Quelle étonnante surprise que la nouvelle rumeur qui circule sur Lucifer ! Je ne pense pas être assez réactif pour vous l’apprendre car ça va bien faire 24h que ça tourne, mais voilà, Netflix aurait finalement l’envie de prolonger la série au-delà de sa saison 5. Pourtant, c’est eux qui avaient décidé que la cinquième saison serait la dernière, et c’est étonnant comme tout de changer d’avis maintenant.
C’est aussi un peu énervant, mais ça, on va voir pourquoi ci-dessous !
En plus, ce n’est pas la première fois qu’ils nous font le coup, et ça commence à faire beaucoup dans les coulisses de l’ancienne série de FOX. Souvenez-vous : après sa saison 3, la série était annulée sur un cliffhanger massif qui a fait se révolter les fans du monde entier. Difficile à oublier comme rebondissement, mais les réactions et les pétitions à travers le monde ont motivé Netflix à commander une saison 4… de quelques épisodes seulement.
Dix épisodes, après une saison de près de trente épisodes, c’était un peu abusé. Trente épisodes ? OK, là c’est moi qui exagère, mais quand même, la production de Lucifer, c’est du grand n’importe quoi !
Si vous avez raté ces rebondissements en coulisses, accrochez-vous !
La saison 2 a été écourtée après son tournage, donc des épisodes de la saison 2 sont restés dans les cartons pour être diffusés pendant la saison 3. Et ça se sentait. Résultat des courses, il y a des épisodes tournés en saison 3 qui ne pouvaient pas être diffusés pendant celle-ci. Du grand n’importe quoi, vraiment ; et ça a permis à la FOX de diffuser deux épisodes supplémentaires après l’annulation.
L’arrivée sur Netflix a un peu modifié la durée des épisodes et a bien dénudé les acteurs, tout en réduisant comme peau de chagrin la durée de la saison. En dix épisodes, c’était beaucoup plus vif et plus réussi à mon goût. Pour la saison 5, Netflix avait commandé initialement dix épisodes… Et puis, ils ont changé d’avis et en ont demandé 16. A priori, ça arrangeait pas mal les scénaristes, et pour tout vous dire, moi aussi : la saison va être diffusée en deux fois huit épisodes (autant dire que ça fera comme une saison 5 et saison 6, parce que je sens que la pause entre les deux sera longue), et franchement, ça me paraît être le bon format pour Lucifer dont les scénaristes ont trop tendance à écrire des épisodes « bouche-trou » assez lents et énervants (à mon goût).
Toujours est-il que malgré cette deuxième salve de huit épisodes, Netflix semble maintenant regretter d’avoir demandé la fin de la série, parce qu’il est assez clair que c’est une série qui fonctionne énormément au niveau mondial et qui doit leur rapporter pas mal de vues, donc d’abonnés potentiels.
Ou pas.
Dès lors, il n’est pas surprenant de les voir se raviser… sauf que c’est un peu tard pour nous dire qu’ils souhaitent de nouveaux projets. En effet, la saison 5 est actuellement en post-production (enfin, il resterait quelques jours de tournage uniquement). Même si on n’a pas encore exactement la date de diffusion, on peut donc en conclure que les scénaristes ont bouclé leur histoire de manière définitive…
Il faudra voir s’ils acceptent et si cette saison 6 voit vraiment le jour, mais on sait qu’en général, quand un diffuseur a envie de le faire et quand les acteurs adorent leur job (c’est le cas ici), le terrain d’entente est vite trouvé. Le problème, c’est que ça paraît déjà être une saison de trop, surtout que certains acteurs se sont engagés sur d’autres projets… à voir s’ils pourront revenir pour une saison 6 ou pas. De toute manière, avec seize épisodes dans ses cartons, Netflix peut faire durer le plaisir et reporter pas mal le tournage ; ce qui est un avantage de la plateforme par rapport aux chaînes traditionnelles.
Bref, tout ça est à surveiller de près, mais c’est tout de même dingue de se dire qu’il y a autant de rebondissements dans les coulisses d’une seule et même série, là où habituellement c’est un long fleuve tranquille. Quant à Netflix, ce serait pas mal qu’ils passent à la moulinette du pouvoir de Lucifer…
Cet article aurait dû être publié hier, mais suite à un énième bug de WordPress (parce que j’arrive au bout des données en stockage gratuit de leur serveur), il ne s’est carrément pas enregistré. J’en avais encore un brouillon sur Word, heureusement, et c’est un mal pour un bien, parce qu’il est question de la soirée de ce soir de toute manière. J’ai un peu retravaillé l’article, et le voici.
En effet, ce soir, TF1 lance sa « nouvelle série événement », comme chaque fois qu’ils tentent de diffuser une nouvelle série, donc. Il s’agit cette fois d’Emergence, quelques mois seulement après sa diffusion aux États-Unis (en septembre dernier). Les efforts sont faits de la part de TF1 pour réduire le temps d’attente. Cela pourrait toujours être fait plus rapidement à mon goût (et on en a les moyens techniques, Netflix l’a prouvé), mais c’est une bonne nouvelle. En revanche, qui dit diffusion française dit overdose avec trois épisodes d’un coup.
Que raconte la série ? Un avion s’écrase en pleine nuit sur une plage et attire l’attention de toute la ville voisine. Jo, shérif de la ville, rencontre alors une petite fille amnésique sur la plage et se retrouve plongée dans une affaire mystérieuse qui la dépasse – avec une bonne dose de SF.
Ce que j’en pense… Je n’en ai vu que deux épisodes, et TF1 en balance trois ce soir, je sais donc quoi faire de ma journée ! Très honnêtement, ces deux premiers épisodes sont sympathiques, même s’ils ne révolutionnent pas un genre que l’on a déjà vu des centaines de fois. Le gros avantage de la série, à mon sens, est qu’elle ne traîne pas trop à apporter des réponses… mais du coup, c’en est presque trop rapide par moment.
Bref, ça se laisse regarder, ça fait bien son travail de divertissement, mais ça ne m’a pas donné envie de poursuivre en la suivant à la semaine. Maintenant qu’elle débarque sur TF1, je pense que je vais essayer de la voir quand même, pour garder mon titre de sériephile… Je la conseille aux fans de séries, mais vraiment, elle n’a rien de révolutionnaire !
Saison 2 ou pas ? C’est bien beau de se bouffer trois épisodes par semaine tous les mercredis soirs sur TF1, mais est-ce que ça vaut vraiment le coup de s’investir dans une histoire comme ça ? La réponse est… je ne sais pas ! Les audiences américaines ne sont pas terribles et ont eu tendance à baisser épisode après épisode. Ce n’est donc pas très bien parti pour la série, mais il y a tout de même un mais, de taille : la série n’est pas encore officiellement annulée.
Habituellement, les dirigeants d’ABC (la chaîne en question) n’hésitent pas à annuler avant même la fin de diffusion de saison. Là, le doute subsiste, même si aucun épisode supplémentaire n’a été commandé. Quant à ceux qui ont fini la saison, Laura m’a dit que les principales réponses étaient données, mais qu’en même temps, ça donnait envie d’avoir la suite de l’histoire. C’est donc à suivre à vos risques et périls !
« Bof, cette série… Je fais quoi ce soir ? » Si la série ne vous plaît pas et que vous voulez quand même consacrer votre soirée aux séries, je ne peux faire qu’un peu de pub pour le podcast 42 minutes, auquel je vais à nouveau participer. Il y a deux semaines, on avait évoqué le cas d’Emergence parmi les pilots vus pour la saison 2019-20.
Ce soir à 21h, il sera question de ces séries qu’on regarde ou qu’on a regardé alors que les premiers épisodes n’étaient pas dingues (et la suite non plus, d’ailleurs). C’est encore un podcast qui sent bon la bienveillance, le respect, la gentillesse… ou pas, donc. Je me demande si on me force à participer juste pour que ce ne soit pas trop violent une fois à l’antenne. Allez, si ça vous tente, ce sera par-là :
Peu importe ce que vous choisirez, j’espère que vous passerez une bonne soirée 😉
Si je fais un article sur la fin d’Arrow, vous vous doutez bien que je ne peux pas ne pas en faire un pour une série que je suis depuis son tout premier épisode et dont tous les épisodes sont critiqués sur le blog. En plus, elle a toujours rencontré un franc succès sur le blog, alors je sais que je ne suis pas le seul ici qui était un grand fan de The Good Place. Après quatre ans, la série tirait sa révérence dans un double épisode final très réussi hier.
C’est tout étrange de se dire qu’on ne verra plus de nouveaux épisodes de cette série. Et c’est très étrange aussi de se dire que ça ne fait que quatre ans qu’elle était là quand j’ai l’impression qu’elle a duré une petite éternité – ou quelques Bereamy. Franchement, je me souviens encore avoir visionné le pilot dans le métro (ou le RER ?) sans grande conviction. Je commençais cette série uniquement parce que Kristen Bell était à l’affiche, mais l’histoire me paraissait franchement médiocre…
Pourtant, après vingt minutes, j’avais éclaté de rire plusieurs fois sur mon siège, malgré le fait que j’étais au beau milieu d’un lieu public. C’était donc bien parti pour cette série et moi, et la saison 1 n’a pas démérité. Ce que j’aimais particulièrement avec The Good Place, outre les répliques, les personnages et les gags tous très approfondis et réfléchis, c’était finalement… son rythme.
Jamais la série n’a pris le parti de s’installer dans une routine comme le font de nombreuses comédies. Au contraire, leur but a toujours été d’avancer vers l’étape suivante. C’est ce qui explique qu’elle ne dure que quatre saisons, mais c’est aussi ce qui lui permet d’être assez qualitative dans l’ensemble tout de même. The Good Place a rapidement réussi à devenir culte avec ses concepts complètement perchés (le quartier), ses délires bien particuliers (le postier, les crevettes…) et ses répliques qui font mouche (fork !) en étant simples et efficaces. Partant de là, il ne lui manquait pas grand-chose pour être culte avant même la fin de sa diffusion.
Assez clairement, elle a réussi à atteindre le statut de série culte avec son rebondissement de fin de saison. Je sais, je sais, certains avaient compris avant (chapeau), mais moi, ils m’ont eu comme un bleu et ma mâchoire s’est décrochée quand la révélation est tombée.
C’était un twist brillant pour relancer la série, franchement, mais c’était aussi assez symptomatique : les mi-saisons étaient un peu creuses.
Franchement, ça a permis à la saison 2 d’être encore meilleure que la première à mon sens. Je pensais que la série allait proposer quelque chose d’assez classique, avec une réécriture de sa saison 1… À la place, ils ont proposé une centaine de réécritures possibles, puis une balade dans les différents endroits de l’au-delà ! Toujours plus ! Et puis, en plus, Netflix s’est mis à la diffuser un peu partout dans le monde, et en France notamment, ce qui participe largement à son succès, c’était malin comme idée !
The Good Place a su prouver qu’elle savait se réinventer et que ses personnages étaient assez bons pour être adaptés à toutes les situations : ils étaient stéréotypés, oui, mais aussi attachants et malléables. C’est exactement ce qu’il faut pour une comédie. Mieux encore, cette comédie qui a priori est juste là pour nous faire rire a pris l’habitude dès sa saison 1 d’ajouter des concepts philosophiques à son écriture, et l’air de rien, elle a touché à pas mal de dilemmes moraux et éthiques auxquels tous les humains sont confrontés un jour ou l’autre. Faire de la métaphysique en riant et en passant de bons moments, ce n’est pas toujours évident.
Alors certes, la saison 3 était en-dessous, mais elle réinventait toute la série une nouvelle fois et permettait d’approfondir les personnages. Si elle ne m’a pas trop convaincu sur le moment (toute la partie sur Terre était moins intéressante), tout a été justifié assez rapidement par les scénaristes quand on est revenu dans l’au-delà et au cours de la saison 4. En fait, le but était d’explorer les personnages et leurs défauts pour nous montrer comment les corriger.
Ah Jason, ce fournisseur de memes à chaque scène !
Et s’il n’y a qu’une chose à retenir de cette saison 4, c’est justement que tous les personnages ont été capables d’évoluer dans le bon sens et de devenir meilleurs quand bien même ils étaient atrocement insupportables sur Terre.
Oui, ils ont leurs petits défauts et Tahani continuera à jamais à faire du « name drop » des célébrités qu’elle connaît, mais ils ont aussi tous su évoluer : Jason a trouvé une paix intérieure et une forme de sagesse incompréhensible, Tahani s’est enfin mise à travailler pour les autres plutôt que pour se prouver quelque chose, Chidi est désormais capable de faire ses choix, Michael est devenu plus humain et Eleanor a enfin arrêté d’être égoïste. Franchement, elle ne l’est tellement plus que même quand elle passe la porte qui la supprime de l’existence, elle réussit encore à provoquer de bonnes actions sur Terre.
Cette série donne aussi envie de s’acheter des cactus, mais bon.
Quant à Janet, eh bien, elle était parfaite dès le début, alors bon, elle l’est restée (#notagirl #notarobot)… Tout comme la Juge et ses goûts irréprochables en pop culture ! C’était parfait comme conclusion et parfait comme série. L’air de rien, la série s’était imposée dans mon cœur et c’est un peu la dernière comédie que je suivais vraiment avec attention de manière hebdomadaire… Franchement, ça va me faire tout bizarre de me dire qu’elle n’est plus là, et je ne sais pas encore ce qui va être capable de la remplacer !
Je réclame déjà un spin-off sur Tahani pour ça, surtout qu’elle était sous-exploitée en saison 4 !
Mais bon, I take it sleazy, comme dirait l’autre 😉
Épisode 13 – Whenever You’re Ready – 20/20 C’est amusant car je trouvais la conclusion de la semaine dernière vraiment géniale, mais cet épisode parvient à la surpasser. Les scénaristes ont réussi un véritable coup de maître avec cette dernière heure (54 minutes) qui apporte une conclusion à l’ensemble des personnages. Tout est très fluide, les répliques s’enchaînent, les gags donnent le sourire et si on a envie de pleurer, c’est plutôt de joie que de vraie tristesse. Bref, cet épisode s’inscrit déjà dans la liste de mes fins préférées tant tout y est parfait.
Cela ne fait que quatre saisons que je regarde cette série, alors c’est bizarre d’être si triste de la voir tirer sa révérence, mais franchement, ça a été une super série à regarder : les gags étaient bons et les personnages avaient toujours ce qu’il fallait pour nous inviter à revenir.
L’épisode commence par une vie toute casée pour tous nos héros. Michael apprend la musique et écrit ses propres chansons alors que Chidi donne des cours de philosophies à plein de morts. En bref, le Paradis ressemble à la vie, quoi, mais en plus, Michael, Chidi et Janet ont des jobs supplémentaires avec un comité charé d’évaluer le nouveau système et ses défauts, inévitablement. Plus d’architectes et d’acteurs sont nécessaires selon Vicky, alors que Michael insiste pour dire que tout va bien et que la Juge s’indigne de savoir que Carrie Coon n’a pas eu d’award pour The Leftovers. Moi aussi.
Pendant ce temps, Janet et Jason vivent leur meilleure vie de couple et sont super mignons ensemble. C’est tout génial ; et au Paradis, Jason retrouve aussi son père. C’est intéressant de voir à quoi ressemble le Paradis pour chacun de nos héros, et franchement, je ne m’attendais pas forcément à un tel épisode.
Jason réussit son challenge de vie comme ça et après un dernier repas parfaitement raté il annonce à nos héros qu’il souhaite traverser les portes qui mènent à l’autre côté, celles qui vont le supprimer de l’existence. C’est terrible, mais il en est heureux et organise une grosse soirée pour ça. C’est tellement rapide de voir Jason prendre cette décision. Quant à Janet, elle affirme qu’elle va bien et est heureuse, parce qu’elle sait qu’il est temps pour Jason.
C’est assez logique que Jason soit le premier à vouloir disparaître, étant donné le personnage, mais ça reste assez triste. Et maintenant que les personnages sont en paix au Paradis, j’aime beaucoup l’idée de les voir se décider à quitter la vie éternelle. Après, voir Jason partir, c’est triste, surtout si tôt dans l’épisode et même si la fête était très sympathique à voir.
La porte qui mène à la suppression ? Elle est dans une forêt et c’est très chouette comme cadre, mais ça ne retire rien à la tristesse de la scène de voir que Jason a perdu le collier qu’il lui avait préparé et de voir que Janet lui assurait qu’elle se souviendrait toujours de lui, revivant les moments chaque fois qu’elle s’en souvient. Eh, ça démange dans les yeux, ça.
La fin pour Tahani ? Elle n’est pas prête d’arriver parce qu’elle a toute une liste de projets à accomplir avant de s’en aller. Et contre toute attente elle est réconciliée avec sa sœur et, quand ses parents débarquent au Paradis, ils sont les meilleurs parents du monde. C’est tellement inattendu d’avoir Tahani heureuse comme ça, en famille. C’est concrètement ce qu’elle a toujours voulu dans la vie.
Et comme elle a atteint tout ce qu’elle voulait faire, elle est prête à être effacée à son tour. C’est si triste à voir purée… Elle organise elle-même sa soirée de disparition durant laquelle elle a la meilleure idée de sa vie. Enfin, de sa mort. Elle demande à Michael de devenir une architecte à son tour : elle s’ennuie dans sa mort, mais elle ne veut pas pour autant être supprimée. C’est une si belle idée de la part des scénaristes qui prouvent encore leur inventivité.
Et ils se servent aussi de cet épisode final pour rappeler un max de figurants et de personnages secondaires des épisodes précédents. Le mieux, c’est encore que tous les personnages semblent avoir une belle conclusion au paradis et que tout est super fluide pour les personnages comme pour l’épisode. C’est fou, mais dans cet épisode, ils réussissent vraiment à écrire un truc parfait qui donne envie d’être au Paradis. En plus, le tout se fait sans jamais oublier les personnages. Forcément, on enchaîne ensuite avec Chidi et Eleanor. Cette dernière lit des livres de philosophie alors que Chidi lit… le Da Vinci Code.
Aïe, on sent que c’est la fin pour Chidi. Pire, Shakespeare aussi était au Paradis, et il a décidé de se supprimer de l’existence après 4000 pièces. Et c’est là que nos héros prennent conscience que quelque chose ne va plus entre eux : Chidi envisage de partir, et Eleanor n’est pas prête pour ça. Elle cherche aussitôt quelque chose pour le garder auprès d’elle. C’est du grand Eleanor et j’ai beaucoup aimé l’idée, surtout que Janet est celle qui rappelle à Michael et Eleanor que s’il veut partir, alors il peut (et doit) partir.
Malgré tout, elle aide Eleanor à mettre au point le voyage parfait pour Chidi : un détour par Athènes, puis un détour par Paris. Ah et ils font tellement le tour de la capitale française, c’est chouette comme tout. J’adore ces personnages, j’adore les lieux qu’ils visitent, j’adore la scène où Eleanor explique à Chidi qu’elle n’est pas prête à le voir partir… et j’adore encore plus celle où elle comprend qu’elle se doit de le laisser partir. Franchement, cette série est géniale, et cet épisode est une pure réussite. Citer un philosophe pour faire comprendre à Eleanor qu’elle est égoïste, puis lui organiser une fin parfaite tout en sachant qu’elle sera seule ensuite…
Pardon, cette critique se transforme en une suite de mini bouts de phrases qui ne résument pas vraiment l’épisode et ne donnent pas tellement mon avis, mais honnêtement, tout est parfait, non ? Je ne peux pas écrire différemment cette fin. Même le départ de Chidi, qui laisse un calendrier à Eleanor et fait un câlin à Jason était parfaite. Et puis Eleanor qui dort pendant qu’il part… quelle horreur !
Le retour de Jason était totalement évident d’ailleurs, mais ça m’a quand même beaucoup plu de le savoir attendre une éternité le retour de Janet pour lui offrir le collier plutôt que de l’appeler. On enchaîne ensuite avec les derniers personnages : Michael commence à s’ennuyer quand il comprend que le système est parfait et que la Juge annule toutes les réunions pour le réguler. Tous les humains finissent au Paradis après avoir beaucoup changé et choisissent un moment où partir, après tout.
De son côté, Eleanor se trouve une dernière mission : convaincre Mindy, vivant désormais avec une tête flottante de Derek, qu’elle doit suivre le système et chercher à atteindre le Paradis elle aussi. Pour Eleanor, c’est une évidence, parce que Mindy n’est jamais qu’une version d’elle qui n’a jamais eu d’amis.
Cette mission réussie, Eleanor se pense prête à partir, mais découvre que non quand elle se rend compte que Michael veut être supprimé lui aussi et ne peut pas l’être. Elle s’offre donc une nouvelle mission : rendre Michael heureux, en négociant avec la Juge pour qu’il devienne humain et puisse à son tour vivre, mourir et traverser le test pour qu’il aille au Paradis. C’est beau de voir les scénaristes donner tant de soin pour conclure les intrigues de tous les personnages.
Eleanor parvient à son but, et Michael devient donc un humain, qui apprend à faire de la guitare sur Terre, tout en étant plus humain que jamais. Quelle conclusion pour la série ! Je ne m’y attendais vraiment pas à celle-ci. Et maintenant que Michael a eu ce qu’il voulait, Eleanor est prête à quitter la mort, partageant un dernier cocktail avec Janet. C’est si beau. Pour la première fois, on voit donc un personnage traverser la porte finale, et elle devient un tas de petites lumières colorées, chacune d’entre elles arrivant sur Terre où elles entrent dans des personnes pour les rendre meilleures et les améliorer. C’est finalement Michael qui a donc les derniers mots de la série, et qui vient conclure un épisode parfait de la plus parfaite manière. Que dire de plus ? Soyez bons envers les autres, pour qu’ils vous le rendent, et puis c’est tout.
Quand t’as fini une série géniale et que tu ne sais plus quoi faire.
EN BREF – Cette saison 4 n’était pas parfaite, mais la conclusion de la série l’est. C’est impressionnant de voir à quel point les scénaristes ont réussi à faire quelque chose de propre comme ça, c’est juste génial. Si la série aura parfois eu du mal à rester toujours aussi géniale, elle aura été inventive du début à la fin et aura toujours su vers quoi elle se dirigeait. Rares ont été les détours et dans l’ensemble, elle est un véritable exemple d’écriture. J’adore, tout simplement, et je n’ai même pas envie de m’étendre plus que ça ici. À quoi bon ? Cet épisode final a tout dit pour moi !