Chernobyl – S01E01

Épisode 1 – 1:23:45 – 18/20
Bon, et bien, comme prévu, le sujet est grave et extrêmement bien géré : c’est atroce et horrible. Les images sont magnifiques, ce qui fait peur pour la suite car c’est saisissant de réalisme, et malgré les longueurs, l’ambiance est tellement oppressante qu’on est scotché à son écran. Je me réserve les meilleures notes pour la suite, parce qu’il s’agit d’une introduction qui, si elle est géniale, promet déjà de grandes choses. Le petit plus qui est une bonne surprise : la série propose aussi une réflexion plus approfondie sur les réactions humaines face aux catastrophes et sur la gestion politique de ce type d’événement.

> Saison 1


Spoilers

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There was nothing sane about Chernobyl.

26 avril 1988 – La série fait directement passer un message très clair avec cette scène d’introduction : les fake news, ça fait oublier la vérité et l’espoir de la vérité ; et ça, dès 1988. Ce n’est pas dit aussi clairement, il est évident toutefois que les scénaristes ne commencent pas par là sans arrière-pensée. De manière originale, cette introduction commence donc après la catastrophe avec un homme parlant de Tchernobyl – oui, il y a un t au début du mot en français – et de tout ce qu’il y a fait. Ce sera probablement le « héros » de la série, si tant est qu’il puisse y avoir un héros dans ces conditions.

Il enregistre son témoignage sur des cassettes audio, puis sort de chez lui pou les planquer dans une ruelle. L’ambiance est sombre, mystérieuse, intrigante : on manque encore de contexte pour tout comprendre ; même si on devine à son mouchoir ensanglanté que l’homme est malade. Il donne à manger à son chat, fume une dernière cigarette et… se pend. Le ton est donné. En même temps, difficile d’en attendre autre chose.

Il a attendu une heure précise, en plus : deux ans et une minute plus tôt, une femme enceinte a une nausée et on aperçoit loin, très loin, une tache lumineuse qui est évidemment l’explosion de Tchernobyl. La femme s’appelle Lyudmilla et c’est une bonne idée de proposer son point de vue, d’autant qu’ils ont un appartement avec une sacrée vue, elle et son mari.

Ce n’est qu’à ce moment précis de la série que je me suis rappelé que j’habitais moi-même à proximité (relative, mais proximité quand même) d’une centrale nucléaire. Au sein de celle-ci, on se doute bien que c’est l’horreur qui commence : il y a un incendie à éteindre sur le toit et un cœur qui a explosé, alors que c’est impossible. C’est la panique et tout le monde essaye de comprendre ce qui arrive, sans y parvenir et en essayant de se convaincre qu’ils ont suivi tous les protocoles et n’y sont pour rien.

Tous les pompiers sont appelés dans le secteur, à commencer par le mari de Lyudmilla, évidemment. Dans la centrale, les radiations commencent à faire leur effet : certains se mettent à vomir du sang ou à avoir des boutons sur la tronche…

Ce qui est déjà dur avec cette série, c’est de savoir parfaitement vers quoi elle se dirige. La catastrophe de Tchernobyl, on la connaît tous : voir les pompiers se rendre sur place pour faire leur boulot est difficile, parce qu’ils sont tous condamnés à mort sans même le savoir. Et on voit bien que ça va être douloureux, en plus, parce que dans l’usine, les premiers cadavres font peur.

On suit notamment des hommes se rendant au cœur pour comprendre ce qu’il s’est passé, et découvrir qu’il n’y a plus de cœur. Leur chef s’obstine à dire qu’ils sont tous fous de penser qu’il n’y en a plus, malgré les conditions médicales clairement dégradés de bon nombre de ses hommes. L’un d’eux ne revient même pas, s’effondrant en route avec des taches de sang apparaissant un peu partout sur son corps. L’horreur, quoi.

Difficile aussi de ne pas être frustré de voir les civils sortir de chez eux et observer l’incendie qu’ils trouvent magnifiques, alors même qu’ils feraient mieux de rester enfermés ou le chef rappeler tous les hommes qui ne sont pas présents à la centrale, signant par la même leur arrêt de mort. Parmi les officiels, on écoute le rapport du chef bien loin de la réalité : celui qui prend alors les décisions ne peut pas encore le savoir, mais c’est de ce constat sympathique et erroné qu’il part pour établir le plan d’action.

Pourtant, tout le monde comprend peu à peu dans l’usine que leur arrêt de mort est déjà signé : il n’y a plus de cœur. Un certain nombre d’employés décide tout de même de feindre qu’il est encore là : s’il ne l’est plus, ils sont déjà morts ; et il s’y refuse. C’est un déni qui paraît humain, c’est sûr, mais c’est ce qui participe à la catastrophe, avec plein de personnes qui viennent en renfort.

Du côté des dirigeants, on retrouve ce même déni, même si certains avertissements sur les premières irradiations et les cas médicaux catastrophiques déjà repérés en inquiètent certains. Le discours est facile : il n’y a pas de danger, il ne peut pas y en avoir, il faut avoir foi et confiance et ne surtout pas répandre de « fausses rumeurs »… Quand les fake news deviennent la vérité officielle, applaudies par tous les dirigeants, donc : l’orgueil et le patriotisme communiste de l’URSS exacerbés et mis en scène dans la série sont extrêmement crédibles.

Et c’est bien ça qui est flippant, parce que c’en est au point où les dirigeants affirment que les témoins qui ont vu l’absence de cœur mentent, que les équipements sont défectueux car les résultats obtenus sont impossibles ou au point où on envoie au suicide des hommes qui n’en ont pas envie et savent très bien ce qu’on leur fait faire. Atroce comme il faut, le déni humain dans toute son horreur.

Du côté des civils qui observent l’incendie, c’est assez atroce : tout le monde trouve ça beau et s’amuse de la pluie de cendre qui leur arrive en pleine tronche, surtout les enfants. Les enfants. Bon dieu, j’imagine déjà les épisodes suivants, ça va être une série horrible. Les premiers pompiers sont déjà en train de mal vivre leur intervention, avec des malaises chez certain.

À l’hôpital, c’est une infirmière qui sera notre héroïne, inquiète de ne pas avoir reçu de blessés et de ne pas avoir les médicaments anti-radiations nécessaires. Elle passe la nuit à s’inquiéter, mais c’est pour mieux être surchargée le matin suivant, parce qu’il y a PLEIN d’hommes qui vont lui arriver, la pauvre. Il faut juste que tout le monde sorte du déni.

C’est le cas au petit matin où des dizaines d’ambulances arrivent à l’hôpital, chargées des premières victimes, alors que Valery Legasov est appelé pour faire partie d’une réunion officielle chargée de traiter l’événement. C’est l’un des premiers à vraiment alerter sur la situation… mais personne ne l’écoute et on lui demande de ne pas faire de politique, simplement de répondre aux questions scientifiques qui lui seront posées. Au secours.

L’épisode se termine sur un début de journée tout sympathique, avec les enfants qui se rendent à l’école, parce que la vie suit son cours pour tout le monde. Ou presque : il y a tout de même un oiseau qui s’effondre au sol, mort. Bien.

Pour finir, il faut bien un mot sur la production de la série elle-même et, franchement, les images sont magnifiques et chaque plan est clairement travaillé. Pour l’instant, c’est super beau à voir, mais le réalisme est tel que je sais déjà pourquoi la série sera difficile, parce que les dégradations des corps vont être horribles à voir. En fait, j’ai passé mon épisode à anticiper le pire à venir.

> Saison 1

The Rain – S01E05-08

Épisode 5 – Gardez l’espoir – 17/20
Je crois que je regarde trop de séries, parce que j’ai vu venir une grosse partie des rebondissements de cet épisode bien à l’avance. Cependant, ça ne l’empêche pas d’être bien foutu dans l’ensemble et il n’a étonnement que peu de longueurs. Cette série me plaît bien, parce qu’elle raconte son histoire de manière plutôt sympa, même si tout n’est pas toujours super cohérent. C’est addictif, en tout cas.

Saison 1


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Allez, il faut bien s’y remettre, j’ai une fin de saison 1 qui m’attend depuis quelques jours déjà. Il faut dire que cet épisode faisant 50 minutes (ou presque), je n’ai eu d’autres choix que de le procrastiner. J’espère que ces minutes supplémentaires vont valoir le coup, parce que j’ai bon espoir de finir la saison, mais si ça traine en longueur, je peux encore changer d’avis.

Cet épisode reprend de manière peu originale par un Patrick énervé et fondant en larmes dans les bras de Lea, parce qu’il est triste pour Jean et que sa colère envers Simone ne dure qu’un temps. De toute manière, ils n’ont pas le temps, parce que la pluie se rapproche, avec des nuages noirs menaçants. Il pleut tout le temps dans ce pays, ça ne donne pas envie d’y aller, je vous le dis !

Rapidement, nos héros trouvent toutefois une maison dans laquelle se rendre, au beau milieu des bois. Le temps de faire les quinze pas pour s’en approcher et d’écouter le générique, il fait nuit noire et les occupants de ce qui ressemble fort à une secte accepte de les accueillir, en échange du fusil de Martin.

Il se met à pleuvoir juste après et si les images sont belles, les effets spéciaux ne sont pas très convaincants pour le coup.

Nos héros n’ont d’autres choix que de passer la nuit dans ce manoir qui va rapidement s’avérer utopique : on leur propose un petit-déjeuner avec des légumes de la serre, puis la possibilité de prendre une douche. Je comprends que ce soit une bonne surprise pour tout le monde, mais y a quand même deux trois trucs un peu débiles je trouve : Simone semble impatiente de prendre une douche (pourquoi pas ?) mais elle est aussi et surtout aussi effrayée que les autres n’ayant pas pris de douche depuis six ans. SIX. ANS. Elle en est à quoi ? Six jours. J’ai du mal à croire qu’elle soit si effrayée que ça par l’eau.

Et puis, la vieille dame qui leur montre que l’eau est safe le fait en prenant une douche toute habillée. Franchement, il suffisait de se mouiller la main, ou d’en boire. D’ailleurs, elle le fait… avant de se mettre complétement sous le jet. C’est débile, non ?

Bon qu’importe, il faut en retenir que c’est l’occasion de nous montrer la poitrine de Bea – que Rasmus aime beaucoup, les fesses de Patrick (qui ne montrent pas que ça à Bea avant de remettre son caleçon pour la bataille d’eau collective ?), la blessure de Rasmus qui s’infecte et surtout, surtout, Martin qui refuse de croire en ce paradis. Il refuse donc sa douche pour ne pas avoir à porter les horribles pyjamas de cette secte, plus le repas qu’on lui offre. Il pourrait pourtant en profiter, tout en restant méfiant.

Lea est la première à tomber dans le panneau de la secte, avec le problème que ça commence effectivement plutôt bien dans ce que la secte offre. Bon, après, il s ont un refus de parler du passé qui est assez inquiétant, surtout quand il s’agit de soigner Rasmus. Simone refuse aussi que son frère soit mis sous sédatif quand elle reconnaît le même produit que celui de la chirurgienne de l’épisode précédent… Elle confronte donc toute seule les membres de la secte, et ça n’aboutit à rien de concret. Il serait question d’un sédatif, mais d’un sédatif qui pourrait tous les tuer. Mouais.

Comme elle n’est pas convaincue, Simone repasse du côté de Martin, même si elle vient de découvrir sa relation avec Bea. C’est une bonne idée cela dit, parce que Martin explore aussi l’ensemble de la bâtisse et est sur de bonnes pistes. Cependant, elle ne veut pas fuir maintenant qu’elle sait que quelqu’un d’Apollon est présent et Martin se retrouve à manger des tomates quand même.

De son côté, Rasmus développe une addiction prévisible à la morphine, continuant de se servir des pilules offertes par sa sœur et continuant de flirter avec Bea qui est toujours aussi réceptive (et chiante à faire ensuite des crises de jalousie à Martin, faut se décider). Cela fait bien rire Simone de voir son frère découvrir l’amour, mais bon, après six ans elle-même doit avoir quelques envies, hein. J’ai bien aimé la relation frère/sœur qui continue de se dessiner d’ailleurs, parce que Rasmus tire la même conclusion que moi, évidemment.

Lea plonge progressivement dans la secte, cédant à tous leurs charmes, et l’ensemble du groupe décide donc de rester malgré les avertissements de Martin. Celui-ci reprend donc la route, seul, abandonnant derrière lui tout le groupe, y compris Bea avec qui il couchait jusque-là et Simone, avec qui il aimerait bien coucher. Forcément, c’est beaucoup lui et il décide de revenir en arrière, pour savoir ce que peuvent bien cacher les cuisines de cette secte.

C’est évident : de la viande humaine. Le gourou le dit d’ailleurs dans son discours : sans les uns les autres, ils ne sont rien ; et ils sont les uns dans les autres. Martin trouve donc un corps décapité dans les cuisines, mais il est trop tard pour prévenir ses amis qui ont tous mangé de la viande humaine… et qui découvrent même qu’ils sont désormais forcés de participer à la pire loterie du monde. Il faut un volontaire pour être mangé ensuite…

C’est évidemment un volontaire désigné, et ça tombe sur Lea qui n’est pas bien ravie de découvrir qu’elle s’est fait trahir comme une bleue sur ce coup-là, surtout qu’elle était fan de la secte grâce à la vieille dame, Karen. Cette dernière décide donc de se sacrifier pour laisser la vie sauve à Lea et il n’en faut pas beaucoup plus pour que l’ensemble du groupe se barre de cette secte.

Avant ça, Simone demande quelques réponses au médecin qui est avare en information, mais finit par se suicider devant eux avec la seringue qui contenait évidemment le virus. Ainsi donc, il est confirmé qu’Apollon – donc le père de Simone et Rasmus – est à l’origine du virus. Le médecin se suicide parce qu’il vient de se faire virer de la secte, et ça n’a pas trop de sens. Il aurait pu demander à se faire bouffer, tant qu’à faire. Puis d’ailleurs, je n’ai pas bien compris l’intérêt du sacrifice humain, hein.

Autrement, dans cet épisode, les flashbacks se centrent de manière plutôt prévisible (après le départ de Jean) sur Lea et son désir d’indépendance vis-à-vis de sa mère. Je ne sais pas bien à quoi ça nous servait de la voir en pleine crise d’ado. Elle aurait mieux fait d’écouter sa mère, parce qu’elle se fait droguer à la soirée dans laquelle elle se rend, finissant par se déshabiller et être emmenée dans une pièce à part par trois types qui la filment.

La vidéo finit évidemment sur les réseaux sociaux et elle découvre tout ça le lendemain au réveil… tout comme sa mère d’ailleurs, qui prend la décision de la renier aussitôt. Sympathique famille. Sympathiques amis aussi, avec tout le monde visionnant les vidéos de la veille pour s’en moquer. Elle demande donc à Dieu de lui venir en aide… et il le fait en envoyant la première pluie meurtrière qui tue tous ses « amis » dans le jardin. Marrant, je croyais que c’était un jour d’école le premier jour de pluie ?

Au-delà de ce détail, sa backstory correspond bien au personnage aussi. Finalement, les seuls qui ont survécu ont tous des passés glauques, cela dit, c’est un peu gros.


Épisode 6 – Connaissez vos amis – 19/20
Difficile de noter cet épisode : il a beaucoup joué avec mes nerfs, et avec mes théories surtout. Il est ambitieux et surprenant. Il m’a même fait sursauter, c’est dire à quel point il m’a pris de court. J’ai hâte de découvrir la suite pour avoir des réponses, parce que pour l’instant, tout n’a pas encore trop de sens et j’ai du mal à comprendre l’intérêt de bon nombre de décisions qui semblent être prises à la va-vite quand les scénaristes y ont forcément réfléchi.

Saison 1


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Il ne reste plus que Patrick pour les flashbacks (bon, et le mystère Bea, mais ça vient forcément en dernier), c’est donc sur lui que cet épisode se concentre. Tant mieux, j’ai hâte d’en savoir plus sur lui me suis-je dit en début d’épisode avant de vite le regretter quand j’ai découvert que son histoire n’était pas bien intéressante.

C’était un drogué qui se sentait seul dans la vie et a survécu en échappant à la pluie parce qu’il était évanoui dans sa voiture. OK. Vu. De la même manière qu’il a directement vu plein de cadavres sur la plage. Parce que oui, les gens sont restés en maillot sur la plage alors qu’un nuage noir se pointait. LOGIQUE.

Une dernière scène dans le flashback nous apprend qu’il a rencontré Martin en se rendant dans un garage pour réparer sa voiture fumante et qu’ils ont sympathisé autour d’une cigarette. Rien d’exceptionnel ou de vraiment nécessaire pour la série, franchement.

Dans le présent, le groupe a repris sa marche vers le Mur et l’épisode reprend avec Martin expliquant à Patrick qu’ils ne sont pas vraiment amis après tout. Sympa. Ils font l’erreur de laisser en vie un chien infecté qui les surprend. J’appelle ça une erreur parce que quiconque regardant des séries sait que ça a toutes les chances de leur revenir à la gueule dans le pire des moments.

Ce n’est pas immédiatement dans l’épisode cependant. Il reprend quelques temps après le précédent, ainsi le groupe a déjà trouvé un refuge, mais pas le prochain bunker. Cela pose problème, parce que Rasmus est de plus en plus mal. Il faut quelqu’un pour veiller sur lui et ça ne peut pas être Simone puisqu’elle est la seule à pouvoir ouvrir le bunker. Ils n’ont donc pas de nourriture, pas vraiment d’eau et ils partent pour le prochain bunker en laissant derrière Rasmus et Bea. Evidemment que c’est Bea qui reste surveiller Rasmus.

Avant de partir, Martin a toutefois eu une petite conversation avec elle, histoire de rompre : elle lui dit de se mettre avec Simone, à demi-mot. De toute façon, ils n’étaient pas spécialement un bon couple et le savaient. Une fois tout le monde partis, Bea et Rasmus peuvent donc reprendre leur flirt, avec ce dernier avouant en plus qu’il est totalement guéri. Oui, il est complétement attardé : il est parfaitement en état de marcher, mais il veut un peu de bon temps avec Bea, forçant les autres à faire l’aller-retour en s’inquiétant pour lui ? Super sympa celui-là.

Bon, en même temps, il est super drogué à ce stade et passe une bonne partie de l’épisode en manque parce que Bea essaye de lui faire décrocher en lui faisant penser à elle à la place. Tout pourrait aller merveilleusement bien s’ils étaient un peu plus observateurs et remarquaient la fuite d’eau en train de se former au plafond. Ce n’est malheureusement pas le cas et une goutte tombe directement sur le visage de Bea. Zut.

Persuadé que Rasmus est immunisé, je pensais que ce serait lui qui serait touché, histoire qu’on soit au courant. Là, c’est Bea et elle n’a juste aucune chance de survie. Après six ans, se faire tuer comme ça, c’est moche.

On a tout de même l’occasion d’en savoir plus pour cet idiot de Rasmus qui prend la décision de mourir avec elle simplement parce qu’il veut coucher avec elle. Ah les hormones des adolescents, c’est quelque chose. Il parvient donc à coucher avec.

Pendant ce temps, le reste du groupe arrive rapidement au bunker suivant, qui a été occupé par une famille, un enfant faisant le même genre dessin que Rasmus sur les murs. Ils retrouvent de la nourriture, qu’ils hésitent à embarquer jusqu’à ce que Patrick découvre une vidéo leur confirmant que la famille vivant là n’est plus vraiment de ce monde… Ils ont servi de test à Apollon, on leur a injecté le virus pour voir s’ils étaient immunisés ou non. Bref, Apollon cherche un vaccin – mais ce n’est pas bien brillant à voir. Surtout quand on sait depuis le premier épisode que la clé du vaccin, ce sera Rasmus (il est soit à l’origine du virus, soit complétement immunisé). Surtout quand le père de Rasmus et Simone est en appel visio de la vidéo !

Apeuré de servir à son tour de cobaye, le groupe décide de repartir… mais est coincé par la pluie. Cela permet d’approfondir un peu plus le personnage de Patrick, comme prévu. Il se sent seul et abandonné de tous, alors que tout le reste du groupe a un binôme (même s’il s’agit de Dieu pour Lea). Il le prend assez mal et en parle à qui veut l’entendre une fois bien bourré.

L’avantage, c’est qu’il en parle avec Martin en refusant de jouer au foot, ce qui me donne un point du Bingo. L’inconvénient, c’est qu’il en parle avec Simone, et que ça dégénère. Il veut l’embrasser, elle le rejette, il insiste ET IL PLEUT PUTAIN. Il la balance donc sous la flotte, surtout que ça permet de s’assurer que Martin la tuera. Sympa.

Il appelle en effet aussitôt Martin pour qu’il la fusille, mais celui-ci hésite. Lea l’en empêche en se mettant devant le fusil, puis en affirmant que la pluie n’est peut-être pas dangereuse finalement. Euh hein ? Cette idiote rejoint donc Simone sous la pluie, puisque c’est un moyen pour elle de s’assurer que Martin ne tirera pas sur Simone. Je ne vois pas bien pourquoi. Cette décision n’a pas de sens : rien ne l’empêche de les tuer toutes les deux.

Elles se rendent donc ensuite dans le bunker où elles s’isolent alors que Martin essaie de raisonner Patrick pour comprendre celui qu’il pensait être son ami, même s’il a dit le contraire en début d’épisode. Et puis, il finit par prendre la décision d’aller rejoindre Simone et Lea, et même carrément de se rendre sous la pluie, alors que pour l’arrêter, Patrick finit par avouer ce qu’il a fait.

Cela ne sert à rien d’autre qu’attiser la haine de Martin, mais il faut d’abord qu’on assimile cette drôle d’idée que la pluie n’est peut-être pas mortelle. Oh, le doute plane : Martin et Simone ont donc l’occasion de s’embrasser sous la pluie… Mais même si Bea, Martin et Lea ont tous pris la pluie, rien ne nous dit qu’ils passeront la nuit. Quant à Simone et Rasmus, j’ai envie de les croire immunisés par leur père à cause du premier épisode.

Cependant, en attendant, tout se passe bien : Bea et Rasmus couchent ensemble, Martin et Simone s’embrassent, Lea a le droit de boire un coup et Martin dégage finalement Patrick du bunker. Il a essayé de tuer Simone, l’exil paraît assez logique. Toutefois, il n’est pas débile et se rend auprès de Rasmus et Beatrice qui ne sont pas au courant. Oui, seulement, la fin d’épisode nous révèle que Beatrice est bien morte pendant la nuit…

Effrayé d’être contaminé à son tour alors que Rasmus est légitimement à bout de nerfs, Patrick tombe et… est donc techniquement contaminé vu la dose d’eau. Cela commencerait à faire beaucoup, alors pas sûr que ce soit le cas, parce qu’il s’enfuit en disant qu’il ne veut pas être contaminé. Il se fait toutefois kidnapper au passage (punaise, j’ai sursauté).

La fin d’épisode ne nous en révèle pas plus sur le destin des trois occupants du bunker et se concentre surtout sur Rasmus transportant le corps de Bea comme il peut, probablement vers le bunker. Il est dévasté, bien sûr… et à vrai dire, je comprends, je suis dégoûté qu’elle soit morte, comme ça, pour si peu.


Épisode 7 – Ne parlez pas aux inconnus – 16/20
Je ne suis pas sûr d’accrocher aux réponses apportées par le cliffhanger de l’épisode précédent, parce qu’il y a certains points qui paraissent encore un peu gros, et parce que justement nous n’avons pas toutes les réponses. Après, ça reste plutôt sympathique du côté des idées et la série avance vite. Je me demande de quoi sera faite la saison 2. Oui, bon, je sais, je ferai mieux de finir la première déjà !

Saison 1


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Patrick s’est donc fait enlever par les Étrangers, c’est-à-dire les américains. De manière très sympathique, ces derniers décident de torturer Patrick pour qu’il révèle l’emplacement du reste de son groupe. Voilà qui n’est pas cool du tout. À l’inverse, Patrick est drôlement cool : il ne dit rien, se laissant arracher une dent pour protéger ses amis. Bon, il finit par cracher le morceau (et une dent donc) évidemment et expliquer que Simone a accès aux bunkers d’Apollon.

Ce qui est bien avec cet épisode, c’est que les flashbacks se concentrent sur les Étrangers et leur recrutement. C’est bien plus intéressant à suivre comme ça : ils ont été recrutés pour sécuriser la zone de la quarantaine et s’ils sont si méchants, c’est parce qu’ils sont eux-mêmes piégés dans la zone. Tant que le vaccin n’est pas trouvé, ils ne peuvent sortir de la zone sans être à leur tour infecté par des nano-particules qu’ils ont avalé. Et sinon, leur mission est de retrouver quelqu’un d’immunisé pour mettre au point un vaccin. Coucou Rasmus, c’est de toi qu’il est question, évidemment.

Dans le bunker, Lea et Martin sont encore en pleine forme, et ça m’interroge beaucoup sur le décès de Bea. Alors que la bonne ambiance demeure encore dans le bunker, Martin leur apprend qu’il a demandé à Patrick de s’en aller et Rasmus débarque avec le cadavre de Bea. Alors certes, le chien était en train de la lécher quand Rasmus s’est réveillé, mais je ne suis pas sûr que ça explique tout. C’est soudain comme mort, et silencieux si Rasmus est resté endormi. Franchement, ça n’a pas trop de sens, j’attends les réponses.

J’en demande peut-être trop d’un coup, mais je ne suis pas le seul : Simone demande carrément à son frère de ne pas rester avec le cadavre de Bea car il peut encore être infecté. Il finit par le faire, mais pas comme elle l’aurait souhaité : il se barre du bunker et retourne dans son abri d’où il contacte, avec le talkie-walkie, les Étrangers.

Ceux-ci sont bien trop heureux de découvrir enfin quelqu’un qui semble immunisé par le virus. Avec les questions qu’ils posent, il est assez certain que les scénaristes veulent nous faire comprendre que c’est bien le chien léchant le visage de Bea qui l’a tué. Putain, je l’avais dit que ça leur reviendrait dans la gueule de ne pas le tuer… Et donc la pluie/l’eau au sol ne contamine peut-être plus les gens, mais les animaux le peuvent encore. Voilà où j’en suis de mes théories.

De son côté, Simone cherche seule à retrouver son frère et le voit cerné par l’armée avant qu’ils ne l’emmènent, même si elle n’a pas de réponse à sa survie, parce que ce n’est pas logique qu’il survive au virus alors qu’il a touché Bea.

Pendant ce temps, Martin se braque totalement dans cet épisode, pas vraiment bien d’apprendre le décès de Bea. Oui, bon, ça peut se comprendre. Avec Lea, ils décident donc d’enterrer Bea, et c’est sacrément triste. Franchement, ça l’est d’autant plus qu’elle part avec sa part de mystères. C’était l’un des meilleurs personnages, précisément parce qu’elle me faisait poser un milliard de questions sur le sens de ses mensonges.

Simone les rejoint pour la fin de l’enterrement et on passe vite à autre chose : elle veut libérer Rasmus qui est pris au piège des Étrangers. Cela se tient, mais je trouve qu’ils vont vite à faire eux-mêmes un prisonnier. Le but est d’échanger cet otage contre Rasmus, parce qu’ils veulent le récupérer (et n’en ont rien à faire de Patrick ?). Seulement, l’otage n’est pas idiot : il sait que jamais on ne leur rendra Rasmus qui est immunisé.

Simone prend la nouvelle de manière la plus débile possible, à savoir qu’elle n’y croit pas malgré tout ce que son père lui a dit avant de se barrer. Je sais, c’était il y a six ans, mais tout de même, faudrait voir à pas abuser. Bon, elle préfère demander à Martin de pardonner Patrick, faut pas chercher.

Le lendemain, l’échange peut finalement avoir lieu grâce à Simone, même si elle entend que son frère ne veut pas la rejoindre. Cela nous permet une bonne scène où elle mène l’échange à son terme, mais où Rasmus obtient malgré tout ce qu’il veut. Il a des envies suicidaires et il peut récupérer le virus dans les mains de Lea, qui menaçait juste avant leur otage avant.

Ce n’est pas bien malin, tout de même, Lea aurait pu faire davantage attention je trouve. Dans tout ça, on ne sait pas pourquoi la pluie ne les tue pas, hein, mais on a la confirmation ENFIN que Rasmus est bien immunisé. Quand il s’injecte le virus, il s’effondre, mais ne meurt pas. Mieux, il peut ensuite se relever.

Du coup, il prend la décision de suivre les militaires pour mettre au point le vaccin. L’ensemble du groupe le suit donc, y compris Patrick récupéré par Martin. Tout ça est plutôt bien ficelé, mais on n’a toujours de nouvelle de Jean quand le cliffhanger arrive : il y est révélé que si Rasmus est immunisé, son sang peut encore contaminer les autres, ce que le soldat apprend à ses dépends en embrassant le front de Rasmus. Le problème, c’est que personne ne voit l’autre garde s’effondre. C’est quand même con de mourir si près de l’élaboration d’un vaccin !


Épisode 8 – Fiez-vous à votre intuition – 17/20
Un bon épisode final pour clôturer cette saison, mais malgré la fin ouverte, je ne vois pas vers quoi se dirige la saison 2. Au moins, je n’ai pas à l’attendre très longtemps puisqu’elle est déjà en ligne. Quant à cet épisode, ce n’est pas leur meilleur, ni du côté de la tension, ni du côté de l’intrigue ; mais il enfonce quelques portes ouvertes et est assez satisfaisant tout de même.

Saison 1


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Simone est bornée et n’a toujours pas compris que son frère ne voulait pas lui parler. Elle prend donc la peine d’essayer de le toucher pendant tout le début d’épisode. Ils arrivent très rapidement à Apollon et sont… séparés du reste du groupe. Lea, Patrick et Martin sont envoyés de manière super originale dans un énième bunker où on leur demande d’attendre. Eh, ça permet de faire des économies de décor, on a dit.

Qu’est-ce qu’ils attendent ? De pouvoir quitter la zone de quarantaine. Cela permet aussi de se rassurer sur le fait qu’ils ne sont pas prisonniers et offre… la possibilité de retrouvailles avec Jean, qui est sous la douche. Lea est ravie de le retrouver et il n’a pas grand-chose à leur raconter. Rapidement, ils sont rejoints par une scientifique qui leur donne des « compléments alimentaires » qui ressemblent drôlement aux nano-particules quand même.

En parallèle, Simone et Rasmus sont envoyés dans une pièce où ils retrouvent leur père. Ouep, juste comme ça, c’est bien, c’est rapide et à peu près efficace. Rasmus fait toutefois un malaise et est envoyé dans un laboratoire de son côté, alors que Simone en veut à son père pendant genre 20 secondes avant de faire tout ce qu’il lui dit. Cela dit, il lui dit surtout de s’isoler dans une pièce où il finit par la rejoindre pour mieux lui expliquer que Rasmus ira bien et refuser de répondre à ses questions, parce que des caméras surveillent leur conversation. Louche, mais pourquoi pas.

S’ennuyant, Simone prend donc la décision d’appeler le bunker où est le reste du groupe et tombe sur Martin qui ne lui révèle même pas que Jean est en vie. Je passe toutes mes critiques à le dire, mais eh, SYMPA. Il la rassure tout de même sur le fait qu’ils ont bien pris ensemble la décision de venir à Apollon.

Frédérick débarque toutefois pendant la conversation, l’interrompant au passage et emmène sa fille dans un couloir sans caméra pour enfin révéler la vérité.

Il n’y a plus trop de mystère autour de cette intrigue à ce stade : pour trouver le vaccin, il faut opérer Rasmus et lui prélever des cellules dans le cerveau et dans la moelle épinière. Le problème, c’est que pour ça, il faut le tuer, exactement comme dans plein d’autres séries, à commencer par The 100. Voilà donc pourquoi Frédérick ne voulait pas que Simone et Rasmus le retrouvent et pourquoi il n’est jamais allé les chercher dans le bunker.

C’est un peu simple et il aurait pu trouver le temps de leur expliquer tout ça, quand même, mais bon, admettons. Il veut à présent fuir le centre avec ses enfants, alors que ça fait six ans qu’il cherche désespérément un autre immunisé à tuer, quitte à tuer des dizaines et des dizaines de patients au passage. Scientifiquement, ça passe moyen ce manque certain de morale. Je sais pas, il aurait pu mettre au point un moyen de savoir si une personne était immunisée rien qu’avec un prélèvement sanguin, par exemple, ou avec l’ADN.

Un simple extrait de l’ADN de son fils lui permet de comprendre qu’il est contagieux, ce que la chirurgienne morte d’une simple morsure de sa part ne suffit apparemment pas à lui faire capter. Il est toutefois terrifié de découvrir que son fils est si contagieux et il lance aussitôt une alerte à la quarantaine, avant de contacter son boss à qui il raconte tout. Celui-ci comprend que le virus a muté et que le vaccin ne peut être mis au point comme prévu. Il veut donc faire des tests sur Rasmus et le maintenir en vie, mais pas pour une vie bien chouette.

Les flashbacks de l’épisode ? On repart évidemment sur le passé de Rasmus et Simone dans le bunker, et franchement, l’acteur choisi pour incarner Rasmus enfant est un acteur brillant. J’aurais presque préféré l’avoir à la place de celui qu’on a eu pendant ces sept épisodes. Il est révélé qu’il n’a pas rêvé : leur père est bien venu leur rendre visite une nuit, puis a pris la décision de sceller le bunker et les faire passer pour mort au passage.

Le problème, c’est que Frédérick à un collègue qui n’est pas si débile que ça et qui sait bien que son fils aurait dû survivre. Comme notre scientifique est prêt à tout pour protéger son fils, il n’hésite pas à tuer ce collègue trop indiscret. Voilà qui est fait.

Ainsi, dans cet épisode, le père passe du statut où il était prêt à tuer des dizaines de gens à celui qui est prêt à garder son fils comme rat de laboratoire, simplement parce que le virus à muter. C’est un peu trop gros à mon goût, et surtout trop rapide, mais bon… Simone comprend que son père est prêt finalement à faire tout ce que dit son boss et comme il est de toute manière un meurtrier, elle refuse de rester sur place.

À la place, elle rappelle Martin pour lui expliquer comment se barrer du bunker en faisant chuter le niveau d’oxygène (il aurait pu y penser tout seul, comme la première fois… d’ailleurs on n’a jamais vraiment su comment ils avaient fait pour stopper l’oxygène du premier bunker) et retrouve Rasmus à qui elle explique sa nouvelle situation. Bref, elle organise une évacuation dans les règles de l’art quoi.

Elle n’a toutefois pas tous les éléments en main : déjà, le groupe est confronté au père qui refuse de les laisser passer et envisage carrément de tuer lui-même son fils.

De mieux en mieux son revirement de situation. Il est complétement paumé dans la vie, lui. N’empêche qu’au passage, il n’hésite pas à tirer sur Martin qui se retrouve avec une balle dans l’épaule. Aïe. Simone profite de la confusion pour désarmer son père et les faire tous monter dans une voiture. Soit. Ils arrivent rapidement au tunnel permettant de rejoindre le monde extérieur, mais ce n’est pas si simple, évidemment.

En effet, arrivé au tunnel, ils tombent sur le militaire de l’épisode précédent avec qui ils ont sympathisé qui leur explique ce qu’il en est des « compléments alimentaires ». Simone est donc la seule à pouvoir quitter la zone de quarantaine sans mourir, avec évidemment Rasmus. Je ne vois vraiment pas pourquoi ils ont filé ces nanoparticules au groupe de rescapés, ou plutôt pourquoi ils ne l’ont pas distribué à la population dans les six ans qui ont précédé. Il ne faut pas trop poser de questions j’imagine.

En tout cas, Simone refuse de quitter la quarantaine sans ses amis et prend donc la décision de faire demi-tour, ce qui promet une longue traque pour la saison 2. Ailleurs dans le monde, le boss d’Apollon promet à des investisseurs une arme redoutable, grâce à la pluie.

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EN BREF – Cette saison 1 est très prenante et addictive, avec une bonne mythologie qui fait se poser beaucoup de questions et engendrent pas mal de théories. Après huit épisodes, on a déjà pas mal de réponses, mais il en reste beaucoup à apporter sur le fonctionnement du virus, sur ce qui rend ou non la pluie dangereuse, etc. Non, parce qu’en six ans, il y a bien d’autres gens qui ont dû se prendre la pluie et ne pas mourir franchement. C’est étrange.

En revanche, je ne vois pas trop comment la saison 2 peut tenir. On est dans une impasse qui me donne presque envie de livrer Rasmus qu’on en finisse. Il voulait mourir il y a un épisode après tout, alors être rat de laboratoire pour possiblement sauver des centaines de vies, ça donne plutôt envie (même si ça veut dire donner les moyens d’en tuer plein d’autres avec une arme biologique, certes).

Je suis mitigé sur l’intrigue à long terme et sur les quelques incohérences inhérentes à ce genre de productions, mais j’ai dévoré chacun des huit épisodes en quête de réponses. Il y avait de très bons moments et j’en retire donc un bilan très positif malgré tout !

Saison 1

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Avatar The Last Airbender (S01)

Saluts les sériephiles,

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Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

J’en parlais dans l’article des résultats du Bingo Séries hier, le mois dernier, j’ai eu pour coup de tête de recommencer le dessin-animé Avatar. Pour remettre dans le contexte, je n’ai jamais vu l’ensemble des épisodes dans l’ordre, me contentant de suivre de loin la diffusion de l’animé à la télé. Dans mon souvenir, c’était très chouette, mais c’était moins prenant que Les Cités d’or alors voilà, j’avais fait mon choix. Loin de moi l’idée de renier le dessin animé français, mais celui-ci est vraiment pas mal non plus, alors eh, je me suis dit que ça valait bien un article sur le blog.Résultat de recherche d'images pour "avatar last airbender season 1"

Pour tout vous avouer, je me suis relancé dans la saison 1 parce que je voulais quelque chose à écouter en fond sonore en bossant, ou quand je suis trop claqué pour écrire une critique complète. C’est après une conversation après une amie qui insistait pour la 100e fois au moins que je me suis finalement lancé dans l’aventure, en espérant accrocher autant que petit.

Cela n’a pas manqué, heureusement. Les trois saisons sont disponibles sur Netflix et j’ai pu découvrir la version anglaise de cet animé, qui m’a déjà paru beaucoup plus agréable que la version française. Oui, désolé, mais les VF, j’ai du mal et ça va jusque dans les dessins-animés désormais. Ce qui m’a frappé surtout avec cette version anglaise, c’est qu’elle m’a paru plus adulte que dans mes souvenirs. Soit j’étais trop petit pour suivre tous les messages du dessin-animé, soit la VF est une version aseptisée.Image associée

Bon, pour ceux qui ne connaissent pas, Avatar nous raconte l’histoire d’un monde dans lequel quatre tribus se partagent la maîtrise des quatre éléments : l’eau, la terre, le feu et l’air. Pour établir la paix entre les quatre nations, on peut compter sur l’aide d’un maître des quatre éléments, qu’on appelle un avatar. Le problème, c’est qu’une centaine d’années avant le début du dessin animé, l’avatar a disparu sans laisser de successeur. Depuis, la nation du feu a étendu sa domination sur les autres, exterminant l’ensemble des maîtres de l’air et rendant caduque tout espoir de retrouver un nouvel avatar, puisque plus personne ne maîtrise l’air et ne peut l’enseigner.

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Personne ? Ce n’est pas si sûr : un beau jour, deux frères et sœurs libèrent malgré eux Aang, un maître de l’air, qui était coincé depuis un siècle dans un iceberg. La saison se concentre sur ce trio qui n’est pas si ordinaire que ça : il y a Aang, qui s’avère rapidement être l’avatar du titre, Katara, l’héroïne qui est la dernière maîtresse de l’eau de sa tribu, et son frère Sokka. Tous les trois décident rapidement de traverser la planète pour passer du pôle Sud au Pôle Nord, en quête d’un maître de l’eau capable d’aider Aang et Katara à maîtriser leurs pouvoir. Pour se faire, ils montent sur le dos d’Appa, un bison volant à six pattes, compagnon de toujours d’Aang. Oui, bon, c’est sûr il y a quelques éléments mythologiques de base à accepter pour apprécier la série dans son ensemble, mais ça vaut le coup.

Image associéeBien sûr, le voyage ne se passe pas sans encombre et ils ont des ennemis : toute la nation du feu qui voit d’un mauvais œil l’émergence potentielle d’un nouvel avatar. La nation du feu est représentée principalement par le Prince Zuko (ci-contre), un vrai méchant colérique empêcheur de tourner en rond comme il faut, et son oncle Iroh, qui a tout du bouffon là pour amuser la galerie, parce que c’est un dessin-animé. Cela dit, c’est justement ce qui fonctionne : chacun a sa personnalité de dessin animé, mais ces traits caricaturaux sont source de plein d’histoires. Ainsi, Aang est très puissant et a beaucoup de connaissances de l’ancien monde, mais c’est encore un enfant qui a besoin d’être canalisé ; Katara est très posée, mais elle manque souvent de confiance en elle par rapport aux deux autres et Sokka… Sokka, il est insupportable, c’est le garçon pas très mature de base avec plein de stéréotypes en tête et de réflexions débiles… qui finissent par le rendre marrant, toujours à ses dépens, quand il découvre qu’il se trompe.

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C’est aussi un grand fan de facepalm, et il finit par être attachant par moment, heureusement.

Cette saison 1 se dévore toute seule, franchement. Chaque épisode apporte son lot de mésaventures et problèmes pour nos héros, mais à la manière des meilleures séries, cela permet bien souvent de faire avancer le fil rouge. Il y a peu d’épisodes qui n’ont pas d’intérêt sur le long terme et le dessin-animé représente alors une grande saga, divisée en trois livres.

Résultat de recherche d'images pour "avatar last airbender season 1"Comme lorsque j’étais petit, Katara s’est rapidement imposée comme mon personnage préféré par sa douceur et sa manière d’être toujours réfléchie. Oh, il y a bien une part de jalousie de voir Aang maîtriser si vite ses pouvoirs, mais son combat perpétuel pour être acceptée et reconnue comme héroïne dans un monde très misogyne est vraiment cool à suivre. D’ailleurs, la série est très claire dans son message : Katara est loin d’être la seule guerrière/femme d’importance de cette saison, et ça ne fait pas de mal.

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Quant à la saison en elle-même, elle propose une histoire assez complète, malgré le cliffhanger final. Dans le dernier épisode, on assiste donc à un combat contre la flotte de Zuko et Iroh, combat que l’on attendait depuis le premier épisode, malgré de nombreuses confrontations en cours de route. Avec beaucoup d’humour, chaque épisode mène petit à petit vers ce combat final qui ne laissera pas nos trois héros indemnes. Et d’ailleurs, un autre gros plus de ce dessin animé, c’est que les personnages grandissent et évoluent côté caractère. Eh, ça change de Pokemon et leur éternelle dixième année !

C’est chouette comme tout… et j’ai commencé la saison 2 hier soir. Je ne peux que vous conseiller d’en faire autant, avant l’arrivée prochaine d’une série en live action, toujours sur Netflix !

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In the Dark – S01E10

Épisode 10 – Bait and Switch – 18/20
Je ne comprends pas pourquoi cette série ne rencontre pas plus de succès alors qu’elle s’améliore de semaine en semaine. Que ce soit dans la construction des personnages ou de l’intrigue, cet épisode était génial ; même si ça manquait parfois un peu de cohérence dans le plan suivi… précisément parce qu’il n’y avait pas de plan. J’ai bien accroché en tout cas, je suis curieux de voir ce que donnera la suite, encore et toujours.

Saison 1


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Jess, go. You’re gonna start depressing the dog.

Lorsqu’on retrouve Jess et Murphy dans cet épisode, elles sont en pleine soirée vin pour discuter de leurs ruptures respectives. Jess est déprimée et Murphy décide d’ignorer les choses autant que possible. Elle se retrouve donc à draguer un mec au pif dans le bar, sur les conseils d’un couple gay pas très utiles. Elle le ramène à l’appartement où Jessica est finalement celle qui décide de rompre avec Vanessa : elle veut plus qu’une relation fun, et elle en a conscience. C’est triste comme tout, mais pas si mal écrit finalement. J’aurais juste préféré que Jess ne trompe pas Vanessa au passage franchement.

Cette pauvre Jess découvre cependant dès le lendemain que Vanessa est de retour sur les applications de rencontre quand elle apparaît dans la liste des profils que Felix regarde. C’est si triste. Il se sent forcé de la renvoyer chez elle tellement il a de la peine pour elle.

Et il prend aussi soin d’elle en se rendant chez elle pour lui apporter le déjeuner qu’elle aura forcément oublié. C’est tout mignon… mais à force de s’occuper d’elle comme ça, il finit par se retrouver à la séduire presque malgré lui. Oh, il ne dit pas non quand elle se met à l’embrasser et qu’elle le déshabille. C’est totalement fou comme scène et j’ai trouvé ça vraiment bien géré, de la demande insistante de Felix pour avoir son consentement jusqu’au moment où Jess réalise qu’elle se retrouve face à un pénis alors qu’elle est totalement lesbienne.

C’est une amitié bizarre qui s’établit entre eux à cet instant, parce qu’ils s’aiment mais ne peuvent coucher ensemble, ce qui ne fait malgré tout pas fuir Felix. Il passe de ce qui semblait être un nice guy avec tous les défauts possibles dans le premier épisode à un vraiment chic type dans celui-ci. Belle construction de personnage et relation la plus bizarre de l’année je crois.

Tout ça ne peut me faire oublier le vrai fil rouge de la série et de l’épisode cependant. Certes, Darnell finit derrière les barreaux à cause de Jules, mais il comprend que Max est la taupe, et ça craint complètement. Il ne met pas longtemps à trouver un moyen d’envoyer un message à Nia, en passant par son gardien. Celle-ci met tout autant de temps à envoyer son homme de main après Max. Bien sûr, celui-ci se pointe au moment où Murphy est enfin assez mature pour aller rendre ses affaires à son ex, ce qui fait qu’il est forcé de l’emmener avec lui en cavale.

La flic s’en servant comme indic’ lui a pourtant dit de ne surtout pas quitter la ville, et il balance son téléphone, ainsi que celui de Murphy. Il n’a bien sûr aucun plan de fuite, ce qui fait qu’ils se retrouvent aux abords d’un lac enneigé. Pour échapper à leur poursuivant, Max leur fait prendre un bateau, s’explosant au passage l’épaule, ce qui force Murphy à ramer. Et franchement, elle s’en sort beaucoup trop bien pour une première fois, parce que NON, ce n’est pas aussi simple que ce que Max dit.

Les scénaristes profitent quand même bien de cette cavale : une fois qu’ils sont isolés dans une cabane dans laquelle ils entrent sans effraction grâce aux clés très mal cachées pour leur faire parler un peu de leur couple. Max est toujours amoureux, évidement, alors que Murphy continue de lui faire la tronche. Cela dit, il est évident qu’elle aussi est amoureuse.

Elle finit par lui reprocher de l’avoir forcée à sortir avec lui, alors que lui aurait tellement plus à lui reprocher. Cependant, elle finit par affirmer qu’elle aurait préféré que leur rencontre ne se produise jamais. Pas crédible, mais juste assez pour l’énerver ma foi. Je ne comprends toutefois pas tellement le plan de Max sur le long terme là, ni même sur le court terme. Quelle est la logique de rester dans une cabane de l’autre côté d’un lac où on les a très probablement suivis ?

Et en plus avec celle qui est son ex et dont il est clairement encore amoureux ? Allons savoir. Être exilé dans une cabane sans fringue et en étant blessé à l’épaule ne le freine pas plus que ça et lui donne malgré tout envie de prendre une douche, que Murphy espionne en se touchant… jusqu’à ce qu’elle soit surprise par Max à la recherche de savon.

Tout ça mène à du sexe tout plein de haine et à un beau gaspillage d’eau, mais elle affirme qu’elle s’est simplement servie de son corps pour se masturber. Mouais. Va falloir revoir la définition de ce verbe, hein. Elle n’en a pas le temps cependant : ils sont retrouvés par l’homme de main de Nia qui n’est franchement pas très discret, leur laissant le temps de s’enfuir. Il se rapproche néanmoins beaucoup trop d’eux et Max prend la décision de remettre Murphy sur le bateau pour qu’elle puisse s’enfuir en ramant, comme il le lui a appris.

Elle n’est que moyennement convaincue par cette idée, mais elle le fait quand même, ce qui la mène à se retrouver au beau milieu du lac sans sous-vêtement quand elle entend… Deux coups de feu qui sont tirés dans le noi. Et on n’en saura pas plus. Ma foi, la série porte bien son nom sur ce coup-là, c’est un cliffhanger terrible ; j’ai tellement hâte de voir le prochain épisode !

Et sinon, la position de Jules au commissariat aussi craint plutôt pas mal dans son genre : elle a arrêté Darnell toute seule et fait passer ça pour un indic lui ayant indiqué qu’il savait qu’il allait être piégé. C’est débile et ça ne tient pas, exactement comme les charges pour lesquelles elle l’a arrêté… Oui, sauf que Dean et elle finissent par retrouver la voiture de Tyson, dans laquelle il a été abattu et dans laquelle ils retrouvent… l’ADN de Darnell. C’est con.

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