décision de s’occuper des enfants.

Cela aurait pu suffire, en vrai, mais l’épisode en rajoute une couche : Athena est appelée à l’hôpital pour gérer la colère de ces deux femmes. En quelques phrases, elle règle le problème : elle leur fait prendre conscience qu’elles en veulent à la mauvaise personne, qu’elles ont des enfants et qu’il vaudrait mieux se contenter d’un divorce efficace. Le pauvre mec se retrouve donc célibataire pour Noël, et c’est bien fait.

La deuxième intervention est encore plus triste, comme quoi c’était possible. En effet, on suit une femme âgée qui passe son temps à appeler le 911 pour signaler de faux accidents. A trop crier au loup… Personne ne la croit plus. Elle est carrément surnommée Lonely Lady par les opérateurs du 911, rien que ça. Quand elle a rappelé une deuxième fois, j’ai vraiment cru qu’elle allait être cambriolée.

Ce n’est pourtant pas le cas… Ce qui fait qu’Athena lui rend visite pour lui rappeler que c’est un crime d’appeler les urgences quand il n’y a pas vraiment d’urgence. Elle en profite pour jouer les psys avec elle et la conseiller de se réconcilier avec sa fille. Comme si de rien n’était, donc.

La troisième intervention voit une femme ne pas savoir comment aborder son collègue pour le draguer. Au début, son intrigue était mignonne, mais quand il lui fait un cadeau de Noël et qu’elle ne lui dit toujours pas qu’elle en a un pour lui, j’ai vraiment eu envie qu’il lui arrive le malheur qui allait arriver. C’était obligatoire.

La pauvre finit par tomber à travers le conduit de l’ascenseur qui était en réparation. Vraiment, ce n’est pas de bol, ça, et j’ai eu un peu de peine pour elle, surtout que son nouveau mec est un boulet aussi. Il lui refuse un rencard, juste parce qu’il n’aime pas la sortie qu’elle propose au lieu de lui dire. Franchement.

La quatrième intervention est bien plus impressionnante et plus raccord avec la série. Un homme rentre chez lui avec un gros sapin. Malheureusement, en se garant, il fait les mauvais choix : il est au téléphone et heurte deux fois un poteau clairement porteur d’une partie de la barraque. Il manque de tuer sa femme et son fils, tout en se retrouvant enseveli sous sa propre maison. Vraiment, une journée de merde ce Noël… Au moins, l’homme survit, c’est déjà ça.

Ce n’est pas une fin si heureuse que ça : tous les résidents de l’immeuble sont forcés de le quitter un 24 décembre. Ce n’est jamais top de voir sa maison être partiellement détruite et de devoir être évacué, mais c’est pire que tout de devoir la quitter un jour de Noël.

Cet épisode se concentre davantage que le précédent sur Christopher et Eddie, et je trouve ça plutôt cool de les retrouver. Je pensais vraiment détester tous les côtés d’Eddie, mais bon, je ne résiste pas au personnage de Christopher, il est beaucoup trop cool. Il veut s’organiser un Noël parfait et joue les tyrans avec son père par contre. Je sais que ce n’est pas cool de sa part et de n’importe quel autre gosse de série, je l’aurais mal pris et je l’aurais critiqué… mais je n’aime pas son père, alors il fait bien.

Le pauvre n’a pas un Noël parfait par contre : il fait des cauchemars à propos de sa mère. Eddy s’en confie évidemment à Buck, mais celui-ci a ses propres problèmes. Il doit en effet trouver un cadeau à Taylor et ça le stresse. Il demande conseil à Hen et Bobby, et ce dernier n’a pas de bol, parce qu’il doit aussi gérer les questions de Taylor sur Buck.

Ces deux-là décident de passer Noël sans Athena et Bobby. Et oui, Athena et Bobby aussi préparent Noël en famille. La famille est bien réduite par contre : l’ex d’Athéna a donc quitté la série et May décide d’aller travailler le soir du réveillon, parce que c’est mieux payé. Quelle belle idée. Sa mère ne peut même pas lui en vouloir : c’est une bonne excuse pour rater Noël en famille et elle l’a fait auparavant, elle aussi.

Le problème, c’est que tout au long de l’épisode, Athena et Bobby se rendent compte qu’il y a de moins en moins de monde pour passer Noël avec eux. Finalement, ils décident donc d’organiser un Noël avec les résidents de l’immeuble qui s’est effondré, pour leur offrir un joyeux Noël malgré tout. Ce pourrait être le cas, mais eh, c’est une mi-saison, il fallait un gros cliffhanger.

Il prend la forme d’Eddie qui décide ainsi tout simplement de… Quitter la caserne. Bon débarras. Pardon, c’est censé être dramatique. Mais bon, je ne l’aime pas. Cette décision ne sort pas tout à fait de nulle part : il a compris que si Christopher était si tyrannique et désireux d’avoir un Noël parfait, c’est parce qu’il avait peur que son père meure avant le prochain. Et comme l’une des interventions de la semaine voyait un père risquant vraiment de mourir, Eddie a bien réfléchi et pris sa décision.

Enfin, jusqu’au prochain épisode, en tout cas.

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