Je sais que j’accumule de plus en plus de retard dans mes critiques d’épisodes, mais j’essaye de garder la tête hors de l’eau au moins pour les 500 mots… au point de prendre de l’avance dans cet article, oui, oui. À l’origine, je m’étais dit qu’il était logique de parler de Stranger Things demain, mais finalement, je vous proposerais plutôt mon planning du Comic Con.
Par conséquent, c’est dès aujourd’hui que l’on va parler de la saison 2 qui arrive… ou plutôt de la saison 1 dont on a oublié beaucoup trop de choses !
Il faut dire que la diffusion Netflix de la saison 1 date, même si je ne l’ai personnellement vu qu’avec beaucoup de retard. Souvenez-vous, ce n’est que fin décembre dernier que je me suis lancé dans la série, et il faut croire que j’étais bien inspiré avec les guirlandes de Noël. Promis, je vais essayer de sortir les critiques de cette saison plus rapidement et de tout regarder pour Halloween… mais soyons honnêtes, j’ai déjà une vingtaine d’épisodes de retard dans mes épisodes de la semaine et ce n’est pas mon week-end complet dans les allées du Comic Con qui va m’aider.
Qu’à cela ne tienne, souvenons-nous au moins de la première saison, attention aux spoilers pour ceux qui ne l’ont pas vue : elle se déroulait dans la petite ville fictive d’Hawkins, dans l’Indiana et dans les années 80 et suivait les aventures de quatre enfants : Mike Wheeler, Dustin Henderson, Lucas Sinclair et Will Byers. Bon, le dernier est rapidement porté disparu et on retient plutôt Eleven, une jeune enfant s’échappant d’un laboratoire avec des pouvoirs.
Comme c’est encore trop simple, Mike a aussi une grande sœur, Nancy (dont je suis évidemment amoureux, oui). Elle-même a un petit ami, Steve Harrington, et est le sommet d’un inévitable triangle amoureux avec Jonathan Byers (le grand-frère de Will, donc).
C’est encore trop simple ? OK, ajoutons au casting l’excellente Winona Ryder interprétant Joyce Byers, la mère de Will et Jonathan, ainsi que Jim Hopper, le shérif dont la fille est morte.
Voilà, on a fait le tour des persos. L’intrigue de la saison 1 tournait autour de Will : la police étant incompétente pour le retrouver, ce sont ses amis (les enfants, donc) qui s’en sont chargés, quitte à passer dans une dimension parallèle, l’Upside Down, habitée par le Demogorgon, un monstre pas très malin incapable de retrouver Will qui lui a échappé et communique avec sa mère grâce aux guirlandes de Noël.
Rien que ça. Tout le monde n’est pas aussi malin que Will et Barb, la meilleure amie de Nancy, s’est faite tuer par le Demogorgon, elle. Oups. Pour se débarrasser du monstre, les scénaristes ont utilisé le personnage d’Eleven et ses pouvoirs : élevée dans un laboratoire comme sujet test d’un projet américain, elle a développé des pouvoirs télékinésiques impressionnants. C’est grâce à ça qu’elle a permis de découvrir l’Upside Down alors qu’elle devait juste espionner les Russes, mais elle n’a pas trop aimé sa vie de laboratoire.
Elle s’est échappée et s’est fait poursuivre par son « père » d’adoption, le docteur Brenner, qui voulait la récupérer pour exploiter l’Upside Down. Du coup, il y avait deux intrigues en parallèles qui se sont terminées par la mort du Demogorgon, la disparition d’Eleven laissée pour morte et le retour de Will. Et puisqu’il fallait bien des cliffhangers, le shérif est vu laisser des boîtes de nourriture en lisière de la forêt alors que Will crache une limace, comme Ron oui, et est traumatisé par l’Upside Down.
La suite demain, et j’ai hâte, même si je ne sais pas si je commencerai demain ! Allez, et pour le fun :
Synopsis : Courtney Rose est un jeune homme américain tout ce qu’il y a de plus ordinaire – pour faire la promo ses albums de rap, il décide de se présenter aux élections municipales. Les choses prennent un tournant inattendu lorsqu’il est élu.
Pour commencer, je ne regarde cette série que pour de mauvaises raisons nommées Yvette Nicole Brown et Lea Michele. Il y a fort à parier que sans ces deux actrices que j’adore, j’aurais simplement levé un sourcil devant le trailer, puis passé le chemin. Seulement, YNB m’a toujours fait beaucoup rire et je pense que Lea Michele peut avoir ce qu’il faut pour faire rire.
Quant à la série elle-même, son synopsis a le mérite d’être intrigant et faire sourire avant même le visionnage du premier épisode. C’est donc avec curiosité que je fais play sur ce pilot, en espérant une bonne surprise, je l’avoue, car le trailer m’avait bien plus.
L’avis sans spoiler : C’est un début réussi pour cette comédie qui arrive assez bien à situer ses personnages, son intrigue et surtout son humour, à coups de blagues politiques et anti-médias. YNB vole l’ensemble des scènes dans lesquelles elle apparaît et le rythme est assez soutenu pour faire rire sans déstabiliser. S’il y a quelques moments moins marrants et moins efficaces, ça reste sympathique dans son ensemble et ça devrait rapidement trouver son ton, surtout que le casting est déjà rôdé dans ses dynamiques, ce qui n’est pas toujours le cas des comédies. Reste à voir sur le long terme, mais pour le moment, rien à redire.
Moyenne de la saison : 15/20
Épisode 1 – Pilot – 16/20 What happen is… you’re the mayor.
C’est ma semaine transport en commun, j’ai vu cet épisode dans le bus pendant un trajet de 20 minutes, n’est-ce pas parfait ? Pas tout à fait, car il dure 21 minutes, mais ça va. J’ai eu un peu peur dans la scène d’introduction car Courtney, notre futur maire, est tout de même dans le surjeu. Finalement, comme il avoue chercher l’attention et que le rythme est bon, ça finit par très bien passer et être une partie du ton de la série, dont l’humour est bon.
J’étais dans le bus et ça n’a pas réussi à me faire rire à gorge déployée comme d’autres séries peuvent le faire, c’est sûr (et c’est tant mieux), mais c’est un pilot solide qui introduit bien ses personnages. Le problème ? Comme toujours, la bande-annonce en disait trop en nous montrant Lea Michele comme employée de Courtney. Cela n’arrive qu’en milieu d’épisode puisqu’elle est en fait contre lui au départ.
Finalement, la situation de base est rapidement mise en place et on en arrive vite à la soirée électorale. Là encore, on ne s’attarde pas trop et voilà Courtney élu maire.
La campagne aura été rapidement expédiée comme elle n’est pas le cœur de l’intrigue, mais elle est plutôt sympathique et fixe l’enjeu du premier épisode : la remise en service d’un endroit du centre-ville recouvert de déchets. C’est sur la promesse de tout arranger que Courtney est finalement élu.
J’ai adoré la critique des médias et de la Russie contenue dans la scène qui suit l’élection : on sent tout de suite que la série a un certain engagement et va faire passer ces messages comme ça. Elle est aussi pleine de bons sentiments, ce qui est perceptible quand sa mère rassure Courtney sur ses capacités à être maire (et fait passer un message politique au passage sur l’importance du vote).
Étonnamment, la série parvient à gérer son humour entre scènes réalistes (le débat politique) et énormes facilités scénaristiques (Lea Michele dans la chambre de Courtney). Le premier jour à la mairie possède son lot d’humour et fonctionne bien, du planning sur 100 jours de l’assistante zélée à l’envie de faire la fête du maire éternel adolescent.
La fête a bien lieu dans le centre-ville pour le débarrasser de ces débris et Courtney parvient à la gérer, avant de faire la boulette de se barrer avec le permis de faire la fête. L’idée est d’aller faire un concert, mais sa mère finit par se faire arrêter faute de permis. Du coup, Courtney se met tout le monde à dos.
C’était attendu pour un pilot, mais c’est plutôt bien écrit je trouve. La résolution est forcément facile car nous sommes dans une comédie et un premier épisode, mais la situation en place donne envie de revenir malgré l’absence de cliffhanger.
La mère sermonne une fois de plus son fils qui décide d’aller s’occuper des débris tout seul, ou presque. Les réconciliations avec son équipe peuvent donc se faire avec encore une ou deux blagues. De cette situation, je crois vraiment que les scénaristes peuvent nous pondre quelque chose de très sympa à suivre et qui pourra provoquer des fous rire quand les running gags seront en place. J’ai hâte de voir la suite et c’est après tout le but d’un pilot !
Épisode 2 – The Filibuster – 14/20 Do you say I look good ? Guuurl!
Pour son deuxième épisode, la série se cherche encore un peu au niveau du rythme, mais propose un format “à la semaine” qui lui va bien : on sent sa construction se mettre en place de manière quelque peu schématique, mais efficace. Val (Lea Michele) débarque à la mairie et fait le point avec le reste de l’équipe sur ce qu’il y a à faire cette semaine, et cela indique clairement les intrigues de l’épisode.
Une première intrigue concerne donc le budget de la mairie et les différents pôles auxquels les subventions sont attribuées. Tout pourrait aller bien dans le meilleur des mondes, mais la subvention pour le programme musical est annulée, ce qui ne plaît pas du tout à Courtney. Forcément, en tant que musicien, c’est le seul cours pour lequel il était motivé et lui il a plutôt promis, le matin même tant qu’à faire, de renouveler les instruments de musique de l’école.
Courtney va donc passer l’épisode à tenter de rétablir les choses, aidé par une Val qui le laisse d’abord se planter avant de comprendre qu’elle a envie de l’aider. Malgré toute cette aide, c’est tout de même un échec, mais Val n’a pas dit son dernier mot. Quand Courtney lui fait entendre l’importance de ce que représente le programme musical pour lui, elle s’arrange pour ramener tous les enfants à la mairie et pour les filmer en live, histoire que le conseil soit forcé de changer d’avis sur la subvention.
Je ne connais pas tout du système américain, mais ça fonctionne plutôt bien comme intrigue, avec le schématique discours du maire qui interrompt tout, le « v-bomb » de Courtney et, de manière générale, l’incompétence flagrante du maire filmé dans toutes ses aventures. La série n’apporte rien de révolutionnaire, mais j’aime beaucoup ses répliques et l’ensemble de son casting, qui parvient plutôt bien à apporter la touche d’humour voulu. D’ailleurs, c’est positif de retrouver le rival de Courtney, Ed Gunt (joué par un acteur déjà vu dans Roadies ou Love) aux élections cette semaine.
La meilleure reste incontestablement Yvette Nicole Brown, capable de me faire rire en toutes situations, qu’elle coupe les cheveux de son fils, nargue un proviseur ou qu’elle soit reléguée à l’intrigue B de la semaine, à essayer de faire comprendre au meilleur ami de Courtney en quoi consiste son boulot. Comme celui-ci est complétement stupide, ce n’est pas gagné, mais ça apporte quelques moments amusants.
Après deux batailles perdues, Courtney finit par avoir ce qu’il veut et espère tout de suite mieux, apportant une conclusion marrante sur les frais d’université. En revanche, le gag de fin, comme la semaine dernière, me laisse un peu plus perplexe. Peut-être que je finirai par accrocher, comme ça avait été le cas pour Community.
Épisode 3 – Buyer’s Remorse – 15/20 Do you think people see me as my own man or just another Obama?
Pour une fois, je n’étais pas dans le bus pour voir cet épisode, mais plus ou moins confortablement installé à l’aéroport (c’est-à-dire qu’en cours de route, il a fallu que je me lève pour la file d’attente de l’embarquement et que je n’étais pas franchement super réveillé, après un réveil trois ou quatre heures plus tôt que ce que je fais habituellement). J’imagine que ça a joué sur mon opinion de l’épisode, et c’est uniquement pour ça que je parle du contexte de visionnage dans mes critiques.
Sur ce troisième épisode, j’ai principalement été surpris par le début qui ressemblait fort à un épisode 2 : c’est la prise de pouvoir du maire, limite la découverte des bureaux et l’envie de Courtney d’embaucher sa mère comme réceptionniste. Tout ça aurait dû être le sujet d’un épisode 2. Heureusement que c’était bien par ailleurs et plutôt drôle, sinon ça aurait pu être franchement dérangeant. En tout cas, c’était déroutant.
Les premiers sondages ne sont pas en faveur de Courtney qui n’a que 23% de l’approbation des citoyens. Il décide donc de trouver une solution pour regagner en popularité, et c’est tout trouvé : il veut créer un abribus pour ceux l’attendant désespérément sous la pluie. Je compatis avec les pauvres citoyens : pas plus tard que la semaine dernière, je regardais la série sous la pluie moi-même, HEIN.
Bon, cela fait l’intrigue de l’épisode, avec un retour d’Ed Gunt comme empêcheur de tourner en rond. L’autre point important de l’épisode, c’est donc l’absence de réceptionniste qui s’explique par le manque d’aide des meilleurs amis de Courtney, une intrigue qui me semblait résolue l’an dernier.
Dans le même genre, Val manque de confiance en son maire cette semaine et l’installation de son bureau est un point pivot pour l’intrigue de la saison. Très bien, mais ça semblait déjà en place dans l’épisode 2.
Finalement, tout se règle dans l’épisode, Ed et Courtney se trouvant forcés de faire équipe. Cela fonctionne moyennement, mais ce qui fait les points de cet épisode, c’est les gags. J’ai ri du gag de Courtney allant aux toilettes, j’ai ri devant le fail de l’émission politique, j’ai ri devant Val en salle de sport, j’ai ri de Courtney sur son vélo et du gag final.
Une écriture moyenne, mais de bonnes blagues… Puis-je en attendre plus d’une comédie ? Je ne sais pas trop.
Épisode 4 – City Hall-oween – 17/20 Details to follow…een.
Je continue mes rattrapages de séries en retard en privilégiant les épisodes d’Halloween puisque nous sommes le 31 octobre, c’est pourquoi je me suis lancé dans celui-ci qui aurait autrement attendu un peu plus.
Il commence en tout cas par quelques très bons fous rires sur des faux jumpscares zombiesques excellents. Ils perdurent tout au long de l’épisode et c’est une excellente chose car ils m’ont fait rire quasiment à chaque fois. Rien que pour ça, l’épisode s’en tire avec une très bonne note car j’ai trouvé les blagues vraiment au point et bien meilleure que d’habitude.
En début d’épisode, Courtney comprend que les enfants de la ville ne peuvent pas aller réclamer des bonbons la nuit d’Halloween car la ville n’est pas assez sécurisée. Il n’en faut pas plus pour qu’il décide de changer les choses, n’en déplaise à Val et au chef Fox, chef de la police.
Il organise ainsi une fête d’Halloween à la mairie, par surprise. L’épisode change un peu de format grâce à ça et la soirée en question est véritablement excellente, faudra m’expliquer d’où sort leur fric pour ça. Les costumes sont délirants et la soirée s’organise sans bâton dans les roues, mais juste quelques blagues odieuses.
Le problème vient en fait de la soirée elle-même qui ne réduit pas la criminalité dans la ville, au contraire. Il y a de bonnes blagues tout du long et c’est tant mieux : la série s’améliore, même si je doute que ce soit suffisant pour la sauver d’une annulation quasi certaine désormais.
Comme toujours, malgré le problème, Courtney tire le positif de sa situation, parce que nous sommes dans une comédie. Le discours final le voit donc affirmer la nécessité d’être un meilleur maire que les précédents dans l’écoute des concitoyens, car des parents sont venus le féliciter pour la soirée d’Halloween. Ouais, pourtant, il y avait de quoi donner des cauchemars à une bonne partie des gamins présents je pense, mais bon, si ça amuse les parents, tant mieux.
Le gag final était en trop avec les multiples clés et les bonbons d’Halloween cachés, mais autrement, c’était super solide du côté de l’humour et je me suis beaucoup amusé devant cet épisode. Ce ne sera pas le cas du reste de ma soirée qui se déroulera devant des séries plus stressantes et horrifiques, comme je l’annonçais dans mon 500 mots du jour !
Épisode 5 – The Strike – 15/20 They came in on a bus… Who drove?
Le maire et son équipe s’extasient de l’apparition d’une poubelle devant la mairie, étant sûrs d’avoir réussi à faire quelque chose pour les citoyens. Le rythme est toujours bon dans la série, les acteurs parlant à toute vitesse pour être sûr de caser toutes les répliques qu’ils veulent et faire avancer une nouvelle intrigue.
Cette semaine, il est question de contenter les chauffeurs de bus qui ont énormément de demande que Courtney ne peut garantir sans retirer des privilèges à d’autres. C’est donc un problème qu’il espère réussir à résoudre en réunissant différentes personnes de différents groupes sociaux.
Tout ceci est un pur échec qui mène à une grève des conducteurs de bus qui plonge la ville dans le chaos. De son côté, la mère de Courtney a désormais des amies pour le « Whitney Day » où elles s’amusent un peu trop et font n’importe quoi. L’avantage, c’est qu’avec la grève de bus, elles sont limités, le problème, c’est qu’elle n’apprécie pas l’absence de bus et rejoint à son tour la grève, malgré la merveilleuse idée de son fils de proposer du covoiturage gratuit pour aider tout le monde.
Pour la première fois de la série, Courtney perd donc la confiance de sa mère et se réfugie auprès de Val pour avoir une solution. C’est une excellente chose qui fait avancer la dynamique entre ces deux-là, qui a intérêt à bouger assez vite si nous n’avons que treize épisodes – les audiences ne sont toujours pas là.
Courtney comprend qu’il ne peut pas faire plaisir à tout le monde contrairement à ce qu’il voulait toujours faire depuis le lycée. Grâce à Val, il décide de prendre enfin des décisions qui mènent à la fin de la grève et au déplaisir d’à peu près tout le monde. Bref, de la bonne politique selon Val et les scénaristes. Il est effectivement impossible de contenter tout le monde sur ce genre de sujet, donc il est bien possible que sa solution soit la meilleure.
Il finit par récupérer le numéro d’une nana sexy, Amber, qui était introduite comme une antagoniste pour tout cet épisode. J’aime beaucoup ce rebondissement et je me demande si on la reverra. Si c’est le cas, il y aura beaucoup à faire pour développer le personnage.
Enfin, c’est la première fois je crois qu’un des gags de fin me plaît, avec une nouvelle réunion du comité de la ville chargé de trouver des solutions. Là aussi, je me demande si ça peut devenir quelque chose de régulier. Affaire à suivre, mais la série s’en tire toujours bien dans le divertissement et l’humour.
Épisode 6 – Will You Accept This Rose ? – 14/20 It’s like I’m living with the Bachelor!
Épisode plus moyen cette semaine pour cette sitcom qui m’a un peu déçue je dois dire. La meilleure partie de l’épisode concernait pour moi la mère de Courtney, et ça en dit long car je n’étais pas passionné non plus.
En effet, il est question pour elle de se trouver une occupation et de s’affirmer loin de son fils maintenant qu’elle n’a plus à veiller autant sur lui car il a un job. Il lui faut donc explorer sa vocation, qui sera bien sûr le chant puisque c’est Yvette Nicole Brown et qu’elle a une voix de dingue. Du reste, cela permet à la série de ramener du gospel et une vision plus religieuse et conformiste, pour se faire bien voir des conservateurs. La télé post élection Trump donc, subversive, mais pas trop. Ah ces américains !
Cette sous-partie de l’épisode avance vite et est quelque peu bâclée, amenant bien sûr Dina à accepter de chanter en public et se révéler aussi géniale que prévu. Toutefois, ce sont ses excuses bidons et les détours de l’intrigue pour en arriver là qui m’auront le plus fait rire, grâce aux talents comiques de l’actrice que j’adore depuis Community.
De son côté, Val révèle aux meilleurs amis de Courtney qu’elle a été mariée et divorcée. C’est un rebondissement que je n’avais pas vu venir avant et qui ne sert pas à grand-chose, une fois passée la surprise. Je ne trouve pas que ça explique particulièrement le personnage par exemple. C’était un bon moment de l’épisode, mais j’ai vraiment l’impression que c’est pour justifier qu’elle finira en couple avec Courtney – ce n’est pas forcément quelque chose que j’attends, mais je sens que la sitcom se dirigera inévitablement dans cette direction, comme elle est de formule assez classique.
En attendant, Courtney drague et sort avec Amber, sa juriste de la semaine dernière. C’était une bonne chose de la revoir car j’avais peur que la série n’oublie bien vite ce personnage très secondaire. C’est en tout cas ce que fait Courtey quand il retombe sur son premier crush d’enfance qui est entre temps devenue une présentatrice à succès.
Très vite néanmoins, il apparaît évident que cette présentatrice se sert de la popularité de Courtney pour récolter un max de likes et de popularité elle-même, afin de se casser au plus vite de la ville. Ce n’est pas le genre de relations que Courtney souhaite entretenir, donc il comprend après un ou deux détours qu’il veut continuer à voir Amber. Il lui fait une déclaration rappée assez douteuse, mais efficace puisqu’elle accepte de le revoir, peut-être. Ce qui veut dire oui.
Je lui donne quelques épisodes avant d’être vexée par l’omniprésence de Val dans la vie de Courtney, surtout si la série n’a que 13 épisodes comme cela semble de plus en plus probable vu les audiences…
Épisode 7 – Here Comes The Governor – 14/20 Let’s not refer to women as girl, chicks hate this.
Nouveau trajet en bus, nouvel épisode de The Mayor, c’est devenu un rituel du mercredi (et du jeudi soir quand il s’agit d’écrire la critique). Cet épisode était sympathique, mais toujours pas transcendant. Tout tournait autour de la visite du gouverneur en ville, mais finalement, il décide de ne pas venir jusque dans une ville paumée, logique. Cela fait que tout le monde s’inquiète de voir Courtney sympathiser avec le politique.
De mon côté, j’étais plutôt surpris de le voir déjà si bon dans le jeu politique. Je pense clairement que les scénaristes ont choisi d’aller vite car ils ont conscience qu’ils ne feront pas dix saisons. Cela me va bien, car la série avance et il était cool de voir Courtney se faire accepter par tout le monde en tant que maire, y compris par le gouverneur, y compris quand le passé le rattrape sous la forme d’un mauvais clip de rap de son adolescence.
Bien sûr, les scénaristes en profitent pour tacler les politiques et la politique de manière générale, mais ils le font de manière gentille, avec Courtney faisant un discours pour dire qu’il n’oublie pas d’où il vient. Comme nous sommes aux États-Unis, il est aussi question d’arme à feu et on en apprend plus sur Val qui, évidemment, en possède une, en bonne américaine. Habituel.
Reste à traiter du cas Dina, une fois de plus isolée du reste du casting cette semaine. Elle doit gérer son amie Crystal qui en fait des caisses sur une photo avec une personnalité, parce qu’elle est en fait jalouse de Dina. C’était une intrigue sympathique : ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais ça m’a permis quelques sourires. Une série feel good qui avance bien, ça reste positif pour moi.
Épisode 8 – Monuments Man – 15/20 Attention everybody. Val has discovered Urban Dictionary.
Le groupe se retrouve le mardi soir dans un bar nommé le Tito et Val décide d’en faire une nouvelle tradition, ne se doutant pas que c’est déjà le cas et surtout que Tito, qui est aussi le propriétaire, s’apprête à vendre son bar. Et oui, logique, il faut bien une intrigue pour le groupe qui décide de sauver le bar.
Ils organisent donc un concert avec des stars, passent à la radio pour s’assurer que ça soit un succès et… attirent ainsi l’attention d’Ed, qui saisit l’occasion pour en faire un Titogate sur la corruption du maire. Très rapidement, ça vire à l’intrigue historique sur le bar en lui-même, lieu de rencontre historique des Black Panthers.
Après quelques pirouettes, notre cher Mayor Rose réussit à mener à son but sa campagne de sauvetage du bar et ça se termine dans un cconcert de rap là-bas, forcément.
De son côté, Dina apprend que Sheila a quitté son poste de chef d’orchestre à la chorale et qu’elle peut le récupérer. Elle vise donc cette promotion dans cet épisode, ce qui lui offre une intrigue secondaire, comme d’habitude. Il n’est pas aussi simple toutefois d’être à la tête d’une chorale et ça nous ramène Dina sur un terrain qu’Yvette Nicole Brown connaît par cœur : la culpabilité religieuse. Elle maîtrisait ça à fond dans Community et c’est toujours le cas dans cet épisode. Finalement, elle réussit à s’imposer comme directrice en écoutant les idées de tout le monde, un grand classique qui fonctionne bien.
Si les intrigues en elles-mêmes ne sont pas forcément des plus drôles, les répliques fonctionnent de mieux en mieux et les dynamiques entre les personnages sont excellentes. J’espère que la série parviendra à se décrocher une saison 2 car j’aime vraiment bien revenir dans cet univers à chaque fois.
Épisode 9 – Grey Christmas – 18/20 Classic Courtney overpromise. I love it !
« Oh oh No ! ». Comment rater un point du Bingo à rien du tout, merci TK ! L’épisode commence par une scène plutôt marrante de préparation du sapin qui vire à la catastrophe pour la famille de Courtney.
La suite de l’épisode voit ce cher Courtney promettre ce qu’il ne peut bien sûr pas promettre de réussir : un Noël inoubliable pour les plus pauvres. Il est comme toujours beaucoup trop rapidement confronté à un Ed bourré et détestant Noël.
Il a toutefois de bons arguments et cela le déprime, la déprime empirant encore plus quand il se retrouve coincé sous la pluie avec un vélo à la roue crevée. Heureusement pour lui, il a un abribus au-dessous duquel s’endormir… et rêver d’un monde pas vraiment meilleur.
Cet épisode de Noël est donc entièrement un rêve de Courtney où il passe son temps avec un ange aux traits de Dina lui montrant ce que serait la vie s’il n’était pas maire, mais aussi s’il n’était pas né, par erreur. Le but de cet ange est de lui faire prendre conscience de son importance, et donc d’obtenir une épiphanie de sa part.
C’était un excellent épisode et c’est d’autant plus surprenant que nous n’en sommes qu’au neuvième de la saison, mais qu’ils se permettent déjà le coup de la réalité alternative réussie. C’est toujours une prise de risque, mais là ça passait très bien en insistant sur les pires traits de caractère de chacun. À mourir de rire.
La toute fin voit évidemment l’inoubliable Noël promis par Courtney se réaliser : son épiphanie lui fait improviser un speech à la télévision qui inspire toute la ville à venir fêter Noël avec les plus démunis. Le réveillon se termine en une grosse soirée réussie, avec quelques gags supplémentaires dans la distribution de cadeaux et surtout un duo entre YNB et Lea Michele. J’aurais aimé qu’il soit plus sérieux que ça, mais ils ont eu un parti pris humoristique pour celui-ci. Dommage, il y avait de quoi faire.
C’était en tout cas un épisode de Noël très réussi, avec une bonne idée et la possibilité de recommencer sur le même schéma avec un autre personnage en saison 2, si l’on voit très loin, puisque l’ange Dina tente d’intervenir pour Ed à la fin de l’épisode – sans succès.
J’ai bien ri et même si rien n’avance concrètement dans cet épisode et qu’il n’y a pas de gros cliffhanger de mi-saison, je suis quand même impatient de retrouver la série début janvier pour sa suite. Je suis faible à m’attacher comme ça à des séries qui ont peu de chance de renouvellement, mais je vais croire à un miracle de Noël, allez.
The Mayor – S01E13 – Death of a Councilman – 17/20 Si ce dernier épisode de la série est excellent, il n’a rien ni d’une fin de saison, ni d’une fin de série. Pas de cliffhanger insoutenable, mais pas de vraie conclusion non plus – à part la promesse d’une nouvelle dynamique qui aurait apporté de bonnes choses à la suite de la série. L’essai n’aura pas su se transformer, mais la série aura offert de bons épisodes (notamment son épisode de Noël). Je suis triste de la voir partir, mais c’est aussi parce que je suis un bon public face aux comédies et aux acteurs que j’aime.
The Mayor – S01E12 – The Pitch – 14/20 Un épisode sympathique, mais moins drôle que les précédents : on sent que la série a senti le bateau couler, je crois. L’ensemble du casting semblait un peu moins dedans et l’écriture n’était plus aussi efficace, malgré quelques bons moments. Un épisode un peu décevant – ça aide à digérer la pilule de l’annulation, j’imagine.
The Mayor – S01E11 – Lockdown – 16/20 Si j’ai cru à un huis-clos, en vain, l’épisode proposait d’excellentes dynamiques peu explorées auparavant dans la série. De bons moments en somme, je n’en démords pas : cette série avait du potentiel et son annulation est un grand gâchis. Mais bon.
The Mayor – S01E10 – Mama Rose Best – 15/20 Ce n’était pas leur meilleur episode, mais il était sympathique à s’occuper de la relation entre Dina et Courtney. Rien de nouveau sous le soleil pour cette saison 1 mais l’épisode avait toujours autant de bons jeux de mots, gags et personnages attachants.
Synopsis : La série raconte l’histoire d’une famille dont la vie ordinaire est bouleversée lorsque les parents découvrent que leurs enfants sont des mutants. Le problème, c’est que le gouvernement traque les mutants et que le gouvernement, c’est notamment le père de cette famille.
Pour commencer, s’il n’y avait pas Amy Acker dans le casting, je ne laisserais probablement pas sa chance à cette énième série Marvel et ce alors que j’adore les X-Men et les histoires de mutants. Soyons honnêtes, on a déjà beaucoup de séries de super-héros en ce moment et je ne sais pas s’il était nécessaire de nous en pondre encore une nouvelle, surtout quand l’histoire paraît on ne peut plus classique.
Le trailer ne donnait pas spécialement envie non plus, révélant toutes les scènes importantes du premier épisode, et révélant donc que l’histoire du pilot risquait bien d’être très prévisible. Qu’à cela ne tienne, c’est averti du fait que c’est un simple divertissement que je me lance dans le visionnage. On verra bien.
L’avis sans spoiler : Comme je partais très défaitiste avec cette série, je suis heureux de reconnaître que je me trompais. Certes, c’est une Origin Story tout à fait classique que nous sert The Gifted pour ses mutants, mais le premier élève met les petits pots dans les grands et compense son écriture par d’excellents effets spéciaux. Le casting est plutôt bon dans son ensemble et surtout la série parvient à établir de très bonnes dynamiques dès le départ : j’ai particulièrement aimé les liens familiaux de la famille Strucker, au cœur de ce premier épisode. Ils ne sont pas les seuls sur lesquels la série se concentre puisque nous avons également un QG de mutants. Franchement, tout cela nous donne un pilot qui tient la route et donne une base solide à ce qui sera peut-être ma meilleure surprise de la saison. J’attends de voir, mais pour le moment, c’est un coup de cœur parfaitement inattendu qui dépasse le cadre du divertissement banal que j’attendais qu’elle soit, ne serait-ce que grâce à ces excellents adversaires pour les mutants, mais je n’en dirais pas plus pour ne pas spoiler.
Note moyenne de la saison : 16/20
S01E01 : eXposed – 17/20
Malgré un début qui m’a fait un peu peur du côté de l’écriture peu originale, la série me plaît déjà beaucoup en proposant un épisode qui ne perd pas trop de temps en introduction. Nous sommes immédiatement plongés dans un univers de mutants, et c’est une très bonne chose de voir une série qui ne perd pas de temps (au moins, c’est clair : nous ne sommes pas sur Netflix). Le premier cliffhanger donne déjà envie de s’enchaîner toute la série… alors que je partais avec énormément d’a priori et de craintes. Comme quoi !
S01E02 : rX – 17/20 Un deuxième épisode à la hauteur du premier, continuant d’introduire avec brio chacun de ses personnages, des dynamiques intéressantes, des effets spéciaux bien fichus et des intrigues qui partent dans tous les sens, sans pour autant perdre le téléspectateur. Pour l’instant, coup de cœur de cette rentrée.
S01E03 : eXodus – 15/20 La saison retombe un peu, mais rien de grave : l’épisode se tient avec son intrigue plutôt intéressante et continue de mettre en place de quoi tenir toute l’année.
S01E04 : eXit strategy – 14/20
Cet épisode était moins bon que le souvenir que j’avais de la série. Soit j’étais trop motivé en octobre, soit je me la suis survendue tout seul. L’intrigue est intéressante, mais l’écriture est plutôt paresseuse en son genre, même pour la Fox. Cela fonctionnait mieux sur les premiers épisodes, mais le dernier acte de celui-ci est réussi tout pareil, avec une bonne scène d’action et une mythologie déjà bien en place.
S01E05 : boXed in – 16/20
L’intrigue avance à grands pas avec un fil rouge qui se dévoile peu à peu et promet une bonne intrigue à venir. Chaque personnage est exploité dans chaque épisode, ce qui n’est pourtant pas gagné vu leur nombre. C’est une série d’action qui fonctionne parfaitement sur moi, je suis à fond dedans.
S01E06 : got your siX – 15/20
Un épisode plus lent, mais toujours aussi réussi : il est question de voir comment une équipe pourrait émerger et fonctionner à partir des différents personnages que l’on connaît déjà. Comme tous les autres épisodes, je trouve que ça se dévore et je me suis laissé embarquer dans cette nouvelle histoire avec plaisir.
S01E07 : eXtreme measures – 14/20
À trop multiplier les intrigues, les scénaristes se perdent un peu, mais sur une saison qui semble bien partie pour 22 épisodes, il fallait ralentir le rythme à un moment – et c’est tant mieux. Pour l’instant, il n’y a que 13 épisodes commandés, mais j’aimerais bien une saison rallongée car la série a les personnages et les dynamiques pour plus, quitte à proposer quelques épisodes un peu moins bons comme celui-ci. Ce n’est pas un problème car ça permet de mieux connaître et apprécier les personnages avant qu’il ne leur arrive des soucis, ce qui ne devrait pas tarder vu le cliffhanger.
S01E08 : threat of eXtinction – 16/20
L’épisode repart de plus belle malgré la division des intrigues en apportant enfin de nombreuses réponses attendues depuis le début de la saison. Personnellement, je suis pris au piège de cette intrigue qui n’a même pas besoin de fil rouge pour me faire revenir. Chaque épisode nous fait même découvrir de nouveaux mutants, j’adore.
S01E09 – OutfoX – 18/20
Si j’ai bien aimé l’épisode, je trouve dommage la division totale des intrigues dans le début de cet épisode, même si je me doutais dès le début que le but était d’ensuite regrouper tout le monde pour un bon gros final. L’écriture était top et le cliffhanger vraiment bien amené. Je reste totalement fan de cette série pour laquelle j’accepte de laisser mon cerveau de côté afin d’être totalement baladé. Et puis, Amy Acker, quoi.
S01E10 – eXploited – 19/20
Pour conclure la diffusion avant une pause de fin de saison, The Gifted a souhaité monter les enjeux d’un cran et de prouver qu’elle n’était pas qu’un divertissement de base. Si d’un côté cela fait plaisir de la voir prendre du galon, ça ne se fait pas sans douleur, forcément. Le cliffhanger aura réussi à me surprendre et mène la série vers de nouvelles eaux : je suis curieux de voir ce que donnera la fin de saison dans trois épisodes (et j’espère vraiment un renouvellement).
S01E11 – 3 X 1 – 14/20 Un épisode de transition plutôt réussi, même si un peu trop calme et prévisible dans ses enjeux. C’est toujours un plaisir de voir enfin une série de mutants à l’écran, et rien que pour ça, j’attends impatiemment le renouvellement de la série désormais, même si son arc final me plaît moins que les débuts.
S01E12 – eXtraction – 16/20
Un épisode légèrement plus lent que ce que j’aurais voulu, mais qui prend bien le temps de mettre en place tous les éléments nécessaires pour délivrer une fin de saison réussie. La construction de l’épisode en deux intrigues distinctes fonctionnent toujours aussi bien et amène agréablement à un cliffhanger prenant.
S01E13 – X-roads – 19/20 Si je ne mets pas 20, c’est uniquement parce que cette fin de saison était prévisible, mais en même temps, c’était prévisible parce que bien écrit depuis le départ. Le coup de coeur se confirme en tout cas et je suis heureux du renouvellement pour une saison 2. Cet épisode ouvre de jolies pistes pour la suite tout en concluant les intrigues de ces treize épisodes qui ressemblent à une grosse introduction de ce qu’est capable de proposer la série. J’ai déjà envie d’en voir plus – mais soyons honnêtes, je suis friand d’histoires de mutants.
Synopsis : La série suit les aventures de deux hommes recrutés pour enquêter sur les activités inexpliquées de Los Angeles, l’un croyant au surnaturel et l’autre étant sceptique.
Pour commencer, je ne commence la série que parce qu’elle bénéficie depuis son annonce d’un buzz plutôt positif. Il faut dire qu’une sitcom qui ose s’aventurer du côté de la science-fiction et du surnaturel, ça m’intrigue, car on n’en voit que trop peu (je sais, je sais, je n’ai qu’à regarder Chuck et je serais servi pour la science-fiction). Son buzz positif, la série le doit à ses acteurs et notamment Adam Scott, qui portent déjà tout le comique de la série.
Le trailer était plus bon, mais je suis heureux de ne pas trop m’en souvenir : généralement, ça gâche la découverte d’une série en donnant toutes les scènes-clés, surtout pour une comédie. En même temps, il faut bien regarder pour se faire une idée de si ça peut nous plaire ou pas. Vous la sentez ma frustration des trailers ?
En tout cas, je suis prudent avec cette série, surtout qu’elle est diffusée sur la FOX, généralement plutôt connu pour être assez peu sympa avec les séries sortant trop des cadres – et en même temps, ce sont eux qui ont renouvelé Fringe à perte. Allez, je regarde et je vous dis ce que j’en pense !
L’avis sans spoiler : Avec un rythme vif, cette comédie parvient à faire sourire et provoque un ou deux rire. Les personnages sont rapidement introduits, de même qu’un fil rouge, qui fait hésiter entre une vraie série SF ou une comédie. Je suis curieux de voir la direction que Ghosted prendra car ils possèdent une intrigue digne d’une série plus longue. Les blagues passant pour le moment bien et la série bénéficiant pour l’instant d’une bonne réception critique, on tient peut-être là une des réussites de la saison. Je recommande, car elle devrait continuer à faire parler d’elle.
S01E01 – Pilot – 16/20
Techniquement, l’impression d’un épisode de 40 minutes en 22, mais c’est plutôt drôle comme rythme. D’ailleurs, la série n’essaye pas par tous les moyens d’être drôle, ce qui fait que ses blagues passent plutôt bien. C’est un pilot sympathique qui donne envie de voir la suite.
S01E02 : Jermaine the Zombie – 15/20 Moins dense que le pilot, cet épisode offre la possibilité de cerner ce que sera la série avec une intrigue à la semaine qui ignore totalement son fil rouge. Dommage, mais l’humour parvient à rattraper le tout.
S01E03 : Whispers – 16/20 Un bon humour, un fil rouge enfin développé et des guest-stars de qualité ont fait de cet épisode un vrai plaisir. Je suis très heureux du casting de Britt Lower dans la série, ça me console de l’annulation de Man Seeking Woman.
S01E04 – Lockdown – 18/20 Un super humour, du rythme, un huis-clos et une intrigue rondement mené ; le seul reproche qu’il me vient à l’esprit est l’absence du fil rouge, présent seulement une fois de temps en temps de toute évidence. Ils pourraient faire mieux de ce point de vue-là, mais autrement, c’est parfait.
S01E05 – The Machine – 13/20 L’humour est toujours là, mais en revanche, l’intrigue n’était pas géniale. Ils avaient au moins un bon guest-star, c’est déjà ça, et une conclusion sympathique ; mais on tient là leur moins bon épisode assez clairement.
S01E06 – Sam – 16/20 Une fois n’est pas coutume, cet épisode relève le niveau de la série en proposant un huis clos hilarant et réussi permettant de s’attacher un peu plus aux personnages. C’est donc très positif, même si la fin m’a paru énormément bâclée, faute de temps pour développer une intrigue qui aurait pu (et aurait dû) tenir 40 minutes…
S01E07 – Ghost Studz – 15/20 Malgré une intrigue de base pas très originale, la parodie prend bien dans cet épisode et j’ai passé un bon moment. En revanche, une sous-intrigue parfaitement inutile vient gâcher une partie de ces 20 minutes, et c’est dommage.
S01E08 – Haunted Hayride – 14/20 Une mi-saison d’une banalité sans nom, avec plus de temps d’épisode consacré à la dynamique du duo qu’à l’intrigue. Cela aurait été sympathique dans les premiers épisodes, mais ça commence à faire tard pour ce genre de scènes (heureusement, elles sont drôles et bien écrites). L’intrigue était banale et ignore toujours le fil rouge des débuts. Dommage.
S01E09 – Snatcher – 14/20 La reprise de la saison se fait dans la routine : l’épisode est bon sans être exceptionnel. La série ne décolle décidément pas, mais on ne peut pas dire non plus qu’elle s’écrase. Elle se poursuit sur un rythme un peu trop lent et c’est toujours aussi dommage. J’en attendrais un tout petit peu plus.
S01E10 – Hello Boys – 15/20 Contre tout attente, les scénaristes se souviennent finalement qu’ils avaient des envies de fil rouge et d’une intrigue suivie cette saison, et ça constitue le cœur de cet épisode. Après huit épisodes où tout cela était quasi-inexistant, c’est un peu tard et c’est très dommage, mais ça donne quand même envie de savoir ce qu’ils avaient dans la tête. Quant à l’humour, je n’ai pas réussi à me mettre dedans, mais il m’a paru au même niveau que d’habitude.