Riverdale – S01E01

Épisode 1 – The River’s Edge – 15/20
Je me mets devant cette série avec beaucoup de mauvaise foi car je sais d’avance qu’elle a des défauts que je ne vais pas supporter et qu’elle est juste supposée être un guilty pleasure de teen dramas… mais vraiment, je ne m’attendais pas à un tel amas de clichés concentrés en si peu de temps. Je ne dis pas que c’est mauvais, ni même que c’est prévisible, juste que tous ses éléments ont pour le moment du mal à prendre sur moi tellement c’est… adolescent. Mais pas dans le bon sens du terme. On verra bien ce que donnera la suite…

> Saison 1


Spoilers

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One summer can change everything.

Allez, c’est donc ça Riverdale. Je ne connais pas grand-chose de cette série, mais son début est déjà tout à fait le cliché que j’en attendais, avec une petite ville qui est bouleversée par un sombre événement qu’on nous raconte en voix off. OK.

Les adolescents sont joués par des adultes, et les jumeaux qui nous introduisent cette histoire par des acteurs roux. C’est une mode depuis les Weasley, non ? Cheryl, la jumelle, a été retrouvée seule un matin après être partie avec son frère, jurant que son frère s’est noyé dans la rivière. Oups. Une mort dès le début de la série, génial ! Evidemment, le corps de Jason n’a jamais été retrouvé. Pas d’inquiétude, on a déjà des suspects pour cette étrange mort, avec des témoins qui espère que Jason Blossom est mort et en Enfer. Joie.

Comme pour toutes les séries du genre, on a aussi une arrivée remarquée dans la petite ville, à la veille de la rentrée. C’est une nouvelle adulescente, Veronica, qui emménage avec sa mère dans ce que cette dernière appelle un petit appartement. Le petit appartement en question fait à peu près la taille de ma maison d’enfance, mais bon, c’est ça les riches.

Forcément, on nous présente plein de personnages dès ce pilot, et il faut s’accrocher, parce que ça va à toute vitesse quand on nous présente Betty et son meilleur ami gay, Kevin. Il est question d’un certain Archie aussi, le seul dont j’ai entendu parler jusque-là pour sa tendance à être nu. Et hop, le compteur pour le podcast 42 minutes commence : il est déjà à moitié à poil dès sa première introduction. C’est aussi le voisin de Betty qui bave sur lui à peu près autant que Kevin, sauf que Kevin n’a aucune chance avec Archie, pas de bol !

Archie se rend donc à un rencard avec Betty qui boit tout ce qu’il dit, avec juste l’envie de coucher avec. Premier gros point négatif pour la série, je la trouve déjà super sombre. C’est chiant vu qu’il fait jour en ce moment… mais bon, ne vous inquiétez pas, ça ne m’a pas empêché de capter l’arrivée de Veronica dans le diner. Faut dire que la série en fait des caisses, avec un ralenti qui nous dit bien qu’Archie est fou amoureux au premier regard.

Vraiment, j’abuse à peine. Veronica interrompt le rencard entre Betty et Archie et se montre déjà pleine d’esprit, de références culturelles pseudo-intellectuelles et de supériorité new-yorkaise insupportable. Insupportable, donc marrante. Mais est-ce que ce sera suffisant pour que j’accroche à la série ? Pas gagné du tout.

Le lendemain, il fait toujours aussi sombre en ville et vraiment, j’ai envie d’acheter des lampes pour la série. Archie se rend en cours, tout en parlant un peu avec son père, parce que même s’il semble hyper indépendant, il est tout de même juste en 2nde. Ah les séries américaines !

De son côté, Betty prépare sa rentrée en parlant avec sa mère qui lui reproche ses sept minutes de la veille et qui est inquiète pour sa fille. On pourrait y croire, à cette maman. Ou pas. Une fois au lycée, c’est avec crispation que je retrouve un acteur de 13 reasons why. Ca me rappelle mon retard dans cette autre série Netflix, oups. Bon, ici, il s’appelle Reggie, il faut que je note les prénoms pour les retenir.

Bien évidemment, Archie est dans l’équipe de sport du lycée, alors que Betty est celle qui fait la visite à Veronica. Elle est toujours aussi condescendante et elle rencontre Kevin, qui l’informe que tout le monde sait que son père est le mal incarné. Jamais dans l’excès les adolescents. Veronica s’informe peu à peu de la vie du lycée, ce qui nous permet de mieux découvrir tout ça : il y aura un bal de rentrée, sauf s’il est annulé à cause de ce qui est arrivé à Jason. Ce n’est bien sûr pas le cas, puisque sa jumelle s’y refuse.

Son discours n’étant pas très intéressant, on découvre au passage dans un flashback qu’Archie a couché avec la prof la plus hot du lycée, ce qui est l’occasion de voir pour une deuxième fois Archie torse nu. Sa réputation qui le précède est donc bien véritable. En tout cas, Veronica n’a pas besoin d’entendre la réputation d’Archie pour être à fond sur lui et le draguer avec insistance. C’était aussi naze que rigolo à regarder, mais pas autant que quand Cheryl est arrivée juste après le départ d’Archie.

Cheryl va rapidement être ma préférée dans le tas. C’est une bonne bitch comme on ne peut que les aimer dans ce type de série : la pompom girl qui casse tout le monde ? C’est un classique. Oui, oui, elle casse tout le monde et particulièrement Kevin et Betty (soi-disant trop grosse). Veronica a du mal à y croire, alors elle propose son aide à Betty pour qu’elle puisse devenir pompom girl. Mon dieu. C’est aussi cliché que ce qu’on pourrait imaginer avec un faux baiser lesbien pour être recrutées.

C’est inefficace comme tout car Cheryl ne se laisse pas amadouer comme ça, préférant humilier Betty qu’elle n’aime pas, à cause de sa grande sœur Polly qui sortait avec Jason. Bien. Veronica n’aime pas du tout ce comportement et elle n’hésite déjà pas à remettre Cheryl à sa place. Merveilleux. Bettys e demande pourquoi Veronica est si sympa alors qu’elle était si prête à la détester la veille au soir, et c’est l’occasion pour nous d’une insupportable backstory sur son père qui a été arrêté et qui explique qu’elle a décidé de devenir la meilleure version d’elle-même. C’était si prévisible.

La meilleure version d’elle-même est aussi une excellente harceleuse, puisqu’elle force Betty à demander à Archie de venir au bal, puis elle force Archie à accepter la demande la plus ridicule de l’histoire où Betty lui propose de les accompagner toutes les deux au bal. Mon dieu. Betty vit donc sa meilleure vie et rentre danser chez elle pour mieux se faire torturer par sa mère, qui n’apprécie pas du tout, du tout, de voir sa fille devenir une pompom girl dans l’équipe de Cheryl.

Et quand en plus elle apprend que Betty est amie avec Veronica, la fille d’Hermione Lodge, elle crise totalement, mais pas autant que son adolescente. Merveilleux, je ne vais pas la supporter cette Betty.

Comme tout ça manquait de touche Glee pour vraiment fonctionner, on se retrouve ensuite dans la salle de théâtre du lycée pour rencontrer un trio mené par Josie. Archie veut leur faire écouter ses compositions, mais pas de bol pour lui, ça n’intéresse pas Josie. Ca n’intéresse pas non plus la prof sexy qui s’inquiète plus pour sa réputation et pour les idées que pourrait avoir Archie.

Il faut dire aussi qu’ils ont entendu un coup de feu à 6h du matin le 4 juillet, le jour où Jason a disparu. Seulement, comme ils étaient là pour un petit pique-nique à la rosée du matin – où Archie était presque torse nu, pour changer – ils n’ont pas osé en parler à la police, préférant ne rien dire. Ben. Voyons. Il suffirait d’un seul des deux prétextant faire son jogging pour en parler, sérieux. Ce n’est pas la décision qu’ils ont prise, en tout cas.

Cela nous laisse un Archie tout torturé… Comme on est dans la parfaite série adolescente, il est aussi question de sport avec Archie qui récupère le numéro de Jason dans l’équipe de sport. Oups. Il n’apprécie pas cette décision et ment donc à son coach, comme à son père. Ce dernier lui fait une bonne leçon de morale à l’américaine, lui expliquant que ses mensonges le définiront en tant que personne et blablabla. AU. SECOURS.

Tout ça nous mène au bal où Archie est super mal à l’aise de se retrouver seul avec Betty, préférant se retrouver proche de sa prof préférée, Géraldine. Manquait plus que ça, c’est quoi ce nom ? On est sur France 2 dans le Groupe ??

En tout cas, peu importe, Archie insiste longuement auprès de Géraldine pour avoir des cours particuliers de musique, parce que ses compositions sont toute sa vie et toute sa torture. C’est toujours pareil les séries, mais voilà donc un adolescent content de faire de la musique, du sport ET de bosser pour son père. L’esprit plus léger, il retourne auprès de Betty que Kevin et Veronica continuent de pousser à dire ses sentiments à Archie.

Pas de bol, ce n’est pas réciproque. En plus, ça les fait remarquer par Cheryl qui les invite aussitôt à un after, avec également Veronica. Elle a bien envie de semer le chaos nous dit-elle. Grâce à un jeu de la bouteille débile pas truqué qui fait exactement ce qu’elle veut, Cheryl force donc Veronica et Archie à s’enfermer dans un placard, comme dans toutes les séries adolescentes. Mais… pouvait-il y avoir plus de clichés dans un seul épisode honnêtement ?

Veronica et Archie se racontent un peu toute leur vie amoureuse autour de questions pseudo-existentielles et finissent par s’embrasser. Evidemment. Comment pouvait-il en être autrement ? Betty est super énervée en tout cas de les savoir dans un placard, alors elle se casse de la soirée sans leur dire au revoir. Ah les adolescents.

Veronica rentre chez elle auprès de sa mère qui l’attend, Archie se rend dans le diner du début de l’épisode où il tombe sur le narrateur. Ce dernier est un pseudo-écrivain torturé, comme dans toutes les séries du genre, et il permet à Archie de s’épancher sur ses sentiments et sa peur d’être un nobody parce que wah, Jason est mort à 17 ans et on ne se souviendra de lui que pour le waterpolo. Attendez ? C’est un joueur de waterpolo et la version officielle est qu’il s’est noyé dans une rivière toute calme ? Franchement ! La bonne blague.

En tout cas, Archie rejoint ensuite Betty qui l’attend devant chez elle – heureusement qu’ils sont voisins. La scène se termine mal : Betty demande si Archie l’aime et… nope, ce n’est pas le cas. C’est balo, mais bon, elle s’en remettra.

Sinon, du côté des parents, parce que toute bonne série pour ado à une intrigue relou pour les adultes, on découvre que la mère de Veronica a bien sûr était en couple plus jeune avec le père d’Archie, et qu’elle en profite pour lui demander un job. Au. Secours. Elle est obligée de s’appeler Hermione ? On ne peut pas changer ça ? En rentrant chez elle, elle trouve aussi un sac plein de billets de banque et nous murmure « Hiram ». Merveilleux, un mystère de plus !

Il est alors temps d’en arriver au cliffhanger qui voit Kevin se rendre à la rivière avec son coup d’un soir gay refoulé. Ensemble, ils nous trouvent le corps de Jason, tué par balle. Franchement, après deux mois dans l’eau, le corps est super bien conservé et on voit bien la balle qu’il a dans le crâne. En tout cas, les choses sont sur le point de basculer à Riverdale, la voix-off nous annonçant même une arrestation le mardi suivant. OK, OK !

Compteur d’Archie à poil : 2

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Riverdale (S01)

Synopsis : Au lycée de Riverdale, les dramas adolescents classiques et clichés se compliquent à la mort tragique d’un adolescent…

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Pour commencer, ce n’est pas vraiment de mon plein gré que je me lance dans cette série. J’en ai plein d’autres à voir et terminer avant, en théorie, mais voilà, on m’a demandé de le faire pour le podcast 42 minutes, alors je m’y mets. Comme on l’avait fait pour Shadowhunters, on fera au cours de l’émission des points réguliers où j’évoquerai mon avancée dans la série, le tout en comptant… oups, ça, je ne le dis pas tout de suite, vous verrez bien dans le podcast de ce soir.

En effet, on sera en direct à 21h, et c’est à ce moment-là que je donnerai plus longuement mon avis sur ce que j’ai déjà regardé de la série. Ensuite, je mettrai à jour le blog progressivement, soit à la fin de chaque podcast, soit de manière hebdomadaire, en fonction de mon attachement à la série et de mon avancée dans celle-ci.

En attendant, avant de la commencer, je dois dire que je m’attends à un soap adolescent qui devrait réussir à m’accrocher au moins pour une saison ou deux avant de me lasser. Il paraît que c’est l’avis général sur cette série qui avait déchaîné les passions lors de sa première diffusion, avant que les ardeurs ne se calment. De mon côté, je vois mon visionnage forcé comme une manière de me tenir à jour sur une série très regardée… et comme une manière de rentabiliser mon abonnement Netflix en ce moment où je ne regarde plus grand-chose.

Note moyenne de la saison : 14,5/20

S01E01 – The River’s Edge – 15/20
Je me mets devant cette série avec beaucoup de mauvaise foi car je sais d’avance qu’elle a des défauts que je ne vais pas supporter et qu’elle est juste supposée être un guilty pleasure de teen dramas… mais vraiment, je ne m’attendais pas à un tel amas de clichés concentrés en si peu de temps. Je ne dis pas que c’est mauvais, ni même que c’est prévisible, juste que tous ses éléments ont pour le moment du mal à prendre sur moi tellement c’est… adolescent. Mais pas dans le bon sens du terme. On verra bien ce que donnera la suite…
S01E02 – Touch of Evil – 15/20
La série continue sur sa lancée et continue de démêler tout doucement le nœud d’intrigues présenté dans son pilot. Si l’enquête promet d’être intéressante, le tout se fait à la sauce teen drama et c’est plus comique qu’autre chose d’observer les évolutions des personnages. Les relations n’ont aucun sens, ça se contredit toutes les trois minutes et vraiment, j’ai l’impression d’être vieux quand je vois tout ça ! Mais bon, #RiverdaleStrong comme dirait l’autre.
S01E03 – Body Double – 14/20
Bon, ben, ça risque d’être long de voir toute cette série parce qu’honnêtement les épisodes partent déjà en vrille et s’amusent plus à surfer sur l’actualité qu’à résoudre l’intrigue conductrice de la série. C’est dommage, il y a du potentiel, mais tout est tellement surfait que ça donne l’impression de faire face à une parodie. Sauf que ça n’en est pas une : ça se prend même plutôt au sérieux. Sans ça, ça serait beaucoup mieux. On peut refaire la même chose, mais en parodie ?
S01E04 – The Last Picture Show – 16/20
Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que ça part vraiment dans tous les sens cette série, mais au moins cet épisode recommence à s’intéresser au fil rouge de la saison et c’est beaucoup plus intéressant comme ça. En plus, ça n’empêche absolument pas de poursuivre des intrigues secondaires qui auront aussi un impact plus tard sur les personnages et leurs relations. J’ai eu un vrai sentiment d’avancée cette fois, et c’était beaucoup mieux comme ça, parce qu’on découvre en plus de nouvelles informations sur la ville qui serviront clairement à de plus amples intrigues.
S01E05 – Heart of Darkness – 15/20
Archie est mon nouveau héros, clairement. Et Hermione ma nouvelle actrice préférée. Et Betty ma performance de la semaine. Et vraiment rien ne va, tout est plus cliché que cliché, le ton faussement sérieux frisant toujours la parodie. Du coup, ça a tout à fait le potentiel de devenir addictif. Je ne m’attendais vraiment pas à ça avec cette série par rapport à tout ce que j’avais entendu de positif sur cette saison 1. C’est fou.
S01E06 – Faster, Pussycats ! Kill ! Kill ! – 14/20
Pouvons-nous, s’il vous plaît, rester concentré sur l’intrigue ou est-ce vraiment trop demander à ces scénaristes ? Ah non, vraiment, autant j’ai bien aimé la partie enquête et révélations de l’épisode concernant le fil rouge de la saison, autant tout le reste, je n’en ai tellement rien à carrer que c’était compliqué de ne pas m’endormir. Et puis, je ne suis là pour une médiocre série musicale sur des ados qui alignent trois notes, mince à la fin !
S01E07 – In A Lonely Place – 14/20
La série continue de nous prendre vraiment pour des idiots, mais ce n’est pas grave, j’ai pris le pli et je m’en amuse plus qu’autre chose à présent. L’intrigue ne fonctionne pas tellement, mais ça commence presque à devenir un plaisir coupable de regarder des épisodes. La culpabilité est là par rapport aux excellentes séries qui m’attendent par ailleurs, le plaisir, pas encore tout à fait, mais je vais bien finir par trouver au moins un personnage attachant.
S01E08 – The Outsiders – 14/20
Il se passe tellement de choses dans la série que je finis par perdre ma capacité à prédire à l’avance certains des rebondissements, ce que je trouve super frustrant, parce que c’est vexant de se faire avoir par des scénaristes qui nous pondent des scénarios aussi médiocres… Mais pas autant que les crises de larmes de certains personnages. Qu’on leur achète des oignons, pour la crédibilité, svp !
S01E09 – La Grande Illusion – 13/20
Pfiou, pfiou, pfiou. L’avantage, c’est que j’ai beaucoup ri avec cet épisode qui possède de bonnes blagues bien malgré lui avec des scènes et des situations qui frisent le ridicule. Le désavantage, c’est que le fil rouge n’avance pas et que même si je ris aux dépends de la série (quoique, elle le cherche bien), ben… je me fais chier, en fait. Un petit meurtre, c’est négociable ? Je sais déjà pour qui je vote, si besoin !
S01E10 – The Lost Weekend – 14/20
Un épisode à la hauteur de ce que j’en attendais, donc pas grand-chose, avec des scènes marrantes, absolument aucun rebondissement et une intrigue qui parasite totalement le fil rouge une fois de plus oublié. Bizarrement, pour cette fois, ça m’a moins dérangé. Peut-être que c’est parce que ça faisait un moment que j’avais mis cette saison de côté, aussi.
S01E11 – To Riverdale and Back Again – 15/20
C’est un peu plus solide comme épisode uniquement parce qu’alors que les relations se font et se défont, on avance sur le fil rouge et on élimine quelques suspects évidents. Il était temps, franchement, parce que ça fait onze épisodes qu’on est sur l’affaire et qu’on fait du surplace à force d’avancer à pas de fourmis. Et ça ne marche pas trop le pas de fourmis avec moi sur cette série.
S01E12 – Anatomy of a Murder – 16/20
Les réponses commencent inévitablement à pleuvoir dans cet avant-dernier épisode de la saison et c’est plutôt tant mieux. L’intrigue est montée de manière que malgré les douze épisodes, il nous manque trop d’informations pour vraiment identifier de nous-mêmes le meurtrier, dont le mobile reste encore à éclaircir ensuite. Bref, pas exactement la formule la plus réussie pour une série consacrant normalement la saison à un « whodunit ». Suis-je surpris ? Pas le moins du monde !
S01E13 – The Sweet Hereafter – 16/20
Une fin de saison tout ce qu’il y a de plus habituel : de l’émotion, des réponses, des conclusions et surtout de quoi relancer les intrigues pour une saison 2. Je m’attendais à davantage de longueurs dans cet épisode, alors il s’en tire avec une bonne note, parce que vraiment, je sais qu’ils auraient pu faire un moins bon épisode que ça.

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Emergence – S01E12-13

Épisode 12 – Killshot (1) – 13/20
Eh bien, ce n’est pas glorieux pour une fin de saison. Cet épisode laisse de côté tous les aspects de la série qui me plaisait le plus pour se concentrer sur son intrigue, inévitablement et logiquement. Le problème, c’est que cette première partie aurait gagné à être divisée par deux : franchement, cet épisode est non seulement prévisible, mais extrêmement répétitif dans sa construction, avec Jo avançant lentement vers ce qu’il est évident qu’elle fera. Dommage !

> Saison 1


Spoilers

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It’s starting.

Mieux vaut tard que jamais, je me suis dit qu’il était temps pour moi de voir cet épisode final de saison, surtout qu’il s’agit d’un épisode en deux parties et que c’est justement un point de ce Bingo Séries d’avril. Et puis, ça ne me fera pas de mal d’évacuer une série de ma liste de choses à regarder en ce moment où tout s’accumule un peu trop à mon goût.

Loin d’être maltraitée après son enlèvement, Emily est emmenée dans un restaurant avec des affaires de luxe. Il s’avère que nos méchants ont en fait besoin d’elle pour être transformé à leur tour et obtenir les mêmes capacités que Piper. Voilà qui promet, surtout que la grande méchante est déjà capable de se régénérer toute seule, comme elle en fait la démonstration à Emily tentant de l’égorger.

Puisqu’elle rate donc ce test, Emily est invitée à travailler à rendre plus fort un certain Justin, un acteur que j’étais content de retrouver. En revanche, cette intrigue Helen/Emily/Justin ne m’a pas passionné. Pourtant, j’aime bien Emily d’habitude, mais là, ses monologues, c’était too much pour moi. A priori, elle semble échouer… mais alors que Justin tente d’utiliser de potentielles capacités, une espèce de boule de matière se forme dans son dos et bouge toute seule, réagissant à l’énervement et à la douleur de Justin. Si Emily n’a aucune idée de ce qu’elle est en train de créer, ça a un impact sur les autres intrigues de l’épisode.

Chez Jo, Piper annonce qu’elle se sent différente depuis qu’elle a le bracelet de Benny. Elle tente de défendre ce dernier aux yeux de Piper, d’ailleurs, lui promettant qu’il ne leur veut plus que du bien, mais il va en falloir un peu plus que ça à cette mère adoptive. Tu m’étonnes. Jo s’éclipse donc pour recontacter son bel agent Brooks, mais c’est un échec : elle tombe en fait sur un autre agent du FBI, ce qui l’inquiète.

Elle appelle donc Chris pour qu’il se renseigne, parce qu’elle se doute bien qu’il lui est arrivé problème. Quand Chris lui confirme qu’Emily n’est jamais arrivée à destination, elle se met à stresser d’autant plus. Elle passe ses nerfs en allant interroger Benny sur les actions d’Helen, la grande méchante. Evidemment, il ne sait pas grand-chose, mais il offre une jolie piste à Jo : il existe un interrupteur qui pourrait éteindre absolument tous les robots selon lui. Jo n’y croit pas, parce que Jo ne croit pas les traîtres. Ben du coup, pourquoi tu l’interroges ?

Alors qu’elle apprend que son appartement est fouillé, Jo retrouve la piste de Brooks. Contre toute attente et logique, il n’est pas mort : il s’est fait admettre comme John Doe à l’hôpital. Comme il ne peut être question de le voir être récupéré par le FBI, Jo se débrouille pour le récupérer de là juste à temps. C’était plutôt rigolo à voir, surtout qu’ils sont aidés dans leur fuite par un infirmier qui cache l’agent derrière lui. J’ai bien ri de voir cette scène.

De retour au commissariat, Brooks explique qu’il pense qu’il a eu affaire à Helen. Il n’en faut pas plus pour qu’on retourne à une scène d’interrogation de Benny qui ne sait toujours rien, mais qui a toujours des informations à donner. Cela permet à notre duo de héros d’avoir une nouvelle mission à mener… mais Brooks ne l’entend pas de cette oreille quand il comprend que cela signifie aussi de continuer à fuir le FBI. Il se rend donc et tant pis s’il risque des poursuites judiciaires : il a perdu une prisonnière, tout de même.

Le truc, c’est qu’en plein milieu de son interrogation, il y a un marshall du département de justice qui débarque pour prendre les rennes, et ça semble craindre pour lui. Pourtant, c’est tout le contraire finalement : il obtient un nouveau badge, une nouvelle arme de service et même une nouvelle voiture. Ouep, le cas est clos, ce qui n’a aucun sens. Evidemment, dès qu’il sort, il est suivi…

Sans savoir tout ça, Jo rentre donc une nouvelle fois dépitée chez elle, mais au moins, les informations de Benny lui permettent de retirer le bracelet qui dérangeait Piper jusque-là. Une fois de plus, on la retrouve à bosser tard, et ça tombe bien car Brooks revient évidemment directement chez elle une fois libéré. Finalement, son arrestation n’est qu’un petit contre-temps.

Bien qu’il se sait suivi, il est venu là quand même pour la voir, ce qu’il lui révèle après une petite bière et surtout après avoir parlé d’autres choses et de l’enquête pendant un bon moment. Oh, et après avoir vu son beau-père aussi.

Oui, oui, son beau-père : j’oublie légèrement de mentionner qu’il a embrassé Jo au commissariat et qu’il le fait encore une fois lorsqu’il est dans son garage. C’est un couple qui fonctionne vraiment bien, mais ça me fait tout de même regretter l’absence d’Alex, qui était un personnage que j’aimais beaucoup et qui manque à cet épisode.

Oh, il est là quand même Alex, mais très peu. J’y reviens juste après. Avant ça, il est révélé que Brooks est suivi par un personnage qui ressemble trait pour trait à Helen, mais qui n’est pas elle. Il la découvre grâce à l’aide de Jo qui le prend en filature sans que cette sosie de la méchante ne la voit. Cette dernière annonce être Loretta, la créatrice d’Helen et, pour le prouver, n’hésite pas à se faire une entaille au visage. Bien, c’est une idée comme une autre ma foi. Il est alors révélé que Loretta bossait pour le gouvernement et que toute son équipe a fini par se faire tuer quand l’intelligence artificielle – et arme ! – qu’elle devait créer s’est avérée efficace.

Loretta annonce ensuite être celle qui a sauvé le job de Brooks – mais comment, c’est un détail qu’on n’aura pas le droit de connaître. Elle est prête à les aider à stopper Helen, un truc qu’elle n’a jamais réussi à faire seule, en échange du code source de Piper. Elle ne veut pas Piper, en fait, elle s’en fiche de la petite. Elle veut juste de quoi arrêter Helen… Mais ça n’a aucun sens : si c’est vraiment ce qu’elle veut, elle peut bien se passer du code de Piper et aider Jo et Brooks sans contrepartie.

C’est probablement ce que dit Jo car elle refuse d’accepter son aide. Bon, on se doute qu’elle n’aura pas le choix de le faire de toute manière. D’ailleurs, l’épisode enchaîne ensuite avec la fameuse scène étrange de la boule de matière qui se forme suite aux expérimentations d’Emily. Cette scène a plusieurs conséquences : d’abord, elle permet à Chris de localiser le portable d’Emily sur l’île Plum. Ensuite, elle nous fait flotter dans les airs Benny et Piper – l’occasion de voir Alex s’inquiéter pour elle avec le reste de la famille de Jo, sous-exploitée dans cet épisode final.

Flotter dans les airs ? Oh, apparemment, la boule de matière est le fameux truc qui pourrait venir à bout des robots et qui est le dessein d’Helen. En tout cas, Jo accepte d’interroger à nouveau Benny dès qu’il est en état pour en savoir plus sur l’île Plum. Comme d’habitude et pour la troisième fois de l’épisode, Benny jure qu’il ne sait rien et de manière tout aussi répétitive, Jo assure qu’elle aimerait le croire… mais ne le croit pas.

Pourtant, il semble n’avoir pas menti de l’épisode et elle fait plus ou moins tout ce qu’il lui dit de faire, hein. Elle monte donc une opération pour se rendre sur l’île Plum, mais elle compte le faire… en acceptant l’aide de Loretta. Bon, c’était prévisible, ça, de même que le fait que Loretta reste dans l’ombre était évidemment un signe pour moi que notre duo de héros parlait en fait à Helen… Ce n’est pourtant pas le cas, preuve qu’il faut que j’arrête de dire que tout est prévisible dans cette série.

Avant de partir, Jo a laissé un dernier cadeau à Chris, au cas où. Comme sur l’enveloppe, il est indiqué qu’il faut garder l’objet en sécurité, Chris ne trouve rien de mieux à faire que de le montrer à Benny. Ce dernier révèle qu’il s’agit du code de Piper, ce qui permet à Chris de comprendre que Jo ne l’a donc pas donné à Loretta comme il le supposait – et nous avec ?

De son côté, Alex se laisse convaincre par Piper de l’emmener auprès de Benny. Ca n’a aucun sens qu’il se laisse manipuler par cette gamine, mais admettons, c’est la fin de saison, il faut bien de l’action pour la deuxième partie.

Enfin, sur l’île Plum, Emily et Justin s’enfuient ensemble, effrayés de ce que pourrait leur faire Helen… Seulement, Emily se rend compte que c’est trop dangereux pour elle : elle préfère se débarrasser de Justin, le laissant dans une simulation lui faisant croire qu’ils s’enfuient. Les scénaristes vont loin avec ce personnage qui vient juste d’arriver : Emily le quitte sur un baiser d’adieu alors qu’elle le connaît à peine. Nous aussi, on le connaît à peine, et ça restera comme ça : il se fait tuer par Helen.

Son cadavre est retrouvé rapidement par Jo et Brooks qui tombent ensuite sur Helen. Cette dernière est surpuissante et les effets spéciaux sont bien mauvais : Brooks et Jo lui tirent dessus et ça suffit à ce qu’elle tombe en poussière… pour mieux se reconstituer ensuite. L’épisode se termine donc sur un drôle de cliffhanger où Jo et Brooks sont coincés avec un disque dur qu’Helen veut récupérer, quitte à ce qu’ils le paient de leur vie. Bien.


Épisode 13 – Killshot (2) – 16/20
Les scénaristes usent et abusent d’inventivité pour créer un final satisfaisant en ajoutant quelques éléments au dernier moment pour s’assurer des instants de grandes émotions et des twists bienvenus pour mener à une conclusion qui, dans l’ensemble, me paraît à la fois réussie et satisfaisante. Ce n’était pas gagné après la première partie de l’épisode pourtant !

> Saison 1


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I’m just glad I’m me now.

Bon, comme prévu, Helen s’est décomposée à nouveau pour passer la porte blindée qui la séparait de nos deux personnages. Ceux-ci parviennent malgré tout à s’échapper, mais ils se savent poursuivis. Et en plus, Brooks est blessé, encore. Il s’est remis tellement vite de sa blessure de l’épisode 11, cela dit, je ne m’inquiète pas encore pour lui. Ils sont finalement surpris par un insecte qui s’avère être un nanorobot. Charmant.

Jo profite de ce répit pour révéler à Brooks qu’elle n’a pas donné le code source de Piper à Loretta, et il semble trouver ça plutôt malin. Malheureusement pour elle, elle est attaquée par l’insecte robotique qui rentre dans sa peau. C’est un faux moment dramatique : elle s’en sort bien vite et ça finit même par un super câlin avec Brooks, encore et toujours.

Au commissariat, l’épisode reprend avec Daphné et Chris inquiets pour Jo et l’arrivée de Piper et Alex. Chris, décidément très malin, décide de montrer le disque dur de Piper à Alex et cette dernière. Il laisse donc Piper en possession du disque quand elle demande à se rendre aux toilettes. What the actual fuck ? Sans aucune surprise de la part des téléspectateurs, Piper en profite pour aller libérer Penny et convaincre Chris et son père de partir à leur tour à la recherche de Jo.

Ben oui, OK, écoutons tous la gamine robot ! Ils arrivent hyper vite sur l’île Plum – ça n’a aucun sens – et tombent tout aussi rapidement sur Brooks et Jo. Au moins, les choses avancent vite. L’ensemble du groupe se terre alors dans une salle blindée où ils cherchent une solution pour s’attaquer aux nanorobots.

Tout ça finit par un chouette jeu où Piper demande à Brooks s’il préfère savoir comment ou quand il va mourir. Fun time ! Bien sûr, il y aussi pas mal d’engueulades dans la pièce, avec Jo qui ne supporte pas Benny, Alex qui ne supporte pas Brooks et Benny qui s’amuse à créer des diversions pour voler le disque dur volé par Jo à Helen et qui est, évidemment, le « killshot » tant discuté depuis l’épisode précédent : il contient une sorte de seringue à planter dans le robot qu’on veut désactiver.

Finalement, Benny s’évade donc avec le killshot et est poursuivi aussitôt par Jo… et Chris. Purée, je ne le sens toujours pas, le pauvre. Il a trop le rôle possible du traitre… Surtout quand il disparaît lorsque Jo se retrouve face à face avec Benny et n’a pas le cran de le tuer. Bon, je la comprends : même si c’est un traître, c’est aussi un ami qu’elle a soigné. Elle décide finalement de lui faire confiance pour le laisser parler à Helen et la distraire.

Il lui ment donc en affirmant que Piper et les autres sont sur le toit, mais c’est uniquement fait pour mieux tenter de venir à bout d’Helen. Pas de bol, l’arme qu’il avait et dont il comptait se servir pour se débarrasser d’elle n’est pas efficace du tout. Au contraire, même, Helen se remet sans mal et se retourne vers Benny pour le tuer.

Yep, on perd le personnage de Benny bien vite et c’est pendant qu’il agonise que Chris décide de redébarquer pour dire à Jo de se barrer parce que les lieux ne sont pas sûrs. Adieu cadavre de Benny le robot. Allez, je ne vais pas faire semblant, j’ai trouvé ça triste malgré tout. À croire que j’étais plus attaché que prévu au personnage de Benny.

Pendant ce temps, Alex, Brooks et Piper sont confinés ensemble. Oups, pardon pour le terme, le confinement n’était pas encore à la mode quand tout ça a été tourné. La tension entre les mâles est palpable, franchement, mais ils sont interrompus par l’arrivée de Jo. Celle-ci révèle que le killshot de Benny n’a pas marché contre Helen, mais qu’elle est là pour récupérer ce qu’elle a confié à Brooks et dont elle a besoin pour stopper Helen.

Si Brooks est prêt à se laisser berner comme ça, Alex est loin d’être dupe. Comme Piper, il comprend qu’il n’a pas affaire à Jo et il empêche Brooks de faire une connerie juste à temps. En effet, il s’agissait bien d’Helen sous la forme de Jo, parce que pourquoi pas. Helen récupère donc ce dont elle a besoin pour lancer son opération…

Mais elle est arrêtée hyper rapidement par Piper qui la distrait juste assez pour que Jo lui foute un coup de poing qui s’avère mortel quand elle tombe sur la boule de matière étrange. Ce faisant, elle meurt donc, mais elle casse aussi le cube qui la contenait et qui se transforme alors en ce que Piper pense être l’équivalent d’une bombe nucléaire.

Le disque dur de Piper ? Il finit dans les mains du grand-père qui le planque dans un placard de la maison. Très mauvais menteur, le grand-père finit par révéler la vérité en trois secondes et demi à sa petite-fille et à la meilleure amie de sa fille. C’est n’importe quoi. Il fait bien de les prévenir en tout cas, parce qu’ils sont aussitôt confrontés à Michael Denman, l’agent qui a libéré Brooks dans l’épisode précédent et qui débarque avec un mandat pour retrouver ce que Jo a volé au gouvernement.

Soit. Au passage, il en profite pour annoncer sans pression que le grand-père a un cancer, hein. Finalement, il ne réussit pas à obtenir le disque dur de Piper : elle est assez maligne pour avoir remplacé le disque par le collier que sa sœur lui avait donné, histoire de lui dire adieu. Oui, oui, adieu : Piper a décidé de se sacrifier pour sauver le monde. C’est gros, mais si on laisse de côté l’intrigue un peu bâclée, c’est très touchant.

Les personnages sont ce qui a toujours le mieux fonctionné dans cette série. Ainsi, voir Piper se sacrifier et dire adieu à Jo en lui rendant son disque dur, ce n’était pas rien. C’était beaucoup plus émouvant que la mort de Benny et si je n’avais pas mis autant de temps à voir cette saison, il est possible que j’aurais été assez investi pour pleurer. Ca n’a donc pas été le cas.

Finalement, Piper disparaît donc avec la boule de matière, laissant uniquement derrière elle le cadavre d’Helen, Jo et les trois hommes de la vie de Jo. Une fois de plus, le plus utile des trois s’avère être Alex, parce qu’il a l’idée du siècle : il propose à Jo de retirer le bracelet d’Helen. Comme elle n’est jamais qu’une coquille, il est possible qu’elle puisse être remplacée avec le disque dur de Piper et comme elle a la capacité de changer d’apparence, il est aussi possible qu’elle prenne l’apparence de Piper.

Allez, c’est un twist vraiment sympathique de la part des scénaristes, même si c’est gros car tous les éléments permettant de le réaliser sont introduits dans cet épisode. Malgré tout, c’est chouette à voir. Tout ? Ben disons que ça manque un peu de cohérence, avec Piper qui semble savoir où elle est… alors que son disque dur a été retiré il y a un moment maintenant. Si encore elle l’avait retirée de son bras juste avant.

On en arrive alors aux dix dernières minutes de la saison – et possiblement la série : tout le groupe rentre chez Jo, ce qui permet à cette dernière de faire examiner sa blessure, et à Piper de révéler qu’elle pense avoir la solution pour soigner le cancer de son grand-père. Cool. On en revient en tout cas à ce que je préfère dans cette série : une bonne scène de famille, avec les deux sœurs parlant des pouvoirs de Piper et Jo qui est forcée d’établir des règles strictes pour les pouvoirs de Piper.

Ces derniers laissent une véritable porte ouverte pour la saison 2, de même que la fouille du département de Justice intéressé par le code source de Piper. Ce sont des pistes qui pourront être dégrossies en cas de renouvellement (de même que le destin d’Emily), mais celui-ci tarde vraiment à venir. Peut-être que le confinement ralentissant le tournage des pilot sera bénéfique pour la série, on ne sait jamais !

En attendant, on termine la saison avec Alex décrochant le téléphone pour parler de son futur emploi et Brooks qui s’éclipse, tout en étant clairement amoureux de Jo. Celle-ci est radieuse pour ses dernières scènes, c’est la preuve que tout était bien géré dans cette saison pour qu’on voit sa fatigue s’imposer de plus en plus. Aussi radieuse soit-elle, elle prend mal d’entendre Alex lui avouer qu’il a choisi de prendre un job bien loin d’elle, avec également déjà un nouvel appartement qui l’attend.

Oh, elle lui demande de ne pas partir, mais elle abuse totalement. Il ne peut pas rester juste parce qu’elle le demande, surtout qu’elle ne l’aime pas alors que lui est toujours clairement amoureux d’elle. J’ai adoré cette scène de confrontation entre eux, parce qu’elle est hyper tendre et sincère. C’est bien joué et ça fait évoluer le personnage d’Alex dans le bon sens. Même si c’est un sens que je n’aime pas parce que ça veut dire qu’il sera absent ou moins présent pour l’hypothétique saison 2. Il ne pouvait pas rester là indéfiniment !

Bon, et sinon, pour conclure tout ça, on se retrouve une dernière fois sur l’île Plum avec Denman et Loretta qui bossent bien ensemble, comme cette dernière l’avait dit, à faire le ménage du laboratoire de l’île et à récupérer le corps de Benny. Pour la science, comme dirait Mia. Finalement, Loretta est tout aussi méchante que l’était Helen : elle révèle que le killshot a été utilisé en vain contre sa création, mais aussi qu’Helen est désormais Piper. Qu’elle le sache, c’est pire que tout, elle a donc une télécommande qui permet de diriger et réveiller Piper à distance…

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EN BREF – J’aurais mis autant de temps qu’il faut à voir 22 épisodes pour venir à bout de ces 13 épisodes, mais je suis content de l’avoir fait. Concrètement, la série est sympathique et se laisse suivre avec plaisir, principalement grâce à son casting et à ses personnages très attachants. Etonamment, ce qui me plaît le plus dans cette série de science-fiction est donc le lien familial qui se dégage du tout et qui permet de vraiment accrocher au destin de chacun.

Autrement dit, cette saison m’a plu. La série n’est pas un coup de cœur, mais elle était un divertissement efficace que je serais heureux de retrouver si saison 2 il devait y avoir. Si ce n’est pas le cas, eh bien, je me contente assez bien de ces treize épisodes. C’était chouette, et il faut parfois se contenter de la simplicité ! La fin ouverte fonctionne bien : les intrigues sont résolues, la dernière scène n’est pas un cliffhanger insurmontable.

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> Saison 1

Zoey’s Extraordinary Playlist – S01E10

Épisode 10 – Zoey’s Extraordinary Outburst – 17/20
J’étais un peu moins dedans aujourd’hui parce que dans cet épisode, j’ai trouvé Zoey assez insupportable et pas toujours très juste dans ses réactions et relations aux autres. Personne n’est parfait, pas même elle, mais les scénaristes justifient plutôt bien ses écarts et les choses que je n’ai pas trop aimé vers la fin de l’épisode. En plus, il y a des pistes juteuses et sanglantes pour la fin de saison qui commencent à se développer. Hâte de voir tout ça !

> Saison 1


Spoilers

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I thought you were ready for something new, but you’re just singing the same old song.

Ah, la série est enfin de retour après une semaine de pause, et il n’y a pas à dire, ça me manquait beaucoup de ne pas avoir de nouvel épisode à regarder. C’est bête, mais la simplicité de la série et de ses chansons me plaît et me manque déjà. J’espère qu’elle sera renouvelée !

Bon, en tout cas, on reprend cette semaine avec Zoey qui se rend chez Mo pour parler de Simon, inquiète de ne pas avoir de nouvelle de lui depuis sa rupture. Oui, alors en même temps, ça n’a rien d’étonnant, tu ne te précipites pas vers ta presque maîtresse juste après avoir cassé tes fiançailles… à moins d’être vraiment un type qui n’était pas amoureux de sa fiancée, mais bon, on sait que ce n’est pas son cas.

Du côté de sa vie familiale, Zoey est surprise de voir qu’elle a oublié l’anniversaire de mariage de ses parents. Toutefois, dès qu’elle s’en souvient, elle milite vraiment pour qu’ils puissent respecter une vieille tradition de manger toujours au même restaurant. Ce n’est toutefois pas si simple avec la maladie qui progresse… Zoey étant Zoey, elle parvient à convaincre toute la famille, avec l’aide de Howie, que c’est faisable…

Pour mieux découvrir que le restaurant n’est pas de cet avis, et n’est pas adapté aux personnes à mobilité réduite. Elle finit par vraiment faire le nécessaire, mais malgré cela, c’est l’état de santé de son père qui ne s’améliore pas : il se met à tousser et vomir. Vraiment, la maladie évolue vite et Zoey n’arrive même plus à l’entendre chanter…

Elle pète littéralement un câble quand elle découvre qu’Howie lui a donné un sédatif, et ça nous explique au moins le titre de cet épisode. Bon, tout ça ne sort pas tout à fait de nulle part non plus : il y a tout un épisode qui est passé par là.

En arrivant au travail, Zoey se rend compte qu’elle a oublié que c’était le jour où Max quittait son travail pour changer d’étage. C’est arrivé vite. Et même s’il fait comme si de rien n’était et qu’il était content de quitter son poste, Max est tout déconfit à l’intérieur, et surtout il est en proie aux doutes. C’est donc sans surprise qu’il se met à chanter sur son nouveau départ… pour mieux ensuite laisser la fin de la chanson à Simon, qui est aussi en plein nouveau départ après sa rupture.

Zoey préfère laisser ça de côté pour aller plutôt parler à Joan et lui parler de Leif, parce qu’elle a passé son week-end avec tout de même. C’est marrant sans être exceptionnel, alors elles se mettent vite à travailler et donc à remarquer l’absence de Max.

De son côté, Max devient donc manager d’une équipe au sixième étage, ce qui n’a pas trop de sens puisqu’il ne l’était même pas au quatrième. Mais bon, admettons. Son discours d’arrivée rencontre des réactions mitigées jusqu’à ce qu’il improvise et plaît en tout cas à Eva, qui nous est aujourd’hui présenté comme une rivale de Joan.

Cela est d’autant plus mis en avant que le travail du quatrième étage est bloqué par le départ de Max au sixième. Joan envoie Leif récupérer les données manquantes… et cela permet à Eva de découvrir que l’idée de Leif et Joan est vraiment géniale. Dès lors, elle refuse que Max redonne les données et se lance dans une compétition contre l’équipe de Joan. C’est n’importe quoi ! Ils bossent pour la même boîte en théorie, non ?

En tout cas, Joan est énervée et le lendemain, elle décide de ramener toute son équipe au sixième étage pour récupérer Max. Eva ne l’entend pas de cette oreille, et Zoey, elle, l’entend au son de The boy is mine, ce qui est absolument génial à voir. Les actrices s’éclatent dans ce duo et c’était bien drôle à voir. On avait une jolie chorégraphie, mais ça se termine bien mal, avec Max qui est finalement celui qui décide de rester au sixième étage.

Personne ne lui a dit au revoir deux étages en-dessous, personne ne s’est battu pour qu’il reste, pas même Zoey. Au moins, c’est clair.

Au quatrième étage, Joan s’énerve après son équipe qui ne travaille pas assez vite alors que celle-ci se demande surtout comment Max a pu avoir un nouveau job, le soupçonnant de coucher avec Eva. Bref, les conversations de base au bureau, mais c’était bien ironique à voir puisque le tout est en présence de Leif, qui couche avec Joan. Et non seulement ça, mais en plus il est complètement fou amoureux de sa boss.

Joan est aussitôt avertie par Zoey, flippée de ce qu’elle l’entend chanter. Ne sachant comment régler ce problème, Joan décide donc de confronter son employé sur ses sentiments. Leif est dégoûté de voir que Zoey est toujours capable de savoir ce qu’il pense, mais ce n’est rien par rapport à sa rupture à venir : Joan ne veut pas de quelque chose de sérieux, alors elle flippe de le savoir amoureux et décide de le rejeter, tout simplement.

Rompre avec l’employé qui a eu la bonne idée volée par le sixième étage ? Vraiment pas une bonne idée. C’est sans surprise que le lendemain, Leif demande à Max s’il ne resterait pas une petite place pour lui au sixième étage. C’est d’une tristesse : qu’il se venge de Joan, je l’entends, mais il plante un énième couteau dans le dos de son meilleur ami quand même…

En parallèle, Simon se rend auprès de Zoey. Quatre jours après avoir rompu avec Jessica, il a déjà emménagé dans un nouvel appartement – wow – et il invite sa collègue et presque maîtresse à lui rendre visite. Il ne perd pas de temps, surtout en ce qui concerne l’appartement. Je suis un peu jaloux quand je vois le temps que je mets à déménager, moi.

Son nouvel appartement est très cool et tout aussi grand que celui de Zoey, mais il est loin d’être aussi heureux qu’il ne paraît l’être face à Zoey. Quand il se retire dans la cuisine, c’est donc pour se remettre à chanter Mad World, sa chanson d’introduction dans la série, mais aussi une jolie chanson de dépression. Cette fois, il la chante avec une jolie chorégraphie.

Face à tout ça, Zoey décide… de se barrer ! J’ai halluciné, surtout qu’elle le fait en étant super odieuse avec lui. Le lendemain, Mo l’apprend bien vite et la remet à sa place, heureusement, mais ça se fait dans une dispute entre les voisins qui est vraiment dommage. Ce n’est pas trop étonnant cependant, parce que Zoey est imblairable dans cette relation. Alors, elle n’est pas aidée non plus par Joan quand elle tente de s’excuser auprès de Simon et qu’elle est interrompue par celle-ci au moment des explications, mais le problème c’est qu’elle l’invite alors à la rejoindre chez elle.

Et ainsi, elle se retrouve à se jeter sur Simon le lendemain soir au moment de son pétage de câble contre Howie. C’est bien amené parce qu’elle est énervée après le monde, Howie, Max, Simon, sa mère, le monde entier, vraiment. C’est sans surprise que le ton monte finalement entre Zoey et Simon, cette première se disant lasse de toujours s’occuper de son deuil qu’il ne fait pas. Elle est frustrée qu’il n’avance pas, quoi.

Le couple se retrouve à s’engueuler… et être interrompu par Mo qui les ramène chez eux. Epuisée par leur drama, il leur propose de tout simplement se déchaîner au son de « I don’t care ». Ouep, ce n’est pas Mo qui chante, mais bien sa chaîne hifi, et le trio se met à se déchaîner. Eh, Simon et Zoey ont vraiment besoin d’évacuer toute leur rage, alors ça fonctionne à merveille comme scène.

On enchaîne ensuite par Simon qui parvient à calmer Zoey en l’analysant correctement à son tour, comme elle fait pour lui depuis le début de saison. Cela permet de convaincre Zoey de prendre une journée de congés pour se reposer et prendre de la distance avec tout ça. Cela lui permet d’avoir l’occasion de s’excuser auprès d’Howie d’avoir pété un câble contre lui, mais aussi d’organiser un parfait rencard d’anniversaire pour ses parents, qui nous concluent l’épisode sur un très joli duo.

> Saison 1