Hellmouth – Buffy/Angel (BOOM! Studios)

Salut les sériephiles, et surtout les fans de Buffy !

Comme promis hier, je reviens aujourd’hui pour vous parler du Mois de la BD qui continue de bien avancer, l’air de rien. Ben oui, je ne regarde peut-être pas de séries ces derniers temps, mais je me rattrape au moins dans mon retard d’un an complet des comics du reboot de Buffy, comme prévu. Si j’ai mis du temps à me lancer dans mon challenge de ce mois, je rattrape peu à peu mon retard, puisque j’en suis désormais à seize bande-dessinées lues pour dix-huit jours… autrement dit, je suis bien parti pour au moins lire tout ce que j’avais prévu. Je vais faire en sorte d’y arriver.

Voir aussi : The Promised Neverland – Tomes 13 à 15

Pour cette semaine, je débarque donc pour évoquer le grand arc narratif rebaptisé Hellmouth, formant le premier crossover entre les séries Buffy et Angel, sur cinq numéros – et autant de mois. Bon, et comment dire… Ce n’était ce que j’en attendais, et ça me rapporte bien moins de points que prévu. Laissons de côté les points du Mois de la BD, cela dit, histoire de parler vraiment du sujet de cet article…

Hellmouth (1-5)

Je n’ai pas du tout accroché à cet arc qui nous réunit les deux héros que sont Buffy et Angel. Il faut dire que ce n’est pas vraiment surprenant : si j’adore les séries originales, les deux personnages ne sont pas tellement des personnages que j’aime. Là, toute l’intrigue se concentre uniquement sur leurs aventures et les envoient dans la Bouche de l’Enfer, comme l’indique le titre.

Pourquoi je n’ai pas accroché ? Ben… L’intrigue se déroule en parallèle des autres comics, qui eux se déroulent sur plusieurs jours, alors qu’ici, on n’a pas trop idée du temps qui passe. J’ai eu énormément de mal avec les dessins de ces comics… Outre les looks franchement hasardeux (les fringues de Buffy ?), les positions des personnages semblent vouloir être évocatrices juste pour le fun, notamment dans les combats, ce qui n’est pas spécialement digne du Buffyverse, mais bon.

C’est méga douteux les bas résille et la maigreur des personnages… Regardez-moi ce look !

Au-delà de ça, la relation entre Buffy et Angel débute pleinement dans ces comics, sauf qu’avec le reboot et le coup de jeune donné aux intrigues, ben… ça ne prend pas du tout. Je suis team Spuffy, ça n’aide pas, mais là, Buffy et Angel n’ont rien d’un couple et leur duo ne fonctionne pas trop. Les répliques sont drôles, mais la révélation qu’Angel est un vampire met trois plombes à arriver pour être évacué bien trop vite.

Ajoutons à ça qu’une bonne partie des dessins était à mes yeux parfaitement illisible (mais parfois, ils sont super jolis, OK) quand il s’agissait des combats, et ça donne un ensemble assez décevant, avec une fin en deus ex-machina quand des personnages débarquent pour sauver Buffy à dos de créature magique introduite sans explication. Pas exceptionnel, mais j’ai aimé le cliffhanger final qui décide de nous informer que Buffy et Kendra (arrivée par-là par un twist scénaristique franchement perché) ne sont pas les seules Tueuses en vie. La Tueuse qui a précédé Buffy est encore de la partie. Ah, ça devrait relancer ce reboot vers autre chose… Non ?

Buffy (09-12)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #1 #2 #3 #4 | #5 #6-8#9-12 | #13-17

Quand je disais que ce n’était pas ce que j’en attendais et que ça m’apportait peu de points, c’est parce que ces quatre comics s’intitulent Buffy… mais Buffy n’y est tout simplement pas, puisqu’elle est dans la Boca del Infierno. C’était particulier au départ, mais petit à petit, on s’y fait et le flambeau est repris agréablement par Willow, Xander (un peu) et… Robin ? Ah.

La Bouche de l’Enfer est ouverte, mais il n’y a pas d’Apocalypse, juste des humains qui perdent de plus en plus leur self-control. Cela donne lieu à un tas de scènes un peu chiante de personnages qui s’engueulent. C’est sympa au départ quand on ne comprend pas d’où les ruptures sortent (notamment Willow/Rose, c’était infernal de rendre Willow aussi chiante), c’est lourd ensuite quand on se retrouve avec Giles qui perd ses nerfs ou une dispute Willow/Xander.

Même si certains dessins sont sympas, les traits des personnages paraissent hyper caricaturaux, et le côté « PAS CONTENT » de tous les personnages n’aidait en rien. C’était lourd comme ambiance. C’était le but, OK, mais c’était lourd.

Là aussi, les dessins sont parfois illisibles : j’ai bien cru qu’Anya était Buffy dans un cliffhanger, et je ne comprenais pas. L’arrivée de Kendra se fait donc sur un twist tordu, mais j’aime bien l’idée de voir Robin être un Observateur adolescent. Du point de vue de la série, ça n’a pas trop de sens, mais l’histoire fonctionne plutôt bien. En plus, Kendra débarque pour sauver Rose et Cordelia, alors forcément, je l’aime bien dans cette version.

En revanche, Cordelia, je ne comprends plus rien à cette version du personnage qui accepte de bosser dans un fast-food servant du poisson (du thon !) tout en étant toujours la pimbêche superficielle des premières saisons ET une ado capable de se mettre à taper du vampire en pleine bouche de l’enfer. Wait what ?

Du côté de l’intrigue générale de cet arc, j’ai eu du mal aussi sur la fin. J’adore l’évolution des personnages et je sais que je continuerai de lire juste parce que j’aime ces personnages… mais l’histoire des humains devenant des zombies pour la Mère de l’Enfer, c’était peu engageant. En plus, le sacrifice de Xander, un moment méga important tout de même, a été bien atténué par le fait que je n’ai pas compris immédiatement ce qu’il faisait et ce que ça signifiait pour le perso. Bref, je suis mitigé. Et j’ai perdu Drusilla au passage. Et Jenny qui débarque de nulle part à la fin, c’était chelou. Mais bon !

Angel (06-08)

Voir aussi les critiques des autres numéros : #00 | #01 | #02 | #03 | #04 | #05

Oh, je n’ai lu que trois comics ? J’ai eu l’impression que c’était plus, mais c’est surtout parce qu’on tient là l’intrigue qui me plaît le plus ! En effet, on se débarrasse du personnage titre qui se retrouve en Enfer lui aussi pour ne garder que Fred et Gunn, c’est donc immédiatement un véritable plaisir à suivre, même si les dessins sont franchement immondes par moment (enfin, non, mais juste, ça ne ressemble pas du tout aux acteurs… Après, on s’en fout, je sais bien, mais ça me fait mal parce qu’ils essaient de faire en sorte que ça y ressemble et en fait non).

La série propose sa propre raison à la folie de Fred, et ça marche moyennement, mais j’aime bien la manière dont ça permet à Gunn de devenir allié avec… Spike ! Forcément, l’arrivée de Spike dans cet univers, c’est plaisant ! Et ce n’est pas la seule bonne surprise de ces trois comics qui introduisent également Wolfram & Hart, ainsi que Lilah.

Les dessins sont super chelous… Ont-ils seulement déjà vu Amy Acker ? Et vous, êtes-vous capables de dire qui est Fred et qui est Lilah sur ce dessin ? Le rajeunissement des persos et les traits du dessin… J’ai tant de mal avec ce lifting ! Je souffre des yeux, même si j’aime beaucoup ce reboot.

J’ai beaucoup de mal à voir vers quoi ils se dirigent, mais j’ai hâte de lire le comic suivant, qui intègre définitivement Spike à ses pages. Je suis curieux de voir ce qu’ils vont en faire… J’espère aussi que Lilith restera présente pour la suite des aventures dans ce reboot, parce qu’elle est un personnage créé de toutes pièces dans ce comic – à partir de LA Lilith que tout le monde connaît – que j’aime énormément. Elle a un franc parler et une manière de faire avancer l’histoire qui est agréable.

Voilà, cinq saisons d’Angel résumées en deux bulles.

Vous aurez donc compris que des trois séries à suivre en parallèle avec cette arc Hellmouth, c’est Angel qui a le plus su me convaincre et me séduire… Peut-être que c’est aussi parce que l’intrigue était totalement détachée de ce qu’il se passait à Sunnydale ? L’absence d’Angel n’était pas du tout pesante, surtout que les séries ne font que commencer, alors les relations entre les persos ne sont pas ce qu’elles étaient à la télévision.

Les comics Angel ne font pas semblant sur le sujet et l’assument, contrairement à Buffy : que Buffy pleure le départ de Willow, ça n’a pas trop de sens car je n’ai pas eu le temps de les voir devenir meilleures amies en sept comics. Tout a été trop rapide. À l’inverse, Fred qui craque et fait un câlin à Gunn, son sauveur, après quelques années d’hôpital psychiatrique et même s’ils ne se connaissent que peu, c’était logique.

L’avantage de ces lectures, c’est que ça reste un vrai plaisir de lire les dialogues entre les personnages. C’est bien écrit, tout simplement, avec toujours ces petites piques d’humour qui fonctionnent !

Est-ce que ce reboot vaut vraiment le coup ? Difficile à dire. C’est toujours aussi génial de retrouver les personnages qu’on aime après tout ce temps (même s’il y en a qui sont sous-développés ou laissés de côté en cours de route sans qu’on ne sache pourquoi, genre Joyce ?), mais l’intrigue est clairement bien en-dessous de ce qu’elle était dans la série. Il y a des variations intéressantes à observer en ce qui concerne les personnages, mais c’est dispensable. La qualité n’étant pas vraiment là, je ne pense pas que ça puisse tout à fait convaincre une nouvelle génération de fans… C’est une fanfic de qualité, pour les fans, mais c’est tout. Et c’est peut-être un peu dommage que ce ne soit que ça.

Veronica Mars : The Thousand-Dollar Tan Line (1)

Salut les sériephiles,

Et si on reprenait le temps de parler de Veronica Mars ? Nous avions l’habitude d’être amis, et elle me manque un peu depuis mon rewatch de la dernière fois, qui commence à dater, parce que ça fait plus d’un an !

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Rewatch saison 1
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> Critique The Thousand-Dollar Tan Line
> Critique Mr Kiss & Tell
> Critiques saison 4

C’est dingue, mais Veronica Mars, c’est vraiment un personnage qui me manquera toujours… Et c’est donc avec plaisir que je me suis enfin décidé à me lancer dans la lecture des romans se déroulant entre le film et la saison 4. Au moins, ça évite de se remémorer la saison 4 qui n’avait pas que des éléments pour me plaire… J’y fais référence à plusieurs reprises dans la suite de l’article, sans gros spoiler non plus, mais vous êtes prévenus.

Lecture parfaite pour l’été : ça se déroule en plein Spring Break !

Cette enquête reprend donc juste après le film alors que Keith doit faire face à des exercices de rééducation suite à son accident et que Veronica a finalement décidé de rester à Neptune pour reprendre les affaires de son père en attendant qu’il se remette sur pied. Le deuxième chapitre nous remet assez vite dans le bain, avec une description de ce qu’il s’est passé avant. Tout au long du roman, comme avec la série, on retrouve d’anciens personnages qui sont de passage, avec chaque fois un rapide rappel de qui ils sont – comme si on avait encore besoin de savoir qui était Dick Casablanca ! L’avantage, c’est donc que le roman peut se lire indépendamment de la série et du film : un lecteur qui ne connaît pas l’univers ne serait pas perdu et ne perdrait pas grand-chose à l’histoire, même si le caractère de Veronica est quelque peu brut si on n’a pas tout son historique familial en tête, j’imagine.

Certes, le suspense est légèrement amoindri maintenant que j’ai vu la saison 4 car on sait bien que les personnages survivront… mais tout de même, ça valait le détour ! En effet, j’ai eu de belles surprises en cours de route concernant certains personnages. Et puis, pour tous les frustres de l’absence de Mac dans la dernière saison, elle a un beau rôle dans ce roman.

The 26 Times I Almost Had To Be Resuscitated During The "Veronica Mars"  Movie (in GIFs)

Du côté des points positifs, il y a donc Mac et cette historique de la série à chaque fois, mais il y a également la joie de retrouver le personnage de Veronica et ses répliques savoureuses. Là-dessus, on voit bien que Rob Thomas est aux commandes derrière la rédaction du roman et on retrouve sa touche très efficace dans l’humour et les critiques désabusées de Neptune. Franchement, ça fonctionne aussi bien que la série et on se retrouve plongé dans un univers qu’on connaît et qu’on aime.

L’intrigue, elle, est assez classique, avec la disparition d’une jeune fille en plein milieu de son spring-break constatée dès le premier chapitre. Ce premier chapitre, d’ailleurs, m’a fait penser à un épisode de NCIS avec la présentation du cas de la semaine totalement détachée de tout ce qu’on connaît, sauf que là, au lieu d’un cas de la semaine, on a un cas du roman. Malgré son apparence classique, l’enquête est vraiment prenante et a réussi elle aussi à me surprendre. Là-dessus, chapeau bas aux deux auteurs qui nous pondent une histoire bien ficelée, liant à la fois l’enquête et la vie personnelle du personnage de Veronica.

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On ressort de la lecture avec l’impression que Veronica a grandi sur certains points, et c’est d’autant plus satisfaisant que cette évolution se reflète dans la saison 4. Au moins, ça m’explique certains changements, et j’espère que le reste des changements s’expliquera avec le second roman, parce qu’il y en a un second, « Mr Kiss and Tell », qui est déjà en ma possession. J’ai des amis qui me font des cadeaux bien trop cool !

Quelques points négatifs tout de même avant de vous quitter : depuis que j’ai fini le livre, je suis frustré par deux éléments. Le premier, c’est que je ne comprends toujours pas le titre du livre. Enfin, je le comprends, mais je trouve qu’il est assez peu représentatif de l’intrigue proposée. Il y avait bien d’autres titres plus cohérents avec l’histoire ; là, on s’arrête à un point de détail pas bien intéressant – qui en plus spoile un peu en nous faisant immédiatement penser (attention à la suite de cette phrase, ça va spoiler, forcément) à une rançon.

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Ah ben ça alors pour une affaire d’étudiante disparue, c’est fou

Le second élément frustrant, c’est tout simplement… la conclusion du roman. J’adore Veronica, oui, mais j’aime aussi les autres personnages. Or, là, vraiment, ça m’a donné l’impression qu’il nous manquait des conclusions pour tous les personnages n’étant pas Veronica (et à la rigueur Keith et Mac). Logan, Wallace, Weevil, Dick… Ils sont tous attachants (plus ou moins) et on a envie d’en savoir plus sur eux. Le plus frustrant est probablement le cas de Logan. Est-ce que ça me surprend ? Non, pas après la saison 4 ! C’est peut-être mon plus gros reproche à Rob Thomas : j’adore Veronica, mais il se concentre trop sur elle et pas assez sur les autres.

What If Veronica Mars Became Sheriff Of Neptune? | Veronica mars, Veronica,  Logan echolls

Un dernier point négatif – enfin, pas pour moi, mais tout de même : il n’existe pas, à ma connaissance, de VF à ces romans… Et c’est bien dommage, parce que l’histoire mériterait d’être lue à plus grande échelle ! Quant à l’anglais, il me paraît abordable, mais pas non plus au niveau débutant. Comme la série, finalement.

En conclusion, ce roman fait bien transition entre les trois premières saisons + le film et la saison 4 en commençant à étaler davantage les enquêtes de Veronica sur du long terme et en nous montrant les évolutions qu’il me manquait. Clairement, le tome suivant va y passer à la fin du Mois de la BD maintenant, parce que c’est une lecture très agréable…

Un nouveau conte signé JK Rowling : The Ickabog

Salut les sériephiles,

Aujourd’hui, je viens vers vous pour vous avouer que je suis hyper énervé après moi-même : j’aurais dû parier il y a des années une forte somme d’argent pour gagner de l’argent. En effet, j’ai toujours dit que JK Rowling avait clairement d’autres récits en stock et que je ne croyais pas au fait qu’elle puisse mettre autant de temps à écrire un tome d’Harry Potter. Pour moi, son éditeur la forçait à ne publier que ça et à espacer la mise en vente pour créer les événements allant autour des sorties qu’on connaissait.

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Si je voyais peut-être un peu gros en disant tout ça, il n’empêche qu’elle a confirmé cette semaine sur son compte Twitter qu’elle avait effectivement écrit d’autres choses pendant la rédaction d’Harry Potter. Ainsi, elle nous annonce qu’elle a retrouvé dans un carton un conte qu’elle avait écrit pour ses enfants et que personne d’autre n’a jamais lu. Ben voyons, c’est un peu gros !

Ce n’est absolument pas surprenant quand on voit son rythme d’écriture sur la saga de polar de Cormoran Strike (non, je n’ai toujours pas fini le tome 4), mais bon, feignons comme tout le monde d’être surpris de la nouvelle : il y a un nouveau conte écrit par JK Rowling qui va voir le jour ! Mieux que ça, elle le met gratuitement en ligne à raison d’un chapitre minimum par jour ouvré – du lundi au vendredi donc ! Et elle organise un concours de dessins pour que les fans illustrent gratuitement le tout ! Et elle le vendra en livre mais ne touchera pas un rond dessus, redonnant tout à des associations pour lutter contre le Covid19 !

Nouveau look Cormoran Strike

Voir aussi : Ma critique des épisodes de l’adaptation de Strike

Ah, JK Rowling… Si la suivre sur Twitter est devenu douloureux parce que le temps a fini par lui révéler des défauts – ou du moins une ouverture d’esprit moins large que celle que je lui aimerais sur les questions LGBT et, à vrai dire, sur les questions de racisme – il faut reconnaître qu’elle sait ménager ses effets d’annonce et que son écriture riche, complexe, entraînante est toujours aussi efficace, malgré les années.

Ickabog

Alors, de quoi va bien pouvoir parler ce nouveau conte à l’étrange nom, The Ickabog ? Eh bien, ça se passe il y a fort fort longtemps – il était une fois, donc – dans une contrée fort, fort lointaine qui n’existe en fait pas, et l’Ickabog est un monstre. Difficile d’en dire plus pour le moment, parce qu’il est hors de question de spoiler un texte qui n’existe qu’en anglais pour l’instant (anglais UK ou US, d’ailleurs) et parce que le conte ne sera complet qu’en juillet, pour une sortie en novembre (ah… joyeux Noël), mais à la lecture des huit premiers chapitres, je peux déjà vous donner mon avis, sans trop spoiler.

Voir aussi : Le site officiel pour lire The Ickabog

JK Rowling nous fait avec ce texte du JK Rowling. C’est très efficace, mais moins que l’univers du sorcier à lunettes, très clairement. Ainsi, elle présente un tout nouveau royaume et ne peut s’empêcher de tout complexifier avec une galerie de personnages qui n’en finit plus. Il faut cinq à six chapitres pour tout mettre en place, et même si les chapitres sont courts, cela n’empêche pas que ça reste un peu long pour une mise en place, surtout quand on a que quelques chapitres par jour.

The Defense of Dudley Dursley | Harry Potter Amino
Quand on a deux chapitres au lieu de trois…

Est-ce que ça plaira aux enfants ? Je n’en suis même pas sûr, parce que c’est compliqué comme histoire et qu’il n’y a pas toujours beaucoup de points d’accroche. Oh, l’ironie Rowlingienne est toujours au top et fera sûrement son effet, les adultes passent un bon moment à découvrir cette histoire et il y a de bons messages à tirer de ce début d’histoire (elle semble même vouloir se racheter de la grossophobie qu’elle a mis en place avec les Dursley… mais à sa manière, dirons-nous), mais je vais attendre de voir ce que ça donne.

Une chose est sûre, malgré ce que j’en dis qui semble négatif, je suis déjà bien accroché par l’histoire et j’ai hâte de lire les prochains chapitres, parus aujourd’hui. Du coup, je vous abandonne pour un peu de lecture (à moins que je ne garde ces deux chapitres pour le WE ?)…

Bonne soirée et don’t let the Ickabog bite !

The Magician King de Lev Grossman (Tome 2)

Salut les sériephiles confinés,

The Magician King: (Book 2) (English Edition) eBook: Grossman, Lev ...On se retrouve en ce samedi pour parler une fois de plus de lecture personnelle, comme ça m’est arrivé pas mal de fois ces derniers week-ends. Et aujourd’hui, c’est un article qui me tient à cœur, parce qu’il va être question du tome 2 de The Magicians, appelé The Magician King. Et si ça me tient tant à cœur, c’est pour deux raisons : déjà, la série vient juste de se terminer sur une fin qui m’a quelque peu déçu – en tout cas, une fin qui n’est pas à la hauteur du génie de la série – et ensuite, parce que j’ai commencé à lire ce livre en 2018 pour le finir en 2020. Ouille.

Voir aussi : Tome 1 | Tome 2 | Tome 3

Alors, si j’ai mis tant de temps, ce n’est évidemment pas parce que ça ne me plaisait pas, bien au contraire. Le livre est génial, vraiment, mais comme pour le tome 1, il demande une bonne grosse faculté de concentration. À ma demande, Laura m’a offert la trilogie en anglais et le niveau de langue est loin d’y être basique. Tant mieux, c’est bien plus passionnant et ça met dans l’ambiance, mais ça suppose aussi d’être en forme pour se plonger dans l’histoire.

The Magicians : 13 livres pour poursuivre l'aventure en attendant ...

Du coup, durant ces presque deux années de lecture, je n’ai cessé de me replonger dans le roman… avec le problème que je laissais passer des semaines, voire même parfois des mois, avant d’y revenir. Mon obstination à ne pas utiliser de marque-pages (marre de les perdre) et ma mémoire étant ce qu’elle est, je me retrouvais alors à lire et relire plusieurs fois les mêmes chapitres. Au point, quand même, d’avoir repris 100 pages plus tôt que nécessaire la dernière fois que je me suis mis à l’ouvrage pour le finir.

C’est étrange ? Oui et non : l’histoire est tellement géniale que même si je savais être en train de relire ce que j’avais déjà lu, ben, j’en profitais comme pour la première fois. L’univers du roman est en effet riche et complexe, on peut facilement se laisser aller à son imagination. Mieux encore : j’ai adoré la série, mais elle n’a rien respecté de l’intrigue de ce tome 2… à part, évidemment, la manière dont est racontée l’histoire et le génie de ses personnages.

tale of the seven keys | Tumblr

Ainsi, le tome 2 est un bon condensé des trois premières saisons de la série, encore. Le tome 1 correspondait à une moitié de la saison 1, nous avons ici l’autre moitié, à savoir l’histoire de Julia. L’intrigue des sept clés, qui joue un rôle majeur dans la saison 3, est également présente dans ce tome, de même que Poppy.

À l’inverse, Alice n’est que peu présente après s’être transformée en Niffin (en tout début de saison 2 dans la série), de même que Penny est rapidement écarté – mais il n’a jamais vraiment été là non plus. Du coup, c’est passionnant à lire et découvrir : j’adore la série, j’adore les livres.

The Magicians – Saison 1 | Yoda tient un blog
Après, la série atténue et rend plus esthétique certains passages, quand même !

Ils racontent plus ou moins la même histoire, mais de manière différente, tout en étant toujours dans le même ton. En fait, j’ai l’impression d’être dans l’une des fameuses chronologies différentes que possède cet univers, et c’est génial.

En revanche, un autre truc qui ne m’a pas aidé à dévorer le roman est un procédé que je n’aime pas beaucoup et qui est malheureusement réparti sur tout le livre : on alterne quasiment à chaque chapitre de point de vue et de moment de l’histoire. En fait, il y a deux tomes en un : d’un côté, nous avons la suite de l’histoire avec toute une aventure qui se joue à Fillory, mais aussi sur Terre, notamment à Venise. De l’autre, nous découvrons enfin tout ce qui est arrivé à Julia – notamment ses promenades géniales en France.

Le problème, c’est que ça signifie qu’à chaque chapitre, il faut se réadapter à l’univers, car les deux histoires sont très différentes. J’ai une préférence marquée pour celle de Julia, d’ailleurs, que j’ai trouvé bien plus prenante que dans la série. À ma prochaine relecture, car il y en aura une, je ne m’embêterai plus avec cette alternance : je lirai d’abord toute l’histoire de Julia, qui se passe avant de toute manière, avant de passer à celle de Quentin. Là, j’avais peur de manquer de possibles connexions… mais il y en a très peu.

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C’était donc frustrant de passer de l’un à l’autre, et ça ralentissait parfois mon rythme de lecture, parce que je ne lisais qu’un chapitre au lieu de deux, cliffhanger de fin de chapitre ou non. Quant au tome 3, je suis forcé d’attendre pour le lire maintenant… j’ai peur de le finir, je ne veux pas quitter cet univers. Tant qu’il me reste des pages à lire, Fillory est encore un peu en vie. Et Quentin aussi, et tous les personnages que j’adore !

Voir aussi : Ma critique des épisodes de The Magicians

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