Scrubs (2026) – S01E02 – My 2nd First Day – 14/20

Le fait que le revival ne se plante pas totalement est plutôt rassurant. Elle se cherche encore dans ce deuxième épisode et réussit moins à me faire rire. J’attends encore une série qui me fasse rire à gorge déployée, mais en attendant, celle-ci peut faire le taf de divertissement qu’on attend d’une comédie et ce n’est déjà pas si mal, je suppose.

Spoilers

C’est l’heure du premier jour de JD en tant que Chef de service.

I got you this: two chiefs.

Le retour faisait du bien dès le premier épisode, mais nous voici déjà avec un deuxième épisode. Je pense que ce n’est pas forcément une bonne idée d’en avoir balancé deux d’un coup, surtout qu’il n’y en a que neuf. Rendez-nous les vraies saisons, bordel !

JD commence donc en tant que chef de service de l’hôpital dans cet épisode et on nous met de côté toutes les scènes intéressantes où il aurait pu l’annoncer aux autres. À la place, on nous sert une scène où Turk offre à JD des bracelets d’amitié. Vraiment rien ne change et on a trop d’humour forcé là. Les voir marcher en dansant dans l’hôpital ? Je ne suis pas convaincu. Je sais que ça marchait il y a vingt ans (outch), mais là… Nope.

Exactement comme la série se cherche, JD cherche bien sûr son style en tant que chef de service pendant les rondes. Là encore, ça me rappelle Grey’s Anatomy (quelque part en début de saison 5) et ça permet des gags faciles, notamment quand il dit de Sam qu’elle est une « hot mouth ». J’ai ri. JD est aussitôt convoqué par la RH, que je suis content de voir revenir. Elle s’appelle Sibby.

Je pense vraiment que la série va pouvoir me faire rire si on lui laisse le temps de retrouver son rythme. C’est un peu ce qu’il manque pour le moment : elle va à toute vitesse et tout n’est pas aussi brillant ou drôle que ça l’était à la base. Ce qui m’inquiète, c’est qu’elle n’a que neuf épisodes pour trouver vraiment son rythme. Ce n’est pas si facile, je suppose.

Une chose est sûre, les délires de JD dans sa tête ont du mal à prendre sur moi maintenant qu’il est si âgé. Sa relation conflictuelle avec le médecin qui voulait être chef de service, Park, pourrait être bien, mais le personnage est enfermé dans un stéréotype qui me rappelle un peu trop Chang de Community. Il le joue exactement de la même manière, avec la proximité, les murmures à l’oreille, les mimiques exagérées et son plaisir de voir JD foirer tout ce qu’il entreprend. Eh, je l’aime bien du coup.

Bien sûr, nous sommes dans un hôpital universitaire. Les internes apprennent plein de choses, mais il y a un problème : Eliott ne peut pas leur apprendre grand-chose à cause du matériel bien trop daté de l’hôpital. Elle s’en plaint à JD maintenant qu’il est chef de service… La série ne prend pas le temps d’analyser vraiment leur relation, c’est fou. Ils sont divorcés, elle lui demande dans le premier épisode de garder la distance entre eux comme ils l’ont vu en thérapie de couple et elle ne lui reproche même pas d’être là ? C’est un peu abusé d’avoir si peu de suivi.

Par contre, il y a de nouveaux réceptionnistes (infirmiers ?) pour dire à JD qu’ils savent qu’il a trompé Elliot. JD n’apprécie pas le mensonge d’Elliot et s’en plaint, pour mieux découvrir que ça vient de Turk qui a inventé une « Valentina » pour qu’il puisse avoir un peu d’estime de lui.

Cependant, la série n’a que neuf épisodes et fait des choix. Leur but est clairement d’accentuer l’humour et de proposer 150 rêveries de JD. Ce dernier fait tout ce qu’il peut pour proposer un max de changements dans l’hôpital : il accepte tout ce qu’on lui demande et veut faire plein de changements, parce qu’il n’aime pas l’idée que l’hôpital soit traité comme un circuit de F1.

JD demande donc à Asher, son interne, de faire tout ce qu’il peut pour aider un patient, mais c’est aussi une erreur. Il finit par comprendre qu’il fait plein d’erreurs quand sa nouvelle némesis, Dr. Park, l’attend dans son bureau pour le voir s’effondrer sous la pression : Turk est énervé de savoir que JD l’empêche d’avoir un robot high-tech car il accepte le renouvellement de matériel d’Elliot, Elliot n’apprécie pas que son équipement ne soit pas renouvelé, Asher s’énerve trop au téléphone.

Bref, JD est forcé de prendre des décisions et de faire des choix. Il n’est pas le tuteur qu’il rêve d’être pour Asher, parce que la réalité a ses limites ; il vexe à nouveau Elliot en choisissant de financer le projet de Turk à la place du sien. J’aime le fait que ça provoque des remous dans la relation entre Elliot et Turk, histoire qu’on voit où ils en sont 25 ans plus tard. Ils parviennent à se réconcilier vite, mais la dispute était too much. Vraiment, la série en fait trop pour être pleinement drôle.

Bon, la série veut aussi nous développer d’autres personnages. Il n’y a pas que les anciens. Les internes dorment dans l’hôpital, bien sûr, et c’est l’occasion d’essayer de nous les présenter plus longuement. Je tiens à dire tout de suite que j’aime beaucoup Dashana et que Sam, pour l’instant, est trop clichée avec ses blagues sur le fait qu’elle soit influenceuse pour que ça prenne sur moi. Bien sûr que j’aime Dashana quand elle critique Sam, du coup.

Il est dommage que Sam l’entende, évidemment, et pire encore que Dashana essaie ensuite de s’entraîner pour s’excuser sans passer par Sibby (je dois avouer que son ton over the top me fait rire), ça m’a peu accroché. J’aime bien l’idée que Dashana rembourse ses crédits avec les réseaux sociaux, par contre. Faut juste m’expliquer comment elle trouve le temps de faire médecine ET gérer ses réseaux, mais bon. L’intrigue est un peu trop bâclée, je trouve, mais bon, les épisodes ne durent que vingt minutes.

Du côté d’Asher, on se concentre surtout sur sa relation élève/prof avec JD, et c’est dommage. Il obtient aussi le numéro d’un autre interne et j’attends de voir où ils veulent aller avec ça, parce que pour le moment, nous n’y sommes pas.

Le gag de fin d’épisode ? Je n’arrive pas encore à accrocher (et puis toute cette histoire de dîner pour fêter l’arrivée de JD auquel il ne se rend même pas, ça ne m’a pas inspiré grand-chose), mais je ne désespère pas, comme pour le reste de la série. Franchement, ce n’est pas une catastrophe, ce n’est pas un échec et je pense qu’ils peuvent en faire quelque chose. C’est mieux que ce à quoi je m’attendais en voyant la bande-annonce, c’est moins bien que la série dans ses meilleures heures de gloire. Il faut aussi que je souligne que Carla manque dans l’épisode et, à vrai dire, Perry aussi, même si moins.

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Scrubs (2026) – S01E01 – My Return – 16/20

Certes, la série force pour justifier son existence et essaie vraiment d’en faire des caisses pour convaincre qu’elle a des choses à raconter et des blagues à nous livrer. Si ça ne fonctionne pas toujours, je retrouve le rythme et le ton de la série de l’époque. Je ne surfe pas trop sur la nostalgie, parce que je ne me souviens plus assez de la série d’origine, mais juste assez pour que ce revival me fasse plaisir. J’ai envie de lui laisser sa chance.

Spoilers

JD revient à l’hôpital.

It’s so nice to meet an incredible stupid person.

Cet épisode me donne l’impression d’être devant Grey’s Anatomy parce que la première scène est beaucoup trop sérieuse. On y voit JD être en pleine intervention aux urgences et c’est drôlement sérieux. Rapidement, on retrouve le délire habituel de la série cela dit : JD sauve le patient et est aussitôt acclamé par tout l’hôpital. On comprend bien vite qu’il s’agit d’un rêve de JD à l’excès qui est mis en avant. Cela dit, ça fait partie de l’ADN de la série d’avoir JD qui rêve éveillé et c’est plutôt bien foutu pour un retour.

Très vite, on apprend que JD a des enfants dont il s’occupe car il est devenu médecin généraliste à domicile… mais nous ne voyons pas ses enfants pour autant. S’il fait des visites à domicile, c’est donc qu’il ne bosse plus en hôpital. Et pourtant, malgré tout, JD revient à l’hôpital Sacred Heart pour la première fois depuis des années dans cet épisode. Il vit à une heure de celui-ci, son ex-femme y bosse, mais il n’a aucune raison d’y mettre les pieds.

Pour lui comme pour nous, le retour n’est pas si dépaysant. Carla est toujours là, Turk n’est pas censé savoir que JD est là, mais pas d’inquiétude, il est toujours capable de le sentir à distance et, bref, on retrouve le ton de l’époque. La jeunesse n’est plus ce qu’elle était par contre : Turk s’écrase au sol sous le poids de JD quand il le prend sur son dos.

La jeunesse est encore un peu ce qu’elle était : le générique est resté le même ! Je m’attendais à un mauvais reboot et ça fait plaisir de le retrouver comme ça, parce que ça a toujours été un point fort de la série à mon sens. I’m not Superman.

Bon, sinon, Turk a désormais quatre filles, ce qui lui laisse peu de temps libre, mais Carla lui en laisse pour qu’il puisse passer du temps avec JD. L’humour a encore du mal à prendre sur moi. Le rythme est vif, tout n’est pas fluide et la série tente trop de choses différentes en peu de temps. Au moins, cela lui permet d’avoir quelques gags qui réussissent à prendre.

Bien évidemment, JD et Elliot ne sont plus ensemble. Un petit flashback nous rappelle à quel point ils aiment les placards de l’hôpital, mais ils sont désormais divorcés. Quand ils se retrouvent dans leur placard, c’est pour s’engueuler désormais. J’ai eu du mal à accrocher à ce rôle proposé pour Elliot. Je suis content que tout le monde soit de retour, mais c’est étonnant.

JD finit par trouver sa patiente dans l’hôpital, car c’est la raison pour laquelle il est là. Son médecin de l’hôpital est aussitôt un antagoniste pour lui. JD s’en plaint donc au chef de service, et… Perry est toujours chef de service apparemment, ce qui permet aussi le retour de son personnage. Il appelle désormais JD « Oldie », ce qu’on avait vu dans la bande-annonce et qui fonctionne à peu près.

Il faut dire que la nouvelle génération l’épuise encore plus que celle de JD. J’ai l’impression que la série essaie un peu trop de forcer pour tomber dans ses anciennes habitudes. Il y a quelques faux raccords et bien trop de clichés sur la Gen Z qui est accro à TikTok – ce sont les nouveaux internes et ils permettent un peu d’humour. Je n’accroche pas à 100% à certains délires non plus. Je ne sais pas, c’est raccord avec le ton et l’ambiance de la série d’avant, mais la « Feeling Police » qui fait rêver JD comme s’il avait encore 20 ans… C’est étrange.

La série essaie aussi de nous présenter de nouveaux personnages, comme Dashana ou un nouveau docteur qui fait fantasmer Elliot. Comme pour les internes, je suis sceptique pour l’instant, mais ça a toujours fait partie de la série d’avoir des médecins en train d’apprendre n’importe comment la profession.

Ceci étant, ce revival réussit plutôt bien à introduire des personnages en s’appuyant sur les stéréotypes et en enchaînant avec beaucoup de rythme tous les gags. Malgré la volonté de forcer l’humour, sans forcément y arriver (mon seul vrai éclat de rire est pas assumable, c’est pour le surnom de la dernière gamine de Turk), la série prend aussi le temps d’aborder quelques intrigues plus graves. On a un message social plus ou moins explicite avec les patients qui ne veulent pas entrer dans les urgences ou surtout un Turk qui se plaint d’être en burn-out et complètement déprimé. Il a bien besoin de retrouver son meilleur ami, mais comme il ne veut pas parler de ses sentiments toute la nuit, il le plante alors même que Carla avait accepté qu’il passe une nuit loin de chez lui.

Le lendemain, JD est énervé de voir que Turk est sorti avec The Todd plutôt que lui (c’est un peu trop forcé tous les personnages secondaires), Elliot est énervée de voir JD rester plus longtemps que prévu et… Ouais, je ne sais pas, la série semble trop vouloir essayer de trouver des raisons de faire rester JD et de justifier son existence. Pour se faire, JD nous assure en voix off qu’il adore enseigner et que ça lui manque de ne plus le faire.

On voit donc JD expliquer à Sam comment faire une procédure compliquée, toujours avec humour (feeling silly, ça marche sur moi), puis c’est Perry lui-même qui explique à JD qu’il faut qu’il revienne. Il a envie que JD revienne parce qu’il fait bien le job et qu’il aimait ce qu’il faisait, et l’hôpital a besoin de bons feelings.

En effet, Turk est déprimée et ça force même Dashana à lui expliquer qu’elle était dans cet hôpital pour lui parce qu’il était une légende vivante. Voilà donc la fin d’épisode qui nous réserve quelques surprises, avec un peu de Coldplay, JD qui se voit offrir un job et un des internes qui regrette de ne pas être venu en aide à une patiente quand il aurait pu encore la sauver. Cela permet de créer du lien entre les internes, devant JD. JD décide de prendre le poste que Perry lui offrait, avant de découvrir que le job en question est justement celui du Dr Cox. Oh.

Cela n’a aucun sens que le flambeau soit transmis comme ça, mais admettons. Là encore, la série semble vouloir trop forcer et justifier son existence, mais je crois qu’il y a des idées qui fonctionnent malgré tout.

Enfin, on retrouve les gags de fin d’épisode… sans que ça n’arrive à me convaincre pour l’instant. Mais bon, eh, JD et Turk sur le toit de l’hôpital, ça offre quelques promesses pour la suite.

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Scrubs 2026 (S01)

De quoi ça parle ?

25 ans plus tard, l’hôpital du Sacred Heart rouvre ses portes à JD qui retrouve Turk, Elliot, Carla et toute l’ambiance de la sitcom de 2001.

Ce que j’en attends

S’il y a bien un genre qui me manque ces dernières années dans mes visionnages, c’est celui de la vraie comédie, celle qui est capable de me faire rire même quand il y a des rires pré-enregistrés. C’est simple : depuis la fin de Life in pieces, Younger et, encore avant et pire encore, Community, je n’ai jamais totalement retrouvé mon bonheur. Oh, il y a bien eu des petits sursauts, notamment avec WandaVision et surtout She-Hulk, mais ces séries me manquent.

2026 amène son lot de promesses avec des revivals et reboots, et Scrubs est le premier d’entre eux. Il faut bien avouer que la série me plaisait à l’époque sans être pour autant ma préférée. Si j’ai bien suivi les aventures de JD jusqu’au bout, je n’en garde pas un souvenir très précis : j’ai dû voir chaque épisode une seule fois et je n’ai jamais eu envie d’y revenir plus que ça. Je sais aussi que j’avais bien aimé la saison 9, je devais être le seul, et que je n’en ai plus aucun souvenir du tout.

Cela tombe bien : ce revival de neuf épisodes ne tient pas compte de la saison 9. C’est une décision étrange pour une suite de série… Pour le reste, j’attends de retrouver les personnages et l’humour génial de la sitcom. J’ai un peu peur de ce que ça va donner : How I met your Father a prouvé que parfois les scénaristes restaient coincés dans les vieilles formules qui ne fonctionnent plus. Bref, je suis curieux de voir ce que ça va donner et c’est donc sans surprise que je me lance dans le visionnage dès aujourd’hui (pas merci Disney + de le diffuser à l’internationale dès le jeudi 26 février mais pas en France apparemment ?).

Note moyenne de la saison : –/20

How to die alone – S01E01 – Stop Living – 17/20

La série a beaucoup d’atouts, en vrai : un casting sympathique, des personnages originaux, un focus sur un métier peu mis en scène et un humour qui fonctionne. Pour une série commencée quasiment par pur hasard parce qu’un épisode était sorti il y a moins de 24h et qu’Agatha n’était pas disponible… c’est un coup de chance ! Dommage que les épisodes durent 30 minutes, en revanche, et que je ne sois pas sûr de ce que réserve la suite de la série, mais c’est un premier épisode efficace pour donner envie de voir la suite.

Spoilers

Pour son 35e anniversaire, Melissa a une journée de merde.


We’re invisible to him, and everybody else

Je ne sais pas trop à quoi m’attendre, parce que je commence la série littéralement parce que dans la bande-annonce, j’ai aperçu Oliver de How to get away with murder dès la première seconde. J’ai su que j’allais avoir envie de regarder. Les premières secondes de la série sont plutôt sympathiques aussi : le générique m’a fait rire avec son « stop living » sur un train.

On s’éloigne ensuite de New-York pour se retrouver à l’aéroport où arrive l’héroïne de la série pour sa journée de travail. Ils oublient juste de nous donner son prénom ou celui des personnages principaux de la série, par contre. Ce n’est pas si grave et c’est dans l’esprit de la série : le personnel de l’aéroport est invisible, tout simplement.

L’héroïne elle-même n’est pas regardée par la sécurité quand elle la passe, ça en dit long. On la voit dans sa routine, ce qui est bien drôle parce que ça permet plein de petits gags qui fonctionnent plutôt bien. Histoire de nous accrocher au personnage, elle reçoit alors une invitation pour un mariage, version 2024. C’est forcément son ex vu la réaction : l’invitation est pleine de photos sur un blind date qui a fonctionné au point de finir en mariage.

Elle est dégoûtée par le mariage de son ex. C’est rapidement confirmé à l’arrivée de son collègue et meilleur ami : elle l’a largué pour éviter qu’il ne la remplace (ridicule de sa part aussi) et on l’apprend alors qu’elle s’en plaint à « Oliver », donc. Il m’a rapidement fait rire. Cet acteur était clairement fait pour la comédie, et ça se sent encore plus depuis la fin de How to get away with murder.

Bon, sinon, on en parle du move de l’ex qui envoie son faire-part de mariage le jour de l’anniversaire de l’héroïne ? C’est un peu violent comme pratique, tout de même. Les personnages oublient un temps cette information tout de même, parce qu’il y a une grande star (du basketball, forcément ?), Lizzo, qui débarque à l’aéroport. Cela fait que l’héroïne, son meilleur ami et collègue, puis deux autres personnages se précipitent dans l’aéroport pour le voir passer.

Dommage qu’ils soient invisibles, dommage qu’ils provoquent un accident au passage – la chute est vraiment comique, pour le coup. L’héroïne se retrouve à devoir remplir des rapports d’incident passionnants en présence de son ex, alors que c’est toujours le jour de son 35e anniversaire. Une autre scène nous apprend ensuite qu’elle a peur de voler, même si elle bosse dans un aéroport. En vrai de vrai, je trouve ça intéressant de voir une série dans un aéroport, c’est original et ça change.

Sinon, l’héroïne est une fumeuse, sa famille pense qu’elle est une cause perdue et elle a peur des flics parce qu’elle est noire. Elle s’appelle Melissa, aussi, même si ça, ce sont les sous-titres qui me l’apprennent. Le personnage est grave attachante. La pauvre doit aussi passer son anniversaire toute seule, abandonnée par son meilleur ami qui doit s’occuper d’un gala de charité. Elle passe alors son anniversaire à Ikea (bon, la version américaine, Umlaut ?) et s’achète une armoire à monter. Y a mieux pour un anniversaire.

Si je ne vois pas ce que ça peut donner sur du long terme, Melissa m’a bien fait rire tout de même. C’est horrible d’avoir rigolé aussi quand elle s’excite après un rat dans son appartement et se prend l’armoire qu’elle vient de monter sur la gueule. J’ai eu tellement de peine pour elle, mais c’était drôle. Apprendre qu’en plus elle s’est étouffée sur sa bouffe et a arrêté de respirer pendant plus longtemps que Despacito ? Elle est brillante.

OK, la série parvient à me faire tellement rire. À l’hôpital, on lui chante « joyeux anniversaire » et j’ai fini par vraiment éclater de rire. La pauvre se retrouve à devoir appeler Rory pour venir la chercher, sauf qu’il ne répond pas. Rory, c’est son collègue (Oliver, donc) et… bordel, dans sa sous-intrigue à lui, il se tape le basketteur parce qu’il l’a croisé dans les toilettes et qu’un quiproquo grave bien écrit a mené à ça.

C’est triste qu’il ne soit pas là pour sa meilleure amie derrière, mais j’ai bien ri tout de même. Tant mieux d’ailleurs, parce qu’on introduit ensuite la patiente dans le lit à côté de celui de Melissa et c’était moins fun à suivre… en plus, elle donne des conseils de vie à Elise et a une conversation profonde avec elle, juste avant de mourir. Mais… C’est horrible. En plus, la mort se fait sur la chanson The Funeral que j’adore. Oh, ça finit en vrai éclat de rire pour moi quand Melissa vomit sur Elise alors qu’elle s’imagine à sa place. Quelle angoisse.

Après tout ça, Melissa essaie d’appeler Jada – sauf que Jada est en plein rencard et n’a pas envie de décrocher le téléphone du tout. Le grand frère finit par aller chercher la petite sœur à l’hôpital – et tant pis pour son rencard. Bon, OK, soit. Je trouve qu’il aurait fallu que l’épisode s’arrête là, en vrai, sur le vomi.

Sans la moindre surprise, Melissa s’engueule avec son frère et finit par errer seule en ville. Tu parles d’un anniversaire : elle finit dans un bar à karaoké à se plaindre à la barmaid de la mort d’Elise (dont elle a les affaires par erreur) et du fait que son job consiste à emmener les gens où ils veulent aller quand elle ne sait pas elle-même où aller. Elle est touchante. C’est un peu too much pour un premier épisode, mais elle est touchante. La barmaid l’est aussi : elle lui laisse son numéro de téléphone et s’assure qu’elle sait où aller.

Melissa assure avoir une safe place où se rendre. Elle lui assure que oui, mais nous la voyons donc se rendre ensuite dans un appartement dont elle a la clé : celui d’Elise. Ben oui. Elise n’avait personne après tout, elle peut bien lui voler son incroyable appartement mille fois plus classe que le sien. Elle gagne même un chien au passage. Incroyable et improbable comme début de série.

Melissa rentre ensuite chez elle avec Bubba, le chien, et est bonne pour le ménage que personne n’a fait bien sûr. C’est terrible d’être seule dans ces cas-là. En vrai, son appartement n’est pas horrible que ça par contre : elle a des plantes, pas mal d’espace et tout… Je veux bien rater ma vie comme ça moi. Bon, en revanche, avoir son ex, Alex, dont elle est clairement encore amoureuse et qui continue de jouer un jeu de séduction avec elle, c’est pas cool.

L’épisode se termine sur l’envie de Melissa d’aller à Hawaii pour le mariage d’Alex. Elle n’a pas le fric pour… mais Elise, elle, l’avait. Du coup, elle utilise sa carte bleue. Qu’est-ce qui pourrait mal tourner ?

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