Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E05

Épisode 5 – Zoey’s Extraordinary Failure – 18/20
Dans cet épisode, je trouve que la série fait preuve d’une maturité que je ne lui attendais pas, et c’est plutôt très chouette à découvrir, du coup. Les chansons y sont vraiment géniales et j’ai passé un excellent moment devant cet épisode, surtout que ça change totalement de ce qu’on a eu jusque-là, tout en restant dans la continuité des épisodes précédents. Un joli coup de poker des scénaristes, donc !

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Spoilers

105

Oh, the team had thought, but you know. Misogyny, misogyny, I think you’re crushing it, that’s all that matters.

Bon, je regarde cet épisode plus tôt que d’habitude, parce que Les Bracelets Rouges reprennent ce soir, alors j’ai des priorités un tout petit peu différente, pour le coup. C’est le cas aussi des scénaristes cette semaine : ils changent leur formule et ne se concentrent plus sur un personnage de l’entourage de Zoey pour se concentrer à la place sur Zoey.

On reprend en tout cas sur sa famille, avec David surchargé de travail qui fait les cartons familiaux avec sa femme et le reste de la famille. C’est l’occasion pour Zoey de voir que sa mère se cache pour passer ses appels professionnels afin que son père ne l’entende pas, pour la mère de prendre des nouvelles de la relation de Zoey et Simon et pour Zoey de découvrir que le mariage de son frère n’est pas si heureux. Le duo entre David et Emily, sa femme est magnifique : la chorégraphie est sympa, le plan séquence très réussi et la performance des acteurs nous montre bien le malaise entre eux.

S’ils disent à Zoey que tout va bien, ils chantent leur mal-être et ça fait de la peine à voir. Bien sûr, Zoey est peinée, donc elle en parle aussitôt à Mo. Ils se retrouvent donc dans un bar pour en parler et Zoey avoue qu’elle est un peu déçue et flippée de possiblement devoir aider sa belle-sœur : elle est peu proche d’elle et est sûre qu’elle reproche à son frère des choses qu’il n’a pas vraiment faites. Magnifique.

À ce bar, Zoey est rejointe par Max qui en a clairement marre de sa petite amie (il fallait bien que ça arrive) trop inconsistante selon lui… Passionnant, mais pas exactement la problématique de l’épisode pour Zoey qui entend soudainement son frère chanter à l’autre bout du bar. La chanson est moins bonne, mais l’acteur se défonce vraiment à la fois en chant et en chorégraphie, donc je trouve ça vraiment top pour la série.

Bien sûr, Zoey comprend que son frère ment à sa femme : il lui dit être au travail quand il chante son besoin de se battre pour avoir un peu de fun. Inquiète, elle reprend finalement contact avec Simon après plusieurs jours de silence pour avoir son avis sur son frère. C’est étonnant… tout comme le fait qu’elle ne résiste pas à s’inquiéter pour lui : Simon parle ainsi de l’anniversaire de son père qui arrive, le premier depuis sa mort.

Pour en revenir à David, il se défile un peu de tout, et pas uniquement de sa femme. Il plante ainsi sa mère lorsqu’il doit s’occuper de son père et ça énerve Zoey plus que jamais. C’est dommage parce qu’elle ignore un peu sa mère au passage, alors qu’elle est en pleine crise de confiance vis-à-vis de son travail qu’elle n’envisage pas de faire sans son mari. C’est bien plus intéressant, finalement, que la crise de David : il est en pleine crise de confiance en lui parce qu’il s’apprête à avoir un petit garçon alors qu’il n’a jamais été un petit garçon très masculin. Mouais.

Zoey comprend donc le mal-être de son frère et elle est coincée quand dès le lendemain Emily lui pose un tas de questions sur son frère. Elle refuse d’abord de donner des informations à sa belle-sœur sur son frère, mais elle craque bien rapidement et balance tous les secrets de son frère : sa peur d’avoir un fils, ses sorties dans un bar pour ne plus avoir peur et chasser les mauvaises pensées. Elle se plante royalement sur ce coup-là, comme nous le disait le titre de l’épisode.

Cette fois, c’est elle qui entre dans sa dépression : plutôt que d’aider Emily et David, elle a tout empiré. Elle s’en confie aussitôt à Mo, un peu trop absent cette semaine, mais de bons conseils comme toujours. Zoey finit par rappeler David pour s’excuser, mais celui-ci n’est pas prêt à encore à lui pardonner tout à fait. Il la remercie pour son appel, tout en raccrochant. Oups. C’est une conclusion bien plus froide que d’habitude, ça !

Dans tout ça, Zoey était un peu absente pour ses parents, au point d’en oublier la crise de sa mère. Celle-ci décide de déposer le bilan de son affaire, ne se doutant pas que son mari est plutôt à danser de joie de la voir reprendre les activités depuis quelques jours. C’est fou, parce que cette fois, Zoey se met à danser avec son père et explique tout ça à sa mère. C’est efficace au moins : Maggie saisit une nouvelle opportunité professionnelle.

Au travail, Zoey a aussi quelques ennuis à gérer quand elle découvre en pleine réunion que Joan a décidé de lire à chaque employé les critiques ce que les autres collègues disent d’eux dans des critiques anonymes qu’ils ont dû remplir la semaine précédente. Le problème, c’est que Max est plutôt critiqué, ce qui n’est jamais agréable. Ce n’est pas le seul : le collègue un peu connard de Zoey l’est aussi.

Il a beau être un connard, il est un bon programmateur et il a sa propre sensibilité, ce qui permet une nouvelle chanson bien sympathique. Sa dépression ajoute de la profondeur au personnage, mais aussi un bon côté comique quand elle sort de nulle part et désespère de le voir comme ça. Comme elle est son manager, elle est forcée par Joan de résoudre le problème. De toute manière, le problème vient d’elle : c’est elle qui a eu l’idée des reviews anonymes. Un autre échec de Zoey, donc.

Elle décide de lui lire ses propres critiques formulées par les autres pour lui faire comprendre qu’il faut simplement entendre les critiques pour évoluer… mais il comprend les choses complétement différemment, imaginant que c’est elle qui les a écrites. Comme apparemment, ça suffit à ce qu’il aille mieux, elle décide d’en rester là.

Du côté de Max, l’enfer est loin du boulot finalement ; il est du côté de la vie personnelle, avec sa copine qui veut maintenant le présenter à ses parents. Il est clairement stressé par ça et il pense beaucoup trop au futur de sa relation, mais en même temps, je le comprends, sa copine est insupportable : c’est un moulin à paroles, ce qui n’était pas un problème jusque-là, mais qui devient vraiment soulant dans cet épisode.

Eh, ça pourrait être un autre échec de Zoey la création de ce couple, mais finalement, la rupture est chouette à voir parce qu’elle est très calme et posée. Malgré tout, Max a besoin d’en parler à sa meilleure amie… sauf que celle-ci n’est pas tout à fait disponible pour lui parler quand il l’appelle. En effet, elle reçoit au même moment la visite de Simon.

Après avoir passé l’épisode à essayer de le consoler de l’anniversaire de son père et du chagrin de sa mort, tout en lui répétant qu’elle n’est qu’à 50 pas de lui toute la journée, ça n’a rien de surprenant de voir Zoey recevoir la visite de Simon chez elle, tard le soir. Il se confie à elle et se met à pleurer parce qu’il se sent coupable d’avoir possiblement raté quelque chose quand son père avait besoin de lui.

Plutôt que de le consoler, Zoey se sert de ses multiples échecs de l’épisode pour essayer de lui expliquer que c’est normal de se foirer parfois. Ce n’est pas tellement ce que j’attendais de cette série comme discours et c’est beaucoup plus mature que dans certains épisodes précédents. Simon finit par remercier Zoey pour son honnêteté, sa sincérité, sa capacité à être réelle… et chante alors la meilleure chanson de la série (peut-être ?). Should I stay or should I go ? se fait avec une excellente chorégraphie délire pour lui et une tension palpable entre les deux acteurs. Il n’est pas étonnant de voir Zoey finalement empêcher Simon de partir de son appartement, ais qu’il était frustrant de ne pas avoir droit au baiser pour finir l’épisode…

Et en même temps, c’est adultère, alors peut-être qu’elle ferait mieux de ne pas l’embrasser, hein.

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Emergence – S01E10

Épisode 10 – 15 Years – 16/20
Je ne sais pas si j’accroche à tout ce qu’il se passe dans cet épisode, mais comme d’habitude, le rythme est vraiment bon et ça ne permet pas de respirer ou de se poser pour envisager tout ce qu’il y aurait à envisager pour savoir si c’est crédible ou non. Dans l’ensemble, le divertissement prend et l’enquête se suit plutôt bien, avec une division en trois sous-intrigues qui ne se recoupent pas toute dans cet épisode. Au moins, ça donne envie de voir la suite… de même que le ship qui se développe, je dois dire !

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Spoilers

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The short version is that Piper broke a satellite.

Oh lala mais je ferai mieux d’aller me coucher, je le sais, mais j’ai envie d’en savoir plus sur Benny et sa trahison de Jo. C’est exactement là-dessus que reprend l’épisode avec une intervention musclée du FBI et Jo pour retrouver Piper en intervenant chez Benny. Malheureusement tout ce qu’ils trouvent, c’est la veste de Piper. C’est con.

Un mois plus tard, Jo enchaîne les nuits blanches pour retrouver Piper. Bon, donc elle est en manque à ce point ? Elle a eu la gamine pour quoi ? Deux-trois semaines ? Et pourtant, elle s’était vraiment attachée à son intelligence artificielle apparemment : elle est en pleine dépression. Jo n’est pas la seule cependant à être triste du départ de Piper, on a aussi Mia qui ne dort pas. Elle est plus impuissante que sa mère menant l’enquête, donc encore plus insupportable.

Jo continue de chercher Benny et ça vire à l’obsession, mais malheureusement pour elle, elle perd l’aide du FBI. C’est assez logique : un mois qu’ils pataugent, ça ne peut pas durer. La piste est morte, et puis c’est tout. Oh, ce n’est pas la seule qui soit morte : Jo reçoit des photos de cadavres d’enfants qui pourraient être Piper et qu’il faut bien identifier malgré tout.

C’est un coup dur. Quand elle rentre chez elle, elle parle de tout ça à Alex, à demi-mots. Ils sont toutefois interrompus par l’écran de leur télévision qui se met à faire n’importe quoi. Jo comprend aussitôt que Piper essaie de contacter sa famille d’accueil, et elle en est toute heureuse. Le lendemain, elle retrouve donc son agent du FBI préféré et c’est abusé, parce qu’il est supposé être reparti, mais non. Petit bug d’écriture, j’imagine.

En tout cas, le FBI est efficace : l’agent Brooks comprend rapidement que la surcharge de pouvoir qu’il y a eu chez Jo est due à une communication satellite qui a surchargé le réseau et a cassé un satellite. Rien que ça. Jo est toute heureuse de la nouvelle alors elle décide aussitôt de laisser le commissariat à Chris pour aller avec Brooks enquêter et retrouver Piper.

Chris est confronté à sa propre enquête assez vite : il est appelé sur les quais où il repère un problème magnétique comme dans les premiers épisodes. Je ne vois pas bien pourquoi, mais il en parle aussitôt à Alex qui décide de le pousser à ne pas respecter la loi. C’est du grand n’importe quoi, parce que le flic accepte après avoir montré bien peu de résistance. Ce n’est pas exactement crédible pour être tout à fait à mon goût.

Ils finissent par découvrir sur un bateau une étrange caisse contenant un objet encore plus étrange et attirant le métal vers lui. Malheureusement, ils n’ont pas le temps d’approfondir leur enquête : le bateau prend bien vite le large. Heureusement, Chris est assez malin pour abandonner son portable dans le bateau afin d’être capable de le tracer. Mouais, je tiens à mon portable, moi, mais admettons, c’est sûrement un coup de génie de la part de notre chef du commissariat par intérim.

De son côté, après avoir cru que Piper voulait entrer en contact avec la famille, Mia est complétement excitée. Elle réunit tout ce qu’elle peut d’objets électriques pour que Piper la contacte de nouveau, puis se fait consoler par son grand-père quand ça n’arrive pas. Heureusement, Jo lui annonce la bonne nouvelle de l’agent Brooks ayant enfin une piste, alors elle donne une peluche à sa mère pour qu’elle la confie à Piper en la retrouvant.

Ce n’est pas gagné pourtant. L’enquête de Jo avance vite, mais bon, de là à retrouver Piper… Elle est trop occupée à draguer Brooks honnêtement. Pourtant, ils finissent par remonter une piste vraiment intéressante : Benny est apparu il y a 15 ans et jamais avant quand on trace son passé. Cela tombe bien : leur nouveau témoin aussi ! Ils l’interrogent pour savoir où a pu passer Benny, aperçu pas loin de sa station-service… et ce nouveau témoin se met aussitôt à se barrer en courant.

Comme ce n’était pas encore assez gros comme preuve de culpabilité, le voilà qui se fait renverser devant Jo et Brooks qui découvrent subitement que… c’est un robot. Bon, ce twist n’aura pas tarder à se faire connaître : Brooks découvre que les intelligences artificielles ne sont pas que des histoires à dormir debout et Jo est traumatisée à l’idée que Benny est probablement un robot lui aussi. Forcément, ça lui donne envie de tester Brooks pour savoir s’il est un robot aussi, à partir du disque dur utilisé pour sauver Piper.

À nouveau, on part sur de la bonne dragouille entre Brooks et Jo, et je dois dire que c’est un ship sympathique qui se dessine. Rapidement, toutefois, ils sont interrompus quand leur témoin robotique est aperçu près d’une clinique vétérinaire. Ils l’y retrouvent, mais c’est pour mieux le voir mourir sans obtenir directement de réponse. Par chance, nos héros sont plein de ressources : Jo retire son disque dur, dans l’oreille, là où Piper avait le sien, alors que Brooks se sert de son portable pour prendre une photo et retrouver la trace de Benny.

Ce fut rapide, finalement. C’est dans un ranch que Jo finit par retomber sur Benny. Celui-ci est inquiet de la voir le pointer avec une arme, mais le pistolet est totalement inefficace face aux pouvoirs de Piper. En effet, celle-ci est capable de nous détruire le pistolet de sa maman de substitution et elle ne se gêne pas pour le faire, lui expliquant qu’elle n’a pas envie d’être retrouvée finalement. C’est même mieux que ça !

Elle suit Benny de son plein gré, elle explique à Jo qu’elle doit le faire parce qu’ils ont besoin d’elle et elle demande à Jo de dire à Mia qu’elle n’a pas peur. Ouep, Mia, pleine de ressources aussi, a pu compter sur l’aide de son grand-père pour mettre au point une radio satellite adressant un message à Piper. Au moins, cette phrase de Piper n’est probablement pas innocente : Mia et son grand-père ont reçu une étrange réponse codée sur la radio, et je suis sûr que ça va être un appel au secours de Piper qui aura un discours bien différent de celui donné à Jo en fin d’épisode.

Bon peut-être pas… L’avenir de la série me dira si j’ai eu raison ou non. En attendant, Piper s’enfuit loin de Jo, totalement impuissante et désespérée de la voir s’éloigner d’elle à nouveau.

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Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E04

Épisode 4 – Zoey’s Extraordinary Neighbor – 16/20
Beaucoup de chansons et beaucoup d’intrigues se croisent et recroisent dans cet épisode, mais ça donne un résultat franchement agréable à suivre, parce que toutes les interactions paraissent fluides et efficaces pour mener d’un point A à un point B. Les solutions proposées aux problèmes compliqués de cet épisode sont en revanche trop simples pour être parfaitement crédibles… ce qui n’est pas si dérageant car la série a au moins le mérite d’en parler !

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Spoilers

104

Holy blessed father full of Christ…

Allez, on est lundi, il est temps pour moi de voir cet épisode parce que j’adore la série et que je ne vais quand même pas aller me coucher sans avoir vu le moindre épisode, non ? On recommence cette semaine sur la relation Mo/Zoey, où l’on (re)découvre que Mo est censé gérer tout l’immeuble.

De son côté, Zoey découvre ainsi qu’elle a un voisin vivant au rez-de-chaussée alors qu’elle n’a jamais vu personne entrer ou sortir de l’appartement en deux ans. Comme je la comprends, moi non plus, je n’ai pas encore croisé tous mes voisins en six mois. Forcément, la scène finit en chanson, avec Mo qui se met à chanter une chanson sur sa solitude. Il était temps d’entendre Mo chanter : depuis Glee, je savais qu’il avait une voix de dingue, après tout. Malheureusement, ce n’est pas tellement mon genre de chansons. J’ai bien ri d’entendre Mo parler d’un montage sur Walking on sunshine d’ailleurs, parce que c’est exactement ce que Glee avait fait.

En tout cas, Mo prétend donc que tout va bien alors qu’il est super triste ; mais forcément quand Zoey lui en parle, il refuse de le reconnaître. C’est le serpent qui se mort la queue cette histoire, et Zoey finit par le croire quand il suppose que ses pouvoirs sont cassés. Ce qui est intéressant, c’est que la chanson de Mo s’est déclenché quand il a expliqué prendre soin de l’agoraphobe du rez-de-chaussée et qu’en rentrant chez elle Zoey entend justement l’agoraphobe se mettre à chanter.

Et voilà, c’est évident que pour régler les problèmes des deux, il faudra les mettre en contact direct. Quoiqu’il en soi, Zoey veut absolument aider Mo et elle se met donc à le suivre jusqu’à son Eglise où il chante dans la chorale… en étant habillé comme un garçon. C’est l’occasion de lancer le générique avec un nouveau juron (j’adore l’idée), mais aussi de brouiller les deux nouveaux amis, parce que Zoey n’a pas la moindre idée de ce que c’est que la foi religieuse et que Mo est vexé de la voir se mêler de sa vie privée – chanson ou pas.

Zoey se décide aussitôt à se renseigner et demande donc des conseils de lecture à sa mère ; ce qui m’a beaucoup fait rire quand il était question du Kamasutra. Bon, en ce qui concerne Mo, l’intrigue nous le fait chanter tout plein de chansons, donc c’était top de l’entendre un peu plus, mais malheureusement, il est tellement mal à l’aise d’être à l’Eglise en garçon que ça vire à la catastrophe. Il fuit donc sa répétition et refuse de donner le moindre signe de vie à qui que ce soit, au point que le pasteur finit par passer chez lui et tomber sur Zoey.

On découvre que le pasteur Steven est ainsi très ouvert d’esprit et n’a aucun mal avec le fait que Mo soit gender fluid. C’est intéressant de mettre le nom dessus, et c’est intéressant de voir Zoey s’occuper de Mo comme ça. On en découvre plus sur lui, qui a l’oreille absolu et une peur bleue de voir ses mondes entrer en collision : il se rend compte qu’il est hypocrite de se rendre à l’Eglise en chantant. Pour mieux comprendre le personnage et sa souffrance, il faut en tout cas retourner dans le passé : sa découverte de son identité de genre a été très compliquée à gérer avec l’Église quand il était enfant, au point d’avoir dû changer plusieurs fois d’Église. Bien sûr, avant de venir dans cette Église-là, il s’est renseigné auprès du Pasteur et il sait que celui-ci l’accepte… mais il n’empêche qu’il a peur de la réaction des autres membres de la congrégation.

Bref, il se confie à Zoey et celle-ci décide… d’aller en parler directement avec le pasteur Steven qui est un personnage super sympathique. Zoey se met à se confier à lui bien plus que nécessaire et on passe des problèmes de Mo aux siens bien trop rapidement. Il n’empêche que ça finit par être efficace tout ça : Zoey y voit plus clair dans ses problèmes, et ça lui permet d’aider Bonnie, la voisine du rez-de-chaussée agoraphobe. Rapidement, elle lui propose de regarder les étoiles avec un télescope pour la faire sortir de chez elle et contre toute attente, ça finit par fonctionner.

Il s’agit là d’un véritable miracle pour Mo qui rencontre enfin cette locataire, et ça tombe bien : Mo avait besoin d’un miracle pour retourner à l’Église. L’épisode se termine alors en toute simplicité avec Mo qui se décide à chanter là-bas, en femme. Et bien sûr, il est accepté par tous sans le moindre problème. La série prend vraiment la voie de la simplicité sur ce coup-là.

En parallèle, Zoey est toujours très proche de Simon, et même un peu trop. Mo est persuadé que cette relation trahit des sentiments de sa part, là où Zoey insiste pour dire qu’ils sont amis et que c’est tout à fait normal comme relation. Mouais.

Les relations de Zoey au travail, c’est toute une histoire de toute manière. C’est à se demander quand elle travaille, franchement : elle semble plutôt occupée à gérer toutes ces dynamiques et ses petits-déjeuners au travail. C’est l’occasion aussi d’apporter une conclusion à l’épisode de la semaine dernière avec une boss qui retrouve sa paix intérieure maintenant qu’elle n’est plus en couple. C’est tout le contraire pour Max qui revient au travail en chantant Con te partiro dans sa tête.

Euh, je n’aurais pas forcément pensé que ça voulait dire qu’il avait couché avec sa copine, mais pour Zoey, c’est évident. J’aime beaucoup le personnage de Max et j’aime beaucoup comment cet épisode nous a enchaîné les chansons dans quasiment chaque scène. De Max heureux de vivre à Joan dépressive, il n’y avait qu’un pas et la reprise de Miley Cyrus par la boss m’a beaucoup fait rire – en plus, ça faisait longtemps que je n’avais pas entendu Wrecking Ball et la mise en scène faisant clin d’œil au clip était réussie.

Du côté de la famille de Zoey, il est temps de découvrir que sa belle-sœur est enceinte. Mon sens de l’observation est cassé. En tout cas, je suis plutôt content de cette scène qui présente le frère de Zoey et sa femme sous un nouveau jour, parce qu’ils me font bien rire. Et puis, ça me rappelle quelques scènes de Station 19 que j’ai bien aimées dernièrement. Bon, en tout cas, le frère décide de s’occuper de son père pendant que la mère prend un peu de temps pour elle, et il en profite pour demander des conseils à son père sur sa paternité à venir.

C’est très sympathique comme intrigue, surtout que le père a fait de gros progrès avec son clavier et surtout qu’il lui conseille de regarder la vidéo de son mariage. Et dessus, le père était en pleine forme. Je note surtout que c’est l’occasion pour moi d’apprendre le nom du frère : David. C’est compliqué d’écrire la critique sans prénom parfois.

Le toast que le père fait au mariage de David est super parce que c’est exactement ce dont David a besoin en ce moment, mais ça fait craquer le père qui se met à pleurer devant la vidéo. Ben oui, il est malade et prêt à mourir, alors la pensée de son petit-enfant, c’est compliqué à gérer, surtout qu’il ne peut pas en parler.

David s’en confie à sa femme et tous les deux décident finalement de faire une fête pour révéler le genre de leur bébé. Ouep, c’est leur idée pour faire en sorte de rassurer le père sur les grands moments qu’il va manquer : il y en a d’autres qui peuvent arriver avant. C’était très sympathique comme intrigue, et comme conclusion. David et sa femme vont donc avoir un petit garçon… et ça permet à Zoey de consoler sa boss avec le gâteau rose qui était prévu en cas de petite fille.

Autrement, comme prévu, la mère de Zoey prend un peu de temps pour elle, mais contre toute attente, ce temps pour elle finit par être l’organisation du mariage de… Simon. Ouep, leur fleuriste les a plantés (putain, et mon Bingo Séries alors ?), alors ils l’embauchent pour gérer les compositions florales. C’est du grand n’importe quoi, mais bon, le monde est petit, surtout quand Zoey donne le numéro de sa mère à tout le monde, j’imagine.

Bien sûr, ça signifie surtout que la mère comprend bien vite que Simon était le crush de sa fille dont elle lui avait parlé. Elle se rend donc chez sa fille pour partager une bouteille et lui expliquer qu’elle ne la juge pas de la relation qu’elle entretient avec Simon – ils s’envoient des SMS assez tard quand même. La bonne nouvelle que Maggie (la mère) apporte à sa fille, c’est que plus jeune, elle aussi avait eu un flirt avec un certain Ray, et qu’elle a fini par rencontrer plutôt son mari. Zoey pose donc son portable sans répondre à Simon, et tant pis pour tous les shippeurs qui les veulent ensemble.

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High School Musical: The Musical: The Series – S01E09-10

Épisode 9 – Opening Night – 15/20
Moins fun que les précédents épisodes, celui-ci réussissait toutefois à faire aboutir toutes les intrigues à un stade parfait pour l’épisode final qui suit. On sent que les scénaristes ont tout fait pour que la tension monte petit à petit au cours de cette demi-heure, et c’est efficace ! Ca rend curieux de voir la suite et je ne vais pas me priver pour la voir tout de suite, du coup.

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Spoilers

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Let me guess, opening night jitters?

Deux mois ? Cela fait deux mois que je n’ai plus regardé la série, et je ne sais même pas pourquoi. Je l’aimais bien pourtant, à voir un épisode par semaine. C’était un petit bonbon sympa, mais on a changé d’année, et voilà, j’ai oublié de revenir. Pourtant, il ne me reste que deux épisodes, c’est donc un peu bête et pour ce dimanche soir, je me suis dit que j’allais en regarder au moins un.

Et quel épisode ! C’est la première soirée de spectacle pour toute la troupe d’adolescents et c’est clairement la folie pour tout le monde, sauf EJ carrément prêt pour la soirée en tant que Troy – wait what ?…

Oui, huit heures plus tôt, Ricky s’entraînait à chanter une chanson pour Nini, ayant déjà oublié Gina suite à son déménagement, et Nini était avec sa meilleure nouvelle recevant une bonne nouvelle. On est loin du chaos du spectacle, y compris quand Miss Jen arrive au théâtre pour profiter du calme avant le spectacle.

Elle n’est pas la seule à avoir eu l’idée en revanche : Ricky s’y pointe, puis Nini. Et les deux sont complétement incapables d’assumer leurs sentiments. Ninin voudrait offrir un cadeau à Ricky, mais elle n’ose pas quand elle le voit hésitant sur leur relation ; il dit le contraire de ce qu’il pense quand il la voit hésitante et les personnages se séparent sur un gros malentendu. C’est si compliqué que ça de communiquer à cet âge-là ?

À 35 minutes du spectacle, le stress monte chez tout le monde, y compris chez les scénaristes qui cherchent à boucler toutes les intrigues de la saison sans trop y parvenir : des fleurs sont livrées, cette nouvelle Darby est parfaite et Gina est remplacée par Courtney. Et forcément, on en arrive vite à un cercle avec tous les ados avant le spectacle. Ah, les productions scolaires et tout le stress qui va avec, c’est génial à voir et l’écriture réussit bien à nous le vendre.

Loin du stress du spectacle, Ricky et Nini sont juste dans un stress relationnel qui est tout mignon à voir, avec une chouette balade romantique. Finalement, c’est l’heure d’accueillir les spectateurs, et ça apporte son lot de moments gênants : Miss Jen rencontre la mère de Ricky alors qu’elle draguait son père ; Big Red foire complétement le jeu de sons et lumières. Finalement, tout est arrangé par le coach sportif et le spectacle commence, avec EJ sur son téléphone et Nini et Ricky jouant super mal.

Sérieusement. Ils sont mauvais et c’en est presque respectable de voir ces acteurs pas si mauvais si mal jouer intentionnellement. Malgré tout, le spectacle continue et en arrive à Stick to the statu quo, avec heureusement le retour de Gina juste à temps pour faire la choré. C’est nécessaire, car Courtney ne pouvait la faire…

La reprise de ma chanson préférée de ce film est plutôt bien réussie, mais ça casse aussi totalement l’impression de médiocrité qui se dégageait de la production scolaire jusqu’à présent. Sérieusement ? Leur Taylor et leur Sharpay sont de bien trop bons danseurs pour ça, c’était hallucinant à voir. Et il y en a un autre qui hallucine : Ricky retrouve Gina totalement par surprise et même s’ils ne sont séparés que depuis une semaine, il est totalement perturbé car il se rend compte que ses sentiments ont changé. Ah, l’adolescence !

C’est la période de toutes les crises, et justement Nini nous en fait une elle aussi : elle découvre la doyenne de sa fac de rêves dans le public, car elle a été invitée par Courtney. On se croirait dans le troisième film pour le coup.  La production scolaire continue avec Get’cha head in the game et j’ai bien ri de voir Ricky simplifier à mort la chorégraphie de Troy avec le ballon… mais notre attention est vite détournée par le nouveau copain de la mère de Ricky qui débarque en plein milieu du spectacle.

Ben oui, bien sûr, elle fait ça sans prévenir son fils. Quelle mère parfaite ! Tout perturbé, Ricky a alors besoin de parler à Nini, mais il apprend de Courtney que la soirée est bien trop importante pour elle pour qu’il puisse se permettre de tout gâcher. Il décide donc, comme Courtney, de changer de rôle et laisse la place à EJ, car il est sûr qu’il pourra permettre à Nini de briller bien plus. Get your head in the game, hein ?

L’épisode se termine ainsi comme il avait commencé, avec un EJ prêt à déchirer dans le rôle de Troy pour l’acte 2. Mamamia.

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Épisode 10 – Act Two – 16/20
C’est une fin de saison bien courte que propose cette saison 1 : l’épisode dure moins longtemps, et ça se sent dans sa construction avec une fin précipitée. Malgré cela, les intrigues entamées trouvent bien une conclusion naturelle, et tout est fait pour donner envie de revenir pour une deuxième saison maintenant qu’on est attaché aux personnages. Pas de doute, c’est réussi !

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Is that it ?

J’aurais pu finir cette série bien plus tôt, mais bon, c’est comme ça. C’est parti pour l’acte 2 avec tout le monde bien surpris de voir EJ jouer Troy, particulièrement sa cousine… Et Carlos qui se retrouve à jouer le rôle de Chad à la place d’EJ. J’ai tellement ri de ce changement de casting. C’est bien plus prenant que le changement pour Taylor, parce que Gina déchire tout dans ce rôle. Même en faisant semblant de mal jouer, l’actrice s’en tire à merveille.

Le spectacle est donc bien plus intense que prévu d’un coup, et en plus, Big Red se retrouve finalement seul en régie pour l’acte 2. Tout est parti pour être sacrément raté… En plus, alors qu’il s’est éclipsé pour aider Nini, voilà que Ricky se met à l’appeler en plein milieu du spectacle. Heureusement, elle a son portable en silencieux. Malheureusement, ça signifie qu’elle découvre le remplacement de Ricky par EJ une fois sur scène. C’est un peu chaud pour elle. La scène est assez violente et elle en sort dès que possible, avec une gêne palpable tout du long.

On enchaîne sur un très bon solo pour Miss Darby, mais malheureusement, l’émerveillement de Big Red pour sa copine est coupé par une scène entre Ricky et sa mère. Ouep, il confronte sa mère et lui dit ses quatre vérités tel un adolescent en pleine crise, et ça rappelle que cette série est justement une série pour adolescents.

Le spectacle doit continuer malgré tout, et il continue avec Big Red déchirant tout en régie, ce qui lui offre un joli terme de saison. Enfin, bon, ce n’est pas aussi joli que pour Nini et Ricky. Il est temps de chanter la dernière chanson du specatlce, Breaking Free, et Nini se retrouve totalement bloquée face à EJ tentant désespérément d’être son parfait Troy. Il comprend néanmoins que les répliques de Troy sont parfaites et font écho à la situation de Nini : elle a besoin d’un ami qu’elle connaît depuis la maternelle.

Pour surmonter le trac de Nini, il décide donc ce s’éclipser de scène afin de l’encourager à aller chercher son vrai Troy, avec son flash de portable évidemment. C’est un sympathique rappel du début de saison et ça fonctionne vraiment bien de voir le couple se retrouver comme ça. Bien sûr, on enchaîne avec « We’re all in this together » et des saluts vraiment sympathiques de la part de toute la troupe, mais aussi de Miss Jen.

Dans les petits trucs sympas, Miss Jen peut en effet enfin dire la réplique de sa scène coupée, EJ est celui qui a offert le billet d’avion à Gina, et ça c’était inattendu, et Gina accepte de tourner la page Ricky bien vite. Malheureusement pour Ricky, la vie n’est pas si tendre et simple pour lui : il reste stressé de ne pas savoir où il en est avec Nini, alors que celle-ci est dégoûtée de voir que la doyenne de sa fac de rêve s’en va avant même la fin de la dernière chanson.

Personnellement, je trouve que c’est déjà un miracle qu’elle soit restée si longtemps ! Et on en arrive rapidement à une scène où Ricky refuse de laisser Nini lui dire au revoir sans lui dire qu’il l’aime, à base d’histoires de quand ils étaient en maternelle. C’est gnangnan à souhait, mais c’est pour ça qu’on est là, j’imagine. Et ça fonctionne à peu près, comme les multiples clins d’œil au fait qu’ils veulent une saison 2 – qu’ils ont d’ailleurs.

La scène se termine par un baiser entre Ricky et Nini (wouhou, un vrai baiser dans High School Musical !) et l’échange des cadeaux qu’ils n’osaient pas s’échanger. Le bouquet de fleurs mystérieux de l’épisode précédent ? C’est un cadeau de Big Red à sa Miss Darby, évidemment. Gina ? Elle doit reprendre l’avion, mais c’est sans compter sur une idée géniale de cette même Miss Darby. Reste à savoir quoi, mais c’est ce qu’on appelle un cliffhanger pour revenir en saison 2.

Ce n’est pas le seul d’ailleurs : Nini se voit finalement offrir une place dans la fac de ses rêves, mais cela suppose de partir dès le mois suivant. On n’en a pas fini avec le syndrome de l’abandon de Ricky, c’est moi qui vous ledit !

Le générique de fin est sympathique lui aussi, avec Big Red faisant des claquettes. Franchement ça sortait de nulle part, mais c’était chouette, surtout que ça termine aussi par un baiser pour lui !

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EN BREF – J’étais vraiment sceptique quand j’ai vu l’annonce de cette série, et encore plus quand j’en ai vu le titre. Finalement, c’était une vraie bonne idée, avec un concept apportant une bonne dose d’humour, des références plutôt bien gérées aux différents films de la franchise et un vrai talent pour la parodie. C’est le genre de séries pour ado qui passe encore très bien quand on est adultes et c’est clairement le but d’ailleurs : faire retomber en enfance toute la génération qui a apprécié les films à l’époque. Pari réussi, malgré tout le ridicule apparent du projet. C’est un joli coup de maître de Disney + !

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