9-1-1 – S03E05

Épisode 5 – Rage – 15/20
Les choses avancent tellement vite dans cette série que mes dix épisodes de retard me promettent des avancées de folie, probablement. Je n’ai pas eu beaucoup de mal à raccrocher les wagons malgré quelques mois d’écart pour moi entre cet épisode et le précédent, mais j’ai eu du mal en revanche à accrocher à certaines évolutions de personnages. Elles me paraissaient… contre-instinctives ? C’était étonnant, en tout cas.

> Saison 3


Spoilers

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So much anger in the world these days.

Allez, en ce mardi soir, je me dis qu’il faut bien que je reprenne un peu mes séries laissées de côté depuis quelques mois et celle-ci à ma primeur uniquement parce que je n’ai pas encore vu son épisode d’Halloween (le 6) et que j’ai encore besoin d’une citrouille pour le Bingo Séries. Mais non, ce n’est pas de la triche, juste de la stratégie, voilà tout. En plus, j’ai bien envie de savoir comment Buck a évolué après les derniers épisodes regardés…

Malheureusement pour moi, ma connexion internet n’est pas trop de cet avis et voir l’épisode a été un calvaire, comme les Emergence hier soir. Au moins, j’étais dans le thème de l’épisode : la rage. Et croyez-moi, c’est rageant quand ça bug toutes les dix secondes. La première intervention de l’épisode concerne deux meilleures amies dans une salle om elles sont supposées laisser éclater toute leur rage contre des objets. Le seul problème, c’est qu’il y en a une qui couche avec le copain de l’autre, alors hop, ça part en dispute et en coups portés à l’autre. C’était rigolo, mais pas exceptionnel.

Du côté de l’intrigue Buck, on reprend avec les premiers entretiens pour le procès qui se prépare contre la ville. Athena en parle à son ex et dit tout le bien qu’elle pense de Buck. Après, j’ai adoré les entretiens en question. Au moins, je retrouve tous les personnages et c’est excellent, parce que j’ai l’impression d’avoir un début de saison.

C’est juteux le procès à venir : Buck a vraiment un cas, en fait. Chimney revient régulièrement moins d’un mois après des blessures graves – un truc que j’ai toujours trouvé ridicule -, Hen est interrogée sur son ancien job (j’ai adoré) et même Diaz est critiqué parce qu’il est revenu très vite en service à la mort de sa femme. Ah oui, j’avais oublié, ça. Le tout se termine par l’alcoolisme de Nash, histoire de vraiment enfoncer le clou. Ouep, Buck a raison finalement, il pourrait tout à fait retourner sur le terrain quand on voit les conditions médicales et personnelles de chacun des pompiers de cette série.

C’est une bonne intrigue, mais malheureusement, ce n’est pas celle qui intéresse le plus les scénaristes dans cet épisode. Comme toujours, on a un milliards de petites intrigues disséminées dans tous les sens. Ainsi, la deuxième intervention est à nouveau un live instagram de protestants anti-abattoirs. Je dis à nouveau parce qu’on y a eu droit dans un précédent épisode de la série, je m’en souviens très bien. Par contre, c’est la première fois de cet épisode, et ça m’aura bien fait rire : les militants se retrouvent à la place du bétail à cause d’une action complètement conne de leur part. Le tout finit en trachéotomie pour évacuer une clé avalée par un protestant.

Durant la nuit, Michael, l’ex d’Athena ramène ses enfants chez Athena, mais comme on les voit en voiture, ça ne sent pas bon pour eux. Ils sont seulement arrêtés par des flics, ce qui est toujours rassurant quand on est l’ex d’Athena, mais jamais rassurant quand on est noir. En fait, j’ai vu la même scène dans Station 19 il n’y a pas longtemps (diffusée bien après donc) : les policiers sont un brin racistes et traitent bien mal ces personnages noirs.

Michael conteste poliment certaines décisions et se fait violenter, ce qui fait que May les filme. Quand Harry se réveille de sa sieste, les flics ont donc peur et sortent leur flingue. Allez, une jolie bavure évitée de justesse, qu’Athena va tout de même défendre à coup de « not all men ». Euh non, pardon « not all cops ». Allez, la série nous fait de la politique de base, là, nous rappelle que ce n’est pas un « les noirs contre la police » et propose un début de réflexion sur le sujet.

D’ailleurs, ils creusent même la piste plus que bien des fois : Athena se rend ensuite au commissariat et insiste pour que des mesures disciplinaires soient prises contre ses collègues racistes, ayant eu peur de Michael juste parce qu’il était un grand homme noir. C’est toujours intéressant de voir ce sujet traité dans une série, mais je regrette que ce soit si répétitif depuis quelques années. Après, le vrai problème, c’est qu’il y ait tant besoin d’insister et répéter pour que ce soit entendu, je sais bien.

J’ai bien aimé aussi la scène entre Michael et Bobby : c’est bien d’avoir le point de vue de Michael expliqué comme ça. Dans d’autres séries, c’est zappé ou juste confié à un psy qui n’en a pas grand-chose à carrer. Là, la relation entre les deux fonctionnent. Plus attendue était la scène entre Harry et Michael. Il aurait fallu que May soit là aussi, mais eh, ça ne fait jamais de mal de réentendre la procédure à suivre en cas de contrôle policier. Les conseils qu’il donne sont bons pour tout le monde de toute manière, même si on sait bien que ça l’est encore plus pour des noirs, malheureusement. Moins à Los Angeles que dans d’autres Etats, j’espère (enfin, j’espère moins partout, hein).

Dans tout ça, Athena finit par se venger des flics en question en leur faisant un contrôle policier un peu humiliant à leur tour, tout en obtenant des excuses de leur part. Mouais. C’était moyen.

Du côté d’Eddie, on le retrouve à s’occuper de Christopher et se prendre la tête avec quelqu’un lui reprochant de s’être garé sur une place handicapé. Bizarrement, Eddie perd ses nerfs, ce qui me paraît loin du personnage dont je me souvenais. Eh, l’épisode s’appelle rage après tout. Et ça mène donc à un Eddie qui doit être sorti de prison par Lena dont j’avais oublié l’existnece et qui l’emmène ensuite assister à des combats de rue ?? Hein ? D’où Eddie est ce genre de personnage ? J’ai vraiment raté quelque chose…

On en revient enfin à Buck qui apprend une bonne nouvelle : la ville a fourni une réponse rapide pour éviter le procès… Il lui est proposé des millions de dollars. Le seul problème, c’est que ça n’intéresse pas du tout Buck, vexé de voir que son avocat a en plus utilisé des informations qu’ils n’imaginaient pas voir utiliser contre ses collègues et, accessoirement, ceux qu’ils considèrent comme sa famille. Fallait peut-être réfléchir avant de lancer un procès contre eux, je ne sais pas ?

La dernière intervention de la semaine voit les pompiers se rendre faire des courses, au cours desquelles on apprend qu’Eddie ne sera pas poursuivi en justice et surtout pendant lesquelles, Hen et Chimney tombent sur Buck. Ca attire aussitôt tous les pompiers présents qui cherchent à comprendre ce que Buck peut bien faire là. Il est évidemment là pour s’excuser, mais ce n’est pas gagné, surtout quand c’est Eddy qui finit par être le plus énervé de tous après son ex meilleur ami.

Oh, j’ai décroché de sa colère – j’aimais le personnage jusque-là, mais c’était vraiment caricatural de le voir s’énerver comme ça contre Buck. Il a des raisons d’être en colère, mais il y a des limites, c’est tout. Heureusement, ils sont interrompus par un accident à l’arrière-plan, qui était bien plus rigolo à voir.

Pendant ce temps, Hen et Karen apprennent une bonne nouvelle : elles vont pouvoir être mamans. Bon, elles ont aussi une mauvaise nouvelle quand les embryons ne prennent pas et les laissent sans bébé. Oups. C’était vraiment expéditif comme intrigue, et on finit avec Karen qui envisage carrément d’abandonner.

Du coup, Hen est motivée à se rendre au team building où on revient à la Rage Room du début d’épisode. Il était rigolo de voir tous les personnages s’amuser à détruire des objets et créer des liens. C’était d’autant plus cool qu’on apprend au passage que Buck va être réintégré à l’équipe, parce que Bobby a insisté pour le garder quand la ville a décidé de lui redonner son job. Le seul problème en fin d’épisode, c’est qu’Eddie continue à filer un mauvais coton et se rend finalement dans les combats de rue plutôt qu’au team building. Dans tout ça, c’est finalement la sœur de Buck qui me manque à la fin de cet épisode, surtout que je suis passé à côté d’un truc : en fin d’épisode, on la voit en train de pleurer… mais je ne vois pas trop pourquoi. J’aurais peut-être pas dû attendre des mois avant de continuer la série !

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Les Bracelets rouges – S03E08

Épisode 8 – 20/20
Fin de saison réussie pour les Bracelets, même si l’épisode paraissait presque trop simple et trop routinier pour être une fin de saison pendant une bonne partie du temps. Le problème aussi, c’est qu’il y a tellement de personnages et d’intrigues que ça devient compliqué de tous les gérer. Pourtant les conclusions trouvées sont habiles et mènent à ce qui peut servir de bonne fin de saison autant que bonne fin de série… En tout cas, il est évident qu’une page se tourne, même en cas de saison 4.

> Saison 3


Spoilers

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Tu crois vraiment que j’aurais raté le premier soir du reste de ta vie ?

Bon, il fallait bien que ça arrive, nous voilà donc au dernier épisode de cette saison, malgré le ralentissement de la diffusion permis par le confinement. C’est triste comme tout, surtout que ça reprend par Mehdi ayant évidemment arrivant aux urgences sur un brancard. Bien évidemment, le docteur Catalan est appelé pour s’occuper de lui, mais ça craint bien, car il n’a pas de petites blessures… pour changer.

Pendant ce temps, Clément fait ses bagages et se prépare à quitter enfin l’hôpital, au bout de cinq ans. Après, il garde quand même les photos au mur, surtout celles de Sarah, pour son dernier petit déjeuner, histoire que ce soit bien déprimant pour nous.

De son côté, Roxane se rend chez Thomas pour mieux que la vérité lui explose une fois de plus à la face : il a une nouvelle copine. Elle n’ose même pas frapper à sa porte pour lui dire qu’elle a fugué, mais elle ne répond pas non plus aux appels de sa mère. Elle préfère se rendre au garage de Mehdi dans l’espoir de l’y trouver… Si elle savait. Bien évidemment, le garage est resté ouvert après sa fuite, en plus, donc elle peut dormir.

Chez lui, Thomas a droit à un petit déjeuner de roi… mais non, son père n’est pas tombé sur la tête. Ce n’est pas pour son fils qu’il fait tout ça, c’est pour le retour d’Aurore. Ouep alors pour le coup, j’ai des sentiments partagés. Je suis très heureux de retrouver le personnage de Camille Lou parce que je l’adore, mais je suis dépité de voir Aurore s’enfermer dans sa relation avec ce type. Au moins, ça aide Thomas à obtenir ce qu’il veut : son père ne voulait pas lui prêter la voiture pour aller chercher Clément, mais quand c’est Aurore qui demande, ça change tout.

Malheureusement, quand il arrive à l’hôpital, Thomas trouve un lit vide – enfin, il ne reste que le sac de Clément. Celui-ci est sorti prendre l’air et déprimer un coup à se souvenir des bons moments passés à l’extérieur de l’hôpital avec les Bracelets. À croire que ses cinq ans d’hospitalisation ont commencé avec l’arrivée de Thomas ! Ce dernier retrouve sans mal son meilleur ami pour partager avec lui la liste des choses à faire en sortant de l’hôpital, notamment sortir les poubelles.

Malheureusement bis, ils découvrent vite ce qui est arrivé à Mehdi. Ca fout un froid. Roxane est elle aussi aussitôt prévenue. Les trois anciens bracelets rouges débarquent donc tous à l’hôpital pour se présenter comme la famille de Mehdi… forcément. De toute manière, il est à passer une IRM, alors pas de news pour eux.

Ailleurs dans l’hôpital, Nour obtient de bonnes nouvelles : elle pourra bientôt envisager la reconstruction mammaire. Deux mois et demi suffiront à ce qu’elle puisse espérer récupérer la vie qu’elle veut. Elle se précipite auprès de Clément pour lui annoncer la bonne nouvelle, ce qui lui permet de rencontrer Roxane et Thomas. La scène était plutôt marrante à voir.

Dans le même genre, le retour de Louise est bien drôle aussi : elle revient pour un check-up médical qu’elle a avancé pour pouvoir voir Clément avant sa sortie. C’est un peu inquiétant puisqu’elle a eu une grippe et qu’elle tousse encore (coronaaaa – mais merci pour le Bingo Séries), mais au moins Louise motive les Bracelets à parler à Lucien pour qu’il puisse leur faire accéder à Mehdi.

Contre toute crédibilité, cela fonctionne : les quatre peuvent donc parler à Mehdi, l’occasion pour Clément de voir qu’il n’a plus son bracelet et pour Mehdi de dire que ce sont les urgenciers qui le lui ont retiré. Hum, hum, sympa le mensonge. Les bracelets découvrent donc la nouvelle réalité compliquée de Mehdi, et surtout sa dépression qui couve. Ce n’est pas le seul : Clément est attaqué par la nostalgie quand il voit une infirmière en train de défaire son lit. Il se rappelle son arrivée à l’hôpital, « juste pour un mois » cinq ans plus tôt, avec ses deux parents encore ensemble. Ses deux parents, justement, sont ceux qui arrivent pile à ce moment de nostalgie.

C’était vraiment nécessaire comme scène. On sent bien que les parents sont pressés de quitter la chambre, mais ce n’est pas le cas de Clément. Il est pressé, oui, mais il est triste aussi… surtout quand ses infirmiers préférés sont absents. Le docteur Riffier non plus n’étant pas là, il est évident qu’un pot de départ se prépare pour lui. Cinq ans, ce n’est pas rien non plus pour le personnel médical : le service lui fait même cadeau de baskets. Eh, les remerciements de Clément sont touchants, surtout en cette période où on a tous envie de remercier le personnel médical. La scène résonne un peu différemment de ce qui était prévu, j’imagine, mais ça ne fait que lui donner un peu plus de force.

Après tout ça, Clément demande à passer encore un peu de temps avec ses amis, hors de l’hôpital. Il s’inquiète aussi pour ses parents et l’avenir, mais eh, tout ce qu’ils veulent, c’est vivre pleinement – quitte à faire un roadtrip vers Saint Sebastien ensemble (étonnante réconciliation et happy end là). C’est un tout petit peu le crédo de l’épisode.

En effet, Louise annonce quant à elle à son médecin qu’elle veut partir à présent en Amazonie… et cette fois, ça ne passe pas pour le médecin qui préfère lui briser tout de suite son rêve : elle est encore trop fragile pour s’exposer à de tels voyages, surtout dans un pays humide. C’est violent, surtout qu’elle avait prévu de repartir déjà sur son bateau, une semaine plus tard.

Sa mère la voit tellement désespérée qu’elle décide de lui rendre son sourire en lui disant qu’elle est prête à la laisser repartir, malgré les risques. Il faut vivre à fond paraît-il. Vous voyez, crédo de l’épisode. Dans cet épisode, on retrouve aussi Jessica – après un certain temps quand même. Tout va bien pour elle et elle peut même retrouver Nour pour lui annoncer que son frère lui organise un voyage à Bali. Tranquille, quoi.

Pendant ce temps, Mehdi est toujours dans l’hôpital où on lui rend ses affaires et où il sait bien qu’il va avoir des ennuis avec la police. Il a aussi peur des ennuis qu’il peut avoir côté santé, mais heureusement, il n’y a rien de grave. C’est le docteur Catalan qui lui annonce ça, avant de lui balancer qu’il a décidé d’être son tuteur légal. Ah, c’est bien pratique de vivre dans une série, on trouve des solutions bien facilement. Son nouveau tuteur lui annonce ainsi qu’il n’aura pas besoin d’aller en foyer : il peut même rester vivre au garage s’il le souhaite. Merveilleux. Mehdi peut même quitter l’hôpital bien rapidement, en apprenant que Clément vient lui-même de partir, avec tous les autres bracelets.

Avant ça, Roxane s’éclipse d’une partie de l’épisode pour laisser une lettre à sa mère et sa sœur. Elle s’excuse de son comportement et leur dit qu’elle va bien, mais aussi qu’elle ne veut plus vivre avec elles. Joli cri d’indépendance, mais ce n’est pas toujours si simple la vie. Au moins, sa mère est heureuse d’avoir des nouvelles.

Autrement – et trop loin de toutes les autres intrigues de l’épisode, Nathalie retrouve bien Côme et lui passe un sermon. C’est bien beau de lui offrir plus d’autonomie, ça ne l’empêche pas de s’inquiéter cette pauvre Nathalie. Elle prend cher avec Côme, et lui prend cher avec l’hôpital, puisque Mehdi ne répond pas à… ses textos. Hop, toute l’inquiétude de Nathalie s’envole quand elle le voit capable d’écrire un texto. J’ai tellement ri de la réaction du caissier.

Par contre, pauvre Côme, s’il continue à faire des progrès si vite, il va pouvoir retourner plus vite à l’école. Oups. Pour ne rien arranger à la crise d’adolescence qui couve, on découvre que son beau-père est sur le point d’emménager avec lui et Nathalie. Aïe. Romain étant ce qu’il est, il galère à faire l’annonce, mais Côme avait déjà tout deviné et est évidemment heureux de la nouvelle.

Franchement, tout ça sent bon la fin de série : il n’y a que des happy ends qui couvent. Ainsi, Côme finit par lâcher sa mère et son beau-père pour rejoindre Clément et les autres, qui passent le chercher. Cela commence à faire beaucoup de monde dans la même voiture. Certes, on n’avait que des happy ends, mais tant de personnages dans une voiture, ça fait toujours peur.

Leur but est de remplir peu à peu toute la liste de Clément et des choses qu’il veut faire en sortant de l’hôpital : avoir de nouvelles baskets (merci l’équipe médicale), manger un burger et… surprise. Thomas les emmène donc dans un camping où ils retrouvent Mehdi s’excusant pour ce qu’il leur a fait subir.

La vraie surprise de Thomas ? La dune du Pilla, évidemment. C’est déjà compliqué sans béquille et plâtre (Mehdi), je n’imagine pas ce que ça peut donner ça. Le plan des scénaristes est bien calculé en tout : ça fait de merveilleuses images. Vivement la fin du confinement les amis ! Tous les Bracelets – y compris Nour – escaladent la dune et nous offrent un joli au revoir.

Malgré tout, la vie reprend après cette journée parfaite : Clément intègre donc le même lycée que Thomas. C’est gros, tout de même : après cinq ans déscolarisé, ça doit être compliqué. Il est très clair que Mehdi poursuit ses études pour être kiné, alors Nour et Louise passent du bon temps entre amies ou que Roxane réussit à exposer ses photos de son séjour à l’hôpital, faisant bonne impression auprès du public… et de sa mère. Bim.

On a de jolis sourires pour tout conclure cette année, y compris, possiblement, la série. C’est une jolie surprise, mais les derniers mots sont ceux qui résument tout, évidemment : « Ce qui est horriblement triste, c’est de ne pas vivre sa vie avec intensité. »

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EN BREF – Cette saison a eu du mal à ne pas s’éparpiller dans tous les sens, mais j’ai du mal à lui en tenir rigueur, parce que les scénaristes ont fait d’habiles pirouettes pour réussir à tout concilier dans un épisode final très puissant, qui n’hésite pas à conclure la série et les intrigues de la majorité des personnages que l’on suit depuis trois ans…

Maintenant, vu le succès d’audience que représente la série, je doute qu’on s’arrêtera là. Il a été décidé au dernier moment que Nour ne ferait pas de rechute et que Jessica survivrait, alors que ce n’était pas ce qui était prévu… J’imagine bien une saison 4 reprendre quelques années plus tard avec l’arrivée de Mehdi en tant que kiné dans l’hôpital, tout en suivant un autre groupe de personnages. J’aime bien les séries qui reprennent sur de nouveaux personnages de toute manière. Il y a plein de maladies possibles, tout comme il y a plein de retours de personnages possibles (j’imagine parfaitement Clément ou Nathalie continuer de revenir à l’hôpital en tant que bénévoles d’une association par exemple).

Je suis un peu frustré de ne pas avoir eu le fin mot de l’histoire Olivia/Iris, autrement… mais bon, la série se conclue de très belle manière ce soir, avec une vraie fin à l’ensemble des très nombreuses intrigues. Qu’importe ce que décide TF1 pour la suite, ce fut une très belle aventure !

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Westworld – S03E06

Épisode 6 – Decoherence – 17/20
C’est peut-être l’absence de certains personnages qui m’aide, ou à l’inverse la présence d’une autre, mais j’ai eu beaucoup moins de mal à accrocher à cet épisode. Il faut dire que ça a aussi l’avantage d’accélérer le rythme à l’approche de la fin de saison (dans deux épisodes) et que les révélations des épisodes précédents nous mènent peu à peu vers l’apogée de tout ce qui se met en place depuis six épisodes.

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Spoilers

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I want what Dolores have.

De manière inattendue, cet épisode recommence en se concentrant sur Maeve et sa petite fille, avec des images qu’on connaît déjà par cœur mais qui évoluent un peu plus cette semaine : on y voit Maeve pleine d’espoir de retrouver sa petite… Elle est en fait manipulée par Serac qui lui montre un futur possible.

Il se trompe totalement sur ce que veut notre robot préféré – bon, OK, la mienne en tout cas : elle n’a pas besoin d’être énervée par la possibilité que Dolores détruise le paradis numérique de sa fille, par contre, de l’aide de la part d’autres robots, elle ne dit pas non. Il n’en faut pas plus pour qu’elle soit renvoyée dans la simulation sur les nazis. Là-bas, elle réimpose une fois de plus son pouvoir, comme toujours, en faisant déposer les armes à tous les soldats, avant de s’en prendre physiquement à eux.

Mouais. Elle n’a pas vraiment besoin de se battre contre eux si elle en a le contrôle, mais bon.

Une fois que tous les hommes sont à terre, elle retrouve Lee, ce que j’ai beaucoup aimé. Je n’ai pas caché mon amour du personnage, qu’un test de personnalité dit même être le personnage de Westworld le plus proche de moi. Ensemble, ils se rendent dans un bar pour boire un verre afin qu’elle lui explique où elle en est dans sa vie.

Bien sûr, elle est là pour le recruter et pour recruter aussi d’autres robots. Elle est donc ravie de lui annoncer son retour dans le parc, surtout qu’une surprise l’y attend. On ne le sait pas tout de suite cela dit, puisqu’elle est d’abord rejointe par son amant de toujours, Hector, qu’elle restaure afin d’enfin le récupérer. Les retrouvailles sont de courtes durées, car Maeve a hâte de rendre visite à sa surprise : une copie de Dolores, offerte par Serec.

Après le générique, on se retrouve dans une scène qui n’est pas sans me rappeler le début de Survive, ce qui n’est jamais bon signe. On assiste en effet à une sorte de réunion pour dépressifs, et pour cause : on se retrouve dans l’asile psychiatrique de William, où il est invité à partager ses pensées avec le groupe. Ce n’est pas bien passionnant : comme toujours, il part dans un grand délire pseudo-philosophique sur les raisons de notre présence sur Terre.

C’était rigolo comme scène, surtout pour la réaction des autres malades autour de lui. Une fois la séance de groupe terminée, il a droit à une thérapie personnelle où il est évidemment question du massacre du parc et d’Emily. Il est intéressant de voir que les scénaristes jouent avec la temporalité : la psy est harcelée de messages par sa famille, ce qui permet de comprendre que ça y est, ses données personnelles et son futur sont accessibles.

Elle ne les regarde pas immédiatement, préférant s’occuper de William… En revanche, elle finit en larmes quand elle jette un œil à son portable et qu’elle découvre qu’elle perdra sa licence médicale d’ici un ou deux ans à cause de plusieurs relations sexuelles avec ses patients. Du coup, son mari n’attend pas que ça arrive et prend les enfants, se barrant aussi vite que possible de leur foyer. Charmant.

Malgré tout ça, William est envoyé sur une table d’opération où on le drogue, parce que c’est à la mode cette saison, de toute évidence. Personne ne doit le prendre au sérieux quand il voit sa psy se suicider, c’est triste pour elle. Mis en isolation avec un casque de réalité virtuelle, William se retrouve donc dans un énième monde qui n’est pas le vrai monde. Très clairement, on le renvoie cette fois dans le passé, et il n’aime pas son passé avec ses parents qui se disputent – et le père qui bat la mère, probablement.

Du coup, il se montre violent dans la réalité, mordant le pauvre infirmier qui voulait juste lui donner un sédatif. Une fois sédaté, il se retrouve convié à une nouvelle thérapie de groupe qui est particulièrement géniale pour la construction du personnage. Ben oui, le groupe est constitué de William enfant, William jeune (saison 1), William homme en noir, William riche entrepreneur et lui-même, avec un psy pour mener tout ça.

Bref, la série prend le temps d’explorer encore et toujours plus la folie de ce personnage, mais c’est étonnamment efficace, surtout quand le psy lui rappelle que ce n’est pas qu’à propos de lui, tout ça. La série s’amuse bien pour qu’on apprécie le personnage de William en nous montrant que son père le torturait psychologiquement, buvant à cause de lui et lui reprochant une violence qui n’était là que pour l’imiter. Le problème, c’est qu’après trois saisons, j’ai toujours autant de mal à accrocher au personnage de William… qui se trouve une nouvelle destinée : tuer tous ses alter-égos.

C’est cathartique et j’aimerais presque être la place de ce tueur qui se défoule sur toutes les versions de William qui ont réussi à me souler un jour ou l’autre. En tout cas, j’ai toujours du mal à voir où les scénaristes veulent en venir avec William. Au moment où il annonce avoir compris qu’il est le gentil de l’histoire, Bernard et Stubbs sortent de nulle part pour le libérer de l’hôpital psychiatrique. Dans le chaos ambiant, les médecins ont abandonné William seul en pleine réalité virtuelle.

En tout cas, le monde est dans le chaos après l’intervention de Dolores et Caleb la semaine dernière. Charlotte – aka Dolores, je sais – amène donc son fils à son ex (pas vraiment son ex, je sais). Celui-ci a reçu son profil, mais il refuse de lire ce qui l’intéresse le plus, à savoir son futur avec Charlotte, dont il voit qu’elle se scarifie. Ce n’est pas rien comme choix de sa part, tout de même. Bien sûr, il a raison : il est maître de ses choix, ce n’est pas un robot qui décide pour lui.

Seulement, le reste du monde semble l’avoir oublié avec des révolutions un peu partout. Ainsi, quand Charlotte arrive au travail, c’est sans surprise qu’elle est prise à partie par des hommes de Serac qui n’hésitent pas à tuer un des membres du conseil de Delos en plein jour. De toute manière, il y a tellement de morts et de disparition dans cette apocalypse, on n’est plus à ça près semble-t-il.

Il ne reste plus que deux heures avant que Serac ne prenne le contrôle de Delos, mais c’est hors de question pour elle : elle remotive donc Charlotte au téléphone pour qu’elle se rende à nouveau dans l’entreprise. C’est abusé, mais j’ai beaucoup aimé la simplicité de la scène, notamment lorsqu’il est question de Charlotte regrettant d’avoir des sentiments et de Dolores lui rappelant qu’elles n’avaient pas le choix de conserver ces sentiments des hôtes.

Finalement, Charlotte décide donc d’accueillir Serac lorsqu’il arrive à Delos, maintenant ainsi sa couverture auprès de lui qui n’est pas censé savoir qu’il est en train de parler à Dolores, donc à son ennemie. Il fait réunir le personnel de direction pour leur annoncer des changements radicaux et son intention de trouver une copie de Dolores au sein de Delos. Evidemment, il est au courant qu’elle a des copies d’elle-même, alors c’est logique de faire des tests pour retrouver cette copie.

J’ai trouvé beaucoup moins logique que les tests ne soient pas plus poussés que ça, Serac se contentant de tests de mémoire et de parcours déviant des propositions de Rehoboham. C’est étrange, tout de même. Et c’est sacrément insuffisant : Charlotte n’hésite donc pas à faire des copies de ce que Serac demande à voir détruit, quitte à tuer un témoin gênant et un brin balance au passage.

Tout cela lui permet de découvrir que William est au Mexique, mais aussi de découvrir que Maeve est recrutée par Serac et qu’elle est en présence d’une des copies de Dolores, gentiment fournie par le français. Maeve en profite bien sûr pour confronter Dolores sur son plan. Cette dernière ne se laisse pas intimider, soulignant au passage que Maeve lui reproche ce qu’elle faisait elle-même. C’était bien trouvé, tout ça.

Et alors que Serac est en train de détruire tout un tas de robots, Dolores révèle à Maeve qu’elle ferait mieux de mieux couvrir ses arrières… Ce qui suit est d’une tristesse redoutable, mais il faut un détour dans la critique pour pouvoir mieux l’expliquer.

De son côté, Charlotte a toujours du mal à oublier que sa famille ne l’est pas vraiment : elle décide donc de tout plaquer pour les rejoindre. Ce n’est évidemment pas si simple quand on est au dernier étage de Delos : elle est détournée en chemin pour son rendre à une énième réunion du personnel, ordonnée par Serac.

Là, les exécutifs de Delos se montrent assez rebellés contre le nouvel ordre instauré par Serac… jusqu’à ce que ce dernier révèle à tous que Dolores est dans la pièce et qu’il s’agit de Charlotte. C’est excellent à voir, surtout la partie où Charlotte révèle qu’elle avait absolument tout prévu. Serac la surveillait, mais il n’avait certainement pas prévu le gaz qu’elle avait dans son sac et qui lui permet de s’échapper en faisant s’étouffer tout le monde (parfait pour le Bingo Séries ça !), sauf Serac, encore une fois en hologramme. En tout cas, j’ai bien aimé découvrir que ce qui trahissait Charlotte/Dolores, c’était la tendresse qu’elle avait pour son fils, tendresse que la vraie Charlotte n’aurait jamais eu. C’était à la fois vrai et triste, en soi, mais c’est de loin la partie de cette saison que j’ai préférée.

Grillée, Charlotte se lance dans une redoutable expédition pour sortir de Delos, expédition qui passe par les laboratoires du parc. Là, elle peut accéder à la perle d’Hector, qu’elle n’hésite pas à détruire aussitôt. Maeve perd donc son amant dont elle n’a même pas pu profiter lors des retrouvailles. C’est tellement triste à voir… mais aussi tellement expéditif.

Ben oui, Charlotte est en fuite, alors elle enchaîne rapidement : acculée par des gardes, elle n’a pas le temps de s’occuper du cas de Maeve, qui reste en vie pour souffrir encore un peu plus, mais elle récupère malgré tout cette perle de Dolores – que Serac avait récupéré dans le garde du corps de Liam, donc. Dans sa fuite, Charlotte fait preuve d’une efficacité redoutable, comme toujours, en faisant appel à un des robots de Delos vu il y a quelques épisodes – le tout pendant que Maeve obtient un nouveau corps, de même que Lee (probablement).

Malheureusement, cela n’empêche pas que Charlotte se prenne une balle qui la ralentisse… Elle parvient malgré tout à rejoindre son ex et son fils pour les mettre à l’abri, en les faisant monter dans une voiture où elle leur assure pouvoir les protéger et les garder en sécurité… Le tout pour mieux se faire exploser par un des hommes de Serac, qui tue donc le fils et l’ex. Je suis tellement dégoûté de ce revirement. On le sent arriver dès le début de la scène, mais c’est odieux.

D’autant plus que Charlotte/Dolores s’en sort. Et déjà que Dolores est énervée de base, mais là, sa version robotique en flamme et en deuil des êtres chers, ça promet de nous lancer une véritable guerre encore plus sanglante que l’apocalypse en place depuis le dernier épisode. Et wow, la prestation de Tessa Thompson, encore une fois ! On la retrouve carrément sans cheveux. That’s commitment.

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Station 19 – S03E13

Épisode 13 – Dream A Little Dream Of Me – 17/20
Voilà un très sympathique épisode, qui a un bon équilibre entre l’émotion nécessaire après tout ce qui est arrivé à la caserne depuis un an et l’humour qui doit toujours reprendre ses droits quand la vie continue. Le cas de la semaine était moins convaincant, une fois de plus, mais je leur pardonne parce que les évolutions des personnages me plaisent dernièrement et parce que je me rends compte que peu à peu je m’attache à nouveau à ces personnages. Il était temps, je sais.
> Saison 3

Spoilers

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We all get to live because of Pruitt Herrera so pick a damn month.

Que c’est étrange de voir cet épisode en sachant qu’il ne sera pas suivi par Grey’s Anatomy, mais bon, admettons. De toute manière, il y a de quoi faire avec cet épisode, parce que ça promet d’être super triste avec la mort de Pruitt. Même si je ne l’aimais pas beaucoup, il a marqué la série et il va forcément marquer cet épisode aussi.

Cela ne manque pas avec Andy qui continue évidemment de rêver de lui, avant de convaincre Sullivan de retourner au travail aussi vite que possible. Elle a peur que Dixon ne reproche à Maya ce qu’il s’est passé… et effectivement, c’est bien vu.

Le chef Dixon refuse ainsi de payer la cérémonie d’hommage de Pruitt parce qu’il n’était pas un pompier au moment où il s’est sacrifié. C’était à peu près obligatoire que ça arriverait, surtout vu comment il l’a fait chier. Loin de se laisser démonter, Vic organise un calendrier de solidarité pour Andy. Elle a vu tellement de morts en un an de toute manière, je suis surpris qu’elle arrive encore à perdre pied et à pleurer des larmes.

L’actrice est toujours aussi excellente à ça en même temps, alors les scénaristes en profitent, c’est logique. C’est donc la première à craquer à la fois en s’énervant contre Travis refusant de se dénuder pour le calendrier, puis en pleurant parce qu’elle raconte sa première journée de travail où Pruitt l’a aidé sur un cas de demoiselle en détresse, coincée entre deux vitres, dont l’une contre laquelle elle avait éclaté ses propres excréments. Vraiment, que c’est dommage de ne pas avoir eu cet épisode !

Après, on a eu le donut de Marsha, apporté à Jack et Dean, et le donut au chocolat vaut bien cet épisode, non ? Qu’importe.

Le coup du calendrier est excellent, en tout cas, j’ai beaucoup ri avec Travis déguisé en monsieur 4 juillet. Il n’a plus rien du pompier et on voit bien que c’est un acteur qui aurait aussi pu être mannequin, surtout qu’il passe une bonne partie de l’épisode à moitié à poil. Après sa photo, il a en effet droit à une scène sous la douche où Emett vient faire ce qu’il peut pour rattraper une situation bien désagréable dans laquelle il s’est mise : son père annonce à toute la caserne que son fils – leur collègue putain – a une bonne nouvelle et les invite à ses fiançailles trois semaines plus tard, pour la fin de saison, ça tombe bien.

Emett abuse, mais il adore faire des gaffes, surtout dans cet épisode. Ainsi, il ne parvient pas à calmer Travis car il est trop stupide pour ça, et il enchaîne en faisant de la merde avec Ben, lui révélant que quelqu’un a fait une overdose pour son premier jour. Oups. C’est plutôt bien rigolo à voir, mais pas autant que le cas médical qui leur tombe dessus ensuite : deux jeunes qui se sont coincés avec les menottes du père pendant un jeu sexuel. Bien.

Ben est un mauvais pompier dans cet épisode en tout cas, se moquant des deux jeunes avant de faire des réflexions bien désagréables au copain qui ne connaît pas tous les antécédents médicaux de sa copine. Vu leur âge, ça paraît assez logique, franchement. L’abus. Bref, celle-ci lui cachait simplement être épileptique, finalement. L’intervention permet à Ben de faire équipe avec Emett et de confirmer ses soupçons sur l’overdose de Sullivan, en tout cas. Celui-ci n’est pas absent de l’épisode, d’ailleurs.

En effet, nous suivons en parallèle Andy tenter de faire son deuil en étant toujours accompagné par Sullivan. C’est terrible pour lui autant que pour nous : Andy voit ainsi son père dans ses rêves, mais aussi Ryan et Rigo. Il était temps qu’on voit Ryan à nouveau et que le travail de deuil se fasse… enfin, non, d’ailleurs, il est déjà trop tard pour ça : on a dit adieu au personnage en se contentant du travail paresseux des scénaristes pour lui dire adieu.

Après, les rêves d’Andy était sympathique dans la construction du personnage. Eh, ça lui permet même de se rendre enfin compte qu’elle est orpheline et, mieux encore, de découvrir que son mari – car c’était bien son mariage la semaine dernière – l’est aussi. Il serait temps.

Maya, de son côté, a découvert la relation entre Andy et Sullivan d’elle-même, et elle affirme à son supérieur qu’elle ne veut pas entendre parler de son soutien si cela signifiait qu’il devait s’éloigner d’Andy. Officiellement, bien sûr, elle ne peut toutefois reconnaître qu’elle a laissé son ancien capitaine, qui reste un civil, utiliser l’équipement de la ville, mais bon, elle ne leurre personne.

Et surtout pas le chef Dixon qui a décidé d’être bien con sur ce coup-là. De toute manière, il est là juste pour qu’on le déteste, non ? Il représente toutefois une autorité assez logique, contrairement à toutes les excellentes scènes où Maya décide de se défendre. J’ai adoré son discours féministe, d’ailleurs, c’était une performance vraiment bien réussie. Et j’ai bien aimé la voir ensuite s’alléger les idées avec le calendrier de Vic. C’était sympa, sauf qu’elles sont interrompues par une alerte.

Ben oui, pendant ce temps, on est quand même devant une série qui s’intéresse à la vie d’une caserne de pompiers, alors on a aussi une vraie intrigue avec intervention pour une fuite de gaz… provoquée par un petit garçon, effrayé par son beau-père qui frappe sa mère. Mais bon, personne n’est au courant parce que le petit garçon ne peut pas parler, ni entendre quoique ce soit. Et ça arrange bien le père.

Pas de bol pour lui, Jack sait parler la langue des signes – ce qui me rappelle qu’on n’a jamais revu Dylan, c’est bien dommage. Ainsi, il y a peu de suspense dans cette intrigue où Jack et Dean font leur possible pour que la femme soit mise à l’abri de son compagnon et agresseur. Pas de bol pour eux, ça se termine par un véritable feu qui prend d’un coup à l’étage de la maison.

Le mari accuse aussitôt Jack d’avoir allumé l’incendie, ce qui est faux d’après lui, mais qui reste une accusation problématique. Et bien sûr, le mari n’arrête pas de s’énerver contre sa femme et contre les pompiers, inévitablement. Finalement, il est révélé que le feu est allumé par la femme, évidemment, et que Jack la couvre autant que possible, l’emmenant même chez Marsha avec son fils pour qu’elle se planque. Tant mieux. Par contre, déso pas déso, la pizza hawaienne, c’est très bon !

De retour à la caserne, il reste pas mal d’intrigues à gérer : Ben a découvert que Sullivan avait fait une overdose, et techniquement il doit le reporter. Il lui envoie donc un SMS pour lui demander de parler. Parler, c’est aussi ce qu’Emett se décide à faire en avouant aux autres pompiers son homosexualité. J’ai beaucoup ri de la réaction de Vic, perpétuellement déconcertée par les dramas de cette caserne, et adoré voir celle de Jack, discrète mais sympathique. Plus attendues étaient celles de Maya et Travis, mais ça marche bien. Quant à Vic, elle profite juste de l’occasion pour engueuler tout le monde et leur rappeler que s’ils sont là, c’est grâce à leur ancien capitaine… Le minimum pour le remercier, selon elle, c’est donc de poser de manière sexy pour un calendrier qui sera acheté par une bonne partie de la ville. MOUI.

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