Salvation (S01)

Synopsis : Un étudiant du MIT découvre que la planète est sur le point d’être détruite par l’arrivée d’un astéroïde se dirigeant droit vers la Terre. Le compte à rebours commence : il reste six mois pour sauver la planète.

Saison 1 | Saison 2

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison.

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Pour commencer, j’ai lancé la série juste après avoir regardé deux épisodes de Will. Autant dire que c’est avec un début de migraine que j’ai lancé ce pilot, très curieux de voir ce qu’il donnerait. C’est le genre d’intrigues qui a priori a tout pour me plaire : de la science-fiction pure et un format parfait pour l’été. Juste ce qu’il faut comme dose sérielle, quoi.

Je n’ai pas grand-chose d’autre à dire dans cette intro, si ce n’est que la série est produite par Alex Kurtzman, un gros nom derrière beaucoup d’épisodes d’Alias et Fringe, rien que ça (il a fait plein d’autres choses avant, entre et depuis, mais je le connais surtout pour ça). Du coup, même si je ne connais personne dans le casting, on a une bonne base bien solide qui est un peu réconfortante, parce que c’est le genre d’histoire où, assez clairement, ça passe ou ça casse.

Allez, on va la faire courte pour cette intro et directement entrer dans le vif du sujet.

Note moyenne de la saison : 13/20

01Épisode 1 – Pilot – 14/20
I don’t wanna save 160 people. I want to save everyone.

J’ai aimé le début de cet épisode qui commence par quelques-uns des plans les plus marquants de la bande-annonce en les présentant comme un flashback sans trop d’intérêt. Soyons assez clairs dès le début : la série est un peu décevante, c’est très convenu, prévisible et de facture classique pour une série d’été. Du coup, ça me fait un peu peur de me lancer dedans : je me connais, je vais accrocher, mais là, ça passe ou ça casse, surtout côté renouvellement. On verra bien. Pour l’instant, c’est divertissant sans être révolutionnaire et ça surfe sur une tendance très à la mode (avec des plans qui semblent carrément être les mêmes que ceux de The Circle).

Allez, arrêtez-vous là si vous n’avez pas vu l’épisode, j’enchaîne maintenant avec les spoilers, le résumé et la critique détaillée.

Nous avons deux grosses intrigues principales dans cette série, tournant chacune autour d’un personnage principal qui doit amener le téléspectateur dans sa quête. D’un côté, nous avons donc Liam, le jeune étudiant brillantissime du MIT tout ce qu’il y a de plus classique, introduit après une nuit quasi-blanche et avec un retard dans une conférence où il se fait remarquer, n’ayant même pas pris le temps de mettre ses chaussures avant de venir. Mouais. On sent bien que la série ne se prend pas la tête dans son intro ni dans la rencontre entre Liam et Jillian.

De manière du coup prévisible, ces deux-là sont assez vite voués à finir ensemble, avec l’inévitable scène de sexe (assez coupée néanmoins, ça change) et un Liam qui se dit amoureux après moins d’une journée avec Jillian. Oui, bon, elle est très mignonne, mais c’est un peu tiré par les cheveux. La série se lance dans le méta car Jillian écrit des histoires, ça leur permet d’y aller lourdement sur le fait que Liam veut être un héros sauvant le monde, blablabla.

Un héros ? Oui, parce que Liam, c’est lui qui découvre grâce à ses recherches universitaires qu’un astéroïde s’apprête à percuter la Terre dans quelques mois. Il prévient donc son prof, mais ce dernier se fait ensuite enlever. Oh, ça sent bon la conspiration gouvernementale avec un faux suspens dans une course-poursuite à vélo qui n’est pas sans rappeler 13 Reasons Why. Il y avait du bon malgré tout, des petits gags qui m’ont fait sourire, comme la règle des 15 minutes à la fac (je le confirme, ça existe toujours et même en France).

Perturbé par la conspiration qu’il sent bien se pointer, Liam se rend auprès de Darius pour tout lui révéler. Darius ? Oh, c’est le Tony Stark de Salvation, le riche entrepreneur de Tanz Industries (hum, on n’est pas si loin de Stark Industries franchement, jusque que dans les locaux et leurs looks) introduit lors de la conférence plus haut. Armé de tout un tas de gadgets futuristes improbables, Darius a aussi des connexions au gouvernement, qui lui permet de comprendre qu’en fait, les officiels hauts placés savent très bien ce qui se trame dans l’espace.

Oui, mais c’est seulement les hauts placés parce que l’autre personnage que l’on suit beaucoup dans cet épisode, Grace, a beau être porte-parole de la Défense, elle n’en avait pas la moindre idée jusqu’ici. De Grace, il faut retenir qu’elle est divorcée, qu’elle couche au Pentagone avec son patron qui ne lui a pas dit pour l’astéroïde et que sa fille, Zoey, vient d’être diplômée et veut un futur. Tout ça, et une narine super étrange plus grosse que l’autre ! Pardon, c’est nul de dire ça, mais je ne sais pas, ça m’a perturbé sur certains plans et après, je ne voyais plus que ça. Oups.

Bon, donc, on en arrive aux révélations sur la planète prête à être détruite, avec des plans gouvernementaux mal montés qui n’ont aucune chance. Comme bien sûr, on touche au haut du pouvoir, on se retrouve ensuite en soirée chic. Au cours de celle-ci, Liam se fait draguer par une journaliste persistante et bien renseignée qui commence son enquête sur lui et Darius recrute Grace pour approfondir son plan contre le gouvernement.

Son plan ? Créer l’arche de The 100, car il suffit de sauver 160 personnes pour que la race humaine survive. Cela ne plaît pas, ni à Grace, ni à Liam. L’un et l’autre se retrouvent face à un dilemme malgré tout. Grace se rend compte que son mec lui ment quand il lui dit que le plan fonctionne bien, grâce à un technicien qui se fait assassiner (conspiratiooooon, coucou Prison Break), Liam est amoureux mais eh, il sacrifie son amour pour la race humaine, que c’est beaaaau.

Bref, le cliffhanger, c’est que Darius, Grace et Liam sont réunis et prêts à mettre au point un vrai plan pour sauver la planète de l’astéroïde. Vous l’aurez compris, il n’y a rien d’original dans cette série, on prend des éléments de séries et films à succès, à droite, à gauche, on bidouille un peu et on livre un truc très classique, mais malgré tout divertissant. Il va falloir voir comment ça évolue, mais pour le moment, c’est un sans plus.

02Épisode 2 – Another Trip Around the Sun – 14/20
We need to think bigger than the government

Pas de surprise sur ce second épisode qui nous livre une série tout ce qu’il y a de plus classique, avec des ficelles grosses comme tout et des complots pleins de rebondissements à provoquer des infarctus à mamie. Au moins.

L’épisode nous propose trois grosses intrigues en parallèle sans être franchement original donc, mais c’est sympathique malgré tout. En fait, je ne change pas spécialement d’avis sur la série pour l’instant.

Tout d’abord, l’épisode commence par Grace qui se réveille le jour de son anniversaire de la pire des manières possibles avec un cauchemar où sa fille était en train de mourir dans ses bras. Ben oui, bien sûr, c’est stressant de savoir que la fin du monde approche. Par chance, son amant lui avoue la vérité, toute la vérité.

Oh, j’aimerais bien le croire, mais ça pue la manipulation à 150 km. Et en effet, c’est le cas, car il se garde bien de lui dire qu’ils ont tué le technicien de la semaine dernière. Pour ça, Grace peut compter malgré elle sur l’aide d’Amanda qui malgré ses 20 ans à tout péter est déjà une journaliste tellement talentueuse qu’elle connaît le nom du projet Atlas et sait que le type s’est fait assassiner. C’est si facile la vie. Amanda interroge donc Grace, mais c’est en fait elle qui se fait pomper toutes les infos qu’elle a (pas grand-chose finalement) comme une bleue.

Convaincue d’être trahie par le gouvernement, Grace accepte donc de trahir son gouvernement et de détourner de l’uranium. C’est grosso modo le moment à suspens de la semaine et ça ne se fait pas sans quelques énormités, comme Grace qui intimide un garde avec un soi-disant supérieur tout puissant ou Darius qui pirate le téléphone du boss/amant de Grace pour lui sauver les arrières. Le tout se produit après une scène où Grace est grillée à 1 000 km en train d’ouvrir l’attaché-case top secret de son amant. Franchement, c’est gros…

Oui, c’est gros, mais pas autant que Darius et Liam au beau milieu d’une réunion secret défense. Déjà, Darius, avec son attitude à la Stark toujours, en train de se moquer des officiels et de se la péter, c’est énorme… mais alors Liam, l’étudiant maladroit, présent là alors qu’ils n’hésitent pas à buter les simples techniciens ? Faut pas déconner, sérieux.

Darius est celui qui m’a le moins passionné encore cette semaine (désolé, je sais qu’il y a des fans dans les lectrices de cet article mouahaha). Pourtant, il avait la chance d’avoir une bonne moitié de ses scènes avec une actrice que j’aime bien depuis Lost malgré son nom imprononçable, Zuleikha Robinson. Fraichement débarquée de Still Star-Crossed, qui de toute façon ne fera pas de vieux os, l’actrice incarne cette fois une riche investisseuse, avec, bien sûr, la relation plus qu’amicale envers Darius. C’est gros, c’est convenu, ça ne fonctionne pas si bien que ça, mais ça permet un financement improbable refusé par le gouvernement à cause de son protocole.

Ben voui, vous pensez bien que le gouvernement a un gros protocole de sécurité qui l’empêche de se ruiner pour sauver le monde… par contre, les investisseurs privés qui n’ont aucune idée du projet, ça n’hésite pas une seconde, c’est bien connu.

Enfin, Liam est persuadé d’être suivi pendant tout l’épisode, et c’est bien le cas, parce que Darius le fait suivre. On ne le découvrira qu’en fin d’épisode bien sûr, et je vais dire que ça m’a surpris même si c’est probablement parce que je n’étais pas si attentif que ça. Quoiqu’il en soit, Liam fait d’une pierre deux coups : il retrouve son professeur finalement pas enlevé mais juste planqué par peur pour sa sécurité (OK, ça m’a fait rire, mais pourquoi pas, ça a eu le mérite de me surprendre) et il le ramène à Darius en fin d’épisode.

J’ai parlé de deux coups, parce qu’en fait, l’argent que Darius lui donne, il l’utilise pour acheter des auditeurs, dans la rue, à la lecture publique de Gillian. Ce pourrait être mignonnet si ce n’était pas si creepy ! Il lui achète donc un faux succès à base de passants dans la rue, je pense qu’elle aurait pu s’en passer, mais bon. C’était une scène marrante et ça nous les affirme comme couple, alors même qu’ils ne se parlent pas.

Cela ne plaît pas trop à Darius qui trouve que la fille est un problème (OK ?) alors que, dans son coin, Amanda a réussi à trouver le nom de famille de Liam et commence à recoller les pièces du puzzle, tout en commentant sa petite affaire parce que tout le monde fait ça bien sûr.

Bref, c’est une écriture paresseuse qui réserve malgré tout quelques surprises parce que j’étais un peu trop occupé à emballer les cadeaux des anniversaires auxquels je me rends ce soir et demain. On a eu droit à quelques décors supplémentaires (l’usine), du faux suspense (la boucle d’oreille), du méta (Superman en deuxième page/deuxième épisode) et des avancées dans l’intrigue pour un peu tout le monde. En plus, on a pas moins de trois cliffhangers, puisque l’amant de Grace se rend compte qu’elle le manipule et le trahit en fin d’épisode.

Et vous savez quoi ? Le pire, c’est que ça fonctionne, je serais encore là la semaine prochaine…

Capture d'écran 2017-07-29 15.32.37.pngÉpisode 3 – Truth or Darius – 14/20
Maybe you’re done fighting, but I’m not.

Mon ordinateur est en train de me lâcher violemment, il tourne sans cesse et mon antivirus rame tout autant actuellement, mais allez, je ne vous abandonne pas tant que je peux rester ! Et puis malgré ces conditions désastreuses, je peux bien regarder Salvation, ce n’est pas non plus comme si ça demandait une concentration folle.

Grace se réveille dans les bras d’Harris qui ne la confronte toujours pas sur ses activités nocturnes, mais l’emmène au contraire en réunion top secrète (logique, quand tu as des doutes sur quelqu’un, non ?) où elle apprend que Darius a six jours pour fournir un plan qui marche bien, sinon ils explosent le météore en plein de météorites allant nous tuer les russes et les chinois, mais pas les américains. Joie. 1 million de gens en moins sur Terre, ça réglerait quelques problèmes, mais ce n’est pas bien éthique.

Voilà, elle va donc passer le reste de l’épisode à s’engueuler avec son amant parce que tuer les gens, c’est mal, et avec Darius, parce que eh, elle a fait beaucoup pour lui et ce n’est toujours pas assez. Elle se débrouille comme elle peut pour obtenir plus de temps, mais franchement, j’ai un peu de mal. Il est à peu près évident que la solution des météorites est la meilleure : le problème des météorites pourrait à son tour être traité ensuite comme une priorité, mais ça sauve quelques millions de personnes en attendant. Je dis ça, je ne dis rien.

À Tanz Industries, le professeur et Liam continuent de travailler H24, tentant de nous faire croire que personne n’a dormi depuis plusieurs jours. Passionnant, mais ridicule. Personne ne peut être efficace, peu importe le nombre de café, après autant de jours sans dormir, hein. Ce sont de bien mauvais scientifiques s’ils ne connaissent pas les effets bénéfiques d’une sieste de 20 minutes… Ou d’un vrai travail d’équipe, d’ailleurs, parce que réaliser l’impossible, c’est déjà un projet fou, mais le faire à deux, bein…

Amanda débarque en tant que simple visiteuse et réussit à draguer Liam, qui a la chance d’avoir ensuite à gérer Gillian qui vient le voir sur son lieu de boulot, normal. Amanda les observe bien sûr, ça va sans dire. J’ai dit normal, mais c’est tout un bon et large plan de la part de Darius qui joue avec ses cartes et propose du boulot à Gillian dont il prétend être fan. Pourtant, la citation de son bouquin est clairement mauvaise.

Qu’à cela ne tienne, elle se rend aussitôt prévenir Liam qui, plutôt que de dormir, joue donc aux jeux vidéo. Ben oui, bien sûr. Celui-ci prend mal la nouvelle de son boss interférant complètement dans sa vie et il n’est pas au bout de ses surprises, car Darius s’attaque ensuite à Amanda.

Les scénaristes tentent de nous faire croire qu’il n’aurait peut-être pas dû, car Amanda sait pour l’uranium. Seulement, c’est Darius, donc il a tout prévu et nous l’endort comme il peut. Bon, Amanda est loin d’être idiote, elle ne le croit probablement pas, mais au moins, ça gagne du temps.

D’ailleurs, c’est précisément ce que cherche à faire Liam de son côté : gagner du temps en travaillant dur. Oui, oui, il travaille très dur : c’est une intelligence artificielle qui fait absolument tous les calculs et travaux scientifiques, lui se contente d’être stratégique et heureux que ça fonctionne, quitte à rester pieds nus parce que c’est connu que tout le monde dort pieds nus dans un labo pas quitté depuis plusieurs jours. J’ai ri, désolé, mais c’est tellement dans les clichés tout ça.

Bon, bien sûr, leur solution merveilleuse qui devait tous les sauver s’avère être un échec total et, pour couronner le tout, Harris comprend que celle-ci le trahit et est incapable de gérer son fils. De son côté, Liam voit que Grace est embauchée par Darius pour sélectionner les 160 personnes qui pourraient repeupler la planète. Bien évidemment, c’est logique, tout le monde prévoirait un plan de secours en cas d’échec, mais Liam semble mal le vivre.

Mal le vivre, c’est un peu ce qui arrive à Harris lors du lancement du missile censé détruire Samson, notre astéroïde géant voulant détruire la planète. En effet, Darius a bien évidemment les moyens de détourner la force de frappe de la NASA après avoir piraté l’agence, normal. Les cliffhangers consistent donc à nous montrer la face sombre du milliardaire qui profite aussi de ces quelques minutes pour faire en sorte qu’Amanda se prenne une voiture en pleine face, ça ne doit pas faire du bien !

Bon, la série continue de ne pas surprendre, mais son intrigue plutôt classique se déroule bien. Je me marre bien devant les épisodes, surtout ces moments qui sont clairement faits pour résumer aux spectateurs ce qui se passe (outre les flashbacks, on a droit à Grace qui nous explique que le coup de fil du président vient de décider de la mort de tout un tas de gens, merci, j’aurais jamais compris sans toi) ou qui sont des répliques humoristiques entendues des quinzaines de fois avant (oh, quand quelqu’un dit « respectueusement », cela veut dire qu’il va manquer de respect, wouhouhou). Bref, je m’amuse, mais c’est tout ce qu’il y a de plus banal et c’est dommage car j’aurais aimé tellement plus de cette série ! Tant pis, il faudra avec… ils ont au moins un titre d’épisode qui m’a fait sourire.

04.pngÉpisode 4 – The Human Strain – 14/20
I need you to find out who it is. Find Salvation.

Bon, donc ce n’est pas Darius qui nous a piraté la NASA, mais ça ne suffit pas à rendre la série passionnante pour autant et j’ai même eu du mal à me motiver à faire cet article. Ce n’est pourtant pas la pire série que j’ai pu voir cette semaine, mais je ne sais pas, je n’étais pas dedans.

L’épisode commence tellement bien avec une vente aux enchères qui nous montre que Darius veut sauver la culture de l’apocalypse, comme c’est mignon. Cette scène nous permet de décrypter en fait tout le reste de l’épisode à venir, mais il ne faut pas le dire, on ne le sait pas encore.

En effet, Darius va se faire arrêter par Harris et ses hommes afin d’être interrogé sur le piratage de la semaine dernière. Bien sûr, il clame son innocence et, même s’il est arrêté sous le Patriot Act, il n’est pas torturé dans un premier temps. Je trouve qu’ils lui ont laissé bien du temps sans la menace de la torture et, à l’inverse, que la torture, une fois utilisée, a été extrêmement rapide dans l’escalade. Comme il n’a pas tout de suite été torturé, il a pu demander à parler à Grace et on lui a autorisé. Apparemment, elle ne culpabilise pas plus que ça de l’avoir balancé et tout le monde s’en fout pas mal des liens de Grace avec lui, alors que là encore, ça mériterait un interrogatoire.

Mais non, Grace est libre de faire ce qu’elle veut et, comme Darius se débrouille pour lui filer une puce qui fait que son intelligence artificielle la reconnaît comme étant Darius, elle s’en tire plutôt bien cette semaine. Pourtant, ce n’est pas faute de parler de l’uranium quand elle interroge le suspect. Je sais bien que personne ne la soupçonne de quoi que ce soit officiellement, mais d’où un murmure n’est pas enregistré par les micros de la salle d’interrogatoire ?

Enfin bon, nous n’en sommes pas à ça près avec cette série. Grace retrouve Liam et je dois dire que j’aime bien ce duo, qui passe son temps à être baladé par Darius. Dans leur première scène ensemble cette semaine, ils comprennent qu’ils ne devraient pas lui faire confiance, mais bien sûr la série n’est pas des plus subtiles pour nous faire comprendre qu’ils se trompent. À mener l’enquête ensemble, ils finissent par tomber sur Salvation, le vaisseau capable d’embarquer 160 personnes vers Mars.

160 ? C’est le nombre de gens suffisant pour assurer la survie de l’humanité, souvenez-vous. Au pire, si vous ne vous en souvenez pas, vous pouvez compter sur Gillian pour vous le rappeler. En effet, elle commence son travail à Tanz industries et galère un peu à se faire sa place au milieu des scientifiques cherchant à sauver notre espèce. Elle vit très mal son complexe d’infériorité, jusqu’à ce qu’elle comprenne que Darius lui a demandé d’être là pour une bonne raison. Bien sûr. Cela permet de finir l’épisode sur un joli discours affirmant la nécessité des artistes pour maintenir l’espoir. Que c’est mignon !

Bon, bien sûr, ce n’est pas faux, les débats sont sympathiques, mais alors la conclusion est d’une lourdeur sans nom. Ce n’est pas elle l’artiste qui me donnera de l’espoir, je vous le dis ! Surtout qu’elle se pense intelligente, sait que Darius ne fait rien sans raison… mais n’a toujours pas compris que la fin du monde arrivait et que son travail était un moyen de sauver l’humanité. Nous voilà bien si c’est ça qui doit choisir qui survit ! Bon, à sa décharge, elle comprend allons savoir comment que Grace est du gouvernement.

Bref, Liam et Grace finissent donc par trouver Salvation, l’alibi de Darius pour le hack de la NASA : et oui, à lui tout seul, il a construit le vaisseau qui allait sauver l’espèce humaine dans un sous-sol plus grand qu’un immeuble de huit étages. Tout va bien, c’est parfaitement crédible.

Malheureusement, ils ne peuvent pas le dire aux autorités car l’uranium est là. Tu parles d’un innocent : il n’avait besoin de l’uranium que pour son arche de Noé et pas pour le test de Liam. Bon, à la recherche du coupable, Grace se rend compte qu’elle a vraiment besoin de Darius dans sa vie et se démerde donc pour que sa torture cesse et qu’il soit libéré, après s’être fait raccrocher au nez pour la 15e fois de l’épisode. Logique.

Ce plan totalement improbable finit par fonctionner à merveille, Darius comprenant que le hack de la NASA vient de… sa machine d’arcade, celle-là même avec laquelle Liam passe ses pauses au lieu de dormir. Pour une raison inconnue, Liam se retrouve à nouveau à courir pieds nus à travers Tanz Industries pour réparer les dégâts, et bien sûr, il y arrive juste à temps pour que le missile détruise l’astéroïde. Souvenez-vous, ils avaient deux fenêtres pour le faire, et ceci est la seconde.

Tout est merveilleux, mais bien sûr, le missile rate sa cible, cette fois sans piratage. Tout ça pour ça. Alors que l’humanité semble perdue et Salvation la dernière solution, Liam a néanmoins un éclair de génie qui lui permet de faire en sorte que l’EM drive fonctionne. C’est là notre cliffhanger : il a la solution pour sauver le monde et réveille son prof pour lui dire. Ce professeur Craft passe tellement de temps à faire de la figuration et dormir que je n’ai plus trop confiance à lui, surtout quand le traître ayant piraté la NASA est retrouvé suicidé (ben voyons) dans les appartements de Darius.

Du coup, c’était un peu mieux que prévu cette semaine, avec quelques rebondissements que je n’avais pas vu venir, ça change. Espérons que la série continue dans cette direction et arrête l’utilisation de proverbes pourris et phrases clichées !

Capture d'écran 2017-08-07 15.17.10.pngÉpisode 5 – Keeping the Faith – 13/20
The EM drive is no longer safe in Tanz Industries and neither are you.

Cette semaine, nous avons eu le droit à deux épisodes, rien que ça, et ce n’est pas forcément une bonne chose, franchement. La série, malgré sa récente amélioration, reste de qualité médiocre et est tout juste bonne pour les trajets en RER. Je suis violent, mais il faut bien reconnaître ce qui est, ça ne casse pas trois pattes à un canard.

L’épisode 5 reprend sur Darius en pleine vendetta cherchant à venger son Laslow, l’homme de main qui s’est « suicidé » dans l’épisode précédent et qui aurait piraté la NASA. Il est évident qu’il ne peut être coupable aux yeux de Darius, ce qui signifie qu’il ne l’est pas du tout, parce que eh, Darius ne se trompe jamais. Il fait donc en sorte que le laboratoire soit déplacé avec l’EM Drive et il envoie Liam et le professeur Craft avec. Voilà, zéro surprise pour moi, je commençais à soupçonner le professeur, mais là, c’est juste trop gros pour être un hasard.

Et effectivement, le camion qui les transporte est détourné par une bande d’hommes armés jusqu’aux dents et russes. Les réactions du professeur laisse peu de place aux doutes sur ses véritables intentions et je remercie les scénaristes de ne pas avoir trop fait durer le suspense : il est la taupe qui balance toutes les informations aux… russes. Et oui, le reste du monde existe soudainement pour faire des russes les grands méchants. Bienvenue dans les années 90. En même temps, tout le reste de la série sonne très 90 lui aussi, ça n’aurait pas dû me surprendre autant !

Liam comprend le double jeu de son professeur, mais plutôt que de profiter de cette information pour s’échapper, avoir plus d’infos ou jouer de ce fragile pouvoir, il préfère tout de suite avouer qu’il sait. Comment sait-il ? À coup de flashbacks. Bon, au-delà de ces flashbacks bien lourds pour nous expliquer que eh, tout est prévu d’avance, je suis forcé de reconnaître que, ça, au moins, c’est bien écrit. L’intrigue générale se tient, les motivations de Craft aussi.

Comme Darius a affirmé quelques minutes plus tôt qu’il saurait absolument tout ce qu’il se passe à proximité de l’EM Drive et du convoi, cela ne surprendra absolument personne qu’il ne soit pas informé immédiatement de son détournement. Au lieu de ça, il doit faire face à un nouveau problème : le gouvernement ne veut plus le financer, mais en plus, il veut récupérer son argent. Ben oui, bien sûr, leul.

Même si elle n’est pas d’accord avec le procédé, Grace se rend auprès de Darius pour récupérer les fonds et tenter de regagner sa confiance en Darius. Ce n’est pas fou et pas crédible pour deux sous, mais qu’importe, il l’emmène en voyage dans la maison de vacances de Laslow. Là-bas, tous les deux tombent comme par hasard sur Teresa/Tess, le premier amour de Darius qui n’est toujours pas remis du fait qu’il lui a apparemment brisé le cœur. Si ce n’est pas mignon, notre multi-milliardaire cache un lourd passé triste, c’est si… attendu !

En plus, il utilise donc le nom de la nana pour son intelligence artificielle, IA qui était utilisée tous les jours par le frère, donc. Magique, tout simplement, mais ça me permet de cocher un point du Bingo au moins.

Bref, toute cette histoire suffit à rétablir la confiance perdue de Grace envers Darius. Du coup, ils retournent au Pentagone (qu’importe le nombre d’heures de route, ouais) pour aider Harris et sa collègue. Ces derniers ont mené leur petite enquête de leur côté et découverts que la NASA n’était pas la seule à être piratée : l’Inde l’a été aussi, de même que le reste du monde. Tiens, le reste du monde existe alors ?

Et en plus, le reste du monde n’est pas forcément con, car les Russes savent que la Terre approche de sa fin. Une partie de moi espère que Darius a raison et que tous ces imbéciles vont s’entretuer et détruire la planète, histoire que la saison 2 soit dans l’espace avec d’autres problèmes. Ouais, ça me plairait de voir une saison 2 avec les 160 seulement. C’est mon côté fan de SF ou pur sadique, allez savoir. Bref, Grace réussit à convaincre tout le monde de laisser Darius utiliser des procédés illégaux pour retrouver Liam sur un ordinateur auquel il n’a normalement pas accès et qui est habitué à des activités tout aussi illégales. Cela fonctionne et ils retrouvent notre pauvre Liam qui n’a même pas eu l’occasion d’être pieds nus dans cet épisode (ça me fait beaucoup trop rire, pardon).

Oui, pauvre Liam, qui se retrouve à dialoguer avec un Craft totalement allumé du cerveau qui nous pond qu’il considère Liam comme son… fils ? Euh… Ils ont eu trois scènes à tout casser depuis le début de série. Bon, passé ce sentiment de paternité ridicule, Liam nous sort une grande phrase de héros, se saisit d’un flingue et nous tue Craft. Bon débarras.

Malheureusement, cela ne suffit pas à arrêter les russes qui embarquent à bord d’un avion avec l’EM Drive. Non mais on peut reconnaître que Liam est plutôt doué pour s’enfuir, tuer des gens et tirer sur des avions en plein vol. Quant à Darius et Grace, ils débarquent juste à temps pour voir l’avion russe s’envoler et disparaître dans les airs. Grace se retrouve à faire un câlin à Darius, c’est mignon.

Enfin, il me reste à parler d’Amanda qui est finalement encore en vie après son accident… mais aussi en pleine forme et déjà capable de retourner au boulot, où elle est contactée par Resist, un groupuscule pour la paix dans le monde, l’écologie et la défense des papillons. Pardon, je caricature un peu, mais vous voyez l’idée. En plus, je vous ai fait l’impasse sur le moment où elle fouille la poubelle pour retrouver le portable qu’ils lui ont donné contre l’avis de son boss qui veut qu’elle lâche l’enquête…

Amanda poursuit donc son enquête et cela lui permet de parler un peu avec Gillian, dont elle devient l’unique amie à Washington. C’est trop simple, surtout que Gillian ne tient pas l’alcool et parle beaucoup trop sous la caution de « Oh, t’es une amie de mon mec ». Nous ne sommes pas au bout de nos peines avec cette série, qui se termine cette semaine par Liam qui ressasse le meurtre de son prof ! Mazette, qu’est-ce qu’on s’amuse !

06.pngÉpisode 6 – Chip Off the Ol’ Block – 11/20
You’re talking about World War III.

C’est reparti pour Salvation qui a l’amabilité de recommencer par un résumé, puis des flashbacks de ce qu’il y avait dans le résumé. On ne sait jamais, des fois qu’on ne sache plus bien où on en était…

On reprend donc par Liam qui se réveille auprès de Jillian (avec un J, il faut que je le retienne) qui découvre ses bleus. La nuit a été mouvementée clairement, et maintenant qu’il passe du côté obscur des gens qui en ont tué d’autres, il a le droit de porter une veste en cuir pour aller à une réunion bien importante où grosso modo, on le fait passer pour une merde, lui autant que Darius.

Tanz Industries se fait gentiment retirer de l’affaire, et effectivement, c’est une bonne chose a priori… mais pas dans cette série, bien sûr. Loin de lâcher l’affaire, Darius embarque Liam pour Londres où il retrouve… WALTER BISHOP. Hum, pardon. Fanboy total de revoir l’acteur de Fringe, même si John Noble m’a paru deux fois plus jeune (sérieusement, botox ou juste un régime ? ou c’est le look + bronzage qui le rajeunit ? Y a que moi que ça a choqué ?).

Dans Salvation, John Noble est donc l’oncle de Darius, Nicholas, et il possède bien sûr la météorite dont ils ont besoin pour l’EM Drive. Le problème, c’est que Nicholas a une dent contre Darius et refuse de lui donner. En plus, il y a un russe sur le coup de l’achat, bien sûr.

Face au refus, Darius annonce le plus gentiment du monde qu’il compte bien voler la météorite. Normal.

Grace découvre que sa fille sait prendre en main son futur, ce qui la fait encore plus stresser concernant le futur et lui donne encore moins envie de voir ses parents. Cela dit, je la comprends, vu comment ses parents sont lourds avec sa vie sentimentale (oh, je te connais papa de Grace). Faut dire l’arrivée de Darius n’aide pas, mais eh, j’y reviens plus bas parce que je vous racontais le début de l’épisode là, pas le milieu, et au début, elle a une réunion de boulot importante, celle-là même où Tanz se fait descendre en flèche.

Elle apprend que la Russie a cessé toute activité diplomatique avec les USA et contacte sa pote diplomate russe, ça tombe bien. Celle-ci ne peut lui parler officiellement, mais prends le temps de s’arrêter trois minutes pour refaire un lacet et lui toucher l’épaule. Oui, ben meuf, si t’es surveillée comme tu penses, là, tu viens de leur indiquer clairement que tu communiquais avec l’ennemi. En plus, elle ne communique pas n’importe quoi, mais l’idée que le projet Atlas est la raison pour laquelle la Russie est devenue l’ennemie. Hum.

De son côté, Jillian recontacte Amanda pour un déjeuner suite à sa dispute avec Liam. Elle contacte donc une amie de Liam pour se plaindre de Liam et de la peur qu’elle a qu’il lui mente. C’est parfaitement logique, autant qu’Amanda qui grille sa couverture en l’invitant au journal pour manger. NORMAL.

Amanda lui balance toutes les infos qu’elle a, rassurant Jillian de toutes les inquiétudes qu’elle provoque. Il faut dire qu’elle y voit un intérêt : faire de Jillian sa source, mais de manière officielle cette fois. Pas de bol pour elle, Jillian préfère faire son enquête d’elle-même quand elle trouve la veste ensanglantée de Liam qu’il a bien sûr gardé chez lui. Elle force donc Liam à tout lui révéler, puis lui fait une crise parce que bouhou il a gardé l’info 100% classée secret défense pour lui plutôt que de lui dire. Mais oui, Jillian, bien sûr, t’as raison.

On en arrive au milieu d’épisode, donc, où Darius demande de l’aide à Grace (qui en demande à Harris) pour voler la météorite. Bien sûr, Liam débarque pile à ce moment pour faire sa crise et demander à aller sur le terrain. Bien sûr, bien sûr. Bien sûr, Grace connaît la bonne personne pour les faire retourner en Angleterre sans que personne ne le sache : son père, qu’on vient juste de rencontrer, bien sûr. BIEN (putain de) SÛR. C’est tellement gros tout ça, franchement. Je veux dire, je veux bien que ce soit un divertissement, mais ils pourraient au moins essayer de ne pas tous nous prendre pour des idiots finis.

Désormais, le sort du monde repose donc sur Harris et Liam partant pour l’Angleterre. C’est là que je suis bien content que ce ne soit qu’une fiction, parce qu’autrement, on serait foutus, je vous le dis.

Pendant ce temps, Grace apprend à connaître Darius en lui faisant raconter son passé avec son oncle et Tess. Passionnant.

Le vol de la météorite se passe bien sûr mal car des russes débarquent au moment clé, mais c’est sans vrai problème que Liam et Harris s’en tirent, ce qui permet à Grace et Darius de se rapprocher dix secondes, avant que Grace ne finisse quand même dans les bras d’Harris, sous les yeux de Darrius. C’est malin.

Côté réalisation, on passe une étape, avec un flashback de l’épisode dans l’épisode, même pas quinze minutes après. Sérieusement, cette série prend ses spectateurs pour des attardés et je me souviens pourquoi je n’aime pas les séries CBS habituellement.

Tout ça se termine par une troisième guerre mondiale qui se prépare entre Russie et USA. Charmant. L’histoire n’est pas mauvaise, mais la réalisation et l’écriture laissent franchement à désirer pour moi. On enchaîne les moments de « comme par hasard » et les énormités scénaristiques, sans compter l’absence de crédibilité dans plein de scènes. Je pense que je n’étais juste pas d’humeur à ça aujourd’hui, et ça n’a pas aidé que je ne fasse rien d’autre devant l’épisode. Je conserve la moyenne car je ne m’ennuie pas devant la série et que sur le long terme, l’histoire peut être intéressante. N’empêche que ce n’est pas dingue.

07.pngÉpisode 7 – Seeing Red – 15/20
Atlas is a dead program, Grace.

C’est reparti pour non pas un mais deux épisodes de Salvation. Je crois qu’ils testent ma patience, je ne vois que ça. Ils ont intérêt à m’apporter un point du Bingo, parce que je ne suis pas motivé du tout. En plus, ce titre d’épisode, ils n’ont juste pas le droit, pas après Buffy.

L’épisode commence par une conférence de presse mal gérée par Grace qui n’a juste rien à dire aux journalistes, faute de pouvoir leur révéler ce qu’elle sait. Amanda nous est une fois de plus présentée comme la seule intelligente dans la pièce, la seule à savoir ce qu’il se passe. Moui.

De son côté et malgré les menaces russes, Harris est forcé par la hiérarchie à agir. C’est con, il préférerait rester dans son coin à ne rien faire, clairement. Grace tente de lui sous-tirer des informations, mais elle n’y parvient pas et, comme elle mentionne le projet Atlas, elle éveille les soupçons d’Harris plus qu’autre chose.

Pendant ce temps et au grand dam de Darius, Liam tente désespérément d’avoir des nouvelles de Jillian, mais celle-ci refuse de lui répondre. Ce petit chanceux a tout de même la visite d’Amanda, qu’il accepte de voir pour avoir des nouvelles de Jillian. Elle n’en a pas, mais ses informations sont effectivement intéressantes.

Il les apporte aussitôt à Darius, précisément en train de se plaindre à Grace de l’état dans lequel se trouve le monde. Passionnant, j’vous jure. En toute logique, Darius et Grace décident de se rendre en Russie et de manière tout aussi logique, Grace raconte enfin à sa fille qu’elle est en couple avec Harris.

De manière tellement prévisible que j’en parlais dans la critique précédente, la conversation entre Katia et Grace a été enregistrée et révèle que Grace savait pour le projet Atlas. Hop, elle est dans la merde, mais comme elle est en chemin pour la Russie, ils ont bien du mal à la trouver et ça énerve Harris, qui se précipite pour voir Zoey, la fille de Grace. C’est con, elle les pensait ensemble.

En Russie, les choses se déroulent assez rapidement et Grace retrouve aussitôt Katia. Celle-ci révèle à son amie et Darius que le projet Atlas est une arme visant à détruire la Russie. Grace et Darius lui révèlent en échange que le monde est sur le point d’être détruit. Bien joué, la confidentialité. Ils louent un hôtel le temps que Katia essaye de convaincre son gouvernement de leur parler. Joie.

Liam, quant à lui, continue de creuser auprès d’Amanda, pour avoir autant de réponses que possible. Les deux flirtent tellement qu’ils finissent par s’embrasser… ce qui est le parfait prétexte pour que Liam copie son portable.

Grâce à ça, il parvient à donner des informations utiles à Darius. Avec Grace, ils comprennent ainsi que le projet Atlas est bien une arme, qui permet de détourner un astéroïde… le problème c’est qu’Atlas a donc bien été utilisé, et nous l’avons vu au début de la série : c’était même la première scène. OK, ça c’est une information utile, qui fait des américains les méchants.

Grace et Darius se rendent à leur rendez-vous avec le gouvernement russe, pour éviter de justesse une voiture piégée (et prévisible) et découvrir que Katia est morte, ce qui bouleverse Grace, loin de se douter que ce n’est que le début de ses emmerdes.

En effet, Liam balance à Harris beaucoup trop d’informations, certaines sans le savoir (l’uranium, par exemple), d’autres plus volontairement, genre leur localisation à Moscou. Le problème, c’est qu’une fois qu’Harris enquête sur l’uranium, il comprend tout et lui retire ses accès. Pour ne rien arranger, les russes mettent le meurtre de Katia sur le dos de Grace & Darius, ce qui constitue en fait le cliffhanger.

Sinon, Zoey demande le fils d’Harris en ami sur Facebook après avoir eu sa mère au téléphone, ce qui est une piste qui ne sert un peu à rien, pour le moment… mais pas autant que toute l’intrigue de Jillian.

Celle-ci rend une visite à son père, pour découvrir qu’il est fiancé à Laura, clairement une amie de la famille. C’est con, elle n’a pas trop l’air de kiffer. Moi je trouve ça rassurant, parce que le plan d’avant, elle était si proche de son père qu’on aurait dit un couple. Les américains nous habituent tellement à la différence d’âge dans les couples et castent des parents qui ont tout juste dix ans de plus que leurs enfants, alors. Tout ça pour combler l’épisode, en plus. Jillian décide donc de démissionner, logique.

La série reprend des forces, je trouve, et termine sur Liam qui infiltre le groupe « Resist »… où il rencontre le fils de ce cher Harris. Tout ça est prévisible, certes, mais j’ai eu quelques surprises avec Atlas et les différents éléments de l’intrigue s’emboîtent bien, avec un bon rythme cette semaine. Je n’en demande pas beaucoup plus à cette série d’été vouée à ne pas être transcendante.

08Épisode 8 – From Russia, With Love – 11/20
Hopefully you two are good actors, yes ?

Et juste quand j’écris ça, la série nous pond un « jump the shark » (ce moment où une série par à la dérive totale) en révélant que le pote de Grace au Pentagone est en fait le fondateur du mouvement Resist. J’adore quand tout est connecté, mais il ne faut pas abuser non plus. Au QG de Resist, Liam découvre surtout que Grace et Darius sont recherchés pour meurtre.

Pas d’inquiétude pour autant, ces deux-là ont réussi à se débarrasser de leurs papiers (mais bien sûr) et s’en procurent déjà de nouveau, parce que c’est bien connu, c’est le genre de choses qui s’obtient en un claquement de doigts. On leur demande s’ils sont bons acteurs, et une partie de moi ne peut s’empêcher de rire, quand je vois le résultat. Darius appelle quand même Liam pour lui dire de se démerder s’il ne s’en sort pas vivant. Brillant.

Comme ils sont super malins, ils tentent de passer la douane ensemble et les lunettes de Darius ne suffisent pas franchement à le rendre méconnaissables : ils sont ainsi forcés de se rendre et d’être faits prisonniers dans un motel miteux…

Où ils retrouvent le professeur Croft, en pleine forme – au point de se relever sans mal quand Darius lui saute dessus. Alors, OK, c’est déjà peu jouable qu’il soit en vie (et ça ne change plus rien, car le traumatisme de Liam est passé il y a longtemps), mais ils pourraient au moins essayer de rendre ça un minimum crédible.

Notre ressuscité leur laisse la mission de parler au gouvernement et d’améliorer la situation, en gros, surtout pour réparer l’EM Drive. Un officiel russe débarque, leur fait boire du thé pour voir s’ils lui font confiance et les drogue ainsi avec un sérum de vérité – qui donne l’impression que Grace est complétement bourrée, mais c’était au moins marrant comme ça, même si la scène n’était pas utile.

Les russes les abandonnent bien vite à leur gueule de bois et comme ils ne peuvent toujours pas mentir, c’est intéressant de les voir parler un peu entre eux. Du coup, l’épisode est super lent, pour changer et il ne se passe pas grand-chose. Dommage, le précédent avait remonté un peu le niveau. Habituellement, je ne suis pas contre un peu de danse dans un épisode, mais comme ils ne dansent pas si bien que ça, je suis surtout blasé et j’ai attendu qu’ils s’embrassent, parce que ça se sentait venir à des kilomètres à la ronde. Cela ne manque pas, la scène finit sur un baiser torride.

Harris désespère dans un bar, puis tente de sauver Grace et Darius, mais le gouvernement s’en fiche un peu d’eux désormais.

De son côté, le fils d’Harris, Dylan, essaye de comprendre pourquoi Zoey l’a ajouté sur Facebook… et se pointe chez elle. Ben oui, c’est bien sûr tout à fait la première chose que tu fais quand tu as un nouvel ami Facebook. Zoey en profite pour lui raconter sa vie et être beaucoup trop bavarde, une constante dans cette série chez tous les personnages, apparemment. Elle se laisse totalement séduire par Dylan, c’en est presque glauque.

Quant à Liam, maintenant qu’il doit prendre les décisions pour Tanz Industries, il trouve que c’est une bonne idée d’aller à Boston… où le père de Jillian organise déjà son mariage, au point d’installer des chaises. Sérieusement ! Il vient juste d’avouer à sa fille qu’il était fiancé et il était prêt à attendre pour se marier, mais maintenant, il se marie genre le lendemain ? OK, OK.

Cela permet à Jillian de parler un peu avec son grand-père, mais ce dernier est un connard avec elle, qui a la discrétion d’un éléphant dans un magasin de porcelaine quand elle demande ce que son personnage sachant que la fin du monde est proche devrait faire. Ben voyons.

Liam débarque donc au beau milieu de la fête – on va dire que ce sont des fiançailles, quand même. Il ne semble pas trop désolé de débarquer sans être invité et d’essayer de la convaincre de reprendre le boulot. Bien sûr, elle refuse, au son de Wonderful Love. Dommage, j’ai déjà ce point du Bingo.

Le lendemain matin, Grace et Darius sont libérés par les Russes et peuvent retourner aux USA. Ce qui est bien, c’est que Grace est aussitôt arrêtée, devant sa fille, par Harris. Bien évidemment. Elle continue de faire sa rebelle de la vie quand elle est interrogée par Harris. Celui-ci est confronté par Darius qui ne comprend pas trop pourquoi Grace est en prison, si ce n’est pour raison personnelle. Du coup, il menace de tout révéler si elle n’est pas libérée, bien sûr. Comme c’est aussi ce que demandent les russes, tout va bien.

Jillian de son côté a droit à un petit discours de son grand-père pour lui redonner espoir. Mon dieu, c’est la plus mauvaise évolution de personnage que j’ai vu depuis un bon moment, surtout que c’est traité super lourdement ; c’est l’angoisse. Elle demande à Liam de lui montrer ce sur quoi elle travaille et il l’emmène donc voir le gros vaisseau spatial de Darius. Oui, je m’amuse bien avec cette phrase, autant que le réalisateur avec le plan sur le décolleté plongeant de Jillian.

Pendant ce temps, Harris couche avec la barmaid qui le conseillait en début d’épisode. C’est mal fichu, je trouve, mais bon, ils ont perdu mon intérêt dès le premier épisode en ce qui concerne Harris. Bien sûr, Grace rentre chez elle, raccompagnée par Darius, qui est quand même devenu bilingue russe en un épisode.

Le cliffhanger nous révèle que quelqu’un est chez Grace. Bien, il était temps d’avoir un truc vraiment intéressant dans cet épisode, parce qu’on a tourné en rond pour absolument rien au final, je trouve. Un épisode bon, un mauvais. J’aurais dû me douter que c’était mauvais signe d’en avoir deux, de toute manière.

Capture d'écran 2017-08-24 16.21.20Épisode 9 – Patriot Games – 14/20
What exactly did you do for the CIA ?

Ouf, un seul épisode cette semaine, espérons qu’il vaille le coup ! On reprend très exactement là où l’épisode précédent nous avait laissé, avec une Grace seule chez elle qui se fait attaquer par un homme pas si doué que ça puisqu’elle arrive à s’en sortir rapidement en utilisant un peu tout le mobilier chez elle.

Elle appelle son père pour l’aider à faire le travail de nettoyage. C’est quand même pratique. Il lui conseille de retourner au travail comme si de rien n’était pour déterminer qui a bien pu vouloir la tuer. Le problème, c’est qu’elle n’y arrive pas. Du côté de Darius, c’est beaucoup plus simple : il est de retour de Russie comme si de rien n’était.

Les deux assistent donc à une réunion où il est question de l’EM Drive et de sauver le monde, mais dès qu’elle a l’occasion, Grace lui apprend qu’elle a failli y passer.

Amanda continue de recevoir des informations confidentielles sur le projet Atlas. Elle en parle donc à son rédac chef qui n’est pas très content de la voir toujours sur cette affaire alors qu’il lui avait dit de faire le contraire. Hop, il paraît bien louche parce que l’affaire qu’elle a en main, ce n’est pas rien et en tant que journaliste, il devrait en être heureux.

Jillian est de retour au travail et continue d’être parfaitement insupportable et chiante.

Liam, quant à lui, a le droit d’être placé en charge de l’usine où l’EM Drive est stockée, grâce à Darius. Sympathique. Il faut dire que Darius a mieux à faire : il doit finir les phrases de Grace et l’aider à trouver qui veut la tuer… ou plutôt les tuer.

Amanda publie son histoire pile au bon moment pour bien faire chier tout le monde, accusant quand même au passage son pays d’avoir lancé une attaque contre la Russie. C’est pas la chose la plus intelligente, surtout qu’elle n’a pas de sources, ce que la Maison Blanche utilise pour la discréditer. Normal, quoi, contre au volume sonore de leur écran plasma qui est représenté comme celui d’une TV des années 90. C’était rigolo.

Du coup, Amanda a besoin de se trouver une source et comme Grace ne lui répond pas, elle se tourne vers Liam qui refuse. En toute logique et sans tenter de le convaincre plus que ça, Amanda balance à Jillian qu’elle a embrassé Liam. Bien sûr, la petite amie la plus chiante de l’univers le prend mal (il en faudrait moins que ça).

Dans tout ça, Darius devient le seul espoir des américains, même si on ne sait pas bien pourquoi ; donc Harris court lui réclamer de l’aide. C’est rigolo, parce que Grace fait de même en suspectant Harris d’avoir voulu la tuer, le tueur étant un ancien ami à lui. N’empêche que grâce à leur alliance improbable, ils évitent la destruction de l’EM Drive, le faux missile qu’ils envoient étant détruits par les Russes, logique. C’est con. L’alliance mène Grace à révéler à Harris la vérité sur l’agression qu’elle a subi.

Liam utilise Amanda pour contacter Resist. Darius et Dylan passent donc un deal qui pour une raison ou une autre suffit à convaincre la fille de Grace d’aider Resist. Je ne vois pas bien le lien, mais peut-être que j’ai mal suivi certains passages de la série. Il faut dire, jusque-là, ça continuait de flirter gentiment.

Grâce à leur accord, la Russie est plongée dans le noir pour permettre le lancement de l’EM Drive. Tout se passe à merveille, surtout pour Resist qui peut désormais avoir accès aux infos de Tanz Industries quand ils veulent en les piratant.

Tout semble donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, mais comme la série n’est pas encore finie, je pense qu’il ne faut pas crier victoire trop vite. Liam refuse de tout dire à Jillian car elle est trop occupée à flirter avec un autre. Darius découvre grâce à Tess que c’est la Maison Blanche qui a voulu les tuer et Grace reprend sa vie comme si de rien n’était, comme au début d’épisode donc.

C’était un épisode un peu plus passionnant que le précédent et qui a apporté pas mal de choses à la série. On passe enfin le cap de l’EM Drive mais il reste beaucoup d’histoires à gérer. Et puis, personnellement, je continue d’espérer que l’EM Drive les plante et que l’astéroïde les détruise tous. C’est tout à fait possible, la série s’appelle Salvation, pas EM Drive…

10Épisode 10 – Coup de Grace – 13/20
Tonight is an historic event, for many reasons.

Oui, oui, les scénaristes nous refont le coup du jeu de mots en titre avec cette fois le prénom de Grace. Allez, c’est rigolo et sympathique, on va dire.

J’ai vu tellement d’épisodes commençant par un rêve érotique finissant mal ce mois-ci que j’envisage d’en faire un point du bingo, je vous jure. La journée de Grace continue de manière on ne peut plus normale, avec sa fille qui lui cache des choses et un Darius sur lequel elle retombe au boulot, après un petit flashback de son rêve qu’on a eu genre une minute avant. Franchement, les flashbacks dans cette série, ce n’est plus possible.

La présidente des USA est donc malade, avec de mauvais jours où elle fait n’importe quoi. Voici qui explique pourquoi on ne la voit jamais – mais c’est sympathique comme revirement de situation, on passe d’un pro-Clinton à un anti-Clinton avec la critique habituelle. Bon, comprenant qu’ils ne peuvent rien faire avec le gouvernement, Darius et Grace décident de passer par Amanda.

En conférence de presse, Darius balance donc la vérité sur le projet Atlas. C’est beau, ça fout tout le monde dans la merde. Il demande aussi un repas avec la présidente, et l’obtient en un claquement de doigts, bien sûr.

Nous la rencontrons donc et cela lui prend 15 secondes de nous parler de Fake news. Magique, ces références. La présidente est donc clairement laissée dans le flou de tout ce qui était en train de se passer avec la Russie et le projet Atlas. Allez, pourquoi pas, c’était rigolo de la voir jouer la confusion de la plus mauvaise des manières, demandant même le jour qu’il est.

Le conseil d’administration de Tanz est réuni, ce qui permet le retour de Tess (la vraie, Theresa, pas l’IA) et l’oncle de Darius. Ce dernier veut reprendre les rênes de l’industrie et c’est particulièrement inintéressant.

Darius risque de perdre son empire et cela le rapproche de… Tess, évidemment. Celle-ci redébarque en ville et a tout de suite un rôle super important, logique. Je ne la sens pas du tout, elle est présentée comme étant beaucoup trop gentille en plus.

De son côté, Grace apprend que la présidente a pour projet de s’excuser auprès de la Russie, reconnaissant sa culpabilité, et d’apprendre au reste du monde que la Terre est menacée par un astéroïde. Du coup, elle décide de tout révéler à sa fille… mais celle-ci ne va plus au boulot, bien sûr. Il est donc temps pour Grace de la retrouver en utilisant tous les moyens gouvernementaux qu’elle a à disposition.

Grâce à ça, Grace (ouais, moi aussi je joue avec les mots) découvre que sa fille a un petit ami qui n’est autre que le fils d’Harris. Elle se précipite pour le voir, mais il est trop occupé avec la présidente qui le promeut au poste de son supérieur. Malgré ça et malgré ses faiblesses loin d’être passagères, elle refuse de reporter sa conférence de presse.

Avec son nouveau poste, Harris découvre que son ancien chef, qu’il remplace, était menacé (ce qu’on a vu brièvement en début d’épisode quand il prenait le temps de nager un peu, parce que eh, le monde n’est jamais qu’en train d’être détruit à petit feu).

Bref, beaucoup de politiques et de manipulations peu intéressantes dans cet épisode. Il faut dire qu’on a évacué le côté scientifique avec l’EM Drive la semaine dernière. D’ailleurs, Liam annonce à Jillian que l’EM Drive est lancée, mais celle-ci s’en fout un peu, trop concentrée sur la relation qu’il a eu avec Amanda (un baiser donc) qu’elle ne lui pardonne pas. Elle est aussi très occupée à flirter avec un collègue, histoire de rendre Liam jaloux.

Liam n’a pas trop de chance cette semaine, car il interrompt ensuite Darius et Theresa en pleines réconciliations. Il découvre surtout, avec le milliardaire, que les Etats-Unis les ont piégés et que l’EM Drive aura beau sauver la Terre, ça ne sauvera pas la Russie.

Theresa a beau soutenir Darius, elle ne peut pas faire grand-chose pour sauver ses fesses. Il perd donc le poste de PDG. La présidente commence donc son discours pour nous faire une petite crise au beau milieu de sa conférence de presse. C’est beau, elle n’a pas le temps de dévoiler l’information et elle se ridiculise.

Liam et Jillian ne se réconcilient pas, même s’ils étaient à ça de le faire. Au contraire, Liam s’en prend au collègue de Jillian dont il est jaloux, ça ne l’aide donc pas à regagner des points avec. Le cliffhanger nous annonce un changement de président : le vice-président entre en fonction et ça ne rassure ni Harris, ni Grace. Pfiou que de blabla pour finalement peu de choses ! J’espère que la série repartira sous de meilleurs auspices la semaine prochaine, mais je finis par en douter.

11.pngÉpisode 11 – All In – 09/20
We’re gonna save the world, Claire, and that is just the beginning.

Après la mort express de la présidente, le président Bennett prend la parole. C’est une introduction parfaitement inutile et répétitive par rapport à la semaine dernière, mais ça nous remet vite en contexte, heureusement.

Grace se rend voir Harris pour lui révéler que leurs enfants se voient. Elle n’aime pas beaucoup savoir que le fils d’Harris entraîne sa fille dans des affaires louches. Cela tombe bien : Harris est convoqué à la Maison Blanche et découvre que son fils est à la tête de Resist (qui s’écrit Re/Syst apparemment, gros jeu de mots à côté duquel j’étais passé).

En toute logique, il se rend chez Grace qui vient de démissionner et qu’il missionne d’aller voir Darius pour avoir des informations sur le mouvement. Sur place, elle découvre qu’elle n’est plus la bienvenue à Tanz Industries. Elle porte en effet sur elle un micro et Darius découvre que Grace est écoutée à travers son téléphone portable, mis sur sur écoute par… sa fille.

En effet, Darius se débrouille pour assister encore aux réunions et demande à ce que ce soit Theresa qui s’intéresse à la disparition de l’argent du gouvernement. Bien sûr, elle le fait et prend tout de suite le côté de Darius, comprenant qu’il est sur le point de faire une percée technologique de fou. Un peu plus tard, elle comprend que Darius a tellement fantasmé sur elle qu’il en a fait une intelligence artificielle à son nom. Elle trouve ça plus mignon qu’autre chose, alors que c’est totalement creepy. Du coup, ils s’embrassent, parce que c’est tout à fait logique.

Il emmène ensuite Theresa voir son gros vaisseau, et non, promis, ce n’est pas une métaphore. Il décide qu’il est temps de reprendre le contrôle de sa société et de son oncle. Il l’emmène donc faire un tour d’avion et menace de les faire s’écraser, dans un suicide/meurtre. C’est tellement crédible que l’épisode a perdu à peu près autant de points que l’avion a perdu en altitude.  Voilà, voilà. John Noble n’a vraiment pas bien choisi son script post-Fringe là, ça en devient triste de se dire qu’il ne trouve probablement pas de meilleurs rôles. Bref, Tonton Tanz était amoureux de la mère de Darius et blablabla et c’est pour ça qu’il est méchant.

Il n’en faut pas plus pour qu’ils se réconcilient et trouvent un terrain d’entente pour l’entreprise. Tout ça pour ça, oui.

De son côté, Grace essaye donc de retrouver sa Zoe et envoie pour cela Harris dans les locaux de Re/Syst, espérant qu’il fasse entendre raison à son fils. Pas de bol, les locaux sont vides… du moins en apparence. Harris réussit à parler à Dylan et l’avertir que les autorités arrivent. Plutôt que de l’engueuler, il joue la carte du gentil qui comprend le combat de son fils et, pire, l’approuve. La grosse crédibilité du père qui voit son fils faire tout l’inverse de ce qu’il lui a appris et est content de ça. Mouais, mouais, mouais.

Du coup, comme Dylan est prévenu de l’arrivée des secours, il fait exploser l’entrepôt quand une équipe d’élite débarque pour les arrêter – à moins que ce ne soit l’équipe d’élite qui se contente de tout exploser et de tuer six personnes. Dans tous les cas, c’est beau les flammes et cela permet à Harris de comprendre que le chef de l’État n’est pas un gentil et qu’il faut l’arrêter. Il est donc bien content d’avoir réussi à gagner la confiance du président et celle de Claire, qui pourtant semblait méfiante.

Par ailleurs, Liam se rend voir Jillian pour se plaindre de ne pas réussir son boulot et d’avoir des problèmes à finir l’arche. Jillian aimerait revenir à une vie normale… Par conséquent, Liam l’emmène dans un pac pour faire un pique-nique, jouer au freesbee, s’amuser avec des pistolets à eau, faire de la balançoire, etc. C’est passionnant de banalité pas du tout crédible tellement c’est dans le surjeu, comme tout le reste. Cela finit par une demande en mariage de Liam et une déclaration d’amour de Jillian. On notera que si Liam passe sa vie pieds nus, il garde ses chaussures quand il est dans un parc. LA LOGIQUE.

Liam emmène donc Jillian voir sa mère pour lui annoncer le mariage. C’est le moment de découvrir que Liam a été adopté après avoir été abandonné à l’hôpital par une mère adolescente. Oui, bon, donc vu la série, je ne serais même surpris d’apprendre que Liam est le fils de Theresa et Darius maintenant. Affaire à suivre. Quant au mariage, la mère de Liam n’approuve pas du tout l’idée. Tu m’étonnes.

Son fils parvient toutefois à la convaincre en la prenant par les sentiments. On sent qu’il a besoin de l’approbation de sa maman, c’est mignon tout plein (non) et elle lui donne, avec au passage la bague de sa grand-mère.

Sans perdre de temps et en toute logique, Liam et Jillian se marient donc dans la chapelle de l’hôpital, en présence de la mère de Liam, mais sans la famille de Jillian. Voici donc notre idiote qui se rend compte qu’elle n’est pas prête à se marier. C’est bien, il était temps.

Enfin, Amanda apprend qu’elle est virée de la Maison Blanche, mais cela ne l’arrête pas de vouloir découvrir ce que la présidente allait dire. C’est vrai que cette mort est louche, surtout qu’elle survient pile au moment clé. Amanda enquête donc et contacte l’ancienne chef du staff de la Maison Blanche. De celle-ci, elle obtient une partie du discours de la présidente et découvre l’existence du projet Samson. Tu parles d’une avancée.

Voilà pour cet épisode qui réussit à rester intéressant grâce à un bon rythme entre ses quatre intrigues gérées en parallèle. Sans cela, la note serait encore plus basse, car c’est la seule chose qui aide à digérer le gros n’importe quoi de cet épisode et son manque de toute nuance de crédibilité. Cela est passé du stade de divertissant à gros n’importe quoi qui ne propose même plus de lien entre ses personnages, qui évoluent tous chacun de leur côté.

Capture d'écran 2017-09-17 18.06.47.pngÉpisode 12 – The Wormwood Prophecy – 14/20
You think the president was murdered ?

Il se passe des choses dans l’espace dès le début de cet épisode, c’est fou ! Cela réveille même Liam à 3h12 et il est tellement trop fort que cinq minutes plus tard il débarque dans le laboratoire de Darius… supposé se situer à l’autre bout de la ville, je rappelle. Non parce qu’il se réveille chez Jillian et il avait quitté celle-ci parce qu’elle habitait trop loin pour la survie de la planète, tout ça, tout ça. Sinon, dès les premières scènes, je me suis ruiné le « suspens » de l’épisode en comprenant immédiatement que la présidente n’était pas morte. Évidemment.

Sa mort brutale ne me paraissait pas crédible du tout, donc quand on a vu Harris visionner le discours de son médecin, j’ai immédiatement su ce qu’il en était, contrairement à eux. C’est tellement bien joué et écrit aussi…

De cette intro, il faut retenir que Samson n’est pas dévié de sa course car il a un cœur de fer, qu’Harris va enquêter sur la pseudo mort de la présidente et que Zoé annonce la mort de Dylan – à laquelle, surprise, je ne crois pas vraiment non plus – à sa mère et Harris qui n’en ont rien à carrer.

Harris est effectivement occupé tout au long de l’épisode à faire croire à Claire qu’il est de son côté, ce qui permet de l’embrasser. C’est dur de tenir ce genre de couverture dis-donc !

Il se rend surtout auprès du médecin de l’ex-présidente pour comprendre ce qui a bien pu se passer. Celle-ci est clairement terrifiée et cache des informations, sans la moindre surprise en ce qui me concerne. Grace et Harris, en compagnie de Darius, se décident donc à déterrer le corps de la présidente grâce au père de Grace, évidemment d’accord sans poser la moindre question. Que de surprise et de révélations dans l’épisode ! La présidente n’est pas enterrée ! Je ne l’aurais jamais vu venir…

Comme ils sont sacrément lents d’esprit, ils ne comprennent toujours pas qu’elle est en vie, alors que cette fois, il y aurait de quoi se poser de sacrées questions. Voilà donc Grace envoyer pirater le système avec une puce dans la main, ce qui permet d’ajouter un moment de stress dans l’épisode, mais ne servira finalement à rien.

Sinon, Liam et Jillian découvrent au laboratoire – parce que là encore il faut bien leur donner des intrigues – que Darius a pour but de protéger tout le casting en les envoyant dans l’espace. Si la série se dirige sérieusement vers une apocalypse à la fin du prochain épisode, je vais me mettre à espérer une saison 2, alors que bon, se dire que l’humanité est sauvée par et avec des boulets pareils pour assurer la survie de l’espèce, ce n’est pas rassurant.

Liam & Jillian décident quand même de se suicider ensemble si l’un d’entre eux ne peut pas entrer à bord de la navette pour cause de maladie ou autre. Par chance pour eux, les laboratoires de Darius travaillent plus vite qu’il n’est humainement possible d’analyser des résultats et ils apprennent qu’ils peuvent partir roucouler dans l’espace sans problème… contrairement à Darius, qui lui ne peut pas espérer le faire. Liam n’a pas le temps de lui annoncer la bonne nouvelle en revanche, car Tess se fait hackée, probablement par ReSyst au même moment. Dylan, t’es pas sympa de faire ça à Tess (ah pardon, Dylan est mort voyons).

Du côté de ce qui fonctionne le mieux dans l’épisode et qui lui offre autant de points, Amanda continue son enquête sur le discours de la présidente, grâce à un Todd. Todd a le look d’un étudiant en première année de fac, mais Todd travaille pour la NSA et décrypte le code super compliqué du discours de la présidente reposant sur… la Bible. Ah ces américains !

Il ne faut pas bien longtemps pour qu’Amanda apprenne toute la vérité et qu’elle en parle à Grace par SMS pendant une déclaration du président. Bien sûr, Grace regarde son portable pendant les discours de son boss et devant un pool de journalistes. Bien sûr.

D’un mouvement de tête, elle fait taire Amanda pourtant résolue à tout révéler. Elle la retrouve un peu plus tard dans sa voiture, lui dit qu’elle est une bonne journaliste mais que si elle publie l’information, le monde va sombrer dans le chaos. C’est effectivement un raisonnement on ne peut plus logique qui s’est déjà vérifier avec le projet Atlas, mais Amanda n’est pas trop convaincue.

Comprenant que le combat est perdu d’avance, Grace avoue toute la vérité à sa fille, qui décide… de se barrer en Afrique. Son grand-père apprend également la vérité et est chargé de l’emmener à l’aéroport, ce qui peut déjà être synonyme d’emmerdes dans le final.

Harris finit par découvrir, enfin, que la présidente est en vie mais dans la merde : elle a été empoisonnée au mercure, mais est bien incapable de savoir qui est responsable de cela. Elle est cachée par mesure de sécurité et Harris doit maintenant enquêter pour découvrir la vérité.

Pas sûr qu’il ait le temps cependant : Amanda décide de publier son article et, même si Claire a envoyer un homme l’assassiner avant qu’il ne soit trop tard, celui-ci rate son coup. Certes, il tue le rédacteur d’Amanda et la laisse pour morte en brûlant également la rédaction, mais Amanda n’a pas dit son dernier mot (enfin, son dernier mot, si, mais pas son dernier geste). Malgré la balle qu’elle a dans la poitrine, elle se débrouille pour appuyer sur « envoi ». Le monde entier va donc découvrir la vérité sur l’astéroïde. C’est problématique.

Je finis l’épisode presque triste du sort d’Amanda et avec l’envie de voir une saison 2 (incompréhensible, je sais). Le final devrait se concentrer sur la montée de tout le monde (minus un sacrifice nécessaire que l’on aimerait tous être Jillian mais qui sera plus probablement Harris) dans le vaisseau Salvation. C’est en tout cas ce que j’espère voir la semaine prochaine, parce que là, il faut remonter le niveau et à part se débarrasser de toute l’intrigue politique faussement complexe, je ne vois pas comment faire.

Voir les Russes et les ricains se taper sur la gueule et détruire la planète serait sympa comme fin de saison. Au point où on en est de toute manière…

13.jpgÉpisode 13 – The Plot Against America – 13/20
Your recklessness has betrayed all of us

C’est parti pour le dernier épisode de la saison, et possiblement de la série, puisque nous n’avons aucune nouvelle pour la suite. Bon, en même temps, la série est loin d’avoir été merveilleuse.

Nous reprenons au milieu des événements de l’épisode précédent, mais comme ça ne suffisait pas, le gouvernement américain apprend que les russes s’en sont pris à eux. En fait, non : Darius découvre vite que c’est Tess qui est derrière l’attaque, à cause de Re/Syst. Ni une, ni deux, Grace et Darius préviennent le président et obtiennent 24h pour prouver leur théorie.

Harris en profite pour les prévenir que la présidente est encore en vie et qu’il faut la réinstaurer au pouvoir. Ce n’est pas facile à faire avec le président Bennet en place, du coup, ils décident en toute logique de kidnapper le président des États-Unis, juste parce que c’est parfaitement normal au point où on en est. On n’est plus à une énormité près. C’est dommage, la série paraissait être repartie sur une meilleure piste la semaine dernière.

En parallèle, Grace s’inquiète pour Amanda et découvre ce qu’il s’est passé à Capitol News. Elle n’a pas spécialement le temps de s’en occuper comme elle n’a que six heures pour kidnapper le président. Heureusement, c’est Liam qui prend le relai et vole le téléphone d’Amanda sur la scène du crime, sans que personne ne s’occupe de lui. Il en fait des choses cette semaine Liam, il a même pris le temps d’aller chez le coiffeur au milieu de toute cette emmerde, c’est beau. Pardon, il fallait que je le remarque, ça m’a perturbé une bonne partie de l’épisode. L’acteur était vraiment à une semaine près ? Cela ne fait aucun sens !

Harris continue de draguer et flirter avec Claire pour mettre en place le kidnapping du président. Cela se déroule sans le moindre accroc au point que c’en est ridicule. Assez rapidement, la présidente récupère son pouvoir, demande à Harris d’arrêter Claire et Bennett, puis à Grace d’écrire le speech qu’elle doit prononcer.

En deux temps, trois mouvements, Grace et Harris se retrouvent seuls chacun de leurs côtés dans un parking glauque où se trouve aussi Claire. Celle-ci s’attaque à Harris, mais Grace la tue et hop, on s’en débarrasse comme ça. Facile.

Darius a la bonne idée du kidnapping, mais il n’assume pas trop derrière, préférant s’occuper de la vraie apocalypse qui les attend. Il s’occupe donc de contacter Re/Syst pour récupérer le contrôle de ses projets. Lui et Liam se retrouvent donc face à face avec un hologramme qui a la vieillesse de Yoda et la classe de Mélenchon, en gros. La vieille dame leur demande le code source de Tess, et Darius accepte de leur donner.

En échange, il récupère le contrôle de son traqueur de gravité, dont ils avaient besoin pour sauver la planète. Les choses s’enchaînent à toute vitesse, c’en est drôle après une saison à trainer en longueur.

Non, vraiment, tout part en vrille dans cet épisode : la présidente fait son petit discours de paix avec la Russie et de guerre contre Re/Syst, mais elle se retrouve bien vite interrompue par la nouvelle que des missiles nucléaires se dirigent vers Washington. C’est con. Bien sûr, on nous fait avaler que personne ne prend le temps de prévenir la présidente avant d’alerter les médias et la population. Bien sûr, oui, oui, de toute manière…

Comme Darius leur a rappelé que Salvation existait, il n’y a pas trop de doute sur la direction que prend la série. La présidente décide donc de sacrifier sa vie et envoie Grace et Harris sur l’arche. Là-bas, Darius apprend à Liam qu’il savait depuis le début qu’il était bon pour un sacrifice. Cela laisse à la place à d’hilarants adieux entre eux, mais le fou rire ne fait que commencer, car il faut ensuite enchaîner sur le dernier baiser Grace/Darius. Vous comprenez, il ne reste que dix minutes pour lancer le vaisseau dans l’espace, alors le couple prend le temps de ressortir se dire adieu. Bien sûr, oui.

Voilà une fin de saison qu’on voyait venir à des kilomètres, donc : l’humanité est dans la merde, mais 160 personnes se retrouvent dans le hangar de Tanz pour un mois. Si la planète est inhabitable, ils partiront pour l’espace.

Alors que tout va bien, Liam est pris d’un remords soudain et veut se rendre parler à Darius. Ben oui, bien sûr. Son remords ? Il a la solution au problème du cœur de fer de l’astéroïde et si vous ne l’avez pas non plus, c’est que vous n’étiez pas hyper attentifs – et je vous comprends.

Non, parce que, quand même, ils ont tellement insisté sur l’idée d’aimants et de magnets dans les cinq dernières minutes qu’on devine facilement la direction de la série pour une potentielle saison 2. Ainsi donc, il sera question de rester sur Terre un mois plus tard. Quant aux missiles nucléaires sur Washington, a priori tout le monde s’en fout.

Très franchement ? Moi aussi, et ce n’est pas cet écho au pilot dans la scène finale avec l’ascenseur qui me motive particulièrement à m’intéresser à la suite de l’histoire.

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EN BREF – La série promettait d’être un divertissement estival sympathique sans plus. Cela a été le cas quelques épisodes, mais très vite, la série s’est perdue dans une pseudo intrigue politique imbuvable et dans des scénarios beaucoup trop prévisibles et manquant de la moindre once de crédibilité. Oui, je n’y vais pas de main morte, mais ça a fini par devenir gênant d’être pris pour de tels idiots. Disons que je crois que même un enfant de 12/13 ans serait capable de voir que la série n’a aucun sens et ne pourrait pas se produire comme elle se déroule.

Admettons, ce n’est pas forcément la cohérence vraisemblable qui fait la qualité d’une histoire, surtout quand il est question d’un astéroïde qui va détruire la Terre… mais quand même, la construction des personnages n’a pas toujours de sens non plus, évoluant pour mieux revenir en arrière sous la plume d’un autre scénariste. Cette première saison a eu du mal à me convaincre et heureusement que l’été était propice à sa diffusion, sinon j’aurais peut-être mis de côté un moment – voir pour toujours.

Maintenant, je trouve qu’il y avait moyen de faire une table rase vraiment sympa en fin de saison s’ils avaient pris la décision de détruire la Terre. Personnellement, j’aurais aimé les voir partir dans l’espace, aussi peu préparés qu’ils étaient : quitte à proposer des intrigues énormissimes, autant aller jusqu’au bout, non ? En plus, en cas d’annulation, et bien, très bien, la planète est perdue, la race humaine est sauvée, next.

À la place de ça, la série se termine sur un cliffhanger qui promet une possibilité de détourner l’astéroïde avec un bon gros aimant en saison 2 (en gros). Pourquoi pas, hein, mais ça aurait été bien de proposer ça avant, pas au milieu d’une guerre nucléaire avec les Russes qui ne fait aucun sens. En cas d’annulation, la série ne pourra se contenter de cette fin de saison pour former un tout cohérent. Je ne serais pas pour autant hyper frustré, parce que la série s’est tellement foutue de nous tout au long de ses 13 épisodes que je ne suis plus à ça près.

En cas de saison 2… on verra le programme séries de l’été prochain, mais je risque de la suivre d’un œil distrait. Quitte à choisir, je préfère qu’on me renouvelle Midnight, Texas, merci bien (edit :  les deux séries ont droit à une deuxième saison !).

Saison 1 | Saison 2

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Will (S01)

Synopsis : Que savez-vous de la vie de Shakespeare ? Rien ou pas assez ? Bienvenue au club. Cette série se propose de revenir sur la vie du plus brillant des dramaturges anglais, mais ne vous attendez pas à trop de sérieux, l’idée est surtout de vous montrer ce que c’était que du Shakespeare : de l’impro, du fun, du rythme, des jeux de mots et une langue tordue dans tous les sens.

Ci-dessous, mon avis sur l’ensemble des épisodes, juste après visionnage.

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Pour commencer, je dois avouer que je mens un peu, avec ma licence d’anglais et mon master de lettres, autant le reconnaître tout de suite : la vie de Shakespeare, je la connais dans les grandes lignes. Bon, pas autant que celle de Molière cela dit, donc cette adaptation m’a fait de l’œil, c’est un peu pour les études, vous comprenez ?

En plus, le casting a l’air très sympa et la bande-annonce que j’en ai vu, aussi historique soit-elle, m’a envoyé un peu du rêve côté scènes de théâtre et tout. Ce serait stupide de ma part de passer à côté de cette série, car elle peut être à la fois utile et divertissante. J’avoue que la durée du premier épisode (57 minutes !) m’a un peu découragé de prime abord, mais eh, il faut ce qu’il faut pour rentrer dans l’univers !

J’ai donc pris la décision de sortir un peu de ma zone de confort et de retenter une série historique, pour le meilleur j’espère et pas pour le pire, parce qu’allez, j’ai envie d’être confiant ! C’est parti donc pour cette série qui a réussi à me convaincre sans autre argument que son pitch et sa bande-annonce, ce qui est assez rare pour être souligné (généralement, il y a au moins un acteur que j’aime bien ou quelqu’un dans l’équipe de production pour me donner envie de venir). Il faut bien dire ce qui est : la série s’arrange avec l’Histoire pour son histoire, les anachronismes sont nombreux et ce n’est pas du tout la série que j’attendais. Tant mieux, ça m’a surpris et ça m’a accroché, aussi étrange que cela puisse paraître au premier abord.

Toujours pas convaincu ? J’en remets une couche sans spoiler par ici. Pour les autres, c’est parti, oui, mais attention aux spoilers !

Note moyenne de la saison : 15/20

01.pngÉpisode 1 – The Play’s the Thing – 17/20
You can’t just make up words

Bon, la série commence assez clairement par un plan qui fantasme sur son acteur principal et ses beaux yeux bleus, c’est un peu étrange. Plus étrange encore, il a déjà commencé à écrire, mais n’est pas encore connu, ce qui fait peur à sa femme qui préférerait qu’il continue à fabriquer des gants. L’introduction serait presque trop longue, mais permet de bien mettre en avant les enjeux économiques, politiques et religieux de la carrière de ce jeune Shakespeare qui a déjà trois enfants.

Son arrivée en ville est excellente et a dû couter un peu d’argent quand même, avec la masse de figurants, de costumes, de décors, d’animaux, de sang et d’exécution publique lui rappelant celle de son père. C’est brillant et j’adore le montage très vif et plein de coupes.

Le contexte historique et religieux manque un peu je trouve, mais il est agréable de tomber sur une série qui ne prend pas ses spectateurs pour des flans complets. Il est donc question assez vite du protestantisme, forcément. J’ai bien évidemment moins accroché à la partie politique sur les riches du coin qui veulent détruire les théâtres par mépris et dégoût du théâtre gothique, couplé à une haine religieuse.

Le théâtre est représenté tel qu’il était, avec des excès rajoutés pour garder l’attention des téléspectateurs ; il est purement populaire et très brouillon, c’est absolument génial à voir. La première pièce qui nous est présentée, outre le marché, est quand même une exécution publique, mais la seconde s’avère être géniale. C’est génial, parce qu’elle me valide le point danse du Bingo, mais aussi parce qu’elle révèle le chaos total de l’époque concernant le théâtre, côté jeu d’acteurs, public, metteur en scène, sexe et autres dérives. C’est une superbe reconstitution et autant vous dire que je suis tout à fait convaincu par ce premier épisode.

J’en oublierais presque qu’on est là pour suivre une version fictionnalisée de la vie de William Shakespeare, mais celui-ci se débrouille pour séduire Alice, la fille du metteur en scène du coin qui a désespérément besoin d’une nouvelle pièce car son dramaturge habituel a eu la flemme d’en écrire une nouvelle. Le hasard fait si bien les choses…

Ou pas, parce que la première personne qu’il croise en ville est un enfant protestant content de couper du catholique et de lui voler une lettre. Il veut juste se faire de l’argent sur son dos.

Peu importe, Will a réussi à se faire embaucher et il est assez vite question de son écriture, de son invention des mots et de la solution de secours qu’il apporte à ce théâtre qui fait face à une ville lassée et énervée après lui. Par chance, William est un génie, ce qui ne l’empêche pas d’être jeune et de se laisser séduire par l’alcool… qui libère encore plus de génie en lui.

Mon dieu, le script est brillant avec un anglais poétique qui passe très bien, un Will qui veut Shakespeare et une ambiance rock/punk qui fonctionne plutôt bien dans le délire.

Je dois d’ailleurs avouer que je suis assez surpris par le ton choisi : il est résolument moderne du côté des musiques alors que je m’attendais presque à du pur historique. Je suis plutôt content, ce sera déjà moins long avec des musiques aussi rythmées.

On passe de scènes très vives et musicales à de la torture pure et assourdissante, il y a définitivement une ambiance très particulière qui a tout pour être addictive. Il faut dire que je suis peu habitué à regarder ce genre de séries de manière générale et que l’écriture y est fluidifiée par ce parti pris de moderniser le chaos de l’époque. Oh, cela n’a rien de vraiment révolutionnaire, ça a déjà été vu et revu même, mais ça s’appuie sur quelques théories littéraires (William catholique) et en proposant quelques réponses (les différentes écritures sur la pièce Richard III), avec un féminisme bien brave (le personnage d’Alice est génial) qui s’oppose à une horrible époque un peu caricaturale (une fille forcée de se prostituer alors que son frère, sous le lit, se taillade le bras) et souvent trop gore (l’exécution publique).

En fait, ça fait un bon drama modernisé avec une touche très ado : ça ne se prend pas au sérieux et ça permet de retrouver autant que de transmettre le fun de l’écriture shakespearienne. J’avais lu des critiques plutôt très violentes à l’égard de la série, mais j’en pense plutôt le contraire ; elle réussit parfaitement à accomplir ce qu’elle veut dans un rythme effréné qui ne s’encombre pas de véracité au profit de l’ambiance.

Ce premier épisode s’arrête donc sur un véritable succès de Shakespeare qui n’a aucune idée de ce qui se trame dans son dos et profite à fond de la foule. Dans son dos ? Oh, il a été trahi bien sûr, mais ce n’est pas grave car il y a du monde pour prendre soin de lui et envoyer le mauvais dramaturge à l’abattoir, sous les yeux d’Alice.

Bon, et bien, c’est un cliffhanger efficace qui me donne envie de continuer à me plonger dans cette ambiance de folie, surtout que j’aime beaucoup le casting. J’espère que les critiques mauvaises ne couleront pas trop vite la série !

02Épisode 2 – Cowards Die Many Times – 15/20
It was the most… natural thing in the world

La diffusion des deux épisodes à la suite n’était peut-être pas la meilleure idée de la part de TNT car la série est un peu épuisante à suivre, mais en même temps j’ai eu envie d’enchaîner et d’en découvrir plus de cette série. Sa bande originale est super et j’ai déjà beaucoup trop de chansons pour mon article de la semaine lundi prochain.

Will se réveille, son succès précédent encore en tête, ce n’est pas des plus subtils, mais j’aime son obsession de l’écriture. Une nouvelle pièce est jouée et Will doit gérer les improvisations puis caprices de ses comédiens, le tout sans être payé autant qu’il ne le devrait.

Du coup, ça le décide à écrire une nouvelle pièce, à la fois comique et tragique. Les scénaristes continuent de s’amuser avec les faits historiques et de les twister comme ils peuvent dans la série, avec quelques mimiques de Will pour les vendre encore mieux.

La relation Will/Alice continue de porter la série, mais l’alchimie entre eux est bonne. En plus, les scénaristes s’amusent d’une certaine vibe gay entre Will et Marlowe qui fonctionne elle aussi très, très bien. C’est tellement attendu de toute façon, ce baiser entre les deux était bien drôle. Ces deux relations tournent autour du secret que William est catholique et qu’un autre auteur est torturé à sa place. La torture est assez bien représentée, une fois de plus dans cette série, avec des scènes gores qui mènent à la mort du non-catholique, le pauvre.

Cette mort pose bien sûr beaucoup trop de problèmes au niveau du théâtre qui doit se réorganiser et gérer le deuil. Le gamin insupportable continue d’harceler Will et de chercher des infos pour se faire son trésor. À force de chercher et fouiller, il vole des déguisements du théâtre pour se travestir, voler de l’argent et blesser sa victime.

Pendant ce temps, la dose de nudité nécessaire pour garder l’audience est servie par un Richard toujours aussi imbu de lui-même : celui-ci fait son speech final à une femme dans le public qui s’arrange ensuite pour le retrouver au lit. Ah l’érotisme est exactement celui que j’attendais, avec un jeu de rideau qui permet d’en voir un peu, mais pas trop.

Le pauvre découvre une fois de plus qu’il s’est fait trop de film avec son miroir et la nature (il n’en faut pas du tout trop), car la femme avec qui il couche est mariée à un homme qui les regarde. Vexé, il se met logiquement à draguer encore plus la servante qui vient le voir le lendemain.

Le problème, c’est que le lendemain, la représentation est une catastrophe après le départ du comédien principal du théâtre. Tout le monde déprime un peu, mais Will écrit un personnage qui fait revenir ce comédien fuyard.

Grâce à ça, l’épisode finit sur une énième fête ! Pfiou, c’était une sacrée soirée et beaucoup de fêtes, ça donnerait presque mal à la tête. Je suis pressé de découvrir la suite de cette histoire. Ce n’est pas la série du siècle, c’est loin d’être parfait et véridique, mais ça embarque dans un bon univers décalé et un peu punk. Les anachronismes (surtout pour les costumes) sont nombreux, mais vraiment pas gênant car l’intention première n’est pas d’être sérieux ou d’enseigner quoique ce soit sur Shakespeare, juste de transmettre du fun et de la liberté théâtrale. De ce point de vue, c’était une réussite pour moi, même si ce deuxième épisode est un peu plus faible que le premier, notamment sur son cliffhanger inexistant.

Je reste curieux de voir ce que la série proposera ensuite, donc comptez sur moi pour continuer de critiquer cette saison !

03Épisode 3 – The Two Gentlemen – 14/20
You are quite insane, Will Shakespeare

Une semaine est déjà passée, c’est donc reparti pour Will et ses intrigues aussi déjantées qu’alambiquées. Cette semaine, nous gagnons un mini générique plus sympathique avant de nous replonger dans les angoisses de Will qui sait qu’il est responsable de la mort d’un autre auteur. Pas facile tous les jours la vie… surtout quand on est chrétien !

Oui, la série décide d’en remettre une couche sur la possible chrétienté de William Shakespeare. Autant je trouvais ça sympa au départ, autant je trouve que ça prend beaucoup de place désormais pour une théorie vraiment hasardeuse sur le dramaturge (pour rappel, il y a aussi une théorie qui dit que Shakespeare, c’était le nom de plume de plusieurs auteurs). Bref, Will retrouve son cousin et se confesse sur son attirance pour Alice auprès d’un prêtre, avant de découvrir la machine à imprimer.

L’introduction est longue avant d’en arriver enfin au théâtre et j’ai plus de mal à entrer dans l’épisode cette semaine, parce qu’il a un rythme plus lent et que, finalement, ce qui m’intéresse, c’est le théâtre plus que les personnages. Malheureusement, cet épisode fait la part belle aux personnages. Oui, si vous lisez mes autres articles, vous allez vous dire que je ne suis jamais content parce que souvent je reproche aux séries de ne pas s’occuper assez de leurs personnages.

Allez (me) comprendre !

La nouvelle pièce de Will ne plaît pas trop aux acteurs. Il continue d’être hanté par ses voix intérieures de chrétien, d’autant que sa pièce ne plaît finalement à personne. Marlow a lui aussi bien du mal à écrire, malgré (à cause ?) une orgie qui semble l’avoir bien occupé la veille.

Forcément, il développe une obsession évidente pour Will et le suit même après un refus de celui-ci. Bon, cela lui est aussi utile parce qu’il peut ainsi balancer la planque des chrétiens et se faire mousser… mais pas sans prévenir les chrétiens avant et leur dire de se protéger. C’est plutôt sympathique à suivre, ça oblige un de ses amants à le protéger comme il peut, mais ça laisse Will sans logement. Peu importe, Marlowe retourne à son orgie gay à peine caricaturale, pendant laquelle son amant l’étrangle, un peu énervé… mais décide finalement de participer aux réjouissances. Ben voui, bien sûr.

Pendant ce temps, Richard refuse de répéter sa prestation de la semaine passée auprès de sa spectatrice un peu particulière, alors que la servante en profite pour se moquer de lui : son maître n’aime que les amants moyens pour sa femme. Bon, la relation Richard/servante est plutôt très sympathique, avec un rapprochement soi-disant uniquement amical entre eux. Cela sent bon la relation amoureuse à des kilomètres, mais c’est sympathique. J’imagine qu’à terme, ça apportera quelques rebondissements pour le théâtre, d’une manière ou d’une autre.

Oh quant à la sœur et son frère, ça marche moyen niveau intrigue. Le petit frère découvre que sa sœur est prête à dépenser toutes ses économies durement volées pour profiter de la vie plutôt que pour économiser plus et s’en aller de son bordel. Triste, mais alors ils sont tellement absents de l’épisode que je ne comprends pas trop leur intérêt dans tout ça pour le moment.

Enfin, une dernière intrigue : celle d’un chrétien qui interrompt une cérémonie religieuse. Peu intéressante, je dois dire, je pense que le but était de nous montrer une fois de plus l’insécurité de l’époque pour les chrétiens. Un peu lourd.

Bon, cet épisode était plus long et moins fun, je trouve, mais la photographie reste impeccable. Je suis vraiment peu convaincu par l’intrigue chrétienne de cet épisode, ni par la relation entre Will et Alice. Il est pourtant sympa de découvrir l’idée de la femme dans l’ombre de Will, mais ça manque de quelque chose. C’était un peu lourd dans le traitement, mais Will manquait d’inspiration cette semaine et Alice la lui rend en lui conseillant de s’inspirer d’autres pièces, quitte à ce qu’ils les volent ensemble.

Malgré le rythme et l’humour, j’ai trouvé ça moins bien amené que la semaine dernière. Heureusement, la bande originale continue à m’enchanter et me donner envie de rester. Pourtant, Alice a un peu une tête à claque cette semaine.

Will parvient grâce à elle à écrire une pièce, à être rémunéré, à trouver refuge au théâtre et à se faire bien dire de rester loin d’Alice. Clairement, il ne le fera pas alors que c’est pourtant la meilleure des idées. Seulement, miss tête-à-claques est curieuse : elle le voit recevoir un colis de son cousin (un livre religieux qui pourrait bien le compromettre bien sûr), puis se faufile la nuit venue pour coucher avec Will.

Faudrait savoir, c’est contradictoire tout ça, mais ça montre bien un Will tourmenté entre désir et religion. Clairement, la religion n’est pas le plus important pour lui : il couche littéralement avec Alice au-dessus du livre de son cousin. Devinez qui est au-dessus de la religion dans ses priorités ?

Dans l’ensemble, ça continue de partir dans tous les sens sans forcément apporter toutes les réponses nécessaires et sans être aussi bon que ça ne l’était au départ. Un peu déçu cette semaine, même si ça reste divertissant.

04.pngÉpisode 4 – Brave New World – 11/20
The writers are persuasive liars.

Will connaît déjà le succès et le montage initial de cet épisode nous le montre bien, que ce soit son succès personnel et sexuel avec Alice ou son succès professionnel avec le théâtre qui ne désemplit pas. Mouais.

La mère d’Alice continue de vouloir la vendre pour se faire de la thune, loin de se douter que sa fille couche avec Will dans tous les coins et recoins du théâtre. Will a quand même ses problèmes, avec son cousin qui débarque de nouveau, drague Alice (ben tiens) et essaye de convaincre Will de travailler sur son script. Ce n’est pas passionnant.

On enchaîne avec une nouvelle soirée orgiaque à laquelle Will et compagnie sont amenés par Marlowe. C’est particulièrement chiant et mal amené, et une bonne partie de l’épisode tourne autour de ça. Dommage. J’avoue avoir rapidement décroché, mais grosso modo, Marlowe nous drogue Will qui finit par fuir la fête tel un Nick de Fear the Walking Dead dans le pilot, sans oublier avant de tout de foutre un coup de poing à Richard qui passait par là.

Richard continue d’être le cliché qu’il a toujours été et j’aurais aimé un meilleur développement du personnage cette semaine. J’en attends trop de Will je crois, mais c’est aussi ce que fait Alice vis-à-vis du personnage du dramaturge. Elle finit en effet par découvrir le manuscrit du cousin de Will, qui met juste tout le monde en danger. Bizarrement, elle prend assez mal la nouvelle et demande à Will de quitter les lieux. Forcément.

Terrifié par les menaces d’Alice, Will décide de se débarrasser du livre de son cousin non en le brûlant comme il essayait de le faire, mais en lui rendant tout simplement. Ouais, bon, vous imaginez bien que le cousin, il n’est pas au top de la joie quand il apprend ça, mais c’est comme ça, c’est la vie.

Will doit ensuite gérer les conséquences de ces conneries, notamment avec Richard qui se fait soigner le nez par sa nouvelle amie, bien sûr. Le dramaturge souhaite que toutes les histoires qu’il écrira désormais soient les siennes et uniquement les siennes, mais Richard réussit à le convaincre du contraire.

Les deux se réconcilient, forcément, et voilà Will qui se remet à courir à toute allure quand il apprend qu’Alice (et son décolleté plongeant) est en train d’être vendue. Nous en arrivons à la scène la plus crédible de l’histoire de la télévision (cf photo du jour) avec Alice qui parle à Will, suspendu à la fenêtre, alors que toute la famille est juste derrière elle. C’est ridicule, mais ça a un côté Romeo & Juliette parfaitement voulu, je pense. C’est juste un peu trop gros pour être réussi et pour que j’accroche, de même que les incohérences historiques et la folie de Will commencent à être vraiment trop loufoques (ses hallucinations de fantômes là, c’est peut-être bon, non ?).

En parallèle de tout ça, les scènes de torture continuent du côté des riches et ça ne m’intéresse pas du tout. C’est même plutôt le contraire, je trouve ça horrible à voir. C’est totalement le but, je sais, mais je n’arrive pas à comprendre l’intérêt de ces scènes en fait. Bon, je dis que je ne comprends pas, mais c’est assez clair car cette semaine le torturé parle et raconte tout ce qu’il sait sur le manuscrit du cousin.

Finalement, j’ai surtout aimé Alice dans cet épisode, surtout le moment où elle comprend que le théâtre est sa vie et qu’elle peut bien se marier pour le sauver, après tout. Bien sûr, c’était sans compter sur Will pour la faire changer d’avis (prévisible), mais ça aura fait une bonne scène.

Le cliffhanger aurait pu être plutôt plaisant également, avec Will qui accepte de se livrer quand l’étau se resserre autour de lui. Finalement, la scène supplémentaire révèle qu’on lui commande d’écrire une pièce anti-catholique et c’est tout. Je m’en doutais un peu, vu comment c’était amené, mais une autre fin aurait pu introduire un peu plus de suspens. Tant pis !

05.pngÉpisode 5 – The Marriage of True Minds – 13/20
Your wife’s downstair !

Une semaine a passé et Will a donc écrit la pièce qu’on lui a commandé, malgré quelques bonnes nuits avec Alice. Il se sent donc heureux de vivre grâce à elle, mais pas de bol, sa femme décide de lui rendre visite au moment même où ils couchent ensemble. C’est col. Du coup, Will retrouve sa femme et ses enfants qui veulent découvrir Londres, alors qu’Alice se retrouve à se sentir sale, si je simplifie son jeu d’actrice au minimum.

L’ensemble de sa famille se rend au théâtre et le découvre, notamment parce que la mère d’Alice les invite à entrer. Alice se sent encore plus mal, comme c’est étrange. Ah drama, drama, drama partout. C’est écrit de manière bien moderne, surtout dans le comportement des deux femmes, à mourir de rire. Anne Shakespeare capte tout de suite la relation avec Alice, c’est à mourir de rire. Pour l’aider à être encore un peu plus sûr, elle trouve un cheveu d’Alice dans le lit de Will, alors bon, ce n’est pas très dur de faire 1+1.

La mère d’Alice engueule sa fille pour qu’elle arrête de voir Will alors qu’Anne confronte son mari. Je dois bien avouer que ça m’a fait rire. Leur relation était vouée à l’échec et c’est la mi-saison après tout. Will prend finalement la décision de rester avec sa femme à Londres, et celle-ci accepte.

Pendant ce temps, Richard continue de coucher à droite à gauche et tombe sur le gamin des premiers épisodes qui leur a volé une robe. Il le vit bien et lui promet qu’il sera pendu pour ça. Si le vol est puni par pendaison, je me demande comment il survivrait à l’adultère.

Le gamin continue d’être bien malin et se dit de la famille de Shakespeare pour survivre. Cela fonctionne un temps, mais il s’en va bien vite, n’appréciant pas trop l’ambiance au théâtre où tout le monde pense qu’il sait lire alors qu’il est évident que non.

Il s’enfuit et apporte plus d’emmerdes qu’autre chose à sa sœur, car les autres prostituées comprennent bien qu’il y a moyen de se faire de l’argent avec le petit. Je ne suis toujours pas accroché par cette intrigue.

Les hommes de Topcliff se rappellent au bon souvenir de Will pendant l’épisode, ce qui permet de ne pas trop perdre de vue l’intrigue de base de la série, tout comme son fils qui est catholique et le dit. Will finit par se rendre chez Topcliff les mains vides mais s’en sort malgré tout assez bien, découvrant même que sa lettre est tombée dans les mauvaises mains. Il se rend aussitôt prévenir son cousin que sa planque est compromise.

Il arrive juste à temps, à dix secondes près, mais les pauvres qui hébergeaient ce cousin se retrouvent dans la merde et dans les mains d’un Topcliff toujours aussi sadique et seulement calmé par Wesley, son fils. C’est un peu blasant à force ce genre de scène… Mais pas autant que celles de Marlowe qui se laisse torturer tout au long de l’épisode, à coup de drogues et d’enterrement vivant. Je ne cherche même plus à le comprendre, mais je devrais peut-être car c’est lui qui attire le plus les fans. Je ne suis pas sûr de comprendre pourquoi, parce que bon, il finit par se faire lécher par un loup et c’est tout. Chacun ses délires, j’imagine. Enfin, ce n’est pas tout à fait tout, car il finit dans les bras d’un homme en train de mourir. Bon, OK, j’ai encore raté des choses je crois.

06Épisode 6 – Something Wicked This Way Comes – 17/20
I cannot speak of what’s inside me. That’s why I write.

L’avantage d’avoir une semaine de retard, c’est qu’on peut enchaîner les épisodes comme si de rien n’était.

L’épisode commence par la disparition d’Hamnet au beau milieu d’un marché bien agité par la présence des catholiques récitant les vers de Robert, le cousin de Will. Sympathique, sanglant et traumatisant pour Hamnet, j’imagine. C’est à peu près tout ce qu’il faut en retenir pour l’autant.

Au théâtre, on nous développe une sous-intrigue bien loin du fil rouge chrétiens/protestants avec un Richard qui veut séduire encore une autre femme. Le truc, c’est que Will à autre chose à faire que de l’aider, il doit réfléchir à une nouvelle pièce. C’est Alice qui a l’idée brillante d’écrire ce qu’il se passe avant la précédente pièce, plutôt qu’après. Bref, la série continue de surfer sur l’idée que les pièces de Shakespeare ont été écrites à plusieurs mains, ce qu’on avait aussi vu dans l’épisode précédent avec son fils. C’est sympa, fait de manière fluide et ça fonctionne.

Anne s’incruste au repas du groupe, ce qui fait bien du mal à Alice. Qu’importe, une dizaine de minutes plus tard, elle aide Will à écrire et ils couchent de nouveau ensemble. Comme c’est beau l’amour et la romance. Ah ben non, il a une femme qui meurt d’angoisse de la vie qu’il mène, entre les hommes qui viennent le voir au beau milieu de la nuit et la peur qu’il la trompe.

Oui, des hommes au milieu de la nuit : Topcliff continue de torturer l’hôte de Robert, puis il envoie une invitation nocturne à Will pour le forcer à écrire une pièce anti-religieuse. C’est classique, un peu répétitif et il a bien sûr une semaine pour l’écrire. Encore.

Quant à Alice, sa mère se rend compte qu’elle continue de coucher avec Will, ce qui pose problème pour son mariage avec Keenan. Bien sûr, cela ne fonctionne pas entre eux et elle se fait larguer par un mec qu’elle n’aime pas. La mère d’Alice engueule donc Will et lui demande la larguer, car il la détruit de l’intérieur. Pas faux.

Il le comprend lui aussi… et la détruit sur place, lui disant qu’elle est une traînée qui l’a séduite pour lui faire du mal et tout un tas d’autres douceurs qui laissent le couple en larmes, de même que la mère d’Alice. Cette scène m’a, il faut bien l’avouer, terrassé sur place et finit par des applaudissements pour Shakespeare qui voit sa femme disparaître au milieu du public. Non mais quelle angoisse, sérieusement, cet épisode. Pauvre Alice ! Ces scénaristes se payent notre tête, sérieux, mais le couple phare aura du mal à se remettre de cette scène.

Dans son coin, le gamin, qui s’appelle Pres (eh je commence à connaître les noms), continue ses activités illégales et s’arrange avec les prostituées pour s’enrichir. Cela énerve sa sœur qui voit bien qu’il n’a pas compris qu’il était question de vendre son corps. Elle le prévient, il s’enfuit, mais il entend malgré tout sa sœur être menacée de mort s’il ne revient pas. Du coup, ben, il revient et accepte de se vendre. La pauvreté à l’époque donc.

Les choses s’accélèrent et s’empirent pour Pres à vitesse grand V. Il se retrouve à devoir se prostituer avec… Topcliff, bien sûr. Il le poignarde, s’enfuit et c’est sa sœur qui se prend une balle et meurt dans ses bras. Outch. Sacré épisode à nouveau, je ne m’attendais pas à autant de la part de Will, surtout juste après avoir vu l’épisode 5, qui était moyen.

Après avoir vu la pièce de Will, Anne décide de s’enfuir de Londres, disant à peine au revoir à son mari.

Marlowe s’occupe une fois de plus du vieil homme finalement pas si vieux et peintre. Il l’appelle « mon roi » tout du long et ils sont clairement homosexuels tous les deux, s’inquiétant pour la survie de leur âme. Malheureusement, il meurt, sans surprise.

La fin de l’épisode enchaîne les cliffhangers, laissant Alice en pleine conversation avec Robert, les parents d’Alice se retrouver sans argent suite à l’annulation du mariage, Will seul sans personne et Pres… qui met le feu au théâtre, par dépit. Oh mon dieu, la série a pris un virage à 180° dans cet épisode et a d’un coup retrouvé tout son intérêt, je ne m’y attendais pas.

07.pngÉpisode 7 – What Dreams May Come – 15/20
We’re closing, for good.

Bon, l’ensemble de la série a fuité sur internet et suite aux cliffhangers de l’épisode 6, je n’ai pas franchement résisté à l’envie de tout voir.

Vous savez ce que je trouve particulièrement triste avec cette série ? Les meilleurs passages sont bien souvent ceux écrits par Shakespeare. Mais le vrai, pas le personnage. L’écriture est souvent moyenne autrement. Bon, Will apprend l’incendie juste à temps pour aller aider à limiter les dégâts, mais les costumes ont de toute manière brûlé et les propriétaires annoncent au petit matin qu’ils sont ruinés.

Will tente de convaincre Alice que tout se passera bien, mais elle a l’air moyennement optimiste, bizarrement. À la place, elle préfère écouter les sirènes religieuses de Robert. Oh, le mauvais choix. Elle décide aussi d’en vouloir à sa mère pour tout ce qui arrive. Sympa.

Will, lui, regrette sa rupture avec Alice, mais il n’avait pas franchement le choix. Il rend visite à Emilia Bassano, à la recherche de fonds pour sauver le théâtre. Emilia, c’est la femme que Richard voulait séduire un ou deux épisode plus tôt et qui a eu la bonne idée de lui mettre un râteau, demandant à voir celui qui écrivait les poèmes qu’il récitait bien mal. Cela lui permet de tomber sur un riche homme qui a de quoi les aider.

Comme ça tombe bien. Will débarque donc en sauveur pour le théâtre avec l’idée d’une pièce qui ressemble fort à Songe d’une nuit d’été si j’ai tout bien suivi. Pour être payés, les acteurs doivent être suffisamment bons pour qu’à l’issue de la représentation privée une italienne accepte de se marier avec le riche qui accepterait de les payer. Pourquoi pas.

La ruine du théâtre n’attire pas que les gentils donateurs comme Emilia (qui aide carrément Will à écrire à la place d’Alice) et son ami, mais aussi les vautours qui narguent le père d’Alice et drague sa mère. De toute façon, Alice est trop occupée à assister à un baptême et vouloir devenir catholique.

Dans son coin, Presto vit assez mal ce qu’il a fait, mais est laissé de côté par les scénaristes. Je peux en dire autant de Marlowe, qui se réveille auprès de son vieux mort, mais continue d’avoir des hallucinations. Il décide finalement de se reprendre en main. Marlowe a toutefois un peu plus de scènes et déclare qu’il veut vendre son âme au diable. J’ai totalement décroché de son intrigue qui est totalement perchée et n’a pas grand-chose de logique. Il semble complètement perdu.

Presto aussi est complétement perdu et il demande de l’aide à Will, qui lui en apporte bien beaucoup, en l’empêcher de tuer Topcliffe. En effet, malgré son coup de couteau, Topcliffe s’en sort bien et continue d’être parfaitement imblairable, à coup de tortures et autres menaces de viol. Cela lui réussit, car il finit par mettre la main sur l’imprimerie des catholiques où il récupère une jolie fournée de pauvres gens à torturer. Alice et Robert débarquent sur place pour voir la fin de l’opération, et ça ne semble pas suffisant pour la faire arrêter de vouloir être catholique.

La fin d’épisode voit la troupe de théâtre jouer à la perfection, avec l’aide d’Emilia qui reprend un rôle-titre à la dernière minute même si elle est une femme (ils en font un peu beaucoup niveau répliques, mais c’est marrant). Richard accepte enfin de jouer le roi des fées, probablement parce que ça lui permet de jouer quasiment nu et Isabetta, la femme italienne, accepte de se marier. Hop, voilà, le théâtre est sauvé en un rien de temps, Marlowe nous parle de voir le Diable sur scène et Will promet à Presto de… le venger. C’est moins bon que l’épisode précédent quand même.

08Épisode 8 – Your Houses – 15/20
Do not be used, Alice.

Déjà de retour pour un nouvel épisode de Will comme toute la saison a fuité et je ne sais à quoi m’attendre tellement la série est inégale, proposant un coup un super épisode et celui d’après quelque chose de moyen.

On commence par l’exécution publique du pauvre homme qui hébergeait Robert il y a quelques épisodes. Ce dernier, très discret, prie pour son âme au milieu de la foule assistant à l’éventrement public et face à ses enfants. Topcliffe n’attise pas du tout la haine, c’est bien. Loin de Londres, la campagne s’avère être bizarrement sanglante, mais je ne suis pas sûr de bien comprendre l’intérêt surtout qu’on ne la revoit pas du reste de l’épisode.

Will décide, sur conseil involontaire d’Emilia (décidément, c’est une affaire de muse), d’écrire la pièce qu’il doit à Topcliffe en faisant de lui le héros. Autant dire que ça lui plaît bien et qu’Emilia continue de l’inspirer autant qu’elle peut (et elle le fait bien). Cependant, Will continue d’espérer l’aide d’Alice, mais celle-ci est définitivement trop occupée à bosser pour Robert et les catholiques. Franchement, je trouve son évolution assez moyenne, je ne vois pas en quoi une rupture amoureuse la pousse autant à renier ce qu’elle était avant et devenir subitement croyante (surtout qu’on ne la voit même pas être croyante).

Elle est tellement douée qu’elle se fait surprendre par le père d’un prisonnier qui est sur le point d’être exécuté. Il n’en faut pas plus pour la mettre en danger je pense. Ne sachant qu’une partie de ses informations, Will tente de la protéger en allant confronter son cousin. C’est franchement n’importe quoi en soi, mais il a bien raison d’agir comme ça pour la protéger, car elle ne fait que des conneries. Bon, vous me direz, Will aussi a la capacité de faire absolument n’importe quoi. Il est plutôt cool de voir Alice se foutre de sa gueule et de ses pièces.

Marlowe continue d’écrire sa pièce avec le diable en personnages, et ça ne ressemble à rien tellement il se laisse porter par ses souvenirs et sa drogue. Il largue ensuite son mec avant de se débrouiller pour se faire casser la gueule dans les règles de l’air. Complétement paumé, il se rend auprès de Will pour lui demander le chemin de la foi. Se faisant, il inspire Richard III à Shakespeare : une histoire dans le passé pour éclairer le présent. Richard, cependant, est un peu frileux à l’idée de jouer ce rôle.

Dans cet épisode, Richard continue surtout de draguer tout ce qui bouge et pousse son meilleur ami à faire de même, ce qui semble être un étonnant décalage. En effet, Richard couche avec une femme pendant que son meilleur ami se contente de lui parler d’oiseaux. L’évolution de Richard continue d’être au cœur des préoccupations scénaristiques, puisque c’est ensuite son « amie », la servante, qui lui fait prendre conscience que son attitude est déplorable.

De leur côté, les amoureux d’oiseaux ont leur premier baiser sur le pont où sont exposées les têtes des condamnés à mort. Sympathique. Ou pas du tout, parce qu’elle a juste la peste et lui refile. Dès lors, il décide de se rendre chez elle et d’être enfermé avec, ce qui se passe avec les pestiférés à l’époque.

Richard prend la décision la plus stupide de la série et se fait enfermer avec eux, étant donc laissé pour mort. Bien. Pas bien. Ils maîtrisent vraiment les cliffhangers, ce qui aide à se projeter dans la série et vouloir la suite. Comme tout a fuité, ce serait idiot de ne pas en profiter.

09Épisode 9 – Play the Devil – 16/20
Where are your words now ?

Allez, on commence sur du Nine Inch Nails, ce ne pouvait être plus parfait pour voir Richard s’en tirer vivant et brûler tous ses vêtements en public. Mouais. Ils abusent un peu sur cet aspect de la nudité publique historiquement parlant, je pense, mais il semblerait que la vie de Richard ne soit plus si fun que ça désormais. C’est une manière un peu forcée de le faire grandir qui fonctionne plutôt pas mal. Will a beau faire ce qu’il faut pour tenter de le convaincre de jouer Richard III, ça ne fonctionne pas.

Bon, en revanche, Autolycus dont j’ai enfin appris le nom est mort, bien évidemment.

Richard est en pleine dépression, mais ça va tout de suite mieux quand il rend visite à Moll. Forcément. Dès qu’il arrive au théâtre en revanche, il refuse de jouer son rôle. Will finit par le convaincre, mais il faut désormais le récupérer à son père, bon courage. Presto n’apprécie pas trop la tournure des événements car il a peur que personne ne comprenne de quel Richard il est question. Will lui offre le rôle du prince, Richard joue Richard, et d’un coup, la pièce prend vie.

De son côté, Alice demande à être baptisée alors qu’elle continue d’être sacrément en danger, parlant religion alors qu’elle est écoutée par Emilia, puis par le père du pauvre jeune de l’imprimerie désormais torturé par Topcliffe. Ce dernier continue d’être baladé par Will qui récupère autant d’informations que possible pour comprendre comment son humanité est devenue si monstrueuse.

Après lecture de la bible, Marlowe ne croit toujours pas en Dieu, continue ses cauchemars et demande à Robert de se confesser.

La religion d’Alice pose de plus en plus de problèmes. Emilia avertit Will des dangers qu’elle prend, donc il recommence à menacer son cousin, mais c’est en vain. Alice a de toute manière pris sa décision, inconsciente des dangers qu’elle est en train de prendre. En effet, le père a décidé de tous les trahir. À tenter de sauver le manuscrit de Robert, Alice se fait arrêter par Topcliffe. Elle n’a pas le temps d’être torturée, fort heureusement, car Marlowe fait intervenir son ex et ses relations. Arrêtée selon la loi, elle n’en reste pas moins dans la merde.

Marlowe prévient Will qui court à la rescousse, mais Topcliffe est déjà en train d’étrangler Alice… Tu parles d’un cliffhanger de dingue.

10Épisode 10 – Once, Bright Angel – 18/20
I will have no peace until Topcliffe is dead.

Bien, c’est parti pour le dernier épisode de la série, et probablement de la saison puisque les audiences ont été catastrophiques. Dommage, malgré temps morts et moins bons épisodes, j’ai dans l’ensemble adoré la saison. J’y reviens à la fin de cette critique, de toute manière.

Sans surprise, l’épisode reprend là où le précédent nous avait abandonné. Will arrive chez Topcliffe et se démerde assez inexplicablement pour sauver Alice de sa prison, marchandant pour la relâcher et la faire passer pour morte. Celui qui l’aide se retrouve néanmoins piéger, tue un homme et fait porter le chapeau aux catholiques, ce qui complique tout.

Alice a bien survécu à ses nombreuses blessures et à l’étranglement, et elle a même droit à un docteur beaucoup trop bon pour elle, celui d’Emilia, qui continue d’aider. Will se lance dans une vendetta contre Topcliffe, fait ses adieux à Alice et change totalement d’avis quand elle lui demande de se contenter de la pièce pour le punir. La reine tient beaucoup trop à sa réputation pour se permettre de conserver Topcliffe dans ses rangs.

Assez vite, nous en arrivons donc au stade où Alice et Will rentrent chez les Burbage et où tous les secrets sont enfin révélés, Will allant jusqu’à avouer qu’il est catholique et amoureux d’Alice. La première partie dérange son père, la deuxième Richard. C’est mignon.

A eux tous, ils parviennent à convaincre, malgré leurs différends, tous les acteurs de jouer Richard III pour humilier Topcliffe. Will doit encore s’assurer que celui-ci assistera bien à la représentation pour l’humilier et il se joue de lui, dans une amitié qui n’avait jamais été aussi bien montrée dans la série avant.

Dans son coin, Marlowe continue de partir en vrille, mais pourquoi ça changerait ? On a enfin les explications sur le vieux de Marlowe, qui était donc Emerson. Il raconte tout à Tommy, son (ex) copain et j’ai eu l’espoir d’une vraie fin de série à ce moment-là. Tommy prévient surtout Marlowe que la pièce de Will est fin prête.

Robert, quant à lui, se fouette pour que ses péchés soient pardonnés. C’est beau.

Le grand jour de la représentation arrive et Topcliffe ne peut s’empêcher de raconter à tout le monde qu’il en est le héros. Il va en avoir pour son argent, clairement. Richard est malade de stress, mais à part ça, tout est fin prêt pour la pièce. La représentation est comme d’habitude très partielle, mais en même temps parfaitement représentative de l’impact qu’elle devait avoir sur Topcliffe. Difficile de ne pas être mort de rire à le voir être ridiculisé comme ça et à voir Richard devenir un bon acteur. Aucune surprise dans cette partie de l’épisode en ce qui me concerne, mais une parfaite exécution publique, bien plus efficace que toutes les scènes de torture.

Topcliffe est démis, forcément, envisageant même le suicide et Marlowe semble complétement rétabli. Alice s’enfuit en bateau avec Robert, mais surtout avec Dieu, laissant Will seul derrière elle. Que je suis heureux que la série ne prenne pas le parti du cliffhanger pour ce final, qui est tout bonnement parfait, réglant toutes les intrigues en cours et laissant juste assez de marge pour une saison 2 en cas de renouvellement très improbable.

Cet épisode final contenait ce que je voulais voir, alors je ne vais pas chercher à le descendre, ni à épiloguer plus longtemps.

11

EN BREF – Cette saison est une belle réussite qui instaure son univers et, si je puis dire, son délire. J’ai pu lire dans d’autres critiques que la série dénaturait l’Histoire avec un grand H, je trouve au contraire que les scénaristes ont su capturer l’essence des travaux de Shakespeare pour la retransmettre. La véracité historique est effectivement plus que discutable, mais l’ambiance, les jeux de mots, l’écriture correspondent tout à fait à l’esprit shakespearien tel que je me le figure. Certes, ça n’avait rien de la biographie historique que j’attendais, mais justement, c’est ce qui l’a rendu fun et qui m’a donné envie de revenir chaque semaine. Ca, et la BO assez parfaite quand même.

Je ne sais pas si j’irai jusqu’à parler d’un coup de cœur car il y a eu un vrai coup de mou sur les épisodes 3 et 4, mais la série a su trouver son rythme et sa plume. À coups de cliffhangers parfaitement maîtrisés, Will a su proposer une série qui finalement donnait envie de revenir pour suivre les aventures romancées de ce couple improbable avec Alice, mais aussi pour voir grandir Richard ou, plus improbable au départ, pour suivre le personnage de Presto.

Chacun apporte finalement sa touche à l’histoire qui redouble d’intérêt lors de l’épisode 6 et ne perd (presque) plus son souffle. Si j’avais quelque chose à reprocher à la série, ce serait de ne pas avoir réussi à accrocher à Marlowe, mais c’est à peu près la seule chose qui semble séduire les fans de la série sur TVtime… mais enfin quelque chose me dit que ce n’est pas pour le personnage, mais plutôt pour le physique de l’acteur. Forcément, comme il me laisse de marbre, ça n’a pas dû aider.

Allez, plus sérieusement, je ne suis vraiment pas contre une saison 2 car il y a encore plein de pièces à utiliser (Romeo & Juliet, franchement !) et de muses à trouver, que quelques sous-intrigues restent après tout sans fin (Richard et Moll, Will et sa famille, le futur de Presto…) et que j’ai passé de bons moments devant la série. Si malheureusement, et selon toute logique, la saison 2 ne voit pas le jour, je reste satisfait de cette trouvaille totalement inattendue et bien en-dehors de ma zone de confort habituelle.

24 (S01)

Synopsis : L’agent spécial Jack Bauer s’apprête à vivre la journée la plus longue de sa vie (pour la première fois ehe). Une menace sur David Palmer, le candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine, le force à se rendre au travail à minuit. Il ne le sait pas encore, mais il va se retrouver au centre d’une conspiration qui implique sa famille, ses collègues et les Palmer. Chaque épisode de la saison couvre une heure d’une journée particulièrement interminable.
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Pour commencer, je dois dire que j’ai déjà lu, il y a quelques années, le résumé des épisodes de cette saison dans un magazine, type Séries Mag. Je m’étais persuadé que je ne regarderai de toute manière jamais cette série d’action car ce n’était pas le genre qui me plaisait le plus et qu’en plus, je risquais d’être beaucoup accro. En fait, c’était plus par peur de devenir addict qu’autre chose, quoi, car ça représente un petit paquet d’heure quand même !

Seulement voilà, Ludo est fan de cette série et il trouvait honteux que je ne m’y mette pas. Il m’a donc envoyé les DVDs par la Poste histoire que je culpabilise de ne pas la regarder et ça a très bien fonctionné. Après, il dit sur son blog que je le harcèle pour qu’il joue au Bingo Séries alors qu’il ne veut pas (finalement, il adore, en plus), mais lui, il est pas mal non plus côté harcèlement du coup ! J’dis ça, j’dis rien (mais je le dis quand même).

Bref, j’ai reçu les DVDs il y a un moment, mais je me suis dit que, tant qu’à faire, je voulais voir tous les épisodes sur une période de temps rapproché histoire de me mettre dans les conditions les plus proches de Jack Bauer. Je profite du lancement du deuxième Week-end en Séries pour me lancer dans l’aventure et la journée interminable de Jack. On verra bien si j’arrive à terminer la saison en deux jours et demi, mais j’en doute (spoiler alert : finalement, si, c’était beaucoup trop addictif).

Note moyenne de la saison : 15,5/20

 01.png12.00 AM – 1.00 AM – 16/20
What I’m about to tell you doesn’t leave this room.

22h39, je commence le WESéries, baguettes en main, makis sous le nez. Il était temps ! Oh joie, ça commence en plein pour les élections présidentielles… je me suis tellement renseigné sur cette saison/série que je découvre son intrigue et une tronche beaucoup trop connue pour l’avoir vu en fin de saison 6 de Grey’s Anatomy (help).

Je me sens rapidement de retour dans les années 90 (le polo Adidas !) avec Jack et sa fille. L’intrigue va vite en besogne avec Kim, la fille qui disparaît mystérieusement à minuit et ses parents qui agissent un peu comme s’ils n’en avaient rien à faire. Jack est appelé au bureau et s’y rend en moins de dix minutes pendant que sa fille va faire la fête. J’avais un peu peur de l’écran partagé dont j’ai tant entendu parler, mais ça fonctionne bien sans être trop perturbant pour l’instant, je trouve.

Le rythme est bon, comme prévu, il se passe toujours quelque chose, c’est dur de lâcher l’écran, même pour manger. Richard prévient Jack qu’il pense qu’il y a une taupe au sein de la CTU (unité anti-terroriste de la CIA) aidant à organiser l’attentat contre Palmer, un sénateur visant la présidence des USA.

Il faut attendre 14 minutes (20 dans le temps de la série) pour entendre enfin le mythique compte à rebours, mais je reconnais qu’il met parfaitement dans l’ambiance. Le fait qu’il se passe toujours à l’écran fonctionne pour l’instant bien. Il y a quand même pas mal de coupures classiques dans la série, passant d’une scène à l’autre histoire de nous éviter Jack se changeant (merci bien).

Kim ment sur la mort supposée de son père, parce qu’un père bossant pour la CIA, ça ne doit pas le faire niveau coolitude. Au contraire, du côté de Jack les choses sont plutôt très cools, avec tout le monde sur le pied de grue et Jack mettant en place un chantage pour avoir des infos. Mouais. Je suis partagé sur l’intrigue pour le moment : il y a des moments où ça paraît lourdement introduit (Jack qui dit ne pas connaître la politique du sénateur, c’est moyen pour un agent de la CTU) et d’autre où ça manque de clarté (le rôle exact de la personne que Jack endort est un peu flou).

Jack semble aussi avoir eu une liaison avec sa collègue Nina, ressemblant étrangement à sa femme. Normal. Moi comme elle dit « Barcelona », je l’aime bien.

Pendant ce temps, Palmer apprend une rumeur qui risque de fuiter dans les médias, et ça ne lui plaît pas, au point de ne pas en parler à sa femme à qui il dit tout. Bon, OK, les mystères sont là et prenants, la musique vraiment réussie.

En parallèle, la pote de Kim couche en moins d’une heure et Teri cherche sa fille partout, allant jusqu’à pirater son ordinateur grâce à l’aide de la CIA. Ben oui, c’est logique.

Je n’en ai toujours parlé, mais nous suivons aussi les passagers d’un avion dont il est assez clair qu’il contient notre terroriste de la saison. Forcément, il n’est pas du tout là où nous pensions qu’il serait : c’est donc la jolie nana qui s’avère trop dangereuse pour les USA. OK, je m’en doutais sans être certain car c’est plutôt étonnant comme intrigue pour cette époque.

Grosso modo, j’ai plutôt accroché à la série pour ce premier épisode. Il est difficile de lâcher l’écran tant les choses vont vite et, en même temps, ça reste une série lourde à digérer côté informations. On sent que les scénaristes prennent quelques raccourcis sur la durée de la journée qui limite les possibilités scénaristiques, mais je vois parfaitement où est l’adrénaline dont j’ai tant entendu parler à propos de 24.

L’omniprésence d’horloges absolument partout, les quelques rebondissements et retournements de situation du pilot, les situations en parallèle, le cliffhanger, il faudrait être difficile pour ne pas avoir envie de revenir pour un deuxième épisode. Je vais quand même faire une pause vaisselle/douche avant d’en revenir à cet enlèvement de Kim par deux garçons qui sont des hommes voyons.

02.png1.00 AM -2.00 AM – 14/20
Take the card!

La longueur du previously on, c’est fou, mais ça m’a permis d’apprendre le prénom de Mandy, ça me sera utile pour cette critique, je sens. Et en même temps, je suis déjà un peu moins à fond dedans avec l’impression de pouvoir me la garder en fond sonore tout en faisait plein d’autres choses. C’est soit la fatigue, soit le fait de m’être connecté en Wi-fi… soit parce que ce début d’épisode n’a pas grand-chose à proposer. Certes le cliffhanger du pilot était prenant, mais il planifiait surtout le long terme, pas trop l’immédiat.

Certes, Teri et le père de la pote de Kim (ouais, j’apprends bien les noms, vous voyez) trouvent un préservatif, mais bon. Cela s’accélère un peu avec Richard qui appelle Jack et conclue l’appel par un coup de feu.

Teri et le père de Janet (la pote !) continuent d’attendre le retour de leurs filles dans le magasin, mais ce n’est pas ça pour l’instant. Ils appellent donc le gérant du magasin grâce à l’aide de Nina, OK, OK. Cela ne sert pas à grand-chose, parce que pendant ce temps, leurs filles sont en train de se faire kidnapper. C’est plutôt bien mené.

Richard enquête pour découvrir l’identité de la taupe, malheureusement celle-ci se protège bien. Il se sacrifie finalement pour la carte contenant le nom de la taupe dans une fusillade qui ne parvient pas à blesser Jack, forcément. Nous avons de jolis mouvements de caméra du côté de la réalisation, ainsi qu’une belle envolée de la musique qui rendent l’épisode plaisant à suivre. Quant à la taupe, elle utilise de toute évidence l’ordinateur de Nina, mais ce n’est pas assez pour que je la soupçonne avec certitude.

Cette intrigue m’a un peu lassé pour son côté « pan pan », mais elle est plutôt cool. J’ai du mal à imaginer Richard comme un gentil, à cause de Grey’s probablement, donc je ne sais pas trop quoi en penser de ce sacrifice. Pour ce que j’en sais, ça peut très bien être un méchant faisant semblant de mourir… Il faut s’attendre à tout dans les séries.

Mandy atterrit donc comme si de rien n’était et se fait récupérer par un homme qui la ramène je ne sais pas trop où et peut tout de même la voir à poil dans la salle de bain comme si de rien n’était bis. Pourquoi pas. Elle rencontre un autre homme ensuite et ce n’est pas innocent car on découvre qu’il a fait de la chirurgie esthétique pour ressembler à un autre homme, histoire d’avoir l’attentat parfait : cet autre homme, c’est le photographe avec lequel Mandy parlait dans le premier épisode. Pendant ce temps, les membres de la Cellule cherche la liste des passagers pour comprendre le lien avec Palmer.

Palmer réussit à semer un peu tout le monde suite à son coup de téléphone alors que la sécurité autour de lui est justement renforcé en cas d’attentat contre sa vie. C’est du beau, mais ça ne rassure pas du tout sa femme de l’apprendre.

Bon, j’étais beaucoup moins à fond dans cet épisode, je sens que ça va être une série qui exige que je me concentre, car c’est beaucoup trop facile de perdre le fil et de l’écouter – mais la simple écoute ne permet pas de tout suivre.

03.png2.00 AM -3.00 AM – 15/20
We could die if we don’t get out of here

Jack fait en sorte que Teri et son nouvel ami, Alan, restent attendre bien sagement au magasin le retour des filles. Il semble à peine affecté par la mort de Richard et la disparition de sa fille, mais bon, normal, c’est Jack Bauer. J’en ai tellement entendu sur lui déjà.

Kim et Janet continuent d’être retenues prisonnières et ce n’est pas bien fou comme histoire. Je suis déjà pressé que les différentes intrigues soient reliées entre elles. Elles tentent de s’échapper, ce qui permet un peu d’action intéressante dans cet épisode. Elles tombent sur un type qui les aide mais leur vole leur argent, juste parce que, avant d’éviter de se rendre dans LA ruelle la plus connue de tout Los Angeles.

Non, franchement, j’ai eu du mal à suivre leur périple, parce que je faisais un peu autre chose à côté et parce que c’est super perturbant d’avoir le décompte de l’épisode au fur et à mesure. Je me sens presqu’oppressé de me dire que c’est bientôt la fin par exemple. Enfin bon, peu importe : le type qui les vole finit par leur venir en aide alors qu’elles s’enfuient de nouveau, presque rattrapées par leur kidnappeur.

Jack n’en revient pas de la trahison de Nina et tente de la confronter, mais sans grande surprise, elle contourne le problème. Il bosse avec une autre collègue qui lui reproche de ne pas être impartial sur le sujet parce que eh, il a couché avec après tout. En fait, une fois qu’il confronte Nina, il se rend compte qu’il se plante sur toute la ligne car il était avec elle quand son ordinateur a été utilisé. Ben tiens, ça tombe bien. Nina se sent trahie et bouhouhou. Ouais bon avec toutes les preuves contre elle, elle pourrait comprendre qu’il était légitime que Jack doute quand même.

La cellule de la CTU découvre la mort de Richard, sans sembler être plus affecté que ça.

Dans son coin, Mandy embrasse une nana, j’avais raté cette information. Ça aussi, c’est plutôt osé pour l’époque dis-donc (mais pas autant que le décolleté de Mandy purée). Bon, on suit ses aventures, mais je n’accroche pas du tout à cette partie de l’épisode. De manière pas très originale, sa copine se fait tirer dessus à un moment où je m’y attendais vraiment. Ah les clichés télévisuels…

Le sénateur Palmer et son homme de main, Carl Webb, s’occupent d’une rumeur que la journaliste veut répandre selon laquelle le fils de Palmer est un meurtrier. C’est donc pour régler cette affaire qu’il s’est enfuit et une fois son homme de main au courant, il retourne dans sa chambre. Mouais.

Côté cliffhangers, le collègue de Nina veut faire en sorte que Jack soit viré et Janet se fait renverser comme une bleue. C’est super sanglant comme série dis donc ! Contrairement aux apparences, elle n’est pas morte pour autant, mais elle s’en est pris pas mal dans la tronche en trois heures quand même.

Le rythme est reparti de plus belle dans cet épisode, l’adrénaline est là, ça donne envie de continuer… mais il est largement l’heure d’aller me coucher !

04.png3.00 AM – 4.00 AM – 15/20
What so special about Jack Bauer?

Deuxième jour de Week-end en séries pour moi, et pas de déménagement ce matin suite à un retard de camion (c’est malin !). Du coup, je me suis fait chauffer mon thé et, comme je le bois tiède, je suis allé m’acheter une baguette pendant qu’il refroidissait. Paris est assez merveilleuse ces matins comme ça où tu as la flemme de tout, surtout qu’il fait beau ce WE. Du coup, en quelques minutes, j’étais de retour avec ma baguette (oh le cliché) et prêt à commencer l’épisode !

Notons bien qu’il ne faut jamais aller aux USA parce que si tu te fais renverser, le mec qui te blesse se barre et les voitures suivantes n’en ont rien à foutre de toi. Charmant. Kim s’inquiète pour elle, bien sûr, mais ça ne sert pas à grand-chose.

Ils me fatiguent tous à se démener comme ça à 3h du mat, que ce soit le sénateur avec son inquiétude pour son fils ou Nina qui accepte de reparler à Jack pour apprendre la mort de Richard. J’avais un peu peur de ne pas réussir à retomber dedans, mais en fait, l’ambiance de la série fait qu’on rentre facilement dans l’intrigue. Le rythme et les plans séquence fonctionnent à merveille.

Moins de dix minutes après le coup de fil du collègue de Jack, la CTU se retrouve bloquée, personne ne pouvant sortir du bâtiment. Personne, sauf Jack Bauer bien sûr.

Pendant ce temps, Teri et son pote roulent trop vite et sont donc arrêtés par les flics. Protestant les ordres directs de ce motard qui les bloque pour excès de vitesse, Alan se fait arrêter. C’est con et très stupide (les deux à la fois, oui) de sa part. Les scénaristes jouent avec nos nerfs en faisant en sorte que les ravisseurs de Kim croisent une nouvelle fois leur chemin, sans pour autant qu’ils ne se rencontrent. C’est un peu gros, mais pas autant que le montant de la facture de téléphone portable de Jack à la fin de cette journée, j’imagine. Non parce que dans les années 90 quand même…

De son côté, Bauer continue son enquête sur Palmer en passant tout un tas de coups de fil puis en recevant l’aide inattendu d’une policière et Nina se fait interroger sur les agissements de Jack. Oh, bien sûr elle a de nouveau toute confiance en lui, mais l’agent qui l’interroge est malin.

Janet reste près de 40 minutes étendue de tout son long avant qu’une voiture de secours daigne venir s’occuper d’elle. Bon, en même temps, elle arrive juste à temps pour l’empêcher d’être exécutée par ses ravisseurs voulant finir le travail, donc ce n’est pas plus mal.

Toujours en parallèle (comme tout le reste de cette série), Palmer commence à douter de l’innocence de son fils parce que la journaliste (Maureen) est une bonne journaliste habituellement et que l’info vient du psy de son fils. C’est embêtant.

Cet épisode prend un peu son temps au regard de la saison : il ne s’y passe pas grand-chose. En même temps, le rythme est haletant, avec la course poursuite et le suspens autour de la survie de Janet. Les petits événements qui se passent tous l’un après l’autre sont assez fluides pour être crédibles et mouvementer la série agréablement. Bon, comme souvent, les flics passent pour des incapables et des empêcheurs de tourner en rond à plusieurs reprises, mais c’est intéressant, malgré tout.

Du côté des cliffhangers (parce que chaque heure se termine par des révélations, c’est bien connu), Jack voit son aide policière être tuée (putain, après la lesbienne, la noire, ils ont tous les clichés ou quoi ?) et l’homme qu’il pourchassait lui parle de… Kim !

Il faut changer de DVD, merde. Je vais en profiter pour me préparer.

05.png4.00 AM – 5.00 AM – 14/20
There’s no such thing as sort of death

Qui donc appelle les gens pendant le Week-end en séries ? Mes amis. Bref, me voilà de retour devant la série et ses résumées beaucoup trop longs !

Teri vit une nuit de merde et découvre que Janet est en pleine opération. Pfiou, ça nous met dans une ambiance bien sympathique tout de suite. En parallèle, Kim est livrée à son vrai ravisseur auquel les kidnappeurs mentent sur ce qui est arrivé à Janet.

Jack fait ce qu’il peut pour retrouver sa fille et tente de rassurer Teri, qui est en panique totale à l’hôpital où elle voit Janet en pleine opération. Il s’arrange pour avoir des informations de la part de l’homme qu’il a aidé à faire arrêter et erre dans le commissariat pendant toute l’heure. Il aide surtout le criminel à s’échapper. Le reste de l’épisode m’a un peu perdu si je suis honnête, mais je ne crois pas que j’ai raté grand-chose.

David Palmer continue sa petite vie tranquille et, pour une raison qu’on ignore, sa fille est encore réveillée à cette heure qui est désormais ni tardive, ni matinale. Sa fille ? Megalyn Echikunwoke bien sûr ! C’est la deuxième fois qu’elle sort de nulle part dans mes visionnages de 2017 (Supernatural) et la troisième en un an (That ‘70s show), je suis content. Quoiqu’il en soit, son rôle n’est pas très utile dans la série pour le moment.

Palmer confronte Maureen sur ses sources et elle semble quand même tout à fait bien informée sur ce qu’il s’est passé. Ainsi donc, le fils du sénateur a tué le violeur de sa sœur. Bon, jusque-là, ça colle. Le sénateur vient ensuite voir son fils et je note le premier faux raccord de la série, énorme. Le réveil de la chambre indique qu’il est 4h57 alors qu’on vient de lire qu’il est 40 sur le chrono de la série. Euh, ça se voit pourtant, non ?

David confronte donc ensuite son fils pour avoir la vérité et son absence de réponse en dit long.

L’épisode était prenant et, pour le moment, je trouve que bizarrement les événements s’enchaînent pour le moment de manière crédible. Le cliffhanger voit un des kidnappeurs se faire froidement abattre (je m’y attendais franchement) par Ira Gaines, le vrai ravisseur de Kim qui voit tout, et Janet tomber en arrêt cardiaque. J’étais un peu moins dedans, mais ça donne envie de continuer !

06.png5.00 AM – 6.00 AM – 16/20
That’s right, wer’re watching you

En toute logique, on reprend sur l’arrêt cardiaque de Janet, qui décidément s’en prend plein depuis le début de saison. Jack en profite pour appeler Teri et lui dire de protéger Janet autant qu’elle peut car quelqu’un lui en veut. Jack est de toute manière le pro des coups de fil improbables, enchaînant ensuite par un appel alors qu’il s’apprête à monter dans un hélicoptère. La logique.

Quelques minutes après le meurtre perpétré par Ira, Kim est mystérieusement libérée de ses liens et du coffre de la voiture. Elle tente de convaincre son kidnappeur de s’échapper. Il est assez violent avec elle, mais elle décide malgré tout de l’aider à enterrer son pote.

La femme de Palmer est déjà à prendre son café après une nuit de quoi ? 30 min ? Elle prend ensuite sa douche en moins de dix minutes, ce qui manque un peu de crédibilité après une nuit si courte et pour une femme de sénateur qui doit paraître impeccable quelques heures plus tard. David comprend en tout cas que sa femme était au courant depuis le début pour le meurtre perpétré par leur fils. Pas mal du tout.

Jack et Teri sont enfin réunis et c’est vrai que j’ai l’impression que ça fait plus de six heures qu’ils ne se sont pas vus après tout ça. Janet est en vie, Jack se comporte comme le plus parfait des connards à être totalement paranoïaque avec tout le monde, même si ça se comprend. Il finit par tout avouer à Teri qui s’effondre dans ses bras.

Pendant ce temps, la cellule du CTU continue de travailler, mais je n’arrive pas encore à accrocher à cette intrigue pour le moment. Il faut dire qu’il y a beaucoup plus de tension du côté de Jack qui se fait diriger tel une marionnette par le kidnappeur de sa fille. Le but est d’éloigner Jack de Janet qui se fait gentiment tuer par son papa… Sans grande surprise, Alan n’est en fait pas son père. Je m’en doutais depuis quelques épisodes déjà, sans pour autant voir pourquoi ils avaient besoin d’un homme pour contacter Teri comme ça. Franchement, c’’est plutôt bien joué de la part des scénaristes, parce que je ne vois toujours pas pourquoi les terroristes se sont donnés tant de mal. Bref, je me pose des questions, c’est bon signe.

Les cliffhangers voient Alan réussir à enlever Teri sans qu’elle ne se doute de rien et le kidnappeur être enterré. La victime du meurtre trouvé par Jack dans l’épisode précédent est donc Alan, en toute logique. Oups, c’est bête pour la famille York tout ça. Teri l’apprend de Nina et garde son sang-froid, mais on lit la panique dans ses yeux, la pauvre !

Sinon, les bonnes surprises continuent pour moi : je reconnais seulement maintenant que l’interprète de Milo est Eric Balfour, avec barbichette et boucle d’oreille ! Et bien ça le change d’Haven !

07.png6.00 AM – 7.00 AM – 16/20
People breaks out from prison all the time.

Un achat de tranches de jambon, glace et bouteille d’eau plus tard, me revoilà pour l’épisode 7 qui me validera un point du bingo car ces sept premiers épisodes datent d’il y a plus de dix ans. Quoi ? il faut bien que je finisse ma baguette et tant pis si je suis un cliché !

Le terroriste à la face charcutée se réveille et obtient son ordre de mission.

Jack continue d’être manipulé par les terroristes : il doit remplacer la carte sur laquelle son équipe travaille par celle que les terroristes lui ont donné. Ce n’est pas si simple, car Nina est sur son dos et lui apprend qu’Alan York est mort. Il finit par y arriver, mais la diversion ne prend qu’un temps. Il se retrouve obligé d’emmener Nina avec lui, étant surveillé par le terroriste grâce à des caméras ainsi qu’un micro et parce que celle-ci a compris son jeu (grâce à Milo).

Palmer veut protéger son fils qui fait un footing beaucoup trop matinal pour moi, mais il a du mal à communiquer avec.

Kim, quant à elle, nous fait le pitch de Prison Break avant l’heure, voulant s’échapper à tout prix du piège dans lequel elle est ; quitte à simuler son propre viol. Maline la petite !

Teri est bien douée : elle réussit à mettre K.O Alan et à l’attacher à un arbre avant de tenter de s’enfuir. Mon premier réflexe aurait été de me barrer, mais c’est vrai que vouloir lui piquer les clés était mille fois plus logique. Pas de bol pour elle, les années 90 ne sont pas les années 2000 et elle ne capte absolument rien dans le désert où Alan l’a emmené.

Elle finit malgré tout par avoir de la réception pour appeler le CTU après avoir interrogé Alan. Pas mal, elle est douée, mais c’est risqué tout ça.

L’épisode était sympathique, avec toujours ce rythme fou. C’est plutôt bien joué car je m’attendais à plus de longueurs après autant d’épisodes. C’est donc plutôt bien de leur part de réussir à maintenir rythme et suspens comme ça. La famille Bauer est quand même sacrément futée, mais pas assez : Teri se fait enlever sans trop de mal car la taupe était très précisément l’agent à laquelle je pensais jusque-là. C’est bien dommage, car je l’aimais bien.

Les cliffhangers voient Nina se faire tuer par Jack, mais une fois de plus, je n’y crois pas. La série nous a déjà fait le coup de la fausse mort avec Janet, et puis, ça ne colle pas trop que Jack la tue comme ça. En plus, pas de bol, il faut que je me dépêche de me barrer alors je n’en saurais pas plus.

Kim et son ravisseur ravi tente de s’enfuir en creusant, malheureusement elle entend sa mère arriver et décide de ne pas s’enfuir. C’est totalement con et j’ai envie de dire : « comme par hasard ». C’est plutôt bien écrit quand même. En parallèle, Keith s’apprête à reconnaître qu’il a tué quelqu’un à la télévision et le collègue de Jack découvrent les images de son bureau où il comprend que Jack est plus louche qu’il en a l’air.

Comme prévu, Nina est encore en vie, mais bien seule et paumée !

08.png7.00 AM – 8.00 AM – 18/20
Both of them?

Ah, enfin une heure normale pour vivre la journée de ces personnages. C’est intéressant d’avoir suivi la nuit de ces personnages, mais moi je suis déjà crevé par 4h de déménagement à 30°C, alors une nuit complète aussi mouvementée que la leur, au secours.

Tiens, notre Jack Bauer commence la journée en compagnie de Jacob de la saison 5 de Prison Break. Je m’en serais bien passé. Il continue de faire tout ce qu’on lui dit, entendant parler Teri qui, de son côté, retrouve enfin Kim. Plutôt cool et bien monté.

La taupe apprend la mort de Nina qui, en vie, prend le parti de l’appeler alors qu’elle est filmée par un caméraman (ah non, zut, c’est juste un faux raccord). Par chance, Jamey n’est pas à son poste quand elle appelle et Nina est forcée de se rabattre sur Tony. Grâce aux informations de celui-ci, Nina comprend qui est la taupe et c’est une bonne chose. C’est un peu tôt dans la saison pour savoir déjà tout ça, mais pourquoi pas.

Pendant ce temps, Palmer a pris la décision de dénoncer son fils avant que la journaliste ne le fasse. Le meeting politique commence bien tôt puisque Jack y débarque et aperçoit Palmer à 7h25. Sérieusement, les gars, pas étonnant que ce soit le jour le plus long de votre vie si vous commencez le boulot à 7h.

Le fait que ça commence si tôt permet d’avoir un peu de suspens dans cet épisode où Jack rencontre une vieille connaissance qui le colle un peu trop au goût du terroriste. C’est intéressant surtout qu’en parallèle, Nina débarque au CTU que l’on sait que Tony appelle les services secrets. C’est un peu tard, parce que Jack a déjà assemblé un pistolet pendant ce temps.

Tony prévient à temps les services secrets, puis tend un piège à Jamey avec l’aide de Nina. Il parvient à l’arrêter.

Contre toute logique, Palmer décide de faire son discours malgré la menace de plus en plus évidente avec la présence de Jack, identifié comme une menace par la sécurité. Pas de bol, ce n’est pas lui le terroriste, mais bien le photographe. Bref, tout est en place pour assassiner Palmer, il est dans la merde.

Pendant ce temps, Kim et Teri passent un peu de bon temps en prison et comble l’épisode avec des scènes pas bien utiles. Comme Jack se débrouille pour faire foirer l’attentat (forcément), Ira ordonne la mort de Kim et Teri, ce qui mène à une scène bien osée où, après une info fournie par Jamey, il décide de les garder en vie toutes les deux. Je crois bien que c’était l’épisode de mi-saison et il valait grave le coup.

Parfaitement monté et synchronisé, j’ai beaucoup aimé malgré quelques faux raccords. Il est difficile de ne pas être pris à fond dans cette histoire et c’est plutôt jouissif pour le moment. Je comprends enfin toute l’addiction qu’a pu provoquer la série. Si je suis honnête, je l’ai évité autant que possible ces dernières années, parce que putain, y a encore bon nombre de saisons à voir derrière quoi…

09.png8.00 AM – 9.00 AM – 16/20
I didn’t think anyone would die.

Jack dit tout ce qu’il sait aux services de sécurité, mais ça ne suffit pas à les calmer. Il essaye tout ce qu’il peut pour être libéré et reprendre du service, mais bien sûr, l’administration en face de lui est incapable de l’aider. Jusque-là, c’est plutôt logique et un peu n’importe quoi que Jack s’en sorte après tout ce qu’il a fait (oui pace qu’il s’en sortira vu qu’il y a plein de saisons derrière. Il parvient à s’échapper, ce qui n’est clairement pas la réaction d’un bon agent dans cette situation. M’enfin, nous ne sommes pas là pour la crédibilité, juste pour voir Jack être un super-héros et prendre en otage la demoiselle en détresse. Tu parles d’une journée interminable, effectivement.

Pendant ce temps, Nina, Tony et Jamey parviennent à mettre au point un piège pour réussir à retrouver une certaine forme de liberté. Milo obtient une promotion puisque Jamey est la taupe et Jack parvient ensuite à les appeler. La conversation téléphonique entre Jack et Nina est un peu surréaliste, mais c’est plutôt bien joué. Les échanges d’informations sont rapides et crédibles, pas comme la conversation de Teri et Kim dans l’épisode précédent où Kim ne demande même pas de nouvelles de Janet (t’façon, elle est morte, je sais, tout le monde s’en fout maintenant, de même qu’Alan).

L’un des kidnappeurs des deux filles veut violer Kim, mais elle proteste et se bat. Teri décide de se sacrifier. Quand elle revient après deux minutes (ça, c’est fait), elle révèle qu’elle a un téléphone miraculeusement planqué sous sa jupe. Faudra m’expliquer d’où il sort.

Jack passe l’épisode à se planquer des policiers et à parler à son otage. Ce n’est pas bien passionnant, mais ça ralentit un peu le rythme de voir les deux apprendre à se connaître et parler. J’ai explosé de rire quand il s’est endormi, je dois dire, même si ça ne servait à rien. Il a surtout eu l’idée de demander à Nina (qui lui a envoyé une voiture qui n’arrive jamais) de ramener le fils de Jamey pour la faire parler. Effectivement, l’idée que son fils la voit comme une criminelle suffit à la faire craquer. Elle est touchante, la pauvre, et ne joue pas si mal que ça. Je m’étonne de ne pas l’avoir revu dans d’autres séries après, mais, à vrai dire, c’est un peu le cas de l’ensemble des personnages principaux. Pourtant, je reconnais de nombreux guests. Étrange.

Bon, après quelques péripéties, Jack reprend sa cavale et réussit à conduire une voiture avec des menottes. Là, je suis sacrément impressionné.

Enfin, Palmer culpabilise presque d’avoir sauvé sa propre vie. Cela finit en engueulade prévisible avec sa femme. J’ai aimé le voir se servir un verre malgré l’heure matinale, ça m’a bien fait rire parce que, clairement, la nuit a été si longue que l’heure importe peu. Il en apprend plus sur son agresseur que tout le monde pense être Jack Bauer. A priori, il le connaît.

Côté cliffhanger, Jamey tente de se suicider et le terroriste essaye de l’appeler. C’est problématique car elle est sacrément mal en point. Il n’y a pas à dire, l’écriture de cette saison est vraiment bonne et maîtrisée.

Sur le côté technique, je suis impressionné par les nombreux plans séquences de la série et la séparation des écrans, même si j’avais l’impression qu’ils seraient plus nombreux.

10.png9.00 AM – 10.00 AM – 17/20
Jamey didn’t make it

L’épisode commence tranquillement sur les informations du matin, histoire de bien nous rappeler que notre journée de citoyens lambdas commence à peine à cette heure-là. Alors que si nous étions tous des superhéros comme Jack…

Enfin bref, Jamey s’est suicidée et malheureusement, elle est belle et bien morte. Cela dit personne n’a franchement le temps de la pleurer : Jack tente d’échapper aux flics car, une fois de plus, ils sont des empêcheurs de tourner en rond, Nina l’aide et reçoit en plus un appel de Teri, qui est tracé par Milo. Rien que ça.

Cela occupe une bonne moitié de l’épisode et, malgré quelques trucs un peu trop gros pour être vrai, il faut reconnaître que la formule en temps réel est d’une réelle efficacité sur ce coup de téléphone et que les scénaristes ne cherchent pas à se défiler bêtement. Oui, le traçage prend plus de vingt minutes et Teri ne reste pas en ligne assez longtemps, oui, c’est compliqué, oui Jack lui pose les bonnes questions pour trouver l’emplacement où elles sont. Dans les côtés moins crédibles, il le fait sous une voiture alors que les flics le recherchent sur un camping. C’est n’importe quoi… mais ça marche bien niveau pression autant que sentiments, cette pauvre Nina entendant Jack dire à Teri qu’il l’aime. Voilà, ça c’est fait.

Cette tendance à travailler contre les flics est un peu idiote, même si je trouve qu’elle est bien amenée dans cet épisode. En plus, pour une fois, on voit vraiment le CTU au travail, dans des scènes assez longues qui marchent bien niveau rythme, au point qu’on en oublie que ce n’est pas logique que Jack ne demande pas de nouvelles de Kim plus tôt. Mais bon, comme il y a aussi un bon réalisme avec deux personnages parlant en même temps et Rick qui continue de culpabiliser d’avoir enlevé Kim. Il faut dire qu’il se retrouve terroriste en quelques heures, quoi, et qu’il n’a pas dormi (a priori) depuis qu’il a enterré son pote. C’est totalement tordu de nous le faire aimer et créer une sorte de couple improbable avec Kim. Ah le syndrome de Stockholm…

Bon, le téléphone du violeur finit par perdre sa batterie et on n’en sait pas plus pour le reste de cet épisode. En revanche, le CTU se voit obtenir une nouvelle directrice, Alberta Green, totalement insupportable de professionnalisme. Je l’aime déjà, du coup, parce que j’ai une tendance à adorer ces personnages empêcheurs de tourner en rond car ils font bien leur job. Je suis chiant comme ça, faut le savoir.

Le terroriste apprend de ses patrons (que nous découvrons) qu’il n’est pas à la hauteur et risque sa vie. Sherry Palmer fait tout ce qu’elle peut pour empêcher son mari de dévoiler la vérité sur Keith, au point qu’il finit par perdre un de ses soutiens financiers. Cette sous-intrigue politique calme un peu le rythme de l’épisode et n’est pas des plus passionnantes, surtout qu’elle répète quelques scènes je trouve. N’empêche, ces 42 minutes passent beaucoup trop vite et il est dur de faire autre chose en même temps. C’est con, parce que j’essayais de manger mes pâtes moi !

11.png10.00 AM – 11.00 AM – 16/20
Who are you? Where’s Mark?

La série fonctionne vraiment très bien en bingewatching et je ne comprends pas comment elle a pu marcher en un épisode par semaine, sérieux. Tellement bien que j’ai enchaîné les épisodes et oublier de parler du cliffhanger précédent, pourtant très bon, qui voyait Jack enlever l’un des responsables de l’enlèvement de sa famille et dont il a eu le nom sur la carte magnétique. Sacrée écriture, un enlèvement en limousine, c’est classe.

Il le questionne ensuite, mais ça ne me passionne déjà plus. Je sais bien qu’il faut en passer par là, seulement, ça manque un peu de rythme pour une fois. Dans l’ensemble, je trouve cette première saison quand même super bien construite, ça change, moi qui ai pris l’habitude de regarder Quantico. J’ai détesté voir Jack menacer d’utiliser une technique de torture tout bonnement abominable.

En parallèle, Rick revient dans la cellule des filles, officiellement pour obtenir des infos. Seulement, il veut en savoir le moins possible pour ne pas avoir à lâcher d’informations. Il se fait torturer ensuite, sous les yeux impuissants de Kim. Quant à Teri, elle a développé un vilain mal de ventre étrange dans l’épisode précédent. Je suis pressé d’en savoir plus, mais j’espère qu’ils ne vont pas nous faire le coup de la femme enceinte, ce serait un peu naze.

Pendant ce temps, Palmer continue sa tournée promo comme si de rien n’était, alors qu’on a tenté de le tuer quelques heures auparavant. Normal. Il prend cependant très mal de voir que Sherry a continué à manigancer dans son dos.

Bon, Jack arrive ensuite à tuer Cofell comme un bleu en le torturant, alors qu’il avait récupéré aussi un couteau dans la limousine. Bon, c’est rebondissements sur rebondissements, mais pour une saison 1 ce n’est vraiment pas gênant. Je commence à m’imaginer après quelques saisons et je pense que je n’enchaînerai pas tout de suite car c’est trop, juste trop. Et oui, j’ai beau bien aimer, je ne peux m’empêcher de voir plus loin et un tel rythme ne peut tenir la longueur.

La série se souvient enfin de l’existence d’Alan/Kevin, je suis bien content d’avoir enfin un peu de suivi sur cette sous-intrigue. Pour autant, ça traîne un peu dans cet épisode, comme le reste des intrigues. C’est un peu inévitable, ils ont 24 épisodes à tenir quand même et je n’en suis même pas au milieu. C’est presque déprimant après 24h.

Rick offre un flingue aux filles, mais celui n’est pas chargé contrairement à ce qu’il leur dit. Peu importe, Teri arrive quand même à le tuer… et souhaite cacher le corps pour le cliffhanger. En parallèle, Kevin, après une petite torture par Jack, décide de le conduire à sa famille. Enfin, c’est ce qu’il dit, mais moi, je le vois bien ramener Jack sur la route de l’attentat.

12.png11.00 AM – 12.00 PM – 17/20
I don’t want back-ups.

Le début de l’épisode propose un bon résumé global du début de saison effectué par Green. C’est intéressant, mais ça permet surtout de réintroduire tout ça. Bizarrement, Kevin amène réellement Bauer au bon endroit, alors que je pensais vraiment que c’était du bluff. Comme quoi, on peut être trompé. C’est en tout cas trop tôt je pense pour qu’il les libère, ou les douze heures à venir seront trop longues à visionner. En tout cas, il se rapproche vraiment d’elles, c’est plutôt cool.

Ce que je trouve beaucoup moins cool en revanche, c’est la persistance de Jack à vouloir agir seul. C’est stupide, et Nina le laisse faire. Il réussit malgré tout à rejoindre sa femme et sa fille, sans trop de problème, normal. Jack découvre ensuite l’existence de Rick et la relation avec sa fille, qu’il n’aime pas beaucoup (la relation, pas sa fille hein). Seulement, il n’a pas trop le choix de lui faire confiance car il amène des solutions très utiles pour s’échapper ; à commencer par leur proposer un van. Le nouveau venu dans le groupe (ça fait moins de 10h !) n’est absolument pas surveillé, ça vire au ridicule ces terroristes.

Malheureusement pour Rick, le terroriste qui les dirige l’interrompt en cours de route pour aller checker la situation du côté de Kevin, qui a été retrouvé, évidemment.

Green tombe sur Tony et Nina, persuadée qu’ils savent où se cache Jack. Elle est loin d’être bête, forcément, et leur fait un cas classique de « le premier qui parle aura la récompense, le deuxième sera puni ». L’interrogatoire est sympa et en plus, il est filmé. Oups, c’est encore un faux raccord. Je me demande s’il s’agit d’une remasterisation de l’image comme pour Buffy ou si ça a été proposé comme ça. Cela paraît tellement énorme !

Bon, l’interrogatoire tombe à plat car Jack appelle Green pour lui donner sa localisation exacte, il serait temps. La fin de l’épisode approche et nous fait vraiment croire qu’ils vont tous s’en tirer, car Rick arrive à temps pour aider Jack, Kim et Teri à s’enfuir. S’ensuit une inévitable course poursuite entre véhicules et la fusillade qui les force à se séparer. Les filles s’enfuient alors que Jack et Rick restent pour les couvrir. Oh, on sait tous ce que ça signifie pour Rick malheureusement et ça ne rate pas, il se fait tirer dessus. C’est toujours pareil les séries. Cet imbécile ralentit Jack, ce qui fait un bon cliffhanger. La scène d’action était franchement réussie.

Pendant ce temps, David (ouais, on l’oublierait presque) continue de réfléchir à une manière de protéger Keith. Il parle ainsi au téléphone au psy de son fils, mais ça ne mène absolument nulle part. Il n’a d’autre choix que de se rendre sur place, pour découvrir que le psy a été assassiné. C’est con.

13.png12.00 PM – 1.00 PM – 17/20
Mom! We’re lost, aren’t we?

Hop, on passe à l’après-midi de la journée la plus longue de Jack Bauer. La course poursuite continue comme si de rien n’était. Jack et Rick se retrouvent à faire équipe et ce n’est vraiment pas bon signe pour Rick. Je veux dire, pour l’instant, les gens autour de Rick ont une fâcheuse tendance à mourir, même quand il les soigne.

Pendant ce temps, Teri et Kim se perdent dans les bois en dix minutes alors que Sherri et David discutent de la marche à suivre pour Keith. J’ai vraiment du mal avec l’intrigue du sénateur. Il y a de bonnes choses dedans, hein, mais ça manque d’un ensemble solide je trouve et, surtout, ça manque de lien entre les deux grosses intrigues de la saison pour le moment. On a d’un côté les Bauer et de l’autre les Palmer, mais peu d’interactions entre eux pour l’instant, à part l’épisode 8. Je suis pressé que leurs chemins se recroisent vraiment.

C’est mal barré pour cet épisode en tout cas, entre les deux paumées et Jack qui recommence à faire cavalier seul en laissant Rick seul derrière lui. Oh, ça sent mauvais pour Rick. Je sais que je ne devrais sympathiser autant pour lui, mais bon, ils ont bien fait leur job, on a envie de le croire gentil malgré tout.

Du côté du CTU, la mère de Jamey débarque et est interrogée par Tony et Nina, qui enquêtent ensuite en mangeant. Et oui, il est midi, c’est l’heure de reprendre des forces ! Il faut bien occuper ces deux-là. Dans le même genre d’histoire pour combler le temps, Maureen se voit forcer de quitter son émission et de démissionner. Mouais, ce n’est pas passionnant.

Heureusement, le reste de l’épisode accroche bien l’intérêt avec une course poursuite dans les bois et de multiples coups de feu surgissant d’un peu nulle part et partout à la fois. Jack est plutôt bien rusé pour s’en tirer. Il n’y a pas grand-chose à raconter côté critique car c’est de l’action pure qui se résume en une phrase. Le CTU finit par enfin arriver auprès de Kim et Teri.

Seulement, Kim ne veut pas être secourue sans Rick, sauf que Rick, contre toute logique s’est barré de sa planque. Bon, non, franchement c’est stupide de sa part là, ça n’a aucune logique. Quant à Kim, je veux bien qu’elle soit attachée à lui, mais elle le connaît depuis 12h, je connais personne qui ne chercherait pas à s’enfuir au plus vite plutôt que de courir après lui. Non ? Je ne sais pas, c’est un fou quand même. L’autre truc un peu dingue, c’est qu’il s’est passé tellement de choses pendant ces 12 heures que j’ai l’impression que des mois se sont écoulés depuis le début de la série. Bon, bien sûr, c’est le cas niveau tournage, mais bon quand même.

Hop, cet épisode marque la fin d’une bonne partie des intrigues. Rick s’enfuit en bus, les Bauer sont libérés en hélicoptère, Gaines est assassiné par Jack. Il ne reste plus qu’à arrêter l’attentat contre Palmer quoi.

Et ben les amis, c’était un sacré périple ! Je vais passer une bonne nuit loin de tout cliffhanger, j’ai bien joué mon coup quand même. Enfin, non, il y a bien sûr un second terroriste qui est sur le coup pour Palmer, mais on s’y attendait. Allez, ce n’est pas assez exaltant pour m’empêcher de dormir, donc je m’arrête là pour mon samedi soir, avec un niveau basique validé ! Je ne finirai probablement pas la saison demain avant minuit (il me reste 12 épisodes + le visionnage d’Orphan Black et celui de 12 monkeys dans le train, les repas, le beau temps, tout ça tout ça), mais au moins j’aurais bien avancé et je devrais vite la terminer à ce rythme-là !

141.00 PM – 2.00 PM – 15/20
I’m being blackmailed.

Et bien après l’épisode 5 d’Orphan Black, cet épisode risque de paraître un peu fade. En même temps, ça repart sur l’arrivée en hélicoptère en moins de dix minutes. Il leur a fallu 45 minutes pour arriver et 5 pour revenir. Sympa l’opération.

À peine de retour, la famille Bauer est déjà séparée et Jack donne des ordres à Nina : les filles sont envoyées à la clinique, Jack en cellule (il serait temps !). J’ai du mal à me faire à l’idée que tout se déroule au cours d’une seule journée quand même, mais bon. À la clinique, Teri raconte enfin son viol.

De son côté, David raconte à Sherri le chantage dont il est victime par rapport à Keith qui risque d’être soupçonné du meurtre de son psy. Ce pauvre Keith apprend ce qui est arrivé à son psy et est un peu énervé par la situation, surtout quand son père lui dit qu’il compte ne rien faire.

Jack se fait interroger par le fameux Chapelle duquel Jamey espérait l’immunité et il raconte sa longue nuit. C’est cool, il ne risque pas de l’oublier comme ça. Cet épisode gère les conséquences des douze premières heures de la journée, ça fonctionne plutôt bien, je trouve, d’autant que le suspense est conservé quand Nina tombe sur un agent du FBI qui n’en est bien sûr pas un. Ah la théorie du complot !

Cela permet de relancer l’intrigue avec une seconde taupe à débusquer alors que Jack est retenu au CTU. Pour moi, il fait une erreur de débutant en admettant qu’il sait que Green est là depuis 4h, mais son interlocuteur ne réagit pas trop apparemment.

Pendant ce temps, Kevin souhaite prendre le relai de Gaines à la tête du réseau terroriste, pendant que le nouveau tueur est déjà là à l’espionner. C’est un peu gros que Kevin soit déjà en mesure de donner des ordres aux hommes de main de Gaines, mais de toute façon peu importe : le nouveau tueur est juste assez badass pour tous les faire cramer, sauf Kevin, à qui il réserve une balle. Donc le plan B exécute le plan A moins de 40 minutes après son arrivée aux USA, normal le type. C’est un peu gros.

Green tente ensuite de convaincre Tony de témoigner contre Jack, avant d’aller l’interroger à son tour, avec une fausse compassion qui énerve le monsieur mais qui me paraît tout à fait justifié. Pendant ce temps, Keith confronte sa mère et lui dit qu’il souhaite aller chez les flics. Le pauvre n’a pas franchement le temps d’argumenter : il faut quitter l’état car la menace sur son père est trop forte. Effectivement, ça paraît un bon plan et ils auraient pu commencer par là.

Tony est interrogé à son tour par un Chapelle qui lui affirme qu’il est un observateur impartial. Cependant, Tony affirme sa loyauté envers Jack même s’il le déteste en affirmant qu’il n’a pas commis d’erreur. Mouais.

Palmer apprend qui est Jack Bauer et le connaît depuis le Kosovo. Il comprend à propos de quoi toute cette affaire est… mais c’est bien le seul.

Le cliffhanger voit une membre de l’équipe des Palmer (Elizabeth) coucher avec notre nouveau tueur. Nina réussit à évacuer Teri et Kim avant qu’un terroriste ne s’en prenne à elle et le sénateur Palmer débarque au CTU pour parler à Jack. Bien. Hop, il est temps pour moi d’aller ranger mes affaires et prendre le train. Pas simple de s’arrêter en cours de route, mais bon !

15.png2.00 PM – 3.00 PM – 14/20
You know about operation Nightfall?

Un métro, un train, un bus, 20 min de marche et surtout deux épisodes de 12 Monkeys plus tard me revoilà pour valider le niveau moyen, puisque j’en suis à 714 minutes ! J’ai l’impression de ne pas avoir vu d’épisode de 24 depuis une éternité parce que l’air de rien, tout cela était sportif. L’épisode reprend sur Elizabeth et le tueur qui font l’amour, et ça aussi c’est sportif.

Perso, moi, je mange un steak et des pommes frites, chacun ces plaisirs de la vie (oui, c’est encore un plateau repas, j’assume).

Jack s’énerve contre Alberta parce qu’elle ne lui a pas dit immédiatement que sa fille et sa femme n’étaient plus à la clinique. Alors OK, je comprends l’énervement, mais vu le nombre de lois qu’il a brisé, faut pas s’étonner aussi.

Pendant ce temps, on découvre qu’Elizabeth n’a aucune idée de la personne avec qui elle couche, alors que le tueur fouille dans ses affaires.

Palmer impose ses conditions pour voir Jack, grâce à un appel haut placé, et n’a pas à attendre plus de dix minutes pour le rencontrer. C’est classe d’être haut placé. Palmer est bien énervé après Jack car il le pense coupable de la tentative d’assassinat sur sa petite personne, imaginant que Bauer le pense responsable de la perte de six hommes lors d’une opération deux ans plus tôt au Kosovo. OK, on sait donc pourquoi les terroristes ont choisi Jack, c’est intéressant.

Il y a quelques rappels que tout cela a lieu pendant une seule journée, comme lorsque Jack s’excuse auprès de Milo pour la nuit précédente. C’est intéressant, surtout que tout va tellement vite que j’ai vraiment tendance à oublier ce détail qui devrait impacter un peu plus la personnalité de chaque personnage. Teri se rend aux toilettes ! C’est genre un grand gag concernant 24, non ? Quand est-ce que Jack va aux toilettes ? On sait au moins pour Teri.

Jack et Palmer contactent un troisième homme (vu dans Charmed, Buffy et Prison Break en tant que méchants, alors…) qui est en théorie le seul à connaître leur nom et le lien à l’opération Nightfall. C’est intéressant d’avoir quelques informations pour expliquer le lien entre les personnages, ça manquait vraiment jusque-là.

Loin de ces préoccupations, Teri découvre qu’elle est enceinte. C’était bien le jour ! Elizabeth, elle, est déjà de retour au travail où elle apprend les changements de plan des Palmer, qu’elle transmet aussitôt au tueur sans même le savoir. Qu’elle est conne ! C’est toujours les assistantes le problème, quand même. Enfin, cela dit, Milo a un peu le rôle d’assistant et il ne fait que de bonnes choses pour le moment.

Kim découvre que sa mère est enceinte et réagit comme une ado pourrie et jalouse de l’enfant à venir. Du coup, les deux s’engueulent. C’est un peu le genre d’informations qui mériterait une bonne nuit de sommeil avant d’être discuté ! Les deux se retrouvent ensuite à manger ensemble de la bouffe sortie de nulle part qu’elles ne mangent pas plus de cinq minutes parce que Nina veut les interroger et filmer.

Kim profite que Teri soit interrogée pour appeler Rick qui en est à nettoyer ses plaies. Les deux cherchent un moyen pour Rick d’être tranquille avec les flics, mais c’est compliqué.

En parallèle, Palmer désespère de se rendre compte que la tentative d’assassinat n’est pas contre la présidentielle mais contre lui. Et moi, je soupçonne de plus en plus Sherri de ne pas être si clean que ça. On verra bien. La conversation entre Jack et Palmer est pleine de profondeur et ils en arrivent à la conclusion que bouhou, la famille, ce n’est pas facile. Vous le sentez, le scénariste déprimé de ne pas savoir quoi raconter ?

Pourtant, il lui reste de quoi faire, notamment une longue conversation entre Nina et Teri à propos de Jack et sa manière de parler de sa famille. Il ne faut pas longtemps pas longtemps pour que Teri comprenne la relation entre les deux collègues, et ça ne lui fait pas franchement du bien. C’est intéressant à voir, plus que l’interrogatoire de Kim qui protège Rick.

De son côté, Palmer fait en sorte que Jack puisse reprendre du service, au moins pour finir la journée. Cela tombe bien dis donc, c’est justement tout le principe de la série qu’il finisse la journée. C’est un peu n’importe quoi, mais ça permet de repartir de zéro, en quelque sorte. Le cliffhanger voit Bob, le troisième homme qui savait pour l’opération Nightfall, se faire tuer alors que Jack lui parlait au téléphone. C’est con.

16.png3.00 PM – 4.00 PM – 14/20
Sir, I’ve got to be honest with you, I’ve got a very bad feeling about this.

Ce début d’épisode est assez mouvementé, l’air de rien. Jack se doute bien de la mort de Bob, mais sans moyen de la confirmer, il se rabat sur un nouvel appel à Teri qui lui avoue qu’elle a un truc à lui dire, mais pas tout de suite.

Notre tueur continue ses conversations privilégiées avec Elisabeth, c’est malin. Cependant, ça ne va pas durer longtemps : l’équipe de sécurité a reçu les photos des suspects, parmi lesquels Alexis Drazen, le tueur, qu’elle reconnaît immédiatement.

Nina continue d’interroger Kim et lui explique le syndrome de Stockholm. Ben oui, bien sûr, je vous l’avais dit ! Elle lui propose de faire une pause pour reprendre sa conversation avec Teri. Elle est bien sûr à la recherche de Rick. Celui-ci continue de se balader torse nu dans son appart, comme s’il ne s’était pas pris une balle quelques plus heures tôt. Son appartement ? Oh, peut-être celui de sa copine finalement. Kim se fait tant balader !

L’épisode s’organise autour de cette pauvre Elizabeth qui accepte d’aider le CTU comme elle peut en donnant RDV à son mec. Seulement, les terroristes sont plus malins que ça et ils ont déjà un bon coup d’avance. Ils savent désormais où se trouvent Teri et Kim et ils sont déjà sur les lieux, prêts à les tuer. C’était rapide. On voit leur homme de main les neutraliser un à un, sauf le dernier, qui comprend que quelque chose ne va pas… malheureusement, il est neutralisé à son tour par deux agresseurs, ce qui fait une bonne surprise. Hop, c’est parti pour la course poursuite avec Kim et Teri qui s’enfuient en voiture, poursuivie par un terroriste.

De son côté, Jack prépare le filet et ne se prépare pas du tout à ça, alors qu’en plus, il se rend compte que son accès est limité au bureau. Il envisage de plus en plus la présence d’une autre taupe.

C’est l’épisode où la sécurité ne fonctionne pas, puisque Keith décide de s’échapper à son tour, alors que Jack imagine correctement la présence d’Alexis et d’Andre Drazen ; les deux étant frères, ce que je n’avais pas compris.

Elizabeth refuse un avocat pour témoigner, ce que je trouve un peu con, mais bon, c’est son choix de vie. Nina revient au CTU à ce moment pour dire à Jack que sa fille et sa femme sont en sécurité. Le scénariste de cet épisode a le sens de l’humour.

La course poursuite se termine bien mal pour Teri et Kim. Se pensant en sécurité, Teri s’arrête et sort de la voiture pour vérifier qu’elles ne sont pas suivies. Dans la précipitation, elle oublie son frein à main (mais quelle idiote !) et la voiture tombe dans un ravin avec Kim à l’intérieur. Comme en plus la voiture explose, elle est sûre d’avoir tué sa fille. Je n’irai pas si loin, moi, la série nous a trop fait le coup des gens morts pas morts, elle a tout à fait pu être éjectée de la voiture avant l’explosion.

De son côté, Keith tente de négocier pour qu’une enquête soit ouverte sur la mort de son psy, mais il découvre à son tour qu’il risque d’être accusé de son meurtre. Plus malin que ça, il enregistre l’imbécile qui lui explique ça, ce qu’il veut dire qu’il récupère un pouvoir certain.

Quelques minutes plus tard, Teri se réveille après être tombée inconsciente au bord de la route. Il lui faut toujours faire face à la mort de sa fille, la pauvre. Non parce que rationnellement, elle est morte. Par chance, les séries ne sont pas toujours rationnelles et Teri avoue à une conductrice qui passait par là qu’elle ne se souvient même pas de son nom. C’est malin.

Teri monte donc dans cette voiture pour aller on ne sait où, Jack prend l’hélico pour aller à l’hôtel où le piège est tendu à Alexis et Kim… se réveille après avoir été éjectée de la voiture, comme prévu. Les séries, j’vous jure ! Finalement, on dit Jack, mais je crois que c’est elle qui passe une vraie journée de merde là !

17.png4.00 PM – 5.00 PM – 17/20
I never met anyone that had amnesia before

Il est 16h15 dans ma vie et 16h dans la série. Pour la première fois, je me dis que, peut-être, sur un malentendu, je vais finir la série pour minuit. Si c’est le cas, il faudra sortir le champagne ! Tanya aide donc Teri à se rendre à l’hôpital pour qu’il s’occupe de son amnésie. C’est un peu gros que personne ne repère la trace de fumée de la voiture qui a explosé quand même.

À l’hôtel, Jack continue de dire que sa famille va bien, s’il savait. L’opération se met en place alors que Teri décide de s’arrêter à un restaurant qu’elle pense reconnaître. Tanya, loin de se douter de tout le passé de son amnésique, la laisse dans ce restaurant, avec un peu d’argent et son numéro de téléphone. Mouais, je n’aurais pas fait le quart de ce qu’elle fait, en vrai, je ne suis pas une gentille personne. Au mieux, j’aurais appelé des secours et attendu avec quoi.

En parlant d’appel au secours, Kim arrive à trouver un téléphone avec lequel elle arrive à téléphoner le CTU et tombe sur Tony. Ayant enfin appris de ses erreurs, elle ne révèle pas sa localisation pour autant. Putain, c’est fou, la série n’aurait pas du tout le même impact avec les smartphones, hein.

Malgré toute la sécurité qu’il pense avoir pour sa famille, Jack commence à se dire que ça ne va peut-être pas si bien pour sa famille. Nina le rassure comme elle peut, mais ce n’est pas vraiment suffisant.

Je retire tout ce que j’ai dit sur l’intelligence de Kim, qui appelle… Rick. Alors finalement, je ne sais pas si c’est une bonne chose qu’elle ait de l’argent en fait. Elle décide de rendre chez lui car c’est le seul à connaître les terroristes. Elle ne pouvait pas avoir d’autres amis, non ?

Keith révèle à son père l’enregistrement audio qu’il a. Palmer se débrouille pour récupérer la cassette. Le piège pour Alexis est plutôt rapidement mis en place quand même, avec des caméras et des micros, normal. Le problème est que le CTU demande à Elisabeth de planter un traceur sur le portefeuille d’Alexis alors que lui reçoit comme ordre de son frère de la tuer. Voilà, voilà.

Au restaurant, Teri est reconnu par le gérant. C’est un peu gros tout ça, surtout qu’il lui dit qu’elle avait l’habitude de venir avec un docteur qui a donc tout de l’amant. C’est con, mais le gérant ayant son numéro, c’est plutôt une bonne chose.

Alors qu’ils sont en planque, Nina révèle à Jack que Teri a compris qu’elle était sa maîtresse pendant leur rupture. C’est marrant. Hop, ça y est, il est 16h39 dans la série et dans la vie, et le piège peut commencer. Pfiou, ça en devient stressant !

Elisabeth n’est pas très convaincante quand même, on sent bien qu’elle est tendue quand elle embrasse Alexis, mais elle s’en tire plutôt très bien, la pauvre. Elle réussit à mettre la puce, mais, plutôt que de quitter la chambre comme prévu, elle préfère tenter de tuer Alexis. La scène était sacrément longue, mais le suspens était nickel, c’était un très bon piège et une très belle scène. Une fois de plus, le temps réel rajoute une sorte de suspens, alors même que la scène était on ne peut plus classique par rapport à d’autres séries.  Allez comprendre.

Kim arrive chez Rick et est confrontée à sa petite-amie, ça craint un peu, mais ça fait un bon cliffhanger. Quant à Teri, elle se retrouve face à face avec son médecin, Phil, mais elle a du mal à le remettre. Ouais, bon, ça aussi ça craint, surtout qu’il lui dit qu’il n’est pas son médecin. Le sénateur débarque pour protéger Elisabeth au moment où le téléphone d’Alexis sonne. Comme de par hasard, Balthazar, Jack décroche et malgré l’absence d’accent et de mémoire, son interlocuteur lui balance toutes les infos dont il a besoin pour créer un nouveau piège, dans 45 minutes ! Allons bon !

Franchement, ça devrait réduire la note de l’épisode, mais j’avoue que le piège m’a vraiment tenu en haleine alors ce serait hypocrite de ma part de mettre une mauvaise note.

18.png5.00 PM – 6.00 PM – 16/20
I would do anything to protect my family, David.

J’ai trois minutes d’avance sur la série, c’est fou, non ? Comment ça tout n’est pas en temps réel ? Cela aurait été encore plus fou s’ils avaient réussi à nous faire du vrai temps réel. Bon, en ce qui me concerne, une abeille a l’air de trouver marrant de foncer directement dans ma bouche alors que je m’apprêtais à me mettre de la crème solaire. Pas toujours facile la vie en extérieur, mais j’attaque mon cinquième épisode comme ça !

Quelqu’un dit Bingo ! Cela m’a fait rire. Jack décide donc en toute logique de prendre la place d’Alexis au RDV qu’il a avec l’autre terroriste. Nina s’y rend avec lui. Palmer continue de vouloir protéger Elisabeth, malgré tout ce qu’il a à gérer avec la cassette de Keith. Une décision doit être prise entre la victoire de l’élection (dans deux heures) ou la destruction des démocrates. En définitive, Palmer remet la décision à plus tard… pour la laisser à son fils.

Du côté du CTU, Tony se retrouve coincé entre la volonté de dire la vérité à Jack sur sa famille et les ordres directs qu’il a reçu de ne pas le faire. Il finit par accepter de ne rien dire. Bon, seulement Jack ne se laisse pas avoir si facilement et il demande à Nina de vérifier également si elles peuvent être réveillées. Le téléphone ne passe pas et ça ne lui met pas encore la puce à l’oreille. Mouais. Au CTU, ils sont surtout coincés et ne savent pas quoi faire pour retrouver les filles.

Kim continue de flirter avec Rick, qu’elle embrasse… et réussit à être prise en otage par le frère de Dan (que Rick a enterré la nuit précédente même si tout le monde s’en fout apparemment). J’ai explosé de rire quand même. Cela commence à faire beaucoup pour rester crédible. J’adore avoir des journées chargées, mais à ce point-là, c’est assez fou !

De son côté, Teri refuse de se rendre à l’hôpital, en pleine crise de panique, et demande à rentrer chez elle… où l’on sait qu’un tueur l’attend.

On continue de suivre également la journée des Palmer et c’est absolument fou comment il est impossible de voir la série aujourd’hui sans penser aux Obama. J’en avais entendu parler plus d’une fois, mais c’est vrai que je n’arrête pas de penser à eux depuis deux jours que j’ai commencé cette série. En tout cas, Sherri n’est pas si cool que Michelle et elle récupère la cassette de Keith (on se croirait dans 13 Reasons Why) pour la détruire. Enfin, c’est ce qu’elle pense en tout cas, il est assez évident que c’était un piège tendu pour elle. David ne met qu’une minute ou deux à s’en rendre compte. Forcément. Je suis content que la série ne traîne pas plus longtemps que ça, mais Sherri était vraiment insupportable avec ses grandes idées quand même. Palmer demande une conférence de presse pour révéler la vérité avant même le résultat des élections. Oups.

Pour son opération à risque, Jack se retrouve à travailler avec un ancien collègue, Teddy, qui le déteste parce que Jack a dénoncé quelques-uns de ses collègues, comme on l’avait appris dans les premiers épisodes. J’imaginais même à un moment que tout ça aurait un rapport avec l’intrigue de la saison, mais j’imagine qu’ils se le gardent pour plus tard.

Kim demande à Rick de dire la vérité au frère de Dan (il a une tête encore plus dégueu que son frère) avant qu’il ne conclue un deal avec des dealers, malheureusement Rick fait ce qu’il sait faire de mieux : être lâche.

Les cliffhangers sont fous pour cet épisode : Teddy tue le terroriste qui avait les informations dont tout le monde a besoin, Teri arrive chez elle où l’attend le tueur qui s’est occupé de l’agent du CTU qui devait surveiller la barraque (purée, mais ils sont tous morts au CTU !!) et Palmer s’apprête à diffuser la cassette audio…

19.png6.00 PM – 7.00 PM – 15/20
But obviously that was a dumb idea

Il y a un épisode, je me prenais un coup de soleil et là je viens de me précipiter pour ranger le linge et surtout débrancher l’ordi parce qu’il s’est mis à pleuvoir des cordes. Qu’à cela ne tienne, je suis sous un barnum et je reste à l’extérieur. VOUS N’AUREZ PAS MES ÉPISODES À L’EXTÉRIEUR !

C’est reparti pour un nouvel épisode quand même et on reprend sur Teri qui arrive chez elle avec son nouvel amant qui ne connaît pas le code de l’alarme. C’est une chance car ça attire aussitôt l’attention et ça amène des flics chez elle en quelques secondes.

Kim est toujours pris en otage par Frank et finit par gaffer, ce qui fait que Rick avoue la vérité et met tout le monde dans la merde.

Jack continue sa journée comme il peut en compagnie de son supérieur qui ne lui raconte toujours pas la vérité sur Kim et Teri. Teri, elle, continue de passer du bon temps au moins comme elle a tout oublié et que son amant est avec elle. Ben oui, logique, tous les chirurgiens ont du temps à perdre comme ça, c’est bien connu. Enfin, c’est cool, on apprend à connaître Teri et son job comme ça.

C’est un épisode beaucoup plus lent et calme que les autres, qui permet de faire la transition sur pas mal d’histoire. David commence enfin sa conférence de presse et il était temps !

Il révèle tout ce qu’on a appris au cours de la série, pendant que Nina apprend la vérité sur la famille de Jack. Elle veut aussitôt le prévenir, mais passe d’abord par son supérieur qu’elle veut engueuler et qui peut donc ainsi couper le portable de Jack, ni vu ni connu. Comme par hasard comme dirait l’autre.

Les dealers arrivent (enfin eux aussi) à la planque de Rick et Frank, et ça tourne rapidement mal, comme prévu par Kim qui a eu la bonne idée de dire en cours de route qu’elle était stupide d’être venue là. Finalement, les dealers n’en étaient pas mais étaient des flics organisant un flag. Ça tombe bien et ça met fin à tout ce bordel. David a le droit à un touchant « I love you » de la part de son fils suite à son discours interminable qu’ils ont gentiment coupé.

La fin d’épisode est glaciale, bien sûr, histoire de redonner quelques points à la série. Teri se fait agresser chez elle par le terroriste, mais heureusement Tony la sauve juste à temps après s’être fait engueuler par Nina. Malheureusement, cela débloque ses souvenirs. Kim se fait arrêter et Jack remarque qu’un hélicoptère passe au-dessus de lui, lui donnant la preuve que quelqu’un connaît sa position exacte.

Il faut aussi que je vous avoue que j’ai fait une pause parce qu’il s’est mis à pleuvoir des cordes en milieu d’épisode et je le vis mal. Peu importe, j’ai un croissant grillé devant moi mouahaha !

20.png7.00 PM – 8.00 PM – 14/20
My father is Jack Bauer.

La nuit est tombée en 2 minutes ! Franchement, si tu fais une série en temps réel, tu peux prévoir un peu mieux que ça le passage jour/nuit, non ? Cela m’avait un peu moins choqué pour le lever du jour, je ne sais pas, mais là on passe d’une scène en extérieur où il fait jour à une scène où il fait nuit quoi.

Kim se retrouve en garde à vue, quel endroit hyper sécurisé pour elle. Elle aura tout fait en 24h quand même, elle est bonne pour Secret Story, non ?

Sherri est en plein deuil de la campagne, mais aussi de son couple, car elle ne pardonne pas à David d’avoir dit toute la vérité, rien que la vérité. Dommage, c’était pourtant un joli couple !

Jack se fait prendre en otage et il semble aussi assoiffé que s’il n’avait pas bu depuis 18 épisodes. Oh wait… Il n’a pas mangé d’ailleurs ? J’en ai vu plein manger, mais je n’ai pas souvenir pour lui. C’est malin, je n’ai pas pensé à rester attentif à ça, préférant vous raconter mes multiples repas. Dans le même genre, j’ai un peu perdu le fil de la vie de Jack là tout de suite, mais à renforcer la sécurité, il a fait tomber à l’eau le plan des terroristes. Les hommes d’Andre commencent à sentir le coup foireux et se rebeller un peu.

Kim essaye d’expliquer qui elle est, mais son histoire est tellement tordue que personne ne la croit. Bon alors là en même temps, je suis du côté du flic moi aussi, c’est stupide ce qu’elle semble inventer. Malheureusement pour elle, c’est la vérité. Cela en dit long sur l’improbabilité de la série en même temps, mais comme ils en sont à leur vingtième épisode, ça passe crème.

Contre toute attente, le discours de David n’a pas d’effet catastrophique sur la campagne, et même l’inverse. C’est un peu gros, même si son discours paraissait effectivement très crédible. Il reçoit au même moment un appel de Jack qui souhaite obtenir de l’aide pour creuser un peu la prison dans laquelle il est. Finalement, il se fraye un chemin tout seul vers la vidéosurveillance de la prison où il reconnaît le prisonnier qu’ils viennent de recevoir et qui est… l’homme qu’il est censé avoir tué il y a deux ans dans l’opération Nightfall pour préserver la paix au Kosovo. C’est du beau.

Chez les démocrates, on fait la fête avant même la publication des résultats parce que les sondages sont bons. Sherri aimerait bien rétablir sa relation avec David comme si de rien n’était, mais il ne l’entend pas comme ça. Il ne lui fait plus confiance et ne l’aime plus non plus, mais elle, elle affirme qu’elle sera encore là pour l’investiture. Ben oui, évidemment.

Kim se retrouve en cellule alors que Jack fait équipe avec l’agent du DOD, lui racontant tout ce qu’il sait. Il obtient enfin l’autorisation d’aller interroger Victor Je-n’ai-pas-retenu-son-nom-de-famille qu’il pensait avoir tué il y a deux ans. C’est encore une histoire de « personne ne peut survivre à cette explosion » et de famille. Je remets seulement maintenant certaines pièces du puzzle en place concernant l’identité de Victor et sa filiation avec Alexis et André. Non mais je suis fatigué je crois, ça fait beaucoup de séries d’un coup. En même temps, c’est très jouissif et j’ai tendance à lâcher mon attention de certaines intrigues dans d’autres séries que je regarde. Cela fait partie de ce qui se remarque dans mes résumés/critiques : je ne suis pas objectif et je ne cherche pas à l’être. L’intrigue de Jack m’a moins passionné que celles de Teri et Kim, voilà tout. Du coup, le méchant s’appelle Victor Drazen, il a le même nom de famille que ses fils, c’est logique.

Le cliffhanger reste plutôt bon : Tony et Teri ont déposé l’amant de cette dernière à la clinique, Victor annonce à Jack que ses fils sont là pour le libérer et je change de DVD pour enchaîner. C’était un autre épisode un peu plus lent, ou c’est le simple problème d’enchaîner autant les épisodes qui fait que je ne me rends plus compte de ce qu’ils cachent comme rebondissements. J’ai de toute manière un peu du mal à faire la différence entre les épisodes je dois dire, parce que je les enchaîne comme un seul et même long épisode de plusieurs heures. Tout va bien.

21.png8.00 PM – 9.00 PM – 15/20
…based on the roller-coaster events of this day.

Comme je m’y attendais, l’épisode commence sur les résultats du Super Tuesday qui sont positifs pour Palmer. Bon, en même temps, nous n’avons aucune idée de contre qui il se bat. C’était en tout cas marrant d’avoir une petite référence à Fox News. Je veux dire, aujourd’hui, ils n’ont plus aucune crédibilité, quoi. Cela dit, on est sur un épisode de la Fox, alors faut bien se faire un peu de pub (dans une série très amie avec Nissan, si je peux me permettre).

Dans sa cellule, Kim se retrouve face à Melanie qui se comporte comme une garce avec elle. Du coup, moi, elle me fait rire et je l’aime bien. Au CTU, Nina continue de faire chier son patron pour avoir des nouvelles de Jack. Il la remet en place, comme à l’épisode précédent (j’ai dû oublier d’en parler, mais Nina me soule depuis un ou deux épisodes avec son Jackouninouchet là), et ils sont interrompus par Teri et Tony qui arrivent déjà au CTU. Plus les épisodes avancent, moins il faut de temps pour quitter la clinique et arriver au CTU (nous en sommes à moins de huit minutes si j’en crois le chrono de la série, contre 15 dans les premiers épisodes). Je sais, je sais, ce sont des détails. Je suis fasciné par le temps qu’ils mettent à monter en voiture, conduire, garer la voiture, descendre de voiture et arriver à l’étage du CTU. C’est fou quoi.

Bon, personne ne lui donne des nouvelles de Jack (Nina lui ment) et Kim est toujours en fuite, alors Teri tourne un peu en rond. Le grand patron lui dit bien que toutes les équipes sont sur le coup, au point de ne pas savoir qu’elle est dans un commissariat quoi. Normal. Je ne sais pas si tu cherches quelqu’un dans une ville, tu commences par envoyer son signalement à la police, non ?

Palmer vient voir son assistante pour travailler un peu, mais celle-ci a clairement d’autres idées en tête. Personnellement, je trouve que ça sort totalement de nulle part. J’ai dû rater une étape dans un épisode, j’imagine, elle a juste l’air totalement amoureuse à lui faire des compliments sortis de nulle part.

Dans le même genre, les choses se sont accélérées à la prison et je crois que j’en ai raté une partie, mais en gros, l’évasion de Victor fonctionne plutôt bien, l’agent du DOD se fait tuer (un de plus, un de moins…), la prison est détruite et Jack est gardé comme prisonnier, pendant que Kim s’affirme enfin et se défend contre Melanie en lui racontant un peu ses dernières 24h. Oui, ben c’est sûr, on ne peut pas tous se vanter de survivre à un kidnapping quoi. Elle protège ensuite Melanie qui prend bien la chose et décide d’avouer la vérité aux policiers. C’est beau.

Du côté du CTU, personne ne travaille et heureusement qu’il y a Jack pour faire tout le boulot quoi. L’assistante de Palmer, Patty, bosse aussi beaucoup pour se rapprocher de lui et avoir sa liaison avec lui. Non mais d’où ça sort ? Elle est à l’arrière-plan depuis le début OK, mais c’est n’importe quoi quand même.

Les minutes passent et Teri apprend que Kim est retrouvée dans son commissariat. Les choses s’améliorent pour elle, mais pas pour Jack, qui est capturé. Elle l’apprend exactement au même moment, parce que les scénaristes aiment bien être vicieux. Si avec tout ça elle ne nous fait pas une fausse couche, sérieux !

Jack est à deux doigts de se faire exécuter, mais il utilise les informations qu’il a sur Alexis pour s’en tirer. C’est plutôt malin et logique qu’il survivre comme ça et c’est la première fois de l’épisode que sa survie me paraît logique.

Et comme on approchait de la fin de l’heure, je dois avouer que je m’y attendais, mais eh, Kim se fait ENCORE enlever en fin d’épisode juste après avoir appelé Teri et alors qu’elle est dans une voiture de flics accidentée. Pff. Sérieusement, quoi. Il reste 3 heures, ils ne pouvaient pas juste la laisser tranquille ? Parce que ça vire au ridicule et ça me fait rire plus qu’autre chose maintenant.

22.png9.00 PM – 10.00 PM – 15/20
So that’s it, we just go back to work and let Jack die?

J’ai quasiment une heure d’avance sur la série maintenant et il fait tellement mauvais que je ne suis pas loin de fermer mes volets quand même (purée, mais il n’est que 20h et on est le 9 juillet quoi !). Je suis certain à présent que je ne peux pas voir cette série autrement que tous les épisodes d’une saison d’un coup (en un WE donc, même si j’en suis à mon 7e épisode d’affilée, OUPS), c’est beaucoup trop cool de pouvoir se faire une session comme ça, surtout les moments « en temps réel ».

Kim est donc enlevée alors que Palmer fait un nouveau discours, de victoire cette fois (avec regards complices envers son assistante, bien sûr). Jack est enlevé lui aussi, mais sa vie est proposée en échange de celle d’Alexis, qui est bien en vie à l’hôpital, mais pas loin d’être achevé. Le problème, c’est que personne ne souhaite risquer la sécurité du pays en attirant l’attention comme ça. Bref, Jack est un sacrifice utile.

Teri continue de s’inquiéter pour sa fille et apprend qu’elle doit en fait s’en faire pour son mari, c’est compliqué d’être dans sa vie à force. Elle fait ce qu’elle peut pour que quelqu’un s’occupe de Jack, mais à vrai dire, tout le monde s’en fout, sauf Nina. Cette dernière met Palmer sur le coup, Palmer qui découvre au passage la survie de Drazen et propose une promotion au dirigeant intermédiaire du CTU. C’est le moment où je me rends compte que Green a totalement disparu du paysage depuis qu’elle s’est fait remercier et que Palmer a décidé de remettre Bauer en poste.

Au CTU, Tony, puis Nina, apprennent que Kim s’est fait de nouveau enlever. Leur réaction est probablement l’une des meilleures que j’ai vue à la télévision, ils sont au moins aussi dépités que moi par ce scénario et il y a de quoi, parce que bon, ce n’est pas au top de la crédibilité tout ça.

Du côté de Palmer, c’est la fête mais personne ne danse alors que la musique y est carrément. C’est du grand n’importe quoi. Sherri rappelle David à l’ordre parce qu’il ne bosse pas du tout assez et Patty continue son travail de séduction. Du coup, je la sens de moins en moins (oui, je sais, j’avais dit pareil de Sherri). Non, franchement, ça drague beaucoup trop pour que ce soit innocent, pas vrai ? Et elle pour le coup, je ne l’aime pas, contrairement à Sherri.

Jack tente s’échapper mais cela finit mal, bien sûr avec un double meurtre à la clé. Kim est amenée chez les Drazen, juste à temps pour que Jack la voit. Seulement, ils sont aussitôt séparés, sinon ce n’est pas drôle. Teri remercie Nina de lui dire toute la vérité alors même qu’elle est en train de lui mentir et cela fait déprimer l’agent du CTU. Je la comprends un peu, mais en même temps, personne n’a l’air de bosser pour sauver Kim dans l’affaire.

Bon, il faut dire qu’il y a beaucoup à faire du côté de Jack qui attend d’être échangé avec Alexis.

Il est révélé sur la fin d’épisode que Patty manipule David à la demande de Sherri. C’est franchement abusé, mais en même temps je préfère ça ! En toute fin, Jack finit par se faire manipuler par les terroristes qui ont récupéré sa fille et Alexis, dont le traqueur était dans le bracelet d’hôpital. Merci bien. Les terroristes récupèrent tout le pouvoir et c’est parti pour une fin de saison qui repart à zéro, du coup ! Tout ça pour ça, mais en même temps, le voyage était excellent et haletant.

23.png10.00 PM – 11.00 PM – 16/20
You want the world to think that David is dead?

Fermeture des volets effectués, parce que le soleil n’est jamais revenu ! Je suis bien triste, mais en même temps, j’ai à fêter la réussite du niveau ultime du Week-end en séries ! C’est tellement improbable, et pourtant, j’en suis bien à plus de 1040 minutes ! C’est fou, tout simplement fou, un peu comme moi…

Jack comprend tout seul que les Drazen veulent qu’il tue Palmer. C’est original, ça. J’ai déjà commenté en fin d’épisode précédent, mais bon. J’ai un problème du côté de Palmer : l’épisode précédent se terminait sur une grosse fête (légitime après le Big Tuesday) et là, à 22h, il est tranquille dans son salon. C’est dommage, ça manque de continuité et c’est flagrant quand on regarde en bingewatching. Les personnages passent d’un lieu à l’autre et d’une activité à l’autre trop facilement, même si les scénaristes font toujours l’effort de quelques rappels. C’est dommage. Je sais bien que ce n’est que de la fiction et blablabla, mais quitte à proposer 24h dans la vie des personnages, ça aurait été cool de réussir à avoir les trajets de manière crédible. Enfin, il faut bien quelques coupures et facilités scénaristiques j’imagine.

Dans le même genre, Alexis meurt une fois dans les bras de son père, Nina et son boss comprennent que Jack va tuer Palmer ou Palmer donne rendez-vous à Patty après 3h de drague. C’est ridicule, ça sent le piège de manière beaucoup trop évidente de la part de Sherri comme de celle de David.

Nina avoue enfin à Teri ce qu’il en est pour Kim alors que Jack parvient à avoir David au téléphone. Il essaye de le convaincre de lui laisser l’accès, inventant une histoire de téléphone. Bien joué.

Comme prévu, David raccroche après avoir accepté et s’occupe de virer Patty. C’était tellement obligé !

En parallèle, Tony commence à soupçonner Georges d’être une taupe. Il serait temps, ça fait un moment que j’ai des soupçons sur lui, à ne pas dire à Jack que sa famille est enlevée une deuxième fois (c’était la chose logique à faire, mais venant d’une série comme ça, c’est suspicieux).

Jack joue franc jeu avec David quand il arrive auprès de lui. Il lui parle effectivement d’argent, mais reconnais aussi qu’il est censé le tuer une fois le coup de fil terminé. Le problème, c’est que le coup de fil était piégé : le téléphone était une bombe. Jack s’en rend compte heureusement juste à temps pour sauver une fois de plus David. La bombe explose, mais ne blesse absolument personne.

Il est alors temps pour David de prendre une décision soi-disant compliquée : se faire passer pour mort en sauvant ainsi Kim ou refuser. Evidemment, il accepte, même si Sherri lui dit le contraire. Plutôt que de se faire passer pour mort aussi, Jack continue d’aboyer et de donner des ordres, ce qui fait qu’Andre se rend rapidement compte que Jack est en vie.

Cela soulage Kim et Jack se retrouve à devoir échanger sa place avec celle de Kim pour la sauver. Il aurait fallu de peu de choses pour qu’on s’épargne une heure dans cette saison, mais non, c’était trop simple (et logique).

Il reste quelques détours dans ce très, très long jour (ce n’est pas moi qui le dit, c’est Jack), à commencer par Teri qui annonce à Jack qu’elle est enceinte. Je pensais qu’ils conserveraient ça pour la dernière scène de la saison, ça m’a surpris que ça arrive maintenant. Je trouve un peu lassant cette manière qu’ont tous les persos de dire que c’est une longue journée depuis quelques épisodes. Certes, c’est le cas, mais c’est un peu trop répétitif, on dirait que les scénaristes veulent nous ancrer ça dans le crâne.

Kim n’est plus bâillonnée dans cet épisode, ce qui lui permet d’apprendre que son père a tué des innocents. Et oui, elle entame la conversation avec Andre, normal.

Oups, Georges découvre que Palmer est encore en vie grâce aux informations officielles, ce qui inquiètent un peu Nina et Tony (tu m’étonnes).

Kim, ligotée, fait sa vie et se sert un café pour asperger le garde qui la surveille avec. Non mais normal quoi, l’otage qui demande le café, c’est ridicule. Elle s’enfuit donc et plonge, toujours ligotée.

La fin de l’épisode voit Teri et Nina se réconcilier autour de l’information de la grossesse de celle-ci. Euh… Chelou puissance 100 ? Je ne vois pas trop en quoi Teri s’est senti le besoin de dire ça à l’ancienne maîtresse du père de son futur bébé ? Le cliffhanger est clair : Kim s’en tire, Jack arrive, Palmer se fait passer pour mort, Teri attend des news de sa famille et Nina… est la traîtresse ultime. AAAAAAAAAH !

Le pire, c’est que je suis sûr de l’avoir déjà lu/appris au moins une fois dans ma vie, mais j’avais oublié. Purée, je suis tellement énervé de cet ultime rebondissement ! Cela n’a aucun sens et ils vont devoir ramer pour trouver une explication crédible à ce revirement de situation. Nina a passé la saison à tout savoir… à commencer par : Jack ne l’a pas tué. Mieux, pourquoi les terroristes voulaient-ils qu’il la tue si elle leur était utile ? Pourquoi se faire autant chier depuis quelques épisodes alors qu’elle peut le tuer QUAND ELLE VEUT ? Pourquoi ne pas avoir fait kidnapper Teri plutôt que Kim, histoire d’aller plus vite car ils l’ont retrouvée avant ?

Franchement, ça va manquer de cohérence et si c’est juste pour faire un rebondissement, c’est dommage. Bon, en revanche, c’est cool, car ça faisait quelques épisodes que je ne la soupçonnais plus et que j’étais sûr que ce serait Georges.

Bref, je suis réservé, je vais regarder le dernier pour me faire une idée.

24.png11.00 PM – 12.00 PM – 16/20
You need to go arrest Nina

Kim tombe miraculeusement sur un policier à qui elle fait cette fois confiance pour lui donner son identité et son histoire en moins de 2 minutes. Elle doit être sacrément convaincante car il appelle aussitôt le CTU pour les prévenir, ce qui permet à l’équipe d’avoir des coordonnées précises de l’endroit où se trouve Jack. C’est un raccourci nécessaire et qui évite d’être redondant par rapport au moment où elle était dans le commissariat !

Ce dernier continue de fournir toutes les infos qu’il a à Nina, ce qui arrange bien les terroristes. Quant à Nina, elle ne se fait plus chier à leur parler allemand quand elle est au téléphone avec, allez savoir pourquoi. Il est donc décidé de faire croire à Jack que Kim est morte, ce qui fait qu’il se jette dans la gueule du loup, logique. Bon, là on retombe dans l’action pure et dure, ça manque vraiment d’explication. Comme de par hasard Balthazar (oui, encore), Victor Drazen est le dernier debout et il tire sur Jack pour l’achever mais il n’a plus de balle. MAIS OUI MAIS BIEN SÛR ET LA MARMOTTE…

Bref, Jack lui vide son chargeur dans la gueule et c’était un peu jouissif, je dois dire. Je sais bien que c’était fait pour ça. Mon gros problème, c’est que cette fin de saison fait du coup un peu pétard mouillé. Jack se lance aveuglément dans la bataille et tue tout le monde sans se prendre la moindre balle, normal. C’est un peu une blague cette conclusion et ça me laisse mitigé : la série a le chic pour osciller entre un réalisme fascinant (le temps réel, les personnages parlant en même temps, les conversations téléphoniques synchro) et des énormités comme celle-ci qui casse totalement l’illusion.

De son côté, Nina apprend la survie de Jack et se prépare à s’enfuir, malheureusement Teri débarque et comprend tout. Par chance, Nina a quelques états d’âme incompréhensibles et ne la tue pas tout de suite, ce qui permet à Jack de tout comprendre. Il prévient Georges en fonçant au CTU, puis mène l’enquête pour avoir des preuves contre Nina, qu’il soupçonne d’avoir assassiné Jamey.

Allez, du côté positif, l’intrigue des Palmer m’a un peu plus passionné que prévu avec une Sherri qui a fait fuiter sa survie. Après toute cette journée, David demande à Sherri de dégager car il ne la veut pas comme Première Dame après ses multiples trahisons. Hop, ça c’est fait. Je suis assez triste de voir cette conclusion parce que j’aimais bien Sherri malgré sa soif de pouvoir insatiable gâchant tout. Sa crise finale est magnifiquement jouée et j’espère qu’on la reverra dans les autres saisons. Je sais déjà que c’est le cas pour Palmer (oui, ça m’a ruiné une partie du suspens, même si bon, c’est un peu comme Jack, on sait qu’il s’en sortira quoiqu’il arrive) puisque eh, c’est le premier président noir à la télé avant qu’Obama ne soit le premier président noir pour de vrai ! Cela a fait quelques remous quand même, surtout dans les études universitaires sur la série.

Positif également : Jack n’a pas tué Nina donc on a pu avoir quelques infos sur sa trahison. Cela laisse un goût amer de trop peu, mais comme elle survit, j’ai espoir qu’on en découvre plus sur son réseau terroriste dans les saisons à venir. On notera que les deux en qui Jack avait le plus confiance étaient Jamey et Nina quand même… Le cliffhanger final est très bien joué avec la mort de Teri, tuée par Nina. Je m’attendais naïvement à un happy end et me voilà avec 150 questions sur Nina et un petit doute malgré tout sur la mort de Nina.

Il existe sur les DVDs une fin alternative où Teri est en vie, j’imagine en cas d’annulation de la série. En tout cas, ça me confirme que tout espoir n’est pas perdu pour elle. Merci de ne pas me spoiler dans les commentaires !
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EN BREF – Ben merde, c’était sacrément addictif, je n’arrive pas à croire que j’ai enchaîné autant d’épisodes sans même avoir l’impression d’y passer mon après-midi (dimanche) et, surtout, sans avoir spécialement le temps de m’ennuyer. Oui, il y a des énormités, des incohérences, des choses qui ne m’ont pas plu et m’ont fait lever les yeux au ciel, mais dans l’ensemble, un visionnage de 24 est sacrément addictif. Il se passe toujours quelque chose, les cliffhangers sont bons, il est dur de décrocher. Alors en revanche, je n’arrive vraiment pas à imaginer un visionnage où il faut attendre entre les épisodes, ça m’aurait probablement beaucoup moins plus d’avoir une semaine entre chaque. Pas parce que les cliffhangers sont insoutenables (beaucoup le sont, mais franchement, on peut s’arrêter) mais parce que certaines parties de la série sont prévisibles et que, si je m’étais laissé le temps d’y réfléchir, j’aurais probablement deviné deux trois trucs…

La première taupe, par exemple, je m’y attendais déjà, alors je n’imagine pas s’il avait fallu attendre plus d’un mois ! La seconde en revanche… J’en ai déjà parlé dans ma critique de l’épisode 21, mais je ne suis vraiment pas du tout satisfait par cette conclusion sur l’intrigue Nina. C’était le rebondissement nécessaire, je crois, pour bluffer tout le monde et créer la surprise… Seulement, il m’a un peu donné l’impression d’un « jump the shark », ces scènes où une série perd vraiment en qualité à cause d’un twist trop gros pour être crédible.

Non, sérieusement, il y a trop d’incohérences dans le fait qu’elle soit une taupe. Elle laisse passer beaucoup trop de choses en cours de saison pour que ce soit crédible, sauf si on en apprend plus sur ses intentions en tant que taupe, ce qui manque clairement pour l’instant.

Bon, vous l’aurez compris, malgré cette déception, je reviendrais en saison 2 pour en savoir plus. Quand ? Je ne sais pas encore, j’hésite à m’acheter les DVDs (donc attendre) ou poursuivre en streaming la prochaine que je me trouve un créneau de deux jours à tuer ! Abonnez-vous au blog ou suivez-moi sur Twitter si vous voulez vraiment savoir quand sortira mon avis sur la saison 2. De toute manière, je doute que quiconque lise vraiment cet article en entier, car il y a presque une page Word par épisode. Oups.

 

Glow (S01)

Synopsis : Dans les années 80, une jeune actrice (Ruth) tentant désespérément de lancer sa carrière se rend à une audition dans un gymnase de Los Angeles. Elle va vite comprendre qu’il ne s’agit pas d’une audition comme les autres et se retrouver embarquée dans l’univers du catch.

Saison 1 | Saison 2 | Saison 3

Pour commencer, je dois avouer que si ce n’était pas pour Alison Brie, j’aurais probablement passé mon chemin sans même commencer cette nouveauté Netflix. J’avais encore en travers de la gorge l’annulation incompréhensible de Sense8, comme beaucoup trop de gens, parce que c’était avant le dernier rebondissement des deux épisodes conclusifs. Oui, mais voilà, je suis aussi un grand fan d’Alison Brie depuis que j’ai découvert Annie dans Community, du coup, je suis très curieux de voir ce que va donner cette série.

Pourtant, je commence à avoir un mauvais passif avec les nouveaux projets des stars de Community. Je n’ai pas aimé le pilot de Dr Ken, j’ai subi Atlanta sans accrocher, j’ai encore plus subi Love qui me laisse mitigé à chaque fois et les annulations de Powerless et The Great Indoors me laissent un peu frustré face à leur potentiel qui avait fini par se développer. Il n’y a que The Odd Couple qui semblait valoir le coup, mais je suis passé à côté. Bon, et pour finir le tour d’horizon, il y a bien Jim Rash qui fait quelques apparitions dans l’excellente Girlboss, mais il n’est pas vraiment central à l’histoire.

Bref, je m’éloigne beaucoup du sujet à parler autant de Community, mais au moins vous savez pourquoi je suis là. Je termine cette introduction en disant tout de même que je n’y connais pas grand-chose en catch (ça va me refaire mon vocabulaire !) et que les années 80, c’est un peu mon dada. Allez, c’est parti !

Note moyenne de la saison : 16,5/20

01.pngÉpisode 1 – Pilot – 16/20
Gorgeous Ladies Of Wrestling.

La première scène débute à merveille avec un féminisme très réussi au beau milieu des années 80 et un personnage principal dans la loose à la Netflix. Il faut que j’avoue que ça m’a tout de suite accroché, ce qui m’a laissé perplexe car je m’attendais vraiment à être sceptique devant cette série. Bon, il faut moins de cinq minutes pour que l’héroïne finisse nue, c’est dans les standards Netflix, mais pour une fois, ce n’est pas une scène de sexe (forcément, avec une célibataire endurcie, c’est compliqué) et ça paraît presque intégré de manière cohérente dans le scénario.

L’épisode était une bonne grosse introduction à la série. L’idée derrière Glow est franchement brillante et le scénario est parfaitement maîtrisé, avec un bon humour et un casting réussi. Je ne parle pas que de Ruth quand je dis ça, les personnages secondaires ont tous l’air bons. Franchement, je vois le potentiel pour la saison et pour la série sur du plus long terme. Je m’attendais tellement à être rebuté que je suis plus qu’heureux de la tournure des choses avec cette série. Bon, comme d’hab avec Netflix, je ne sais pas trop pourquoi il y a autant de sexe et il a fallu un personnage qui se drogue l’écran, mais à part ça, tout roule bien.

Nous assistons donc aux auditions de Ruth pour un show télévisuel sur le catch, mais à trop en faire (Annie style ?), elle se fait rapidement virer et enchaîne sur une bonne grosse journée de merde où elle se fait agresser par des enfants et secourir par sa meilleure amie… ce qui la fait culpabiliser en plus de tout, puisqu’elle couche avec son mari, Marc.

C’est ce qui mène au point d’orgue à la série : Debbie, la meilleure amie, vient confronter Ruth au beau milieu de son audition (enfin, elle s’est ramenée sur les lieux de l’audition sans y être conviée surtout) et les deux se battent sur le ring. Voilà, ça marque la fin du pilot. Il y avait quelques longueurs, mais dans l’ensemble, c’était un début de série vraiment plaisant, avec juste ce qu’il faut pour me faire revenir sur l’épisode 2.

02.pngÉpisode 2 – Slouch. Submit. – 15/20
It’s not about the lie, it’s about where the lie takes you.

Surtout qu’il ne faut pas attendre très longtemps pour revenir, comme nous sommes sur Netflix, la suite est immédiate. Ruth revient donc sur le ring et comprend que le directeur a adoré Debbie plus qu’elle, de même que ses nouvelles collègues. Magnifique. Debbie est donc une ancienne actrice de soap, c’est intéressant comme concept. Sam, le directeur, veut bien sûr revoir Debbie sur un ring et s’en donne les moyens. Il abandonne le gymnase pour se rendre chez elle.

On se croirait dans une série ou tout simplement à Los Angeles. Il souhaite donc embaucher Debbie comme star de son show. C’est improbable, mais il n’est pas compliqué de voir la même chose que lui en Debbie qui a beaucoup plus la carrure de star qu’Alison Brie.

L’épisode se concentre sur Cherry et c’est tant mieux : elle était de loin la plus clichée dans le pilot, donc c’est bien de lui donner plus de consistance. Il s’agit donc d’un ex de Sam et elle est géniale, de même que la fille de riche à qui elle s’attaque. Je commence déjà à avoir du mal à choisir mon personnage préféré. Bien sûr, c’était Ruth dans le premier épisode, mais là, il faut reconnaître que tous les personnages ont ce qu’il faut pour plaire.

L’histoire de la fausse-couche qui permet la conclusion de l’épisode ne m’a pas trop convaincu. En fait, j’ai l’impression que ça traîne un peu en longueur pour l’instant, je suis curieux de voir ce que ça va donner sur le long terme. En tout cas, j’aime beaucoup la tournure générale qui fait du Ruth la méchante quand on s’attendait à la voir être l’héroïne de la série et du show. C’est tout bête comme twist, mais ça surprend juste assez pour convaincre de rester encore plus longtemps. C’est le second épisode qui parvient à cela et ça m’en fait oublier les quelques longueurs (25 minutes suffiraient).

03.pngÉpisode 3 – The Wrath of Kuntar – 15/20
You mean stereotypes?

L’épisode s’intéresse un peu plus à la vie de Sam, le directeur de casting, et à la production de Glow. Il y a en effet tout un spectacle à monter, ce qui implique quelques pistes de scénarios catastrophiques. Le producteur, Sebastian (Bash), débarque au gymnase et je suis bien content de revoir une bouille connue que j’avais presque oublié tant ça faisait longtemps que je ne l’avais plus vu !

Donc, le scénario de Glow, c’est de la merde, et heureusement que la série n’est pas à point catastrophique. En même temps, je n’accroche que moyennement à l’idée de la fête hollywoodienne chez le producteur qui permet d’introduire la masse de drogue dans la série. Bref, du Netflix, comme toujours, ça ne serait pas une série de qualité sans ça. C’est fou comme je me répète d’une production à l’autre, je critique toujours les mêmes points, mais j’y reviens à chaque fois, c’est donc que ça fonctionne malgré tout.

Sam comprend que son scénario de ne plaît pas à Sebastian et il le prend mal, mais comme tout le monde adore Sebastian dans le casting, il est mal parti. Forcément, en même temps, Sebastian demande aux nanas d’essayer toutes les tenues qu’elles veulent. Pendant ce temps, Debbie se bourre la gueule avec le serviteur du producteur (gay vibes, anyone ?) et elle finit tellement mal qu’elle se fait renvoyer chez elle en taxi.

La confrontation Sebastian/Sam tourne mal, mais c’est sans compter sur Ruth qui trouve un moyen d’arranger les choses, bien sûr. Niveau écriture, ça ne se prend pas trop la tête, ça joue la carte de la simplicité tout du long, mais c’est fluide tout du long. J’accroche, j’ai envie de rester même quand j’ai des scènes qui m’ennuient et ça, franchement, c’est bien joué. La fin d’épisode, qui joue sur tous les clichés possibles autour du casting de la série, m’a bien fait rire (mais pas autant qu’elle n’aurait dû, je pense, hormis Vicki the Vikings). La dernière réplique constitue un excellent cliffhanger et ça m’embête, parce que j’ai fait une pause pour aller manger pile à ce moment-là, moi !

04.pngÉpisode 4 – The Dusty Spur – 16/20
Aw, stop hitting me with knowledge

Wow, bluffé dès l’introduction, je n’avais pas reconnu du tout l’actrice sans son maquillage et avec une couleur de cheveux différente. Je n’avais même pas compris qu’elle portait une perruque pour cacher qu’elle était blonde.

Les filles se voient forcées de déménager ensemble dans un motel pour améliorer leur méthode, leur jeu d’actrices et la technique de catch. C’est surtout une excellente manière pour les scénaristes de nous présenter les personnages sous un jour différent. Oh, pas Ruth bien sûr, mais la She-Wolf, Rhonda et Carmen y ont droit. C’est une excellente idée, surtout que ça permet de varier un peu du gymnase pour un temps. Comme en plus j’ai fait une pause dans le visionnage, ça m’a permis de rapidement retrouver mes marques avec tous ces personnages.

Carmen (Machu Picchu) est une de celle qui est le plus développée dans cet épisode, et c’est tant mieux, car il y a beaucoup derrière son personnage, à commencer par une famille beaucoup trop invasive. Son père refuse donc qu’elle fasse du catch, et il ne peut en être autrement, même quand Sebastian veut l’aider.

Cependant, la plus grande réussite de l’épisode est de rendre touchante Sheila et sa personnalité totalement délurée. Finalement, sa cohabitation forcée avec Ruth amène pas mal de bonnes choses et une sensibilité nouvelle à la série qui devient aussi une histoire d’acceptation de soi. Ce n’est pas si étonnant, vu le thème global de Glow, et ça fonctionne bien avec ce personnage. On passe de l’humour pur et dur à une version plus attendrissante, c’est bien pensé.

Debbie retrouve son mari chez elle et elle se sent un peu forcée de quitter sa maison. Elle finit donc à son tour au motel, où elle aperçoit Ruth sans pour autant la réveiller ou la faire tomber dans la piscine. On progresse entre ces deux-là aussi, du coup.

Enfin, Cherry ramène son mari, Keith, au motel et il s’incruste à la soirée vidéo des filles, qui cherchent l’inspiration pour leur personnage et découvrent un Sam célibataire enregistrant une interview pour trouver l’amour. C’était plus moyen comme scène.

J’aime beaucoup la série, mais elle part quand même dans tous les sens avec trois ou quatre intrigues en parallèle dans chaque épisode. C’est un peu compliqué pour la critique, mais ça reste cool à suivre. Sinon, je dois souligner la soundtrack dans cet épisode qui était tout bonnement excellente.

05.pngÉpisode 5 – Debbie Does Something – 17/20
Porn you can watch with your kids, finally!

Cherry grille Melanie (la fêtarde) en train de rompre le couvre-feu et ça se passe plutôt mal entre ces deux-là, comme deux épisodes plus tôt. La cohabitation à l’hôtel continue donc, Cherry regrette de ne pas avoir d’eau chaude, les deux meilleures amies enchaînent les blagues téléphoniques et Justine commande des pizzas pour voir le livreur dont elle est amoureuse… et avec qui elle finit grâce à l’aide imprévue d’Arthie, sa colocataire.

Au gymnase, Debbie remarque que Ruth et Carmen se donnent à fond et progressent à vitesse grand V alors qu’elle est complètement à la traîne. Elle entre donc en pleine déprime et abandonne son bébé à sa mère pour qu’elle s’en occupe pendant les répétitions. C’est une manière de voir les choses. Elle demande de l’aide à Carmen qui comprend qu’elle n’a jamais vu un seul match de catch dans sa vie.

Elles se rendent donc à un match, avec également Melanie qui n’en peut plus d’être coincée à l’hôtel. De manière prévisible, Debbie kiffe le match à partir du moment où elle comprend qu’il y a une histoire derrière les matchs, à la manière d’un soap opéra. Et quand en plus son nouveau catcheur préféré est un fan de soap, elle trouve totalement ce qu’elle cherchait dans le catch et qu’il lui manquait pour son travail… et pour sa libido, clairement.

L’épisode se termine sur Shelly qui l’oblige à s’entraîner et, cette fois, Debbie est à fond pour faire du catch son boulot !

Du côté du show, la promo commence avec la recherche de sponsors pour la diffusion. C’’est amusant et surtout, surtout, Ruth trouve enfin son personnage : la russe communiste anti-américaine. Cela fonctionne à merveille.

Rhonda est vexée et jalouse de voir une relation amicale se développer entre Sam et Ruth, pourtant cela améliore la qualité de la série d’avoir une vraie dynamique évolutive entre ces deux-là. Quant à Sam et Rhonda, ils couchent ensemble. Il ne se fait pas chier le Sam.

J’ai trouvé cet épisode mieux construit que les deux précédents et plus clair dans ses intentions, avec quelques intrigues de moins, ce qui fait du bien à la qualité globale !

06.pngÉpisode 6 – This Is One of Those Moments – 16/20
It’s never too early to be in character.

Sam réunit Ruth et Debbie dès l’aube pour leur faire avaler l’idée USA contre Russie. Bon, le côté accent russe est un peu lassant, même si bien trop drôle. Et puis Ruth qui se bat toute seule sur le ring, c’était à mourir de rire. Debbie refusant de faire le moindre effort envers Ruth (en même temps), Ruth se retrouve avec une journée de congé à tuer.

Elle décide de la passer avec Gregory, le russe qui tient le motel dans lequel les filles résident. Comme par hasard. Je suis sûr qu’il sera ravi en découvrant ce que fait Ruth de sa culture. Ruth se bourre la gueule à la vodka en sa compagnie alors que la fête à laquelle il l’amène est juste totalement perché puisque c’est la barmitsva d’un adolescent. Franchement, cette partie de l’intrigue n’était pas hyper passionnante, ce qui est un peu dommage puisque c’est toujours l’héroïne de la série.

Justine continue de flirter avec son livreur de pizza, mais les choses ne se passent pas si bien entre eux. L’épisode se concentre un peu sur elle et ce n’est définitivement pas sa journée : Rhonda lui avoue qu’elle couche avec Sam au détour d’une conversation. Dur d’apprendre ça de son idole, qu’elle confronte ensuite. Je l’aime de plus en plus cette petite Justine, clairement c’est la cadette du groupe et elle a beaucoup à apprendre !

Ce n’est pas non plus la journée de Debbie qui se retrouve à se battre contre Tamme/Welfare Queen sans y arriver, puis contre Arthie, puis contre SheWolf… le tout sans jamais arriver à trouver la parfaite concurrente alors que c’est la star du spectacle. Forcément, l’idée étant de la confronter à Ruth, ce n’est pas trop étonnant.

Complétement bourrée, Ruth débarque justement, jouant à la juive, mais Debbie est prête à l’accepter en tant que russe. Dès lors, les deux se retrouvent sur le ring et c’est parfaitement écrit/joué. Difficile de ne pas rire de ce cliché russes/américains et de la complicité retrouvée des deux meilleures amies. Ce que filme Sam est parfaitement parfait cette fois… mais Justine débarque la nuit suivante et vole la caméra. Reste à savoir ce que ça donnera ensuite. C’était un bon épisode, malgré quelques longueurs du côté de Ruth. J’ai beaucoup aimé voir le show prendre forme dans cet épisode.

07.pngÉpisode 7 – Live Studio Audience – 17/20
They spelled your name wrong.

Hop, c’est le grand début de Glow qui arrive avec les filles qui en font la promo dans la rue. C’est presqu’aussi excitant pour elles que pour les téléspectateurs, même si je pense qu’il faudra attendre la fin de saison pour être face au match promis depuis un moment.

Sherry et Tamme se retrouvent à devoir se battre contre les deux vieilles et ça ne leur plaît pas, côté vision et message que ça fait passer.

Pendant ce temps, Debbie trouve ses capacités totalement ridicules, ce qui ne lui convient bien sûr pas du tout. Par conséquent, elle propose à Ruth de s’entraîner beaucoup plus que ce qu’elles ont fait jusqu’à présent. Elles se servent des frères de Carmen pour cela. C’est sûrement là la meilleure trouvaille de la série, franchement. Bien sûr, il y a quelques longueurs dans leur entraînement, mais il est absolument génial de les voir s’entraîner sur les combats. En plus, on sent que les actrices se donnent autant à fond que leur personnage. Le tournage est sacrément physique, c’est tout à fait surprenant je trouve de voir autant les efforts des actrices. Je veux dire, on sent bien qu’il n’y a pas que des cascadeurs pour faire leur job et c’est tout à fait génial à voir.

Du côté de la caméra volée, Sam affirme qu’il virera celle qui a fait le coup, donc Justine la planque dans le casier de Rhonda. C’est une sous-intrigue franchement pas passionnante. Je pense que c’est un peu voulu quand même. Le but est probablement de faire monter la tension tout au long de l’épisode pour le premier match devant public.

Et effectivement, le côté moins intéressant de cette intrigue précède la première soirée publique pour Glow… Qui fonctionne bien sûr tellement mal, pour les premiers matchs. Cependant, Sherry et Tamme sont bien plus malines que prévu et décident de s’en prendre au Ku Klux Klan. C’est juste absolument génial comme idée de base pour un premier spectacle et ça précède donc l’excellent USA/Russia. J’ai adoré cette seconde partie d’épisode, forcément, il faudrait être compliqué. Tous les personnages ont leur instant de gloire même si on sent bien que personne ne sait ce qu’il fait, de la crise d’angoisse de Carmen à Sebastian qui se voit couper les vivres par sa mère.

Quant à Debbie, alors qu’elle est à son apogée et prête à gagner son premier match, son mari débarque et décide de lui balancer les papiers du divorce à la face. Tellement sympathique son mec. Bref, la série jongle assez bien entre ses différentes intrigues et surtout entre les vies privées et publiques de ses personnages. La toute fin voit Rhonda entamer son rap totalement stupide, mais une fois repris par l’ensemble des Glow, ça a tout de suite une autre tronche !

Vite, la suite !!

08.pngÉpisode 8 – Maybe It’s All The Disco – 17/20
Oh come on, who gives a shit?

Difficile de ne pas enchaîner les épisodes, malheureusement il a bien fallu que je mange. Alors que Debbie galère avec son divorce puisque Mark ne veut plus divorcer, il est assez vite évident que Ruth a un autre problème quand toutes les filles parlent de leurs règles. C’est marrant comme toutes les séries font le coup en abordant les règles. Oh, elle retarde comme elle peut en allant visiter un studio avec Sam, mais elle se retrouve à faire un test de grossesse.

Et oh mon dieu, que les tests de l’époque sont une torture pire encore que ceux d’aujourd’hui. Déjà parce qu’il faut comprendre comment ils fonctionnent, mais ensuite parce que le temps d’attente semble être quelque chose de fou, tout simplement. Pauvre Ruth.

C’est également l’anniversaire de Sheila dans cet épisode. Bien sûr, elle n’a pas spécialement envie de le fêter, mais comme les filles font tout pour qu’elle le fête, et particulièrement Jenny (oh, ça y est, elle a un rôle elle, il était temps), ce n’est pas comme si elle avait le choix. Les filles se rendent donc dans une discothèque/piste de rollers, ce qui était marrant à souhait. Les voir faire la fête comme ça, ce n’est pas rien et ça fait plaisir. Elles sont enfin une bande d’amies. Pendant ce temps, Bash disparaît, n’ayant plus d’argent à donner à Glow. Forcément. Cela ne rassure pas trop Carmen, qui finit par gaffer auprès de Sherry pendant l’anniversaire de Sheila.

Ruth prend la décision d’avorter et appelle Sam à l’aide sur ce coup-là. Leur relation qui se développe depuis quelques épisodes est en train de devenir l’une des plus mignonnes de la télévision, aussi stupide que cela puisse paraître. Je ne sais pas, je trouve leur amitié vraiment touchante, et je doute que cela en reste là, surtout maintenant que Sam s’est fait larguer par Rhonda.

Ruth se retrouve donc en clinique à avorter et la série n’est pas très timide sur cette intrigue. C’était tellement triste à voir, je trouve que ça remue bien. Le choix est évident pour Ruth, mais ça ne l’empêche pas d’être crève-cœur. Je ne m’attendais pas à ce genre d’intrigue en lançant cette série la première fois et, à vrai dire, avant cet épisode non plus. En parallèle de cet avortement, Debbie et Mark semblent se réconcilier. C’était tout aussi inattendu (bon, non, un peu moins quand même).

Cet épisode s’éloigne un peu de Glow, finalement, s’attardant sur la vie personnelle de chacune, mais ça fonctionne à merveille.

09.pngÉpisode 9 – The Liberal Chokehold – 16/20
He’s not poor, he’s broke. There’s a difference.

L’actualité dans le monde prend le dessus au début de cet épisode, avec une prise d’otage qui fait parler un peu tout le monde.

Debbie continue de gérer son couple et son bébé comme elle peut.

Bash réapparaît après deux semaines de disparition et il est clairement dans le pire des états. Il avoue à Sam qu’il n’a plus d’argent. Persuadé que le show est fichu, Sam l’annonce aux filles qui font tout ce qu’elles peuvent pour récolter de l’argent. Au moins les choses sont claires dès le départ.

Bash fait également ce qu’il peut pour obtenir l’argent de sa mère, mais ça ne marche pas si bien que ça. Il revient donc bredouille auprès des filles, puis les invite/incruste à la soirée de sa mère servant à récolter de l’argent contre la drogue en Afrique. Oh, je ne sais pas si c’est un détournement d’argent très sympathique, mais en même temps, Sam n’a aucun mal à se droguer au beau milieu de la fête après avoir appris qu’il n’a de toute façon plus de décor pour tourner. Bon, il apprend aussi que son film existe déjà : c’est Retour vers le futur.

Pendant la soirée, Ruth et Debbie recommence à sympathiser. Du moins, Debbie le fait et se retrouve en larmes, à pleurer l’absence de sa meilleure amie. Oh. C’était peu cool à voir, tant on s’accroche vite à ces personnages. Bien sûr, Ruth se sert de tout ça pour convaincre les gens de donner de l’argent à sa cause, et ça fonctionne à merveille. La mère de Bash refuse bien sûr ces virements, mais leur offre à tous un lieu pour tourner.

Histoire d’enfoncer encore un peu plus Sam, Justine lui révèle qu’elle est sa fille… quelques secondes trop tard, car il vient de tenter de l’embrasser. Oh, je vous jure, difficile de ne pas adorer Justine. Après coup, ça me paraît un peu prévisible, mais franchement, je trouve qu’ils ont très bien géré cette révélation et je dois dire que je ne m’y attendais pas du tout. Cela fait une fin d’épisode qui me laisse un peu sceptique pour l’épisode final.

Surtout que, contre toute attente, Sherry se voit également offrir une audition (par la même agent que Ruth !).

C’était un bon épisode, mais on s’éloignait tellement du catch que je trouve qu’il lui manquait vraiment quelque chose. Clairement, j’espère désormais une seconde saison car la dernière demi-heure ne pourra pas être suffisante pour tout conclure.

10.pngÉpisode 10 – Money’s in the Chase – 19/20
Well, listen, kid… It can only get better from here. I think. I hope.

C’est parti pour le dernier épisode, déjà, et il commence fort avec les filles qui préparent le spectacle télévisuel du soir même. Seulement, il y a tout un tas de vies personnelles à gérer et deux heures de galère, surtout, compressées en trente minutes. Pour le meilleur et pour le pire, parce que ça manque d’un peu de crédibilité par moment.

Sam avoue à Ruth la vérité à propos de Justine, et celle-ci lui conseille d’aller lui parler tout de suite, ce qu’il fait. Elle est de retour chez son livreur de pizza, alors même qu’on en était resté sur les deux un peu en froid. Bon allez, pourquoi pas. La scène entre Sam et Justine est plus drôle qu’autre chose, avec la mère du livreur qui entend tout ce qu’elle ne veut probablement pas entendre de sa nouvelle belle-fille. Cela dit, les deux sont aussi touchants quand Justine se ramène finalement au spectacle après avoir fait faux bond à tout le monde.

Pendant ce temps, Cherry décroche son rôle dans son autre série, malheureusement pour elle. En effet, cela la met face à un dilemme car elle doit choisir entre les deux. Nous ne saurons pas sa décision finale, même si son mari souhaite clairement qu’elle arrête le catch. Pas évident après tant d’entraînement d’abandonner son rôle de catcheuse.

De son côté, Debbie prend une décision absolument incompréhensible : elle décide de retourner auprès de Mark et abandonne donc le show à deux heures de le tourner. Normal… Cela ne fonctionne pas du tout par rapport à l’épisode précédent où elle adorait le catch. Certes, ils nous l’expliquent plus ou moins dans sa scène avec Sam, mais pendant tout l’épisode, je savais très bien qu’elle finirait sur le ring. Que la série choisisse de ne pas nous dire que c’est un plan de Ruth et Debbie depuis le départ, c’est étrange, surtout qu’on ne sait pas bien pourquoi elles le cachent aux autres filles.

Debbie s’affirme donc face à son mari en tant que Liberty Bell, et c’est plutôt très cool à voir. Dans le genre affirmation, nous voyons aussi Carmen réussir à surmonter sa peur du public lorsqu’elle aperçoit son père dans les gradins. C’est un peu bidon et prévisible, mais c’est touchant. Affirmation, enfin, quand les filles décident d’aller payer les spectateurs du cinéma d’en face pour venir assister au combat et faire de celui-ci un véritable carton pour la caméra.

J’en arrive à parler du spectacle en lui-même, qui est géré d’une main de maître par Ruth qui explique au caméraman qu’il faut bouger. Sam crise en voyant qu’ils sont deux à filmer et qu’ils sont dans le champ l’un de l’autre… mais c’est ce qui participe finalement à la folie de Glow, le vrai show dont est inspiré la série. Le mouvement donne toute sa logique et sa puissance au spectacle.

Le spectacle, justement, qui est une vraie réussite dans la manière dont il est monté et commenté par un Bash survolté. Comme en plus on est attaché aux personnages, c’est vraiment cool de réussir à suivre tout ça et de voir les combats, enfin. On se rend bien compte de l’évolution de ces filles paumées dix épisodes avant qui sont maintenant capables de vendre des combats de fou. En plus, ça donne presque envie d’aller vraiment regarder du catch.

La toute fin du show voit donc Liberty Bell surgir du public et gagner son match contre la méchante soviétique Ruth (qui a elle-même gagné contre « la chinoise », voilà les clichés). Seulement, Sam a d’autres idées, et il envoie Tamme récupérer la couronne remise à Debbie. Le reste du spectacle Glow consistera donc à récupérer la couronne de cette privilégiée. Et ouais, c’est clairement moins prévisible que la victoire américaine, Sam a raison.

Quant à la toute fin… Ruth et Debbie se retrouvent complices, mais quand même pas assez pour aller prendre un verre, ce qui semble briser quelque chose en Ruth. Aaah. Sans ça, la saison pourrait se suffire à elle-même, mais là, ça donne vraiment envie d’une suite et j’espère que Netflix n’ira pas l’annuler parce qu’il y a clairement du boulot et de la préparation de la part du casting, l’investissement y est !

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EN BREF – Il n’y a pas à dire, Glow a été une vraie bonne surprise alors que je la commençais de manière très, très sceptique et uniquement pour Alison Brie. Franchement, le synopsis ne me disait trop rien et me faisait vraiment sortir de ma zone de confort : inspirée d’une histoire vraie et pseudo-historique (années 80) dans l’univers du catch ? Franchement, tout ce qu’il faut pour me faire fuir.

Ouais, mais il y avait aussi une vibe féministe qui n’était pas pour me déplaire, fortement mise en avant dans la bande-annonce initiale et que l’on retrouve bien dans la série. Difficile de ne pas craquer pour tous ces profils différents, mais aussi pour Sam (j’ai commencé par le détester, mais en fait, il transcende les deux derniers épisodes) et Bash (idem, avec une haine moins forte au début). Quant au scénario du spectacle, je vous jure, j’étais à fond alors que je trouvais un peu prévisible l’arrivée de Liberty Bell.

Vraiment, la série a réussi à susciter mon intérêt précisément parce que c’était en-dehors de mes petites habitudes tout en restant parfaitement calibrée Netflix. Quelques scènes resteront marquantes pour moi : du premier clash entre Debbie et Ruth au montage musical de leur entraînement en passant par l’avortement de Ruth ou les scènes très touchantes sur la personnalité de Sheila.

Voilà, il n’y a pas à dire, j’espère très fortement une saison 2, car il y a tout ce qu’il faut pour en faire une niveau intrigue et une fin tout de même un peu ouverte, même si, oui, nous avons une histoire complète jusqu’à la diffusion du tout premier épisode.

Pas de nouvelle de la part de Netflix, mais après l’annulation de Girlboss, je suis un peu inquiet, j’avoue… surtout parce que j’ai commencé les deux séries en étant très sceptique et je les ai adorées. Alors forcément, je n’ai pas envie que ça s’arrête en si bon chemin ! En plus, le travail et la préparation physique d’Alison Brie pour ce rôle sont bluffant, franchement, elle n’a plus rien d’Annie de Community, ça m’a impressionné de la voir comme ça, elle est parfois méconnaissable !

Bon, et puis, j’avoue, ça m’a rendu encore plus curieux sur l’univers du catch dont Ludo m’a déjà parlé plus d’une fois. Il m’a même filé des DVDs de catch en mars quand je l’ai vu et peut-être que je vais finir par y jeter un œil, allez savoir.

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