High School Musical: The Musical: The Series – S03E03

Épisode 3 – The Woman in the Woods – 16/20
Je me suis fait surprendre par une des révélations de l’épisode, et je me demande si ce n’est pas la première fois que la série le fait ? C’est bien la preuve que j’ai laissé mon cerveau de côté avant de partir en vacances, je crois. Ou alors, c’est juste que je me laisse bercer par les chansons originales de la série qui sont toujours aussi chouettes à écouter, même si l’une d’entre elles était spéciale tout de même cette semaine.

Spoilers

Maddox organise une soirée feu de camp et horreur pour nos vacanciers.

Oh and rest your vocal chords, you’re gonna scream tonight.

Les vraies vacances finissent par ressembler à la banalité de mon quotidien au travail : je n’ai presque pas vu d’épisodes au cours de la semaine, parce que j’étais trop occupé à profiter de la piscine et du soleil. Bon, d’accord, rien à voir avec mon quotidien. Toujours est-il que le #WESéries a commencé hier soir et que j’ai toujours un grand total de zéro minute au compteur. Il est temps pour moi de faire semblant de viser le niveau basique (même si je sais que ce n’est que demain que j’aurai le temps de regarder des épisodes pour de vrai).

Bref, voilà qui est dit, c’est parti pour les 32 premières minutes, parce qu’évidemment, cet épisode est plus court que la moyenne sinon ce n’est pas drôle. Il commence par le résumé de ce qu’il s’est déroulé avant effectué par EJ, et ça fonctionne toujours aussi bien d’avoir ces petits points de vue de personnages en début d’épisode. J’aime bien : sans que ça ne soit révolutionnaire, ça permet de tous les redécouvrir autrement que dans les interactions avec les autres adolescents.

Une fois le résumé effectué, la première scène nous propose Gina réveillant Kourtney avec la chanson la plus imblairable de tous les temps (peut-être). Et en même temps, c’était drôle : elle lui chante « Do you wanna build a snowman » parce que Gina vient d’être castée en tant qu’Anna et que Kourtney est… Elsa. Je m’y attendais largement, je l’avais évoqué en fin d’épisode précédent. Si ça ne m’étonne pas, ça me rend toutefois triste pour Ashlyn qui se retrouve à jouer « l’ensemble ».

Du côté des surprises, le cliffhanger de l’épisode précédent est rapidement évacué : Carlos s’est fait griller par des caméras de surveillance (dans le bureau d’un camping ?) et la liste n’est finalement pas différente de ce qui était prévu à l’origine. Le voilà donc réduit à jouer le rôle d’Olaf, ce qui ne lui plaît pas du tout. Franchement, je le trouve compliqué : il se plaint d’avoir joué Lumière, qui est possiblement le meilleur personnage de La Belle et la Bête, puis de jouer Olaf ? Certes, ce sont des objets inanimés, mais bon, ils ont un paquet de fan. Et puis, je sens que ça va bien lui aller. Peut-être même que Carlos va me réconcilier avec Olaf, qui sait ?

Pour finir sur le casting, c’est cool d’avoir Ricky qui se retrouve à être Kristoff, mais il n’a pas beaucoup de chanson dans le premier donc il va falloir se contenter de Smoke slow la nouvelle chanson de Joshua Bassett (oui, il fume, c’est décevant, je sais ; mais la chanson est top, à écouter en fin d’article si vous voulez). Sven sera quant à lui joué par EJ, parce que même s’il dirige le spectacle, le voilà casté dedans. C’est blasant… mais je suis content du duo Ricky/EJ que cela va créer. Et puis Ricky/Gina en Kristoff/Anna, hein.

Loin de se douter de ce qui va lui arriver, EJ débarque avec un bouquet de fleurs (dégueulasses ?) pour Gina dans sa cabane avec toutes les filles, et elle est toute heureuse. Clairement, tout le monde dans la cabane doit être en train de les écouter, mais EJ lui-même n’écoute pas Gina, stressé par son nouveau rôle et le retour de Corbin Bleu. Il a donc plein de devoirs à faire pour le lendemain, sauf que Maddox débarque en début d’épisode toute excitée par le fait que la nuit sera géniale : elle a prévu une excursion dans les bois pour chacun d’entre eux.

Elle passe son épisode à vivre sa meilleure vie grâce à ça, et ça ne peut que la rendre attachante tant elle kiffe ce qu’elle fait. En revanche, il y en a une qui ne la trouve pas attachante : Ashlyn. Il est de plus en plus évident que Maddox renvoie des vibes bisexuelles (parce qu’il y a son passé non révélé avec Jet, sinon ce serait lesbienne) : elle passe son épisode à tourner autour d’Ashlyn, tentant de la réconforter de son casting. Elle s’y prend un peu mal par contre, parce qu’elle parle d’astrologie en se trompant de signe, et ça remet en question toute la vie d’Ash, en vrai, surtout que Gina aussi s’y met, malgré elle.

La pauvre Ashlyn découvre en cours d’épisode que toute sa vie est un mensonge, de toute manière : EJ lui confirme qu’elle est née le matin et non l’après-midi comme elle le pensait. Cela donne raison à Maddox. C’était une intrigue à prendre vraiment au second degré, mais allez, ça m’a fait rire une fois qu’on en était au milieu de l’intrigue.

La nuit dans les bois est sympathique, avec un feu de camp pour tous les ados. EJ y débarque pour chanter une chanson d’horreur, et franchement, il n’y a que la série pour nous vendre ça comme ça. EJ et Maddox chantent donc l’histoire de Susie Fine, une femme qui hanterait les bois dans lesquels ils sont. Cela fonctionne évidemment à fond sur Kourtney qui est terrifiée à l’idée de se retrouver face à face avec cet esprit, avec des araignées, avec des serpents, avec à peu près tout ce qui peut se trouver dans les bois.

Si on a aucune nouvelle de Jet sur la première scène, en revanche, ce n’est pas vraiment une surprise parce que Maddox a eu son mot à dire sur le casting, j’en suis sûr. Jet ne revient que plus tard dans la forêt, où il surprend Ricky devant une sorte d’autel bizarre dans les bois. Il dit venir là souvent, alors ça le rend encore plus bizarre.

Ricky aussi est tout bizarre en sa présence, mais il réussit enfin à percer la carapace de Jet. Il était temps d’en connaître plus sur le personnage : il raconte donc une partie de son enfance à Ricky, expliquant qu’il a appris à chanter avec Youtube avant d’être déçu par tous les adultes, bien. Il est décevant lui-même pourtant : si la chanson d’horreur d’EJ introduisait bien l’histoire de l’esprit hantant les bois racontée par Maddox, Jet casse toute l’ambiance. Lui et Ricky se comportent vraiment comme des enfants pendant toute la scène. C’était un peu marrant à voir, jusqu’à ce que ça ruine toute la soirée de Maddox prévue depuis un moment.

L’autel creepy vu plus tôt dans l’épisode ? C’est évidemment celui de Maddox. Jet débarque auprès d’elle quand elle le range pour, étonnamment, s’excuser. Il faut dire que l’épisode nous révèle le passé entre eux, et il n’est pas du tout celui auquel je m’attendais : Jet est le jumeau de Maddox, et apparemment toute l’attention des parents a toujours été sur lui. C’en est au point où Maddox est censée surveiller son frère pendant les vacances ?

Il y aura plus à en savoir aux prochains épisodes, de toute évidence. En attendant, il me reste à vous raconter la nuit de Ricky, parce que j’ai oublié toute une partie de l’épisode. Il se déguise ainsi en monstre pour faire peur à Kourtney avec l’aide de Carlos. C’est possiblement la scène la plus drôle de la série jusqu’à présent, parce que Kourtney joue extrêmement bien la peur. Une fois que c’est fait, Ricky se rend dans la tente d’EJ histoire de passer un moment fun entre potes.

J’aime bien que les deux soient enfin réconciliés, mais ça ne va pas durer : EJ refuse d’aller dans les bois à la recherche de l’esprit en question – détruisant au passage lui aussi la soirée de rêve de Maddox qui avait attendu ça toute l’année hein – et laisse donc Ricky s’y rendre… avec Gina. Allez, le duo Ricky/Gina fonctionne à nouveau, et il fonctionne mieux qu’avant. Je suis quand même un peu dépité de voir que la série va retomber dans l’idée d’un triangle amoureux – j’espère vraiment que Ricky et Gina ne seront pas amoureux mais qu’EJ sera jaloux pour de mauvaises raisons.

Pour l’instant, c’est un peu le cas, mais comme Ricky et Gina se rapprochent vraiment avec pas mal d’humour tout au long de l’épisode, je crains le pire. En effet, dans les bois, le duo finit par entendre une chanteuse mystérieuse qui pourrait bien être l’esprit qu’ils cherchent autant qu’ils en ont peur. J’ai trouvé ça un peu abusé que ni l’un ni l’autre ne reconnaissent la voix d’Ashlyn.

C’est effectivement elle qui chante après avoir trouvé un piano (oui, oui, dans une « grange » aménagée au milieu des bois, normal). La chanson était absolument géniale et avec l’aide de Gina et Ricky, Ashlyn finit par reprendre confiance en elle. Bien sûr, elle aurait aimé avoir un rôle d’importance pour être remarquée grâce au documentaire sur Disney+, mais ce n’est pas grave ; elle s’en remet malgré tout avec philosophie. Ricky et Gina sont d’une grande aide, et j’ai eu du mal à comprendre pourquoi Ricky semblait si essentiel aux yeux de Gina et Ash pour la réconforter : elles sont censées être super potes, ça suffirait.

Toujours est-il qu’Ashlyn finit par rentrer au campement au premier, laissant les deux autres bavarder entre eux. Ca n’avait pas trop de sens qu’ils ne rentrent pas tous ensemble alors qu’ils allaient au même endroit, mais ça s’explique finalement : les scénaristes voulaient une scène où Carlos apprend à Kourtney et EJ (toujours à préparer le script de son spectacle) que Gina et Ricky étaient introuvables… Bon, ça manque de cohérence, parce que ça veut dire soit que personne ne s’est rendu qu’Ashlyn avait disparu aussi, soit qu’elle est revenue au campement sans dire à personne qu’elle était avec eux (alors qu’ils doivent un peu les chercher quand même ?).

9-1-1 Lone Star – S03E08

Épisode 8 – In the Unlikely Event of an Emergency – 14/20
Typiquement, c’est le genre d’épisode que je déteste. Il ne gagne des points que parce qu’il a la bonne idée de se concentrer sur un de mes personnages préférés de la série. Après plusieurs mois sans voir d’épisode de la série, par contre, je suis un peu frustré par les absences ou les tous petits rôles de bon nombre de personnages. C’est comme ça, j’imagine.

Spoilers

TK doit se rendre à l’enterrement de sa mère.

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I can’t believe I was gonna do that to mom.

Voilà un drôle de titre d’épisode, et un drôle de début aussi. Nous avons uniquement la conversation entre Liam, un homme paniqué, et une opératrice du 9-1-1. L’homme a renversé une femme, apparemment morte, avec son vélo et il est assez logiquement paniqué de ce qu’il se passe dans sa vie à ce moment. Tellement, en fait, qu’il y a un bébé et l’homme attend plus d’une minute pour le signaler. Je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir peur pour Grace et pour Madi, les deux mères de la franchise, parce que le fait de ne pas nous montrer d’images rend paranoïaque. Je suis paranoïaque avec ce genre de série, voilà.

Finalement, j’avais raison de l’être, mais pas pour la bonne personne. Cette reprise était assez glaciale, donc, mais allez, c’est une belle manière de reprendre la série et je regrette presque d’avoir uvu un épisode de la série principal hier, parce que ça aurait été un bon moyen de replonger dans la franchise cette scène. Après, sans mentir, je ne comptais pas reprendre Lone Star tout de suite pour me garder les épisodes pour plus tard, comme la saison 4 n’est pas prévue tout de suite. Depuis, j’ai vérifié, et j’ai vu qu’il y avait un crossover à venir avec 9-1-1, alors je préfère regarder dans l’ordre de diffusion.

La première scène après le générique de l’épisode est inattendue également : il s’agit d’un flashback qui nous ramène en 2017 quand la mère de TK galérait à le retrouver dans un immeuble abandonné et squatté par des drogués. TK faisait partie des drogués, évidemment. Elle a du courage sa mère. Enfin, elle en avait.

J’avais presque oublié, mais le cliffhanger de l’épisode précédent nous apprenait le décès de sa mère.  Elle a donc été percutée par un vélo alors qu’elle promenait son fils. En toute logique, TK est toujours au fond du gouffre, et il l’est plus qu’Owen sur ce coup. Il y a de quoi être déprimé après : le petit frère de TK vient juste de naître et il perd déjà sa mère. C’est super triste, c’est vrai.

Heureusement, Carlos est là pour s’occuper de TK et pour l’accompagner à New-York – sa première fois à New-York sera donc pour un enterrement, il y a mieux, c’est vrai. J’ai eu un élan d’amour pour TK quand il y a pensé et l’a souligné. Comme si ça changeait quoique ce soit… Le problème, c’est aussi que cette dépression de TK le ramène possiblement à d’autres problèmes, et notamment : la drogue.

Il bosse dans une ambulance qui a plein de produits qui pourraient le faire sombrer, et il peut s’y rendre quasi sans surveillance. Tous ses collègues sont surpris de le voir venir travailler, mais il n’y en a pas un pour l’arrêter. Heureusement, Owen est là pour veiller au grain, même si TK assure qu’il ne fait que l’inventaire, avant de se rendre à l’aéroport avec son père, histoire de lui reprocher de ne pas voir que lui, il aimait encore sa mère, contrairement à son père.

Comme si Owen n’était pas amoureux d’elle ? Il était prêt à élever un autre gamin avec elle il y a genre deux épisodes, franchement ? Je sais que TK est en deuil, mais il est pète-couilles dans cet épisode. À cause de lui, Owen, TK et Carlos ratent l’avion, forçant Carlos à racheter des billets pour tous les trois, mais sur deux avions différents. Vraiment, TK, joli coup d’aller à la caserne pour bosser.

Joli coup aussi de t’énerver sur un autre passager qui veut juste boire de l’alcool avant le décollage pour se calmer. Bon, je n’ai jamais vu personne faire ça dans un avion par contre, c’est vraiment typique des séries. Entre ça et le fait qu’ils papotent avec leur voisine de siège comme si elle était leur meilleure amie là. Bon, ça, c’est très américain pour le coup.

Leur nouvelle amie, Geneviève, n’est pas super chanceuse par contre. Il y a quelques perturbations avec leur vol, en effet, de la fumée qui vient du moteur, puis une explosion qui fait sauter une fenêtre de l’avion. Geneviève ? Elle est aspirée hors de l’avion. C’est bon, plus jamais je ne prends une place à côté de la fenêtre (non, c’est faux, j’adore ça). Vraiment, c’est typique des séries américaines ça. Les personnages ne peuvent jamais prendre l’avion en paix.

Je m’attendais plutôt à un malaise ou quoi de la part des passagers, mais certainement pas à ça. Bon, contre toute attente, Geneviève survit car elle reste coincée un temps dans le hublot, mais elle ne passe pas à travers. Elle a de la chance, finalement. Et elle en a d’autant plus qu’elle est assise à côté de deux pompiers qui sont prêts à tout pour la sauver ensuite.

Pendant que l’avion fait demi-tour vers Austin, TK et Owen s’occupent donc d’elle pour la sauver comme ils peuvent. Il est assez évident qu’elle est super blessée, en plus, au point que TK est obligé de faire appel à Tommy pour lui venir en aide. Oui, oui, les téléphones captent dans l’avion, c’est nouveau. Bon, en tout cas, c’est cool : Owen l’appelle alors que Tommy et Nancy étaient en train de refaire l’inventaire de l’ambulance pour s’assurer qu’il n’avait rien volé.

J’ai beaucoup aimé le personnage de Nancy sur ce coup-là, parce que c’est bien normal de s’inquiéter. Heureusement, il n’a rien volé du tout, et elles en ont la preuve puisqu’il est hyper réactif et parvient à sauver Geneviève sans problème. Dans le même genre, l’avion est capable d’atterrir aussi sans problème, malgré sa fenêtre pétée.

L’avion inquiétait tout le monde à la caserne, mais tout se passe bien. Bon, quand même, TK avoue à son père qu’il était bien sur le point de voler des médicaments pour se droguer, mais l’essentiel, c’est qu’il ne l’a pas fait. TK s’en veut malgré tout, surtout après tous les efforts faits par sa mère pour qu’il reste clean.

Ben oui, les flashbacks continuent tout au long de l’épisode, pour nous montrer que la mère de TK s’occupait vraiment super bien de lui. C’est un épisode hommage pour elle, on le voit bien, mais je ne sais pas trop pourquoi l’idée de ces flashbacks est venue : ça ne marche pas du tout sur moi. J’aime pourtant le personnage de TK, mais le voir traverser ça aurait eu plus d’impact avec une rechute et des flashbacks à ce moment-là.

Je suis content qu’on nous épargne ça pour le personnage, après. En tout cas, sa mère a vraiment fait pas mal d’efforts pour lui : tous les flashbacks nous montrent à quel point elle était une mère aimante pour lui. Elle le retrouve dans un squat, l’inscrit à un centre de détox, l’y accompagne aussi loin que possible et se débrouille encore pour le laisser être assez indépendant et fort pour passer lui-même les portes qui le mèneront à la clinique.

Ce sont de beaux flashbacks, et ça mène finalement à une scène touchante Owen et Tk sortent de l’avion à Austin pour se rendre compte qu’ils ne pourront pas aller à l’enterrement finalement. C’est dommage, mais eh, ça permet au moins de voir Carlos et TK se retrouver. Je suis toujours à fond pour ce ship.

La dernière scène de l’épisode ? Elle est assez horrible aussi, parce qu’il s’agit d’un dernier flashback qu’on ne nous révèle pas immédiatement. On le comprend quand la mère débarque pour manger chinois avec TK et Owen. Oh, tristesse.

Evil – S03E09

Épisode 9 – The Demon of Money – 17/20
La série continue de nous proposer de très bons épisodes, et comme on s’approche de plus en plus de la fin de saison, je pense que c’est vraiment bon signe. Si comme d’habitude, ça a tendance à partir en vrille et surprendre par sa construction, l’épisode nous propose des intrigues sérialisées qui donnent envie de revenir, tout en apportant des réponses encore cette semaine. Reste juste à voir où elles nous mèneront, donc.

Spoilers

Le trio enquête sur des riches suivis par un démon après avoir investi en achetant les mêmes actions.

Okay, cheering the fuck up.

Kristen recommence à consulter son psy et comme il le dit lui-même, « ça fait longtemps ». C’était un peu déstabilisant, mais en même temps plutôt logique après le cliffhanger de l’épisode précédent : elle raconte à son psy ce qu’il s’est passé pour son ovaire perdu, mais aussi sa culpabilité de ne pas avoir eu le réflexe de prévenir sa nouvelle amie Valérie de la paranoïa de son mari. Pire encore, Kristen se met à culpabiliser d’avoir été soulagée. Au moins en partie.

Elle ne voulait pas, en effet, que son enfant soit élevée par une autre femme – et elle ne voulait pas d’un autre enfant comme ça, en fait. J’imagine bien qu’avoir quatre filles, c’est suffisant. Au milieu de la séance, Kristen en profite aussi pour remarquer qu’elle a peur qu’Andy ne revient pas, juste parce qu’elle a de plus en plus de mal à entrer en communication avec lui.

Kurt la rassure comme il peut, avant de lui expliquer qu’une thérapie hebdomadaire devrait recommencer pour Kristen. Pourquoi pas ? Je suis plutôt pour car c’est bien pour explorer les pensées de Kristen, en vrai. En attendant, elle passe aussi son temps à dévier la thérapie en posant des questions à son thérapeute, Kurt.

Ils ont une relation amicale qui vient un peu trop détourner l’attention de la thérapie, d’ailleurs, je trouve. Kurt lui ment donc sur la blessure qu’il a à la main et Kristen finit par le surprendre en train d’écrire son livre en chantant Alouette. C’est reparti pour une semaine à l’avoir en tête – une chose est sûre, chaque fois que je pense à la série, je l’ai en tête désormais. La scène se termine par Kristen qui obtient la possibilité de lire le livre pour voir si ça vaut le coup ou non.

Le cas de la semaine ? David passe son temps à dire à Kristen qu’elle n’est pas obligée de travailler après ce qu’il s’est passé, mais malgré tout, elle insiste elle pour venir travailler. Je peux la comprendre, autant se changer les idées quoi. En plus, l’enquête les mène sur le yacht d’un très riche. Le type est devenu riche rapidement, ce qui pourrait expliquer qu’il soit stressé et flippé…

C’est la piste que privilégie Kristen, même après avoir vu une vidéo un peu flippante : il y a clairement une ombre qui tente de s’approcher du yacht de l’homme, et l’ombre bouge bizarrement, et elle fait éclater les lampadaires du quai, et elle passe la nuit à faire des allers-retours dans le yacht. Bizarre, quoi.

En parallèle de ce cas de la semaine, Grace fait de nouveau appel à David en se servant une fois de plus de Victor Leconte comme intermédiaire. Si elle fait appel à lui, c’est parce qu’elle est désormais harcelée par l’Eglise pour continuer à dessiner des prophéties. On sent bien qu’elle en a marre et qu’elle est dépassée par ce qu’il se passe, mais David est capable de l’aider à prendre une pause en s’imposant un peu plus qu’elle.

J’aime bien l’amitié qui s’établit entre eux, mais j’ai l’impression d’avoir raté une étape malgré tout : ils sont beaucoup plus proches qu’ils ne l’étaient en saison 1, tout de même. Toujours est-il que Grace est toujours aussi efficace en tant que prophète : elle est capable d’aider David sur son cas de la semaine avant même qu’il ne lui en parle, en le connectant une fois plus aux fameux sigils.

Le riche du yacht reconnaît le symbole que Grace a souligné être en rapport avec le cas, et ça mène notre trio d’enquêteur à une autre femme, Tamara, qui a elle aussi remarqué qu’elle était suivie par une étrange ombre. Son discours est exactement le même que celui de l’homme. Et les scénaristes me font penser qu’ils sont aussi en contact avec des forces démoniaques, parce qu’ils sont capables de nous parler d’un stylo porte-bonheur, point du Bingo Séries de ce mois-ci (yay), tout en utilisant l’expression « Home sweet home », un point du mois dernier. Deux points compliqués dans la même scène ? Elle est démoniaque, cette salle des scénaristes, forcément, pour savoir tout ça.

Pour en revenir plus sérieusement à la critique de l’épisode, l’entretien avec Tamara mène finalement le trio à enquêter encore plus loin, en allant parler avec son oncle. Comme le type du yacht et comme Tamara, l’oncle a été suivi par une ombre qu’il dit être un démon à partir du moment où il est devenu riche. Le seul moyen de se débarrasser du démon ? En rendant tout l’argent, bien sûr.

Si pour Tamara, ça consistait à rendre une maison, pour son oncle, c’était un peu moins évident : il avait pas mal investi dans la chirurgie esthétique. C’est un problème quand il s’agit de rendre l’argent du coup. Il s’est crevé un œil, arraché le nez et il a dû gérer les implants mammaires de sa femme. Oh boy. Le lien avec le sigil ? Facile : le logo de la société qui l’a rendu riche est exactement le sigil. Bien.

Malgré cette piste, Kristen et David sont bien forcés d’expliquer au riche type du début d’épisode ce que Tamara et son oncle ont fait pour récupérer une vie normale. Ce n’est pas non plus une possibilité pour lui, le pauvre, parce que ça supposerait de rendre son yacht et ses fringues, mais aussi et surtout la chirurgie des hanches de sa mère. Oups.

Ce qui est intéressant dans la scène est toutefois que Kristen ne recommande finalement pas Kurt comme psy à cet homme – elle préfère en trouver un autre. Je la comprends.

De son côté, David apprend que Grace est désormais muette : elle refuse de parler. Il conseille à l’Eglise de la faire s’intéresser de nouveaux à des enfants pour que Grace puisse reprendre son travail. Et ça ne manque pas : David l’incruste à l’anniversaire de Kristen (ça sort de nulle part, oui) et dès lors que Grace joue avec les filles, bim, elle a une vision et un dessin à faire.

Avant ça, tout de même, elle nous annonce le retour d’Andy pour le jeudi suivant. Il n’y a que Laura pour l’entendre, mais j’ai hâte qu’on en arrive au fameux jeudi, car cette intrigue est en pause depuis trop longtemps désormais.

Après la fête, Kristen s’intéresse au manuscrit de Kurt, pour mieux se rendre compte qu’il est parti en vrille sévère. À première vue, c’est du charabia sur toutes les pages. En faisant pause, je me suis vite rendu compte que les premières pages consistent en une traduction de « Je peux le faire » en plein de langue (mais en français, c’est en italique ?) alors que les pages finales sont rédigées à l’envers. Il n’y a pas vraiment besoin d’un miroir pour s’en rendre compte, d’ailleurs, mais bon, l’une des filles de Kristen s’en rend compte comme ça, et elle adore le livre qui raconte la vie d’une mère de famille de quatre filles.

Les filles tuent ensuite la mère, et il y a des bouts de corps qui se baladent partout, si je comprends bien ce que la fille de Kristen raconte. Elle le raconte à Kurt directement : celui-ci appelle Kristen pour savoir ce qu’elle a pensé de son livre, mais il tombe sur une de ses filles qui reconnaît le nom de son nouvel auteur favori, n’hésitant pas à lui donner plein de conseils pour améliorer la fin.

Dans tout ça, il n’y a que Ben pour travailler sur le cas de la semaine. Il s’intéresse au problème des lampadaires qui éclatent avec Karima, trouvant rapidement une explication, mais il n’avance pas vraiment… jusqu’à ce qu’il soit réveillé en pleine nuit par une alerte de sécurité des caméras du riche, Henry. Je ne sais pas pourquoi je m’épuise à écrire son nom dans la critique, parce que le pauvre est tué quasiment immédiatement par son ombre.

Bon, bien sûr, sa mort est vue par la police comme un suicide, mais ça n’empêche pas le trio de continuer son enquête sur les parts de marché de GF, une société dont les parts seraient donc maudites. Au milieu de l’enquête, il y a encore l’anniversaire de Kristen pour mettre un peu d’ambiance dans l’épisode. Les filles de Kristen m’ont bien fait rire, même si elles sont toujours insupportables. On sent que les gamines s’éclatent, c’est déjà ça : elles organisent un anniversaire surprise à leur mère, histoire de rameuter tout le casting au même endroit.

Cela permet à Grace de croiser Sheryl et de lui faire une petite prédiction, avant de s’isoler dans la cuisine avec Kristen, qui souhaite désormais interroger Grace à propos de Lexis. Elle ferait mieux de lui parler de sa mère, parce que c’est elle le vrai problème : Grace le sent bien et lui assure qu’elle ne la blâmera pas pour ce qu’il se passera le lendemain soir. Aaah. Je ne sais pas si elle voit quelque chose concernant Andy, mais c’est énervant.

En attendant, elle assure à Kristen que Lexis est une fille bien et qu’elle s’en sortira si Kristen continue de l’aider et bien s’occuper d’elle. C’est un peu vague comme futur, ça, mais bon, espérons que ça permettra à Lexis de suivre le bon chemin et à Andy de survivre. Et oui : elle voit bien des informations du futur concernant Andy, dessinant un croquis pour que Kristen puisse lui venir en aide.

Sheryl a un sacré zoom, parce qu’elle arrive à prendre en photo le dessin de Grace de bien loin. Le dessin ? Une porte à côté de briques et de bocaux, ça n’aide pas franchement Kristen ça. Par contre, ça fait flipper Sheryl qui débarque aussitôt chez Leland pour lui montrer la photo qu’elle a prise. Sheryl est terrifiée, parce qu’elle a entendu aussi Grace dire à Kristen qu’Andy avait besoin de son aide. Elle manque de précision malheureusement.

La fête continue malgré tout, mais sans que ce ne soit la fête après tout ça. En effet, Karima finit par avouer à Ben qu’elle a décidé d’investir dans le fameux « stock market » qui rend les gens riches. Depuis qu’elle l’a fait, elle a gagné pas mal d’argent… et elle est suivie par une ombre. C’est clairement la silhouette d’un homme et ça la fait stresser. Pour la rassurer, Ben décide d’investir à son tour, mais seulement une fois qu’elle lui aura donné officiellement le conseil de le faire.

Cela se fait par SMS… et c’est très con de la part de Ben. Même s’il ne croit pas en des forces maléfiques, c’est quand même suffisamment angoissant pour ne pas le faire ? Genre, une explication rationnelle reste que l’argent est suivi par un psychopathe tout de même. En attendant, celui qui est suivi par un psychopathe, c’est Ben : il remarque rapidement l’ombre lui aussi.

S’il a d’abord bien peur de ce qu’il voit, il décide finalement d’aller voir de lui-même ce qu’il en est… et ne trouve pas de réponse car l’homme disparaît. Si ça n’a toujours rien de rassurant, Kristen a une merveilleuse idée et demande à Ben de lui filer l’information pour le placement financier à faire. Elle investit aussitôt… et refile cette MST numérique ensuite à l’homme qu’elle avait tabassé dans un magasin.

On l’a revu en début d’épisode en train d’harceler une autre femme sur internet, alors pourquoi pas : c’est bien mérité, je suppose. Ce n’est pas exactement ma vision des choses sur le sujet, mais c’est apparemment celle de Kristen quand elle propose une « trêve » au type. Tu parles d’une trêve… Il faudra s’y faire. Je ne suis pas sûr qu’on obtienne des réponses, en plus.

On approche en effet de la fin d’épisode, et Leland décide de s’occuper du cas de Grace. Nous sommes le lendemain soir et on comprend pourquoi elle a décidé de dire à Sheryl qu’elle ne lui en voulait pas : Leland tue la garde rapprochée de Grace (des prêtes) et débarque dans sa chambre, dans son donjon plus précisément, pour la tuer.

J’ai vraiment cru que ça allait se faire… mais non, Monseigneur débarque juste à temps pour sauver Grace et empêcher Leland de passer à l’action. Il parvient à blesser Leland, mais il se fait tuer au passage. Je ne m’y attendais vraiment pas, pas plus que je ne m’attendais à entendre le supérieur de notre trio confessait son amour pour le père Ignatus au moment de mourir. Encore un couple gay gâté par des scénaristes, ces deux-là.

 

The Orville – S03E10

Épisode 10 – Future Unknown – 14/20
Il est difficile de noter cet épisode qui était beaucoup plus bavard et plat que d’habitude, parce qu’il avait une bonne raison de l’être : il s’agit probablement de la fin de la série. Les scénaristes et la production ont donc mis le paquet sur toutes les intrigues des personnages encore ouvertes pour proposer une conclusion de série qui puisse être satisfaisante, tout en laissant ouvert la possibilité d’une suite, mais ça donne une fin de saison un peu décevante. On finit au moins en paix avec cette saison, et possiblement la série, mais sans que ce ne soit pour autant un épisode aussi dingue que le précédent . Cela fonctionne bien dans l’ensemble, la série me manquera, mais si elle devait ne pas avoir de suite… eh bien, je m’en remettrais.

Spoilers

Isaac observe Bortus et Klyden renouveler leur union, et ça lui donne une idée.

 

The only life considered poor is one that’s wasted on apathy.

Je ne me suis pas jeté sur l’épisode aujourd’hui parce que j’avais peur d’en découvrir la durée, mais finalement, il ne dure pas beaucoup plus longtemps que les autres : 1h21, c’est envisageable, non ? Il va bien le falloir de toute manière. Je suis vraiment curieux de ce que la fin de saison nous réservera, parce que cette saison a fait un quasi sans faute pour moi, mais il me semble que tout est à peu près réglé.

Je suis encore triste de la mort de Charlie, bien sûr, mais il faut pourtant s’en remettre : cet épisode est possiblement le dernier de la série. Il me semble que les acteurs ne sont plus sous contrat et la saison 4 n’a pas encore été annoncée, alors comme le dit le titre de cet épisode, le futur est incertain.

Ce début d’épisode nous suit Isaac se baladant dans tout le vaisseau et passant d’un personnage à l’autre pour finalement amener une banane à Claire. Hum, sans jeu de mots graveleux, promis. Ce voyage dans l’ensemble de l’Orville n’est pas sans rappeler le début de saison qui voyait le fils de Claire courir partout pendant une bataille – cette fois, tout est bien plus calme.

Il faut dire que maintenant que la paix intergalactique est revenue, ils n’ont plus grand-chose à faire à bord – ce n’est pas comme s’ils étaient censés être un vaisseau d’exploration. L’exploration du jour ? La culture Moclan, une fois de plus. J’espérais qu’on puisse les laisser de côté maintenant qu’ils étaient des adversaires de l’Union, mais non, ce n’est pas le cas malheureusement.

À la place la culture Moclan continue de faire la pluie et le beau temps au sein de l’Orville : Bortus et Klyden veulent renouveler les vœux de leur mariage à travers une cérémonie nommée Kazh’gahl. Si ça doit être le dernier épisode de la série, je suis un peu déçu que ça soit ça le début de l’épisode, parce que franchement, il est difficile d’apprécier Klyden, et parce que les Moclan ont une mentalité de merde tout de même.

La cérémonie est en plus particulièrement débile et gênante à observer : Klyden doit donc s’échapper dans la forêt, à moitié nu, et devant des témoins. Les témoins du jour ? Leur fille et tous les collègues de Bortus, évidemment. Si Bortus parvient à rattraper Klyden dans les bois, ils auront une union prospère et tout ira pour le mieux. Ils pourront coucher ensemble dans les bois, toujours avec tous les témoins à proximité. Si Klyden triche et se laisse attraper, alors ils seront maudits dans leur union.

OK ? Ben l’épisode passe donc huit minutes sur la cérémonie, avec une scène bien longue voyant Bortus courir à moitié à poil après un Klyden lui balançant un rocher. Pas trop de suspense et pas d’accident : Klyden et Bortus renouvellent leur union devant les témoins – dont Isaac.

Celui-ci observe la tradition et la cérémonie, et apparemment, il est touché dans son esprit logique par cet aspect de l’union. Il entame donc des recherches sur les traditions terriennes et finit par demander Claire en mariage au beau milieu de la cafétéria. Oui, bien sûr, un robot qui souhaite s’engager dans le mariage ? Il n’a pas dû voir les statistiques du divorce, lui, ça va un peu à l’encontre de son obsession de la performance quand même.

Claire est totalement choquée par la situation, et ça finit plutôt en engueulade entre eux. Le pauvre souhaitait pourtant bien faire, et il finit par bien faire en expliquant à Claire que son choix est certes un calcul, mais qu’il a déjà « pensé » au futur : une fois Claire morte, il entend donc continuer de surveiller Ty et Marcus. Et les enfants de Ty et Marcus. Et les enfants des enfants. Et… Bref, vous avez compris.

Par conséquent, Claire passe du choc et de l’énervement à la réflexion : elle se rend compte qu’elle est vraiment amoureuse de son robot, et elle s’en confie à Kelly et Talla. Les trois femmes se bourrent complètement la gueule à se faire un pour/contre le mariage, et c’était plutôt marrant de les retrouver comme ça.

Par contre, pas une d’entre elles ne pensent à Ty et Marcus ? Heureusement qu’Ed est là pour être « l’homme sobre » de la situation et parler d’eux. Par contre, sa solution de leur laisser la décision finale n’est pas exceptionnelle. Claire se décide donc à parler à ses fils, mais bien sûr, ils sont déjà au courant de ce qu’il se passe dans la vie de leur mère. C’est bien logique, c’est un petit vaisseau après tout.

Les fils de Claire sont apparemment prêts à lui pardonner, et puisqu’ils voient leur mère heureuse, ils lui conseillent vraiment d’aller voir Isaac pour se marier. Tout est bien qui pourrait donc bien se passer… mais ce n’est pas si simple, évidemment.

De son côté, Isaac est très patient et attend la décision de Claire, mais John finit par lui faire remarquer que ce n’est peut-être pas une bonne idée de se marier avec sa première partenaire. Il lui conseille carrément de faire des rencards et d’avoir des relations avec d’autres personnes avant de se marier, ce qui est à mon avis un peu débile comme idée. C’est toujours bien d’essayer et tout, mais s’il n’a pas de raison de rompre avec Claire, pourquoi donc irait-il essayer avec d’autres au lieu de se marier avec elle ?

C’est un vieux débat tout ça, ce n’est pas la première fois que je l’entends et chacun a son opinion dessus, de toute manière. Toujours est-il que Claire est prête à se marier avec Isaac désormais, mais que celui-ci a sûrement l’équivalent de doutes, même s’il ne dit rien à Claire. Il accepte la réponse de Claire, il lui dit prêt à se marier… et demande à Kelly de lui faire l’amour. Allons bon.

Il ne le dit pas comme ça, évidemment. Kelly se renseigne sur ce qu’il se passe et parvient à lui expliquer que John n’a raconté que de la merde, mais elle est quand même suspicieuse d’un coup par rapport au mariage à venir. Elle demande à parler à Claire, se retrouve heureuse d’être demoiselle d’honneur de Claire qui la considère comme sa meilleure amie dans l’univers entier, mais… elle doit tout de même lui expliquer ce qu’il s’est passé avec Isaac.

Une fois de plus, Claire se retrouve à faire la morale à Isaac et lui expliquer comment les relations fonctionnent, avant qu’on enchaîne sur une scène ridicule où elle engueule John devant tous ses subalternes. Vraiment, ce n’était pas super comme scène : j’ai trouvé que les acteurs sonnaient faux, franchement. Et c’est gênant quand à côté de ça j’ai trouvé sympa et réussi de voir Gordon être demandé comme témoin d’Isaac.

Le robot le souhaite comme témoin car l’équipage le trouve drôle, mais comme Bortus se trouve drôle, il réussit à pirater cette demande et devenir lui-même le témoin. C’est n’importe quoi, franchement, et je suis presque déçu d’Isaac sur ce coup. Il se rattrape vite à mes yeux en invitant à son mariage le Premier Kaylon et, pour faire bonne mesure, l’ensemble de la flotte des Kaylon ensuite. Pourquoi pas, après tout ?

En tout cas, Gordon ne se remet pas de la situation et de Bortus qui lui pique sa place, une situation qui l’énerve même plus que l’invasion des Kaylon apparemment. Charlie ? Elle n’est même pas mentionnée dans l’épisode, je trouve ça vraiment abusé. Après, rassurez-vous, Gordon retrouve vite le sourire quand il voit son sandwich de l’épisode de voyage dans le temps apparaître soudainement dans l’Orville. Je me doutais bien qu’il arriverait à un moment dans cet épisode, mais je m’attendais plutôt à ce que ce soit la dernière scène.

Ce n’est donc pas le cas. On enchaîne avec l’enterrement de vie de jeune… robot masculin ? d’Isaac, organisé par un Bortus qui décide de se prendre pour Elvis. Allez comprendre, il faut croire que le fun s’est arrêté avec notre siècle ? Ils passent tout leur temps à parler du XXIe siècle, tout de même. Ils auraient pu prendre des références d’une autre époque de temps en temps, aussi. Bon, peu importe, la soirée tourne au désastre et à l’ennui total, à part pour Klyden, plus amoureux que jamais.

À l’inverse, l’enterrement de vie de jeune fille de Claire est excellent niveau fun et amusement. Kelly et Talla organisent une soirée dont elles se rappelleront, grâce notamment à un faux Isaac dans le simulateur pour faire le show. Le lendemain, Claire continue de rusher les préparatifs en essayant des robes. Allez savoir pourquoi, Ed est là pour assister à ça, et si ça ajoute un peu d’humour, ça ne changera pas grand-chose.

Finalement, 4 000 vaisseaux Kaylon arrivent à proximité de l’Orville pour faire flipper tout le monde, avant qu’Isaac n’explique la situation. Toute la planète est donc invitée au mariage de Claire et Isaac, et ça ne pose problème à personne.

Pendant ce temps, le vaisseau met le cap vers Sargas Four, une visite déjà visitée par le passé dont le nom ne me disait toutefois rien. Cependant, une fois qu’ils sont de nouveau en contact avec Lysella, ça m’est revenu. Il s’agit donc de la planète où toutes les décisions étaient prises en votant pour ou contre – en likant ou non – et de la planète où John a failli se faire tuer car tout le monde le voulait mort.

C’est intéressant de ramener cette planète dans l’équation car l’ère des réseaux sociaux ne s’est toujours pas arrêtée dans notre présent, contrairement à la promesse de la série. Lysella était celle qui avait aidé John à s’en sortir et elle a trouvé désormais le moyen de recontacter l’Orville pour demander l’asile et rejoindre l’Union.

Elle n’en a rien à faire que personne d’autre de sa planète ne soit dans l’espace, elle ne veut plus vivre dans sa société complètement nulle où tout le monde décide de voter à l’encontre de tout le monde, car c’est le seul moyen d’avoir un peu d’union. L’Union dans l’espace, c’est autre chose. Ed et Kelly ont un entretien assez profond avec elle pour tester sa motivation, et sa motivation est jugée valable en genre trois minutes. Vraiment, un entretien profond, vous voyez ?

Kelly passe alors une bonne partie de son épisode à expliquer à Lysella les règles de l’Union et de l’Univers. C’est limite frustrant : ça aurait été bien d’avoir tout ça dès le premier épisode de la série, parce que finalement, elle ne fait qu’expliquer des choses que l’on connaît déjà depuis, comme le simulateur (vraiment, j’ai hâte qu’on invente un truc comme ça autrement qu’avec la réalité virtuelle) ou le réacteur.

C’était toutefois intéressant d’avoir une description de ce qui fait la richesse dans l’Union : le salaire n’est pas une nécessité quand un synthétiseur peut te donner tout ce que tu veux, alors la richesse, c’est la valeur que tu as dans la société. C’est vraiment utopique comme système, de pouvoir faire tout ce que tu veux de ta vie sans être jamais mal vu ou considéré comme un poids pour la société, tant que tu fais quelque chose. Mon métier dans l’Union serait probablement de regarder tout plein de séries produites sur Terre au XXIe siècle, depuis le simulateur pour voyager au passage. Tant qu’à faire.

Bien sûr, Lysella a rapidement des tas de questions à poser à Kelly : elle ne comprend vraiment pas pourquoi l’Union ne partage pas ses avancées technologiques qui pourraient sauver des millions de vies sur son monde. Malheureusement, la série avait déjà fait le tour de la question pour nous, alors c’était un peu redondant d’avoir Kelly lui expliquant, plutôt deux fois qu’une, que son monde n’était pas prêt.

C’est frustrant car la leçon est également pour nous qui regardons la série, mais bon, admettons. Lysella a bien du mal à comprendre pourquoi tout de même, et c’est lourd qu’elle ne puisse pas le comprendre toute seule. J’entends bien la culpabilité de survivante qu’elle retire de tout ça, mais ça paraît assez évident que des avancées technologiques trop importantes dans son monde finiraient inévitablement entre de mauvaises mains.

Malgré tout, Lysella demande à quitter l’Orville pour retourner chez elle, et Kelly semble penser que c’est une bonne idée. Il est pourtant évident que le but est simplement d’aller sur sa planète avec tout ce qu’il faut pour recréer un synthétiseur et un simulateur. Bien sûr, l’équipage de l’Orville n’est pas totalement débile, et ils découvrent bien vite qu’elle a dans son sac tout ce qu’il faut pour ça. Kelly se retrouve donc à devoir lui réexpliquer une fois de plus que ce serait une catastrophe, mais cette fois-ci avec le simulateur. Elle aurait pu commencer par-là, parce que c’est tout de même plus parlant.

Lysella semble ainsi prendre la décision de rester, et elle assiste ainsi au mariage de Claire et Isaac, se démerdant, allez savoir comment, pour se retrouver au deuxième rang. C’est un peu abusé. Si la robe de Claire (l’option C si je ne m’abuse ?) est chouette, je suis un peu déçu de voir que le reste de l’équipage est juste avec un uniforme blanc. C’est nul, zéro effort n’est fait. Il en est de même pour les Kaylon, mais ça, c’est moins surprenant, et ils m’ont fait rire à copier l’équipage de l’Orville.

Le mariage ? Il est on ne peut plus simple : dans le simulateur, histoire d’avoir une petite forêt sympathique, Claire et Isaac, sous son apparence humaine, peuvent ainsi échanger leurs vœux. J’aime beaucoup ceux d’Isaac, très raccord avec le personnage.

Ce mariage apporte une conclusion assez classique à la saison/série, avec en plus la possibilité d’apporter une belle scène où Ed constate le chemin parcouru au cours de la saison avec les Kaylon. Mieux encore, les scénaristes ont bien compris qu’il n’y aurait peut-être pas de saison 4, alors ils ont eu la bonne idée de nous ramener Alara !

J’étais très content de la voir, et très surpris aussi. Je m’attendais un peu à ce que ce soit elle la surprise d’Ed, parce que c’est l’une des rares intrigues laissées ouvertes par la série. Son départ était triste et avec une explication originale, rendant sa présence d’autant plus surprenante. Il restera la fille d’Ed de toute évidence, mais on verra bien si une saison 4 aura l’opportunité de se faire ou non. En attendant, la série se termine avec son humour décalé habituel, grâce au discours de Bortus, gênant comme tout, rattrapé heureusement par Gordon, sur décision d’Isaac, capable de comprendre que c’est une catastrophe d’avoir Bortus comme témoin faisant un discours sur tous les défauts de leur couple.

Le discours est un peu cliché et l’humour est forcé parce qu’il y a trop de gens qui rient en arrière-plan pour que je ris moi aussi, mais eh, c’est très sympa. Et la série se termine par une petite chanson de Gordon, avec Lysella rejoingnant le reste du casting, allez savoir pourquoi, et les scénaristes prenant le temps de faire un clin d’œil à Yaphit, dont l’interprète est mort, tout en laissant une porte ouverte pour Kelly et Ed qui se tiennent la main.

Ils me manqueront, vraiment, malgré ce dernier épisode trop plat pour ce qu’était la saison – et la série. Difficile de se dire que c’est terminé, probablement pour de bon.

EN BREF – La dernière saison de la série est vraiment particulière parce qu’elle effectue un virage à 180° par rapport aux précédentes. L’accent est mis sur le sérieux des intrigues plutôt que sur le côté humoristique, voire parodique, voulu les premières années. Elle fonctionne toutefois particulièrement bien, malgré la longueur de ses épisodes, en nous permettant une immersion vraiment complète dans cet autre univers.

Dans le fond, j’ai l’impression que cette saison vers de nouveaux horizons s’est surtout concentrée sur les horizons que l’on connaissait déjà, en développant le potentiel qu’avait toujours eu la série. C’était plus ou moins réussi et l’épisode final est un étonnant exercice d’au revoir/adieu pour boucler autant de choses que possible tout en laissant des portes ouvertes.

En définitive, c’est une saison que je suis vraiment content d’avoir eu après autant d’attente. Je sais qu’elle a divisé, mais je serais de ceux qui la défendront. Au revoir ou adieu The Orville, merci de me laisser en paix avec les intrigues en cours et les personnages, pour me remettre de la décision qui sera prise de la continuer ou non.

La série quitte Hulu, ça semble indiquer un possible renouvellement en vrai… Nous verrons !