A Series of Unfortunate Events – S03E01-02

Épisode 1 – Slippery Slope : part.1 – 18/20
Je suis rassuré par ce début de saison 3 dont le niveau remonte après une fin de saison 2 un peu en-dessous. Les réponses pleuvent (neigent ?) pendant tout l’épisode et c’est une excellente chose, même si forcément, ça finit par poser encore plus de questions. C’est une histoire vraiment bien fichue et je me demande jusqu’où ça ira dans le délire, quand même. Il ne me reste plus que six épisodes pour le découvrir.

> Saison 3


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How can anyone be « xylophone » ? That’s not an adjective.

Lemony Snicket est toujours là pour nous introduire la saison qui commence par un résumé des événements de la deuxième. Tout va bien, je viens de la voir, je ne me sens pas perdu du tout sur ce coup-là. De manière improbable, le sort intervient en faveur de nos orphelins qui réussissent à survivre au premier virage, celui du cliffhanger. Malins comme ils sont, ils trouvent de quoi construire des freins, de manière plus ou moins crédibles, et finissent par escalader la façade – un vrai cliffhanger, donc.

Pour se débarrasser de Sunny qui coûte probablement une fortune et est galère à caser avec de très courts horaires de tournage, les scénaristes décident de la mettre dans la boîte à gant de la voiture des méchants où Olaf nous raconte sa vie et résume la situation. Il est tout content d’avoir tué Klaus et Violet, et ce n’est bien sûr pas le cas. Il est quand même heureux d’être au sommet de sa vie.

Cela ne l’empêche pas de se perdre puisqu’il a choisi le mauvais chemin en grimpant la montagne enneigée. C’est malin comme tout, ça, de même que de mettre Sunny dans un igloo pour qu’on ne la  voit pas. Bref, les retrouvailles avec Olaf sont sympathiques, et les méchants sont méchants, s’en prenant aussi aux monstres et à Sunny, qui a moins grandi que son frère et sa sœur, bizarrement. Non, il n’y a que moi que ça choque les centimètres en plus pour Klaus et Violet ? Peu importe, vous me direz, Sunny est trop mignonne et le narrateur nous explique que ses ravisseurs vont, pour certains en tout cas, mourir ou être enlevés par des aigles. Cela me rend triste, parce que Sunny est en train de sympathiser avec le mec aux crochets, et je ne veux pas qu’il lui arrive du mal.

Le lendemain matin, il l’aide ainsi à faire le petit déjeuner en pêchant avec son crochet. C’est trop cool de les voir devenir si amis, de même que c’est génial de voir Olaf faire confiance à Sunny pour les repas. Oui, Sunny devient pote avec un homme de main, et inversement, ce qui permet au narrateur de nous expliquer l’origine du syndrome de Stolckholm. Ainsi, en fin de saison 2, on voyait Poe sympathiser avec la prof de maths de l’école, et… forcément, il a sympathisé avec elle quand elle l’a pris en otage.

En parallèle, Violet et Klauss se disputent sur la marche à suivre quand ils arrivent à un croisement qui leur permet soit de rejoindre Olaf, soit d’atteindre le QG de VFD. L’un et l’autre veulent donc suivre l’un et l’autre des chemins, mais ce n’est pas possible. Par chance pour eux, ils sont attaqués par un essaim de guêpes (ou queluqe chose du genre) et se retrouvent à se réfugier dans une cave où ils retrouvent quelques scouts dirigés par… Carmelita !

Je suis tellement heureux qu’elle soit de retour ! Je la déteste, bien sûr, mais c’est ce qui fait que je l’adore, justement. C’est vraiment une peste, même dans une cave perdue au beau milieu d’une montagne, c’est beau. Parmi les scouts, il y a aussi un étrange enfant masqué (ça ne peut qu’être un Quagmire, non ?) qui connaît bien VFD et teste les Baudelaire pour voir s’ils sont bien qui Carmelita prétend qu’ils sont – alors qu’eux disent ne pas l’être, en plus, comme ils sont toujours vus comme des meurtriers.

On s’amuse bien avec Carmelita, mais l’essentiel de l’épisode se passe après dans le dialogue avec l’enfant masqué. Celui-ci est bien plus renseigné que les Baudelaire, à l’exception d’un livre qu’il n’a pas lu : Anna Karenine. Oui, bon, je le comprends vu la tronche du bouquin, il est un peu jeune. Pourtant, la mère des Baudelaire l’a bien expliqué à ses enfants, et c’est tant mieux. Le trio se retrouve à escalader une cheminée pas si naturelle de la cave qui les amène tout droit vers la porte du QG de VFD.

Là, il faut répondre à trois questions, dont une sur Karenine, et cela permet d’ouvrir la vieille porte du QG, qui coince un peu. Quand ils arrivent enfin à rentrer dans le QG, espérant tomber sur l’un de leur parent, Violet et Klaus ont la joie de découvrir que le QG… a été entièrement brûlé, exactement comme leur maison. Et le feu semble récent, si on en croit la fumée.

Allez, tout n’est pas perdu, car l’enfant masqué qui est avec eux s’avère être le survivant du feu dont il est question depuis quelques épisodes : Quigley Quagmire. Purée, je l’avais dit que c’était louche de tout de suite penser que ce serait l’un des parents le survivant ! C’était d’autant plus évident qu’il y avait un triplé perdu dans l’équation… Bon, j’avais fini par me laisser embarquer par l’affirmation qu’un parent avait peut-être survécu, même si ça n’avait aucun sens, parce que tout le monde en avait l’air sûr. La surprise fonctionne donc à moitié, et je suis curieux d’en connaître plus sur Quigley.

Sinon, pendant ce temps-là, notre bol de sucre est toujours dans les mains de la sœur du narrateur qui choisit de sauter du haut d’une falaise avec pour échapper à de mystérieux méchants qui eux ont aussi pas mal de ressources, puisqu’ils parviennent à utiliser des aigles pour la pourchasser. Suite à un petit plongeon dans l’eau glacée, elle leur échappe malgré tout ; et nous révèle qu’elle est enceinte. Rien que ça.

Elle tombe ensuite sur les monstres du cirque tentant de faire du feu… et leur fait du feu, en leur disant aussi de faire attention aux méchantes personnes de la montagne. Ils pensent à Olaf, elle fait référence à ses assaillants ; et c’est brillant, parce que ceux-ci débarquent juste après pour tuer les monstres dont Olaf n’a rien à faire.

Les méchants tueurs ? Ce sont les parents d’Olaf, ou au moins ceux qui lui ont tout appris et qu’ils considèrent comme ses parents. C’est très drôle, parce qu’il n’assume pas du tout de faire face à ses parents qui ont plein de reproches à lui faire, notamment par rapport à ses multiples échecs avec les Baudelaire. C’est sympa, jusqu’à ce qu’ils nous apprennent qu’ils ont brûlé le QG, donc, et qu’ils découvrent l’existence de Sunny.

Rien ne va plus, surtout que la sœur de Snicket s’est aussi débrouillée pour perdre le bol pendant ce temps. Elle retourne le chercher dans la rivière gelée et tombe sur… Poe. Allons comprendre ce qu’il fait là, parce que ses explications ne tiennent pas trop la route, mais avec les Orphelins Baudelaire, ce n’est pas vraiment une surprise. Et puis, c’est top de découvrir ces deux-là devenir amis. N’empêche que je ne vois pas où tout ça va nous emmener.


Épisode 2 – Slippery Slope : part.2 – 19/20
Ah lala, voilà donc où tout ça nous menait. S’il reste un nombre incroyable de questions, on sent bien que nous approchons de la conclusion de la série avec les événements se produisant dans ces épisodes. Le rythme est toujours aussi bon et l’histoire parvient à rester fluide malgré un nombre tout de même assez incroyable de rebondissements constants. J’adore.

> Saison 3


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Look who’s not a complete disapointment after all!

Quigley Quagmire est en vie ! Sans blague ! Qu’est-ce que ça peut bien apporter à l’histoire, hein ? Sûrement un tas de choses, mais il reste à savoir quoi et comment : il a emprunté le tunnel sous sa maison bien sûr ! Cela l’a mené tout droit chez l’oncle Montgomery après le passage des Baudelaire. Là-bas, il a pu faire des recherches avec le livre, le fameux livre, puis découvrir que son frère et sa sœur ont été enlevés. De là, il a stalké nos héros depuis le début, avant de se rendre au QG. Et tout ça en cinq minutes d’épisode !

Klaus et Violet le rassure sur les sorts de Duncan et Isadora, et Quigley décide donc de les aider à sauver Sunny. Ouais, mais Sunny est bien occupée, elle. Les parents d’Olaf sont ravis de découvrir que Sunny est avec leur fils, mais ils n’aiment pas beaucoup tout le mal que cause Sunny à leur famille. Ils mettent fin aux rumeurs d’un survivant dans le QG, aussi, en expliquant qu’ils ont tout brûlé et qu’il n’y avait personne là-bas. En attendant, Sunny apprend que la sœur de Snicket est quelque part dans la montagne donc elle utilise une cigarette verte trouvée par Olaf pour cuisiner le saumon, en espérant attirer son attention.

C’est d’autant plus une réussite que la fumée verte est un signal de VFD que Quigley remarque aussitôt. Oui, les orphelins devraient vite se retrouver à ce rythme-là. Heureusement, ou plutôt malheureusement, les parents d’Olaf veillent au grain et arrêtent tout, décidant aussi d’apprendre à Olaf et Esme la vraie trouvaille à faire dans la montagne – qui concerne la fortune à se faire, bien plus importante que celle des Baudelaire. Les hommes de main commencent à se poser quelques questions, surtout l’homme au crochet qui est trop fan de Sunny.

En parallèle, les Baudelaire et Quigley construisent une machine qui permet de remonter la cascade gelée jusqu’à Sunny. Pour se faire, ils se servent de tout ce que leurs parents leur ont appris de manière discrète pendant des années. Le problème, c’est qu’il n’y a que de quoi grimper à deux : Klaus décide donc de rester en arrière pour lire et trouver d’autres infos sur VFD, alors que Quigley et Violet escalade la glace. C’est sportif cette saison 3… et dangereux aussi.

C’est aussi plein de flirt entre les deux adolescents, parce que sinon ce n’est pas drôle. Le pauvre Klaus n’a pas eu cette chance, mais bon, Violet et Quigley font du bon boulot et arrivent assez vite à retrouver Sunny, qui est assez maligne pour se débarrasser de son garde du corps.

La scène qui suit est bien trop mignonne : Sunny décide de rester espionner Olaf et pour convaincre sa sœur, elle décide de s’attacher les cheveux et lui dire qu’elle tient son courage d’elle. Bon, et sinon, il faut que j’en parle de ces sodas au persil qui peuplent la série depuis une saison, c’est quand même n’importe quoi, ça ne donne pas envie !

Quand ils redescendent en toboggan, Klaus a beaucoup d’informations à leur communiquer à propos d’un énième code VFD au sein d’un frigo, qui leur apprend qu’une réunion aura lieu le jeudi suivant dans le dernier endroit sûr. C’est sympa. Ils essaient ensuite de surveiller ce qu’il se passe au sommet de la montagne. Ils se font griller par les parents d’Olaf, cela dit, et un flashback nous révèle aussi le moment où les parents d’Olaf l’ont rencontré – ce sont ses mentors après tout. Ce sont eux qui l’ont fait devenir méchants, le convaincant que VFD l’avait trahi.

Et maintenant, ils lui ordonnent de travailler et d’aller en bas, dans le QG… où le bol de sucre pourrait être. Il va sans dire qu’Esme se porte volontaire pour un petit détour en ski vers le QG, et c’est très sympa à voir. Cela dit elle est rapidement faite prisonnière par les trois ados, par un heureux hasard de circonstances. Ils ne peuvent pas la tuer, évidemment, donc ils envisagent de s’en servir pour un échange d’otage. C’est une bonne idée, après tout.

En théorie, en tout cas. En pratique, ce n’est pas si simple car les parents d’Olaf lui ont demandé de tuer Sunny. Il ne se sentait pas de le faire, mais il y avait une certaine logique : celle du choix entre Sunny (donc la fortune des Baudelaire) ou sa confiance envers ses parents, qui ont le plan magnifique d’enlever les scouts avec Carmelita pour ensuite aller brûler leurs maisons et les élever afin qu’ils leur donne la fortune des parents. Et comme ce sont tous des enfants de riches, la logique est vraiment bonne.

Le choix d’Olaf est donc fait, mais il ne parvient pas à tuer lui-même Sunny. Il demande donc à ses sbires de le faire et aucun d’entre eux n’est motivé à tuer le bébé. Ouep, tous les sbires se rebellent un à un contre Olaf. Tous, sauf Mr. Crochet qui n’hésite pas à balancer la cage de Sunny du haut de la falaise. Il est toutefois évident qu’il a sauvé Sunny avant. Cela nous est rapidement révélé effectivement, juste après l’arrivée de Klaus, Violet, Quigley et Esme, qui est supposée être leur prisonnière, mais se libère bien vite.

Les orphelins sont très mauvais sur ce coup-là, tout leur plan criait au désastre. Ils ne parviennent pas à empêcher l’enlèvement des riches scouts : Carmelita refuse de les écouter, et tous les scouts écoutent Carmelita. Ils se font donc tous enlever par des aigles dirigés par les parents d’Olaf – l’homme sans cheveux et avec une barbe ; la femme avec des cheveux et sans barbe. C’est rapide, c’est efficace et pas cher comme méthode pour enlever des enfants. Il n’y a plus qu’à en faire des orphelins, à présent. Les parents d’Olaf sont toutefois déçus de leur « fils » et affirment qu’ils recontacteront Esme suite à son très bon travail.

L’épisode se conclue sur les orphelins prenant tous les quatre la fuite en luge grâce à Sunny. Toutefois, ils sont rapidement séparés de Quigley par une branche. Le triplé leur assure qu’il les retrouvera le jeudi suivant dans le dernier endroit sécurisé de VFD – reste à savoir ce que c’est, et la luge finit par atterrir au beau milieu d’une mer gelée… et sur un sous-marin, rien que ça !

En haut de la montagne, Olaf se retrouve sans sbire ou presque et sans voiture. Il doit donc tout redescendre à pied en compagnie de Crochet, d’Esme et de Carmelita, parce qu’Esme est fan de Carmelita, c’est évident.

Sinon, la sœur de Snicket est toujours avec Poe, et elle se fait à sa présence comme elle peut, le protégeant des abeilles des glaces. Ils finissent par retrouver le taxi de Jacques, et se rendent en ville où ils apprennent que plusieurs incendies se sont déclarés. Oui, évidemment, les méchants ont mis le feu chez tous les parents des scouts pour en faire des orphelins dont ils pourront récupérer les fortunes. C’est un plan machiavélique assez malin, ma foi, c’est terrifiant !

> Saison 3

Bilan du mois de novembre

Salut les sériephiles,

Et si pour une fois, je publiais mon bilan du mois dès le 1er ? Après trois mois à être en retard, je me dis que c’est un peu une sorte de Mea culpa, vous voyez ? Et puis, comme je ne suis pas sûr non plus de faire un planning du mois – entre toutes les pauses et tous mes retards, et l’absence d’un planning de novembre…, le minimum était d’écrire au moins le bilan du mois de novembre. Je n’arrive pas à croire qu’on est déjà en décembre, mais au moins, j’ai un meilleur résultat que ces derniers mois du côté des séries terminées, en grande partie grâce à la dernière semaine du mois.

Allez, c’est parti pour le point sur les saisons terminées en novembre !

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Séries renouvelées

Dix pour Cent (S03) – Ce fut expéditif, trois petites semaines et puis s’en va… Heureusement, ce fut carrément drôle. La saison a mis du temps à démarrer, parce que la première semaine m’a paru en-dessous de ce que j’en attendais. Heureusement, ils se sont vite rattrapés avec une mi-saison et une fin de saison hyper efficaces. Les répliques brillantes s’enchaînaient, le rythme était bon et même si c’était énorme et exagéré à plus d’un titre, l’intrigue de la saison était bien fluide. Du coup, c’était tout à fait à la hauteur de mes attentes et je suis impatient de découvrir la saison 4 ! Note moyenne : 17/20.

 

You (S01) – Premier gros coup de cœur de la saison 2018-19, cette série n’a jamais été décevante. Certes, sa crédibilité n’est pas géniale ; mais ses personnages sont fascinants, et surtout Joe. Si vous ne l’avez pas encore vue, je ne peux que vous encourager à la regarder. Je sais que la série a joué sur mes faiblesses avec une bonne dynamique entre les personnages et des portraits psychologiques bien fouillés, saupoudrés par une bonne dose de répliques sympas et un personnage de bitch comme je les adore. Par conséquent, il faut savoir que je survends cette série avant de la commencer… Mais bon, avec Netflix qui la diffusera en France d’ici une vingtaine de jours, j’espère vous avoir convaincu d’au moins lui laisser une chance, parce qu’elle est brillante. Note moyenne : 18/20.

 

The Purge (S01) – Techniquement, c’était mon deuxième gros coup de cœur de la saison, et vous allez me dire que je manque vraiment de partialité avec cet article qui ne fait que célébrer toutes les séries que je regarde. Pas de ma faute si novembre m’a fait dire au revoir à des saisons extrêmement réussies ! Enfin, si, un peu ma faute : je sélectionne et ne regarde plus que quelques séries en étant à jour, forcément que les meilleures en font partie. Bref, cette saison 1 a su reprendre l’univers mis en place par les films tout en l’étendant avec brio. Loin du format que j’aurais voulu (qui aurait été qu’un épisode = 1h), elle nous fait tout de même du très bon travail dans la construction des personnages. J’aurais aimé qu’elle fasse un tout petit peu plus peur, mais comme elle a réussi à me faire m’attacher à des personnages auxquels je ne voulais pas m’attacher, je pense qu’on peut dire que c’était une réussite. Et il y aura une deuxième saison aussi, donc c’est tout bon. Note moyenne : 18,5/20.

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Puis peut-être que ça faisait peur quand même mais que je suis insensible ?

Voilà voilà. Un sacré mois de novembre, l’air de rien, avec trois coups de cœur terminés. Entre ça et toutes les séries qui sont en pause (ou partent en pause cette semaine), mon emploi du temps se libère donc de quelques heures qu’il va falloir que je consacre à quelques nombreux rattrapages de séries en cours de diffusion que j’ai mises de côté, un peu malgré moi. J’ai toujours le même problème : je n’ose pas me poser juste pour un épisode car je sais que je vais avoir envie de plus si j’ai plus à disposition. Cela n’a pas de sens, puisque j’y arrive bien quand c’est à la semaine. C’est comme ça, faut pas chercher. Promis, je tente de me soigner !

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Rewatch : Veronica Mars (S03) – Une saison meilleure que dans mon souvenir?

Salut les sériephiles !

Vous ne rêvez pas, on se retrouve déjà pour parler de la saison 3 de Veronica Mars. Ben oui, comme elle ne fait que vingt épisodes et comme j’ai totalement abusé, j’ai déjà terminé cette saison que j’avais en tête comme étant la moins bonne des trois. Finalement, à la revoir, je dois vous avouer que j’ai légèrement changé d’avis. Oh, cet avis impopulaire, je vais me prendre des tomates pourries… mais ouais, j’ai trouvé cette saison 3 plus captivante que la deuxième (et pourtant, je préférais les guest stars de la saison 2, oui, même s’il y a Dianna Agron en saison 3). Et je vais vous expliquer pourquoi.

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Rewatch saison 1
Rewatch saison 2

Il n’y a qu’une raison, en même temps, donc c’est rapide à expliquer, surtout que ça se résume en deux mots : Veronica Mars. Ouep. Je trouve que Veronica est un personnage beaucoup plus intéressant dans cette troisième saison, parce qu’elle est… insupportable. On a appris à l’adorer dans les deux premières saisons, parce que le contexte du lycée faisait qu’elle avait dû blinder son caractère. Dans cette saison, elle se retrouve à la fac et tout son univers change, mais elle continue d’être obstinée à avoir raison quoiqu’il arrive.

Et franchement, qu’est-ce qu’elle est insupportable, surtout avec Logan. Autant j’adore ce couple, autant je comprends pourquoi les scénaristes n’ont pas réussi à les garder ensemble maintenant que je revois la série. Leurs caractères ne sont pas compatibles sur le long terme, et ça paraît drôlement évident. Cela s’accumule jusque dans une scène brillante où Logan lui fait remarquer qu’elle refuse de changer, mais qu’elle veut absolument le changer. Et autant adolescent, je n’arrivais pas à accrocher à ce développement, autant avec quelques années de plus, je trouve ce développement hyper logique : ils étaient enfermés dans une situation impossible, malgré l’amour.

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Choix de gif un peu abusé, je sais, mais ils sont pas mal enfermés littéralement aussi.

Est-ce que pour autant j’approuve la relation avec Piz ? Toujours pas. Veronica l’exploite complétement et c’est juste triste que la série se termine sur cette relation. De toute manière, toute la saison 3 se finit sur un nombre incalculable de pistes ouvertes : on abandonne Parker dans un ascenseur avec le cœur brisé (quelle saison elle aura passé !), Wallace sur un examen, Mac… ben sans intrigue à la rigueur et Keith face à la justice. Franchement, rien ne va dans cette fin, et putain, it never rains in southern California.

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Cet ennui de Veronica, tout est dit !

Il était compliqué de conclure cette saison en même temps : pour tenter de récupérer les audiences, ils ont changé plein de choses, jusqu’au générique (une évolution logique comme la série est un peu plus noire et clairement plus au lycée), et ont fini par abandonner… le fil rouge ! La saison commence en reprenant l’intrigue du violeur de la fac entamée en saison 3, mais cette partie de la série est vite évacuée. Pourtant, l’épisode de révélation reste l’un des meilleurs de la série, principalement parce qu’il ne détruit pas le passé comme en fin de saison 2 et parce que cette scène où Veronica court dans les couloirs de la fac est brillante.

Dans le fond, j’avais détesté cette saison parce que je n’étais pas assez vieux la première fois que je l’ai vue. Maintenant que j’ai vieilli, je trouve l’écriture des personnages, et particulièrement de Veronica, extrêmement aboutie. Beaucoup ont dit qu’elle était plus méchante en saison 3, mais en enchaînant les épisodes, il est clair que non. Elle a l’habitude d’être sur la défensive, et ça fait bizarre de la voir comme ça dans un environnement plus sain que son lycée. Bizarre, certes, mais logique, tout comme son évolution vers son cours de criminologie et le FBI.

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Sans oublier de s’éclater de temps à autre… Et d’ailleurs, Mac est trop géniale, que ce soit dit !

Le vrai problème de cette saison, c’est que sa fin est précipitée et ouverte. On sent bien que vingt épisodes n’ont pas suffi aux scénaristes pour tout dire. Du coup, certaines intrigues finissent par être contreproductives : la confrontation entre fraternités et sororités est clichée du début à la fin, et elle dégomme peu à peu les deux côtés sans jamais fournir de réponse. Veronica elle-même finit par sembler contre les jeunes, qui sont pourtant la cible d’audience, à vouloir faire respecter les lois anti-alcools et alors que la série semble soudainement anti-avortement (c’est plus complexe que ça et elle ne l’est pas, mais ça avait été reçu comme).

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Grosse tristesse pour ce personnage qui était un bon ressort comique et qui disparaît de manière encore plus précipitée que Meg.

Finalement, l’annulation est hyper logique : Veronica Mars a perdu sa touche adolescente en entrant à la fac, mais l’entrée dans l’âge adulte s’est fait en se distanciant trop soudainement de tous les thèmes qui fonctionnaient sur les premières saisons. Ajoutons à ça que c’est l’année de création de la CW et on voit bien que Veronica ne rentrait pas dans les cases à l’époque. Elle s’en sortirait beaucoup mieux aujourd’hui avec son intrigue compliquée… alors j’espère bien que la saison 4 saura être passionnante, malgré des années d’écart. De toute manière, cette saison 3 était déjà une saison beaucoup plus adulte…

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Enfin… voilà quoi. Non mais Dick a une belle évolution aussi, même si ça lui prend beaucoup de temps et de retours en arrière !

Quant à moi, en attendant de voir cette saison 4, il me reste à regarder le film : préparez-vous pour un dernier article !

> Rewatch : Saison 1 | Saison 2 | Saison 3 Le film
> Critique The Thousand-Dollar Tan Line
> Critique Mr Kiss & Tell
Saison 4

Dix pour Cent – S03E05-06

Épisode 5 – Béatrice – 16/20
Une intrigue de star dont on n’a jamais trop su où elle voulait aller n’empêche pas cet épisode de briller par son humour et par l’entremêlement de ses histoires secondaires. Le fil rouge de la saison devient de plus en plus évident et mène logiquement à un rebondissement pour lancer la fin de cette saison 3, déjà. Et puis, qu’est-ce que c’est fluide dans l’écriture !

Saison 3

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En fait, toi aussi, t’aimes bien regarder des cadavres tout nus ?

Andrea en super-maman, c’était inattendu…. Mais ça ouvre bien l’épisode, surtout quand c’est pour la retrouver sur ses toilettes. Le boulot la rappelle vite quand Béatrice Dalle l’appelle pour se plaindre de son dernier tournage : on attend d’elle qu’elle fasse une scène de nu, alors qu’elle n’en a pas du tout envie. Faut dire, une scène à la morgue, je la comprends.

Après le générique, il est toujours question des 30 ans de l’agence entre Hicham et Arlette, mais l’ambiance festive va vite s’évaporer avec les américains demandant deux millions de dédommagement. Rien que ça. En toute logique, c’est parti pour une réunion bordélique avec Andrea au téléphone – elle me fait beaucoup trop rire à intervenir depuis chez elle dans cet épisode.

En tout cas, ça part en vrille hyper rapidement avec cette histoire de procès des américains : Arlette suggère d’utiliser l’argent d’Hicham s’ils ne trouvent pas de solution et Mathias fait ce qu’il peut pour laisser couler la boîte tant que possible. Cela stresse Noémie, jusqu’à ce que Mathias la rassure et la fasse bien trop kiffer la vie avec son plan machiavélique. Ce couple est une vraie bonne trouvaille, je ne le dirais jamais assez je crois.

Pendant que Noémie n’est pas loin de l’orgasme en entendant Mathias lui murmurer son plan, Andrea bouffe son fromage de manière totalement dégoûtante. Non, franchement, je suis traumatisé (et un peu impressionné) par la capacité de l’actrice à nous bouffer ça comme ça. Ce n’est pas juste parce que je déteste le camembert que je suis impressionné, c’est parce qu’elle s’enfile de sacrées bouchées, quoi ! Franchement, ça m’a perturbé au point de ne pas suivre sa scène avec Colette – où il est question de babysitter pour le bébé, parce que le congé mat, c’est bien, mais ce n’est pas la tasse de thé d’Andrea. Ni son fromage, apparemment.

Elle se rend ensuite sur le tournage du film, et avec sa fille tant qu’à faire, fille qu’elle laisse à l’arrache à une assistante, juste pour le principe. Elle réussit à négocier pour que le tournage recommence, selon les volontés de Béatrice. Oui, mais non : le réalisateur décide de la dénuder de force à l’écran, en disant à un autre acteur d’ouvrir le sac mortuaire dans lequel elle git. Oui, c’est bizarre tout ça, il est beaucoup question de nécrophilie, l’air de rien. Béatrice se barre dans un couvent, et ça permet de sacrément bons échanges téléphoniques avec Andrea.

C’est aussi l’occasion d’avoir la jeune maman qui amène son bébé dans le couvent, histoire de proposer de brillantes répliques sur les parents de Colette ou sur le fait que Jésus est un cadavre nu. Je ne m’y attendais pas, mais c’était sacrément bien trouvé tout ça, surtout par rapport à l’intrigue dont on n’a jamais su ce qu’elle voulait vraiment dire.

En effet, Béatrice accepte de reprendre le tournage, mais elle décide d’être « subtilement érotique », son leitmotiv. Bref, elle gâche le film. Finalement, tout ça nous amène à une prise de conscience des deux : le réalisateur avoue qu’il ne sait pas comment tourner la scène alors que Béatrice Dalle lui confie qu’elle a mis trente ans à savoir dire non pour la nudité, qu’on a souvent forcé. Grâce à ça, ils se mettent d’accord sur une solution totalement perchée qui consiste à voir l’autre acteur manger l’oreille de Béatrice Dalle. Et la marmotte, elle met le chocolat dans le sac mortuaire.

En parallèle, Hervé est toujours totalement amoureux de Valentin, alors que de son côté Noémie lui avoue avoir recommencé son histoire avec « Philippe ». C’est mignon de les voir recommencer à se confier leurs relations amoureuses, par contre, Hervé fait vraiment n’importe quoi : il nous ramène Valentin à ASK à la nuit tombée.

Cela sentait super mauvais, mais c’était toujours moins mauvais que le jeu de comédien de Valentin, qui est une véritable catastrophe. Alors, attendez, l’acteur qui interprète Valentin est excellent, hein, il tient son rôle et est capable de jouer un mauvais acteur, ce qui n’est pas si évident. Tous les deux se retrouvent donc à s’entraîner pour un casting de Valentin et Hervé fait ce qu’il peut pour cadrer Valentin, ce qui n’est pas gagné.

Pire, assez rapidement, il est évident que Valentin est une caricature d’hommes violents, et c’est juste super triste. Hervé s’écrase complétement face à lui tant il est en admiration, et il passe tout son temps à s’excuser. Bref, Valentin est toxique comme c’est pas permis, et ça m’a fait bien de la peine pour Hervé qui a clairement besoin d’apprendre à s’affirmer sur ce coup-là.

Il ferait bien de prendre exemple sur Camille, en fait. Ben oui, parce que le casting qu’il file à Valentin est celui trouvé par Camille, qui s’énerve d’apprendre qu’Hervé a encore comploté dans son dos : il faut dire qu’elle l’apprend quand on se plaint de Valentin et qu’on la menace de la griller complétement des castings si elle continue comme ça. Y a de quoi s’énerver contre Hervé.

Le pauvre avoue qu’il veut simplement faire en sorte que Valentin l’aime, mais bon, il est tellement mauvais le Valentin. Et toxique en plus. Et Hervé, c’est juste triste de le voir ramer comme ça. Il fait ce qu’il peut pour faire comprendre à Valentin qu’il ne peut le garder et, comme prévu, l’acteur s’énerve et pète un câble en plein milieu de la rue. Autant ils étaient mignons à flirter dans le parc la semaine dernière, autant là, c’était juste super triste de voir comment c’est parti en vrille super vite. Valentin accuse donc « Camille » d’avoir juste voulu coucher avec lui en lui promettant un bel avenir, quand c’est un peu le contraire qui se déroulait.

Bref, c’est un message de prévention clair, je crois : une relation, ça peut vite se dégrader et devenir toxique. Retenons la leçon. Une autre leçon de cet épisode ? Il faut savourer ses rêves tant qu’ils durent, sans jamais trop en faire. En effet, maintenant que L’Océan jouit est un échec total, Sophia cherche désespérément un rôle, au point de harceler Mathias n’importe quand à l’agence. Comme elle est harcelée en permanence par des trolls sur le net, ça peut se comprendre. Il y avait de bonnes trouvailles scénaristiques dans les blagues à faire, quand même, le « je t’écume » pour « je t’enc… », fallait le trouver. J’imagine le brainstorming des scénaristes, et je me marre bien.

Sophia finit par faire la réceptionniste et répondre au téléphone alors qu’elle attend Camille pour un rendez-vous. Finalement, elle s’en tire avec un nouveau RDV et avec une Camille qui n’éteint pas son ordinateur en partant. Le problème, c’est que sans le filtre de son agent, Sophia accepte un peu n’importe quoi : le producteur qu’elle voit n’a rien d’un professionnel. Tout ce qu’il veut, c’est coucher avec elle, pour le plaisir. Ah le plaisir, c’est toujours toute une histoire, demandez à Herbert Léonard.

Côté finances de l’agence, Hicham demande à Gabriel et Mathias des solutions, mais ils n’ont pas grand-chose. Oh, bien sûr Mathias dit vouloir partir au casse-pipe, parce qu’il est le meilleur. Il n’en faut pas plus pour qu’Hicham tombe dans le panneau et se précipite dans la gueule du loup, comme il le voulait et l’avait expliqué à Noémie. Et comme prévu, Hicham prévoit de la merde, c’est assez merveilleux.

Il rencontre finalement les américains et les menace comme il peut, suivant les conseils de Mathias. Pas de bol : ce qu’il conseille est la pire des idées, puisque les américains ont déjà signé le contrat sur lesquels il le menace. Déprimé, Hicham prévient Mathias, qui passe du bon temps avec Noémie, puis tente d’appeler son ex-femme pour avoir des nouvelles de son fils.

Oui, mais non : son fils ne veut pas le voir. Dépité, il décide de se rendre chez Andrea et Colette pour voir sa fille. Ca va encore plaire à Colette ça. Bon, il est vrai qu’Hicham paraît faire un bon papa là pour une fois et, pire les trois font un bon couple. J’attendais désespérément l’arrivée de Colette pour qu’elle râle un bon coup, mais finalement, elle s’est montrée hyper compréhensive et a décidé de profiter du moment. C’était beau comme scène, et super mignon. Et calme aussi, ça change.

Ca change tellement qu’Hicham finit par décider de renoncer à ses droits parentaux pour que Colette puisse demander l’adoption. La série n’y va pas de main morte dans son message politique très clair pro-adoption homo, avec un Hicham qui parle directement à l’audience, face caméra, pour rappeler que ce qui compte, c’est le respect entre tous les parents. Pas « un papa, une maman » quoi. Franchement, il y avait là de magnifiques scènes sur la parentalité, et la première des deux, le câlin des trois parents, était super jolie et pas du tout excessive.

Finalement, Hicham est hyper humanisé dans cet épisode. Dès qu’on touche à ses faiblesses, je me rappelle pourquoi j’aime ce personnage, et je ne suis pas le seul. Gabriel et Andrea décident donc de ne pas quitter l’agence… Le terrain est libre pour Mathias. D’ailleurs, la femme de Mathias revient d’Inde avec un super cadeau pour son mari (non) et une drôle de surprise de sa part à lui : il veut prendre son indépendance financière. Il est carrément décidé à racheter l’agence tout seul quoi.

Et tout irait bien en fin d’épisode si Andrea ne se plantait pas de numéro ET si Hicham avait un répondeur. Bon, pour la défense d’Andrea, Hicham ou Hirsch, c’est vrai que ça se ressemble. C’est super triste en tout cas : Hicham était décidé à rester à ASK, convaincu par Arlette. Il voulait racheter les parts et nous laisser Mathias dans la merde… sauf que quand il reçoit l’appel d’Andrea, Hicham pète donc un câble plutôt légitime et est consolé cette fois par Mathias qui veut donc racheter ses parts. Bonjour la prise de tête.

Le vent tourne un nombre incalculable de fois et termine par une confrontation entre Hicham et Andrea/Gabriel. Ceux-ci s’expliquent comme ils peuvent, mais la dispute tourne court quand Gabriel découvre sa fiche de tournage du film d’Isabelle Huppert sur le bureau d’Hicham. Et c’est ainsi qu’ils comprennent que la fuite vient d’ASK. Dans le genre fluidité d’écriture, c’était quelque chose cet enchaînement de rebondissements dans les dix ou quinze dernières minutes. Tellement de personnages et d’intrigues qui se mêlent, c’est excellent – mais bonjour la galère pour la critique !

Bon, et sinon, la série s’enfonce de plus en plus dans le placement de produit, ce qui m’aura bien fait rire.


Épisode 6 – ASK – 19/20
Cette saison 3 tire sa révérence de la meilleure des manières : rebondissements dans tous les sens, fou rire sur fou rire, répliques qui font mouches, pluie de guests… ! Le scénario est maîtrisé d’un bout à l’autre, l’exécution est très réussie. Tout va bien, quoi, il n’y a plus qu’à attendre la saison 4 maintenant qu’on a bien savouré.

Saison 3

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J’crois que je vais faire un AVC de honte.

Le mardi 22 à minuit quatorze est l’heure du crime, et comme dans les Experts toute l’agence mène l’enquête pour savoir qui a photocopié la fiche de tournage de Gabriel et a trahi l’agence. Il ne faut pas longtemps pour qu’ils sachent que ça vient de Mathias – je m’attendais à ce que la série prenne le détour d’un autre personnage coupable, mais ils n’avaient apparemment pas le temps. Tout le monde découvre donc que Mathias est le traître, alors que lui découvre, le matin des trente ans d’ASK, que l’agence a été taguée : « Camille Valentini, fils de pute ». Merveilleux, tout ça.

Et ça vire encore plus vite au n’importe quoi quand Gabriel ne contrôle pas ses nerfs et s’en prend à Mathias, aussitôt défendu par une Noémie très en forme et à mourir de rire dans sa capacité à mordre l’oreille de Gabriel. Ouep, rien que ça. D’un coup, la soirée des trente ans d’ASK paraît on ne peut plus risible. Il y a de la tension dans l’air, c’est le moins qu’on puisse dire.

Quand Camille et Hervé arrivent, ils sont persuadés que les engueulades qu’ils entendent provenir de la salle de réunion sont pour eux et leur double identité : le tag de Valentin fait mal. Ils se rendent donc dans la salle pour s’excuser et tout expliquer, mais en fait, personne n’en a rien à faire d’eux. Tout ce que Noémie veut, c’est d’arrêter la violence – alors qu’elle a mordu une oreille (c’était le fétichisme de la soirée apparemment). C’est un bordel complet cette réunion d’ASK où tout le monde explique calmement pourquoi il a détesté ou déteste encore Hicham, mais ça finit par la décision d’Hicham de quitter le navire. Ouep.

Pour les trente ans de la boîte, il propose donc de revendre ses parts à Mathias et de les laisser se démerder pour rembourser les américains. Bref, Mathias sort en grand vainqueur : les parts d’Hicham lui donne la majorité ET il est le seul à avoir une solution pour les ricains. Une fois de plus, Noémie est à mourir de rire tant elle est contente d’elle-même et de son patron.

Tout ça nous amène finalement à l’organisation des trente ans de l’agence, ce qui se fait avec une organisatrice assez insupportable… et des directives de Noémie excellentes. Au moins, Noémie et Mathias prennent le contrôle d’ASK, c’est positif. Côté négatif, Arlette, elle, décide de prendre sa retraite ; alors qu’Andrea et Gabriel envisagent de réellement se barrer finalement. Dans le genre girouette… on sent tout de suite que la fin va régler tous les problèmes et se retourner contre Noémie et Mathias, même si on ne sait pas encore comment.

Ouais, mais on ne traîne pas à le savoir :l’intrigue des deux Camille Valentini finit par donner une idée merveilleuse à Andrea. Pour le problème du procès avec les américains, il suffit d’une deuxième Isabelle Huppert. Andrea se met donc à la recherche d’une homonyme pour jouer le fantôme de Marie de Medicis sur le tournage du film ayant problème. C’est tordu, mais ça fonctionne bien : la deuxième Isabelle Huppert qu’ils trouvent est géniale. C’est une infirmière qui finit par accepter le rôle quand Andrea pète un câble sur elle en ramenant tout à sa personne comme d’habitude. Oui, évidemment que c’est abusé et que ça n’arriverait pas en vrai, mais comme ils le disent dans l’épisode, « plus c’est gros, plus ça passe ».

En plus, c’est génial de voir que l’ensemble de la saison trouve sa résolution ici : le coup des deux Camille prend soudainement tout son sens pour ce final. Là encore, j’aurais aimé voir les réunions de préparation de la saison, on sent bien que c’est parti dans tous les sens lors des brainstormings, et je me demande qui de l’œuf (les deux Isabelle Huppert) ou de la poule (les deux Camille) est arrivé en premier. Quoiqu’il en soit, Andrea appelle Hicham pour le tenir informé… et la série nous prend quand même le temps de développer de nouveau la vie d’Hicham à Londres. Il y retrouve son fils, qui n’a pas tant grandi que ça bizarrement. Et s’il ne voulait pas voir son père, le petit accepte finalement de s’amuser avec lui quand Hicham se montre sous son bon jour. Et quand Hicham est humain, tout le monde l’adore.

Alors qu’Hicham joue au foot à Londres, à Paris, Hervé, Camille et Noémie se retrouvent donc à nettoyer le tag, et c’est triste de voir ces trois-là s’entendre de moins en moins… Heureusement qu’ils restent unis dans la tristesse d’Hervé qui voit bien que sa vie amoureuse est catastrophique, surtout quand il doit effacer, littéralement, « Valentin(i) » de sa vie. Triste.

Une autre qui a une vie triste ? Sophia, bien sûr. Et la série insiste lourdement de façon pas bien subtile (subtilement érotique !) dessus : Gabriel vient voir Sophia pour apprendre qu’elle est prête à déménager chez ses parents. Son intention de base est évidemment de l’embaucher pour le faux film avec la « fausse » Isabelle Huppert et ça se fait évidemment quand il lui dit qu’elle a été la femme de sa vie et que l’agence est dans la merde. Cela nous amène à la scène la plus drôle de l’épisode (non, y a la bataille au début et encore trop de temps d’épisode après) : le tournage de la fausse scène pour le film afin de convaincre les américains que, si, Isabelle Huppert a respecté son contrat d’exclusivité avec eux.

C’est excellent parce que tout se passe mal : l’Isabelle Huppert du pauvre ne connaît pas bien son texte, Sophia se retrouve toujours dans les plans pourris, il y a des figurants imprévus en arrière-plan… bref, on se marre bien, avec aussi Andrea qui refuse de modifier son texte – ce qui n’est pas sans rappeler Isabelle Huppert voulant absolument le changer, d’ailleurs. Finalement, ils arrivent à pondre quelque chose de potable, à temps pour se rendre aux trente ans de l’agence.

Et alors là, chapeau à la série ! Line Renaud revient, et elle est suivie par tous les acteurs de l’agence (ou presque) – et surtout par ceux de cette saison, bizarrement. Il y a quelques raccords évidemment, mais dans l’ensemble, ça fonctionne hyper bien. Une fois de plus, on suit une certaine fluidité, avec des personnages pour faire le lien à chaque fois. On passe beaucoup de temps loin des intrigues principales, juste pour quelques apparitions sympas. Toute la fête est très construite de manière à conclure les intrigues de la saison, y compris des intrigues très secondaires qu’on avait déjà oublié (n’est-ce pas Belucci ?).

Tout le monde célèbre la solidité d’ASK, surtout Line Renaud… Tout ça pour mieux faire culpabiliser, Andrea, Arlette et Gabriel. Quant à Isabelle Huppert, on ne voit que la « fausse », qui se fait appeler Corinne. Le problème, c’est qu’elle a tendance à beaucoup aimer le champagne gratuit de l’agence et qu’elle a rapidement un coup de nez. C’est ainsi qu’Hervé finit par nous perdre Isabelle Huppert dans l’agence, et ça craint comme jamais. On se marre bien, au moins : on la suit entrer en contact avec les différents talents de l’agence. C’est un vrai défilé : Jean Dujardin, Line Renaud et Françoise Fabian (qui se vouent toujours une haine cordiale), Audrey Fleurot, etc. C’est un ensemble de scènes hyper plaisantes.

Cela allège aussi une ambiance lourde : Camille n’est pas bête et sent bien que le vent tourne, alors elle tente de comprendre le plan d’Andrea, mais celle-ci refuse de lui dire quoique ce soit. Dans le même genre, Sophia continue de passer une soirée de merde : on lui repropose son poste de réceptionniste, et tous ses amis s’en tirent beaucoup mieux qu’elle. Elle décide de repartir à zéro la pauvre. Pire qu’un American Dream tout ça…

Malgré tout, Mathias remonte la piste d’Isabelle Huppert (la fausse), mais il est finalement détourné par sa femme qui décide de quitter la fête plus tôt. Ben oui, Catherine n’arrive plus à faire semblant, vous comprenez ? Elle culpabilise d’avoir rencontré quelqu’un, mais Mathias se grille tout seul en pensant qu’elle parle de lui. Et pourtant non, elle est avec Alexandre, son kiné… celui qu’elle avait voulu casé avec Noémie qui a la bonne idée de passer par là. Et un divorce pour Mathias, un. C’est une bonne soirée de merde tout ça.

Puisque Mathias est occupé, c’est Noémie qui se met sur la piste d’Isabelle Huppert/Corinne et essaye d’avoir des informations auprès de… Hervé, ce traître ! Pauvre Noémie ! Il n’hésite pas à lui dire que « Corinne » est son ex, celle lui ayant fait comprendre sa sexualité. C’est ridicule, mais plus c’est gros, plus ça passe, on a dit. Et plus ça me fait rire surtout. Le suspense est à son comble pour l’arrivée des américains : on veut savoir qui les verra en premier, on veut savoir comment tout ça va finir et la série fait bien monter la tension : Arlette ment et dit que Guillaume Canet veut quitter l’agence pour éviter que Mathias ne voit les américains. Son histoire ne tient qu’une poignée de minutes et elle apprend ensuite la situation chaotique de Mathias dans sa vie perso. Elle n’a plus qu’à l’écouter parler pour le neutraliser.

Neutraliser Mathias, c’est bien, mais il aurait fallu penser à Noémie, qui est celle qui fait monter la tension. Elle croise « Corinne » qui manque de gaffer à cause d’un gros quiproquo, mais Andrea débarque heureusement à temps pour récupérer Isabelle Huppert avant que tout ne parte en vrille. Malgré le champagne, cette dernière gère très bien le rendez-vous avec les américains. Oh, l’ensemble est assez ridicule sur le papier, un homonyme d’Isabelle Huppert qui joue son fantôme pour s’éviter deux millions d’euros d’amende, faut y penser.

Pour vendre ça comme il faut, ils ont l’accord de la productrice, qu’Arlette a pu acheter en lui promettant des talents de l’agence dans divers projets et des images du film auquel Andrea tient à peu près autant qu’à sa fille, alors même qu’il est extrêmement pourri. Ce qui les sauve d’une arnaque évidente, c’est la capacité qu’a cette fausse Isabelle Huppert d’être, un peu malgré elle, une bonne actrice.

Elle pète un câble quand elle voit que ça ne fonctionne pas, puis re-rentre dans son rôle, puis en ressort alors qu’Andrea sauve la face. Elle lui invente même un rôle dans une pièce de théâtre, où elle aurait parler à un petit monsieur. C’est à mourir de rire tant cette Isabelle Huppert déchire tout dans son rôle. C’était une chouette actrice et j’espère même qu’on la reverra. Après tout, Claude Lelouch est entré en contact avec à la fin de cette scène, affirmant qu’il voulait la voir dans un film. On ne sait jamais, peut-être qu’Andrea vient de dénicher un talent improbable. En tout cas, l’actrice choisie pour incarner ce double était excellente.

Les américains laissent alors tomber leur procès car toutes les preuves sont là. La fin de l’épisode voit donc le dénouement se préparer et Noémie remarque qu’Hicham est arrivé et que l’activité autour de lui est louche. Elle est quand même tout excitée par le discours de Mathias qui arrive… Si elle savait la pauvre. Elle vend le discours à Joey Starr, mais lui est plus intéressé par Monica Bellucci. Et Julie Gayet, elle est devenue quoi ?

Quant au discours d’Hicham, il donne son heure de gloire à Arlette, pas à Mathias. La gifle est violente pour lui. J’aurais aimé, je crois, plus de réaction de Noémie, mais on se concentre surtout sur Mathias qui s’en prend plein la tronche. Il joue super bien et la fin est bien déprimante : Hicham lui annonce qu’il est viré, tout simplement. Et même Camille ne peut rien pour ça : elle ne veut pas non plus le suivre dans une hypothétique nouvelle agence alors qu’elle a sa place à ASK. Pourtant, elle n’avait pas l’air fan d’ASK en début d’épisode quand elle s’en prenait à son père et lui disait qu’ils étaient tous des requins qui aiment ça. Une jolie critique de la série et de la vie parisienne, ma foi.

Le père et la fille se quittent malgré tout en bons termes, sur un câlin. Pourtant, le drame s’amplifie encore, l’air de rien. Je me plaignais de ne pas voir assez Noémie : finalement, elle a une super scène avec Hervé, évidemment. Elle lui raconte la vérité sur « Philippe », et il l’aide alors à récupérer tous les dossiers de Mathias et la laisser quitter l’agence. Tiens, tiens, ça promet une saison 4 qui se fonde sur la concurrence entre deux agences ça.

Quant à Andrea, elle se voit proposer une promotion de ouf, c’est une constante de ses fins de saison. Hicham veut passer plus de temps à Londres : il lui propose donc un poste de DG, une idée qui vient de Mathias et qu’il avait balayé d’un revers de main. Maintenant qu’ils ont tous prouvé à ASK qu’ils pouvaient gérer, il lui fait donc confiance. Quel revirement de situation pour le personnage d’Hicham !

Contre toute attente également, Sophia est nommée aux Césars dans la catégorie « Révélation féminine de l’année ». La saison se termine sur une jolie photo du casting, sans Mathias et Noémie, devant le logo ASK enfin éclairé – toute la soirée a vu ce logo électrique provoquer des courts circuits et des étincelles avant d’enfin fonctionner au départ de Mathias. Ouais, c’est gros comme tout cette métaphore, mais ça le fait en fait. À présent, on le sait tous : plus c’est gros, plus ça passe.

Et pour finir sur une jolie note d’espoir malgré tous ces rebondissements, on termine la saison sur le couple Mathias/Noémie, avec tous les dossiers de Mathias, récupérés par Noémie qui se fait enfin tutoyer par Mathias. Eh bah, ça c’est du baiser de cinéma, ça c’est du nouveau départ. J’ai hâte de voir ce que proposera la saison 4 après tant d’événements.

Et comme à chaque fin de saison, je n’avais pas envie que ça se termine. C’était beaucoup trop court !

Saison 3

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EN BREF – Malgré un début un peu lent à mettre en place et des intrigues de stars qui ne parviennent pas toujours à porter les épisodes autant qu’elles le devraient, cette série française reste une merveilleuse pépite, ne serait-ce que pour ses personnages et pour ses répliques percutantes. Chaque épisode arrive à faire rire grâce à ça et chaque personnage s’avère plus attachant que je ne le pensais. Elle est loin la saison 1 où je n’appréciais qu’Andrea et Camille.

Au cours de cette saison, je crois que je me suis surpris à adorer tout le monde à un moment ou un autre. Il n’y en a pas un qui a été sous-exploité (allez, si : la mère de Camille, elle a disparu cette saison, à part dans ce bon appel Skype qui buguait la semaine dernière). Dingue de se dire qu’en six épisodes, la série a le temps de traiter tout ça.

Franchement, j’aimerais plus d’épisodes, c’est vrai ; mais en même temps, les saisons sont rythmées et fonctionnent à merveille. Et puis, les scénaristes nous disent déjà bien des choses en six épisodes. La vie des agents n’est pas de tout repos et c’est un vrai monde de requins qui nous est présenté. Je suis heureux de savoir qu’une saison 4 est en préparation, et j’espère qu’elle réussira à être toujours aussi géniale. Je repars de cette saison comme j’y suis arrivé : impatient de retrouver la qualité à la française dans une série. C’est rare, mais elle existe, et Dix pour Cent le prouve !

Saison 3