Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de gauche et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1…
Étiquette : Netflix
Cynthia Senek (#68)
Salut les sériephiles,
Pour la dernière performance de l’année, je suis allé piocher dans mon visionnage de toute une saison hier et le choix fut corsé entre deux actrices. Vraiment, mon coeur balançait, et j’ai donc fini par choisir celle pour laquelle j’avais le plus de choses à raconter. Sachez quand même que l’actrice incarnant Elisa a donc failli finir ici, mais que finalement, je me suis décidé pour…
La performance de la semaine :
Cynthia Senek
La série concernée : 3%
L’épisode : S03E07 – Jardrone – 18/20
Pourquoi ? Parce que le cœur a ses raisons que la raison ignore, tout simplement ! Je suis sûr que si vous me connaissez un peu, vous allez trouver super prévisible que je sois à fond derrière le personnage de Gloria, mais je vais quand même m’en justifier de manière aussi rationnelle que possible, hein.
Déjà, c’est un chapeau bas que je tire à l’actrice, parce que je la trouve super crédible dans son rôle depuis le début de la saison 2, alors que l’écriture l’a fait énormément évoluer. Quand même, si on prend le temps de regarder avec minutie ce qui lui arrive, elle passe de religieuse rongée par la culpabilité de ce qu’elle a fait à Fernando à leader pro-Autre rive, en passant par tout un moment à être tiraillé par la Résistance et co-fondatrice de la Coquille. Sacrée vie, en quelques années.
Alors évidemment, je sais bien que ça ne justifie pas son dérapage de forcenée en fin de saison, mais j’ai trouvé que l’actrice s’en tirait plutôt très bien à nous faire ressentir les dilemmes de son personnage. Dans l’épisode Jardrone, on voit enfin son processus et j’ai trouvé ça quand même bien interprété ce rêve détruit par la nouvelle du passage à tabac de Fernando. Soyons honnêtes, j’ai failli donner la performance de la semaine aussi à Marcela, parce que l’actrice est brillante dans son rôle de méchante… mais je lui préfère Gloria.
Cette préférence, je la justifie donc par cet épisode qui se concentre sur elle et dans ses scènes face à Marcela, puis face à Michele. L’actrice nous montre bien comment la soif de pouvoir peut rapidement faire péter un câble et continue bien ce travail dans le dernier épisode de la saison où elle est confrontée à ses erreurs… mais nous montre que le personnage s’entête dans son orgueil et dans la manipulation. C’est donc une évolution de personnage que j’aime beaucoup, même si je ne comprends pas trop comment elle peut s’aveugler à ce point : elle était pro-sélection à la base et finalement, la voilà qui s’avère contre pour récupérer le pouvoir et pour s’allier avec l’Autre rive. J’ai hâte de découvrir sa conclusion en saison 4 !
Vue aussi dans : L’actrice n’est qu’au tout début de sa carrière et, comme je ne regarde pas vraiment les programmes portugais, je ne l’ai jamais vue ailleurs. Avant d’obtenir son rôle dans la série de Netflix, elle a tout de même tenu un rôle pendant 480 épisodes, ce qui n’est pas rien. En effet, elle interprétait Maria Cristina da Silva dans Malhaçao, un soap-opéra qui a débuté en… 1995. La série raconte la vie d’adolescents brésiliens, avec chaque saison un couple mis en avant par la série. Et oui, la série est encore en cours de diffusion.
C’est fou ce genre de productions… mais bon, ça explique aussi sa capacité à jouer des choses très différentes, j’imagine, on sait tous que ce genre de tournage est très extrême, avec un rythme vif qui ne permet pas de faire dans le détail : on est bon dès le départ ou c’est foutu. Et puisqu’elle est restée plus d’un an dedans, c’est qu’elle devait être bonne.
L’info en + : Franchement, il est difficile de trouver des informations sur l’actrice, d’autant que la majorité des liens sont en portugais et que je ne le comprends que partiellement, hein. J’ai quand même fait des efforts pour trouver un petit quelque chose à raconter, et je peux donc vous dire que l’actrice utilise une application de rencontres. Il doit donc y avoir des chanceux quelque part en train de chatter avec elle. Normal !
Elle s’en défend en disant que les gens ont de mauvais a priori et que l’application lui a permis de rencontrer de bons amis et des gens sympathiques. Clairement, on n’a pas les mêmes applications de rencontres au Brésil et en France, apparemment. Peut-être qu’elle changera d’avis maintenant qu’elle perfectionne son anglais dans l’espoir de percer aux États-Unis…
Voir aussi : Les performances des semaines précédentes
3% (S03)
Synopsis : En fin de saison 2, la série nous lâchait sur un drôle de cliffhanger avec Michele nous faisant la promesse de la création d’un monde meilleur, la Coquille… Reste à voir si elle y arrivera maintenant !
Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 | Saison 4

Pour commencer, c’est comme d’habitude avec Laura et que je me mets devant cette saison 3 de 3%. Et comme toujours, on a oublié absolument tout ce qu’il s’est passé dans la saison précédente, mais bon, on ne doute pas que Michele et Rafael vont vite nous remettre dans l’ambiance cela dit. Après, on avait plutôt envie de parler alors on a mis un temps fou à lancer l’épisode, ce n’est pas bien malin notre affaire !
Au moins, dans la conversation, on a fini par se remettre en tête tout ce qu’il fallait se mettre en tête du côté des noms de personnages et de l’intrigue. Bref, il n’y a plus qu’à. C’est parti, méfiez-vous des spoilers en déroulant, comme d’hab’ !
Note moyenne de la saison : 16,5/20
Spoilers
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Épisode 1 – Areia – 14/20
La saison est inattendue dans l’intrigue qu’elle met en place, et je ne suis pas tout à fait sûr qu’on accroche à ce revirement de situation total. Je me retrouve à espérer des flashbacks, alors que je déteste ça, et j’attends désormais de la série qu’elle nous en révèle plus. Au moins, ça me donne envie de continuer, mais la mise en place sent trop le rétropédalage et le retour en arrière.
C’est bon, la saison commence, Laura a dit qu’elle avait oublié l’accent portugais des personnages, on est bon ! Et merci à Netflix pour le résumé, on est prêt pour la Coquille maintenant. Et Michele aussi, parce qu’elle commence directement l’épisode par faire des branchements électriques dans un bunker qui doit être la Coquille, mais qui est vu comme la lumière de la damnation par le prêtre relou de la saison 2. On avance bien : le village est contre la Coquille, l’autre rive est contre, la Résistance est contre. Merveilleux.
Post-générique, nous retrouvons Joana qui se rend malgré tout dans la Coquille où tout le monde est censé être bienvenu. Avec son air aimable et son sourire de toujours, elle se fait repérer bien vite par Xavier qui lui propose malgré tout une visite, en laissant la moitié de ses haricots par terre. C’est un concept. Cette visite permet de vite comprendre comment fonctionne la Coquille – c’est un petit paradis avec une réserve de bouffe énorme et une serre pour les légumes, serre cultivée par un Jardrone.
Tout ça s’est fait quand même bien vite à mon goût, mais on ne sait pas exactement combien de temps après se déroule cette saison : on nous cache quelque chose sur Fernando par exemple, dont le fauteuil trône dans un couloir comme dans un musée. Dans la serre, Johana finit par retomber sur… Rafael, devenu une sorte de SDF alcoolique de la Coquille. Soit.
Xavier finit par emmener Joana au générateur de tout ça, qu’elle aimerait bien détruire j’imagine. Elle découvre au passage que Xavier a refusé le processus pour lui préférer la Coquille. Il n’aurait peut-être pas dû : dans la Coquille, il échappe ç la surveillance technologique de l’autre rive capable de prévoir l’arrivée d’une tempête de sable qui pose déjà de gros problèmes à tous nos héros.
Oui, oui, tout nos héros : ils sont réunis à la Coquille, même ceux dont on a oublié le nom (le fameux mort pas mort de la saison 1 qui a maintenant un fils ?), même ceux qui n’ont rien à faire là (le frère de Rafaël par exemple, ou Elisa). Et malgré la réactivité de Michele à protéger tout le monde dans l’Atrium de la Coquille, la tempête de sable fait de sacrés dégâts à la Coquille, avec des morts, des blessés dont Elisa peut s’occuper et surtout des problèmes matériels : plus d’eau potable, plus de plantation.
Rapidement, la survie s’organise, avec Michele forcée de faire un discours pour réunir ses troupes peu heureuses de la tournure des événements, inévitablement. Heureusement, elle est trop forte et remobilise tout le monde bien rapidement, en évoquant la mort de Fernando qui s’est fait tabasser en cherchant à ramener du monde à la Coquille. C’est inattendu, ça, honnêtement, mais pourquoi pas. Par contre, le discours simpliste qui a un tel succès, j’y crois moyennement.
Au milieu de tout ça, Rafael, qui se fait de nouveau appeler Tiago, est jaloux de constater qu’Elisa s’est remise en couple avec son ex, après sept ans sur l’autre rive. Elle dit être revenu pour lui, quand on sait tous que ça va être pour Rafael. Mais bon, il est légèrement dans l’abus avec l’alcool, lui.
De son côté, Joana est toujours en mission pour la Résistance, c’est à peu près sûr. On la voit enquêter sur le générateur, alors que trois mois plus tôt, elle était déjà dans le désert à se renseigner sur la Coquille ; je ne la sens pas. Pourtant, tout le monde semble lui faire confiance autour du générateur alors que la vie reprend son cours : on suit ainsi le ménage et les réparations, alors que le fauteuil de Fernando et le violon de Gloria sont encore intacts. Malgré tout, les vivres, notamment l’eau, manquent. Rafael propose de demander la nanotechnologie de l’autre rive, alors que Michele… passe son temps à s’autoflageller d’avoir oublié de protéger le condensateur de la Coquille pendant la tempête.
Quant au garde-manger, il faut le protéger pendant la nuit. C’est Marco (le mort pas mort de la saison 1) et Xavier qui montent la garde… sauf que ce dernier se fait avoir par une diversion à base de Jardrone. Ainsi, au petit matin, Michele découvre que toute la nourriture a été volée. Et plutôt que de la chercher, elle préfère déprimer et perdre tout espoir, redonné par Marco, pendant qu’à l’atrium, ça vire à la guérilla et à la culpabilité reprochée à tous les personnages à tour de rôle. Surtout, la tension monte entre le nouveau mec d’Elisa, Otavio, et Rafael.
Michele fait tout ce qu’elle peut, mais elle n’est pas au bout de ses peines. En plus, en parallèle, on suit une équipe de l’autre rive assez paniquée de voir le succès de la Coquille par rapport au Processus, mais heureuse de savoir que la tempête de sable va les affecter. Le frère de Michele, André, débarque donc de nulle part pour parler à sa sœur et la ramener auprès de… Marcela. Et la bitch ne change pas, elle est toute heureuse de voir l’échec de Michele.
Voyant bien qu’il y a trop de monde dans la Coquille, Michele finit par retourner faire un discours pour mettre les choses au clair. Maintenant qu’elle sait que les implants de l’Autre Rive permettent de l’espionner, elle demande aux gens de retirer leur implant, tout en leur annonçant qu’elle compte pour l’instant ne garder que 10% des gens dans la Coquille. Oui, oui, 10% qu’elle va choisir en faisant une sélection, sur l’idée de Gloria qui est toujours pour le processus. Bon, la solution est censée être temporaire, mais elle mène à un cliffhanger où Joana vole le fameux collier coquille de Michele pour s’arracher l’implant.
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Épisode 2 – Lamina – 16/20
C’est déjà bien mieux comme épisode, parce que finalement le retour à des choses qui auraient pu être redondantes fonctionne bien. On retrouve la force de la série avec des scènes d’épreuves qui lui ont toujours réussi. Par contre, j’ai encore du mal avec la construction de certains personnages. Il faut s’y faire.
Un an plus tôt, Joana était donc déjà bien chiante avec une autre résistante partie depuis à la Coquille… et elle la retrouve comme prévu lorsque celle-ci l’empêche de nettoyer le collier plein de sang dans le peu d’eau potable qu’ils ont encore dans la Coquille où la sélection se met en place. Très rapidement, on comprend que la Cause est encore en place, dans la Coquille, et que Joana a pour envie de détruire l’Autre Rive. Elle est un peu en boucle la meuf.
Elle peut compter apparemment sur sa pote/ennemie et sur… Rafael ! Et oui, il est toujours en lien avec la Cause apparemment. Comme il s’agit de Rafael, on découvre aussi qu’il a bien volé de la nourriture, mais apparemment, après le vol principal. Mouais. Il en donne à son petit frère pour qu’il réussisse la Sélection, avant de remettre en place Joana en lui expliquant que vouloir détruire l’Autre rive, c’est bien, mais ça a détruit sa vie alors faut savoir dire stop à son obsession. Bien.
Ce n’est pas suffisant pour la convaincre, mais de toute manière, il y a d’autres choses à gérer dans cet épisode, notamment la fameuse sélection qui commence par Marco, Rafael et Joana, comme par hasard. Michele assure que ce n’est pas personnel, mais bon, c’est elle qui choisit de faire ça par âge. Ce sont donc censés être les plus vieux, et les plus sages. La première épreuve ? Je l’ai beaucoup aimée et ça m’a rappelée de bonnes choses de la saison 1. Le chronomètre, les handicaps imposés, la clé à retrouver… C’était un peu Fort Boyard leur affaire, mais ça m’a bien plu.
Dans tout ça, j’oublie quand même des éléments essentiels pour la critique, à commencer par Marco qui décide de faire retirer l’implant de l’Autre Rive à son fils, Mauricio… ce qui affecte Marcela plus qu’elle ne veut bien l’admettre à André. Mauricio ? Il a une mère, sur l’Autre Rive, avec la grand-mère, donc. Bien, admettons. Et la sélection ne révèle pas le meilleur en chacun, évidemment, parce qu’être viré de la Coquille, ça craint. Sans implant, c’en est fini de l’Autre Rive. Et le village n’est pas très accueillant envers les traîtres qui avaient choisi l’Autre rive. Evidemment.
Pour l’épreuve suivante, le groupe passant la sélection est élargi avec Natalia (la pote de Joana), Xavier, le petit frère de Rafael et Otavio. C’est ce dernier qui se fait finalement virer de la sélection parce qu’il pète un câble lorsque l’ensemble du groupe échoue à une machine qui ne peut clignoter que rouge. C’était si obligé. Malgré tout, Joana reste désespérément contre Michele, et ça n’arrange pas les choses de découvrir que Marcela avait voulu l’aider suite à la tempête.
Elles sont toutefois interrompues par Otavio qui n’assume pas du d’avoir été dégagé par Michele, déjà qu’il avait été dégagé par Elisa avant. Il nous fait donc une petite crise de folie et jalousie à la fois, voulant égorger Michele. Elisa et Joana parviennent étonnamment à le calmer, mais Rafael débarque au mauvais moment et finit par pousser Otavio dans la folie pure : il nous égorge donc Michele avant de se suicider. Au moins, c’est fait.
Michele, elle, est sauvée par Elisa… mais surtout par Joana qui refuse de la laisser mourir, parce qu’elle ne le mérite pas. L’air de rien, Joana commence à croire en la coquille, même si elle se justifie en disant qu’elle pense qu’elle n’est pas comme Michele. La conclusion de tout ça ? Le Processus détruit les gens, même quand il s’appelle Sélection. Du coup, Natalia est révoltée et elle rejoint Joana en fin d’épisode, pour lui dire que, c’est bon, elle est prête à détruire l’Autre rive et la Coquille si besoin.
Quant à Artur, le frère de Rafael, il s’avère en fin d’épisode qu’il a une sacrée infection, au niveau de l’implant de l’Autre rive. C’est étonnant.
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Épisode 3 – Remédio – 16/20
Bon, il ne faudra pas que ça traîne trop en longueur quand même, mais pour l’instant, c’est bien parti cette saison, surtout parce qu’on se concentre principalement sur des personnages que j’aime bien et parce que l’on sent qu’on avance progressivement vers quelque chose – même si on ne voit pas bien vers quoi sur le long terme. La critique du système parfait et utopique continue en tout cas, et ça c’est une bonne chose.
Un an plus tôt, Rafael s’est fait avoir bêtement sur l’Autre Rive. Son frère a été arrêté lors du processus et a balancé toute la vérité sur Rafael/Tiago, et donc sur l’implication d’Elisa qui l’a laissé passer alors qu’elle n’aurait jamais dû. La pauvre se retrouve donc à devoir s’enfuir de l’Autre rive en pyjama, et ça ne fait pas rêver. La scène était très sympathique et explique un peu mieux la présence des personnages à la coquille et l’état actuel de leur relation.
Dans le présent, tous les membres de la Coquille se réunissent dans l’atrium pour parler de la situation, alors que Rafael, lui, fait encore sa vie de son côté. Gloria et Marco sont ceux qui prennent le commandement de la Coquille et présentent donc les faits aussi calmement que possible, annonçant que la Selection doit de toute manière continuer. Michele le pense aussi, et elle fait en sorte que ça continue sous la surveillance d’Elisa.
Le problème, c’est que du coup elle ne peut pas venir en aide à Arthur quand il est très clairement malade devant elle, parce que l’épreuve suivante, qui consiste à trouver le Nord, doit se dérouler en deux minutes. J’ai trouvé un peu gros le coup du mur plus chaud, mais admettons, ça faisait une scène sympathique. Quant à Arthur, son état s’aggrave vite, ce qui inquiète Rafael.
Un an plus tôt, de nouveau, on voit également Rafael revenir chez lui pour retrouver Arthur. Il fallait bien comprendre d’où il sortait. Bon, sans trop de surprise, Rafael n’est pas le bienvenu chez lui, contrairement au vrai Rafael qui a été accueilli à bras ouvert, malgré la trahison d’avoir tout révélé des secrets de famille à Marcela. Trahi par sa mère, Rafael/Tiago s’enfuit donc, mais son petit frère est un vrai pot de colle qui ne supporte plus leur mère. Evidemment.
Dans le présent, la troisième épreuve se déroule rapidement, mais elle laisse Elisa rongée de culpabilité. Elle fouille donc dans les affaires de Michele, finalement vite rétablie, pour mieux découvrir la radio donnée par Andre. Elle demande ainsi au frère de Michele de lui laisser une chance de s’expliquer car elle n’a rien à voir avec la Cause. Sans surprise, il refuse… mais il balance l’information que Michele organise un processus à Marcela.
Juste après ça, Elisa est amenée auprès d’Artur pour le soigner, et il est ainsi révélé que ce con a décidé de se retirer l’implant de l’oreille, comme tout le monde, pour mieux le remettre dans son bras. Il l’a mal fait, d’où l’infection. Le problème, c’est qu’Elisa se retrouve à devoir garder de nouveau le secret de Rafael… mais que cette fois, elle ne compte pas le faire, alors que la quatrième épreuve s’apprête à commencer.
Elle la laisse se dérouler et c’est tant mieux, parce que c’est de loin ma préférée, avec deux trios mis face à face afin d’éliminer quelqu’un de la salle d’en face grâce à un critère défini par eux. Être un tueur, être trop jeune… voilà de bons critères (ou pas) qui finissent par s’appliquer à ceux qui les ont choisis. C’était un bon retournement, avec comme d’habitude une règle twistée au dernier moment. On perd ainsi Joana et Natalia… mais aussi Artur.
En effet, Elisa ne peut garder le secret et elle prend la décision de balancer toute la vérité à Michele. Cette dernière décide de garder malgré tout Rafael, mais elle vire Artur, laissant Elisa s’expliquer avec Rafael. Elle a menti pour lui et ça lui a coûté sur l’Autre Rive. Une fois, pas deux. Espèce d’égoïste aux yeux bleus ! Moi, je suis du côté d’Elisa, même si j’aime bien Rafael, il a déconné sec depuis le début de la série.
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Épisode 4 – Pato – 17/20
J’ai accroché bien plus que je ne l’aurais pensé à cet épisode qui a eu l’excellente idée de se concentrer sur la débâcle de personnages que j’apprécie plutôt bien, tout en nourrissant encore plus le contexte qui a mené à la situation de départ de la série – et de la saison. Et ça fonctionne bien, je trouve.
Oh la, après une petite pause goûter, on a repris directement par le flashback pour tous les éliminer, avec un retour 106 ans plus tôt sur les Fondateurs observant le premier processus en ignorant pas mal le problème des rejetés, tout occupés qu’ils sont
Eh oui, ce n’est qu’au bout de dix ans qu’ils se sont mis en tête de stériliser tout le monde sur l’Autre Rive… avec une conseillère pour remarquer que leur fille n’a rien à faire là. Le couple fondateur décide alors de renvoyer sa fille sur le Continent, en lui expliquant que dans onze ans, elle pourra passer le processus à nouveau (et peut-être revoir des canards). C’est un peu dur quand même de dire au revoir à leur fille, mais ils le font, sans trop hésiter apparemment.
Forcément, le flashback suivant nous emmène au test de leur fille qui doit remonter au plus vite le puzzle qu’ils lui fournissent, en forme de cube. Le stress est palpable, mais j’ai décidé avant le début de l’épreuve qu’elle n’y arriverait pas de toute manière. C’est effectivement ce qu’il se produit, et c’est super violent pour tout le monde ; et pour Tânia qui se fait dégager, et pour ses parents qui sont responsables de la vie misérable qu’ils offrent à leur fille… qui bien évidemment, montent la résistance aussitôt.
Un siècle plus tard, Michele s’énerve de constater qu’elle doit éliminer la moitié des fgens restant encore dans la coquille. C’est embêtant, et elle décide de le faire en laissant s’affronter des duos qui doivent lui proposer leur meilleur test pour décider qui reste ou part. Le meilleur test ? Un pile ou face, qui élimine Marco par rapport à Rafael, sur une idée de Rafael. C’est original comme choix, mais ça énerve un peu Marco, légitimement.
Cela énerve aussi Gloria qui, parmi les plus jeunes, doit attendre jusqu’au bout pour se retrouver face à Xavier. Elle propose un test qui n’est pas glorieux (sans jeu de mot, promis). Xavier a la meilleure idée : se départager autour d’un puzzle proposé par Fernando avant sa mort.
L’idée est bonne, mais comme ils finissent en même temps leur puzzle, Michele est forcée de faire un choix. Elle choisit le plus jeune des deux, qui a renoncé au processus là où Gloria l’avait déjà échoué. C’est très triste pour elle, comme pour Marco qui se retrouve dans un bidonville avec son fils.
Pendant ce temps, sur le Continent, Joana est de retour au village, avec Natalia. Elles tentent ensemble de convertir un maximum de monde à leur mouvement révolutionnaire, mais ce n’est pas si facile, surtout avec les gardes de l’Autre Rive qui les considèrent comme des terroristes et veulent les arrêter.
Sans trop de surprise, Gloria est contactée par Joana, qui vit désormais dans l’ancien appartement (si on peut appeler ça comme ça) de Fernando. L’offre à venir est évidente : Joana propose à Gloria de travailler pour la Cause, et avec un bon argument en plus ! Ben oui, elle est au courant du refus de l’offre de Marcela par Michele, et c’est assez pour faire changer définitivement de camp une Gloria déjà bien énervée.
Gloria decide donc de contacter Marcela qui lui confirme l’existence de cette offre dont elle n’avait jamais entendu parler, puis lui propose de leur venir en aide. Marcela organise donc une manipulation assez efficace pour convaincre Gloria de se lancer dans une rébellion contre la coquille, à la manière de l’invasion du processus en saison 2. Notons aussi que Marcela reste imp
Dans tout ça, il ne reste plus grand monde à la Coquille, mais la sélection touche enfin à sa fin. Michele se retrouve à devoir faire un discours pour rappeler que se retrouver dans la Coquille n’est pas un privilège, puisqu’elle a pour but d’être ouverte à tous le plus vite possible. Mouais. Elle est bien détruite par ses choix en tout cas…
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Épisode 5 – Alavanca – 18/20
Il est temps de faire face aux conséquences de l’épisode de mi-saison, mais ça marche plutôt pas mal. L’épisode se concentre surtout sur l’action et peu sur les développements, tout en fournissant malgré tout des scènes assez intéressantes pour approfondir les personnages. Franchement, certains passages sont excellents.
Un an plus tôt, on retrouve Marco totalement perdu après la dissolution de la milice. Il a déjà son fils, et il décide de se barrer de la maison familiale avec parce que la milice n’est plus. Ce n’est pas bien clair comme flashback explicatif, parce que ça n’explique pas grand-chose, à part que Marco s’est senti forcé de s’agenouiller devant une Michele beaucoup trop bien habillée. Pourtant, c’est sa philosophie (viser la luuuuune), alors elle les accepte quoiqu’il arrive. Par contre, Marco n’ose pas dire son nom à Gloria lorsqu’elle procède à son inscription.
Dans le present, Gloria est à présent bien allumée quand elle essaie de convaincre Marco de rejoindre les rangs de la rébellion qu’elle veut mener. Forcément, il n’est que moyennement convaincu par l’idée puisqu’il apprend qu’elle vient de sa mère… mais quand il se fait voler sa bouffe, ce n’est pas bien dur de deviner que, pour son fils, il rejoindra le mouvement de Gloria.
C’est rapide dans l’exécution, mais du coup, Gloria est en effet en train de devenir leader du mouvement de résistance. C’est plus crédible que quand c’était Joana, c’est sûr, mais ça pose problème parce que ça part vite en vrille avec toute une partie du village qui décide d’aller défoncer les portes de la coquille.
Là-bas, Michele et Rafael ont réussi à rétablir le courant in extremis pour entendre l’appel radio de Gloria. Rafael découvre donc la vérité sur l’offre de Marcela, refusé par Michele qui sait bien que ce n’est pas une bonne idée de passer aux ordres de l’Autre Rive. Joana et Natalia aussi le savent bien, mais elles se font dégager en deux temps trois mouvements par Gloria qui n’hésite pas à considérer de les livrer à Marcela.
En effet, Gloria est dans une colère qui n’écoute plus la raison. Elle est prête à défoncer coûte que coûte les portes de la Coquille, même s’il s’agit de portes coulissantes. C’est un peu schématique tout ça, mais elle est désormais persuadée que l’Autre rive peut leur venir en aide et que la Sélection était une mauvaise idée… alors même qu’elle est celle qui militait pour un Processus auprès de Michele.
Pendant ce temps, Marcela doit rendre des comptes à… son père. Il est encore plus con qu’elle, et ce n’est pas peu dire. Il n’apprécie pas trop de savoir que son petit-fils a retiré son implant alors que leur famille est celle qui mérite le meilleur, toujours. Mouais. Sa famille, elle est un peu concon, aussi. Par exemple, Marco prend tout son temps à rejoindre la Résistance… mais il finit par abandonner son fils à sa nourrice, pour aller aux portes de la Coquille.
Là, il est le seul à être dans la zone de sécurité quand Michele finit par l’activer après une attente interminable et de multiples avertissements. Il y survit contre toute attente et permet à Gloria et aux autres de rentrer dans la Coquille. Rafael et Michele prennent donc la décision de fuir avant que Marco les rattrape, mais Rafael fait encore demi-tour pour retrouver Elisa. Celle-ci ne l’entend pas comme ça : elle préfère encore être lobotomisée par l’Autre Rive que de regretter encore ses choix. Pas simple sa vie, décidément.
Pas simple non plus pour Rafael : il voulait s’échapper, mais il se tort bêtement la cheville au moment de s’enfuir avec Michele. Celle-ci se retrouve donc seule dans le désert, mais allez savoir où elle ira. Tout autant dans le désert, on retrouve Natalia et Joana qui découvrent un van où se réfugier et de quoi se faire de l’eau. Eh, ça fait un beau décor, mais va falloir qu’on nous explique pourquoi tout ça n’est pas mieux enfoui. Sinon, c’est dans cette scène où il est question de Silas que je me suis souvenu enfin de Natalia, qui était là en saison 2.
Les deux femmes passent à ça de s’embrasser, mais Joana est toujours aussi énervante et se retire au dernier moment, pour mieux parvenir à faire fuir Natalia. C’est con…
Mais ce n’est pas aussi con que ce qu’il se passe à la Coquille où Gloria prend contact avec Marcela pour la faire venir sur place avec des ressources, alors que Marco est acclamé par tous les habitants du refuge. C’est mal barré cette affaire, mais ça y est les Alvares prennent le contrôle de tout ce qu’il y a de cool à prendre. Quant à Gloria, elle croit vraiment fonder le couple fondateur de la Coquille avec Marco, là.
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Épisode 6 – Alçapao – 17/20
La pression retombe quelque peu dans cet épisode, tout de même, mais c’est une bonne chose parce qu’il faut bien en garder pour la fin de saison. Il n’empêche que cette saison est quand même plus prenante que la précédente, et qu’on s’éclate bien à suivre toute la tension installée entre les personnages. Le renouvellement des intrigues a fait du bien aux personanges…
De manière un peu abusée, Elisa retrouve sans mal Rafael qu’elle pensait pourtant parti bien loin. Elle lui répare sa cheville bien vite, mais est interceptée par Marco quand elle cherche des ressources médicales pour son ex. Forcément, Marco essaie d’en savoir plus sur la localisation possible de Rafael et Michele, sans grand succès. Ainsi donc, Elisa fait le choix d’aider Rafael plutôt que de retourner sur l’Autre Rive.
La série se concentre à nouveau sur le personnage d’Elisa et nous renvoie au 99e processus, le sien et celui d’Otavio. On la voit être déjà dans un entre-deux entre sa vocation d’être médecin et d’être sur l’Autre rive, celle des égoïstes.
Malheureusement, ce flashback nous ramène Otavio dans la série, alors que je m’en passerai bien. André s’en passerait bien lui aussi, parce qu’il est clairement amoureux d’Elisa dès qu’on découvre qu’il est dans le même processus alors qu’il les observe s’engueuler. Il se sert donc de ça pour faire équipe avec Elisa et s’arranger pour être sur de passer le processus, avec lui. C’est intéressant, parce que ça nous explique mieux la relation qui unit André et Elisa.
Encore et toujours, on en revient aussi aux origines de ce monde dystopique, avec cette fois un approfondissement sur la centrale nucléaire que le vrai couple fondateur d’origine a détruit. Pour cela, on suit Michele qui s’y rend… avec l’aide de Joana. Oh, évidemment, Joana était d’abord d’avis de laisser Michele se démerder seule, mais quand elle remarque que le collecteur qui manque tant à la Coquille depuis le premier épisode et qu’elle a trouvé dans l’épisode précédent a été saboté, elle s’est sentie obligée d’aller aider une Michele affaiblie, mais pas trop (et en plein désert sans le moindre coup de soleil).
Une fois que le sabotage est clair et établi, les filles reviennent à la Coquille, ce qui est un peu risqué quand même, pour demander l’aide de Rafael afin de pénétrer à nouveau dedans. Allez, c’est jamais que le plan de Natalia que Joana avait refusé dans l’épisode précédent. Tss.
Risqué ? Ben oui, à la Coquille, les choses dérapent encore et toujours : le nouveau couple fondateur de mes deux refuse de donner de la nourriture tant que les fugitifs ne sont pas arrêtés. L’ancien garde-manger devient une prison dans laquelle on jette sans hésiter Natalia, arrêtée bien vite.
Rafael aimerait bien aider Michele et Joana, mais il est trop faible pour ça. Il demande inévitablement de l’aide à Elisa, mais celle-ci est vraiment tiraillée dans cet épisode. Elle prend vraiment cher, il faut dire : elle est surveillée par l’insupportable Artur, est clairement encore amoureuse de Rafael et se retrouve à être manipulée ensuite par André, par la radio. C’est fou, mais ça fonctionne bien avec le flashback en parallèle où on la voit trahir Otavio pour aller à l’Autre Rive.
Bref, Elisa se retrouve légèrement poussée par André, puis par Gloria (dont les bottines sont très jolies, Laura tient à ce que je le précise) et Marco, à trahir de la même manière Rafael. Ce n’est pas si simple d’être dans sa vie, dis-donc.
En parallèle de tout ça, on retrouve également Michele et Joana qui tentent toujours d’entrer dans la Coquille par la trappe qui avait permis à Michele de s’enfuir. Celle-ci ne s’ouvre que de l’intérieur, mais Rafael est trop long. Michele est forcée de se rendre pour permettre à Joana de rentrer dans la Coquille… grâce à l’aide d’Elisa. Celle-ci n’a pas envie de trahir à nouveau pour aller à nouveau sur l’Autre rive, et ça donne de bonnes
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Épisode 7 – Jardrone – 18/20
Bon, il faut reconnaître que cette saison plus courte est une excellente idée pour la série, parce que le rythme est bien plus intense, et du coup, on est beaucoup plus à fond dans l’intrigue. Après, si on est bien pris dans l’enquête qui se joue au cours de l’épisode, je trouve qu’il y a d’autres moments qui collent moins avec l’intrigue et qui prennent trop de temps à arriver.
J’aime ça ! L’épisode nous montre enfin le processus de Gloria et Ariel que je voulais absolument voir depuis le début de cette saison. Il suffisait de le demander à plusieurs reprises pour l’avoir. Tout s’y passe relativement bien pour Gloria, jusqu’à ce que Marcela demande à la voir dans son bureau.
Là-bas, elle est interrogée sur ses liens avec Fernando, avant d’apprendre qu’il a été tabassé. Gloria est évidemment dévastée, même si elle est toujours énervée après lui… Et Marclea est une belle connasse : elle lui dit de faire un choix entre aller s’occuper de Fernando ou rester dans le processus. Loin d’être une taupe, Gloria a donc montré à quel point elle était fidèle à Fernando, n’écoutant pas Ariel la suppliant de rester. Pfiou, c’est dur ce processus quand même.
Pendant ce temps, Elisa est très clairement suivie par un garde pas très discret avec elle. Heureusement, elle a une armoire secrète dans son infirmerie qui lui permet de s’échapper. Elle peut ainsi rejoindre Rafael et Joana qui font ce qu’ils peuvent pour tuer leur impatience d’être coincés dans un sous-terrain. Ils décident donc de chercher l’identité de la taupe, s’arrêtant bien vite sur Marco… Seulement, quand Elisa les rejoint, elle innocente Marco bien vite : elle était à l’infirmerie avec lui. Reste alors Gloria sur la liste des suspects… Moi, je parie plutôt sur Xavier.
L’épisode se consacre aussi un petit peu à Marco qui fait revenir son fils à la Coquille, histoire de profiter de son statut de chef avant le débarquement de Marcela qui n’en finit plus d’arriver. Ah et ça y est, Laura m’a enfin dit, dans cette scène, qu’entendre du portugais, c’était cool. Eh, ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu ça. En attendant, Michele est menée par Gloria jusqu’à son jugement, sur une des deux chaises de cette saison. On sent que le budget est limité parfois cette saison, mais ça a quand même une bonne gueule, je trouve.
Bon, donc, dans tout ça, le procès de Michele aussi a de la gueule, menée par une Gloria ressemblant de plus en plus à la Bloodreina de The 100. Et le pire, c’est qu’elle a tout prévu, du petit discours aux preuves vidéos du marché qu’elle aurait pu parler à Marcela. Mais bon, elle a pris la décision seule sans consulter l’assemblée, ce qui est apparemment contraire à leurs lois… C’est bizarre, parce que dans le premier épisode, il n’a jamais été question de l’assemblée, mais bon.
Le but de l’épisode, et surtout de la saison, est d’asseoir Michele dans sa position inconfortable de leader de la Coquille. Le pouvoir, ce n’est jamais simple à maîtriser pleinement et ça fait une bonne saison, avec Michele qui se justifie comme elle peut. J’aime tout ça, mais ça n’empêche pas les scénaristes de disculper Gloria d’être la taupe que tout le monde recherche. Ouep, elle ne peut pas avoir saboté la Coquille puisqu’elle jouait du violon dans l’atrium au moment de l’emprunt de la scie qui a permis le sabotage.
Dans la liste des gens ayant emprunté la scie, il y a Rafael et Xavier. L’étau se resserre donc si on veut nous présenter quelqu’un qu’on connaît comme taupe. Et puis, Xavier est justement interrogé par Gloria au procès de Michele, pour forcer cette dernière à dire la vérité sur la sélection et la raison pour laquelle elle a choisi de sauver Xavier plutôt que Gloria.
Et ce connard finit par enfoncer Michele… non, vraiment, il a perdu ma confiance. Quant au procès, il est vraiment intéressant parce que la confrontation entre Gloria et Michele, autour du souvenir de Fernando, est vraiment excellente. Je suis un peu déçu de l’évolution de Gloria qui s’enfonce trop du côté obscur alors que Marco reste silencieux, mais bon, le développement des répliques et des personnages sont géniaux. Le jugement ? Il est décidé que Michele sera livrée à l’Autre Rive, avec une haine bien établie envers Michele.
La haine, la colère, c’est tout ce qui anime Gloria, mais j’ai adoré cette évolution pour le personnage, surtout que c’est intéressant que tout se joue autour de Fernando, qui aura manqué à la saison quand même, même si son souvenir est partout. Gloria reste quand même en proie aux doutes une fois seule, en plus, donc vraiment, je continue de la trouver attachante. Je suis fiable, que voulez-vous.
Pendant ce temps, il se déroule plein de choses en sous-terrain : Elisa nous arrête Xavier qui est enfin soupçonné par tous nos héros, mais il assure qu’il est innocent. Il a en revanche l’idée que tout le monde aurait dû avoir dès le vol de la nourriture du garde-manger : aller regarder la vidéo du Jardrone, que Joana prend un malin plaisir à aller intercepter.
Le seul problème, c’est qu’au passage, Artur remarque de la graisse sur les chaussures d’Elisa, et qu’il comprend aussitôt où est planqué son frère. Il le retrouve en train d’interroger Xavier, mais le calme revient assez vite quand il est question d’une taupe. Joana débarque alors avec le Jardrone et il est enfin révélé l’identité de la taupe : Rafael. Et dire que j’avais dit, une fois qu’il était évident que ça n’allait pas être Xavier, que c’était quelqu’un qu’on avait éliminé pour la mauvaise raison…
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Épisode 8 – Onda – 17/20
Bien que dans la lignée des précédents, cet épisode a du mal, au début, à bien nous faire sentir toute la tension et les enjeux de cette fin de saison. Pourtant, on sent bien en cours de route qu’on est face à la conclusion des intrigues entamées cette année, alors que le terrain pour la saison 4 est préparé juste comme il faut. Franchement, je pense que la série aura la durée idéale avec cette quatrième et dernière saison. En attendant, cette fin est bien réussie.
Bon, on disait avec Laura qu’il y avait moins de temps mort cette saison, mais il suffisait de l’évoquer pour en subir de nouveaux : Marcela rend visite à son père en début d’épisode, et franchement, ça m’a endormi.
En attendant, sous la Coquille, Rafael est interrogé par Artur, Joana et Xavier qui ont du mal à croire à son innocence. Cela sent bon la lobotomie franchement, et on ne met pas longtemps à le découvrir, grâce à une transmission radio envoyée sur son implant au moment de l’emprunt de la scie, transmission radio évidemment retrouvée par Xavier sans trop de mal.
Dès qu’il l’entend, Rafael entre en transe et un flashback nous révèle qu’il a été lobotomisé par Marcela et André s’occupant de lui après la mort d’Ivana. Ouep, Marcela et André savent donc que Rafael n’a pas tué Ivana.
Grâce à ça, Marcela en profite pour s’assurer qu’il obéira toujours aux ordres qu’elle lui susurre en tant qu’Ivana dans ses rêves, puis pour le manipuler de manière à ce que notre Rafael entende son frère, le vrai Rafael, lui révéler la vérité. Et ainsi, il n’y avait qu’à attendre que Rafael rejoigne la coquille pour le manipuler. C’est gros comme explication, mais ça passe à peu près dans la série.
Joana comprend vite tout ce qu’il s’est passé et, avec Rafael, Xavier et Artur, elle décide d’aller convaincre Marco et Gloria que Marcela les a tous manipulés pour paraître être une bonne personne. Soit. C’est gros, mais Marco et Gloria y croient. Le seul problème, c’est que Gloria aime bien le pouvoir, alors elle ne veut pas le lâcher pour si peu. Et voilà comment Joana et Rafael se retrouvent en prison, et comment Elisa se retrouve à devoir se battre con un garde qui a compris qu’elle avait une attelle à Rafael.
Elle libère nos prisonniers, ce qui permet des retrouvailles entre Natalia et Joana d’ailleurs, et commence alors une bonne course poursuite. Marcela est déjà dans les murs de la Coquille a jouer avec brio son rôle de méchante – elle distribue de la bouffe, de l’eau, des implants (notamment pour son petit-fils) et fait un joli discours pour apaiser les foules.
Ce n’est toutefois pas suffisant pour réussir son coup, bien au contraire. L’implant dans son fils, Marco le vit moyennement bien, et il décide donc au dernier moment de trahir sa mère et Gloria pour venir en aide à Joana. Il lui fournit à nouveau l’enregistrement audio prouvant la manipulation de Rafael pour détruire la Coquille.
Voilà donc comment Gloria perd tout pouvoir sur l’ensemble de la Coquille et décide de s’enfuir, alors qu’André fait de même, après avoir été mis à mal par Michele, Elisa et Natalia. C’était assez sympa, mais pas autant que la confrontation Michele/André qui suit. Elle le laisse partir, histoire d’avoir encore à faire en saison 4. Par contre, Michele pardonne bien vite, trop vite, à Gloria après tous ces événements. Du coup, on n’a pas vu beaucoup Michele dans ce final, c’est peut-être pour ça que c’était top.
La conclusion de la saison ? Marcela tente de kidnapper son petit-fils, mais elle est piégée par Xavier. Etonnamment, il finit en vie et Marcela est rapidement fait prisonnière, malgré un chantage peu convaincant où elle menaçait de tuer son héritage, le dernier Alvares. C’est Marco lui-même qui n’y croit pas. Marcela en prison ? Ils feraient mieux de s’en débarrasser, parce qu’il semblerait que Gloria soit son alliée sur ce coup-là, lui faisant passer un message sur son plateau repas. J’ai trouvé qu’elle se réconciliait trop vite avec le reste du groupe en même temps… mais je me méfie d’un possible twist des scénaristes.
Du côté vie privée des personnages, il n’y a que Joana qui a droit à une vraie conclusion avec, ENFIN, son baiser échangé avec Natalia. Par contre, tous les autres restent un peu sur leur faim, à part peut-être Rafael, réconcilié avec son frère et avec Elisa, mais pas encore en couple avec elle. La toute dernière scène voit l’ensemble du casting, Joana, Natalia, Marco, Michele, Rafael, Gloria, Elisa et Xavier (vraiment une bonne surprise qu’il survive) se décider à aller attaquer l’Autre Rive, alors que là-bas, André arrête un discours de Nair pour prendre le pouvoir.
Bon, ben, y a plus qu’à conclure tout ça en saison 4, hein !

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EN BREF – Je trouve que cette saison 3 a eu beaucoup de difficultés à se mettre en place de manière convaincante, mais une fois lancée, elle était bien meilleure, notamment parce que toute l’intrigue de la « sélection » permettait de nous rappeler ce qui avait participé au succès de la première saison, à savoir l’épreuve du processus. Il faudra voir comment les scénaristes arriveront à injecter à nouveau cette donnée dans la saison 4, maintenant.
Concernant ces huit épisodes, en revanche, il faut souligner une absence qui se fait vraiment ressentir avec la disparition prématurée de Fernando, pas vraiment traitée finalement, même si son fantôme plane sur toute l’intrigue entre Michele et Gloria. J’en espérais plus, un épisode flashback au moins… Et même si j’aime beaucoup Xavier qui est clairement là pour le remplacer côté humour et à la table de la fin de saison, je suis un peu déçu de cette absence.
Cette saison 3 était en tout cas bien plus prenante que la précédente et il nous apparaît évident que la raison pour laquelle c’est le cas est le format de cette saison. Autant sur dix épisodes, il y avait eu des temps morts et des longueurs à dormir debout (ou allongée, dans le cas de Laura), autant dans cette saison 3, on n’a pas eu le temps de s’endormir. Eh, on a même enchaîné tous les épisodes sans aller se faire à manger, c’est dire à quel point c’est une réussite !
You (Parfaite) – S02E02
Épisode 2 – Just the Tip – 18/20
Cette saison 2 suit des pistes que je n’envisageais pas du tout pour la série il y a encore quelques heures et ça me rend véritablement curieux de ce qu’ils cherchent à faire avec cette suite de l’histoire. En tout cas, il y a de bons moments, un casting excellent et beaucoup de moments que j’ai adorés. C’est très bien parti encore pour cette deuxième année déjà beaucoup trop prometteuse !
> Saison 2
Spoilers

No one ever suspects shit when it’s a white dude.
Comment Joe a-t-il rencontré Will ? Sur Craiglist, évidemment ! Alors qu’il espionne de loin Love, Joe nous raconte sa rencontre avec Will, qui était en fait juste quelqu’un qui devait l’aider à se créer une nouvelle identité. Le seul problème, c’est que Will lui apprend surtout qu’il a mis une dizaine d’années à créer sa propre identité parfaite, avec des traces de lui sur Internet, mais sans photo.
Il n’en faut pas plus pour piquer l’intérêt de Joe, et voilà donc pourquoi il se retrouve avec un Will en cage. Celui-ci n’est pas très coopératif quand il est question d’évoquer les raisons pour lesquelles Jasper, de la mafia russe, le recherche, préférant parler de médicaments dont il aurait besoin. Bon, ça ne nous aide pas trop, mais voilà, il finit par avouer qu’il doit 3000 dollars à Jasper. Admettons.
Finalement, Joe n’espionnait pas vraiment Love de loin : elle l’avait invité à l’accompagner dans un marché. Il faut quand même qu’on discute des goûts discutables de Joe en matière de femmes, parce que Love est super attirante et tout, je ne dis pas, mais elle a un peu le même côté un peu concon que Beth avait parfois, et qui est comme indescriptible.
Cela n’empêche pas qu’elle soit toute mignonne heureusement, et Joe tombe donc sous son charme. Le problème, c’est donc que Love en veut trop, trop vite. Elle embrasse donc Joe avant de l’inviter rencontrer ses amis, alors qu’il croit apercevoir Beck aussitôt. Oh lala. Entre Love qui en veut trop tout de suite et Joe qui est obsédé par son passé, je sens que cette saison va nous retourner le cerveau plus d’une fois. Surtout moi qui me laisse totalement embarquer sans me méfier.
Ainsi, je me suis retrouvé totalement sur les fesses lors de la rencontre Joe/Jasper. Les 3 000$, il les a vite trouvés grâce à un faux livre qu’il a trafiqué, comme en saison 1… sauf qu’en fait, Jasper lui explique qu’il lui doit 50 000$. Ce n’est pas tout à fait la même somme, et ça empire encore avec un degré de plus dans la violence : en deux temps, trois mouvements (littéralement), Joe se fait ainsi couper le petit doigt. AÎE.
Pour arranger cette nouvelle affaire bien problématique de Jasper ayant volé son petit doigt pour le mettre dans de la glace et lui laisser 12h pour – peut-être – le rembourser, Joe retourne auprès de Will qui lui conseille de contacter un certain Rufus. Ce dernier lui donne rendez-vous le midi même, ce qui n’arrange pas tellement notre anti-héros, qui avait normalement un rencard avec Love et ses amis.
Bien sûr, Joe refuse de rater ce rencard, mais il l’annule tout de même, prétextant que « Forty », le millenial fils des patrons de leur boîte, lui a demandé de bosser à l’autre bout de la ville. Ce n’est pas bien crédible quand même.
Joe se rend donc au restaurant où Love retrouve ses amis, Gabe (cet acteur, je suis si heureux de voir les guests de cette saison !!), Lucy et Sunrise, les deux dernières étant en couple et ayant un enfant, Candle. Ces noms, ça ne s’invente pas, nous sommes vraiment à Los Angeles, hein ? Forcément, on les observe à travers la perspective de Joe, mais le cliché que sont ces personnages est quand même cool. On les entend remonter le moral de Love, et on apprend à mieux les connaître tous. C’est une très bonne chose.
La scène en est presque trop courte, puisque Joe est forcé de partir pour aller rencontrer le fameux Rufus qui pourrait peut-être lui fournir les 50 000$. Pour cela, il passe par une fête qui a lieu en plein jour un mardi et retombe ainsi sur Delilah, ce qui n’a aucun sens. Celle-ci étant journaliste people, il faut comprendre qu’elle est là pour avoir quelques scoops, mais on découvre aussi qu’elle a un passé avec Hendy, une star hollywoodienne que Joe a croisé deux fois sur son chemin.
Pour la deuxième fois de l’épisode, on lui conseille aussi le Dr Daniel pour son doigt qui continue de pisser le sang. Cette sous-intrigue semble être une perte de temps, mais avec cette série, je me doute bien que rien n’est laissé au hasard. Quand il rencontre enfin Rufus cela dit, Joe découvre que celui-ci n’a pas les 50 000$ promis : il n’a qu’une montagne de pilules à lui fournir. À la rigueur, pour les 50 000€, Joe peut toujours accepter de se soumettre aux désirs sexuels de Rufus, mais c’est tout.
Joe refuse donc un blowjob qui aurait possiblement lui donner son argent. Je sais pas pour récupérer son petit doigt, ça vaut peut-être le coup. Bon, apparemment pas pour Joe, qui préfère retourner interroger Will dont l’état se dégrade chaque scène un peu plus. Il en profite pour lui filer ses médicaments sans qu’il ne le sache, avant de rentrer chez lui pour s’occuper de son doigt.
Là, Love débarque et lui reproche de lui avoir menti. Il faut dire que Forty est son frère jumeau et qu’elle est la fille des boss de Joe, donc bon, le mensonge ne risquait pas de passer. C’est assez intéressant de voir que Joe se laisse surprendre : à essayer de se soigner (de la mauvaise manière), il a décidé de ne pas tout savoir de Love avant…
Le truc, c’est qu’elle est de toute manière particulièrement parfaite à vouloir être toujours honnête… Le seul problème, c’est qu’elle effraie Joe, qui n’arrête pas de revoir Beck partout… Au point de la faire revenir dans son appartement, au point de crier sur Love qui n’y est pour rien. Love se barre donc, laissant le champ libre à cette Beck imaginaire qui engueule donc Joe avec de bons arguments, à commencer par le fait qu’il a perdu bien trop de sang.
Une petite dispute avec son subconscient d’ex plus tard, Joe n’a toujours pas son argent, alors il donne rendez-vous à la mafia russe directement dans le hangar où il conserve le Will bien malade. Evidemment, ce n’est pas un super argument de vente ce Will malade alors Joe se retrouve ainsi à tuer le type de la mafia russe. Oh, ça sent tellement mauvais pour la suite de l’histoire et de la saison !
En plus, il n’en faut pas plus pour que Beck réapparaisse et lui faire comprendre que ce qui le terrifie le plus n’est pas tant d’être blessé par Love, mais bien que celle-ci ne soit blessée par lui, comme il a blessé Beck. Et hop, maintenant qu’il a compris ça, il n’a plus qu’à se rendre auprès du docteur Daniel, le fameux. Son petit doigt est vite réparé et il peut donc se retrouver à découper le russe dans la cuisine du bar où il travaille, alors qu’en parallèle, Love prépare un repas chez elle. Le parallèle n’est pas exceptionnel, et plus jamais je ne ferai un mélange farine/œuf de la même manière, mais bon.
Après tout ça, Joe retourne auprès de Love qui l’invite chez elle et qui lui offre le discours parfait. Tout est toujours parfait dans les relations amoureuses de cette série, c’est tellement frustrant. Ainsi, le double sens est génial : Joe explique qu’il a blessé Beck – sans donner son nom – mais que ce n’était pas son intention.
Love est alors la copine idéale à lui rappeler qu’ils sont tous les deux adultes, qu’ils ont leur désir, leur passé, qu’ils n’ont qu’à faire attention à ne pas se blesser tout en se protégeant l’un et l’autre. Non, vraiment, il est difficile de ne pas avoir envie de les voir se mettre en couple et être heureux. Comme quoi, la perfection peut être uniquement dans les apparences et la réalité de la relation bien plus toxique. C’est un sacré avertissement.
Dans le même genre, Delilah recroise Joe en fin d’épisode, lui raconte comment Henderson l’a violée alors qu’elle était encore mineure. Tout ça, c’est juste pour expliquer à Joe qu’elle a bien compris qu’il faisait partie des pourris de ce monde. C’est génial et vraiment bien foutu.
La conclusion de l’épisode l’est tout autant, avec Will qui est soigné par Joe et qui s’amuse de dire qu’il pense l’avoir vu tué un homme (alors que c’est vrai), puis avec Joe qui écrit une note à Beck pour mieux brûler la note et oublier son ex… Le seul problème, c’est que Joe ne change pas du tout dans l’affaire : il a ainsi volé une culotte de Love et il la planque dans une boîte à chaussures, chez lui. Il est si flippant.
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