Veronica Mars : Mr Kiss & Tell

Salut les sériephiles,

Le 15 septembre dernier, je vous parlais du premier des deux romans Veronica Mars… Quatre mois plus tard, il est temps pour moi de venir évoquer pour vous le second, nommé Mr Kiss & Tell. Ça me déprime de voir que ça m’a pris de tant de temps, mais pour ma défense, je ne l’ai lu que le matin en allant au boulot, et pas chaque matin parce que j’ai parfois des urgences à régler ou des messages à envoyer. Puis, il y a aussi eu le Mois de la BD pour me ralentir, l’air de rien. Bref, mon rythme de lecture est lent, ce n’est pas nouveau, et ce n’est pas la question surtout !

Veronica Mars : 10 anecdotes à connaître de toute urgence sur la série culteRewatch saison 1
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Quelques petits spoilers sur le film et la saison 4 ci-dessous.

La question est donc d’en venir à donner mon avis sur ce second volet des aventures livresques de ma détective privée préférée… Et c’est toujours un avis très positif ! J’ai beaucoup aimé ce second roman, pour les mêmes raisons que le premier : j’ai eu l’impression de découvrir une pièce de puzzle qu’il me manquait vraiment entre le film et la saison 4. Non seulement ça, mais en plus, ça m’a fait plaisir de retrouver les personnages : on voit un peu plus Logan et Wallace dans ce tome, alors je ne vais pas bouder mon plaisir. Mac aussi a encore son rôle à jouer, mais ce n’est pas la seule, parce que la victime de ce livre n’est pas une totale inconnue. Je n’en dis pas plus, parce que c’était une surprise que je n’avais pas vu venir – Rob Thomas est trop fort pour ça, il reprend toujours de bons éléments de son univers.

L’intrigue de ce volet revient sur l’agression et le viol d’une jeune femme dans l’hôtel le plus huppé de Neptune (toujours le même). Busby berkeley creativitysee GIF - Find on GIFERVeronica est embauchée non pour résoudre l’affaire, mais plutôt pour dédouaner la direction de l’hôtel de toute responsabilité. Ce point-là permet de mieux cerner la personnalité si acerbe de Veronica dans la saison 4, parce qu’on suit beaucoup plus son évolution à connaître son avis sur tout ça et à interagir avec certains, comme Weevil par exemple.

En parlant d’évolution, ce livre est la suite directe du précédent. Enfin, « directe ». Un peu d’eau a coulé sous les ponts tout de même, mais plusieurs références au premier roman sont parsemées dans le texte. Autrement dit, je ne regrette pas du tout de les avoir lus dans le bon ordre, car très clairement, ça spoile des éléments majeurs de l’enquête… mais en même temps, de le lire, j’ai eu l’impression que ça m’aurait spoilé certaines surprises que j’avais eu en saison 4 aussi !

Ces romans sont vraiment chouettes et m’ont permis de mieux cerner le changement de ton proposé en saison 4, tant du point de vue des personnages que de l’intrigue. En effet, l’intrigue proposée ici est beaucoup plus lente que dans les premières saisons, elle se construit sur du long terme.https://media.melty.fr/article-3968729-raw/media.gif Un gros point noir toutefois : je trouve que la fin est beaucoup trop précipitée. C’est déjà quelque chose qui m’avait marqué sur le premier roman, mais là, j’ai terminé frustré de ne pas revoir certains personnages et de ne pas avoir quelques conclusions supplémentaires – toujours les mêmes personnages concernés par cette phrase, en plus.

Comme toujours avec Veronica, on a l’impression qu’il y a des dizaines et des dizaines d’histoires à raconter encore. Comme c’était aussi le cas avec la saison 4, j’espère dorénavant que Rob Thomas trouvera le moyen de nous ramener une fois de plus Veronica dans nos vies, que ce soit à l’écran ou en livre. En revanche, comme pour le premier roman, je trouve que ce titre est un peu perché, et que ça a la fâcheuse tendance à spoiler quand on y arrive dans le livre. 7 Reasons Deputy Leo Deserved His Own 'Veronica Mars' SpinoffL’anglais, lui, reste savoureux – pas trop simple, mais pas trop compliqué non plus – avec un certain nombre de répliques bien senties, de jeux de mots et de références.

On n’est pas perdu par rapport à la série… Je ne peux que conseiller les romans aux fans, et lors d’un prochain rewatch de la série, je pense que je prendrai le temps de les relire aussi, parce qu’ils sont vraiment bien écrits !

The Ickabog vaut-il le coup ?

Salut les sériephiles,

Ces derniers temps, le jeudi, je vous parle de livre, et il n’y a donc pas trop de raisons que ça change aujourd’hui. J’ai à évoquer avec vous le tout dernier JK Rowling sorti lundi dernier, The Ickabog, dont j’avais déjà parlé lors de sa publication gratuite au cours de l’été dernier. Bon, par où commencer ? Malheureusement, par un point nécessaire sur la transphobie, je crois.

Voir aussi : Un nouveau conte signé JK Rowling

En préambule, il me paraît important de préciser que le bénéfice des ventes de ce livre ira intégralement à des associations aidant les personnes touchées par la pandémie. Le choix des assos est possiblement discutable, mais l’intention est assez louable pour que je ne me sente pas particulièrement coupable d’apporter de l’argent à une personne ayant des propos transphobes – d’autant plus que je pense sincèrement qu’elle ne se rend pas compte du problème, qu’elle ne voit vraiment pas le mal dans ses propos. Elle se pense véritablement ouverte d’esprit, et elle l’est dans une certaine mesure, parce qu’elle n’aurait jamais tenu si longtemps autrement avec cette image si parfaite que beaucoup en avait et qui fait que la chute est plus dure :

Jk rowling GIF - Find on GIFER

Non, je ne suis pas d’accord avec son point de vue sur ce sujet. Pour autant, je la pense sincère dans son incompréhension. C’est gênant qu’elle n’écoute pas – ou en tout cas qu’elle ne comprenne pas – mais oui, je vais continuer de lire ses livres, parce que je ne crois pas à un monde où on n’arrête de communiquer avec les gens qui ont une opinion différente de nous. Ce n’est pas parce qu’on arrêtera de la lire qu’elle changera d’avis ou qu’elle perdra sa voix – et au contraire, ça a tendance à refaire une promotion et à l’enfoncer dans ses certitudes. L’éducation ne passe pas par l’ignorance d’une opinion – aussi transphobe soit-elle.

Ca vaut pour beaucoup de choses, et les exemples d’auteurs racistes que l’on continue de lire aujourd’hui sont encore nombreux, alors qu’ils ne représentent pas des valeurs acceptables aujourd’hui. Ils sont le reflet de leur époque, de leur temps, d’un mode de pensées dominant. Il en va de même pour Rowling : elle est le reflet d’une tranche d’âge, majoritaire, je crois !, qui est larguée sur les questions des représentations et des mouvements LGBT+. Elle n’est pas dans le crime comme l’est Polanski, je ne vais pas arrêter de lire tout ce qu’elle écrit – en plus, vraiment, c’est contreproductif car ça l’enferme dans une position de victime particulièrement insupportable derrière laquelle elle se cache pour ne pas se remettre en question et pour affirmer sa légitimité. gif JK Rowling a year in the life of jk rowling thegryffindorseeker •L’avantage, c’est que ça met le doigt sur un vrai problème et que ça prouve que l’ouverture d’esprit est plus grande en 2020 qu’elle ne l’était avant où personne n’aurait réagi à ses propos. Rowling représente une génération qui se laisse manipuler par les réseaux sociaux et les mauvaises influences et nous donne à tous une leçon ; surtout que tout ce qui lui arrive semble venir de mauvaises fréquentations.

Ce n’est que mon point de vue, ce n’est pas le sujet prévu pour l’article, mais oui, je crois qu’elle est tombée sur une mauvaise face de Twitter et qu’elle suit les mauvais mouvements. Tout ce que ça dit, c’est qu’on doit rester vigilant nous-mêmes à qui l’on suit… Et je pense que tout brûler et arrêter de lire ce qu’elle écrit pour ça est un non-sens, parce que ce n’est pas le sujet de la plupart de ses écrits et parce qu’elle représente un mouvement de pensée qui me paraît encore dominant dans une grande partie de la population, pas du tout au fait des mouvements LGBT+. Quel intérêt, donc, de la renier, mais de continuer à aller à un dîner de famille, par exemple ? La déconstruction ne peut passer par une annulation d’une grosse partie de notre enfance (surtout que l’univers des fanfics est énorme et bien plus ouvert d’esprit), ni par un arrêt total de la fréquentation des travaux de Rowling.

De toute manière, objectivement, plus on avance dans le temps, moins ils sont bons dans leur construction… Ce qui est intéressant à analyser du point de vue littéraire, je trouve. Ce n’est pas la question non plus, parce que la plume, elle, reste incroyable. Je me suis déjà embarqué dans un 500 mots, alors que ce n’est pas le sujet, surtout que The Ickabog a été écrit il y a un moment, et ça se sent.

Ickabog

Bon, alors, qu’est-ce que j’en pense de ce conte pour enfant ? Je vous disais en juillet dernier que je trouvais que Rowling avait beaucoup de mal à instaurer son univers, et je continue de le penser. Potter mis à part (et encore pour les tomes 5 et 6 !), elle a toujours du mal à mettre en place tout ce qu’elle veut de manière fluide. Les premiers chapitres de ce conte nous introduisent des tas de personnages et lieux sans qu’on ne sache bien ce qui aura ou non de l’importance… et ça a un effet rebutant, quand même.

L’avantage, cependant, c’est que comme les chapitres sont courts, on a rapidement envie d’y revenir ; ça se lit tout seul et ça se lit vite. L’histoire en elle-même finit par être intéressante, même si certaines choses se font attendre bien longtemps, et l’on retrouve la patte littéraire de l’auteur a bien des endroits, à commencer par les jeux de mots autour des noms. C’est un conte pour enfants, après tout, mais c’est très agréable à lire, et c’est fluide.

Comme c’est un vieux travail, on n’y trouve pas une trace de sujets faisant débat et c’est agréable, parce qu’on est embarqué dans un nouvel univers et dans un conte sympathique. Dire que c’est « pour les enfants » est toutefois réducteur de ce que c’est vraiment : on sent bien un message politique inscrit en creux de son œuvre. Elle dit l’avoir écrit il y a des années, et je pense que c’est vrai, mais on peut facilement y lire une critique qui insiste sur l’importance d’avoir des leaders cultivés et sur les ravages des fake news lorsqu’on est au sommet d’un état. Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est de la politique pour les enfants, mais disons qu’on retrouve un peu le message qu’incarnait Fudge dans le tome 5 de sa saga ; et aussi un bon grand méchant qui l’est pour le plaisir de l’être.

Home - The IckabogC’est un conte, le monde présenté est donc un peu trop divisé en deux à mon goût, mais là aussi, on sent une réflexion sur les apparences à de nombreuses reprises, et notamment une réflexion sur ce qu’est le vrai mal et ce qu’est le bien.

Bref, c’est un conte avec un joli message pour les enfants, il a des moments trépidants, des rebondissements, des instants plus sombres et une fin qui conclue vraiment les choses, ce qui est un plus avec Rowling ayant tendance à faire des histoires à rallonge. Je pense qu’il y a moyen de passer un chouette moment en le lisant, que ce soit seul ou avec des enfants. Et même si la couverture est moche et que j’ai déjà lu tout le texte gratuitement, je le mets dans ma liste d’envies pour Noël parce que je sais que j’aurais envie de le relire et d’en découvrir les illustrations – et puis, ce n’est jamais qu’une vingtaine d’euros pour la bonne cause !

Les 150 liftings de Buffy et Joyce (reboot)

Salut les sériephiles,

Une chouette couverture, un comic pas ouf auquel je ne suis pas sûr d’avoir tout pigé franchement. Et un lifting flippant.

Il est temps pour moi de revenir sur mes lectures du mois de la BD, parce que c’était il y a deux semaines tout de même que ça s’est terminé. Je reprends donc cette semaine avec mon avancée sur le reboot de Buffy, dans lequel je suis enfin à jour – j’ai même lu celui de la semaine dernière avant d’écrire cet article. Il est donc temps de faire le point sur les comics 13 à 17 et… oups, j’ai déjà tout oublié.

Voir aussi : Le Bilan du mois de la BD !

J’exagère, évidemment, mais soyons clairs, plus on avance, moins j’accroche à ce reboot. Evidemment, les décisions des débuts font que la série n’a plus rien à voir avec l’originale, mais le vrai problème, c’est surtout que je trouve les personnages très peu développés. En fait, il est assez clair qu’on essaie de nous vendre un produit dans lequel on connaît déjà les personnages et les caractères, donc on ne cherche pas à les développer plus que ça… sauf qu’en contrepartie, les histoires changent du tout au tout, et les caractères aussi, sans explication. Parfois, je retrouve totalement certains personnages… et parfois je ne les reconnais pas du tout. Le tout dans le même livre. C’est gênant.

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8#9-12 | #13-17

L’autre détail qui me gêne de plus en plus, et ça me gênait déjà avant le reboot dans les saisons 8 à 12, c’est que les dessinateurs changent régulièrement. Parfois, on a vraiment des planches où Buffy EST Sarah Michelle Gellar, c’est évident. Et puis parfois, on a des planches où… hum, le dessin est totalement différent et ne fait pas l’effort de ressembler au moins à ce qu’il se passait dans le comic précédent ? Je ne dis pas que je veux que Buffy ressemble toujours comme deux gouttes d’eau à SMG, juste qu’un peu de suivi d’un comic à l’autre serait appréciable. Bon, ça, déjà, mais aussi juste qu’il soit possible de vraiment distinguer les personnages. Dans le numéro 17, il y a une planche où je n’étais vraiment pas sûr de moi, mais si, c’était bien Buffy et Joyce, sa mère :

A ce stade, je ne sais vraiment pas comment on a pu en arriver là ?

Sérieusement ?! Elles ont le même âge sur cette planche, c’est de pire en pire – pourtant, il y a eu un comic où ce n’était pas le cas plus tôt. Bref, il est difficile de s’accrocher avec ces personnages qui changent d’apparence et d’âge à chaque fois.

On partait de ça quand même… C’était top, même si cette fois, c’est SMG qui ne paraît pas du tout avoir 17 ans.

Du côté de l’histoire, j’accroche énormément au personnage de Robin rajeuni. Il n’a à mes yeux absolument plus rien à voir avec le Robin que l’on connaît, mais alors plus rien du tout… Ca le rend quand même cool. Son couple avec Buffy est bien plus sympathique que ne l’était Buffy/Angel, comme je n’ai jamais vraiment accroché à ce ship… par contre faire un reboot de Buffy sans ce couple mythique, c’est un peu bizarre.

Dans le genre bizarre, nous avons aussi Willow qui s’est barrée de Sunnydale à la mort de Xander, histoire de faire sa vie dans ses comics solo dont je parlerai dans un autre article quand les cinq tomes prévus seront parus (d’ici un mois, donc)… mais qui est revenue avant que ne s’achève son arc solo ? Cela représente quand même plusieurs mois pour Buffy, mais on doit donc suivre deux Willow, et je trouve ça dommage pour le suivi au sein de l’univers… Sans compter que ça nous spoile totalement une des intrigues en cours et un gros échec sentimental de plus pour Willow.

Du côté des bonnes trouvailles (ou pas) de ce reboot, j’aime bien voir Xander, parce que non, finalement, il n’est pas vraiment mort. Le voilà donc devenu l’équivalent d’Angelus, mais je trouve ça assez fou qu’en si peu de temps, il puisse devenir un grand méchant avec plein de gens sous son pouvoir. C’est Xander quoi, même en vampire, ça n’a pas de sens de le voir devenir si méchant. En plus, tout le monde lui tourne le dos et même Willow est prête à le tuer désormais… alors qu’elle lui avait donné un bout de son âme pour le sauver tout de même !

Quand tu as envie de revoir l’épisode Passion parce que sa réécriture n’est pas si ouf.

Enfin, si j’aime beaucoup voir Kendra être développée en tant que personnage parce que la série était frustrante sur le sujet, je trouve assez schématique de la faire sortir avec Rose. Paradoxalement, ce sont peut-être deux personnages parmi les plus développés, même si on voit de moins en moins Rose au fur et à mesure des comics. Après, il y a tellement de personnages à gérer que Cordelia ou Anya ont disparu de la circulation, et c’est quand même dommage. Il n’y a plus qu’à attendre l’arrivée de Tara maintenant. Comme pour faire vendre, Boom semble vouloir ramener tout le monde aussi vite que possible dans ses séries de comics, je ne doute pas qu’elle finira par apparaître assez vite – j’ai déjà eu un gros doute à la fin du Willow du mois de septembre, mais je n’ai pas encore lu celui d’hier. C’est en tout cas grâce à cette stratégie qu’on s’est retrouvé avec tout un comic consacré à Wesley qui semblait n’avoir rien à foutre là. Tant qu’on m’introduit rapidement Faith comme ça semble être la perspective, ça me va !

Au moins, ça me validait sans problème le point bibliothèque du mois de la BD ça :’)

C’est juste un peu chiant de se farcir tout un comic sans Buffy quand c’est le titre, surtout que tu ne sais jamais à l’avance à quoi t’attendre en commençant un nouveau numéro. Puis, ce Wesley aussi est rebooté, bien moins maladroit et avec Ethan qui le hante allez savoir pourquoi. Franchement, le duo est intéressant, mais ça n’a pas trop de sens, même dan la manière dont on nous les présente. J’ai peur pour Faith !

Bref, je continue à lire parce que j’aime retrouver les personnages, mais Jordie Bellaire s’éclate à l’écriture et semble faire un peu n’importe quoi. J’ai lu des fanfics plus efficaces que ça… Je continue par habitude, en fait, et puis maintenant que j’ai lu 17 tomes, autant continuer. Non ? En tout cas… J’ai trouvé la suite de cases parfaite pour exprimer mon ressenti face à ces comics depuis le tome 1 :

Hellmouth – Buffy/Angel (BOOM! Studios)

Salut les sériephiles, et surtout les fans de Buffy !

Comme promis hier, je reviens aujourd’hui pour vous parler du Mois de la BD qui continue de bien avancer, l’air de rien. Ben oui, je ne regarde peut-être pas de séries ces derniers temps, mais je me rattrape au moins dans mon retard d’un an complet des comics du reboot de Buffy, comme prévu. Si j’ai mis du temps à me lancer dans mon challenge de ce mois, je rattrape peu à peu mon retard, puisque j’en suis désormais à seize bande-dessinées lues pour dix-huit jours… autrement dit, je suis bien parti pour au moins lire tout ce que j’avais prévu. Je vais faire en sorte d’y arriver.

Voir aussi : The Promised Neverland – Tomes 13 à 15

Pour cette semaine, je débarque donc pour évoquer le grand arc narratif rebaptisé Hellmouth, formant le premier crossover entre les séries Buffy et Angel, sur cinq numéros – et autant de mois. Bon, et comment dire… Ce n’était ce que j’en attendais, et ça me rapporte bien moins de points que prévu. Laissons de côté les points du Mois de la BD, cela dit, histoire de parler vraiment du sujet de cet article…

Hellmouth (1-5)

Je n’ai pas du tout accroché à cet arc qui nous réunit les deux héros que sont Buffy et Angel. Il faut dire que ce n’est pas vraiment surprenant : si j’adore les séries originales, les deux personnages ne sont pas tellement des personnages que j’aime. Là, toute l’intrigue se concentre uniquement sur leurs aventures et les envoient dans la Bouche de l’Enfer, comme l’indique le titre.

Pourquoi je n’ai pas accroché ? Ben… L’intrigue se déroule en parallèle des autres comics, qui eux se déroulent sur plusieurs jours, alors qu’ici, on n’a pas trop idée du temps qui passe. J’ai eu énormément de mal avec les dessins de ces comics… Outre les looks franchement hasardeux (les fringues de Buffy ?), les positions des personnages semblent vouloir être évocatrices juste pour le fun, notamment dans les combats, ce qui n’est pas spécialement digne du Buffyverse, mais bon.

C’est méga douteux les bas résille et la maigreur des personnages… Regardez-moi ce look !

Au-delà de ça, la relation entre Buffy et Angel débute pleinement dans ces comics, sauf qu’avec le reboot et le coup de jeune donné aux intrigues, ben… ça ne prend pas du tout. Je suis team Spuffy, ça n’aide pas, mais là, Buffy et Angel n’ont rien d’un couple et leur duo ne fonctionne pas trop. Les répliques sont drôles, mais la révélation qu’Angel est un vampire met trois plombes à arriver pour être évacué bien trop vite.

Ajoutons à ça qu’une bonne partie des dessins était à mes yeux parfaitement illisible (mais parfois, ils sont super jolis, OK) quand il s’agissait des combats, et ça donne un ensemble assez décevant, avec une fin en deus ex-machina quand des personnages débarquent pour sauver Buffy à dos de créature magique introduite sans explication. Pas exceptionnel, mais j’ai aimé le cliffhanger final qui décide de nous informer que Buffy et Kendra (arrivée par-là par un twist scénaristique franchement perché) ne sont pas les seules Tueuses en vie. La Tueuse qui a précédé Buffy est encore de la partie. Ah, ça devrait relancer ce reboot vers autre chose… Non ?

Buffy (09-12)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8#9-12 | #13-17

Quand je disais que ce n’était pas ce que j’en attendais et que ça m’apportait peu de points, c’est parce que ces quatre comics s’intitulent Buffy… mais Buffy n’y est tout simplement pas, puisqu’elle est dans la Boca del Infierno. C’était particulier au départ, mais petit à petit, on s’y fait et le flambeau est repris agréablement par Willow, Xander (un peu) et… Robin ? Ah.

La Bouche de l’Enfer est ouverte, mais il n’y a pas d’Apocalypse, juste des humains qui perdent de plus en plus leur self-control. Cela donne lieu à un tas de scènes un peu chiante de personnages qui s’engueulent. C’est sympa au départ quand on ne comprend pas d’où les ruptures sortent (notamment Willow/Rose, c’était infernal de rendre Willow aussi chiante), c’est lourd ensuite quand on se retrouve avec Giles qui perd ses nerfs ou une dispute Willow/Xander.

Même si certains dessins sont sympas, les traits des personnages paraissent hyper caricaturaux, et le côté « PAS CONTENT » de tous les personnages n’aidait en rien. C’était lourd comme ambiance. C’était le but, OK, mais c’était lourd.

Là aussi, les dessins sont parfois illisibles : j’ai bien cru qu’Anya était Buffy dans un cliffhanger, et je ne comprenais pas. L’arrivée de Kendra se fait donc sur un twist tordu, mais j’aime bien l’idée de voir Robin être un Observateur adolescent. Du point de vue de la série, ça n’a pas trop de sens, mais l’histoire fonctionne plutôt bien. En plus, Kendra débarque pour sauver Rose et Cordelia, alors forcément, je l’aime bien dans cette version.

En revanche, Cordelia, je ne comprends plus rien à cette version du personnage qui accepte de bosser dans un fast-food servant du poisson (du thon !) tout en étant toujours la pimbêche superficielle des premières saisons ET une ado capable de se mettre à taper du vampire en pleine bouche de l’enfer. Wait what ?

Du côté de l’intrigue générale de cet arc, j’ai eu du mal aussi sur la fin. J’adore l’évolution des personnages et je sais que je continuerai de lire juste parce que j’aime ces personnages… mais l’histoire des humains devenant des zombies pour la Mère de l’Enfer, c’était peu engageant. En plus, le sacrifice de Xander, un moment méga important tout de même, a été bien atténué par le fait que je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il faisait et ce que ça signifiait pour le perso. Bref, je suis mitigé. Et j’ai perdu Drusilla au passage. Et Jenny qui débarque de nulle part à la fin, c’était chelou. Mais bon !

Angel (06-08)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #00 | #01 | #02 | #03 | #04 | #05

Oh, je n’ai lu que trois comics ? J’ai eu l’impression que c’était plus, mais c’est surtout parce qu’on tient là l’intrigue qui me plaît le plus ! En effet, on se débarrasse du personnage titre qui se retrouve en Enfer lui aussi pour ne garder que Fred et Gunn, c’est donc immédiatement un véritable plaisir à suivre, même si les dessins sont franchement immondes par moment (enfin, non, mais juste, ça ne ressemble pas du tout aux acteurs… Après, on s’en fout, je sais bien, mais ça me fait mal parce qu’ils essaient de faire en sorte que ça y ressemble et en fait non).

La série propose sa propre raison à la folie de Fred, et ça marche moyennement, mais j’aime bien la manière dont ça permet à Gunn de devenir allié avec… Spike ! Forcément, l’arrivée de Spike dans cet univers, c’est plaisant ! Et ce n’est pas la seule bonne surprise de ces trois comics qui introduisent également Wolfram & Hart, ainsi que Lilah.

Les dessins sont super chelous… Ont-ils seulement déjà vu Amy Acker ? Et vous, êtes-vous capables de dire qui est Fred et qui est Lilah sur ce dessin ? Le rajeunissement des persos et les traits du dessin… J’ai tant de mal avec ce lifting ! Je souffre des yeux, même si j’aime beaucoup ce reboot.

J’ai beaucoup de mal à voir vers quoi ils se dirigent, mais j’ai hâte de lire le comic suivant, qui intègre définitivement Spike à ses pages. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont en faire… J’espère aussi que Lilith restera présente pour la suite des aventures dans ce reboot, parce qu’elle est un personnage créé de toutes pièces dans ce comic – à partir de LA Lilith que tout le monde connaît – que j’aime énormément. Elle a un franc parler et une manière de faire avancer l’histoire qui est agréable.

Voilà, cinq saisons d’Angel résumées en deux bulles.

Vous aurez donc compris que des trois séries à suivre en parallèle avec cette arc Hellmouth, c’est Angel qui a le plus su me convaincre et me séduire… Peut-être que c’est aussi parce que l’intrigue était totalement détachée de ce qu’il se passait à Sunnydale ? L’absence d’Angel n’était pas du tout pesante, surtout que les séries ne font que commencer, alors les relations entre les persos ne sont pas ce qu’elles étaient à la télévision.

Les comics Angel ne font pas semblant sur le sujet et l’assument, contrairement à Buffy : que Buffy pleure le départ de Willow, ça n’a pas trop de sens car je n’ai pas eu le temps de les voir devenir meilleures amies en sept comics. Tout a été trop rapide. À l’inverse, Fred qui craque et fait un câlin à Gunn, son sauveur, après quelques années d’hôpital psychiatrique et même s’ils ne se connaissent que peu, c’était logique.

L’avantage de ces lectures, c’est que ça reste un vrai plaisir de lire les dialogues entre les personnages. C’est bien écrit, tout simplement, avec toujours ces petites piques d’humour qui fonctionnent !

Est-ce que ce reboot vaut vraiment le coup ? Difficile à dire. C’est toujours aussi génial de retrouver les personnages qu’on aime après tout ce temps (même s’il y en a qui sont sous-développés ou laissés de côté en cours de route sans qu’on ne sache pourquoi, genre Joyce ?), mais l’intrigue est clairement bien en-dessous de ce qu’elle était dans la série. Il y a des variations intéressantes à observer en ce qui concerne les personnages, mais c’est dispensable. La qualité n’étant pas vraiment là, je ne pense pas que ça puisse tout à fait convaincre une nouvelle génération de fans… C’est une fanfic de qualité, pour les fans, mais c’est tout. Et c’est peut-être un peu dommage que ce ne soit que ça.