Tales of the Walking Dead – S01E06

Épisode 6 – La Doña – 16/20
Je suis partagé : j’ai beaucoup aimé l’introduction de l’épisode et une bonne partie des idées qui sont mises en place par celui-ci, mais je trouve que l’histoire proposée aurait peut-être mérité plus de temps que trois quarts d’heure. Tout est précipité du début à la fin, et ça manque de clarté – au sens premier du terme comme au sens littéral – pour qu’on comprenne tout ce à quoi on assiste. Cet épisode est de plus placé en fin de saison, et je comprends un peu pourquoi avec sa fin, mais sans que ça ne soit forcément révélateur de ce que peut être une fin de saison.

Spoilers

Un jeune couple se réfugie chez une vieille femme qu’on dit sorcière pour échapper aux zombies.

Vaya con Dios.

Eh, j’ai oublié de regarder la fin de cette saison en avance la semaine dernière ; il est donc temps de me plonger dedans aujourd’hui. Les débuts d’épisode passent et se ressemblent en tout cas : nous débutons dans une forêt de nuit avec des héros pourchassés par des zombies. Le lendemain matin, nous retrouvons un couple dans la forêt.

Le couple est suivi par un zombie et marche comme si de rien n’était, alors que les USA ne sont vraiment que forêts dans cette franchise, c’est dingue. La femme propose au mec avec elle de se rendre dans un endroit où elle pense qu’ils pourront passer une nuit. Elle le prévient toutefois qu’il y vit une femme qui sera peut-être bizarre avec eux, parce que c’est une sorcière.

Allez, magie et zombie, ça ne peut être que bien cet épisode ? On y ajoute un petit Notre Père en espagnol pour faire bien une fois qu’il fait nuit et qu’ils explorent la maison de la sorcière, et on a tout ce qu’il faut pour des petits jumpscares prévisibles et déjà vus dans tant de films d’horreur. Pour autant, ce n’est pas une mauvaise chose, j’ai trouvé ce début d’épisode plutôt sympathique.

Disons en tout cas qu’on ne perd pas de temps inutilement en introduction : on s’en carre pas mal des personnages, l’ambiance est ici l’important. Et ça fonctionne. Le couple finit par tomber sur Doña Alma, une vieille femme en chemise de nuit qui n’est pas ravie de les voir s’introduire chez elle.

Elle tente de s’en débarrasser, mais la jeune femme en face d’elle la supplie en espagnol de les laisser rester au moins pour la nuit car il fait bien froid dans la forêt. Soit. Elle gagne la confiance de Doña Alma en lui parlant de Maria qui lui a donné son adresse parce qu’elles se connaissaient, depuis l’apocalypse zombie.

Alma leur offre une douche bien nécessaire et un bon repas, mais ce n’est pas suffisant pour Eric, l’homme du couple. Pendant le repas, il insiste donc pour pouvoir rester bien plus longtemps que prévu – ce qui énerve passablement Alma. La Doña demande donc au couple de partir. Eric ne l’entend toujours pas de cette oreille et commence à se montrer violent, n’aimant pas la peine de mort qu’elle souhaite lui infliger comme ça, pour le principe.

Son vœu va rapidement être exaucé : il se lève et lui prend le poignet, et hop, Doña Alma s’étouffe et meure devant le couple qui ne fait rien pour lui venir en aide. C’est trop gros pour que ça passe et la scène m’a plus fait rire qu’autre chose, mais on comprend que le couple va probablement être maudit par la sorcière ensuite.

Cela ne manque pas : la femme se sent étranglée quand elle nettoie le sang de Doña Alma qu’elle a sur le cou, et elle ne se sent vraiment pas à sa place dans la maison. Ce n’est pas le cas d’Eric, bien sûr : lui, il voit l’opportunité de profiter d’une belle maison. Je le comprends autant que je la comprends, à ce stade Quand la malédiction de la Doña se poursuit par contre, je ne peux être que de son côté à elle.

La jeune femme se lance ainsi dans des petites prières pour que Sainte Marie lui vienne en aide, mais tout ce qu’elle entend en retour, c’est la Doña lui rappelant qu’elle est dans sa maison. Brr. Comme ça fait peur, dis-donc. Non. J’imagine que les scénaristes gardent un peu d’intensité pour plus tard. En attendant, le couple, formé juste avant l’apocalypse, doit encore découvrir la maison.

Eric se rend compte qu’Alma avait un perroquet, mais aussi que sa copine a une tendance à croire en bien des superstitions. Il ne semblait pas au courant de l’énergie à laquelle elle croyait, mais il la découvre comme ça avec bien peu d’entrain. Elle semble plus chiante qu’autre chose, à vrai dire. Lui, il est bizarre aussi : je veux dire, qu’il récupère la maison, je comprends bien pourquoi, mais de là à se foutre dans le lit d’Alma sans même chercher à en changer les draps, c’est juste bizarre.

Je comprends pourquoi sa copine hésite, même si l’hésitation qu’on nous présente, c’est plutôt qu’elle n’a pas envie d’utiliser le lit. Du tout. Et ça, c’est ridicule. Bon, ce n’est pas plus ridicule qu’Eric qui est clairement mort de froid en caleçon sur le lit là. Mec, garde ton t-shirt s’il fait si froid que ça ?

Bref, les personnages prennent un bain chaud avant de dormir dans le lit d’Alma. Oui, oui, Dali, la copine, y dort aussi, mais pas très bien. Elle fait ainsi un cauchemar qui n’est pas sans rappeler certaines histoires sur la llorona. Les murs de la maison sont ainsi couverts de sang et elle aperçoit le cadavre de Maria qui se réveille et la pourchasse. Oui, Maria, la femme qui lui a parlé d’Alma ; pas Alma.

A son réveil, Dali en parle à Eric, mais celui-ci tourne une fois de plus l’ensemble à la dérision. Je peux le comprendre, parce que Dali semble de plus en plus dingue. Rongée par la culpabilité, elle ne comprend pas comment Eric peut rester si calme. Il faut dire que sa culpabilité lui donne quelques hallucinations : on en arrive au point où elle imagine que les petits Jésus des crucifix deviennent des êtres mouvants lui sautant dessus.

Sans trop de surprise, Dali souhaite donc quitter la maison et le fait pour une petite promenade de nuit. Je veux bien que la maison soit entourée d’un mur la protégeant, mais ça me paraît un peu débile de sortir de nuit, dans la brume, pour faire une balade, alors qu’on vit dans un monde de zombies. La balade n’est pas des plus agréables, en plus : elle a peur des murmures qu’elle entend, des poules qu’elle croise qui la rassure juste avant d’apercevoir le fantôme de la Doña. J’ai tellement ri de ce jumpscare.

Pendant qu’Alma devient de plus en plus folle avec ses hallucinations, Eric est maltraité par le perroquet de la Doña. Celui-ci répète en boucle qu’il a froid, l’appelle pour le dire beau gosse et surtout pour lui demander ce qu’il a fait. Entre ça et Dali qui est menacée par Alma assurant que c’est sa terre, on sent bien que les personnages sont peut-être un peu plus que prévus dans la merde.

C’est plutôt amusant à suivre, pourtant, avec Eric qui ne croit pas vraiment Dali et fait ce qu’il peut pour la rassurer, avant de coucher avec, bien sûr. Dali décide de quitter la maison au plus vite, mais elle y reste quand même pour la nuit.

La nuit, c’est au tour d’Eric d’avoir des cauchemars. Franchement, c’était plutôt sympathique : il continue d’être embêté par le perroquet et… à son réveil, il se rend compte qu’il l’a tué. Il ne semble pas plus affecté que ça par le meurtre de cet animal qu’il enterre, mais l’épisode nous révèle qu’il n’est plus tout à fait sain d’esprit lui non plus. En effet, le lendemain de ce cauchemar, il se met à son tour à avoir une hallucination.

Ainsi, il se met à entendre Maria l’appeler au secours à la grille de la maison. Celle-ci le supplie de le laisser entrer sur la propriété d’Alma, et il se sent obligé de lui céder, bien sûr. Alors qu’il ouvre le portail, c’est finalement Dali qui refuse de venir en aide à Maria : elle ferme le portail et emmène Eric vers la maison pour lui révéler qu’il hallucine.

En effet, cette Maria n’était qu’un zombie, parce que Maria est morte. C’est intéressant comme histoire de maison hantée et de fantômes, parce que le couple est encore jeune apparemment. Ils ne se font pas tout à fait confiance, et avec tout ce qui leur arrive, la séparation est inévitable. Les pauvres. Ils se sentent entourés de fantômes après les zombies – enfin, les somnambulos, pardon. Qui irait appeler les zombies des somnambules ? C’est fou toutes les idées que les scénaristes trouvent pour ne JAMAIS utiliser le mot zombie dans toutes les séries.

Bref, toujours est-il que le rythme de l’épisode et de la folie des personnages s’accélère sur la fin. Ils ne se font plus vraiment confiance et ont l’impression de s’autosaboter l’un et l’autre, puisque l’un et l’autre passent sous le contrôle de Doña Alma à tour de rôle. Soit c’était vraiment une sorcière, soit la culpabilité les ronge au point de faire vraiment n’importe quoi.

En tout cas, à l’extérieur, le zombie de Doña Alma sort soudainement de terre et ça leur fait encore plus peur. Eh, ils vivent un vrai film d’horreur, alors je les comprends. Je me demande quand même ce que la série essaie de faire avec cet épisode – mais je crois que c’est juste une envie de proposer un monde de zombies et de sorcellerie. L’épisode a ses bons moments, mais je ne suis pas si fan de la conclusion.

La conclusion de l’épisode ? Eric et Dali continuent d’être possédés à tour de rôle par Doña Alma, s’attaquant l’un l’autre, alors que son zombie est là à utiliser de la magie et de l’espagnol pour affirmer qu’ils sont sur ses terres. Cela me donne presque envie de reprendre le reboot de Charmed, mais c’est à peu près tout.

Eric et Dali finissent par s’attirer dans le sous-sol de Doña Alma où leurs âmes sont bouffées par des racines d’un arbre, alors qu’en fait, ils ne font que s’entretuer à coups de couteau. Bon. C’était une fin un peu cryptique, mais on termine en tout cas sur un joli portrait de Doña Alma. Mouais. On dirait que l’épisode a un peu manqué de temps pour raconter tout ce qu’il voulait.

EN BREF – J’aime beaucoup la manière dont la série a voulu se saisir de la franchise avec le meilleur concept possible pour celle-ci : le format anthologique fonctionne bien pour une série de zombies, ça évite de faire face à un sacré nombre d’écueils quand la continuité rend insupportables et increvables les personnages des autres séries. Au moins, il y a chaque semaine le suspense de savoir si les personnages survivront.

J’aime aussi l’idée que la série peut proposer d’approfondir des histoires évoquées dans les séries de la franchise – Alpha – tout en s’en affranchissant aussi énormément au besoin – la Doña, quitte à essayer de nouveaux genres au passage – l’exceptionnel épisode 2, adoré ou détesté, c’est selon.

Pour autant, après six épisodes, je ne sais toujours pas s’il y avait un but à tout ça, un message à faire passer. Plusieurs épisodes ne semblent pas en avoir. Si le but est juste d’occuper 45 minutes avec une histoire de zombies, ça fonctionne… mais est-ce vraiment utile ? Eh, à vous de juger.

Me connaissant, je reviendrai pour une saison 2 : c’est vite vu, ça peut se suivre un peu quand on veut, comme on veut et c’était plutôt qualitatif comme saison.

Les Anneaux de Pouvoir – S01E04

Épisode 4 – The Great Wave – 15/20
Un épisode sur deux ? On dirait bien. Si cet épisode se concentre principalement sur les personnages que j’aime suivre dans cette série, au détriment des autres (je crains le prochain épisode), je trouve qu’il y a d’étonnants raccourcis qui sont empruntés pour un épisode d’une heure. Cela manque parfois de logique de la part de certains, surtout côté obscur, mais ce n’est pas grave ; la série reste une petite pépite à voir, même quand il y a très peu de scènes d’action.

Spoilers

Il est temps de comprendre pourquoi Numénor ne respecte plus les elfes comme avant – et de savoir si Adar est vraiment un grand méchant.

Cease comparing me to a horse.

Est-ce que je me fais au générique ? Peut-être bien. Petit à petit, ces grains m’hypnotisent. Une fois que c’est fait, l’épisode reprend au royaume de Numénor où la reine nous fait un petit baptême de tous les bébés, interrompu par ce qui ressemble bien à un tremblement de terre. Elle a beau tenter de minimiser ce qu’il se passe, on a u beau tsunami qui vient renverser tout Numénor et… vraiment, c’était inattendu ?

Tellement que les scénaristes se ravisent et nous ramènent dans les rues de Numénor où le peuple critique la reine qui a eu la drôle d’idée d’accueillir l’elfe et de la recevoir pour le thé – ou pas.  Franchement, tout ça ressemblait fort à une réunion d’extrême droite, et c’était bizarre d’avoir un homme inquiet de voir les elfes voler le travail des habitants de Numénor ? Il n’y en a eu qu’une seule ? Non loin de là, pendant le marché de la ville, nous suivons alors deux nouveaux personnages, encore. Le problème, c’est que parmi ceux-là, il y a un homme un peu plus vieux, barbu et clairement très riche qui en profite pour venir faire sa politique anti-elfes.

Ce n’est pas un tsunami que Miriel, la reine, devrait craindre : c’est le renversement par son peuple. Eärien observe tout ça, avant de se faire draguer par un certain Kemel (le fils du barbu ?). Ils sont interrompus quand elle est forcée de retourner au travail ; mais Kemel ne lâche pas l’affaire pour autant : il la retrouve le soir-même pour continuer de la charmer. Je ne sais pas où ils vont avec cette sous-intrigue, en revanche.

Pendant ce temps, face à la reine, Galadriel fait ce qu’elle peut pour convaincre la reine que son allié a bien raison d’être violent et que l’aide de la reine pourrait tout changer pour eux. Elle a toujours pour volonté de gagner la guerre sur les Terres du Milieu, mais elle n’arrive pas à grand-chose avec Miriel. Celle-ci est tout aussi bornée que Galadriel alors elle refuse de l’aider – et elle pense que son allié doit être jugé.

Non seulement, elle n’accorde pas ce que Galadriel demande, mais en plus, elle finit par la faire emprisonner pour sédition quand l’elfe demande un entretien avec le vrai roi de Numénor, remettant Miriel à sa juste place de régente. Au moins, l’avantage, c’est que Galadriel se retrouve en cellule avec son pote. Elle peut ainsi passer sa journée à faire les cent pas sous son regard. Les deux personnages peuvent donc papoter, et il cherche à comprendre ce qui peut bien faire en sorte qu’elle soit en prison.

Cela permet à Galadriel de… passer pour une débile ? A quel moment elle a besoin de lui pour comprendre que l’histoire du roi est LE problème qui a énervé Miriel ? C’était juste évident. Bref, ils sont interrompus eux aussi par des soldats qui proposent à Galadriel une escorte pour la ramener chez les elfes en bateau. Elle ne l’entend toutefois pas comme ça : elle compte bien parler au roi de Numénor, tout de même. Elle réussit donc à s’évader, sans trop de problème d’ailleurs, au point que c’en est amusant.

En parallèle, nous retrouvons de nouveau Isildur sur son bateau où il continue d’être appelé – provoquant sensiblement le même accident que la semaine dernière. Cette fois, ça le fait virer, et il entraîne dans sa chute deux de ses potes qui n’avaient rien demandé et ne le prennent pas super bien d’être viré de la carrière qu’ils ont voulu faire toute leur vie.

Eärien aussi est surprise de voir son frère être viré, même si elle sait qu’il souhaite aller à l’Ouest depuis un moment.  Leur conversation ne dure pas longtemps avant qu’ils apprennent la fuite de Galadriel. Si les soldats semblent partir vers la mer, il est pourtant évident que ce n’est pas le plan de Galadriel. Miriel le comprend bien, elle l’attend donc dans la chambre de son père, toujours aussi malade.

Il est donc temps pour un petit récit de la part de Miriel, parce que Galadriel connaît désormais le secret de la santé fragile du roi. Elle en profite pour négocier toute la vérité, et Miriel l’emmène dans une pièce cachée du royaume où son père conservait un Palantir, une pierre de vision permettant de mieux comprendre pourquoi Numénor ne fait plus confiance aux elfes.

La vision que la pierre montre ? Le tsunami impressionnant du début d’épisode, mais avec moins de classe et de budget. J’aime bien cette explication pour nous faire comprendre exactement le problème de Miriel : elle a peur que Numénor ne coure à sa perte en suivant les ténèbres, et donc la guerre proposée par Galadriel. Cette dernière est forte par contre, parce qu’elle met aussitôt sur pied un beau discours sur la peur et la foi. Malgré tout, Miriel préfère la peur, parce que la foi, ça va deux minutes quand il est question d’un peuple entier. Eh, j’aime bien Miriel, ça fait une leader de qualité.

Galadriel est forcée de se résoudre à rejoindre son peuple, sans son allié… mais je ne le sens pas pour Numénor quand même. Je pense que Miriel a pris la mauvaise décision, même si c’est la plus sage. Et ça se confirme rapidement : Miriel observe une neige de fleurs d’arbres blancs qui semble bien indiquer la fin prochaine de Numénor. C’est en effet le signe que les Valars, qui ont donné cette île à Numénor, pleurent. Et si les Valars pleurent, ils peuvent bien décider de détruire toute la cité pour se consoler.

Le discours de la reine change d’optique d’un coup : elle fait revenir Galadriel à ses côtés pour annoncer qu’elles partiront ensemble en Terre du Milieu pour défendre les hommes du Sud, pris d’assaut par Sauron. Une bonne chose, ça. Le truc, c’est que ça motive les potes d’Isildur (et ce n’est que maintenant que je capte qu’il s’agit de Kai de NCIS Hawai’i avec des cheveux longs !) à s’engager pour protéger la reine… Isildur se propose à son tour, choquant sa sœur et son père, mais lançant un véritable mouvement. Franchement, je pensais qu’il serait le premier à lever la main ! Cela fait une bonne fin épique cela dit.

Loin de Numénor, nous retrouvons également Arondir dans cet épisode. C’est une intrigue qui m’intéresse bien plus, mais l’arrivée d’Adar n’est pas si exceptionnelle que ça : contrairement aux orques, je trouve qu’Adar est loin de faire peur. Certes, il aurait bien besoin d’un shampoing et d’une manucure, mais autrement, il n’est pas si flippant que ça ?

J’attendais plus de prestance de sa part ; et le voir tuer un orque n’aidait pas à le faire paraître pour un méchant. Je veux dire… Tout le monde s’en fout de la vie des orques, même les orques. Du coup, nous découvrons un aspect trop humain pour ces créatures. Il est ensuite révélé qu’Adar parle le langage elfique ; et il s’intéresse à la vie d’Arondir. Mais attendez, pourquoi il prend la peine de parler à un elfe rebelle ?

Et alors qu’Arondir aurait une belle occasion de tuer Adar, la scène se termine sur Adar le libérant pour qu’il puisse délivrer un message au reste des hommes, planqués dans une tour. Le garde-poste où les humains se réfugient ne donne pas envie, par contre. On y retrouve la copine d’Arondir, Bronwyn (c’est pratique le X-Ray), qui tente de rationner quatre pommes de terre pour cent-cinquante hommes. C’est mal barré, cette affaire. Son fils souhaite l’aider en faisant demi-tour, ce qu’elle refuse… mais Theo est plus borné qu’elle.

Il emmène donc son meilleur pote, Rowan, dans le village voisin pour récupérer toute la bouffe disponible. Au passage, il en profite pour faire un détour par la caverne, alors que la ville fantôme ne donne pas trop envie de s’attarder. Elle est pleine de bœufs égorgés, c’est peu appétissant. Theo aurait mieux fait de s’enfuir tant qu’il le pouvait : s’il souhaite récupérer des sacs de blé dans la taverne, il ne voit pas que des nuages permettent aux orques de sortir des maisons tout autour. Pire, il y en a un dans la taverne.

Rowan se barre en courant, Theo est attaqué par un orque et… il s’en sort, contre toute attente. Il faut dire qu’il a toujours sur lui la poignée, l’objet au symbole de Sauron. Grâce à ça, il perturbe l’orque qui le laisse s’enfuir – mais pas très loin. Theo se planque comme il peut dans un puits, ce qui est bien risqué. La scène était sympa, même si prévisible de bout en bout.

En plus, il est un peu idiot Théo : il attend la nuit pour sortir de son puits, et j’ai trouvé ça bien débile parce que bon, il est recherché par des orques qui comptent bien le trouver pour ne pas décevoir leur chef. La scène de la fuite est une jolie scène en plan séquence, cependant, j’ai beaucoup aimé la suivre, parce qu’elle était haletante. Bon, après, Theo prend vraiment beaucoup de risques. Et plutôt que de s’enfuir les mains vides, il prend le temps de piquer un sac de blé.

Sans trop de surprise, il est alors retrouvé par un orque qui envisage de lui couper le bras, mais il est sauvé de justesse par… Arondir. La scène était bien foutue, car j’ai sincèrement pensé qu’il avait perdu son bras. Par contre, voir Arondir débarquer comme ça, c’est abusé : il n’est même pas un minimum blessé ?

Bon. Il sauve Theo, c’était cool à voir, mais j’ai moins aimé la scène suivante : ils s’enfuient à travers bois, poursuivis par les orques qui les attaquent avec des flèches. En chemin, il tombe sur Bronwyn qui, inquiète pour son fils après avoir réceptionné Rowan et sa viande, a décidé de partir à la recherche de Theo. J’ai franchement cru qu’elle allait se prendre une flèche pendant toute la scène, y compris une fois « à l’abri » en plein milieu d’une clairière à la lumière du jour.

Je l’avais dit que c’était débile de sortir de nuit ; mais j’ai eu peur qu’elle se prenne une flèche quand même. Finalement, Bronwyn et Arondir peuvent se retrouver au soleil, dans l’avant-poste où tout le monde s’est réfugié. Ca m’a donné une petite vibe de The Outpost, avec plus de frics dans les décors…

Arondir peut enfin donner le message d’Adar à Bronwyn : son peuple peut survivre, seulement s’ils abandonnent les terres et acceptent Adar comme nouveau souverain. Ce n’est pas gagné, cette affaire, surtout qu’en parallèle, Theo se fait menacer par un vieil homme avec le signe de Sauron sur le bras. Il lui annonce le retour de Sauron prochainement, notamment annoncé par l’étoile filante. Pas de Nori dans cet épisode, d’ailleurs, c’est abusé, parce que ça veut dire qu’on passera beaucoup de temps avec les hobbits plus tard et… bof ?

Pendant ce temps, Elrond contemple avec joie de voir les nains et les elfes travailler ensemble, et il remercie l’architecte qui avait prédit tout ça. Je n’ai absolument pas confiance en l’architecte, surtout qu’il semble vouloir manipuler Elrond pour le faire se méfier de Durin. Je ne vois pas encore pourquoi il ferait ça, mais le problème, c’est qu’il a raison : Durin semble bien vouloir éviter l’architecte, comme s’il avait son propre plan.

Sa femme ment totalement à Elrond sur la localisation de Durin, mais Elrond est plus malin que ça. Il voit le mensonge à des kilomètres – littéralement. D’abord, il détruit l’alibi que la femme donne en quelques remarques simples, puis il se place à bonne distance pour lire la vérité sur ses lèvres quand elle retrouve Durin. Si j’ai bien aimé cette utilisation du pouvoir de l’elfe, je trouve ça un peu abusé qu’il puisse si bien lire sur les lèvres.

En plus, il se rend sous un lac où il tombe sur une porte secrète, dont l’ouverture se fait au rythme de la comptine des enfants de Durin. C’en est presque trop simple (et comment pourrait-il penser à ça ?). Elrond se met donc à farfouiller sans autorisation dans une mine secrète de Durin, et il est évidemment surpris par le prince. D’abord énervé comme n’importe quel nain qui se respecte (et là, pour le coup, il a presque raison, moi aussi je déteste Elrond en plus), il finit par se laisser convaincre de raconter toute la vérité à Elrond.

Il lui fait toutefois jurer de ne rien dire à personne d’autre, un serment qui met en péril la paix future entre nain et elfe, forcément, avant de lui montrer un nouveau minerai bleu/argenté… On comprend assez vite qu’il s’agit de mithril, qui protègera Frodon dans un futur pas si proche. Bon. Cela ressemble fort à du fan service, je suis à deux doigts d’envisager la fin de saison où Galadriel se retrouve avec le cadeau qu’elle offrira à Frodon.

La scène est toutefois interrompue par un effondrement de la mine au-dessus laquelle Durin et Elrond sont. Ils mettent donc un bon moment à sauver les quatre nains, permettant à la femme de Durin de nous faire un chant de prière pour la vie des nains. Tous survivent, mais les rêves de Durin sont anéantis : son père refuse que l’extraction du Mithril continue. Par chance, son ami Elrond est toujours là pour s’occuper de lui, lui raconter une petite histoire et lui dire de passer du temps avec son père… avant de le ridiculiser devant sa femme en racontant sa vérité sur leur rencontre.

C’est censé être de l’humour entre eux, écoutez, nous n’avons pas exactement les mêmes amitiés. Durin se rend ensuite auprès de son père, suivant le conseil d’Elrond et j’ai bien cru que le roi était mort. Ce n’est pourtant pas le cas, et le roi parle ainsi à son fils de succession, avant de lui conseiller d’écouter la voix en lui.

D’accord, mais… Et Gandalf ? Déjà que la semaine dernière, on n’avait pas eu grand-chose sur les Hobbits, je crains vraiment le prochain épisode, parce que je n’ai pas envie d’avoir à subir ça !

Les Anneaux de Pouvoir – S01E03

Épisode 3 – Adar – 17/20
Contrairement au deuxième épisode, le déséquilibre des intrigues est cette fois-ci en faveur des personnages que je préfère, alors je suis plutôt content… Tout en étant perturbé par le rythme de cet épisode, qui passe de longs moments avec les mêmes personnages à chaque fois, plutôt que d’intercaler davantage les scènes ou de faire tout de suite des liens entre les personnages. On voit bien l’envergure que prend la saison toutefois, et c’est une réussite.

Spoilers

Arondir et Galadriel sont faits prisonniers, Nori aide toujours l’étranger.

I’m not the hero you seek.

Je sais bien qu’il est sublime, mais j’ai du mal avec le générique, sans arriver à déterminer ce qui me pose problème. Il est beau à regarder, la musique est chouette, mais c’est peut-être la liaison entre les deux qui me pose problème. Qu’importe, vous me direz : l’essentiel, c’est qu’un nouvel épisode est disponible aujourd’hui. Et maintenant que la journée de travail est enfin terminée, il est temps de le visionner.

L’épisode recommence avec Arondir, ce qui est une bonne chose, mais j’ai eu du mal à me resituer dans son intrigue. Il est en effet emmené dans un étrange souterrain par des orques. Il y a dans ce souterrain très lumineux des prisonniers, d’autres humains et elfes employés par les orques à… creuser des tunnels. Pour Adar. Bon, ça permet d’y voir plus clair sur ce qu’il s’est passé, mais j’ai des questions quand même, ça fait du bruit tout ça, pourquoi personne ne l’a remarqué avant ce souterrain ?

La série tente de nous l’expliquer par l’intermédiaire d’Arondir et d’un de ses potes, mais ce n’est pas exceptionnel. Les elfes profitent en tout cas de la lumière du soleil que les orques détestent pour bavarder tranquillement au lieu de creuser le tunnel : cela permet d’envisager une évasion, mais aussi de nous renseigner sur ce qu’il se passe. Adar serait donc le nouveau chef des orques – à moins que ce ne soit encore un nom pour Sauron.

La série n’hésite pas à nous rappeler que les orques sont détestables en tout cas : ils sont immondes à regarder et s’amusent bien avec les prisonniers. Quand ils sont surpris à parler, les elfes expliquent qu’ils parlent simplement d’un arbre qui les empêche de creuser le tunnel et qu’ils feraient mieux de contourner. Les orques en profitent pour faire semblant d’acquiescer et donner un peu d’eau aux prisonniers. Le troisième elfe qui boit se fait toutefois trancher la gorge. Allez savoir pourquoi ?

En tout cas, ça force Arondir à abattre l’arbre, malgré ce qu’il en pense. Son désir de revanche reste intact et le plan ne change pas pour autant : le but est simple, il suffit qu’un elfe parvienne à se libérer de ses chaînes pour aller chercher de l’aide. Ce n’est toutefois pas si évident. Il faut organiser toute une mutinerie…. Ce qu’ils parviennent à faire, bien aidé par le soleil : la scène d’action qui suit est géniale, tout simplement, avec une très belle utilisation des chaînes pour s’en prendre aux orques, aspirer des elfes vers une mort certaine ou comme trampoline.

Arondir est un elfe qui se respecte en ce qui concerne les cascades et l’ingéniosité. Il se débarrasse de quelques orques et n’hésite pas à détruire une partie du souterrain pour les forcer à se prendre le soleil en pleine tronche. Un premier elfe parvient à se libérer, mais il est rapidement tué par les orques. Dépassé par les elfes rebelles, les orques décident alors de faire appel au Warg, une sorte de chien (ou loup ?) qui n’hésite pas à déchiqueter quelques elfes.

Il en faut plus que ça pour arrêter Arondir que l’on découvre incroyable (non, vraiment, j’aime les elfes) : il parvient à nous enchaîner le Warg en l’enfermant dans les racines d’un arbre et en utilisant la chaîne avec laquelle les orques le retenaient prisonniers. Malin. La diversion est excellente, et suffisante pour qu’un autre elfe, un allié d’Arondir depuis longtemps, s’enfuit. Il manque d’être tué par le Warg, qu’Arondir n’hésite pas à éliminer.

Malheureusement, cet allié qui s’échappe enfin est percuté par une flèche après avoir fait seulement quelques pas. Tout ça pour ça ? C’est triste. Arondir est ramené en arrière par les orques qui sont prêts à le tuer… mais le commandant demande plutôt à ce qu’il soit amené auprès d’Adar. Alors, Adar sera-t-il Sauron ? Il y a des chances ! Nous en saurons toutefois plus au prochain épisode…

De son côté, Galadriel est dans la cale d’un bateau où elle est désormais traitée comme une prisonnière. Tout l’équipage la regarde d’un mauvais œil quand elle peut enfin sortir de la cale, mais nous, tout ce que nous voulons, c’est découvrir la tronche du capitaine, son sauveur… Histoire de savoir qui c’est. Ils en ont fait un cliffhanger après tout, ça doit être important.

C’est ce que je pensais, mais non : la tête du type ne nous en révèle pas plus sur lui. On sait juste qu’il est humain et qu’il ne semble pas beaucoup aimer les elfes. Malgré tout, il emmène Galadriel et son nouvel allié dans un port que Galadriel identifie comme le ryaume le plus à l’ouest de la Terre du Milieu, Numenor. Et c’est une fois de plus tout simplement magnifique comme paysage. La série met les moyens dans ses décors, on le savait déjà, mais ça se confirme.

L’arrivée d’une elfe sur l’île fait tout un tas de remous, mais Galadriel l’explique facilement à Halbrand : l’île de Numenor a été donnée aux humains par les elfes les ayant soutenus dans la guerre. Malheureusement, les liens géopolitiques entre les deux clans se sont distendus ensuite, sans qu’elle ne sache pourquoi. Bref, son arrivée est vue d’un mauvais œil, sans qu’on ne sache exactement pourquoi.

La série amène bien son suspense, je trouve, et c’est suffisamment prenant pour que l’on suive le chemin de Galadriel. Elle n’est pas du genre très diplomate, par contre : elle demande à la reine de Numenor de continuer de faire preuve de générosité avec elle et l’emmène désormais en Terre du Milieu. La reine ne l’entend pas exactement comme ça, parce que cela fait bien longtemps qu’un navire n’a pas été préparé pour aller en Terre du Milieu, surtout sous le commandement d’une elfe. Galadriel n’en a que faire, elle réclame qu’on l’emmène au plus vite à destination.

La reine n’apprécie pas ses manières et entend plutôt la faire prisonnière. Heureusement, Halbrand est là pour être un beau parleur et réclamer l’asile quelques jours, le temps de laisser aux conseillers la possibilité de décider quoi faire de Galadriel. La voilà donc invitée officielle du royaume, que ça lui plaise ou non. C’est toujours mieux que prisonnière, vous me direz.

La reine entend bien régler cette affaire malgré tout, mais pas forcément comme Galadriel le voudrait : on sent une certaine animosité. Elle se renseigne également sur le capitaine qui a pris la décision de les amener là, Elendil.

La série enchaîne sur une autre scène magnifique à voir, mais qui m’a perturbé dans sa chronologie : on y découvre le personnage d’Imrahil, et on entend une voix lui murmurer, en mer, le nom d’Isildur. Nous revoilà en plein Seigneur des Anneaux. J’ai hésité un moment entre flashback sur Elendil ou aventures de son fils, et apparemment, il est bien question du fils d’Elendil : Isildur. AH. On le découvre d’abord dans un navire où les choses tournent mal pour son pote Imrahil avant de savoir qu’Isildur a une jolie sœur… Moi, je suis paumé entre ce qu’on sait d’Isildur dans la série et celui qu’on a présenté au tout début de la trilogie – (spoiler sur cette fin de paragraphe si vous n’avez pas vu les films, ma foi) celui qui parvient à battre Sauron et récupérer l’anneau… Avant d’être corrompu par son précieux.

Pendant ce temps, Elendil est interrogé par sa reine, et ça ne se passe pas forcément bien pour lui. Il faut dire qu’il a un nom qui peut signifier « ami des elfes » et qu’il vient d’emmener une elfe dans le royaume. La reine n’est pas ravie d’en avoir une dans son palais cependant, alors elle demande à Elendil un service qui lui fera avoir besoin d’une épée. Tuer Galadriel ? Pour la simple raison qu’elle existe ? Pas exceptionnelle cette reine.

Elle fait toutefois confiance à la bonne personne apparemment : sans surprise, Galadriel parvient à s’enfuir du palais dont elle n’est pas prisonnière, mettant tous les gardes en alerte. Elendil n’a toutefois aucun mal à la trouver. C’est un peu artificiel à mes yeux, mais ça leur permet de devenir rapidement allié ? Bon, d’accord, la reine se trompe possiblement d’allié – mais ça, on le saura plus tard, j’imagine. En attendant d’en savoir plus, il faut donc voir Galadriel se prendre pour Dolores de Westworld en robe bleu sur un cheval blanc.

En effet, Elendil lui révèle qu’il parle le langage elfique, comme tout le monde là d’où il vient. C’est intrigant et Galadriel veut tout de suite voir d’où il vient. Comme c’est à quelques heures en cheval, Elendil et Galadriel s’en vont ensuite, en galopant dans un paysage magnifique.

Si Galadriel est tant intéressée, c’est parce qu’elle compte sur les archives de Numenor pour obtenir peut-être de nouvelles informations sur le signe de Sauron. Et ça fonctionne : Galadriel apprend que l’ancien roi aimait encore les elfes. Il est encore en vie, ce qui fait qu’elle a toujours un allié sur place… Mais le principal de sa découverte est ailleurs : le symbole de Sauron n’est pas un symbole, c’est une carte.

Si elle m’a un peu perdu avec son « parler noir » et ses déductions faites rapidement grâce à un morceau de parchemin, Galadriel comprend que c’est pire que prévu : les Terres du Sud sont en danger, parce que Sauron serait de retour. Et s’il est vraiment de retour, les Terres du Sud, ce n’est que le début de la reconquête du mal.

Galadriel et Elendil rentrent au village. Elendil y retrouve ses enfants : Isildur et Eärien. Il y a aussi un grand frère dans le tas, mais on ne le voit pas. On découvre en tout cas un père autoritaire, content de rendre service à la reine en gardant un œil sur Galadriel. Il espère pouvoir devenir commandant grâce à ça. Bon, le père autoritaire fait taire sa fille sans trop de raison et veut nous exiler Isildur, si je suis bien tout ce qu’il se passe. Cette petite réunion de famille n’était toutefois pas si exceptionnelle. Les graines sont semées pour qu’Isildur finisse mal.

C’est bien beau tout ça, mais ça fait que Galadriel abandonne derrière elle Halbrand sans même se poser la question de ce qu’il devient. Lui, il essaie de bosser pour Numenor, mais personne ne semble vouloir l’accueillir comme il se doit. Pire : il a rapidement des ennemis, comme tous les étrangers. Il parle de voler les femmes des habitants de l’île, alors ça n’aide pas, mais quand il paie une tournée à tout le monde, c’est tout de suite beaucoup mieux.

Halbrand a des idées derrière la tête malgré tout : il vole la médaille d’un homme pour pouvoir bosser sur Numenor, mais est rapidement grillé. Si tout semble mal se passer pour lui, avec quelques habitants qui l’encerclent pour le tabasser, il se révèle beaucoup plus fort que prévu : Halbrand est capable de mettre KO tous ses agresseurs en quelques instants. Bon, il se fait ensuite arrêter par des gardes, évidemment.

Quand elle rentre de sa bibliothèque elfique avec Elendil, Galadriel peut donc rendre visite à Halbrand en prison. Elle lui fait part de ses découvertes, avant de le déclarer roi de son peuple. Rien que ça. Le type est en prison, il a peut-être d’autres rêves à avoir que celui de devenir roi… Et pourtant. Bon, ça va être le père d’Aragorn, c’est ça ?

Une fois de plus, elle compte sur le sang familial de ce nouvel ami pour le convaincre de devenir son allié et de venir avec elle dans les Terres du Milieu, pour repousser le mal. Une sacrée guerrière cette Galadriel quand même. Toutefois, elle a beau être pleine de détermination, elle ne se doute pas encore que la reine a un secret : elle va voir son père pour lui annoncer que le moment qu’ils redoutaient est arrivé, l’elfe est là. Intéressant.

En parallèle, et bien tardivement dans l’épisode, nous retrouvons aussi les hobbits. Les parents de Nori sont déprimés, et surtout sa mère : le père est encore blessé et il ne pourra pas porter la charrette lors de la prochaine migration du peuple des bois. C’est problématique, car ils risquent d’être laissés derrière sans pouvoir atteindre Grandverger. Ce n’est pas la vision du père de Nori : il compte sur la détermination de sa fille pour aider sa famille à s’en sortir en paix.

Nori est toutefois déterminée à autre chose : elle veut aider son étranger. Pour cela, elle est prête à beaucoup, même faire du chantage à sa meilleure amie pour qu’elle fasse le guet pendant qu’elle ira chercher dans le livre du sage du village la constellation. L’expédition tourne un peu mal quand le chef du village débarque justement dans sa tente pile au moment où Nori y est.

Elle a le temps de se cacher sous la table, ce qui la retarde un peu… mais elle parvient tout de même à choper la carte, sans se faire prendre, sans voir ce qu’elle fait, guidée par sa meilleure amie qui est assez maligne pour jouer avec les mots et l’aider à savoir quoi faire de ses mains. Une fois la carte volée, les deux amies se rendent à une cérémonie pour rendre hommage à tous les hobbits morts depuis la dernière migration.

Pendant celle-ci, l’attention de tout le monde est assez détournée pour que l’étranger puisse entrer dans le village et observer la carte du ciel volée par Nori sans être repéré par les Hobbits. Cela ne dure qu’un temps cependant : c’est un boulet sans nom qui met le feu à sa carte avant de détruire une des habitations hobbit.

Tout le peuple se cache aussitôt, mais l’étranger se relève, fait peur à tout le monde et… appelle Nori. Si avec ça la famille ne se fait pas exiler par son peuple… En tout cas, Nori a droit à un procès de la part de tout le village, parce qu’elle a menti et fait venir un étranger dans le village. Les lois sont claires : elle devrait effectivement être dégagée de leur communauté. Par chance, le chef la prend quand même en pitié. C’est une enfant après tout.

Sa famille partira bien avec le reste des hobbits, mais elle se fait dégrader dans la hiérarchie : elle sera désormais à l’arrière du convoi. La mère de Nori s’inquiète aussitôt d’être laissée au bord de la route et fait plein de reproches à sa fille, pendant que personne ne semble vouloir s’occuper de l’étranger qui écoute tout dans son coin.

Je continue vraiment de penser que c’est Gandalf, car l’acteur lui ressemble tout simplement. Il devient en plus ami avec les hobbits dans cet épisode, se proposant de porter la caravane de la famille de Nori pour eux. Sympa… mais pas transcendant toute cette partie de l’intrigue.

She-Hulk: Attorney at Law – S01E04

Épisode 4 – Is This Not Real Magic ? – 18/20
Je considère que la série fonctionne à partir du moment où j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises devant l’épisode. C’est le principe même d’une comédie, mais ça n’arrive pas avec chacune d’entre elles. Alors oui, parfois, certaines blagues tombent à plat, je le reconnais, mais dans l’ensemble, c’est un épisode qui réussit à faire rire, tout en avançant dans l’évolution de son personnage principal et en proposant quelques petits moments d’action savoureux. On ne se sent plus forcément devant du Marvel, et pourtant, ça en est sans le moindre doute. Pas mal du tout.

Spoilers

Wong fait appel aux services de Jennifer pour une affaire improbable.

Did you just call me a specimen?

Je crois que j’aime me faire du mal, parce que j’ai lancé cet épisode à 23h. Autant dire que je n’étais pas tout à fait prêt pour écrire la critique complète comme il se doit. Ce n’est pas grave, c’était déjà comme ça la semaine dernière aussi… Cela dit, le début d’épisode était un peu soporifique aussi, avec un spectacle de magie de Donny Blaze sur scène.

Difficile de faire de la magie intéressante dans un monde de super-héros et de grands sorciers après. Le type n’est donc pas tout à fait acclamé quand tout ce qu’il est capable de faire, c’est de faire apparaître des roses sur scène, dans les mains d’une volontaire bourrée qui m’aura bien fait rire. Par contre, une fois poussé par son manager ou par le gérant de la salle, allez savoir, tout change de manière inattendue car dans sa poche… Il a de quoi se faire un portail ?

Oui, oui, Donny Blaze n’a aucun scrupule à utiliser de la vraie magie pour en faire un show en ville, et il ouvre un portail pour on ne sait où. Bien sûr, il ne le maîtrise pas tout à fait et la volontaire, Madisynn avec deux N et un Y là où on ne l’attend pas (euh si ?) débarque alors au Népal avec un cœur humain dans la main. Cela ne dit rien qui vaille et Wong le sait bien. Oui, oui, elle débarque chez Wong.

Elle l’interrompt en plein visionnage des Sopranos, apparemment, sur Disney + évidemment, et lui spoiler complètement l’épisode au passage. Franchement, si Wong en veut à Donny Blaze de lui envoyer ce spoiler ambulant qui m’aura beaucoup fait rire, pour moi, c’est She-Hulk qui va payer pour ce spoiler. Quelle idée ? Après, j’étais tellement énervé que j’en ai oublié qu’on avait de nouveau un caméo avec l’arrivée de Wong – heureusement, Jennifer nous le rappelle dès qu’elle apparaît à l’écran.

Elle est ensuite interrompue dans la petite conversation qu’elle mène avec nous. En effet, le père de Jennifer débarque chez sa fille avec une pelle parce qu’il n’aime pas bien l’idée de voir sa fille se faire agresser. Les détails de la série me font rire quand même, parce qu’elle a bien sûr un costume trop grand pour elle et que le père se pointe avec une pelle – j’aimerais tellement le voir attaquer les agresseurs de sa fille.

On apprend rapidement qu’elle n’a pas porté plainte, là où je m’attendais à ce que ça se retourne contre elle et que ses agresseurs portent plainte puisqu’elle les a blessés. Ce n’est toutefois pas le cas et Jen peut donc aller au travail. C’est marrant, car c’est la première fois qu’on voit la série limiter son budget pour réduire la présence d’une She-Hulk verte : on ne la voit pas arriver dans le bâtiment et on ne la voit pas allumer son ordinateur, la série se contentant d’un plan large dans l’entreprise et de l’écran de l’ordinateur.

C’est suffisant pour comprendre ce qu’il se passe et pour limiter les frais. Nikki débarque alors pour proposer à Jen d’enfin regarder son interview de l’épisode précédent en entier. Malheureusement pour nous (et pour Jen qui n’a toujours pas regardé ça en entier), elles sont interrompues par l’arrivée inattendue et non annoncée de Wong. Il est toujours aussi énervé, et il décide de porter plainte contre Donny Blaze parce qu’il n’a pas respecté les arts de la magie ancestrale en l’utilisant dans un spectacle.

Bien sûr, Jennifer ne peut pas faire grand-chose pour lui : elle cherche des parades légales à quelque chose qui n’a rien à voir avec la légalité et les lois américaines. Pas évident de signer un contrat quand on vient être formé auprès d’un Sorcier Suprême. Parce que oui, Donny Blaze est un ancien étudiant de Wong. Tous ne peuvent pas avoir le même succès que les apprentis qu’on a pu connaître jusque-là après tout.

Jennifer et Nikki se rendent ensuite au bar pour travailler – et se faire draguer lourdement au passage. En même temps quelle idée d’aller dans un bar pour travailler ? Cela ne fonctionne pas. Et puisque ça ne fonctionne pas, Nikki décide d’aller sur le portable de Jen pour gérer son profil sur les applications de rencontre. Il y en a vraiment besoin, on ne va pas se mentir, mais bon, moi, la photo pro de Jen, elle suffirait à me donner envie de matcher avec elle, non ?

Le lendemain, Jennifer accepte de prendre l’affaire de Wong et s’en va donc avec son client pour prévenir Donny Blaze qu’il n’a plus le droit d’utiliser la magie. Il ne l’entend pas tout à fait de cette oreille et la série utilise quelques gags par rapport à la magie et aux tours les plus classiques. Cela ne prend pas du tout sur Jen qui est capable de garder son sérieux et de décrypter les tours qu’elle voit.  De manière tout aussi inefficace pour lui, elle se fait aussi draguer par Donny Blaze quand il se rend compte qu’elle utilise Matcher, l’application de rencontres, et franchement, la série gère bien l’humour dans cet épisode. Tout le côté She-Hulk célibataire n’a pas réussi à prendre tout à fait sur moi.

J’espérais que le côté rencard apporte du fun, mais c’est finalement un peu trop convenu pour ça. Que ce soit le commentaire sur l’application ou le premier rencard que l’on voit pour Jen avec un type absolument horrible, c’est prévisible et un peu insipide : il y a quelques gags qui fonctionnent, mais c’est tellement cliché qu’on finit par être un peu déçu. Enfin moi, en tout cas. Reste à savoir si le type paiera ou non l’addition. Et évidemment non. Et bim, pile quand je trouvais l’humour de la série marrant avec Donny Blaze, on tombe sur cette scène pas bien exceptionnelle.

Heureusement, on ne reste pas longtemps sur cette intrigue pour en revenir plutôt à celle de Wong : on le retrouve au tribunal avec Jen, face à Donny Blaze qui ne voit pas bien ce qu’on lui reproche. Pour montrer le danger à l’utilisation non appropriée de la magie dans un spectacle, She-Hulk décide de faire appel au seul témoin qu’elle peut avoir : Madisynn, avec deux n et un y, mais pas là où le pense (désolé greffier !). Elle est toujours bourrée et beaucoup drôle. Jennifer n’est plus si sûre de son coup quand elle l’entend parler : Madisynn a eu beaucoup de fun, malheureusement, dans son aventure à travers le portail de Donny. Pourtant, elle dit quand même avoir signé un pacte avec un démon.

La juge retient pourtant la notion de fun dans son discours, et quand même l’avocat s’avère magicien et que Donny fait des tours en plein milieu du tribunal (après avoir passé la sécurité avec des boules de fumée ?), ça devient compliqué de garder le sérieux de l’affaire en ligne de mire. Wong demande alors à prendre la parole, ce que Jen n’a pas envie de voir. Elle n’a pas vraiment le choix, cependant. Malgré son affirmation que l’utilisation de la magie peut mettre les univers en danger, parce que merde, on est quand même dans du Marvel, l’audience est décalée de deux semaines, le temps que la juge puisse se faire un avis (moi, ça pourrait me laisser le temps de me familiariser avec les procédures et les termes corrects concernant le boulot de Jen aux USA, mais bon).

La bataille n’est pas gagnée, il leur restera la guerre. En attendant, Madisynn peut passer un peu de temps avec Wongers – c’est comme ça qu’elle a décidé de l’appeler oui. Le soir, Jen reçoit une notification lui apprenant qu’elle n’a pas de match sur son application. Cela m’a fait rire, et ça la pousse à suivre l’idée et blague de Nikki : elle se créé un profil avec une photo de She-Hulk, avant d’aller liker plein de types au hasard. Les expressions de Tatiana Maslany sont toujours aussi dingues, il faut bien le dire, son petit sourire au milieu des matchs là, elle m’a tué. Par contre, jamais de la vie on me fera croire qu’elle n’avait aucun match en Jennifer. Les matchs juste parce qu’elle est She-Hulk ? Bof.

Là encore, on repart sur des rencards insipides – ça me donne l’impression d’en avoir vu des tas et des tas dans des séries et films. Cela finit par être intéressant tout de même, quand elle rencontre un cardio-chirurgien après quelques blagues (et je ne vais pas mentir, certains des mecs qu’elle rencontre étaient drôles malgré eux, c’est peut-être juste moi qui suis blasé trop facilement). Malheureusement, ce rencard avec le chirurgien a beau se passer à merveille, il est interrompu par un coup de fil professionnel… qu’elle ignore. Elle n’aurait peut-être pas dû ; mais le rencard était vraiment intéressant.

Pendant ce temps, Donny continue lui de faire ses spectacles de magie, mais le coup du portail commence à lasser son petit public qui le connaît par cœur et en connaît les défauts – du genre se retrouver dans un parking miteux loin de tout. Pour convaincre à nouveau son public qu’il vaut le détour, Donny fait apparaître une colombe qui vient pondre un œuf dans la main de sa volontaire. Si ce n’est pas mignon comme symbole.

Le problème, c’est que l’’œuf finit par éclore. Cela laisse apparaître une sorte de gobelin ou de lutin – un démon qui n’hésite pas à s’attaquer à la volontaire. Alors que Wong enchaîne sur This is us, et j’avoue que j’ai eu peur d’être spoilé à ce stade, il est donc interrompu parce que Donny débarque chez lui : le gobelin, il a réussi à le maîtriser ; mais il a ramené plein de ses potes dans le théâtre et a attaqué tout son public. Face à une situation qui le dépasse, Wong décide de faire appel à son avocate, quitte à interrompre son rencard en utilisant un portail.

Avec tous les contacts que Wong doit avoir, c’est un peu étonnant de faire appel à son avocate, mais pourquoi pas, ça avait un petit côté marrant. Wong l’emmène donc malgré elle sur le lieu de la bataille où il lui demande de se la jouer Hulk, mais c’est compliqué quand les créatures refusent de mourir et qu’il y a toujours un portail ouvert vers le monde de ces démons.

Wong finit par réussir à fermer le portail, mais il faut encore se débarrasser de tous les démons. Il décide de les envoyer en Antarctique, et je ne suis pas sûr que ce soit une solution vraiment viable à long terme. Une chose est sûre, il s’éclate avec sa magie et la série bascule soudainement dans une très bonne scène d’action voyant Jen aux prises avec les démons. Pour une nana qui voulait rester loin de la vie de super-héros, elle est servie.

Elle ne perd pas le Nord, toutefois, elle reste avocate avant tout : elle entend bien se servir de cette crise pour gagner l’affaire de Wong vs Donny. Rapide et efficace, cette avocate. Une fois que c’est réglé, elle peut se débarrasser de la bave de démon comme elle peut, avant de retourner auprès de son rencard – ou plutôt sur son rencard, parce que le portail que Wong ouvre est sympa pour ça. She-Hulk peut alors porter le chirurgien jusqu’à son lit. C’était bien marrant à voir – et je me dis que la série perd l’occasion d’une scène au lit marrante, mais bon, c’est une série familiale.

La fin de l’épisode est surprenante : il est de nouveau question de Titania. Il était temps parce qu’on m’avait vendu la présence de l’actrice au casting et on ne la voit quasiment pas finalement. C’est super frustrant. Toujours est-il que ce n’est qu’à ce moment-là que le beau chirurgien découvre la vraie Jen… et décide de se barrer, en laissant son pull derrière lui. Attendez, mais à quel moment il se barre après une nuit avec She-Hulk ? Ah, c’est d’un frustrant.

Et alors que Jen essaie de se convaincre – et nous avec – qu’elle s’y attendait et que les chirurgiens, c’est surfait, on sonne à sa porte. Il ne s’agit toutefois pas du chirurgien comme elle l’espérait (moi, je ne l’attendais plus), mais d’un huissier. En effet, Titania décide de l’attaquer en justice parce qu’elle utilise une marque déposée par elle : She-Hulk. C’est mal barré cette affaire, mais ça devrait permettre quelques bonnes blagues par la suite.

Le générique de fin est toujours aussi cool, surtout que ça permet de suivre davantage Madisynn et son pacte ave le démon. C’était marrant. Quant à la scène post-générique, annoncée par Jennifer, elle aura réussi à me faire rire par son existence, malgré sa lourdeur : devant This is us, Madisynn interroge Wong sur ses cocktails préférés. C’est bon, j’ai une nouvelle personnage préférée dans l’univers Marvel !