9-1-1 – S06E13

Épisode 13 – Mixed Feelings – 14/20
La série nous propose un épisode plutôt classique cette semaine, ce qui est un brin décevant après deux semaines de pause. Cela dit, il y a tout de même quelques développements qui auront un impact sur le plus long terme au milieu de gags efficaces, alors il n’y a pas de quoi se plaindre. Ce qui est étonnant, c’est que je termine l’épisode sans avoir le sentiment d’avoir retrouvé les personnages – elle ne me manque jamais vraiment, elle fait partie du décor à ce stade. Je crois que c’est positif.

Spoilers

Hen et Karen s’apprêtent à découvrir le secret de Denny, tandis que Buck se découvre un don.

 


The buzzing comes from inside the house.

J’ai eu une grosse sensation de déjà vu sur le début d’épisode de cet épisode qui voit un coach de sport faire un malaise après avoir bu toute sa bouteille. Il le fait devant toute sa classe, qui s’inquiète rapidement pour lui et appelle nos secours. Nos héros comprennent vite ce qui a dérapé : la boisson énergétique qu’il offre à ses élèves lui a fait faire une overdose – et rapidement, toute la classe tombe comme des mouches.

Non, vraiment, j’avais clairement l’impression d’un énorme déjà vu pendant toute la première intervention de l’épisode. N’ont-ils pas déjà fait le coup ? Cela me perturbe. C’était peut-être dans une autre série après. Le truc, c’est que même la scène suivante m’a fait douter : on y voit Athéna lire un livre – et elle nous fait un point de Bingo que j’ai déjà marqué hier en faisant ça – en attendant que Bobby rentre de son jogging matinal. Cela aussi m’a donné une impression de déjà-vu.

Ce qui m’a rassuré sur le fait qu’on était bien en saison 6 est une scène ensuite entre Chimney et Denny. Je l’ai trouvée plutôt très sympathique comme scène : Chimney dépanne Hen pour amener Denny à l’école, et ça aide Denny à se faire une raison sur les erreurs possibles des parents.

L’intrigue Denny est développée dans cet épisode, mais avant ça une deuxième intervention m’a fait découvrir une nouvelle angoisse : se faire couper les cheveux avec du FEU. Sérieusement, le coiffeur avec son chalumeau m’a clairement déclenché des crises de panique, alors j’étais plutôt content de voir que l’intrigue se dirigeait vers tout autre chose : un incendie rapide et une allergie à l’eau pour l’adolescente qui l’avait provoqué malgré elle et se retrouvait sous l’alarme incendie du local. Aïe. J’ai eu vraiment mal pour elle, surtout qu’elle n’était qu’un dommage collatéral pour la série.

En effet, la série voulait surtout en venir à Hen qui conseille à la mère de la gamine de ne pas s’en vouloir de ce qui est arrivé. Il était important de la voir donner des conseils sur la manière d’être un bon parent, parce qu’elle s’apprêtait à vivre une crise elle-même : Karen l’appelle pour lui dire que Denny n’est pas rentré à la maison… et c’est inquiétant, parce que ça fait des semaines qu’il n’est pas rentré en bus, contrairement à ce qu’il leur disait.

Hen le retrouve cependant à l’hôpital : Denny y est amené parce que son père a eu un accident de voiture en le ramenant de l’école. Outch. Hen découvre donc que Denny a repris contact avec son père de la pire des manières. C’est après plusieurs mois qu’elle s’en rend compte par contre, donc je les trouve un peu dans l’abus avec Karen de hurler sur le gamin. Si le pire devait se produire, il se serait produit bien avant… là, il semble qu’il a bien retrouvé un père qui s’occupe de lui.

Je ne sais pas, je n’ai pas d’enfant, c’est facile de juger, mais j’ai du mal à me dire qu’il a pu passer plusieurs mois à voir son père sans que personne ne s’en rende compte. Il y a un défaut de surveillance quelque part, non ? Elles ne semblent pas tellement s’interroger pourtant, préférant s’énerver – surtout Karen. Le soir, elles se retrouvent autour d’un verre de vin blanc à essayer de comprendre ce qu’il se passe.

Difficile de savoir que son enfant a menti pendant des mois – difficile aussi de ne pas en vouloir au père, Nathanaël, qui n’a jamais pris la peine de les prévenir qu’il voyait son fils. En tout cas, Denny refuse à présent de parler à ses mères, ne comprenant pas le problème dans son attitude. Mouais. Il doit bien le savoir, sinon, il leur en aurait parlé dès le départ.

En tout cas, Nathanaël a eu besoin de se faire opérer, mais il va finalement bien. Denny qui fait la tête ? Facile à gérer : Hen appelle sa mère pour qu’elle lui parle… et elle arrive très vite à expliquer à son petit-fils la situation. En vrai, il n’y a rien de bien difficile à comprendre et ils terminent en câlin bien vite.

La grand-mère doit ensuite expliquer à sa fille que Denny a un peu raison quand même : il s’agit de son père, et même si Nathanaël brise sa promesse et les règles de base, c’est bien normal de vouloir une relation avec son père. L’épisode se termine donc avec Karen et Hen qui se rendent à l’hôpital pour rencontrer Nathanaël et établir quelques règles afin qu’ils puissent se voir. Elles m’ont fait de la peine à souffrir de la situation, mais c’est une bonne chose pour le long terme en vrai. En plus, l’idée que Denny puisse voir son père en présence de sa grand-mère est une vraie bonne idée, je trouve.

En parallèle, Buck se découvre une nouvelle capacité pour le calcul mental. Il le fait en début d’épisode pendant la première intervention, puis impressionne Christopher quand il est capable de calculer le carré de nombres complexes… Cela semble perturber Buck, alors Eddie fait quelques recherches pour en savoir plus. Après avoir été frappé par la foudre, il est apparemment possible de développer de nouvelles capacités. Du moins, c’est ce qu’il trouve sur Internet, mais qui est très questionnable.

Les scénaristes s’amusent probablement à partir d’anecdotes et témoignages, mais ce n’est pas si dérangeant, car ça fait quelques bons gags. C’était moins brillant quand on voit Eddy traîner Buck à une soirée poker avec la cheffe des pompiers, par contre. On voit donc Buck compter les cartes et plumer un peu toute une table de poker… C’est la pire exploitation possible de son don, et c’est surtout bien peu discret. Il pourrait au moins faire semblant de perdre quelques tours, surtout que la cheffe sait qu’il est possible de développer des dons après avoir été frappé par la foudre.

J’ai moins accroché à cet humour, pour le coup. C’était mieux lors de la troisième intervention de l’épisode, qui voit les pompiers aider une femme avec un vibromasseur perdu en elle et Buck qui se met à calculer les probabilités que ça arrive.

De son côté, Maddie commence sa journée en stress parce qu’elle est en retard… Cela se voit, vraiment énormément dans sa manière de se comporter, mais ça ne semble absolument pas gêner sa nouvelle voisine qui s’incruste carrément dans sa nouvelle maison avec des muffins. En soi, c’est plutôt sympathique, mais elle a un côté sitcom qui doit faire peur, à s’incruster comme ça et à regarder tout ce qu’il se passe dans la maison.

Carol, c’est son nom, tape très rapidement sur le système de Maddie, et ça se voit. Elle en parle à Chimney quand il découvre le plat de muffins, sans avoir pu en manger, le pauvre. Le problème, c’est que quand elle se décide à ramener le plat, Maddie rencontre alors Carol, sa vraie voisine. Et elle est loin de ressembler à la Carol qui s’est présentée à elle plus tôt. La scène m’a fait sourire : ce genre de suspense et mystère avec Jennifer Love Hewitt qui voit quelqu’un que personne ne connaît ? Eh, on se serait cru devant Ghost Whisperer. Et ce n’était pas pour me déplaire.

Rapidement, Chimney demande toutefois à Bobby et Athena de venir manger chez eux, histoire de s’occuper de ce mystère. Athena donne son avis de professionnelle (toujours bon d’entendre parler d’arnaques par des gens se faisant passer pour d’innocents patients) et conseille tout simplement à Maddie de rappeler la Carol qui lui a laissé son numéro, afin de monter une opération pour la prendre la main dans le sac – ou plutôt dans le courrier. En fait, c’est une ancienne prisonnière, et elle a organisé tout un trafic. Elle espérait pouvoir récupérer le courrier en l’envoyant vers une maison abandonnée.

La maison ne l’est plus cependant, et elle est bonne pour retourner en prison. Athena, elle, est bonne pour refaire un jogging avec son mari et prouver qu’elle est toujours sacrément sportive pour son âge – je ne m’en remets pas d’avoir découvert récemment l’âge de l’actrice à qui je donnais environ quinze ans de moins, pardon.

> Saison 6

 

Riverdale – S06E12

Épisode 12 – The Fog – 15/20
Des mois sans voir le moindre épisode ! Forcément, je reprends en douceur la série et je suis presque content de retrouver les personnages. C’était un épisode sympathique, je me rends compte que je n’ai eu aucun mal à me resituer dans toutes les intrigues et que le rythme est toujours aussi rapide. Quant à la logique, il ne faut jamais la chercher, mais elle a semblé être là par moment. Bref… J’ai bien aimé ?

Spoilers

Le brouillard s’apprête à couper l’électricité de Riverdale, parce que c’est bien connu, c’est ce que fait le brouillard.

Why am I still here… in Riverdale ?

Mieux vaut tard que jamais, j’imagine. Alors que la saison 7 bat déjà son plein, je me lance seulement dans la dernière partie de la saison 6, sans la moindre excuse valable pour justifier mon retard. Franchement, ça n’a pas de sens : j’ai aimé le début de la saison 6 plus que n’importe quelle autre saison (de cette série, hein, la barre n’était pas haute non plus) jusqu’à présent et j’étais enfin à jour. Pourquoi avoir laissé autant de temps entre les deux épisodes ? Pas la moindre idée. Le boulot, d’abord, puis l’accumulation d’épisode et maintenant… bim.

Maintenant, je ne sais plus vraiment où j’en suis dans la série, après avoir été persuadé pendant des mois que j’en étais à l’épisode 11. Franchement, j’ai revu le début de l’épisode plein de fois avant de me dire que finalement, non, je n’allais pas reprendre la série maintenant. Finalement, j’en étais à l’épisode 12, qui commence par une réunion secrète de nos quatre héros : Jug, Tabitha, Betty et Archie. Nos quatre fantastiques décident d’organiser une réunion le soir-même avec le reste de la ville, pour stopper l’apocalypse prévue par Perceval.

Malheureusement, Alice les espionne et balance aussitôt à Perceval ce qui a été décidé : une réunion nocturne ? Ah, c’est bien Riverdale, cette affaire. Pourquoi Alice est-elle vraiment si pote avec Perceval si elle entend qu’il organise une apocalypse ? Ce n’est pas logique. La logique avec cette série n’a jamais été quelque chose qui existait après tout. On enchaîne rapidement sur Alice qui annonce à la télévision des années 50 environ qu’un énorme brouillard arrive sur la ville et qu’un couvre-feu a été instauré par le conseil municipal. Forcément. Ce qui est bien, c’est qu’il y a vraiment un brouillard qui s’installe sur la vie, permettant d’instaurer un faux climat d’horreur un peu ridicule.

Cela nous vide Pop’s bien rapidement et rend plus compliquée la tenue de leur réunion. On voit ainsi Kevin hésiter à y aller, jusqu’à ce que Tony l’en empêche finalement, l’invitant plutôt à un dîner avec elle et Fangs. On retrouve ensuite Kevin en train de corriger des copies avant d’aller chez Toni. Quelques petits flashbacks nous rappellent les relations passées de Kevin, et bim, Moose redébarque d’absolument nulle part. Il serait prof lui aussi, maintenant, et Kevin n’était pas au courant. Bordel, sortez-moi de cette série !

Kevin accepte de passer un peu de temps avec Moose, lui racontant toute sa vie. Je n’ai toujours pas compris comment Kevin s’est retrouvé célibataire en vrai. Et si Fangs a bien glow-up en vieillissant, je ne reconnais pas tellement Moose maintenant qu’il a vieilli. C’est probablement la barbe. Sans trop de surprise, Moose regrette l’ « unfinished business » entre lui et Kevin. C’est sûr que les scénaristes ont rapidement oublié ce qu’il était devenu.

Pendant que l’ancien couple reprend contact et s’embrasse, Tony et Fangs l’attendent en parlant du futur de Baby Anthony. C’est un Serpent, mais bon, ça ne plaira pas Kevin de le voir élevé comme un Serpent. Ils attendent Kevin pour rien de toute manière : il décide de ne pas se rendre chez eux. Fangs s’en énerve bien vite, honnêtement, et ça me donne l’impression qu’il est encore amoureux de Kevin, en vrai. Mais bon.

Tony parvient à le calmer et l’empêcher de partir à la recherche de Kevin, promettant qu’ils pourront tout aussi bien régler leur problème au tribunal si besoin. Mouais. De son côté, Kevin couche donc avec Moose, avant de se faire un cauchemar sur leur passé commun. Le lendemain matin, après la dissipation du brouillard, Kevin a Fangs au téléphone pour découvrir que celui-ci ne veut plus d’un arrangement à l’amiable pour la garde de Baby Anthony.

Avant la fin de ce brouillard, à Pop’s, Jug essaie de négocier avec Tabitha pour qu’elle retourne dans le temps et empêche la bombe d’exploser. Malheureusement pour lui, elle a déjà essayé et lui affirme que c’est parfaitement impossible. J’avais déjà oublié que la série s’amusait avec le voyage dans le temps désormais. Et avec la météo aussi !

Ouep, le brouillard fait flipper toute la ville. Ainsi, on nous ramène l’histoire du Tueur des Sacs Poubelles, avec une victime qui aimerait parler à Betty… sauf qu’elle est terrifiée de voir une silhouette dans le brouillard. Elle passe donc par l’arrière de sa maison pour rejoindre l’arrière de la maison d’Archie. Ils entendent bien passer la nuit pleine de brouillard ensemble – attention, même s’ils font l’amour, Archie garde désormais son t-shirt. Il a dû entendre parler de mon compteur, lui.

En attendant, Betty couche avec lui avant de lui annoncer qu’elle se pense enceinte, parce qu’elle a deux semaines de retard. On note au passage qu’elle se plaint de la panne de courant qui éteint les lumières de la chambre… alors qu’elle est censée se taper des migraines, toujours. Je veux dire, elle avait ses lunettes de soleil un quart de seconde en début d’épisode.

Archie compense par un milliard de bougies, cependant, donc bon, elle peut continuer d’avoir sa migraine, en théorie. Elle peut aussi lui raconter son histoire avec le Trashbag Killer. Je sais que la série veut se donner des vibes de film d’horreur, mais le tueur à la musique classique, la scie et… le sac poubelle ! Désolé, mais j’ai ri.

La scène est loin d’être drôle, cependant : le tueur force Betty à découper un corps devant lui. Il a une raison de le faire : cela lui permet d’être sûr qu’elle est comme lui et que le monde sera plus intéressant avec une agente du FBI capable de démembrer des corps pour le fun – et pour la survie, accessoirement. C’est ce qu’Archie rappelle à Betty, avant de poser à voix haute la question que l’on se pose tous, de l’acteur aux gens regardant encore la série : pourquoi est-il encore à Riverdale ?

Pour sauver l’esprit de la ville, bien sûr, et y fonder sa famille. Il est même prêt à faire ça avec Betty. Et ben, la série n’y va pas mollo avec ce couple.

Bien sûr, Pop’s est aussi victime de la panne de courant (c’est connu que le brouillard coupe le courant, non ?), ce qui est une bonne chose : cela permet à Jug d’éviter une dispute avec Tabitha lui reprochant de lire ses pensées alors que lui n’a qu’une envie, pouvoir entendre à nouveau normalement. C’est pratique, ça.

Eux aussi ont un milliard de bougies à allumer, heureusement, et une vieille radio pour savoir si l’on parle ou non du brouillard. Allez savoir pourquoi – bon d’accord, c’est pour que leur générateur puisse fonctionner. Jug se décide aussi à sortir pour faire une recherche de pétrole. Il inquiète bien Tabitha en mettant trois plombes à revenir, se perdant dans le brouillard. Bien sûr, en l’attendant, elle a aussi entendu de drôle de voix à la radio.

Finalement, toute cette intrigue ne mène nulle part – mais le lendemain arrive. Cela permet de découvrir que pendant la nuit, le Conseil de la ville s’est dissout, sans l’avis de Tabitha évidemment. Pendant que la ville attendait que le brouillard se dissipe, Perceval s’est donc retrouvé nommé maire de la ville. MDR.

Ce n’est pas le pire pour Tabitha. Le pire, c’est qu’elle a essayé 1384 possibilités – parfois en restaurant l’ouïe de Jug – et qu’à chaque fois, elle sest retrouvée à perdre son petit ami, prédestiné à mourir selon elle. C’était mal joué, malheureusement, et absolument pas surprenant comme recyclage à la Infinity War.

Le fou rire du jour vient toutefois de la mère de Cheryl, clairement. Elle revient dans la série déguisée en bonne sœur parce qu’elle jure fidélité au Chris désormais, après une rédemption bien recherchée et un exode. C’est si drôle à voir : la mère serial-killer qui entre dans les ordres, ça ne se voit que dans Riverdale, je pense.

Bon, le retour de sa mère plaît moyennement à Cheryl. Elle la laisse quand même errer dans Thornhill, avant de l’assommer quand elle la retrouve devant une poupée de Julian. C’est tellement n’importe quoi cette série, mais c’est un n’importe quoi qui m’a un peu manqué par moments. Pour faire face à sa fille et rester en vie, la mère finit par lui prouver qu’elle a bien changé : elle lui donne les lettres d’Heather, sa première petite amie. Oui, il y a eu un avant Tony.

Lire les lettres, nombreuses, font pleurer Cheryl comme une petite fille : elle découvre que son ex pensait encore elle, malgré l’interdiction de sa mère de lui parler. C’est risible, vraiment. Même l’actrice ne parvient pas à croire à ce qu’elle joue… C’est dommage, elle est meilleure que ça d’habitude.

Dans tout ça, Veronica a toujours son casino à gérer, mais le brouillard qui envahit supposément la ville l’empêche de faire recette. Elle se retrouve coincée avec Reggie, parce que le brouillard est toujours là et l’empêche de finir son déménagement après avoir été viré. La soirée se termine autour d’un whisky et d’une Veronica qui propose à Reggie un strip-poker, parce qu’il a déjà joué au poker toute la journée et que cela lui permettra de pimenter sa soirée. Du grand n’importe quoi.

Assez vite, Reggie se retrouve donc en caleçon devant une Veronica en sous-vêtements. Je me demande pourquoi il a une réplique lui faisant dire « what are the odds ? ». Si elle était encore complètement habillée, admettons, mais la partie semble avoir duré un moment s’ils sont déjà en sous-vêtements. Et les chances pour que l’un des deux finissent nu à un strip-poker me paraissent plutôt élevés. D’ailleurs, il avait probablement moins de fringue qu’elle dès le départ.

BREF. Ils se retrouvent à coucher ensemble, mais pas dans le bureau de Veronica, où il y a encore le tableau d’Hiram. LOGIQUE. S’ils couchent ensemble, ils ne sont toujours pas faits pour être un couple heureux : les disputes entre eux reprennent vite, quand il évoque Hiram ou l’ombre d’Archie qui plane toujours sur leur relation. Et clairement, la conversation lui donne raison : Veronica ne s’est toujours pas remise de la décision d’Archie de rester à Riverdale plutôt qu’à New-York.

Reggie lui fait plus mal que prévu cependant : il s’amuse à faire prendre conscience à Veronica qu’elle se comporte comme Hiram, alors que lui reproduit aussi la dynamique de ses parents. Bordel, attention, on dirait presque que les scénaristes vont réussir à construire la psychologie de leurs personnages là. C’est flippant ! La scène était longue et à peu près bien écrite. Bon, elle allait aussi probablement à l’encontre de plein d’autres épisodes, mais ça, on est habitué.

Reste à évoquer le cliffhanger : Archie et Betty regardant le résultat d’un test de grossesse. SUSPENSE INSOUTENABLE.

Compteur d’Archie à poil : +0, il ne fait plus d’effort à la salle apparemment !

PS : la soirée continue sur le twitch d’Aurélien 

 

Station 19 – S06E13


Épisode 13 – It’s All Gonna Break – 18/20
J’essaie de ne pas trop surnoter parce qu’il y a une partie de l’épisode qui ne m’a pas intéressé plus que ça, mais bordel, j’ai adoré une intrigue (enfin, il faut que je nuance : on nous raconte un truc horrible, sauf que ça permet de faire passer un message politique nécessaire) et tous les twists de fin d’épisode. C’est bien simple, je trouve que ça permet d’éliminer quelques défauts des épisodes précédents et offre l’opportunité aux personnages d’évoluer. Reste à voir s’ils le feront correctement par la suite !

Spoilers

Carina et Miranda ont une journée de congé inattendue et politique, tandis que Theo prend le commandement de la caserne 19.


Mommy wants an abortion.

Quel plaisir de commencer son week-end par un nouvel épisode de la série. Ayant pris du retard ces dernières semaines dans la série, j’ai l’impression de voir plein d’épisodes de la franchise en peu de temps, en plus, c’est cool. Peut-être qu’il faut que j’arrête de m’obstiner à les voir le même jour… mais je me connais, ça n’est pas près de changer (enfin, si ABC les renouvelle bien). Bref.

L’épisode reprend une fois de plus par un footing de Théo. Si une bonne chose est de le voir recommencer à courir avec Vic, tout n’est pas rose pour autant, car il se montre beaucoup trop compétitif avec elle, sans vraiment de raison. De son côté, Sullivan est seul en début d’épisode, et c’est tout ce qu’on en retiendra pour cet épisode ;

On nous apprend aussi que Maya et Carina sont de retour dans le même lit ! En effet, Maya dort à l’hôtel avec Carina pour la rassurer suite à l’accident dont elle a été témoin. Cela dit, il ne faut pas en faire une montagne non plus : Carina voulait être rassurée, mais pas au point d’avoir Maya sous le drap avec elle ou de l’embrasser au réveil. Ou juste de la réveiller, en fait.

On sent bien la frustration de Maya, et on la comprend. Ensuite, Maya est totalement dans l’écoute de sa femme… et ce n’est pas le cas de cette dernière. Franchement, j’adore Carina, mais je la trouve désagréable avec Maya sur ce coup : on sent qu’elle veut entrer dans une phase de réconciliation et que l’italienne freine des quatre fers. Bon, qu’elle est autre chose en tête, je le comprends : Miranda et elle ont été témoins d’un grave accident, après tout, avec une voiture fonçant sur un médecin. Seulement, je trouve qu’elle va finir par pourrir son couple aussi à ne pas se montrer disponible pour sa femme quand elle est enfin en état de l’écouter. Qu’elles profitent l’une et l’autre de la vie !

Au lieu de ça, nous voyons Carina partir bien vite pour se rendre chez Miranda, où elle affirme avoir ce qu’elle lui a demandé… pour causer du trouble. Voilà qui plaît à Ben qui voulait armer sa femme d’un spray, contre sa volonté.

Il décide donc de les suivre et fait bien : il se rend compte qu’elles ont pris un jour de congé pour se rendre à une clinique « Balley ». Le but de la clinique ? A priori, faire croire aux femmes qu’elles vont pouvoir avorter car elles sont à la clinique Bailey, sauf que non. Bordel, c’est tellement vicieux comme concept. Cela ne m’étonne même pas.

Bref, en revanche, il est un peu surprenant de voir Ben se retrouver à devoir passer pour le mari de Carina, qui souhaite être avortée, avec le soutien de leur amie Miranda. Leur but ? Avoir un rendez-vous médical dans lequel elles auraient confirmation que la clinique refuse l’avortement aux patientes et les conseille mal. Cela permettrait d’en couper les financements.

C’est terrifiant, en tout cas, parce que rapidement, ce qui ressemble à une clinique d’avortement devient quelque chose de vraiment différent : on appelle Carina « maman » et on lui demande de confirmer qu’elle est enceinte avant de lui permettre d’envisager l’avortement. Il est vite évident qu’on ne veut pas qu’elle avorte à cet endroit. L’enfer.

Si Carina, Miranda et Ben sont loin d’être très discrets avec leur manière de gérer l’affaire, s’engueulant en permanence un peu partout dans la clinique et se trimballant avec un tube d’urine de femme enceinte (j’ai bien ri d’imaginer Miranda demander cette faveur à une infirmière enceinte), ils réussissent toutefois à être admis. C’est l’occasion de voir à quel point certaines personnes sont prêtes à tout pour éviter les avortements.

Le docteur Nancy qui les accueille est donc horrible, faisant bien attention de ne donner aucun conseil médical à Carina – parce qu’un conseil médical la poussant à ne pas avorter serait contraire à la loi de l’état. Elle refuse donc qu’on l’appelle docteur et souligne que les tests de grossesse sont des « fortune cookie ». Eh ben. En fait, elle met tellement d’importance dans le test dont le résultat doit absolument être lu par Carina que cette dernière finit par pleurer quand elle le voit positif.

Et ce ne sont pas des larmes d’actrice. Il s’agit de son premier test de grossesse positif, et la clinique est suffisamment forte pour lui faire prendre conscience de l’impact que c’est censé avoir de lire un tel test. Si Carina se sert de ses larmes pour faire croire qu’elle veut avorter, elle avoue tout de même la vérité à Miranda et Ben. Il y a quelques larmes, du chagrin et un sourire un peu forcé face à l’ironie de la situation. Je crois que je tiens le premier point de mon nouveau Bingo Séries, le point 15.

Nancy revient ensuite dans la pièce pour insister sur le fait que la grossesse est un petit miracle et pour ne donner aucun conseil médical : la clinique n’a pas le droit d’en donner, car il ne s’agit pas d’un lieu médical – elle peut juste proposer des soins pour la grossesse et l’avortement. Bref, Nancy est là pour brainwasher ses patientes et les faire envisager de garder le bébé, en maternant autant que possible ses interlocuteurs.

Difficile de garder son calme face à tant de mauvaise foi et un vocabulaire qui insiste pour faire de la grossesse une merveilleuse expérience. La tête de Carina m’a vendu du rêve pendant tout l’épisode, surtout qu’elle garde un beau self-control, contrairement à Miranda qui révèle rapidement qu’elle est médecin. Cela dit, Carina finit elle aussi par s’énerver et rappeler qu’elle ne veut pas d’enfant à une Nancy qui lui montre à quel point la clinique est prête à la soutenir dans la grossesse et l’aider à faire adopter l’enfant dans le pire des cas.

Finalement, Ben, Miranda et Carina n’en peuvent plus et entrent dans la confrontation directe avec Nancy, comprenant qu’ils n’arriveront pas à la faire craquer comme ils le souhaitent. Carina finit ainsi par révéler qu’elle est obstétricienne, qu’elle n’apprécie pas de voir Nancy se comporter comme un médecin avec sa blouse et ne pas prendre vraiment soin de ses patientes. Elle ne lui demande rien de son historique médical en tant que patiente, ce qui est quand même super craignos.

Après cette révélation et alors que Nancy appelle la sécurité, c’est finalement Ben qui s’énerve de découvrir que ses impôts permettent de payer ce genre de clinique. C’est à vomir, effectivement, surtout dans un Etat qui permet l’avortement. J’ai envie de critiquer les USA pour ça, mais bon, la vérité, c’est que je sens que je ne suis pas assez renseigné sur toutes les merdes de ce genre qu’on doit avoir chez nous aussi. Les séquelles psychologiques que ça doit laisser chez les femmes forcées de rester enceinte ensuite putain !

J’ai envie de croire que la série en rajoute une couche pour le bien de la fiction, mais comme dans les épisodes de Grey’s Anatomy de ces deux dernières semaines, je peine à le croire. Au moins, ils proposent une solution qui a ses limites, mais qui est tout de même bonne : une manifestation, tout simplement. Carina a appelé ses patientes/amies, qui viennent à cette fausse clinique pour indiquer aux femmes de faire demi-tour. Ce genre de manifestation peut vite déraper, mais l’épisode nous propose juste un happy end, avec une femme qui est redirigée vers la bonne clinique, pour faire le choix qu’elle souhaite.

En fin d’épisode, Ben se retrouve à peu près dans la même position que moi : il indique à Carina et Bailey qu’il n’aurait pas cru ce que Nancy leur a dit si on lui avait raconté que quelqu’un en clinique pourrait dire ça. Cela permet aussi de nous montrer une belle évolution pour Ben et Miranda, avec un passage d’une dispute de couple le matin à une autre le soir qui finit en réconciliations. Ils s’aiment et doivent apprendre à faire avec les décisions de l’autre – Ben prenant des risques comme pompiers, Miranda prenant des risques avec sa clinique.

Voir un couple si aimant donne aussi envie à Carina de retourner voir Maya, ce qui est rassurant. Carina se rend à la caserne en fin d’épisode pour parler à Maya et probablement lui dire qu’elle l’aime, mais Maya veut prendre la parole en premier, pour assurer qu’elle veut réparer leur couple. La bonne nouvelle, c’est que Carina le souhaite aussi, et qu’elle sait bien que Maya ne peut pas lire ses pensées.

Il reste un « mais » important pour leur couple : elle veut un couple solide, avec de vraies fondations. Cela fait du bien de les voir sourire pour une fois.                                                                                                                                        

Bon, j’ai fait le tour de l’épisode en laissant totalement de côté une grosse partie de celui-ci. Au moins, on sait la partie que j’ai préférée. Lorsqu’on retourne en début d’épisode à la caserne, c’est pour mieux découvrir la première journée de Theo en tant que capitaine. Je trouve ça bien naze qu’on nous le montre compétitif avec Vic en début d’épisode alors qu’il vient clairement de lui voler le poste l’air de rien, hein. Je ne savais pas si les scénaristes comptaient revenir dessus, cependant, parce que Vic était la seule à vouloir écouter Theo en ce début d’épisode.

En gros, elle ne participe pas au bizutage que les pompiers lui organisent – des confettis, un coussin péteur, son étiquette de nom à l’envers… – et l’écoute quoiqu’il dise. C’est toujours chouette de voir un bizutage pour un nouveau, ça nous rappelle qu’ils sont bien enfantins eux aussi. Pourtant, ils ont à traiter de vraies affaires d’adultes : l’alarme retentit rapidement et les mène à la première intervention de Theo en tant que capitaine.

Autant dire que ça ne se passe pas à merveille : ils doivent faire évacuer un immeuble qui risque de s’effondrer car un abruti s’amuse à en détruire les murs pendant une dispute. Le truc, c’est que l’abruti refuse totalement d’arrêter, malgré de nombreuses demandes de Vic et Jack. Si les demandes des pompiers sont répétitives et nombreuses, il y en a un autre qui fait de nombreuses répétitions : Theo, qui souhaite un point sur la situation toutes les trois secondes environ.

Il l’a dit en début d’épisode : il souhaite plus de communication. Pas évident dans certains cas quand on est pompier. Alors que les deux civils se retrouvent blessés par l’immeuble s’effondrant toujours un peu plus, Vic prend donc la décision de désactiver sa radio, ne supportant plus d’avoir Theo sur le dos comme ça. À l’extérieur de la caserne, c’est à Sullivan de faire entendre raison à un Theo bien désagréable, qui donne des ordres sans jamais écouter ses subalternes qui connaissent pourtant bien le métier eux aussi.

Theo finit par entendre raison face à lui… mais c’est un peu tard, surtout vis-à-vis de Vic. Sans trop de surprise, il la fait donc appeler en fin d’épisode dans son bureau pour parler de l’intervention. Celle-ci s’est bien terminée, mais Theo en veut à Vic d’avoir coupé sa radio. Là-dessus, les personnages se retrouvent bien vite à mêler vie professionnelle et vie perso, ce qui n’est pas évident à gérer pour un couple, j’imagine, surtout que Theo a désormais l’ascendant sur Vic.

Il est bon de la voir lui expliquer qu’il n’est pas vraiment dans la communication quand il s’agit de leur couple ou de dire la vérité à la cheffe Ross. Dur de ne pas être du côté de Vic dans cette conversation. J’adore aussi le personnage de Theo d’habitude, mais cette saison a trop tendance à le pourrir, comme ils ont pu pourrir Maya pendant pas mal de temps. À l’inverse, plus le temps passe, plus Vic est géniale.

Voir Theo lui reprocher d’être trop psychologue est carrément frustrant, car elle est géniale en tant que psy. La conversation entre Theo et Vic redevient rapidement professionnelle pour mettre un terme au perso, mais c’est Theo qui bloque le perso. Cela craint pour Vic. Au moins, il y en a une qui l’apprécie en tant que psy : Andy. Elle finit même par suivre le conseil de sa collègue et amie en acceptant un second rencard avec Eli.

De son côté, Travis demande d’avoir un peu de temps durant cet épisode au bureau de la caserne pour préparer l’élection avec Eli. Ce n’était pas intéressant à la base, parce qu’on insistait beaucoup sur de la politique, mais ça s’avère finalement être une partie amusante de l’épisode. On y voit Travis marquer plein de points lors d’un débat face à Dixon et un autre candidat dont on n’entend même pas le son de la voix.

Pour cela, pas besoin d’une vidéo dégradant l’image de Dixon comme ce dernier a pu le faire avec Travis (c’était bof comme image, en plus !). Non, il suffit de réparer un câble et d’insister sur la nécessité d’être pro-actifs face aux dangers et problèmes. Simple, efficace, Travis marque donc des points et sa côte de popularité s’envole, sous les yeux d’Eli rassuré de voir son candidat s’en sortir si bien.

Ils rentrent donc ensemble chez Travis pour célébrer cette journée victorieuse, avec Travis qui fait remarquer que ça fait vraiment du bien de se sentir désiré. Et là, la série bascule dans l’évidence : Eli et Travis s’embrassent, puis couchent ensemble. Dommage pour Andy qui voulait finalement son rencard, hein. J’adore l’idée. Le couple Travis/Eli est bien plus logique à mes yeux qu’Andy/Eli ! Je les voyais finir ensemble quand le personnage a été introduit, puis il s’est mis à draguer trop lourdement Andy.

La manière dont ça se fait pour Eli et Travis est beaucoup plus naturelle et fluide, je suis donc heureux de ce couple et du drama que ça apportera par la suite pour Andy/Travis. Je suis content aussi que ça ne finisse pas en couple Andy/Eli pour montrer que forcer tant, c’était naze. Et puis, je préfère mille fois Eli à Emmett pour Travis, hein.

Bon, autrement, en fin d’épisode, Sullivan apprend qu’Andy a refusé le poste de capitaine quand Ross lui a proposé, ce qui ne doit rien arranger à ses affaires de couple… Quand le couple lui-même est en péril : Dixon décide de venir voir Maya, maillon faible de l’ambiance à la caserne, pour lui remettre une photographie de Ross et Sullivan en train de coucher ensemble. Quel connard, ce Dixon ! Maya aurait mieux fait de déchirer l’enveloppe. Je n’aime pas la voir confrontée à un énième dilemme.

J’espère juste qu’elle sera plus intelligente et apprendra de ses erreurs : la chose à faire, maintenant, c’est d’en parler à Ross et/ou Sullivan pour les prévenir de la menace Dixon, pas aux syndicats pour se faire bien voir et avoir une promotion qu’elle regretterait ensuite. C’est clairement ce que souhaite Dixon, pour éliminer Ross de l’équation dans les élections où elle ne fait que lui mettre des bâtons dans les roues.

 

Station 19 – S06E12


Épisode 12 – Never Gonna Give You Up – 16/20
Difficile d’accrocher tout à fait à cet épisode tant il donne l’impression de perdre du temps dans la franchise. Pourtant, il est vraiment bon et propose de bonnes intrigues, avec des évolutions qui sont au choix géniales ou frustrantes, selon les personnages. En tout cas, ça fonctionne. Après, pour une fois qu’un crossover avait tout lieu d’être, la série décide de conserver son indépendance tout en faisant des références inévitables à l’hôpital, et ça finit par être de la torture affectant la qualité de l’épisode plus qu’autre chose.

Spoilers

Une influenceuse a un accident dans une grotte.


A mutiny, OK, you’re talking to the right person.

Dès le départ, l’épisode semble nous promettre d’enfin approfondir la relation entre Theo et Vic : il part faire du footing et laisse sa copine sans nouvelle de lui, refusant de lui répondre. Cela dit, il n’y a pas que Vic qui s’inquiète dans cet appartement : Travis aussi est de plus en plus inquiet et stressé. Il ne l’est pas par Theo, il l’est par son élection. Il se retrouve en effet à faire des cauchemars où il devient maire, et on sent bien que ce n’est pas si évident à envisager pour lui.

Pour le consoler, Vic lui assure qu’elle est là pour le protéger, avec une batte de baseball flippante et une énergie qui ferait peur aux agresseurs. Elle lui rappelle aussi qu’il risque de perdre son job le lendemain avec sa belle idée de suivre Andy lors de l’épisode précédent.

D’ailleurs, Andy est hyper stressée elle aussi. On la retrouve dans son appartement (elle en a un ?) en train de préparer comme elle peut sa journée du lendemain. Franchement, je me demande comment elle a pu se dire que ça pouvait être une bonne idée pour un rencard ce soir-là. Oui, Eli débarque pour l’emmener au restaurant et il se retrouve à devoir gérer sa crise. L’avantage, c’est que c’est son taf et qu’il peut reformuler facilement ce qu’il se passe : ce n’est pas une mutinerie, c’est une révolution. Cela sonne déjà mieux.

Vic est la seule immunisée de l’affaire, donc on sait déjà qu’ils ne seront pas tous virés. Andy, elle, pourrait l’être, franchement. Une fois à la caserne, c’est Ben qui remotive bizarrement les troupes, à dire qu’il est sûr d’avoir fait le bon choix. Il ne l’était pas tant que ça la semaine dernière dans l’épisode, hein. N’empêche que toujours est-il que la cheffe Ross demande à sa caserne de se réunir pour leur reprocher une nouvelle fois leur mutinerie.

Andy se décide finalement à l’interrompre à nouveau. Elle a toujours le même calme que celui de l’épisode précédent quand elle présente son affaire. Elle refuse de regarder Ross dans les yeux, mais elle lui explique qu’elle n’a fait que suivre le code des pompiers face à un pompier incapable d’être le capitaine sur scène. Ross n’a pas le temps de répondre que l’alarme sonne, leur permettant de les informer qu’elle est leur capitaine pour la journée. C’est une bonne chose, car j’adore l’actrice et le personnage.

Par contre, moi qui espérais une intervention avec une boîte aux lettres pour mon Bingo Séries, je suis servi. Les pompiers sont envoyés en pleine forêt, puis dans une grotte à la rescousse d’une influenceuse populaire – Travis la connaît – qui a eu un accident en live. Voilà qui promet. J’ai aimé les voir galérer à entrer dans la grotte, j’ai moins aimé le moment où à la radio on entend une demande de renforts à l’hôpital du Grey Sloan Memorial. Franchement, j’ai hésité pour une fois à laisser tomber l’ordre de diffusion pour regarder d’abord Grey’s Anatomy… et j’aurais peut-être mieux fait : on passe tout l’épisode à nous faire miroiter l’accident du cliffhanger précédent. J’ai juste envie de savoir si Addison va bien, moi.

Comme Carina était témoin de l’accident et qu’elle passe sa vie à la caserne, je me disais que bon, peut-être on aurait au moins un indice de ce qu’il se passe dans cette série. Ce n’est pas trop le cas avec cette intrigue dans la grotte où Ross et Sullivan utilisent finalement la ruse pour réussir à trouver leur victime : le live toujours en cours de l’influenceuse les aide bien.

La liaison radio beaucoup moins : Maya finit inévitablement par entendre que plusieurs médecins de l’hôpital ont été percutés par une voiture. Elle l’entend au moment où elle est suspendue au milieu du vide dans la grotte et nous fait une petite crise d’angoisse qui met en danger d’autres pompiers, notamment Andy la sécurisant, en face de sa cheffe. Ross s’énerve un peu trop vite à mon goût face à ce qu’il se passe, mais ça finit par être payant : elle parvient ainsi à remotiver Maya.

Celle-ci atteint donc, avec Travis qui l’aide aussi, un état de calme relatif, juste assez pour réussir à sauver l’influenceuse et son caméraman. On commence par le caméraman qui a la cheville cassée, adore entendre sa copine dire qu’il n’est que son collègue parce qu’ils sont encore en live et que leur relation est secrète et qui est sauvé rapidement. Bien sûr, l’important, c’est la relation secrète : il s’en confie à Sullivan alors que Ross est dans les parages, menant à un moment plutôt comique. L’homme s’inquiète de savoir si Sullivan pourrait vivre toute sa vie dans une relation secrète où il ne peut pas tenir la main de sa copine dans la rue. Ah-ah.

Sa copine ne va pas le rester longtemps de toute manière. Elle est absolument insupportable pendant tout l’épisode, tenant plus à son téléphone qu’à sa vie. Au départ, ça semble se comprendre et on se dit qu’après tout, c’est son moyen de revenu, son job et toute sa vie… Mais plus l’épisode avance, plus il apparaît que son obsession pour ses followers est pire que néfaste pour elle, pour son couple, pour sa survie.

Toute sa journée est filmée par son téléphone, heureusement, et ça permet à tout le monde d’apprendre la vérité sur ce qu’elle est vraiment, une narcissique qui est incapable d’écouter les conseils des pompiers, et notamment de Travis. Lui, il est filmé en train de faire de l’excellent boulot. La fin de journée termine extrêmement bien, inévitablement : il est une star des réseaux sociaux à nouveau, mais ça ne fait plaisir qu’à Eli. Travis continue d’être angoissé par la course à la mairie : peut-être qu’il ne voulait pas vraiment la gagner, finalement.

Pendant ce temps à la caserne, on retrouve Ben qui doit gérer l’arrivée d’un monsieur tout essoufflé. Comme il le reçoit juste après s’être inquiété pour Miranda, on comprend bien que le type risque d’être lié à ce qu’il se passe à l’hôpital. En attendant, le patient indique à Ben qu’une voiture a percuté une foule à l’hôpital, alors il inquiète Ben un peu inutilement.

Bizarrement, Ben insiste pour continuer d’appeler Miranda en boucle, inquiet pour elle. Le mec connaît la moitié du personnel de l’hôpital, mais bon, il ne pense pas à prendre des nouvelles de sa femme par l’intermédiaire d’un autre. En plus, il fait tout ça totalement au détriment du patient. D’un côté, on a Maya qui se fait engueuler par Ross, de l’autre, Ben qui passe son épisode au téléphone et passe à côté de l’état de santé de son patient.

Bon, ça ne dure pas et il en arrive à la conclusion qu’il s’est fait mordre par une araignée au venin vraiment problématique. Par chance, il tombe sur Ben qui est tout de même bien formé et réagit vite. Après, ça aurait été mieux s’il connaissait le code de l’armoire avec l’anti-venin, hein. Il finit par sauver l’homme, tout en lui indiquant bien qu’il est important de saisir le jour et de dire son amour à sa femme. Bref, il est encore inquiet pour Miranda.

Une autre intrigue voit Vic et Theo se retrouver à bosser ensemble pour des contrôles de routine. La vraie crise est pourtant leur couple, avec une incapacité totale à communiquer et un Theo qui continue de s’énerver toujours. Il n’est plus qu’une boule de nerfs à ce stade. Ils sont envoyés pour surveiller les quartiers riches, et ça énerve d’autant plus Théo qu’il a appris que l’enquête sur l’incendie de l’épisode précédent était déjà terminée. Sans conclusion bien satisfaisante : un incendie, ça arrive, surtout dans de vieux immeubles. En gros.

Cela énerve Vic à peu près autant que Theo, sauf que Vic, elle, décide d’agir, contrairement à lui. Elle change donc leur plan de route et retourne dans la boutique qui a cramé pour mener sa propre enquête. Theo et Vic trouvent ainsi un indice qui supposerait que le feu a pu être accéléré – contrairement à ce qu’indiquait l’enquête.

C’est une bonne chose, en vrai, parce que c’est exactement ce qu’ils cherchaient… mais Theo est encore énervé, pour changer. Il se rend compte que sans eux l’enquête n’avancerait pas, et ce n’est pas satisfaisant de savoir que les riches n’en ont rien à foutre des quartiers pauvres. C’est d’autant plus frustrant que Vic semblait avoir réussi à le calmer plus tôt. Ils arrivaient enfin à se comprendre… et on en revient à ce Theo insupportable.

L’enquête reprend pourtant de plus belle grâce à eux. Ils réussissent donc à prouver que l’incendie était criminel et ils essaient donc de convaincre l’un des pompiers spécialisés dans ce genre d’enquête de rouvrir aussi les investigations sur d’autres commerces du quartier ayant subi le même sort. Et il y parvient.

Tout ça est drôlement important pour la fin de l’épisode qui enchaîne sur quelques twists. Ainsi, de retour à la caserne, Ross complimente Andy et lui indique qu’elle a tout d’une leader. Mieux encore : elle est parfaite pour le rôle de capitaine en attendant le retour de Beckett. Si Andy est entièrement d’accord, elle refuse le job qui serait une nouvelle fois de l’intérim. Elle est persuadée de mériter un poste de cheffe à part entière.

Si je suis d’accord avec cette idée de base, je trouve que la négociation tombe vraiment au pire moment. Elle n’a pas le poids pour que sa demande soit entendue vraiment et elle passe donc à côté de son rôle de capitaine qu’elle veut tant pour un détail – vraiment. Fais tes preuves par intérim avant d’obtenir ce que tu mérites, aussi.

En plus, j’ai crisé quand elle a indiqué qu’à son avis, c’était Sullivan qui méritait le poste. Dans quel monde putain ? Je suis bien content du twist final improbable qui voit Ross finalement choisir de faire confiance à Theo en tant que capitaine. J’ai hâte de voir ce que ça donnera, parce que ça pue : on sait ce qu’il s’est passé la dernière fois qu’il était capitaine, et même si Travis est heureux d’être sous ses ordres, il arrive là pour de mauvaises raisons.

Ross le félicite en effet d’avoir persisté à mener l’enquête lui-même dans la boutique incendiée… sauf que c’est une décision de Vic. Il devient donc capitaine grâce à une décision de Vic, et il se garde bien de le dire à Ross. Le regard de Vic en dit long et promet pour la suite.

Mais pour l’heure, on veut surtout la suite de Grey’s Anatomy. Pour une fois, la franchise décide toutefois de ne pas faire un crossover tout de suite. On se retrouve donc avec une fin d’épisode qui voit Maya quitter son service, avec l’accord de Ross, pour se rendre en courant à l’hôpital. Ben fait de même, sans accord. Je m’attendais presque à ce qu’il se fasse renverser à son tour, pour le fun. Ce n’est pas le cas, heureusement, et on termine sur un plan de lui en train de courir à travers Seattle. Ils auraient au moins pu montrer son arrivée à l’hôpital, franchement.

Le suspense aurait été meilleur aussi si on n’avait pas su dès le départ que Carina et Miranda allaient bien, hein. Elles n’ont pas été renversées par la voiture en fin d’épisode et je l’imagine mal faire demi-tour.