NCIS Hawai’i S01E18 (express)

Épisode 18 – T’N’T – 16/20
Si ça ressemblait davantage à un crossover, on sent bien qu’une grosse partie de l’épisode a probablement été réécrite pour gérer les problèmes posés par le covid… La distanciation et les groupes cas contact se font bien sentir dans tout l’épisode une fois qu’on y prête attention. Résultat des courses, je me suis plus concentré là-dessus que sur l’enquête en cours, c’est malin ! Pour le reste, l’enquête était probablement sympathique, mais j’ai préféré regarder à quel point le casting s’éclatait sur cet épisode.

Spoilers

Nick et Jane ont eu un accident de voiture assez impressionnant dans la première partie de ce crossover… Celui-ci n’a pas de conséquence, mais il lance évidemment une grosse enquête.

J’ai beaucoup aimé la scène d’action qui commençait cet épisode, mais je trouve assez abusé de proposer un cliffhanger avec un énorme accident de voiture pour finalement nous donner l’impression qu’il ne servait à rien. Torres et Jane ne sont même pas blessés ? Genre Parker avait une plus grosse cicatrice que Torres dans l’épisode précédent après s’être pris, hors écran, un cadre photo dans la tronche. Faut pas abuser.

L’épisode n’en reste pas moins sympa, mais pas pour son enquête. C’est bien simple, je n’ai pas suivi du tout l’enquête : j’étais là pour les personnages, et ça marche beaucoup mieux que dans NCIS. Nick est donc à Hawai’i pour cette enquête, et il a une super relation avec Jane. C’est rare de la voir comme ça, aussi souriante et bon délire, et j’ai aimé leur délire de T’n’T. Le surnom fonctionne, la dynamique entre eux aussi, la manière qu’a toute l’équipe de chercher ce qu’il s’est passé… C’était efficace.

Et puis, Lucy ? Elle m’a fait délirer tout l’épisode, que ce soit quand elle apprend ce qu’il en est de T’n’T ou quand elle rencontre finalement Jessica. Bien sûr, il n’y avait pas tellement de suspense concernant la présence de Jessica dans l’épisode : elle avait été annoncée comme faisant partie du crossover lors du tournage. Je m’attendais en revanche à une meilleure introduction, ou au moins une scène avec Torres, quand même.

J’ai aussi eu, on ne va pas se mentir, du mal avec les âges de tous les personnages. Jane étant à la tête de sa division et ayant deux adolescents, je l’imaginais tout de même bien plus vieille que Torres – et pourtant, la relation de flirt entre eux est vendue comme une relation d’égal à égal. Avec cette franchise qui a l’habitude de fonctionner par tranche d’âge, j’étais surpris – dans le bon sens du terme – de voir que ce n’était pas le cas.

Par contre, Ernie/Jessica ? Cela sortait vraiment de nulle part. Jessica n’a jamais été aussi geek depuis le début de la saison, alors je ne vois pas pourquoi elle est si à fond quand elle bosse avec Ernie. Qu’il soit fan d’elle, pourquoi pas… mais là aussi, c’est tout de même étrange qu’il se renseigne sur tous les agents de toutes les agences, mais admettons.

Pour le reste, l’enquête permettait tout de même de faire le tour de l’île d’Hawai’i, avec de jolis décors extérieurs tout du long. On peine quand même à comprendre ce que font Jessica et Nick, parce qu’ils ont l’air d’avoir plein de temps libre : il y a déjà une bonne équipe bien complète, et on la complète encore avec des agents d’une autre série et un autre personnage sorti de nulle part.

Oh, et Kasie ! Je ne m’attendais pas à ce qu’elle soit dans le crossover, car je n’avais pas vu qu’elle était annoncée au casting, pour le coup. Cela dit, j’aurais dû m’en douter vu le peu qu’elle avait à jouer dans l’épisode de sa série. Là, elle a une scène qui la met bien en valeur et qui permet à nouveau à Jess de s’éclater : clairement, l’actrice prend son pied dans cet épisode. On ne l’a jamais vue comme ça, mais il est vrai que cette série est plus légère que l’originale. Ce spin-off a moins de pression après tout.

Jessica et Nick qui n’ont pas une seule scène ensemble ? Kasie qui n’a qu’une scène de la soirée, seule dans son labo ? Eh, le covid est passé par là et ça se sent : on sait qu’il y a eu des cas positifs… et on se retrouve très clairement avec deux équipes tout au long de l’épisode. Il faut limiter les cas contacts, j’imagine ? C’était bizarre comme rendu, mais je comprends que ce ne soit pas évident à gérer niveau scénario. La fin d’épisode prêtait à sourire, et à vrai dire, je pense qu’on peut tout à fait passer à côté de ce détail s’en sans rendre compte – mais l’absence d’interaction Jess/Nick, tout de même, c’est trop gros.

Pour le reste, ben tout le monde semblait plutôt à l’aise dans cet épisode et ça fait plaisir de voir les acteurs s’éclater comme ça. Même Parker a eu son occasion de s’éclater… c’en est triste pour le casting de NCIS Hawai’i qui n’a pas eu cette chance. Quant à l’enquête, elle est vite réglée en fin d’épisode et tout est bien qui finit bien.

Qui se rappelle encore de Russian Doll ?

Salut les sériephiles,

J’espérais avoir le temps de commencer la saison 2 de Russian Doll ce soir, mais à vrai dire, j’ai trop de retard dans plein de séries pour avoir vraiment envie de me lancer dedans. C’est tellement fucked up, en plus, je sais que ça demandera toute ma concentration pour l’apprécier pleinement. Une partie de moi se dit que 3h30/4h, ça se trouve rapidement et que je vais me faire la saison sur une seule soirée… une autre partie de moi se dit que c’est tellement lourd que ça risque de terminer en visionnage étalé sur plus longtemps que ça.

Voir aussi : Mes critiques de Russian Doll (S01)

En attendant, si je ne la commence pas ce soir, c’est aussi parce que le dernier épisode de la série que j’ai vu date du 27 mai… 2019. Trois ans entre deux saisons, c’est extrêmement long, surtout pour une série dont les épisodes sont si courts. La saison 1, je m’en souviens vaguement comme d’une aventure bon délire, à laquelle on ne comprenait pas tout mais qui proposait des personnages attachants.

Et si le dernier épisode semblait conclure la série, voilà donc qu’une suite débarquait sur Netflix aujourd’hui. C’est pourquoi j’ai décidé de me pencher un peu sur la fin de saison 1, pour voir de quoi je me souvenais avant de lancer la deuxième saison. Premier point gênant : je ne me souvenais pas du nom de l’héroïne. Il faut dire que Nadia est particulièrement antipathique sur les premiers épisodes, à faire la fête tout le temps et à être détachée de tout – un sentiment accentué par le problème de la boucle temporelle. Nadia est un personnage qui revit en boucle sa soirée d’anniversaire de ses 36 ans, une soirée qu’elle vit particulièrement mal, même si elle est très entourée. Elle adore son chat et ses amis, mais ça ne semble pas suffisant pour lui donner envie d’être heureuse de sa vie. La boucle temporelle est vécue comme une malédiction dont elle cherche désespérément la cause, en vain. Et ça devenait ennuyeux.

Cela tourne mieux une fois qu’Alan arrive dans la série. Je ne me souvenais pas de son nom non plus, mais lui aussi, il revit constamment sa journée, en essayant de maintenir une routine bien moins éclatée au sol que celle de Nadia. Difficile d’oublier l’introduction du personnage et de sa routine, je n’ai jamais vu un acteur se laver autant les dents. Ceci étant dit, ça fonctionnait plutôt bien et je me souviens même de ce qui le lance dans cette boucle temporelle !

Voir aussi : Et si j’étais coincé dans une boucle temporelle ?

Alors qu’il voulait demander la main de sa petite amie, il s’est rendu compte que celle-ci le trompait ; avec un plan cul de Nadia. Dur à encaisser, mais en plus, il a droit de revivre ce trauma en boucle. Bienvenue en Enfer. Toute sa routine millimétrée part en vrille quand il rencontre Nadia, évidemment, et qu’ils comprennent que pour se sortir de la boucle, ils doivent s’accepter et travailler ensemble.

Ce n’est pas gagné : ils se détestent autant qu’ils aiment se faire l’amour, et plus le temps passe, plus la boucle temporelle semble détériorer tout ce qui arrive autour d’eux. Ainsi, des gens disparaissent, des fruits pourrissent sans raison… on sent que le temps presse. A force de chercher, ils comprennent que s’ils s’étaient parlés la toute première nuit, ils ne seraient probablement pas morts. En effet, Alan s’est suicidé peu de temps après avoir croisé Nadia, qui l’ignorait royalement, alors qu’elle, elle s’est fait renverser par une voiture.

Comprenant enfin tout ça et ayant fait le point sur les traumas qu’ils avaient l’un et l’autre, les deux personnages se donnent rendez-vous une ultime fois… pour mieux comprendre qu’ils ne se reconnaissent pas. Chacun se retrouve dans sa propre timeline et doit convaincre l’autre de l’écouter et de le rejoindre, afin d’éviter sa mort. Ils y parviennent tous les deux grâce aux informations récoltées sur l’autre. Dans une ultime scène cryptique, les personnages se rendaient alors, chacun dans un univers, à la même parade.

De là, l’écran séparé redevenait un seul et même écran, suggérant que les deux personnages reprenaient le cours d’une vie normale… peut-être dans la même timeline ? Franchement, la fin était cryptique, et j’espère que la saison 2 l’éclaircira un tout petit plus. Dans tous les cas, c’est une saison qui m’intrigue et que je sais que je regarderai !

NCIS Hawai’i S01E17 (express)

Épisode 17 – Breach – 15/20
Un épisode tout sympathique, même s’il suit les schémas auxquels je m’attendais et n’arrive pas toujours à me surprendre. La série continue de prouver qu’elle fonctionne, mais elle restera toujours un ersatz de la franchise, même avec toutes les modifications qu’elle y apporte inévitablement. Hâte de trouver le temps pour le crossover maintenant.

Spoilers

Une cyber-attaque menace toute l’île.

L’épisode a commencé par me laisser sceptique face à ce qui était montré, à savoir un incident qui ressemblait à un meurtre tout pépère pour l’équipe du NCIS. Assez vite, pourtant, l’épisode se décentre de cet événement pour nous révéler qu’il est bien plus ambitieux que ça encore : il y a une cyberattaque qui se prépare sur l’ensemble d’Hawai’i et cet accident n’était jamais qu’un avertissement de ce qui risquait d’arriver.

Ma foi, c’est efficace comme idée, mais ça l’est même presque trop : ça correspondrait davantage à ce qu’on attend comme intrigue pour une fin de saison ou un gros crossover, surtout lorsqu’un des agents se fait kidnapper en pleine rue. Une fois de plus, Lucy prend un peu cher niveau confiance en elle parce qu’elle ne peut pas faire grand-chose pour venir en aide à son ami. J’étais content de la voir réussir à le sauver d’une balle qui l’aurait tué en fin d’épisode, car sans ça, elle aurait encore été bien dépourvue d’une utilité au NCIS.

Ceci étant dit, ce kidnapping permet au NCIS de collaborer une fois de plus avec Whistler. Cela devient lassant de voir les scénaristes trouver un milliard d’excuses pour justifier la présence de la blonde, mais au moins, j’ai aimé qu’ils prennent le temps de souligner le ridicule de la situation en faisant en sorte que Lucy elle-même le remarque. De toute manière, il était temps pour les deux femmes d’en arriver aux scènes de réconciliations attendues.

Pour que cela puisse se faire, il fallait en arriver à un moment où Lucy lui demande de s’excuser, parce que ça n’avait pas encore été fait. Que ça se fasse après l’aveu qu’elle ne veut pas le faire car ça signifierait la fin de leur relation ouvre très clairement la porte à une suite pour ces deux personnages. Je ne vais pas mentir : j’ai hâte de voir comment elles vont se remettre ensemble, même si j’ai toujours peur que ce soit pour de la courte durée. Elle finira bien par être méchante ou anti-NCIS d’une manière ou d’une autre.

En attendant, on se consacre donc à une cyber-attaque dont je peine à voir la crédibilité : toute l’électricité de l’île d’Hawai’i ? Tout son système hydraulique ? C’est forcément couvert et protégé bien plus que ne le laisse entendre cet épisode qui suggère qu’il n’y a pas de système de sécurité ou de générateur pour les locaux du NCIS. Genre, une agence fédérale tout de même – sur un bateau si j’ai bien compris d’ailleurs ? Même les portes fonctionnent à l’électricité, faudrait voir à pas déconner ? Ils arrivent tout de même à aller et venir en cas de panne de courant, c’est déjà positif, au moins.

Pour le reste, l’épisode manquait un peu d’action à mon goût. J’ai pris l’habitude des grosses scènes de combat et là les moments de kidnapping et d’enlèvement étaient tout planplan en comparaison. Même le grand méchant qui finit par tomber tombe sans grand rebondissement. Genre, un agent qui sort de nulle part et lui tombe dessus, ce n’est pas un combat mémorable.

Ce doit l’être un peu tout de même : j’écris cette critique après une semaine, donc je fais à partir de mes souvenirs. C’est ce qui explique qu’elle soit si décousue et finalement si peu complète : voilà ce que j’en ai retenu. Ca et Jane qui s’affirme une fois de plus comme une cheffe d’agence par laquelle il est normal de passer quand il s’agit de traiter avec ses hommes. Bref, un épisode pas dingue, surtout après celui sur les pirates ; mais pas mauvais non plus.

NCIS Hawai’i S01E16 (express)

Épisode 16 – Monsters – 14/20
On est sur un épisode beaucoup plus classique bien sûr, mais il fonctionne malgré tout plutôt bien dans sa manière de développer les personnages et les interactions entre tous. L’air de rien, il prend en effet le temps de s’intéresser à tout le monde, tout en menant une enquête qui fonctionne bien. Je n’en demande pas plus, j’ai eu tout ce que je voulais avec cet épisode.

Spoilers

Un tueur à gage tue des agents du FBI avant de se ramener à Hawai’i.

Je ne sais pas trop par où commencer la critique de cet épisode : il est difficile d’ignorer la première scène qui nous présente des agents du FBI qui agissent exactement comme tous les personnages de la série, mais se font tuer en deux secondes là où nos héros s’en sortent toujours à merveille. Au moins, ça a le double avantage de nous présenter le méchant de l’épisode, un tueur à gage donc, et de nous justifier la présence de Whistler dans l’épisode, encore une fois.

Même Lucy est saoulée par son omniprésence qui ne paraît pas bien logique et la souligne, c’est dire… Mais moi, j’aime vraiment la voir fonctionner en duo avec Jane depuis quelques épisodes, alors je suis plutôt content de voir ce que donne cet épisode. Concrètement, ça permet de voir aussi le couple Lucy/Whistler se réconcilier lentement, l’air de rien. Elles se remettront ensemble avant que Whistler soit tuée ou devienne méchante, ou les deux. J’espère toujours me tromper, mais je trouve que la saison est écrite comme ça, c’est plus fort que moi.

L’intrigue de la semaine se concentre autrement beaucoup sur le personnage de Kai. Une fois de plus, cela permet de souligner ses daddy issues. Il est de nouveau question de cuisine dans son travail car il doit passer sous couverture (ça se fait toujours si vite) dans un restaurant hawaien. C’est plutôt facile de se faire embaucher quand on a un père avec des connexions dans tous les restaurants, apparemment, et Kai fait des miracles en cuisine.

Un homme parfait, donc. Il tape clairement dans l’œil de sa cheffe en cuisine, d’ailleurs, mais le flirt reste à la surface sans jamais aller plus loin car il la soupçonne d’être une méchante. Finalement, elle n’est que la fille d’un tueur à gages et moi, je n’ai pas réussi à savoir pourquoi son visage me disait tant quelque chose. En vrai, j’aimerais qu’on puisse la revoir dans d’autres épisodes, car je trouve que ça permettait de dessiner un couple sympa pour Kai. Quant à la mission sous couverture, elle fonctionnait bien.

De son côté, Jesse se prend encore des coups dans cet épisode, avec un accident de voiture assez impressionnant en cours de route, mais bon, rien de bien grave, je vous rassure, c’est vite expédié et oublié par l’épisode. D’ailleurs, vite expédié et oublié, c’est probablement ce qui arrivera avec mes souvenirs de cet épisode. J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas de scène qui restera vraiment marquante sur du plus long terme.

Peut-être que le plus important à retenir pour ça vient du côté de Jane lorsqu’elle découvre que son fils est accepté dans une grande université, mais que l’université en question n’est pas à Hawai’i. Forcément. Cela ne pouvait qu’arriver vu comment on nous présente le gamin depuis le début de la série. La sœur est beaucoup oubliée pour l’instant, mais lui a quelques intrigues tout de même.

Bref, il ne souhaite pas parler de son admission à ses parents par peur de les voir flipper, et la suite de l’épisode lui donne raison parce que le père refuse catégoriquement de voir son fils s’en aller. Jane, plus modérée, parvient à le calmer bien sûr. La suite au prochain épisode, probablement, car Alex ne prend pas de décision à la fin de cet épisode. Le mystère demeure entier quant à son avenir…

Mais l’air de rien, chaque personnage a eu son petit moment dans l’épisode et l’occasion de développer à la fois le pro et le perso – si on considère l’amitié Jesse/Lucy comme du perso en tout cas. Bon, bien sûr, il reste le génie de l’informatique, mais bon, je ne l’aime pas trop à vrai dire, alors ça ne m’a pas dérangé qu’on ne le développe pas outre mesure. Comme d’hab, en fait.