Euphoria – S02E06

Épisode 6 – A Thousand Little Trees of Blood – 15/20
Je ne sais pas si c’est à cause de ma panne de séries de la semaine dernière ou s’il y a une autre raison, mais j’ai eu du mal à entrer dans cet épisode. Je trouve que ça trainait en longueur parfois inutilement et qu’on sent vraiment passer l’heure qu’il dure. Quarante minutes auraient été largement suffisantes pour raconter tout ça, et là, j’ai surtout l’impression qu’on fait durer des scènes qui, finalement, ralentissent trop le rythme de l’épisode et nous font oublier les moments marquants qui sont pourtant là.

Spoilers

Rue est en plein sevrage, Maddy et Cassie en froid.

It’s OK to be angry at her.

Mais quelle horrible scène d’introduction ? Rue est en manque et ne manque pas de nous le faire savoir. Comme on s’y attendait, elle est donc de retour chez elle et sa mère veille sur elle comme elle peut, à savoir en se montrant présente. Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire à ce stade. Rue est dans un sale état, parce que c’est ça que provoque le manque.

Quel enfer. L’actrice qui joue sa mère s’en sort bien pour nous montrer toute la difficulté que ça représente pour elle, alors que Zendaya nous sort une prestation digne des zombies de The Walking Dead quand elle a envie de manger un bonbon qu’elle ne peut pas ouvrir. La mère fait donc tout ce qu’elle peut pour venir en aide à Rue, surtout qu’elle doit patienter la semaine pour lui trouver une place en centre de désintoxication.

On sent bien que l’épisode ne va pas être simple. La narration reprend aussi son style bien éclaté, avec Rue qui se concentre un temps sur le passé de sa mère avant d’essayer de se souvenir de ce qu’elle a pu lui dire quand sa sœur lui apporte à son tour son soutien, avant de penser à Ali et au mal qu’elle a pu lui faire. Bon, tout n’est pas perdu, Rue a quand même quelques regrets au milieu de cette période d’abstinence et de manque de drogue.

Elle me fait de la peine, mais ça n’empêche pas cette première partie de l’épisode d’être un peu trop longue. Pourtant, on sent que les scénaristes nous passent le plus dur avec un montage et l’utilisation de la voix-off. Cela nous permet d’en arriver plus vite au moment où Rue appelle Ali pour s’excuser, sauf que ce n’est pas si simple que ça de s’excuser et d’assumer ses conneries. Elle finit tout de même par réussir à dire ses excuses, et elle est bien rapidement pardonnée par Ali.

Il est vraiment une bonne personne – et il a le pardon tellement facile. Cela soulage Rue d’un énorme poids, forcément… mais j’avais surtout envie de passer à la suite, moi. Cela finit par arriver avec Ali qui débarque chez Rue pour cuisiner le repas à toute la famille. Il le fait avec Gia, après s’être débarrassé de Rue et de sa mère. OK ? C’est un peu étrange comme scène, je ne m’y attendais vraiment pas.

J’aime bien Gia, mais ce n’est pas sur elle que je pensais que l’épisode allait se concentrer sur elle et ses sentiments. Seulement, c’est qu’Ali a envie de faire, et c’est plutôt légitime en tant que parrain de Rue. Le dîner de famille ? Il n’est montré qu’en fin d’épisode et il nous révèle à quel point Ali a confiance en Rue, espérant d’elle qu’elle réussisse à rester clean. Pourtant, cette fois, Gia n’est plus si confiante en sa grande sœur. Elle a besoin de plus d’amour, Gia, et elle l’obtient de Rue… alors que sa mère apprend en pleine nuit que finalement, non, il n’y aura pas de place pour Rue dans l’hôpital où elle souhaitait la faire interner. Super.

Cet épisode marque aussi, enfin, le retour de Nate. Le pauvre n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé entre ses deux copines, et il est ainsi plutôt heureux de sa journée : son père s’est barré, personne n’a jamais nettoyé sa pisse d’ailleurs, et il peut s’entraîner avec son portable en mode silencieux comme d’habitude. Comme d’habitude, quand il le reprend, il a 38 appels en absence de Cassie, comme toujours, et zéro de la part de Maddy, comme jamais.

Malgré tout, Nate ignore le problème et parle plutôt avec sa mère. Il semble plutôt triste que Maddy ne lui parlera plus jamais, la mère est complètement soulagée que Maddy ne soit pas enceinte et est morte de rire d’apprendre que Cassie est la meilleure amie de Maddy. Franchement, comment peut-on continuer d’en vouloir à Nate quand on voit les adultes qui l’élèvent ? Entre son père malheureux de ne pas être avec son mec et la mère dégoûtée d’être tombée enceinte ado qui regrette d’avoir perdu sa jeunesse, il ne peut pas finir équilibré le monsieur ?

Il a tout de même de bons réflexes : il pense à vérifier les affaires de son père, s’inquiétant pour le business de celui-ci. Malheureusement, il trouve surtout un flingue dans le bureau de Cal. Et ça ne peut vraiment pas être bon signe quand on sait qu’il craint Maddy – puisqu’elle a toujours l’enregistrement de Cal en train de coucher avec Jules.

Maddy, elle, est en pleine méditation après ce qu’il s’est passé. Elle a envie d’assassiner Cassie et lui en veut clairement, s’en confiant à Kat. Je suis super déçu de Kat, d’ailleurs, elle tourne aussitôt le dos à Cassie. Je ne l’imaginais vraiment pas comme ça, à partager des appels haineux sur une de ses potes avec Maddy. Le pire, c’est qu’en plus elle le fait alors qu’elle est censée être en rencard avec son mec ?

Enfin, rencard, c’est un grand mot. Elle préfère être au téléphone avec Maddy qu’avec son copain, et son copain, elle préfère le larguer.

Pour cela, elle prétexte avoir un cancer du cerveau en phase terminale et prend mal qu’il la mette en doute sur ce sujet. C’est un bel exemple d’écriture avec une serveuse hilarante et Kat qui force son copain à lui demander de rompre. C’est d’une tristesse.

Pour en revenir à Maddy, à défaut de parler de Jules parce que Rue ne veut pas en parler, elle finit par se remettre de ses émotions en se confiant à sa boss, Samantha, après avoir babysitté le gamin une fois de plus. Samantha et Maddy se retrouvent alors dans la piscine, et c’est suffisant pour qu’une bouteille de vin soit vidée et que Samantha aide Maddy à se remettre. Elle n’a que dix-huit ans après tout, ce n’est pas si grave – et Samantha a fait la même chose que Cassie à la fac.

Maddy pourrait donc s’en remettre sans trop de problème… sauf que quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux tomber sur Nate et son flingue. C’est loin d’être une bonne chose : Nate la menace avec le flingue, lui expliquant à demi-mot qu’il sait qu’elle a l’enregistrement vidéo de Cal et Jules et qu’il souhaite le récupérer. La scène est clairement flippante avec un jeu de roulette russe pour la récupérer, même si Nate menace surtout de se suicider sur Maddy. Putain, des années de thérapie pour Maddy à ce stade. J’ai tellement de peine pour elle. Cette scène me remet au moins à fond dans ce qu’il se passe.

J’avais oublié à quel point Nate était un personnage ambivalent. Le pire, c’est qu’après avoir détruit Maddy comme ça, il remarque aussitôt des points en allant donner à Jules le DVD de son père et elle en train de coucher ensemble. Il est 100% honnête avec Jules, expliquant qu’il a vu la vidéo, que son père ne sait pas qu’il s’apprête à lui donner et qu’il ne connaît pas d’autres copies. Terrible. Tous les deux sont parfaitement honnêtes et tout va donc bien, mais bon, Jules avait tout de même prévu de trancher la gorge de Nate en cas de besoin.

En parallèle, la mère de Cassie demande à Lexi de cacher les couteaux dans les buissons du jardin pour s’assurer que Cassie ne se suicide pas bêtement. C’est du grand n’importe quoi à ce stade, mais ça pousse Lexi à aller parler de sa pièce à Fez. Pourquoi pas ? Je comprends les doutes de Lexi à ce stade : elle s’apprête à exposer toute la vie de sa sœur déjà dépressive et enfermée dans la salle de bain. Ce n’est pas la meilleure des idées.

Est-ce que Fez est vraiment de bons conseils après ? Telle est la question. C’est chouette de la voir souriante et heureuse avec lui, cependant, c’est déjà ça. Ils sont tellement mignons ensemble sur Stand by me, je ne peux qu’approuver l’existence de ce couple… même si ça risque de déraper avec le pote de Fez qui explique à Faye qu’il coopère avec les flics. Pff. C’était pourtant un bon moment de pause pour Lexi !

Elle en a bien besoin en plus : quand elle rentre, c’est pour retrouver Cassie en pleine crise. Elle envisage bien le suicide, avec un tire-bouchon à défaut de trouver un couteau. Ce n’est pas gagné cette affaire. Au passage, Lexi en profite pour lui souligner qu’elle sait pourquoi Fex a explosé la tronche de Nate au Nouvel An et qu’il est triste que Cassie puisse tomber amoureuse de Nate après des années à être moquée par lui. C’est si vrai.

Ce n’est toutefois pas suffisant pour qu’elle résiste quand Nate propose de passer la chercher directement chez elle et de passer la nuit – ou plus – chez lui. Elle lui répond qu’elle l’aime aussi et se précipite dans sa voiture, sans que sa mère ne cherche à la retenir. Je suis si triste pour Cassie aussi, même si elle passe probablement une meilleure nuit que Jules qui voit donc la vidéo que Nate vient de lui remettre. Quel enfer.

Euphoria – S02E05

Épisode 5 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.

Spoilers

La mère de Rue confronte enfin sa fille, car elle sait qu’elle se drogue à nouveau.

You are fucking dead to me.

Quel début incroyable et inattendu ? La mère de Rue prend enfin son rôle de mère en main et entre dans la confrontation avec Rue, et c’est exactement ce que j’espérais voir à un moment ou un autre dans la série. La dispute est brillamment jouée, et l’épisode commence par le point de vue de Gia, ce qui est plus qu’inattendu.

Il faut dire que la petite sœur est celle que Rue soupçonne immédiatement de l’avoir balancée à la mère, puisque c’est la seule techniquement au courant. Bon, il y aurait son parrain aussi, même si elle pense s’en être débarrassée. Cela dit, assez vite on apprend la vérité qui est toute autre : c’est donc finalement Jules qui a balancé Rue, et c’est encore plus grave que si ça avait été Gia aux yeux de Rue. J’adore Jules sur ce coup-là.

J’adore aussi l’interprétation de Zendaya et de l’actrice choisie pour jouer la mère. C’est assez exceptionnel, en vrai, parce que ça part vite en vrille. Rue comprend soudainement que sa mère a trouvé les pilules – et c’est terrible. C’est terrible, parce que Gia se met à culpabiliser de ne pas avoir compris, mais aussi parce que la mère a planqué les pilules. Inévitablement.

Elle a donc décidé de les planquer et pour une fois, l’intro est on ne peut plus linéaire avec une narration qui nous raconte vraiment toute la dispute, sans interruption. La confrontation est violente, avec une mère qui ne peut accepter que sa fille s’en prenne verbalement à elle, et encore moins qu’elle s’en prenne physiquement à elle.

Elle ne va pourtant pas avoir le choix, parce que même quand elle la vire de la chambre de Gia, ça se termine mal : Rue arrive quand même à défoncer une porte rien qu’avec son pied, d’abord, mais surtout avec sa tête. C’est une scène vraiment excellente, et j’ai mal pour elle. Le problème, c’est que Rue insiste pour savoir où sont les pilules parce qu’elle a peur pour sa vie, mais qu’elle paraît juste être une droguée comme une autre. Et la patience de la mère est assez hallucinante : elle ne répond pas à sa fille, elle la regarde détruire la maison, elle n’appelle ni les flics, ni l’hôpital, comme elle menace de le faire. A un moment donné, ça aurait pu être mal de le faire, pourtant, parce que Rue est un danger pour elle-même autant que pour sa famille.

La série nous prend alors par surprise : Jules est celle qui craque et indique à Rue où sont les pilules, à savoir au fond des toilettes. Oui, la surprise est là : Jules est présente dans la maison, et avec Elliot en plus. Bonjour la trahison pour Rue. Et pour nous !

Cela dit, ça fonctionne très bien, et l’aboiement que Rue balance à Jules – parce que franchement, c’est un aboiement – est glaçant. Je retrouve vraiment Zendaya telle que je l’adore dans cette scène, et le jeu des acteurs est au top à nouveau : Elliot et sa culpabilité silencieuse, Rue et sa colère instable, un coup froide, un coup excessive, Jules et ses pleurs quand Rue lui explique à peu près calmement qu’elle est morte à ses yeux.

Le plus surprenant avec cette scène d’ouverture n’est pas tellement dans sa longueur, mais dans sa brutalité. Il y a deux épisodes, Rue était quand même équilibrée malgré la drogue, mais là, d’un coup, on en revient à ce qui est probablement la pire période de sa vie et son point le plus bas dans la série. Cette pauvre Jules s’en prend donc plein la tronche, alors qu’Elliot regrette d’avoir dit quoique ce soit, parce qu’il ne reconnaît plus Rue. Il la préférait en train de se droguer et de faire la fête.

Perso, je la préfère encore quand elle s’énerve et qu’elle balance à Jules que tout est sa faute parce qu’elle l’a abandonnée au pire moment de sa vie. Dire que Jules est responsable, ce n’est quand même pas être tout à fait honnête avec elle-même, mais il y a du vrai dans ses mots, particulièrement quand elle explique que Jules est amoureuse du fait d’être aimée plus que de Rue. Il est sûr que Jules a du mal à l’aimer comme il faut, mais tout de même.

En tout cas, cette trahison finit par calmer Rue qui accepte alors d’être emmenée à l’hôpital. Gia se charge de la valise et Elliot est témoin de son départ pour l’hôpital. Il ne dit rien, ne bouge pas, et je trouve ça presque pire que le reste. Il a bien fait de parler, mais il devrait en profiter pour être mis lui aussi face à ses problèmes.

Rue ? Elle continue de toute évidence de vouloir faire mal à sa famille, puisqu’elle leur balance qu’elle est retombée dans la drogue dès sa sortie du centre de désintoxication. Le problème, c’est que la mère en profite pour dire à Rue que c’est exactement là qu’elle compte la ramener. Rue avait accepté d’aller aux urgences, mais pas de retourner en cure. La vérité continue alors de sortir de la bouche de Rue, avec bien des difficultés d’écoute en face. Gia entend tout et la violence psychologique doit être énorme.

Ce n’est que le début par contre, parce que la scène suivante est pire encore : Rue sort de la voiture sans prévenir pour ne pas avoir à retourner au centre. Elle s’échappe en plein centre-ville, alors que de nombreuses voitures passent, à grande vitesse, et manquent de l’écraser de vraiment peu. Pauvre Gia qui voit tout ça.

Où Rue peut-elle se rendre dans cet état ? Chez Fez, bien évidemment. Je n’attendais pas autre chose de sa part, mais la pauvre se retrouve alors face à une porte fermée. Ouf. C’est le moment où on peut enfin reprendre son souffle dans ce début d’épisode qui était tellement fluide et précipité qu’on a jamais pu le faire avant. D’habitude, c’est parce qu’on passe trop vite d’un personnage à l’autre que ça nous arrive. Cette fois-ci, c’est parce que la narration est parfaitement linéaire. C’est amusant tout de même.

Rue est tellement paumée cette fois, en plus, qu’elle ne prend même pas le temps de nous raconter ce qu’il se passe en voix off. Cela donne presque l’impression d’être devant une autre série. Bon, Fez ne lui répondant pas, Rue n’a d’autres choix que de se rendre ailleurs, surtout qu’elle cherche toujours de quoi se droguer. Sa destination est alors… la maison de Lexi, sa meilleure amie d’enfance.

Cela se tient et ça lui permet de croiser Maddie, Kat, Cassie ou la mère de Cassie et Lexi. Celle-ci est loin d’être naïve ; Lexi comprend bien sûr ce qu’il se passe elle aussi et c’est sans surprise que Rue se retrouve face à une intervention quelques minutes plus tard.

Sa mère est là, mais Cassie aussi. C’est la pire des idées : Cassie essaie d’aider dans l’intervention, mais ça se retourne contre elle quand Rue lui demande le plus naturellement du monde depuis combien de temps elle couche avec Nate. Voilà qui est fait. Le problème, c’est que la question est posée devant Madison et que Cassie est une horrible menteuse. La réaction de Lexi est hyper révélatrice, elle aussi, parce qu’elle recolle enfin les morceaux de tout ce qu’elle observait sans comprendre.

Maddison est alors légitimement celle qui s’énerve. Rue est brillante : c’était évident que ça finirait comme ça. Je ne sais pas si elle était en état d’envisager un vrai plan car elle est clairement en manque à chercher des médocs dans l’armoire à pharmacie de cette barraque, mais… en tout cas, ça fonctionne. Madison s’énerve et ça dévie l’intervention, puisque Cassie lui ment bien sûr quand elle affirme que tout n’est que mensonge de la part de Rue.

Pas un instant Cassie ne dévie son discours, mais c’est encore sans compter sur Rue : Madison lui demande tout simplement à quel moment elle a vu Cassie monter dans la voiture de Nate pour l’embrasser. Rue répond en plus, et dans le mouvement de panique que cette réponse provoque, avec Madison fonçant droit sur Cassie qui s’enfuie par l’escalier où était Rue, eh bien, Rue s’enfuit.

Elle se rend alors chez Fez et utilise la même technique que chez Lexi : elle demande à utiliser les toilettes pour fouiller la maison et y trouver de la drogue. Ce n’est pas si évident que ça, étonnamment, et quand elle y parvient enfin, eh bien, Fez lui tombe dessus. Il n’est pas complètement stupide, hein. Même si Rue essaie de négocier, et même si elle se montre violente avec lui, Fez n’hésite pas à la virer de chez lui.

Par conséquent, elle n’a vraiment plus nulle part où aller. Ce n’est pas ça qui l’arrête pour autant : elle entre par effraction dans une maison au pif, et elle réussit à voler tout un tas de bijoux et à percer le code secret de débutant du coffre-fort. Oh, elle fait tout ça seulement après avoir réussi à apprivoiser le chien, ce qui ne lui prend pas longtemps… mais ça ne prend pas non plus très longtemps aux propriétaires de revenir. Elle a beau se cacher sous le lit, ils la retrouvent dès qu’ils constatent le vol, parce qu’elle se planque à côté du coffre avec le flingue. C’est problématique.

Elle n’a d’autres choix que de s’enfuir à nouveau, et le pire, c’est qu’elle y arrive alors qu’elle ne ferait pourtant pas le poids face au couple chez qui elle est. Par chance pour elle, ils ont plus peur d’elle qu’autre chose, et je les comprends.

Rue tombe ensuite, par malchance cette fois, sur une voiture de flics qui sent bien qu’elle est louche et que quelque chose ne va pas avec elle. Elle vomit devant eux, et ça lance aussitôt une grosse course poursuite. Allégée après avoir vomi, elle a toute l’énergie qu’il faut pour se lancer dans une improbable et interminable course poursuite avec les flics, course qui la ramène à risquer sa vie pour de vrai quand elle traverse une grande route.

Un accident plus tard, Rue est toujours en vie et peut continuer de courir, coursée à présent par de nouveaux flics. Escaladant tous les murs qu’elle trouve pour s’enfuir, elle détruit alors le buffet d’une super fête et ça fait vraiment de la peine pour des gens qui n’ont rien demandé. La course poursuite est assez prenante et vachement intéressante à voir, mais je peux accélérer la critique, je pense, parce qu’autant la scène coupe le souffle, autant il n’y a pas grand intérêt à la résumer. Rue ne regarde pas où elle saute, par contre, ce qui fait qu’elle tombe dans des cactus, d’abord, puis sur une table basse en verre. Aïe. J’ai tellement mal pour elle

La course est interminable, elle entre par effraction, provoque des accidents, parvient à semer des flics en se cachant dans une poubelle… Bordel, ils doivent avoir tellement de motifs pour l’arrêter à ce stade. Elle est en train de déconner sévère. La saison 3 sera la suite d’Orange is the new black à ce stade. En plus, elle n’a toujours pas trouvé de quoi se droguer. Et moi, je trouve que les flics ne sont pas malins de ne pas vérifier les poubelles.

Elle est quand même hyper sportive pour une droguée. Moi, y a longtemps que j’aurais été arrêté à sa place. En même temps, je ne risque pas d’être à sa place, parce que je ne me drogue pas. Par contre, je pense qu’elle a la pire des idées ensuite : elle se rend chez sa dealer.

Celle-ci reste fidèle à elle-même et ne s’énerve pas. Elle explique même qu’elle est heureuse de la voir, mais pas ravie de savoir que Rue lui ment. Elle n’est pas stupide : bien sûr qu’elle voit que Rue lui ment quand elle assure avoir été sobre. J’aime beaucoup l’actrice et son ton très posé, mais j’avoue que je suis un peu frustré par ce choix de Rue de débarquer chez elle. C’est clairement une très mauvaise idée : la dealer n’en a rien à faire d’elle, elle n’a rien pour l’aider et elle veut du cash. En attendant de l’avoir, elle lui fait une petite leçon sur les ravages des opioïdes – comme si Rue en avait quoique ce soit à faire à ce stade.

La série nous révèle aussi une étrange porte avec un cadenas qui est inquiétant, pendant que le speech de la dealer vire à autre chose de moins ravissant pour Rue : évidemment, elle se retrouve à devoir envisager la prostitution, alors que la dealer se montre toute gentille avec elle et s’occupe d’elle, prévoyant de la piquer avec de la morphine ensuite, prétextant ne pas avoir de pilule à lui donner. Oh. CRAP. Tout ça va vraiment mal se terminer – et ça le pourrait déjà.

Rue explique ainsi qu’elle a envie de mourir et qu’elle est prête à prendre tout ce que la dealer voudra bien lui donner. Y compris de la drogue injectée par piqure. Oh. C’est terrible. La dealer est si douce avec elle, en apparence, mais elle est horrible à la manipuler comme ça. Elle révèle même qu’elle avait déjà prévu d’avoir Rue dans sa vie pour un moment dès le premier coup d’œil. Cela ne m’étonne pas, mais vraiment cette nouvelle année n’est pas exceptionnelle pour Rue.

Dès qu’elle a de la drogue, en revanche, on retrouve la narration éclatée de la série, avec un souvenir de bain d’enfance et un autre de l’enterrement de son père, et un autre de la naissance de Gia, et oui, c’est triste. Ce n’est pas le pire, cependant. Le pire, c’est le réveil de Rue : que son père lui manque et que ça justifie sa prise de drogue, c’est un peu gros, mais ce n’est pas nouveau. Qu’elle se réveille dans le repaire d’une dealer qui garde prisonnière des gens qu’elle veut prostituer, c’est nouveau par contre.

La scène est stressante et flippante, avec une Rue qui cherche à s’enfuir par tous les moyens, mais se rend compte que les fenêtres sont cadenassées et la porte fermée elle aussi. Pourtant, tout le monde est tellement défoncé dans ce squat qu’elle réussit à s’enfuir par la fenêtre d’une salle de bain à l’étage, gardée par un type à moitié à poil face auquel elle n’aurait pas fait le poids.

Oui, oui, Rue réussit à s’enfuir. C’est un soulagement… et une horreur malgré tout, parce que je ne vois pas trop où elle compte aller ensuite. L’épisode se termine par la porte de chez elle qui s’ouvre, avec la mère qui demande si c’est elle, mais ça me paraît trop simple pour que ce soit le cas. Quant au générique de fin, il nous ramène à l’annulation sauvage de Veronica Mars, et ça, ce n’est pas cool du tout.

Westworld me manque… et vous ?

Salut les sériephiles,

Théoriquement, je devais finir mon rewatch de The Magicians pour en parler dans un article aujourd’hui, mais je me suis arrêté à la saison 4. Je sais que mes DVDs m’attendent sagement et que je la reprendrai dans quelques jours, mais en attendant, mon planning tombe à l’eau. Qu’à cela ne tienne, je me suis pris un peu la tête pour trouver un sujet d’article pour aujourd’hui. Et j’ai fini par trouver en réfléchissant : je voulais parler d’une série qui me manquait.

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Deux ans déjà

Partant de là et du constat que la majorité des séries qu’il me reste ont tendance à me proposer des épisodes qui ne parviennent pas à satisfaire toutes mes attentes, je me suis dit qu’il était logique de passer par la case Westworld.

Comme toujours avec HBO, la saison 4 n’en finit plus de se faire attendre, et j’ai l’impression que la troisième a été diffusée il y a une vie entière.

https://media.melty.fr/article-4108270-raw/media.gifCe n’est peut-être pas tout à fait faux : la saison 3 a occupé l’intégralité du premier confinement en 2020, avec des dates de diffusion qui encadraient parfaitement ce que le gouvernement avait décidé pour nous. Inévitablement, ça lui donnait un aspect différent, ça lui confère une aura et ça créé des souvenirs. Par contre, ce confinement me paraît tellement loin aujourd’hui, la révolution qui s’est opérée dans nos vies quotidiennes avec le covid est tellement grande, que c’est difficile de se dire que c’était finalement il y a moins de deux ans.

Voir aussi : Les critiques de la saison 3

En attendant la saison 4…

Ceci étant dit, deux ans, c’est justement le temps qu’il faut habituellement pour qu’une nouvelle saison de la série débarque enfin. Je trouve qu’ils abusent totalement sur le rythme de production, parce que même si les épisodes sont magnifiques, ils ne font jamais qu’une heure et ne sont qu’au nombre d’une dizaine, quoi. Maeve Westworld GIF - Maeve Westworld - Discover & Share GIFsBon, ce n’est toutefois pas le sujet du jour, le sujet du jour, c’est que la série me manque et que Reminiscence n’a pas été suffisant pour me faire patienter. C’était bien essayé – et je rappelle qu’il a été dit que « quelqu’un » avait été « kidnappé » dans le cast de ce film. Hugh Jackman dans une série ? Je ne dis pas non.

Voir aussi : Reminiscence vaut-il le coup ? (#31)

Par contre, si je suis impatient de retrouver la série, il faut bien reconnaître que j’en ai oublié bien des aspects. Alors que la promotion recommence petit à petit à se faire et que la saison 4 approche inévitablement, une partie de moi se dit qu’il serait peut-être bon de me replonger dans la saison 3. Ce n’était pas ma préférée, puisqu’elle nous changeait vraiment l’univers et le cadre de la série en nous plongeant dans le futur, mais c’est justement pour ça qu’il faudrait que je la regarde à nouveau. Les deux premières, je les maîtrise bien. La troisième en revanche. Pfiou, c’est loin !

Du neuf avec du vieux ?

Et la quatrième ? Eh bien, pendant la saison 3, il ne faut pas oublier (spoilers, donc) qu’on a perdu le personnage de Dolores. Je ne me fais aucun souci pour Evan Rachel Wood que je suis sûr qu’on retrouvera, mais je me dis que la guerre contre les robots va être d’autant plus violente désormais, avec espoir qu’elle soit menée par le personnage de Tessa Thompson. that's on you, babe. — Charlotte + That Outfit + Terminator ModeJe pense que ça continuera toujours de sentir le réchauffé après Person of Interest et que la série s’enfoncera dans un récit moins ambitieux et original, mais je ne demande qu’à ce qu’on me fasse changer d’avis. Je sais que les producteurs ont en tête depuis le départ une histoire dont ils promettent de ne pas dévier par contre, alors je ne sais pas si c’est entièrement possible.

Si je joue la carte de l’optimisme, c’est toutefois toujours possible avec la Dolores 2.0 que représente Charlotte Hale.

J’adore l’actrice et j’ai bon espoir qu’elle reste présente sur l’ensemble de la saison 4 parce que son personnage était sacrément intéressant. Non, elle n’était pas aussi intéressante que Maeve, évidemment, mais je n’oublie pas que certains aspects de la vie de Maeve me plaisaient moins dans la dernière saison diffusée et que je trouvais que ça nuançait trop mon avis sur le personnage. Hale est-elle à l’abri ?

Dolores Abernathy Westworld GIF - Dolores Abernathy Westworld Dress -  Discover & Share GIFsNon, vraiment, vivement la saison 4, j’ai besoin de scènes aussi iconiques que le gif ci-contre dans ma vie. Je me dis qu’en parler va peut-être provoquer le destin et nous fournir rapidement une date de diffusion maintenant. Je mise sur la fin du printemps, début été.

Un peu plus tard que la trois, mais pas trop. 2022, forcément. Il le faut !

Déconnez pas, HBO, je vous surveille.

Une saison 3 pour Euphoria

Salut les sériephiles,

Alors que la saison 2 d’Euphoria bat son plein et me fait atteindre de nouveaux sommets de vues sur le blog dans les stats hebdomadaires, HBO, la chaîne qui la produit et diffuse a fait une annonce fracassante et ô combien surprenante aujourd’hui : la série est renouvelée pour une saison 3. Bon, d’accord, ce n’est pas si surprenant qu’ils tiennent à cette poule aux œufs d’or qui leur rapporte bien du fric. Mais tout de même, je suis surpris par l’annonce pour deux raisons principalement.

Voir aussi : Les critiques de la saison 2

Pas encore victime de son succès

D’abord, je me dis que Zendaya doit être une actrice au cachet de plus en plus compliqué à négocier, surtout en ce moment où Spider-man No Way Home continue de rapporter chaque semaine des recettes hallucinantes. Je ne sais pas exactement comment HBO parvient encore à la payer, et j’espère qu’elle ne se fait pas trop avoir, parce qu’on connaît les inégalités salariales, mais c’est impressionnant de se dire qu’elle rempile pour une saison 3.

Ensuite, je dois bien avouer que je me pose aussi la question de ce que va donner la série si elle continue une saison de plus. La saison 1 se terminait sur une rechute de Rue, la saison 2 nous la montre en train de s’enfoncer de plus en plus dans la drogue et… bon, elle frôle l’overdose de manière hebdomadaire, et ce n’est même plus le pire de ses soucis après le cliffhanger de l’épisode de cette semaine. Franchement, je pensais que la série allait se terminer le 28 février avec le final de la saison 2 et la mort de Rue d’une manière ou d’une autre.

Un scénario de plus en plus inquiétant

Est-ce vraiment une bonne nouvelle pour Rue que la série soit renouvelée ? A-t-on vraiment envie de la voir tomber plus bas ? La réponse est non, sauf que c’est le fond de commerce de la série tout de même. Quand elle ira mieux, ce ne sera pas possible d’avoir une série aussi captivante : c’est bien la narration éclatée et les prises de vue esthétiques qui fascinent et donnent envie de revenir, et on les doit à la drogue prise par le personnage. Une fois sobre, la série a tendance à être plus calme et plate – il n’y a qu’à voir les épisodes spéciaux de l’an dernier, incroyables, mais moins ambitieux, forcément.

Ah, et d’ailleurs, parlons-en de ça aussi. Les héros de la série vont vraiment connaître le lycée le plus long du monde. Il y a eu quasiment deux ans entre les deux premières saisons, en partie à cause du covid, certes, mais aussi à cause du planning de Zendaya. Est-ce vraiment jouable d’envisager une saison 3 alors que sa carrière a décollé encore plus qu’en fin de saison 1 ?

Les années lycée les plus longues du monde

Je n’ai pas spécialement envie de voir les personnages coincés pendant six ans dans la peau de lycéens, surtout que ça devient déjà dérangeant en saison 2 où certains acteurs interprétant des adolescents sont vraiment trop visiblement devenus des adultes pour que ça passe encore. Ce n’est peut-être pas plus mal vu toute la nudité dans la série de savoir qu’ils sont adultes… mais tout de même, c’est étrange de les voir incarner des lycéens, non ?

Bref, je suis vraiment content de me dire qu’il y aura de nouveaux épisodes, mais je m’inquiète quand même de la date de diffusion de cette saison 3, de ce qu’elle aura à raconter et même de sa qualité. Je n’ai pas envie de voir la série devenir chiante ou médiocre. Je ne suis jamais satisfait, quoi !