The Rookie – S07E03 – Out of Pocket – 13/20

Pourquoi j’ai l’impression que cet épisode est limite un meilleur premier épisode de saison que le premier ? Il repart sur des intrigues oubliées et n’est pas spécialement meilleur, mais certaines choses fonctionnent mieux en tout cas. Il y a toute cette nouvelle intrigue sur les bleus de cette saison qui parvient totalement à me convaincre. Ils avaient besoin de ça !

Spoilers

John fait une fixette sur un ennemi potentiel avant le retour de Bailey.

Les points faibles :

– Aucun souvenir de tout ce qu’il y a dans le résumé, c’est triste. En plus, il est question de Jason, l’ex de Bailey qui, par conséquent, est donc de retour bientôt. Merci, non merci. En plus, tout ça est une horrible intrigue où John fait ensuite tout ce qu’il peut pour NE PAS respecter la loi. J’ai trouvé ça dingue : pour une série qui veut montrer que la police n’est pas faite que de corrompus, c’est nul de montrer comment le héros passe son temps à être sur les limites. C’est toutefois le but de l’épisode de critiquer ça, alors c’est bien. Seulement, je me rends compte que je ne le supporte plus, moi, et le voir se jouer une mission solo n’aide pas du tout. C’est mauvais signe que le héros de la série soit insupportable et arrogant, non ? Franchement bien fait pour lui que ce soit un fail.

– Il faut vraiment que Lucy et Tim arrêtent les paris. C’était cool d’avoir Gray pour leur dire, beaucoup moins d’avoir Lucy qui relance les choses ou Rachel qui débarque à nouveau. J’ai l’impression que toutes les scènes de Lucy tournent autour de Tim d’une manière ou d’une autre et ça devient lourd que le personnage ne soit pas autorisé à avoir un peu plus d’indépendance.

– J’étais content de retrouver la vie perso de Nyla dans l’épisode précédent, mais dans celui-ci, ce n’est plus le cas. Les débats avec son mari, même en présence d’Angela et Wes, ça tourne trop en rond pour moi.

Les points forts :

– Le générique est de retour ! Rien que pour ça, l’épisode mérite deux points de plus, non ?

– J’adore le fait que les rookies changent de tuteurs… Cela dit, ça ressemble à une punition pour eux. Après, il est assez évident que Seth, celui de Lucy, a besoin d’un peu plus de stress pour mieux gérer le sien quand Penn, celui de Tim, a bien besoin d’apprendre à bosser avec des femmes. Il ne prend pas les ordres de Lucy et joue les héros sans écouter le bon sens ou les protocoles. Certes, les protocoles n’apportent pas toujours que des solutions, mais ils sont là pour une raison. C’est très bien d’avoir une intrigue qui voit les rookies se faire applaudir avant d’être punis ; mais une punition à la hauteur de ce que le commissariat peut se permettre.

– Si j’ai détesté John, j’ai aimé voir le commissariat se débrouiller pour lui venir en aide quand ils n’ont pas de nouvelles de lui. En plus, Celina est vraiment une collègue en or avec lui, donc ça fait plaisir de voir ça. La fin d’épisode fonctionne bien.

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Heated Rivalry – S01E06 – The Cottage – 15/20

Aaah. J’ai l’impression que la série vient juste de commencer et la saison est déjà terminée. J’en ai marre des mini-saisons, rendez-moi les networks ! L’histoire commence à peine pour Shane et Ilya aussi, et c’est aussi parce que cet épisode prend ENFIN le temps de se poser et de développer une vraie relation. Je sais bien que enemies to lovers et tout, mais je n’ai jamais autant senti que dans cet épisode leur rivalité alors même qu’elle n’est plus un élément de tension. Et sinon, que cet épisode développe autant de choses, prenne autant son temps, c’est un vrai point positif. Juste, l’attente pour la saison 2 va être longue à présent, alors qu’il y a plein de choses que je souhaite voir désormais.

Spoilers

Comme une envie de passer des vacances au cottage.


For the next two weeks, let’s just be honest with each other.

Joyeux Noël ! Oui, j’ai encore mis de côté le blog pendant la période des fêtes, oui, je n’arrive pas à être aussi régulier ici que ce que j’ai pu l’être pendant des années et oui, j’ai toujours envie de l’être mais je me laisse emporter par d’autres choses – comme la vie. Malgré tout, toute la semaine, mes réseaux sociaux ont été envahis de Heated Rivalry et de blagues sur le cottage. Malgré tout, j’ai revu plein de fois cette semaine la dernière scène de l’épisode précédent. Aussi, avant d’être trop spoilé et malgré les nombreux cadeaux qui m’attendent, je me dis qu’il vaut mieux voir cet épisode au plus vite… Quitte à être frustré par l’attente interminable de la saison 2 (parce que ça va être quelque chose, encore, elle n’est pas écrite pour l’instant).

Et la dernière scène de l’épisode précédent ? Désolé, mais sans la chanson et sans le « huh ? » final de Shane comme dans le récap au début de ce dernier épisode, c’est quand même vachement moins cool. La première scène de cet épisode voit Scott monter sur scène pour raconter qu’il a accompli son plus grand rêve en remportant la coupe un mois plus tôt.

Pourtant, son discours finit par tourner autour de sa vie privée, inévitablement. Son coming out est extrêmement vu et commenté par tous – et il est heureux de recevoir des messages de fans, y compris de très jeunes fans gays, pour que ce ne soit pas qu’une insulte qu’on balance dans les vestiaires quand il est question de hockey. Scott parle de sa solitude, de la difficulté d’avoir été gay et insulté, indirectement, pendant des années. Le discours est réussi. Il est prenant. Il est aussi grandement hors sujet – parce qu’il a beau dédier son trophée à son équipe et son coach, il ne parle finalement que de sa relation. Mais en même temps, peut-on lui en vouloir ?

Des années de silence, ça vaut bien qu’on parle un peu de la peur paralysante du coming-out dans les médias. Et pas que dans le monde fictif d’Heated Rivalry, du coup. La scène est sympa, se termine par Kip qui voit tout ça depuis son bar gay préféré avec tous ses amis et… oh, c’est mignon. Sans plus, cette fois.

On s’attarde ensuite sur la rivalité chaude qui donne son nom à la série : Shane se rend à l’aéroport pour récupérer Ilya qui vient d’arriver. Ce dernier est tellement terrifié d’être là et de passer l’été avec Shane. Pour autant, il est vraiment venu et c’est très bien comme ça. Ils ont deux heures de route à faire ensemble. Shane est soulagé de savoir qu’Ilya n’a croisé personne et lui dit qu’il a tout prévu : le cottage est plutôt discret et retiré de tout, et il a dit à ses parents qu’il partait dans une retraite silencieuse. Un sacré silence, si vous voulez mon avis.

A l’arrivée, Shane reproche à Ilya d’avoir joué malgré sa blessure aux côtes, et il refuse donc de laisser Ilya porter ses sacs. Quel homme galant. Il a déjà fait les courses, il a un chalet de malade mental tellement il est beau et il s’inquiète de savoir si Ilya a soif. Aha. Soif de lui, très clairement. Le cottage est mignon tout plein, hein, et ils le baptisent vite. Tant pis s’il y a des vitres absolument partout.

Au moment de coucher ensemble sur le canapé, Shane explique qu’il n’a couché avec personne depuis un moment et que ça ne durera peut-être pas bien longtemps. La réponse d’Ilya est incroyable pour lui : lui aussi n’a couché avec personne depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, il y a des mois. Oh. Les voilà enfin et pour de vrai en couple, même s’ils ne le disent pas explicitement. Que c’est bien.

S’ils ont très envie de faire l’amour (sans même prendre une douche avant malgré le voyage, eh), Shane propose ensuite d’emmener Ilya dans la chambre qu’il occupera. Pardon, mais ? Est-ce qu’il a prévu de ne pas rester dans la même chambre que lui ? Ils sont certes en train de s’amuser et entrent dans un jeu de rôle un peu con, mais… c’était étrange comme développement. Tout ça pour coucher ensemble sur un lit, en plus.

D’ailleurs, alléluia, Shane veut fermer les putains de volet. C’est la base quand tu es une célébrité, non ? Ilya lui dit de ne pas le faire et jette la télécommande. Ils veulent vraiment vivre dans le danger. Je suis surpris que la série coupe la scène de cul qui suit, par contre. On passe de Shane qui va tailler une pipe à Shane qui gère le barbecue pour faire des hamburgers. What the fuck ?

En tout cas, ils sont mignons dans leur petite vie de couple. Ils paraissent si rangés et simples, si peu affamé de sexe (oui, oui, même dans la scène précédente). C’est donc ça de vieillir ? Ils se promettent d’être honnêtes pour deux semaines et finissent par parler bien rapidement de leur relation. Ilya cherche à savoir qui est au courant de leur couple, mais souhaite aussi savoir si les parents de Shane savent qu’il est gay.

Celui-ci n’est clairement pas prêt à en parler – ni à en parler avec Ilya, ni à l’avouer à ses parents. Il me fait tellement de la peine à avoir peur comme ça de son coming-out. Il a beau dire que ça a un peu à voir avec Ilya, on sent bien que c’est lui qui n’est pas à l’aise. Et je comprends bien pourquoi, mais il faut aussi qu’il se fasse à l’idée que c’est sa vie.

Cet épisode est si bien : on a enfin affaire au couple et à la romance que la série vendait. Certes, ça traîne en longueur et il ne se passe pas grand-chose à première vue, mais dans les détails, c’est ouf. Les deux personnages creusent vraiment dans le passé de l’autre, ils apprennent à se connaître comme un couple le ferait : il y a les moments ridicules, comme quand Ilya a peur d’un oiseau, et les moments terribles, comme quand il raconte la mort de sa mère, confortablement installé sur les genoux de Shane. Enfin. Cela n’a pas l’air si confortable, en vrai.

J’ai eu plus de mal avec la scène suivante, quand Ilya est tellement excité à l’idée d’être avec Shane qu’il le force un peu : Shane est au téléphone avec Hayden, ça ennuie Ilya qui ne peut plus jouer au jeu vidéo avec lui (j’ai ri du côté « ma tête est sur la couverture ») et qui décide donc pour se venger de l’exciter, le masturber, lui faire une pipe. Pardon, mais Shane a clairement dit non tellement de fois que je ne trouve ça ni excitant, ni mignon. Je vois bien que, dans le fond, on nous dit ensuite que Shane était consentant et a trouvé ça sexy… mais en vrai, non, ça ne l’est pas. Non, c’est non. On en est encore à dire ça en 2025 – et à paraître chiant et emmerdeur de tourner en rond quand on le dit, en plus. Eh, ça me sort un peu de l’épisode.

Je me suis rapidement calmé ensuite, pas quand on les a vus faire un foot, mais quand il a commencé à être question du futur. Ce n’est pas évident pour eux : Ilya n’en peut plus de la Russie et veut se simplifier la vie. Il envisage ainsi de jouer pour Boston. Certes, il serait un sacré rival pour Shane, encore et toujours, mais au moins, ils se rapprocheraient. Par contre, ça suppose aussi de se marier avec Svetlana pour Ilya.

On sent assez vite que ce scénario dérange Shane. Ils essaient d’en parler, tout en se touchant les pieds dans une scène d’intimité de couple qui passe bien – on n’est pas sur du sexe, juste sur deux amants qui commencent à parler d’avenir.

C’est au beau milieu de la nuit que Shane, incapable de dormir, réveille Ilya avec un plan pour leur futur. Et il voit très loin : une action caritative menée ensemble pour se rapprocher publiquement sans que ne soit bizarre, une carrière pour Ilya qui ne serait plus à Boston, mais à Ottawa pour se rapprocher de Montreal et donc de Shane, un futur très lointain où, une fois à la retraite, ils pourront se mettre ensemble. En vrai, je dis « très lointain », mais la retraite en hockey ne doit pas être si loin.

Ce qui est sûr, c’est que c’est surprenant de les voir envisager un avenir ensemble à ce point. Ilya lui balance donc qu’il l’aime. La réponse de Shane ? Holy shit. Suivi d’un « I love you too ». Ils sont si mignons. Si perdus. Si amoureux. Je me laisse complètement balader par cet épisode, alors que j’étais énervé quelques minutes avant. Ils sont passés de plan cul à relation de couple de manière bien peu crédible et trop peu développé, je trouve, mais c’est très bien pour eux. Et c’est une belle représentation, en vrai.

Ils sont amoureux comme tout, voient des jolis couchers de soleil et couchent ensemble, avec Shane et Ilya qui prennent encore le temps de poser de grandes questions sur « comment on a pu laisser tout ça se passer ? » au moment où Ilya s’apprête à pénétrer Shane. C’est du grand n’importe quoi, mais c’était un peu drôle.

Et au milieu de tout ça, Shane continue de penser au futur : il propose à Ilya d’ouvrir une école de hockey et de donner des financements pour la santé mentale, pour lutter contre les pensées suicidaires (comme celles qui habitaient la mère d’Ilya).

Le temps semble passer vite et lentement à la fois au cottage, et c’est un peu pareil pour cet épisode qui n’en finit pas mais avance si vite à la fois. On retrouve ensuite le couple en train de se baigner tranquillement, avec un peu d’humour et un téléphone laissé de côté. C’est ce genre de journée d’été où rien ne compte que la paresse et l’oisiveté et ça a l’air si bien.

Leur plus gros problème ? Savoir s’ils mangent les pates de la veille ou s’ils se font des hotdogs. Ils remontent donc vers le chalet et ne peuvent apparemment pas rester éloigné l’un de l’autre bien longtemps. Comme d’hab, donc, sauf que cette fois, il y a le père de Shane dans la cuisine et il les voit à travers la fenêtre.

Ca aurait pu passer l’air de rien, mais bon, Ilya était en train de l’embrasser. Au moins, pour une  fois ils ne sont pas en train de coucher, c’est déjà ça. Il n’empêche que c’est la fin du paradis pour les deux stars. Le père de Shane a donc vu son fils embrasser son pire rival. C’est un peu violent comme coming out. C’est pour cela qu’il vaut mieux dire les choses tant qu’on le peut, je suppose – mais c’est vrai que ce n’est pas toujours évident d’aborder le sujet, et encore moins de tout avouer comme ça.

Le père de Shane n’est pas excellent dans sa réaction en plus, parce qu’il choisit de se barrer, tout simplement. Shane essaie bien de le rattraper, une fois remis de son choc, mais non. Ilya est drôlement incroyable dans cette scène : je ne reconnais pas tellement le personnage. Il insiste sur le courage de Shane, il le soutient sans s’énerver, sans rien dire, finalement. Shane vit son pire cauchemar, mais Ilya souhaite être là pour lui. Il lui propose même de l’accompagner chez ses parents. Et quand Shane se met à genou devant Ilya, cette fois, c’est juste pour pleurer.

En vrai, Shane est tellement stressé que je ne comprends pas pourquoi c’est lui qui conduit ensuite pour aller chez ses parents. Ilya porte le t-shirt de l’équipe adverse, ce qui est hilarant quand on sait qu’il va rencontrer officiellement ses beaux-parents. À l’arrivée, Shane ne sait plus où se mettre ou quoi penser.

Son père avait juste oublié son chargeur chez Shane et il a été servi. C’est un peu gros cette histoire après autant de temps, mais soit, on fera avec. Shane présente donc Ilya à ses parents, après avoir annoncé qu’il était gay. Sa manière d’enfin le dire, après tant de temps, c’est presque trop simple. J’ai de la peine pour lui quand même, parce que ce n’est pas évident comme coming-out, d’être pris par surprise dans l’intimité et tout.

L’avantage, c’est que les parents prennent tout ça plutôt bien : ils ne s’énervent pas, ne l’insultent pas, ne semblent même pas si affectés que ça par les mensonges de Shane. Eh, la mère reconnaît qu’ils se doutaient – ou en tout cas qu’ils s’étaient posés la question de savoir s’il pouvait être gay. De là à imaginer que leur fils couchait avec son pire ennemi, en revanche, ça, ils n’étaient pas prêts.

Les parents se posent quand même la question de savoir quand leur relation a commencé, et c’est si drôle. Il y a des questions qu’il vaut mieux ne pas poser, je crois, parce qu’ils découvrent que leur fils leur cache une décennie de mensonge et de baise avec Ilya – même si le mot baise n’est pas exactement plaqué comme ça sur leur relation.

Shane m’a tellement fait rire à détester le mot « lovers », mais ce qui m’a achevé, c’est la mère qui passe à l’alcool. Elle sort de la vodka, pour Ilya, ce qui est une pure blague en vrai, et une prise de risque. Les parents posent aussi de bonnes questions sur le futur. Ils gèrent la carrière de Shane depuis si longtemps que c’est logique. Cela dit, rien ne vaut le moment où la mère se demande si son fils a pu laisser gagner Ilya, parce que bon, y a des priorités dans la vie et la sienne, c’est le hockey.

De son côté, Ilya s’en sort bien de son coming-out bi auprès des beaux-parents, en annonçant qu’il n’a jamais été amoureux que de Shane, même s’il a couché avec plein de femmes. Ils commencent à se faire du pied sous la table, ce que je trouve quelque peu osé, mais allez, pourquoi pas. Ils aiment vivre dangereusement.

En vrai, Shane vit son cauchemar, mais ça se passe plutôt bien : les parents de Shane prennent tout ça si positivement. La mère a un peu de mal à digérer tout ça, mais ce qu’elle ne digère pas, c’est que son fils se soit senti si mal : elle aurait aimé qu’il puisse le dire sans que ce ne soit si difficile. Et là, une fois de plus, bordel ce jeu d’acteurs. Je suppose que ça peut paraître lent, long et pas crédible, tout ça, mais le jeu des deux acteurs dans cette scène est très réussi. C’est une très belle scène de coming-out, finalement.

La mère a l’occasion de s’excuser, à dire à Shane de ne pas avoir honte, de ne pas s’excuser et… à lui dire qu’elle est fière. C’est si beau. C’est la réaction que tout le monde devrait avoir, c’est celle qu’on voit de plus en plus souvent à la télévision, mais soyons francs, ce n’est pas toujours celle qui se déroule dans la réalité.

Sinon, de retour à table avec Ilya, la mère est surprise de découvrir que son gendre est prêt à trahir Boston pour aller jouer à Ottawa – eh, la fidélité en hockey, c’est important aussi – mais elle comprend ce que ça signifie pour le sérieux de la relation de son fils. Le père s’intéresse aussi au cas de Scott, pour savoir s’ils ont pu communiquer. Il est intéressant et surprenant de voir qu’Ilya l’a contacté – j’aurais attendu ça de Shane, à la rigueur, même s’il est vrai que c’est Ilya qui a été le plus chamboulé.

En tout cas, il est clairement question d’avenir et de coming-out à faire à plus grande échelle, Shane entame alors une jolie crise d’angoisse. Je crois que tout ça est un peu trop concret pour lui – avoir sa mère qui vante le courage de Scott, c’est quelque chose. Et ce qui calme son angoisse ? Shane qui lui dit que sa famille est là et que son petit-ami est là. Tout est bien, tout est si bien.

Quelle tristesse que ce soit déjà la fin d’épisode. Le générique de fin se déroule alors que Shane et Ilya rentrent au cottage. C’est frustrant, j’ai l’impression que ça ne fait que commencer vraiment. Il y a tellement encore à raconter. Les acteurs ont signé pour trois saisons, la deuxième est validée par la chaîne. Vivement la suite. Ce générique de fin où ils rentrent en voiture, comme un couple, est si mignon. Si long aussi. Si banal, en fait.

En bref

Mon avis sur la série fait un peu un grand écart entre le début et la fin, parce que ça partait vraiment mal : je pensais avoir une romance, j’ai eu un plan cul qui ne pensait qu’au sexe. Pourtant, sur la fin, j’ai une série mature qui me parle représentation – et qui le fait bien – tout en développant un couple très sain dans un contexte toxique ; j’ai une vraie romance, des personnages qui grandissent ensemble. En chemin, il y a Kip/Scott, un couple qui était bien plus ce que j’attendais de cette série que ce que la série a proposé.

Et mon avis au milieu de tout ça ? En perpétuelle évolution. Je ne sais pas quoi penser : la saison est trop courte, les épisodes trop différents, le rythme incroyablement expéditif au début et si lent ensuite… C’est un petit OVNI, mais c’est ce qui rend la série si bien, peut-être ? Je n’ai pas su à quoi m’attendre d’un bout à l’autre.

Enfin, si, il y a une constante dont j’ai peu parlé dans mes critiques tant elle est évidente et saute aux yeux : les deux acteurs principaux sont incroyables. Ils ont une alchimie qui crève l’écran et qui les rend immédiatement beaux et attachants. On a envie de les voir ensemble, envie de les voir s’embrasser et wow, chapeau pour le casting et les performances.

L’histoire ? Ce n’est pas terrible du tout, parce que la série semble survoler plein de détails et tout le contexte. Et maintenant ? Maintenant, j’ai envie de savoir la suite, j’ai envie de connaître les autres personnages et les autres couples. Il faut attendre la saison 2 et il est bien possible que ça se fasse en lisant toute la saga. Foutu pour foutu… Allez savoir.

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Grey’s Anatomy – S22E01 – Only the Strong Survive – 18/20

La série reprend du service pour une nouvelle année et continue de nous servir notre dose de drama gratuit et facile. C’est donc un énième épisode gratuit et facile, mais ça fonctionne toujours bien : je suis content de retrouver certains personnes, énervé d’en voir survivre d’autres et triste d’en perdre d’autre(s). Eh, je ne vais pas tout spoiler ici, mais nul ce titre d’épisode ! Et si la série nous enterrera tous, elle va commencer par enterrer tous ses personnages avant nous, hein.

Spoilers

Un bloc opératoire qui explose, ça fait des dégâts.


Do you wanna kill an inter on her first day ?

Ah, pas de résumé ? OK, challenge accepted. On reprend exactement là où nous en étions : Meredith observe les flammes sortir de l’épisode et c’est le bordel dans tout l’hôpital. On nous révèle qu’Amelia va bien, puis Lucas. C’est la panique, avec une évacuation en cours et Ben qui essaie désespérément de rentrer dans l’hôpital, y compris dans la partie fermée au public par… les pompiers ??? Comment sont-ils arrivés plus vite que lui ? ON nous prend pour des idiots, sérieusement ! Ben s’est précipité directement !

Bon. Ce détail n’est que ça, un détail. En attendant, Jules se réveille dans un bloc opératoire où il y a un patient encore en vie, contre toute attente, et des blessés, dont Beltran, d’abord inconsciente. Quand elle reprend conscience, elle s’inquiète plus pour son patient, Parker, que pour le reste de l’équipe – il y a probablement des infirmières mortes au sol pourtant. Et puis, tout le bloc opératoire est complètement bloqué, évidemment. La vie de l’enfant reste la plus importante : Jules travaille bien sous pression, mais elle doit s’occuper de recoudre tout le gamin avant la fin de son anesthésie bien rapidement.

Le but est juste de nous mettre un peu de pression sur les épaules de Jules, qui flippe de devoir gérer une opération seule sur un gamin de six ans quand elle n’a même pas eu l’occasion de s’entraîner sur des adultes avant. La bonne nouvelle, c’est que je l’aime toujours autant dans ce début de saison. Dans le même genre, Beltran a beau être coincée sous des débris et être dans une situation de merde, j’aime bien comment elle aide Jules à survivre à cette opération sous pression. Je la soupçonne d’avoir menti tout en éloignant les inquiétudes sur son propre état de santé.

Et bien sûr, alors que l’opération se termine bien et que Jules est heureuse d’avoir sauvé Parker, Beltran s’évanouit. Putain, l’anesthésiste ne sert à rien. C’est tellement abusé de s’être contentée d’embaucher une figurante ! Elles sont trois dans ce bloc, bien sûr qu’il faut la faire parler ! ET PUTAIN. Ils tuent Beltran ? Elle n’a pas eu le temps de servir à quelque chose dans la série, à part fournir ses ex à Jules pour qu’elle couche avec. Je suis tellement frustré !

Bref. Ce n’est jamais qu’une intrigue de l’épisode. Il y en a plein d’autres, évidemment. Richard est blessé à la tête et ça inquiète Catherine plus que le reste de l’hôpital. Heureusement, tout va bien pour lui. Enfin, je crois que c’est heureux. Amelia le met dans le haut de ses priorités, ne sachant pas encore ce qui est arrivé à Lincoln. On met un certain temps aussi à le savoir. En attendant, Teddy organise comme elle peut le reste de l’hôpital. Elle demande au personnel de gérer l’évacuation vers Seattle Pres et de rester calme, tout en s’occupant des patients les plus urgents. On sent que c’est la catastrophe.

En-dehors de l’hôpital, Meredith croise les futurs internes, prêts à commencer leur journée dans un hôpital qui vient juste d’exploser. Malheureusement, aucun d’entre eux ne peut rentrer dans l’épisode parce qu’il y a un garde qui fait du zèle – ou juste qui fait son taf, en fait.

Meredith n’hésite pas à exploser une porte de l’hôpital pour entrer par effraction à l’intérieur de celui-ci. Eh, c’est qu’elle n’a pas froid aux yeux. Malheureusement, les nouveaux internes sont clairement des boulets, plus que d’habitude encore. On rencontre ainsi une certaine Danny Spencer, si j’ai bien entendu, qui s’effondre bien vite. Il est révélé qu’elle s’est blessée pendant l’explosion, en essayant d’aller prendre un selfie dans un bloc opératoire.

Cela dit, Meredith a raison : Spencer marque des points sur les autres internes, car on la repère dès le début. Après, si elle a la chance d’avoir Mer comme médecin, elle est aussi aidée par Simone et l’interne avec qui elle a déjà couché quoi, quoi. Simone n’est pas ravie de l’avoir sous ses ordres, mais il semble être là pour rester et pour être une bonne addition au casting. Il en est de même pour Spencer qui devine assez vite ce qui lui arrive… mais pas l’identité de sa chirurgienne. Genre, si elle sait qui est Mer et est fascinée par sa carrière, elle aurait pu regarder au moins en ligne une photo d’elle !

Pendant ce temps, nous n’avons toujours pas de news de Miranda. Ben s’inquiète pour elle, regrette de ne plus être pompier et finit par retrouver sa femme. Alléluia. Elle va bien, physiquement, mais ne va pas si bien que ça. Tout le bloc opératoire a explosé, alors c’est logique que ça n’aille pas. Lincoln est réveillé cette fois, et il commence par s’inquiéter pour Jo, mais il est trop blessé pour que ça soit rassurant de le savoir en vie.

De son côté, Jo entre par effraction aussi dans l’hôpital parce qu’elle est inquiète pour son mari. Cela se tient et même si elle pose la question de manière bien trop casual à mon goût, elle comprend vite à l’absence de réponse de Richard que quelque chose ne va pas. Aura-t-elle un jour la paix, la pauvre ?

Lincoln, lui, est coincé sous des débris et doit finalement être évacué par les escaliers. Il a une super équipe au-dessus de lui, au moins : Miranda, Ben, Winston, Owen. Tranquille, finalement. Il est entre de bonnes mains, mais bon, même si on lui parle de ses futures gamines, lui, il perd beaucoup de sang dans les escaliers, quoi. À défaut de trouver une solution pour le sauver, Bailey lui passe son portable pour qu’il puisse parler à Jo. S’il veut d’abord la rassurer, il l’inquiète plus qu’autre chose à lui parler de ce qu’il faut faire (et ne pas faire : prendre un chien) s’il meurt. Et son cœur s’arrête. Ah les dramas. C’est pour ça qu’on est là, mais en même temps, je n’arrive pas à vraiment m’inquiéter. Je ne le vois pas mourir, pas comme ça, pas sur un premier épisode de saison. Je ne sais pas, il faut croire qu’on est trop confortablement installés dans la série à ce stade.

Amelia finit par découvrir que Linc a perdu beaucoup de sang et est vraiment mal parti sur une table d’opération et on a alors affaire à une scène qui n’a pour moi aucun sens dans cette série : tous les médecins sur son cas, ainsi que Teddy, demandent à Amelia d’évacuer le bloc opératoire. Pardon ?

Je sais, un médecin ne traite pas sa famille, blablabla, mais putain, on est dans Grey’s et ils passent toute leur vie à s’opérer les uns les autres ? Amelia n’est jamais que l’ex, sachant que Lincoln vient de se remarier 36h avant, c’est bon (j’ai bien aimé la scène où Jo se demande quoi faire vis-à-vis des parents de Linc d’ailleurs). Bon. Amelia est évacuée, l’actrice est incroyable et ça met bien le drame où il doit être. C’est une bonne chose, jusqu’à ce qu’on nous fasse une scène où elle semble encore être trop égoïste sur le sujet. Wilson la rassure comme il peut, mais même si j’adore Amelia et qu’elle a raison dans son analyse sur son père qui est mort quand elle était enfant, ça m’a soulé de voir que les scénaristes insistaient encore sur elle. Il me semble que la priorité, c’était Lincoln perdant trop de sang.

Tout est mal qui finit bien, une fois de plus : Lincoln survit. Teddy est forcée de reconnaître qu’elle a failli prendre le mauvais choix pour la survie de Lincoln et que Ben, lui, a fait le bon choix. Elle décide donc de le rembaucher, parce qu’il a sauvé la vie de Lincoln, tout de même. Pff. PFF. On le voit venir à des kilomètres.

Ailleurs dans l’hôpital, Kwon et Lucas se retrouvent à bosser ensemble, c’est-à-dire à essayer de comprendre où en sont Lucas et Simone pour Kwon et essayer de retrouver Simone pour Lucas. Elle va très bien et se retrouve à devoir gérer son interne. Je sens que ça ne va pas m’intéresser cette histoire. Je préfère de loin voir Lucas et Kwon faire équipe. C’est la merde, parce que Lucas comprend que Kwon en sait trop sur sa rupture avec Simone, mais aussi parce qu’ils déplacent une patiente aux machines capricieuses. J’ai mis un certain temps (beaucoup trop en fait) à comprendre qu’il s’agissait de Nora. J’ai beau aimer l’actrice, je n’en ai plus rien à faire de sa survie à ce stade de celle-ci. M’enfin bon, elle survit et est transférée dans un autre hôpital, su-per.

La fin de l’épisode ? Wilson apprend la mort de Beltran et est moins bouleversé que Jules. Est-ce que les scénaristes ont oublié qu’il couchait avec elle depuis un an ? C’est abusé. La scène est belle, parce que Jules a besoin de craquer et est à deux doigts d’embrasser son boss, mais eh, j’ai l’impression de me souvenir de détails que les scénaristes ont zappé. C’est ensuite Wilson qui apprend à Amelia que Beltran est morte. Putain, j’avais oublié le flirt entre elle. J’ai aimé les scènes Wilson/Amelia, mais c’est tellement nul en vrai la mort de Beltran. Monica. Je ne connaissais même pas son prénom. Son absence ne va rien changer à rien, elle n’a jamais été spécialement intégrée, c’est vraiment la tuer pour la beauté du geste et pour ajouter du drama. Je l’aimais bien, j’aurais aimé qu’elle reste plus longtemps. Amelia aura-t-elle un jour une vraie romance qui dure ?

Sinon, Simone remet en place le nouvel interne (eh nous ne sommes que des inconnus), avant de tomber sur un Lucas tout prêt à flirter avec elle. Malheureusement pour lui, elle a rechangé d’avis une énième fois, parce que eh, elle a couché avec quelqu’un d’autre que lui durant leur pause. Ah oui, tiens. C’est ça le truc que j’avais zappé.

Et on peut donc terminer sur une scène où Mer et Richard constatent les dégâts sur le bloc opératoire qui a explosé. Il est foutu, il y a plusieurs semaines de travaux et l’hôpital va devoir tenir sans bloc, mais pas grave d’après Mer : ils vont reconstruire. Belle conclusion, belle habitude pour la série. Et sympa comme manière de relancer la série dans une nouvelle direction, faut bien des trucs un peu inédits parfois !

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Grey’s Anatomy (S22)

On en était où ?

Après une grosse journée à faire en sorte qu’une bombe ramenée par la maman de Dylan n’explose pas, Meredith quitte l’hôpital sans se douter que la bombe qui n’en était pas une va finalement bien exploser. Et cette phrase ne peut exister qu’avec Grey’s Anatomy. Sinon, Jo est enceinte, mais Lincoln a peut-être explosé, eh.

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Ce que j’en attends

Je commence sérieusement à être à court d’idée pour remplir ce paragraphe introduisant une énième nouvelle saison ! C’est Grey’s Anatomy, il y a déjà sept saisons commentées entièrement sur le blog. J’attends bien évidemment quelques épisodes dramatiques dans la saison, le retour de personnages et acteurs que j’adore et, bien évidemment, la mort lente et douloureuse si possible d’Owen. Ou Teddy, parce que je crois qu’elle a franchi le point de non-retour il y a déjà deux ou trois saisons.

Pour le reste, Grey’s, c’est la série confortable : on sait ce qu’on vient voir, on sait que ça va être divertissant pendant quarante minutes, qu’il va y avoir une tonne de personnages et quatre intrigues par épisode, que l’on n’en retiendra rien sur du long terme (franchement, les intrigues se répètent, mais est-ce qu’on s’en rend compte ? Il y a eu tellement de drama…) et… c’est pas grave, parce qu’en attendant, on aura passé un bon moment, avec généralement une bonne bande-son et des personnages qui nous manquent parce qu’ils sont là un épisode sur quatre. J’adore cette série. Elle m’a manqué pendant sa pause, comme chaque année, et, comme chaque année, j’ai envie qu’elle dure jusqu’à ma mort au moins. Elle va tous nous enterrer de toute manière.

Grey’s Anatomy – S22E01 – Only the Strong Survive – 18/20

La série reprend du service pour une nouvelle année et continue de nous servir notre dose de drama gratuit et facile. C’est donc un énième épisode gratuit et facile, mais ça fonctionne toujours bien : je suis content de retrouver certains personnes, énervé d’en voir survivre d’autres et triste d’en perdre d’autre(s). Eh, je ne vais…

Grey’s Anatomy – S22E02 – We Built this City – 13/20

Je ne sais pas exactement à quoi je m’attendais, mais sûrement à un peu mieux. J’ai l’impression que la série assume à 100% le fait de tourner en rond avec son image habituelle du carrousel et c’est un peu dommage. Aucune des intrigues proposées n’arrive à me motiver autant qu’avant. J’aime pourtant certains persos, mais…

Grey’s Anatomy – S22E03 – Between Two Lungs – 14/20

Cette semaine encore, la série propose un beau patchwork de plusieurs petites intrigues. On ne sait pas trop vers quoi on se dirige, mais la série continue d’avancer à sa vitesse de croisière. Tout ne me convainc pas, plusieurs personnages me saoulent, mais grosso modo, il y a du côté des nouveaux encore de quoi…

Grey’s Anatomy – S22E04 – Goodbye Horses – 14/20

Si je ne vois pas forcément où les scénaristes veulent aller de manière globale pour cette saison, il est assez évident qu’ils ont des trajectoires bien définies pour chaque personnage. Cela manque un peu de cohérence d’ensemble, mais ça fonctionne si on prend chaque intrigue à part. C’est de plus en plus écrit comme ça…

Grey’s Anatomy – S22E06 – When I Crash – 15/20

Je reste sur ma lancée concernant cette saison : ils ont déjà fait beaucoup mieux que ça ! Même avec des intrigues qui cherchent à boucler ce premier tiers de saison avant une pause de deux mois, même avec des bons moments, même avec des retours de personnages, tout ça est un peu trop rushé à mon…