Once Upon a Time (S07)

Synopsis : Les années ont passé depuis la fin de saison 6 et c’est loin de Storybrooke que cette saison reprend… Henri vit désormais à Seattle et est sous l’influence d’un sort, jusqu’au jour où sa fille dont il ignore l’existence débarque pour l’en réveiller.

Saison 6 | Saison 7

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Pour commencer et contre toute attente, cette saison 7 fait partie des saisons que j’attendais le plus en cette rentrée. La série n’est pourtant vraiment pas un gros coup de cœur et cela fait quelques années que je considère qu’elle devrait s’arrêter. Comme je ne l’ai commencée qu’en 2015 et qu’on est en 2017, ça en dit long, je crois. Pour moi, Once Upon a Time aurait dû s’arrêter en saison 4 grand max avec son intrigue sur l’auteur.

Depuis, nous errons, et les filtres orange dégueulasses sont un traumatisme pour la vie. Pourtant, j’ai continué envers et contre tout, parce que j’ai pris l’habitude de faire la poussière devant cette série. Ouais, c’est dire à quel point je la considérais bien l’an dernier. Les trois derniers épisodes de la saison 6 m’ont en revanche beaucoup plu.

Il ne faut pas que je les survende, mais l’épisode musical était assez bien réussi et la fin de série proposée était agréable. C’était toujours niais et avec des trous béants dans le scénario, mais ça tenait la route, avec une vraie fin en plus. Une vraie fin, mais aussi un vrai renouveau : cette scène où Henri a subi un nouveau sort et se retrouve dans la position d’Emma en saison 1 m’a tout de suite énormément plu et motivé à reprendre la série.

S07E01 : Hyperion Heights – 18/20
Ce reboot fait énormément de bien à la série et je suis totalement sous le charme de cette nouvelle mouture qui n’a malheureusement pas les audiences espérées (à peine 3 millions). J’ai quelques peurs pour la suite, mais le début de cette aventure est un plaisir total.
S07E02 : A Pirate’s Life – 17/20
Pour un épisode que je regardais en mode « ça passe ou ça casse », on peut dire que la réussite est totale. Les scénaristes justifient leur reboot de manière plutôt naturelle. Bien sûr, ça reste OUAT et il ne faut pas s’attarder trop longuement sur les détails, mais c’est un épisode qui parvient à saisir la magie des débuts, après sept ans.
S07E03 : The Garden of Forking Paths – 15/20
Je reste bienveillant envers ce reboot qui propose des épisodes très classiques pour cette série, avec leur part d’incohérences et de facilités scénaristiques. Oui, mais j’accroche aux nouveaux personnages et enjeux. Ce renouvellement me donne moins l’impression de tourner en rond indéfiniment avec les mêmes intrigues et couples devenus insupportables en saison 4.
S07E04 : Beauty – 12/20
La série repart dans ses défauts les plus habituels en concentrant cet épisode sur un personnage qui me sort par les yeux. S’il y a de bonnes trouvailles et une résolution naturelle de l’intrigue de ce personnage, cela ne suffit pas par rapport à l’excellence de ce début de saison et du nouveau casting. La série a vraiment besoin de renouveau, pas de s’enfermer dans ce qu’elle a déjà trop exploitée.
S07E05 : Greenbacks – 15/20
La réécriture des grands classiques Disney a toujours fonctionné dans cette série et cette saison semble motivée à s’y remettre. Du coup, il faudrait que je me mette à jour dans les films car je suis passé à côté des références multiples de cet épisode. N’empêche que ça ne l’a pas empêché d’être grandement apprécié. Et puis, on n’a pas vu un personnage qui me soule, et c’est tant mieux.
S07E06 : Wake Up Call – 17/20
L’intrigue s’emballe beaucoup plus vite que ce que je ne le pensais, et ça débouche sur de très bonnes choses, particulièrement en fin d’épisode. On retrouve le divertissement du début avec cet épisode : ce n’est pas une série grandiose c’est sûr, mais on passe un bon moment sans prise de tête et avec des facilités qui rappellent les films pour enfants. La magie est de retour, donc, sans être dans la niaiserie la plus totale.
S07E07 : Eloïse Gardener – 17/20
Deuxième épisode de suite que les scénaristes me baladent totalement et que les révélations me surprennent comme un bleu. Pourtant, j’étais rôdé avec leurs sept saisons. Ce qui aurait paru trop poussif l’an dernier passe bien : le renouvellement de casting, et surtout de personnages, était carrément nécessaire pour donner un nouveau souffle à la série. Ce reboot est une franche réussite.
S07E08 : Pretty in Blue – 17/20
Les épisodes se suivent et se ressemblent : j’ai retrouvé la magie qui m’avait plu dans la série et j’aime vraiment énormément les nouveaux personnages. Cette semaine intègre encore un nouvel acteur, d’ailleurs, mais ça promet déjà d’être intéressant à suivre. Le cliffhanger me fait moins d’effet que le précédent, c’est vrai, mais j’ai quand même envie de revenir la semaine prochaine. Cette fois, je vais tenter de rester à jour !
S07E09 : One Little Tear – 18/20
La série poursuit de dévoiler les différentes pièces de son puzzle et de la nouvelle généalogie tordue existant entre tous les personnages. Je vais de surprise en surprise, je me laisse totalement manipuler par des scénaristes à qui l’arrivée de nouveaux personnages fait décidément beaucoup de bien. Cela fait plaisir de voir la série profiter pleinement de son nouveau souffle !
S07E10 : The Eighth Witch – 20/20
Je surnote volontairement cet épisode car il apporte toutes les réponses que j’attendais concernant une bonne moitié de l’intrigue et propose des cliffhangers de mi-saison efficace. S’il manque peut-être d’un effet « wouah » à un moment, il n’empêche que les différentes pièces du puzzle se sont enfin emboîtées et que tout est très cohérent. J’attends impatiemment la suite – le 3 mars pour nous – et persiste à dire que ce reboot est une vraie réussite car je ne me suis (presque) pas ennuyé pendant dix épisodes. Inespéré il y a un an !
S07E11 – Secret Garden – 15/20
Bon, l’épisode tournait un peu en rond pendant une grosse partie des trois premiers actes, mais le dernier se termine avec de vraies avancées dans l’intrigue générale. Je continue de penser que cette saison est bien plus solide que les précédentes et c’est dommage que les audiences ne suivent pas, même si cet épisode était de moins bonne facture que les derniers. De toute manière, le sort de la série est scellé désormais, nous sommes face aux dix derniers épisodes, donc je vais les savourer comme tels et puis c’est tout.
S07E12 – A Taste of the Heights – 15/20
Cet épisode relance la série dans de nouvelles directions maintenant que la première partie de saison et ses conséquences sont résolues. Malgré ce changement de perspective, la série continue d’être sacrément divertissante et tous les moments qui m’auraient fait lever les yeux au ciel l’an dernier me font désormais rire car ils ont l’air bien plus pris au second degré par tout le monde. Bref, c’est un épisode efficace qui ouvre le chemin vers ce qui sera la fin de la série
S07E13 – Knightfall – 13/20
Cet épisode n’était pas une franche réussite : en se concentrant sur des personnages que je n’aime pas, il m’a rapidement ennuyé, mais au-delà de ça, il reprenait des schémas beaucoup trop usés dans la série. Je me suis arrêté sans regret au bout de trente minutes, pour le terminer une bonne heure plus tard, mais franchement, si j’avais su, j’aurais peut-être privilégié le visionnage d’une autre série.
S07E14 – The Girl in the Tower – 14/20
Si c’est mieux que la semaine dernière, on se concentre toujours sur un personnage avec lequel j’ai du mal, et la série n’est pas aidée cette semaine par l’absence d’une partie de son casting. Outre ces quelques problèmes, il faut ajouter des incohérences scénaristiques de plus en plus énormes et des pistes d’intrigues à venir qui ne me plaisent pas pour comprendre comment un épisode pas si mauvais se retrouve avec une note moyenne.
S07E15 – Sisterhood – 16/20
La saison avance rapidement, une fois de plus, avec un épisode qui paraît plutôt banal jusqu’aux dernières scènes qui redéfinissent quelques storylines et me laissent triste. Du coup, c’est un épisode que j’ai trouvé meilleur que les précédents, parce qu’il se concentrait sur un personnage que j’adore et parce que même s’il semble tourner en rond pendant un bon moment, il promet des changements dans les épisodes à venir en apportant lui-même du changement. Une bonne surprise, donc.
S07E16 – Breadcrumbs – 15/20
La série continue de remonter la pente cette semaine avec une intrigue à Seattle qui oscille entre le niais et le très intéressant. Bref, l’équilibre habituel de la série qui s’en sort toutefois bien avec une intrigue qui tient vraiment la route. J’aimerais en dire autant des flashbacks qui ne sont là que pour combler une grosse partie de l’épisode et me rappeler pourquoi j’ai tant détesté la série pendant trop longtemps. En plus, les deux histoires n’étaient pas trop connectées, et c’est vraiment dommage !
S07E17 – Chosen – 17/20
Eh bien, la série continue de se séparer de personnages que j’aime bien à un rythme qui fait qu’il n’y aura bientôt plus personne, mais je continue de trouver cette saison carrément mieux écrite que les précédentes. Je suis frustré de l’annulation du coup, parce que cette deuxième moulure tient beaucoup plus la route que la première et aurait pu tenir deux ou trois ans. Au moins, nous n’aurons pas à voir la qualité décliner de nouveau désormais et la fin se rapproche.
S07E18 – The Guardian – 16/20
Comme quoi, même en se centrant sur des personnages que je n’aime pas, la série peut encore proposer des épisodes sympas. C’est donc bien que ceux du début de saison n’étaient pas géniaux, voilà tout. Ceci dit, si je mets ma mauvaise foi de côté (quelle mauvaise foi ?), cet épisode m’a éclairé quelques aspects de l’intrigue que je n’avais pas suivi avec attention jusque-là, et ça a eu tendance à clarifier tellement de choses que je l’ai trouvé encore plus cool que ce qu’il n’était réellement.
S07E19 – Flower Child – 15/20
La fin de la série approche et on peut désormais en être certain : il est même question de mener une guerre, comme dans les ¾ de fins de séries. Au-delà de ça, c’est autrement un bon épisode qui nous approche peu à peu des réponses en en laissant suffisamment éloignées histoire de conserver un peu de suspens pour les derniers épisodes.
S07E20 – Is This Henry Mills? – 20/20
Je dirais simplement que je ne m’attendais pas à ça en lançant l’épisode, mais la série a retrouvé tout ce qui en faisait son charme en saison 1. Il était temps, si proche de la fin. Si elle s’est souvent perdu en route, elle prouve avec cet épisode (et cette saison) qu’elle était toujours là, bien planquée derrière la médiocrité. Alors bien sûr, ce 20 ne vaut pas un 20 de Westworld, mais pour moi, la série a su livrer ce qu’elle avait de meilleur durant ces 40 minutes. Et maintenant, je suis presque pressé de la voir se conclure, parce que si elle continue sur les mêmes notes et la même ambiance, ce sera très chouette !
S07E21 – Homecoming – 18/20
Malgré de bien mauvais effets spéciaux (toujours) et des jeux d’acteurs qui laissent parfois à désirer, cet avant-dernier épisode de la série réussit à proposer une intrigue très sympa et cohérente avec le reste de l’univers. D’anciens personnages reviennent pour cette grande fin, même si ce n’est parfois que pour un clin d’œil, et la fin d’épisode réussit à redonner quelques frissons car on sent bien que nous arrivons enfin à la fin du voyage, et que celle-ci fonctionne à merveille.
S07E22 – Leaving Storybrooke – 18/20
Difficile de metre un terme à sept ans d’histoires en tous genre, mais cet épisode réussit à le faire plutôt convenablement. J’ai trouvé qu’il manquait de l’émotion que j’en attendais – peut-être que j’étais trop psychologiquement prêt à dire adieu à tous les personnages. Sans surprise, les scénaristes parviennent à écrire un happy ending satisfaisant, même si niveau cohérence et chronologie, il faudra repasser. On oublie vite les quelques défauts pour terminer avec le sourire de voir une série qui aura longtemps erré enfin se terminer sur une bonne note – ce qui paraissait improbable il y a encore un an et demi. Adieu Storybrooke.

Saison 6 | Saison 7

Scandal (S07)

Synopsis : Après une campagne présidentielle et des remous politiques sans précédent en saison 6, Olivia Pope a désormais les pleins pouvoirs sur les États-Unis, dans l’ombre de la présidente Mellie Grant, ayant pour vice-président un certain Cyrus Beene. Cela signifie qu’OPA a bien changé, car c’est désormais une Quinn enceinte qui dirige les opérations.

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Pour commencer, je suis surpris du renouvellement de Scandal pour cette dernière saison car je trouve que la fin de saison 6 aurait fait une très chouette fin de série. Pourtant, il faut bien m’y faire, de nouveaux épisodes sont commandés cette année et ce sont eux qui doivent marquer la fin de l’ère Olivia Pope.

J’ai échappé aux trailers, mais pas à l’ensemble de la promo, comme je le disais ce matin dans mon 500 mots du jour. Je suis curieux de voir quelle(s) intrigue(s) les scénaristes vont choisir pour boucler la série et comme il n’y a pas trente-six moyens de le savoir, je me lance immédiatement et sans plus de blabla dans le visionnage de cette septième et dernière saison de la série. Ici, mon avis sans spoiler ; si vous cliquez sur les titres des épisodes, mes critiques complètes.

Note moyenne de la saison : 14/20

S07E01 : Watch Me – 17/20
Ce début de saison nous rappelle brièvement le bourbier politique de l’an dernier pour réaffirmer la nécessité de l’existence d’Olivia Pope. J’ai beaucoup aimé et Scandal semble reparti sur de bonnes bases. Ce n’est pas la série aussi pleine de rebondissements qu’elle était il y a quelques années, mais cette dernière saison semble la mener paisiblement à une fin de vie réussie.
S07E02 : Pressing the Flesh – 16/20
Cette saison promettait de revenir aux sources de la série, et elle le fait. L’épisode possède moins de rythme que les débuts, certes, mais nous retrouvons enfin chaque personnage exploité à sa juste valeur, et ça fait du bien après tout ce temps à errer ces dernières années.
S07E03 : Day 101 – 06/20
Gros ennui devant cet épisode vu en deux fois sur quatre jours (!), titre mensonger car c’est finalement la seule journée qu’on ne voit pas, et approfondissement d’un personnage dont je n’ai rien à carrer… Clairement, un épisode que je préfère oublier, alors je ne sais pas quand je vais me décider à me replonger dedans pour en écrire la critique complète.
S07E04 : Lost Girls – 13/20
S’il n’était pas dur de faire mieux que la semaine précédente, l’épisode retombe largement dans les travers habituels de la série et tous les petits défauts qui ont fait que je m’en suis détaché peu à peu. Difficile donc d’être très positif, alors que les deux premiers épisodes avaient réussi à me faire changer d’avis.
S07E05 : Adventures in Babysitting – 14/20
Fitz n’a décidément rien compris et souhaite retrouver une Olivia qu’il reconnaît, la forçant à s’éloigner de nouveau de l’Olivia des débuts de la série. Dommage. Quand aux twists, la série n’arrive plus à me surprendre, tellement on finit par être rôdé avec eux…
S07E06 : Vampires & Bloodsuckers – 16/20
L’épisode commence assez mal mais retombe vite sur ses pieds, la grossesse de Katie Lowes étant très bien gérée par les scénaristes qui trouvent ainsi un moyen efficace et simple de dynamiser la série. Si Olivia s’est quelque peu perdue en route, la série retrouve son chemin vers un rythme réussi. C’est déjà ça !
S07E07 : Something Borrowed – 15/20
Difficile de noter sérieusement l’épisode quand les enjeux dramatiques proposés m’ont plus fait rire qu’autre chose et que je n’ai pas accroché au cliffhanger. La dernière saison devrait apporter de meilleures choses, tout de même. Ce n’est pas complétement mauvais, mais c’est bavard pour pas grand-chose…
S07E08 – Robin – 14/20
Difficile de ne pas spoiler après le cliffhanger de l’épisode précédent. Je dirais juste que cet épisode possède un problème d’écriture et n’a pas réussi à m’embarquer avec lui. Du coup, c’est dommage, je suis passé à côté ; mais heureusement, il était extrêmement bien interprété par tout le casting.
S07E09 – Good People – 09/20
J’ai voulu croire en cette dernière saison, mais elle atteint un stade où c’est tellement mal écrit que je crois qu’on se paye notre tête. Le casting fait ce qu’il peut et le fait bien, mais ça ne peut pas rattraper un scénario par moments incohérents et aussi prévisible que mal amené.
S07E10 – The People v. Olivia Pope – 13/20
Malheureusement, la série ne parvient plus à me surprendre et les twists sont prévisibles à des kilomètres. Cela n’aide pas à accrocher – mais je ne suis pas aidé non plus par des scènes tellement risibles qu’elles en deviennent gênantes (et oui, c’est pire que la semaine dernière). Heureusement, l’intrigue avance et ça, ça, c’est positif et ça laisse plein d’espoir. Vite qu’on en finisse !
S07E11 – Army of One – 16/20
Comme quoi, il ne faut jamais désespérer. La série reprend en vigueur pour conclure une grosse partie de ses intrigues en cours avant une pause de deux semaines et un crossover plus ou moins attendu. Au passage, elle réussit à me surprendre par un ou deux twists, même si j’ai vu arriver la fin. C’est tout de même mieux que la majorité des épisodes de cette saison, décidément très inégale.
S07E12 – Allow Me to Reintroduce Myself (1) – 16/20
Comme prévu, ce crossover fait énormément de bien à Scandal et peut être suivi par tout le monde. Franchement, à une scène (ou deux, allez) près, j’ai passé un vrai bon moment sans trop de yeux levés au ciel et de soupir devant la médiocrité atteinte par la série. Oh, bien sûr, on n’est toujours pas sur de l’excellent, mais l’arrivée d’Annalise Keating fait énormément de bien à la série qui avait besoin de ce nouveau souffle.
Crossover HTGAWM – S04E13 – Lahey v. Commonwealth of Pennsylvania (2) – 16/20
S07E13 – Air Force Two – 13/20
Voilà un épisode qui n’était pas super intéressant à voir mais dont la construction est un vrai cas d’école avec une écriture parfaitement maîtrisée. À défaut de m’intéresser sur le fond, Scandal parvient encore à m’intéresser sur la forme, et c’est toujours ça de pris, mais pour une dernière saison, j’atteins un niveau de « on s’en fout » vraiment dérangeant.
S07E14 – The List – 15/20
Sans surprise, la série aborde enfin la thématique du harcèlement sexuel et du #metoo, tentant de justifier ses errances passées (et ses réussites aussi, heureusement), mais en le faisant de manière par moment beaucoup trop grossière. En revanche, l’intrigue générale repart de plus belle : si elle va un peu vite en besogne, elle est engageante et pourrait sur un malentendu mener à un final réussi. Je croise les doigts !
S07E15 – The Noise – 15/20
Après sept saisons, les scénaristes ont du mal à surprendre dans une intrigue convenue, mais au moins, la série n’est plus aussi aberrante que plus tôt dans la saison. Elle est sur un chemin de rédemption qui la mène à son épisode final, et la dernière intrigue qui se profile est à la hauteur d’une conclusion de série… Toutefois, elle n’est pas à la hauteur de ce qu’a été cette série dans le passé. Mais bon.
S07E16 – People Like Me – 14/20
Un épisode très bavard qui avance pour mieux reculer et ne pas apporter de réponses satisfaisantes. J’aime cette dernière intrigue pour la série, mais elle pourrait être tellement mieux gérée que c’est frustrant. Et puis aussi, j’aurais aimé en revenir à de temps plus simples, évoqués dans cet épisode, où la série n’essayait pas de tenir un improbable fil rouge de complots politiques emboités les uns dans les autres. Une petite affaire de rien du tout pour conclure la série, ça aurait été sympa. Là, on continue de sous-exploiter certains persos et on tourne en rond. Dommage.
S07E17 – Standing in the Sun – 17/20
Quatre ans plus tard, la série se décide enfin à faire ce que j’attendais d’elle et je me sens presque récompensé de cette longue (et souvent douloureuse) attente. Cet épisode arrive beaucoup trop tard pour être vraiment crédible, mais il remonte une pente que je pensais que les scénaristes avaient choisi de contourner indéfiniment. J’ai eu quelques frissons devant l’épisode, c’est dire, et j’ai désormais l’espoir que la fin sera à la hauteur. C’est quitte ou double, ils ont de sacrés choix à faire et si je suis honnête, je ne sais pas trop comment ça va se terminer, ce qui me rend d’autant plus impatient d’être vendredi prochain !
S07E18 – Over a Cliff – 17/20
À coup de pirouettes plus ou moins improbables, la série parvient à proposer une vraie conclusion qui tient suffisamment pour donner le sentiment d’une fin définitive. Cet épisode chargé délivre énormément d’excellentes scènes en 45 minutes et prend enfin le temps de reconnaître les critiques qui sont adressées à la série depuis des années, pour mieux les balayer d’un revers de main et assumer ce que Scandal a toujours été. La toute fin réussit donc à se réconcilier avec moi-même si elle est loin d’être parfaite, et le tout se termine ainsi sur une bonne note. It’s handled.

> Rétrospective sur l’ensemble de la série.

La dernière saison de Scandal

Salut les sériephiles !

La semaine dernière, le TGIT revenait enfin après des mois de pause, mais revenait sans Scandal. C’est aujourd’hui que ça reprend enfin et c’est tant mieux, car il est temps que la série se termine – tellement temps que ça fait genre trois saisons que je le dis. Contrairement à Grey’s et HTGAWM, je me suis un tout petit peu intéressé à la promo de cette saison 7… il y a deux mois lors de la publication de la photo promotionnelle.

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Cela m’a donné envie de faire le point sur la série car cette photo plonge Olivia dans le noir, la laissant à côté de son fameux chapeau blanc. Il ne fait donc pas de doute que la saison 7 poursuivra sur la fin de saison 6 (sans blague) qui voyait Olivia être franchement assoiffée de pouvoir.

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N’en déplaise à cette cinglée !

Pour rappel (spoilers donc), dans le dernier épisode diffusé en mai, Olivia Pope arrivait enfin à la Maison Blanche en étant chef de cabinet de la présidente Mellie Grant (comme quoi, tout arrive), tout en assumant son couple avec l’ex président face caméra (alors que celui-ci se barrait seul dans le Vermont). La scène était a priori grandiose pour le couple, mais je les déteste tellement que de toute façon, ça m’était quelque peu égal. Loin de s’arrêter là dans sa quête de toute puissance, Olivia réformait également dans son coin le B613 dont elle se mettait tout naturellement à la tête. Rien que ça.

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Ce couple me file de l’urticaire.

Cela faisait une superbe fin de série, mais c’était sans compter sur la tendance d’ABC de renouveler des choses qui n’ont pas besoin de l’être (coucou Once Upon a Time, tu es la prochaine sur ma liste, mais ton reboot me calme pour l’instant). Cette fois cependant, Olivia Pope s’apprête bien à vivre ses dernières aventures, et tout ce que je peux dire, c’est… Enfin !

La fin de série devrait je pense nous la ramener dans le droit chemin, car je ne vois pas la série se terminer sur une fin négative. Je ne serais néanmoins pas complétement fermé à l’idée. Depuis le temps que ça part en vrille, ce serait même sympa une fin horrible, avec une mort de Fitz qui nous anéantit Olivia. Ouais, je déteste ce couple à ce point-là, c’est comme ça.

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Du côté d’OPA, nous avions désormais une Quinn enceinte à la tête du bureau alors qu’Abby reprenait enfin sa place dans l’organisation et qu’Olivia la quittait totalement. Quant à Huck, il ne servait toujours à rien, les scénaristes ayant arrêté d’essayer de lui trouver une intrigue crédible il y a longtemps.

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Je suis très méchant avec la série ce matin, mais la vérité, c’est que je suis pressé de découvrir ce chapitre. Ils peuvent encore réussir leur sortie et ils l’ont prouvé l’an dernier où l’ascension d’Olivia m’avait bien plu, malgré une soirée électorale vue et revue jusqu’à l’écœurement, car la série avait retrouvé une part de son fun !

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Les scénaristes s’étaient même souvenus de ces trois-là !

Que la fin soit réussie ou pas, il sera triste de dire adieu à une série, comme toujours, mais encore plus parce que c’est la fin d’une époque. Le TGIT ne sera plus le même l’an prochain et en plus, Shonda a signé chez Netflix, donc c’est à mes vendredis matins des dernières années que je dirais au revoir dans quelques mois. En attendant, je vais savourer ces dernières semaines avec ce fabuleux trio et c’est dès ce matin que je me plante devant la télé.

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American Horror Story Cult (S07)

Synopsis : Cette saison débute le soir de l’élection de Trump chez Ally, sa femme Ivy et leur fils Oz, mais aussi chez Kai et Winter Anderson (frère et sœur). Ces cinq personnages, de même que le Dr Rudy Vincent, vont lancer une nouvelle intrigue de onze épisodes dont le titre est « Cult » et qui devrait nous apporter quelques clowns.

Ci-dessous, mon avis sur chaque épisode de la saison juste après son visionnage.

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Quoi ? C’était la meilleure image de transition possible.

Pour commencer, si je suis impatient de voir cette saison, je ne me suis que peu spoilé, ce synopsis en disant déjà trop pour moi. Je préfère de loin me garder toute la surprise, même si j’ai vu les trailers très esthétiques de la série lors du Comic-Con de San Diego. Il faut dire que les premiers trailers ne nous en disent jamais beaucoup, se contentant d’instaurer l’ambiance de la série. Et ça l’ambiance, j’accroche toujours bien.

Je ne peux donc pas dire grand-chose a priori de cette saison, même si le titre de son premier épisode est prometteur avec un retour (encore) à l’élection présidentielle. Cela ne pourra pas être pire que la saison 6 de Scandal qui a passé sa saison là-dessus.

Concernant American Horror Story, je suis mitigé. Je n’aime pas le format de l’anthologie qui me donne l’impression de recommencer chaque année une nouvelle série, mais qui enferme chaque fois les mêmes acteurs dans le même type de personnages. La saison 6 avait révolutionné le rythme de la série (plus court) et ces stéréotypes ; j’espère donc que la saison 7 fera de même, car c’et un cocktail qui avait merveilleusement bien fonctionné.

Si je suis surpris de voir la série revenir si tôt, ce n’est pas pour me déplaire car le mois de septembre serait un peu vide sans elle.

Note moyenne de la saison : 13/20

01Épisode 1 – Election Night – 18/20
She was supposed to win. Is this really happening ?

La fiction rejoint la réalité et offre dès la première seconde l’image la plus terrifiante de la série : Trump qui se présente à l’élection présidentielle. La série n’y va pas par quatre chemins, nous rappelant dans son introduction d’une minute l’enfer de la campagne présidentielle.

L’épisode, comme son titre l’indique, se déroule le 8 novembre 2016 et voit Trump devenir président. Too soon ? Probablement. Les réactions proposées sont légèrement excessives, avec un Evan Peters (Kai) aux anges et une Sarah Paulson (Ally) en larmes. C’est drôlement osé de remuer le couteau dans la plaie  comme ça et sans grande surprise, AHS est assez clairement pro-Clinton. Kai va jusqu’à se tartiner la face de biscuit apéro pour être aussi orange que son idole, ça en dit long.

Post-générique, nous reprenons sur un couple qui fait l’amour en plein air pour mieux être interrompu par Twisty, le clown de la saison 4. Oh. Je ne m’attendais pas à son retour et ça m’a collé quelques frissons, réveillant aussitôt ma coulrophobie. À leur place, je me serais barré en courant. En bon américain, le type décide de sortir son flingue, se fait égorger sous les yeux de la blonde de service qui reste assister à ça avant de se mettre à courir. OK, la série n’hésite pas à verser dans l’horreur la plus totale… pour rien, car c’est simplement un comic book lu par Oz, le fils d’Amy et Ivy. Amy se révèle être encore plus phobique que moi, ne supportant même pas la vue de Twisty.

Il faut dire que la pauvre Amy n’arrive plus à gérer ses phobies et se rend chez son psy pour tenter de les contrôler à nouveau : coulrophobe, claustrophobe, etc. Elle a de quoi faire, clairement. Son psy ne m’inspire pas confiance, même s’il est super sympa avec elle et lui prescrit des médicaments (qu’elle ne veut pas, mais dont elle a besoin).

Amy continue sa vie malgré ses phobies, allant même faire ses courses pour découvrir dans son quotidien des pro-Trump. Ce n’est pas toujours évident à gérer et c’est une peur bien plus pernicieuse que d’habitude. Cela déclenche ses phobies et hallucinations, puisqu’elle va jusqu’à voir des clowns sodomites et autres personnages masqués redoutables contre lesquelles ses bouteilles de vin ne peuvent rien.

Elle se précipite dans sa voiture, pour tomber sur un nouveau clown qui la terrifie tellement qu’elle jette sa voiture dans un poteau. Oui, ce sont des hallucinations, bien sûr, la police ne trouvant rien sur les caméras. Pour l’instant, difficile de savoir vers quoi se dirige la saison, mais j’aime cette peur insidieuse qui s’installe, avec l’intrigue politique de la saison ou Kai qui réclame le chaos pour restaurer l’ordre, affirmant que le citoyen lambda veut être apeuré, avant de lancer des menaces en l’air.

Ally et Ivy gèrent comme elles peuvent leur couple mis en crise par les élections et les phobies de la première, pour mieux vivre une agression homophobe de Kai. À la recherche d’une nourrice, elle se retrouve à embaucher Winter, sans savoir qu’elle est la sœur de cet agresseur au latte. Elles ne peuvent pas savoir non plus la relation totalement tordue qu’elle a avec Kai, à qui elle raconte tout par serment de petits doigts. Étrange.

Pas aussi étrange que Kai qui décide d’aller se faire tabasser par un groupe de routier en leur envoyant un préservatif plein d’urine. Pendant ce temps, Winter emmène Oz sur le Dark Web pour lui montrer des cadavres, alors qu’Ally perd totalement la boule en face de sa femme. Ivy la force donc à prendre ses médicaments

Chez elles, un camion à glaces s’arrête et quelques clowns en descendent pour mieux… aller tuer les voisins. Winter et Oz sortent donc de la maison pour aller voir ce qu’il se passe et Oz assiste à une troupe de clowns tuant les charmants voisins asiatiques que l’on a suivis en arrière-plan tout au long de l’épisode. Le problème, c’est que Winter contredit totalement Oz, disant qu’ils n’ont rien vu et qu’il a tout imaginé, à cause de sa BD.

Le cliffhanger voit Ally se réveiller aux côtés d’un clown et non d’Ivy, ce qui sera forcément balayé en un instant par un réveil lors du prochain épisode.

Cette saison gère plutôt bien pour l’instant, instaurant un cadre on ne peut plus réaliste avant d’y introduire l’horreur par touches légères : la phobie, les électeurs de Trump, la nourrice qui pose des questions gênantes et est psychopathe… Toutes les petites peurs du quotidien, donc. Je suis pressé de voir la saison se développer, mais elle part plutôt très bien pour l’instant. Cela aide que je me suis réconcilié avec le jeu d’actrice de Sarah Paulson ces dernières années, car je ne l’aimais tellement pas dans les premières saisons que j’avais du mal à accrocher.

Enfin, je l’attendais sans oser l’espérer, mais cet épisode me valide aussi le point « retweet » et « tweet » du Bingo Séries 5, juste à temps. Et ça, c’est très chouette.

02.pngÉpisode 2 – Don’t Be Afraid of the Dark – 14/20
Scream and I kill you

Je le savais, mais j’ai sursauté en voyant le clown dans le lit car j’ai fait play d’un œil distrait. Ally se précipite auprès de sa femme dans la cuisine pour lui demander de l’aide et celle-ci la croit immédiatement, montant avec un couteau. Euh, oui, bon, si ta femme est phobique et passe une semaine à voir des clowns partout, tu t’attends à ce que sa crise au milieu de la nuit soit une crise, non ?

On enchaîne ensuite sur un cauchemar d’Oz qui voit à son tour des clowns un peu partout. Si la scène est en elle-même flippante avec ma légère coulrophobie, je trouve que ce début d’épisode n’est pas franchement à la hauteur avec deux hallucinations en cinq minutes. Ce n’est pas la première fois de la saison qu’on y a droit et l’on a du mal à voir où ça va exactement.

Les deux ont droit à de nouveaux voisins louches, ce qui inquiète Ally. Ils sont pourtant on ne peut plus sympathiques avec un sens de l’honnêteté perturbant. Beaucoup trop bavards, ils ralentissent le rythme de l’épisode avec leurs histoires personnelles plutôt marrantes. Ally devient rapidement insupportable en ce qui les concerne, ayant peur d’absolument tout.

L’épisode s’intéresse aussi à Oz. Winter se débrouille pour le terroriser tout en gagnant sa confiance, afin qu’il lui confie ses peurs dans le même serment de petits doigts étranges qu’elle faisait avec Kai la semaine dernière. Le fait qu’il lui confie ses peurs est censé les rendre plus forts tous les deux. Le serment en lui-même est sympathique, mais là encore, j’ai du mal à voir vers quoi se dirige.

Du côté de Kai, on continue dans l’intrigue politique. C’est sans surprise qu’il se victimise après son agression. Il en profite même pour réclamer un poste au conseil municipal maintenant que le précédent occupant est mort. Il entre donc en campagne, jouant autant que possible du climat d’insécurité de sa ville, qu’il instaure lui-même… C’est d’une subtilité redoutable.

Au restaurant, Ivy s’absente de la cuisine pour gérer l’administratif, ce qui permet une fois de plus de montrer le climat politique inquiétant. La nuit suivante, l’alarme se déclenche et c’est Ally qui s’y rend parce qu’Oz n’est pas rassurée de rester seul avec elle – sympa le gamin. Bien sûr, elle tombe sur un meurtre, sinon ce n’est pas drôle. Le meurtre de Roger est la parfaite excuse pour accenteur le climat d’insécurité avec Pedro, un immigrant, comme suspect évident. Ivy fait ce qu’elle peut pour rassurer Pedro, tout en se retrouvant dans ses dettes jusqu’au cou.

Une semaine plus tard, Ivy s’inquiète pour Ally qui veut renforcer la sécurité de sa maison et appelle son psy. Celui-ci découvre qu’Ally est en roue libre et a carrément emprunter un flingue à ses nouveaux voisins. Ne pouvant rien raconter à Ivy, il se montre simplement peu rassurant là où tout dans l’attitude d’Ally crie à la catastrophe à venir.

Cette situation permet à Winter de se faire embaucher à plein temps et de continuer à manipuler Oz… et séduire Ally avec un bain moussant extrêmement érotique. Celui-ci est interrompu par… une coupure de courant que le voisin gay leur annonce être un attentat. Du coup, forcément, Winter décide de se barrer récupérer ses affaires.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’Ally soit terrifiée, surtout que son portable est mort et qu’elle ne sait pas encore qu’un clown se balade dans la maison. Elle se barricade donc autant qu’elle peut, ce qui est probablement une erreur puisque les clowns sont chez elle. Elle finit par tomber nez à nez avec l’un d’eux après avoir découvert que le courant de la maison a été volontairement coupé.

Elle sort donc son flingue et Pedro étant en route vers chez eux, il ne fait aucun doute que le pauvre va y passer. C’est effectivement le cas, puisqu’il arrive pile au moment où Ally ouvre la porte pour s’enfuir.

Grosso modo, cet épisode s’amuse à instaurer l’inquiétude dans la banalité et jouer de l’insécurité, thème ô combien central de la politique occidentale. C’est un bon gros pamphlet sociétal et politique pour dénoncer le racisme américain et la manipulation des images. J’aime beaucoup l’idée en elle-même, mais l’exécution n’est pas aidée par les personnages, à commencer par celui d’Ally. Ses phobies la rendent difficile d’accès et donnent l’impression d’une parodie plus qu’autre chose. Je dis que c’est un gros pamphlet, et c’est effectivement le problème : c’est trop gros.

La peur passe bien, certes, mais l’effet de réel voulu est vraiment mis à mal après seulement deux épisodes. Bref, c’est du American Horror Story inspiré par le quotidien plutôt que par des légendes urbaines. Pourquoi pas, mais ça peine à trouver une direction précise pour l’instant et l’ambiance risque fort de ne pas être suffisante pour garder l’attention tout au long de la saison, car ça en fait des caisses pour pas grand-chose.

03.jpgÉpisode 3 – Neighbors from Hell – 14/20
Just keep living your truth.

Comme c’est étrange, cet épisode qui commence par Laura Allen et ses phobies. Bon, elle s’appelle Rosie dans cette série, mais pour moi, elle sera pour toujours Lily des 4400. Elle ne sert qu’à faire une introduction sur les phobies et le psy, cependant. Elle a donc peur d’être enterrée vivante et les clowns ont l’extrême gentillesse de lui faire ce cadeau, à elle et à son mari.

Bien, il ne faut donc pas chercher très loin pour comprendre que le psy a son rôle à jouer dans le gang des clowns. Je le soupçonnais depuis le premier épisode, mais c’est un peu gros et répétitif après la saison 2. Vous me direz, c’est American Horror Story, je devrais m’y attendre.

Loin de tout ça, mais dans la même ville, Ally a tué Pedro et est en larmes. En même temps, un épisode de cette série où Sarah Paulson ne pleure pas, ce ne serait pas un épisode normal. La police décide de ne rien faire, parce que bon, de toute manière, ils voulaient arrêter Pedro et celui-ci n’est pas blanc, alors on s’en fiche, non ?

Voilà toute la subtilité dans laquelle se trouve désormais la série, et c’est lourd, franchement. Heureusement que l’intro était réussie, parce qu’autrement ça aurait été long. Ally passe donc de progressiste à conservatrice aux yeux de tous. Il faut dire qu’elle utilise à merveille son « white privilege » dans cet épisode et que le meurtre ne semble pas plus l’affecter que ça ; contrairement aux épisodes précédents.

Il y a donc des manifestations anti-Ally devant le restaurant et devant chez elle, parce que ses nouveaux voisins ne sont pas très fan de son acte qu’ils voient comme raciste. C’est beau et comme ils sont totalement cinglés, ils utilisent internet pour continuer à transformer les vies d’Ally et Ivy en enfer, leur envoyant des hommes nus chez elles.

Toute leur vie se transforme en Enfer et c’est beaucoup trop drôle : il y a également un camion qui envoie des produits chimiques sur leur jardin, elles apprennent par Beverly Hope, journaliste du coin, le meurtre de Rosie & son mec, leurs voisins offrent un animal à Oz, etc, etc. On passe donc d’une ambiance volontairement glaçante et terrifiante à… quelque chose de beaucoup trop parodique pour être crédible. C’est embêtant : la série vise l’horreur, mais elle me fait désormais beaucoup plus rire.

Du côté des voisins, rien ne va plus : le mari gay s’est trouvé un mec (le détective sur l’affaire Pedro) et sa femme se sent seule et délaissée. Elle se rend donc auprès de Kai pour faire un serment de petit doigt et ça manque de logique tout de même. Kai passe l’épisode à tourner autour d’Ally, s’assurant de faire prospérer l’insécurité autour d’elle tout en passant pour le protecteur bien rassurant.

Il a aussi droit au serment du petit doigt avec le mari gay qui lui dit espérer que sa femme meurt. Il n’en faut pas beaucoup plus pour deviner le cliffhanger de la semaine, mais bon…

Comme tout va finalement bien pour Ally et Ivy qui se sont même réconciliées avec Winter, elles décident de passer une super soirée familiale au restaurant ; pour mieux revenir et découvrir l’animal de compagnie se faire exploser aux micro-ondes. C’était mon plus gros fou rire de l’épisode, mais c’est parce que je dois être un peu vicieux… ou tout simplement parce que ça n’a aucune logique ni crédibilité.

Ally accuse immédiatement ses voisins, sans preuve, mais ceux-ci ont surtout l’air terrifiés d’apprendre qu’elles ont trouvé un smiley sur leur porte. S’ils savaient qu’ils en ont un aussi sur leur mur… Bref, Ally appelle la police, mais la police c’est le copain de son voisin, alors ce n’est pas très efficace.

Ce qui est sacrément efficace, en revanche, c’est une vidéo de Winter en train de masturber Ally dans son bain. Elle est envoyée à Oz qui se retrouve forcé de le montrer à ses mamans. Ivy le prend mal et décide de quitter la baraque.

Oui, mais non, parce que quand elle se décide à le faire, la police débarque sur les lieux : la maison voisine est pleine de sang avec un smiley, la voisine elle-même a disparu et le mari les accuse de s’en être pris à sa femme.

Bon, franchement, plus le temps passe moins cette saison parvient à faire peur. Tout au plus, elle me fait rire avec son montage d’événements loufoques et grossiers. Ils peuvent faire mieux, sérieusement. D’un autre côté, je suis forcé de constater que cette histoire de serial killer accroche bien… Cependant, si je veux une série procédurale sur un meurtrier en série, j’ai l’embarras du choix aussi. Je suis donc assez sceptique sur cette nouvelle saison, même s’il y a des choses que j’aime bien.

Je suis pressé qu’on avance et qu’on en sache plus sur le psy et sur le rôle de Kai vis-à-vis du groupe de clown. Après tout, l’ensemble est clairement lié. Je suis aussi curieux de voir si la série va poursuivre dans son ton définitivement réaliste cette année. C’est à peu près la seule vraie réussite de la saison, alors ça serait bien que ce soit le cas !

04Épisode 4 – 11/9 – 14/20
You’re a part of something bigly.

Nouvel épisode au vaste programme annoncé dès le titre pour cette saison 7, et pourtant, nous repartons sur la soirée électorale de novembre dernier. Chacun des personnages rencontrés au cours de la saison vote donc et il n’y a pas franchement de surprises dans les votes que nous voyons. Il était intéressant de découvrir un peu le système américain, mais comme souvent, ça part ensuite en vrille avec un type manchot votant Trump, le caissier qui a effrayé Ally il y a trois épisodes, bien sûr.

Ce n’est que le début de l’épisode, mais ça s’apprête à partir en vrille sévère en se concentrant sur les personnages des Anderson, à commencer par Kai.

Le lendemain de l’élection, Kai commence un entraînement sportif avec le mari gay dont je n’ai toujours pas retenu le nom. Bien sûr, il flirte avec, tout en expliquant son point de vue de droite avant de le refroidir complétement en lui disant qu’il n’est pas gay.

Son coach est ensuite envoyé nettoyer le sauna dans lequel des mecs ont eu la gentille idée de se masturber. Il a droit à la première apparition du smiley, sans encore savoir ce que c’est, avant de surprendre Kai se masturber à son tour dans les douches. De toute évidence, il considère que cela améliore sa journée, vu le sourire qu’il en tire. OK, pourquoi pas, chacun ses étranges fantasmes, j’imagine.

Lorsqu’il rentre chez lui, il perd tout sourire quand il découvre que lui et sa femme sont ruinés et vont se faire virer de la maison sympa et tout à fait angoissante dans laquelle ils vivent. Non, pas angoissante au sens AHS, juste angoissante de perfection. Il s’en plaint à Kai qui s’arrange dès lors pour que son Enfer de vie s’arrange… autour d’un meurtre.

En effet, il le manipule jusqu’à ce qu’il accepte de tuer son boss. On passe de l’épisode intéressant pour sa manipulation à l’étape de trop lorsqu’il massacre effectivement son boss pour le plaisir de se venger des petites humiliations quotidiennes. Il le fait devant Kai sans le moindre complexe et si ça pourrait encore passer, ça ne passe plus du tout quand il ramène le coach chez lui pour lui couper la tête et pour maquiller le meurtre.

Non, franchement, là, la série abandonne toute once de crédibilité, mais pour en rajouter une couche, sa femme débarque et voit tout, rencontrant Kai de cette manière. Loin de flipper, elle agit de manière totalement blasée. Cela avait le mérite d’être drôle, au moins, mais ce n’était pas bien intéressant pour être honnête. La théorie évidente selon laquelle Kai était derrière le smiley est ainsi bien confirmée, puisque nous le voyons même dessiner le smiley dans le sauna.

Un autre acte de l’épisode s’intéresse ensuite à Kimberley, la journaliste, et à la manière dont Kai entend s’occuper d’elle. Sa vie est devenue un enfer, ben tiens une de plus, c’est original, grâce à une collègue zélée qui entend bien prendre sa place en couchant avec leur patron, Bob.

La bonne nouvelle est que Serena, la collègue, est incarnée par Emma Roberts, qui cartonne totalement dans ce rôle. Elle était drôle et pleine de vie, absolument insupportable et donc était un personnage parfait. Bien évidemment, Kai repère tout de suite les problèmes de Beverly et la manipule pour qu’elle l’aide à prendre le pouvoir qui l’intéresse.

Pour la convaincre qu’il est prêt à tout pour le pouvoir et pour l’aider, il envoie son équipe de clowns tuer sa rivale. Je n’ai pas employé l’imparfait par hasard quand je parlais d’Emma Roberts, elle se fait planter par les clowns face caméra. Ce n’est pas du tout exagéré. Je ne m’attendais pas à une alliance entre Kimberley et Kai, pourtant, c’était assez évident la semaine dernière quand elle casait ses petites phrases pour créer le sentiment d’insécurité.

Enfin, l’épisode s’attache à suivre la vie de Winter, pas beaucoup plus saine que celle de son frère. De retour la veille de l’élection, Ivy et Ally s’engueulent sur la légitimité de Clinton. Comme Ivy milite pour Clinton, elle est évidemment énervée par les doutes de sa femme ; qui finira par ne pas voter Clinton d’ailleurs. L’intérêt de cet acte est de nous montrer qu’Ivy et Winter se sont rencontrées pendant la campagne, et ça remet en contexte tout le début de la saison.

Le caissier manchot ? Oh, le mystère nous est enfin expliqué : il a agressé sexuellement Ivy devant Winter. Les deux font donc alliance pour le kidnapper et l’empêcher de voter, le menottant à une poutre. Une fois chez elle, Winter raconte tout à Kai qui va libérer le caissier en lui donnant une scie pour qu’il se coupe la main et prouve qu’il veut vraiment voter à tout prix. MAIS. BIEN. SÛR.

J’ai beau tenter de me convaincre qu’ils sont dans une satire, j’ai du mal à digérer les énormités qu’on nous sort d’épisode en épisode. Que Kai soit manipulateur, c’est intéressant et vraiment joué à merveille par Evan Peters ; mais que ça aille jusqu’à réussir à transformer tout son entourage en meurtrier, ça passe moins. Tiens, d’ailleurs, à propos des clowns, ce serait la voisine qui serait derrière leur déguisement.

Dans les choses qui ont du mal à passer aussi, parce que je n’aime pas être pris pour un con, qu’Ivy possède ce secret avec Winter est totalement tordu. D’où Ivy, présentée comme raisonnable depuis le début, se laisserait embarquer dans un tel kidnapping ? L’avantage, c’est que ça remet en perspective les délires de Kai et la critique des électeurs de Trump, mais bon, ce n’est pas glorieux.

Du côté du scénario, on sent que ça se marre bien à l’écriture, avec des références constantes à la campagne présidentielle, de l’utilisation du néologisme trumpien « bigly » par Kai au « grab the pussy » dont est victime Ivy. Non, vraiment, ça donne envie d’aller aux États-Unis.

Bref, je reste perplexe devant cette saison. C’est bien joué, mais l’écriture laisse souvent à désirer. Comme l’on connaît le point de vue politique de Murphy (clairement anti-Trump), il est difficile de rester impassible aux énormités qu’ils sortent et au message politique contenu dans la saison ; mais ce message politique est de plus en plus tourné en ridicule. J’ai du mal à croire que ce soit de plein gré, et ça me laisse un sentiment de perplexité total…

En tout cas, il est maintenant certain que Kai manipule l’ensemble des personnages de cette saison selon son propre agenda politique, donc nous avançons dans l’intrigue. Comme je ne sais quoi penser de celle-ci et que je suis loin de la peur ou du malaise qu’on veut me transmettre, je reste sur une note banale – même si j’ai hésité à la remonter pour les remercier de ne pas nous avoir foutu de nouvelles larmes de Paulson.

Je suis curieux de voir ce que la série développera la semaine prochaine, maintenant que l’on sait que le mari gay sait que Kai est responsable des meurtres. Pas sûr qu’il digère bien la disparition de sa femme.

05Épisode 5 – Holes – 12/20
It’s a cult Ally and everyone’s on it

Ah ce titre d’épisode promet de s’attarder sur une nouvelle phobie d’Ally et de nous pondre un nouvel épisode de Paulson Crying Story. Je n’étais par conséquent pas super motivé par son visionnage, et c’est pourquoi j’ai retardé le moment où je regarderai l’épisode. Pour ça et parce que je ne me voyais pas le regarder dans le bus, j’avoue, c’est trop tendancieux, en général.

L’épisode débute par une Beverly se faisant remonter les bretelles par son boss n’appréciant pas trop les appels au sensationnalisme fait sur son antenne.

Maintenant que Kai a été révélé comme le gourou du Culte annoncé par le titre, la série se permet des scènes où nous le voyons diriger son groupe pour accéder au pouvoir. C’est beaucoup plus intéressant que ce que nous avions jusque-là cette saison et nous le voyons fonctionner logiquement : il décide ainsi de tuer Bob. La vraie révélation, néanmoins, c’est qu’Ivy fait partie du groupe – ce qui était suggéré par ses actions avec Winter.

C’est tellement ridicule. Ivy milite donc désormais dans une secte prônant l’exact opposé de ses valeurs et torturant psychologiquement sa femme. Nous sommes censés gober ça comme si de rien n’était. C’est ce que j’appelle un foutage de gueule en bonne et due forme.

Comme prévu, Ally est ensuite en larmes chez son psy à cause d’un cauchemar où elle se faisait des trous dans la peau. Le moins qu’on puisse dire, c’est que c’était dégueulasse mais pas autant que le départ d’Ivy, savamment organisé pour la laisser dans la merde.

Le temps est passé depuis la rupture entre elles, Oz étant désormais gardé par Ivy et Ally ne le voyant plus que sous surveillance judiciaire. Tout va trop vite, même si on admet qu’Ivy avait préparé son coup.

La secte nous propose ensuite une de ces scènes les plus dégueulasses : une nouvelle attaque de clowns vire au cauchemar avec le meurtre de Bob. Celui-ci torturait déjà quelqu’un dans son grenier, mais il a droit à un meurtre à la César, coups de couteau sur coups de couteau. Bien évidemment, c’est Beverly qui l’achève d’un bon coup de hache final dans le crâne.

Plus tard, Ally espionne son voisin pour découvrir qu’il ramène le corps de sa femme à la maison. Celle-ci est encore en vie, jetée dans un trou dans le sol. Cela terrifie Ally, pour changer, mais pas autant que la révélation qu’elle lui fait : celle de l’existence de la secte et de ses membres, surtout Ivy et Winter. De toute façon, qui écoutera les délires de cette paranoïaque d’Ally ?

Kai ne sait décidément pas garder un grand nombre de fidèles dans ses rangs, puisqu’il décide ensuite de tuer RJ, le caméraman, parce que celui-ci manque de fidélité au groupe. Bien sûr oui, c’est logique. La série se débarrasse ainsi du membre du groupe que nous connaissons le moins. C’est l’occasion d’une scène bien gore, puisque le meurtre se fait au pistolet à clous et que chacun dans la secte prend son tour pour lui enfoncer un clou dans le crâne, à commencer par Ivy dont on essaie de nous servir l’humanité et l’innocence.

Ce n’est pas comme si ça pouvait encore prendre après ce début d’épisode et de saison où nous savons ce dont elle est capable. En même temps, la série tente désespérément de nous proposer une logique pour ses personnages irrationnels : il nous manquait encore l’origine du culte et le rapport du psy à tout ça.

Trois ans plus tôt, les parents de Kai se sont entretués : son père paraplégique a poussé sa mère à un tel état d’énervement qu’elle l’a tué avant de se suicider. Kai a alors appelé son grand-frère. Il n’en fallait pas plus pour comprendre immédiatement que c’était le psy : c’est lui qui a décidé de ne pas avouer la mort de ses parents pour continuer à recevoir les aides au handicap et ne pas avoir à payer l’enterrement, ni avoir à se justifier devant ses clients. Plutôt que de les enterrer, ils ont donc décidé de laisser dans leur lit les parents, pour qu’ils se décomposent.

Pendant trois ans.

Sans que personne ne suspecte rien.

Sans que l’odeur ne devienne intenable dans toute la maison.

Pendant trois ans.

OK, merci.

American Horror Story n’a jamais été la série plus crédible qui soit, mais là, j’ai l’impression qu’ils atteignent un nouveau niveau. Nous connaissons désormais les visages derrière les masques de clowns et nous avons même droit à un flashback sur les morts dans les cercueils. J’ai encore plus de mal avec cette saison maintenant que toutes ces révélations sont faites, car je ne vois juste pas comment il est possible que ces personnages en arrivent à de telles extrémités. C’était borderline depuis le début, c’est sûr, mais là…

Quant à l’horreur, ce manque de réalisme fait qu’elle prend moins qu’avant, se transformant en gore excessif plutôt qu’en terreur insidieuse comme en début de saison. Plus on avance, moins j’accroche, et je me demande si je vais tenir jusqu’au bout. L’ambiance pesante, la musique, les bons acteurs sont des points positifs qui permettent à la série de maintenir sa moyenne, mais cette saison est franchement décevante tant elle part en vrille.

06.jpgÉpisode 6 – Mid-Western Assassin – 12/20
This is insane. I’m not insane. This is insane.

De retour dans la vie pas crédible de ces américains pas comme les autres, nous découvrons dès l’ouverture une Ally ayant tiré sur Kai dans ce qui ressemble fort à un attentat ayant également traumatisé Ivy. Forcément.

L’épisode nous sert cependant la structure classique de l’épisode qui commence par le milieu pour mieux revenir au début  lorsqu’Ally découvre que sa femme fait partie d’une secte grâce à la voisine. Forcément. Alors qu’elle s’enferme chez elle, son psy l’appelle pour prendre des nouvelles, lui conseillant de rester chez elle.

Comme c’est la chose parfaitement rationnelle à faire, c’est exactement ce qu’elle ne fait pas, préférant s’infiltrer chez son voisin trop occupé à coucher avec le flic pour réagir assez vite face à cette incruste. Ally parvient à libérer la voisine et à s’enfuir avec, malgré une scène où elles sont à deux doigts de se faire prendre.

Arrivées au restaurant, les deux ont une longue conversation explicative où Ally découvre toute la vérité sur la saison et la secte, comme nous il y a deux semaines. C’est intéressant, mais comme l’on sait que cette mi-saison se dirige vers un attentat, ça prend moins.

Un flashback nous montre la voisine, Meadow, tomber amoureuse de Kai à son tour, dès 2016. Tout fonctionne très bien pour la secte… jusqu’à l’arrivée d’Ivy, que Kai drague de la même manière qu’il a séduit Meadow (je suis tellement heureux d’avoir enfin capté son nom que je vais l’utiliser en boucle dans toute la critique). C’en est trop pour Meadow (vous voyez ?) qui décide donc de se barrer – moment où son mari (Harry !), le flic et Kai décident de s’en débarrasser. Ce fut vite expédié comme flashback, mais nous n’avions pas besoin de plus pour qu’Ally soit convaincue que c’est une bonne idée de tuer Kai.

Le problème ? On ne comprend absolument pas pourquoi elle abandonne l’idée de la police ou du FBI lorsque Meadow lui assure que personne ne les écoutera. Il n’y a absolument aucune raison que ce soit le cas, et on en revient toujours au gros problème de logique interne de cette saison. Elle a beau déstructurer le tout au maximum pour qu’on ne voit pas les énormités de ce genre, il est difficile de passer à côté.

L’avantage d’avoir une chronologie éclatée est au moins qu’on ne voit pas le temps passer dans une saison qui serait autrement mauvaise et qui réussit ainsi à rester médiocre. Une scène voit ainsi Kai découvrir une nouvelle adversaire dans sa quête de pouvoir en avril 2017, quand en novembre 2016, Ivy flippe d’être arrêtée par les flics après avoir vu le manchot voter (elle comprend ainsi qu’il s’est coupé le bras à cause d’elle).

C’est là que Winter lui présente Kai et que celui-ci, avec un bon chantage, réussit à lui faire passer le serment du petit doigt. Cela nous permet d’apprendre que depuis la naissance d’Oz, Ivy déteste Ally par jalousie de n’avoir pu le porter. Dans le genre totalement tiré par les cheveux comme raison pour justifier qu’elle devienne, à terme, une meurtrière, je crois qu’ils auraient eu du mal à trouver plus incohérent. La petite haine de tous les jours, pourquoi pas, mais de là à virer meurtrière dans une secte à l’encontre de tout ce en quoi elle croit… Ce n’est toujours pas ça.

De son côté, le problème d’Ally est qu’elle fait toujours confiance à son psy. Elle lui confie Meadow et se précipite chez la femme s’étant opposé à Kai pour l’élection, Sally. Tout se passe bien pour Ally qui trouve enfin une alliée… mais le gang des clowns débarque et la tue, faisant passer son meurtre pour un suicide grâce à son profil Facebook. Oui, bien sûr. Il n’y a absolument aucun suspens dans cette scène puisque nous savions de toute façon qu’Ally allait survivre. Quant au destin de Sally, je n’ai pas donné cher de sa peau au moment où elle s’est opposée à Kai, de toute manière.

Ally parvient de manière parfaitement improbable à s’en tirer car c’est Ivy qui la retrouve, mais lorsqu’elle retourne chez le psy, elle découvre que Meadow a disparu, forcément. Il nous affirme que Meadow est partie de son plein gré, mais il y a de forte chance qu’il s’est simplement contenté de la tuer.

Tout ceci nous mène au discours de Kai vu en début d’épisode avec le twist que ce n’est pas Ally qui tire, mais Meadow. Elle est tellement mauvaise qu’elle tire dans la jambe de Kai. Quand Ally parvient enfin à l’arrêter dans sa folie meurtrière – tuant au hasard des gens dans la foule, Meadow choisit le suicide, ce qui laisse sa nouvelle pote avec le flingue en main pour l’arrivée des flics.

La fin de l’épisode nous révèle que depuis le début de l’épisode, Meadow était manipulée par Kai. Celui-ci a en effet couché avec elle et demandé qu’elle lui tire dessus après avoir tout révélé à Ally, que personne ne croira de toute façon. C’est un plan joliment calculé et peut-être l’une des rares choses à peu près crédible de la saison, même si je vois mal pourquoi Meadow accepte de se suicider.

Je veux dire… Qu’elle soit amoureuse de Kai et heureuse qu’il couche avec elle, pourquoi pas, mais deux minutes plus tôt (non pas dans la série, mais dans la chronologie de l’histoire), elle voulait tout quitter parce qu’il ne l’aimait pas. Alors, même en admettant qu’il regagne son amour en couchant avec (c’est déjà pas des masses convaincants), en quoi le fait qu’il lui suggère de se suicider est-il une preuve d’amour ? Au contraire, il se débarrasse d’elle. Franchement, je ne suis une fois de plus pas vraiment convaincu par la psychologie derrière le personnage et la série n’a pas réussi à me foutre la frousse.

Je reste frustré par le potentiel et les idées derrière la saison, parce qu’ils ne parviennent pas à en faire quelque chose de réussi et, comme la semaine dernière, je ne comprends pas comment ils peuvent penser que c’est une bonne histoire. Heureusement que le casting tient la route et que la réalisation n’est pas trop mauvaise, sinon, il ne resterait pas grand-chose à la série.

07Épisode 7 – Valerie Solanas Died for Your Sins : Scumbag – 09/20
History may change but herstory always repeat itself.

C’est parti pour un rattrapage d’Halloween largement nécessaire avant d’avoir un troisième épisode de retard. La saison m’a déçu, mais l’ambiance est là, je suis dans le noir, avec quelques têtes brûlées et une déco quelque peu flippante : tous les ingrédients d’Halloween sont là. Bon, le choix d’American Horror Story n’est pas forcément le meilleur, mais ils ont généralement quelques jumpscares qui peuvent faire l’affaire, et il faut bien que j’avance mes critiques en commençant quelque part.

Cet épisode commence par un long flashback en 1968 et je dois dis dire que ça ne me passionne pas du tout. Il y est question d’Andy Warhol qui se fait tirer dessus par Valerie Solanas, ce qui n’a absolument aucun rapport avec la saison en cours. Bref, du grand AHS.

Dans le présent, nous retrouvons Kai en grande forme après la fusillade qui ne l’a pas empêché de gagner l’élection.

De son côté, la journaliste dont j’ai oublié le nom en deux semaines de non-visionnage (Beverly, donc) est contactée par une Mistérieuse vieille (ce n’est pas une faute de frappe, mais un jeu de mots, faut suivre). Le doute commence à s’installer en Beverly, qui constate en plus l’arrivée de nombreux volontaires masculins auprès de Kai, ce qui n’est pas bien rassurant tout de même.

Par conséquent, elle accepte d’entrer plus sérieusement en contact avec la vieille, Bebe Babbit (ça ne s’invente pas). Celle-ci est l’ancienne amante de Valerie Solanas et entre aussi en contact avec Ivy et Winter. Elle nous raconte l’histoire de Valerie, le flashback permettant à Murphy de se faire plaisir sur le casting.

Le flashback nous montre donc un groupe de féministes extrémistes voulant tuer tous les hommes qui ne sont pas dans leur groupe, s’appelant… SCUM. Ben oui, bien sûr. J’imagine que l’idée est de passer d’une secte à l’autre assez facilement. Non contente de tuer les hommes, elles se mettent ensuite à tuer des couples… Oui, Bebe s’accuse ainsi d’être le Zodiac. Je ne pensais pas que la saison pouvait plus partir en vrille que ça, mais c’est pourtant le cas avec cet épisode totalement tiré par les cheveux qui voit l’un des gays s’approprier le travail des femmes de Scum qui décident donc de le poignarder et le dépecer.

Cela permet au moins une scène sympathique. Comme tout le reste de la saison, je suis dépité par cette intrigue qui tourne en ridicule une cause importante qui mériterait un meilleur traitement que ça (ici un féminisme caricaturé en un truc extrémiste improbable et sans la moindre crédibilité en tant que secte).

Après tout ça, Winter discute avec son frère dans la chambre de leurs parents, et c’est plein de sous-entendu selon lesquels Kai se méfie de sa sœur et des femmes en général. Finalement, il la laisse partir et il n’aurait pas dû.

En effet, il envoie simplement Harrison se faire tuer par les nanas de sa propre secte, sans même le savoir… en théorie. En fait, la fin d’épisode nous révèle que Bebe est de mèche avec Kai, donc on tourne en rond et les femmes se sont juste faits manipuler pour intégrer une nouvelle secte dont le gourou est le même. La vengeance pour Meadow qu’elles souhaitaient accomplir en tuant Harrison tombe quelque peu à l’eau.

Pendant ce temps, Ally est toujours sous contrôle de la police, et on ne la voit donc pas. C’est un épisode pendant lequel je me suis surtout ennuyé je dois dire, mais ça m’a permis de faire tout un tas de snaps ridicules pour Halloween : j’ai la langue bleue à manger des têtes brûlées. J’enchaîne avec l’épisode suivant : malgré l’ennui, j’ai aimé la toute fin de l’épisode, tout n’est pas perdu j’imagine.

08Épisode 8 – Winter of Our Discontent – 14/20
Your sister is screwing my wife!

L’épisode reprend sur le même thème musical que la fin du 7, cela s’enchaîne plutôt bien. Le psy, Vincent, vient voir son frère Kai pour boire un verre avec et affirmer qu’il est de son côté car il trouve génial le travail qu’il fait… Mais oui, bien sûr. Cela lui permet de se faire embaucher par Kai.

Au restaurant, Ivy et Winter servent l’armée de SS de Kai, désormais officiellement une milice. Ainsi donc, les femmes de la secte sont traitées comme des merdes devant restant en cuisine, y compris Beverly qui semble ainsi avoir oublié son job. Mais qu’est-ce que c’est que cette saison sérieusement ?

La bonne nouvelle est que cet épisode est celui d’Halloween, qui dans AHS est généralement gage d’un épisode un peu plus réussi que les autres du côté de l’horreur. Ainsi donc, pour cet épisode, on repart une fois de plus en arrière, dans un flashback sur la relation Kai/Winter.

Ces deux-là s’amusaient donc à troller internet et le Dark Web quand ils se sont fait invités dans un escape game pas comme les autres où la maison hantée dont ils veulent sortir est pleine de gens torturés et filmés, laissés pour morts dans presque toutes les pièces. Winter veut se casser de là au plus vite, mais Kai joue soudainement les héros et libère les martyrs.

Il envoie Winter chercher de l’aide, mais celle-ci est arrêtée en cours de route par le malade qui les a invités là, le pasteur Charles. Comme elle n’a pas pu appeler les flics, il est facile pour Kai de faire vengeance solo et justice soi-même. Hop, il tue le pasteur Charles devant ses quelques victimes innocentes et survivant.

Ainsi donc, de retour dans le présent, nous voyons Winter réussir à convaincre les filles de ne pas se rebeller tout de suite contre Kai, et c’est facilité par le fait qu’elle est désormais en couple avec Ivy. L’idée est que Kai est un gars bien parce qu’il a sauvé des gens le méritant. Mouais. Au moins, cette histoire de maison hantée était plus réussie qu’une grosse partie de la saison.

Winter se retrouve ensuite en serment du petit doigt avec son frère, au cours duquel il tente de la convaincre d’avoir un bébé avec Samuels (le flic), lors d’un plan à trois au cours duquel il le sodomisera pour « être le père ». Mais oui, mais bien sûr.

Winter accepte un plan ce drôle de plan à trois à la limite du viol, autant pour elle que pour son violeur d’ailleurs. Une fois en place, toutefois, elle se rebelle contre l’autorité de son frère, ce qui promet un bon rebondissement pour la fin d’épisode, je pense.

Le lendemain, Winter est donc punie par son frère et doit remettre les déchets en place, parce qu’il ne croit pas au réchauffement climatique, un truc à la mode avec Trump. C’est Samuels qui surveille cette punition et prend le temps de lui raconter sa rencontre avec Kai.

Hop, un nouveau flashback nous apprend que Samuels a toujours été corrompu, puisqu’il s’est servi du trafic de drogue de Kai pour s’enrichir. Le problème, c’est que Winter le provoque ensuite en lui affirmant qu’il est gay alors que Kai l’a convaincu que ce n’était pas le cas. Pour lui prouver qu’il n’est pas gay, Samuels décide alors de la violer, ce qu’elle n’apprécie pas trop. Re-hop, Winter tue donc Samuels. Après Meadow et Harrison, on va dire que les rangs de la secte se réduisent grandement quand même.

Pendant ce temps, Ally redébarque chez elle trois semaines après l’attentat. Elle y retrouve son psy forcé de reconnaître qu’elle est saine d’esprit, contrairement à son frère. Hop, Ally découvre toute la vérité et elle pète un câble, ce qui est toujours aussi drôle à voir, comme c’est à peu près 90% du temps d’écran de Sarah Paulson cette saison.

Elle décide alors de cuisiner pour Kai, l’invitant pour discuter avec lui. C’est tout à fait logique d’appeler le gourou d’une secte de meurtriers et de l’inviter chez soi. Son but est de retrouver son fils, surtout qu’elle n’a désormais plus peur de rien, soit disant. Cela fait du bien de la sentir plus en confiance la Paulson, car ça devenait insupportable. Le problème, c’est qu’elle trahit son psy en le vendant à Kai pour récupérer son fils.

Kai décide donc de se venger de Vince, mais aussi de Beverly dont il a découvert la trahison, d’une manière ou d’une autre. Avec Vince, il propose un serment de petit doigt pour tout lui pardonner… du moins en théorie. En pratique, Kai lui coupe le petit doigt, puis le tue, sous les yeux d’une Winter dépitée.

C’est ensuite au tour de Beverly d’y passer, parce que Winter l’a accusée du meurtre de Samuels. Bon, il ne tue pas Beverly tout de suite tout de même, car il veut la voir souffrir. C’est donc le moment de terminer l’épisode sur un bien mauvais cliffhanger : Ally a en effet rejoint la secte à son tour.

Je suis mitigé car l’épisode était bon niveau ambiance et scènes d’horreur, mais totalement pourri côté écriture, ne parvenant pas à s’en sortir de la glu dans laquelle est empêtrée la saison depuis quelques temps. C’est dommage, mais au moins, le niveau remonte.

En tout cas, le meilleur moment de chaque épisode est définitivement… le générique. C’est gênant.

09Épisode 9 – Drink the Kool-Aid – 15/20
Wait, are we a cult? I thought we were a political movement?

C’est parti pour un épisode littéralement diffuse la nuit d’Halloween cette fois, mais nous repartons bien loin de cette préoccupation avec un cours d’histoire sur les grosses sectes des États-Unis. Au point où nous en sommes, je ne peux pas me dire surpris par ce documentaire. C’est toujours intéressant, et puis, ce n’est pas bien compliqué pour les scénaristes qui n’ont qu’à faire lire Wikipedia à Evan Peters. Cela fonctionne bien et ça nous révèle clairement vers quoi la saison risque de se diriger : un suicide collectif, comme pour chacune de ces sectes. Ce serait jouissif à ce stade de n’importe quoi.

Bref, Kai raconte son histoire à son groupe de SS beaux gosses mais complétement écervelés sortis de nulle part dans l’épisode précédent, pour préparer le terrain à l’épisode qui commence à la mairie pour Kai.

Maintenant qu’elle a rejoint la secte, Ally se sent toute pleine de pouvoir et demande des explications à Ivy. Celle-ci semble toute ratatinée face à sa femme et explique qu’elle voulait simplement quelqu’un capable de lui retirer le contrôle dont elle ne voulait plus. Je ne vois toujours pas comment Ivy a pu se laisser embarquer dans cette secte, ce qui est dommage puisqu’on est censé avoir eu l’explication.

Ally avoue donc avoir rejoint la secte pour retrouver Oz et aider Ivy à s’en barrer. Oh, bien sûr, Ally n’a plus aucune phobie ; un changement radical aidé par une fusillade. J’ai comme un doute sur la véracité de cette possibilité, mais bon. Winter ramène Oz aux filles et leur confie son envie de quitter la secte, mais il est déjà trop tard. Les hommes de Kai viennent les chercher pour les amener à une nouvelle réunion où Kai veut suicider tout le monde pour obtenir plus de pouvoir en se libérant de son corps.

Oui, bien sûr. Cela sent bon l’arnaque dès le départ, surtout que c’est l’épisode 9 et qu’il y en a 11. L’un des hommes refuse de le faire et se fait tranquillement fusiller pour ça ; ce qui est con parce qu’effectivement, quand Beverly accepte le suicide et est suivi par tout le monde, Kai révèle que personne n’est empoisonné. Pas de surprise, donc, mais une scène plus réussie.

Le lendemain, Ivy et Ally continuent leur plan de s’enfuir, mais sans Winter cette fois. C’est complétement con comme idée car Winter récupère Oz à l’école avant le couple et le ramène auprès de Kai. Ce dernier lui fait un speech sur la nécessité d’avoir un homme et une figure paternelle dans sa vie ; citant Tolstoi au passage. Ils se lancent dans un serment de petit doigt où il lui révèle qu’il est son père.

À nouveau, au point où nous en sommes, plus rien ne peut me surprendre même cette intrigue sans aucun sens où Kai serait donc devenu papa après don de sperme lorsqu’il était adolescent. Et bien sûr, il sait ce que sont devenus l’ensemble de ses enfants.

Les filles sont forcées de laisser Oz derrière elles à la secte, surtout parce qu’Ivy demande à Ally de se barrer. Du coup, quand Ally prépare le repas pour sa femme, il est à peu près évident que l’on va finalement avoir droit à un peu de poison. Cela ne rate pas : Ally ne mange pas, ne boit pas, mais regarde bien Ivy le faire à plusieurs reprises. La série nous fait attendre, mais il est évident que la blonde ne passera pas l’épisode.

Le repas est comme prévu empoissonné à l’arsenic, Ivy meurt donc alors qu’elle était sûre qu’Ally n’oserait jamais s’en prendre à elle. La scène est tout bonnement excellente, surtout parce qu’elle est bien jouée. Du côté de l’écriture, on la voit venir à des kilomètres, dès qu’Ally verse la sauce dans les pates. Elle tue donc la deuxième mère de son fils, un sort qu’elle mérite quelque peu après toute cette merde dans laquelle elle les a foutus.

Pendant ce temps, à la secte, Oz contredit Kai grâce à une recherche Wikipédia et il se fait punir en étant mis au trou. Le lendemain, Ally invite Kai à manger chez elle, mais elle s’arrange avant tout pour vérifier qu’il n’est pas le père d’Oz. Elle lui sert donc à manger en lui prouvant qu’il est bien le père d’Oz avec un faux dossier médical. C’est un plan assez évident qui lui permet de gagner toute la confiance de Kai. Ils amènent alors Ivy dans la chambre des parents de Kai et Ally feint d’être heureuse avec Kai pour s’assurer qu’aucun mal ne soit fait à Oz.

Côté technique, je dois me reconnaître bluffé par les effets spéciaux, le maquillage et les différents rôles interprétés par Evan Peters. Côté écriture, tout ceci était extrêmement prévisible mais bien meilleur que les derniers épisodes diffusés. Je ne suis toujours pas convaincu par l’idée de la saison en général, principalement parce que la secte n’a aucune crédibilité en tant que telle – ils tombent tous comme des mouches dedans alors qu’elle est loin de leur proposer du sucre. Toutefois, cet épisode continue de remonter la pente en s’éloignant des origines de la secte pour nous proposer autre chose. Je n’ai jamais été trop fan des multiples sous-intrigues perdant la cohérence générale d’une saison, mais ici, c’est bénéfique puisque ça permet de prendre de la hauteur et de se sortir de ce qui ne fonctionnait pas du tout (la politique, l’origine de la secte) pour entrer dans l’intime d’un personnage.

Et puis, Sarah Paulson gère bien son jeu malgré ce rôle franchement peu convaincant dans l’ensemble. Il ne reste plus que deux épisodes pour conclure cette saison. J’imagine qu’il faudra bien en terminer avec Bebe qui a disparu depuis deux épisodes avant qu’Ally et Oz ne parviennent (ou pas ?) à échapper à l’influence incompréhensible de Kai.

10Épisode 10 – Charles (Manson) in Charge – 10/20
If Trump wins, you can fuck all three of us

Allez, c’est parti, je me termine cette saison ce matin maintenant qu’elle est enfin terminée. J’aurais eu du mal avec cette saison jusqu’au bout, et ce n’est pas la première scène de cet épisode qui va m’aider en repartant sur un débat politique caricatural finissant sur Kai frappant une des amies de Winter. À cause de cela, il se retrouve en thérapie avec… Bebe. Bien évidemment.

C’est donc elle qui nous détraque encore plus et sans aucun problème, parvenant à le convaincre qu’il est une sorte de messie capable de provoquer la rage féminine qui sauvera le monde. Je regrette le temps où je rattrapais la série le soir en buvant du rhum avec ma meilleure amie, parce que là, il en faudrait une petite dose pour supporter tout ça (avec modération, bien sûr).

Dans le présent, Kai poursuit son programme politique en public, ce qui ne plaît pas à tout le monde et mène à quelques manifestations, mais on tourne en rond. Forcément, l’image publique que lui donnent les médias après tout ça n’est pas excellente et ça l’énerve encore plus, comme s’il n’était pas déjà une caricature de haine depuis le début.

Il raconte donc l’histoire de Charles Manson, ce qui est une fois de plus l’occasion d’une parenthèse longue inspirée de faits réels. Merci pour le Bingo Séries. Bon, la série se fait plaisir cette année en racontant ces vraies histoires d’horreur américaines, mais je trouve que c’est trop détaché du reste de l’intrigue pour être vraiment prenant comme intrigue d’horreur.

Kai s’en sert uniquement pour motiver les troupes, alors que c’est l’effet inverse que ça devrait avoir. Bon, dans tout ça, Winter et Ally doivent quant à elles se débarrasser des preuves des meurtres, ce qui est juste l’occasion de les faire parler d’Ivy et de sa mystérieuse disparition, Ally montrant qu’elle en veut encore à Winter.

S’en suit une scène où Gary se fait tuer par Kai et le reste de la secte pour aider la perspective que les médias donnent du mouvement : Kai et Beverly accusent leurs adversaires politiques d’avoir provoqué ce meurtre. Bien sûr, Beverly ne va plus si bien que ça après tout ce qu’elle a vécu, et c’est l’un des rares personnages auquel j’accroche encore un peu, même si ce n’est pas gagné.

Beverly est complétement détruite par la secte, mais quand Winter lui propose de s’enfuir, tout ce qu’elle voit est un plan de Kai pour la tester. Je la comprends, mais c’est dommage pour elle.

Pendant ce temps, Kai craint d’être sur écoute et s’en confie à Ally qui trouve effectivement un micro. Elle arrive à ne pas se faire accuser d’être la taupe en se débarrassant de Bebe d’une bonne balle dans la tronche, alors que celle-ci était en train d’accuser Kai d’être… ma foi, un homme.

Cela le mène à se faire raser les cheveux, enfin. Je n’en pouvais plus de son look cheveux bleus, mais le crâne rasé ne lui va pas. Il demande ensuite à Winter de le raser, mais elle n’en profite pas pour l’égorger comme il la prend par surprise en lui révélant qu’il sait qu’elle veut le blesser. Cela se termine par un Kai qui tue sa sœur devant tout le monde : manipulé par Ally, il la croit responsable de la présence du micro et veut qu’elle avoue avoir trahi son frère. Bien sûr, elle ne l’a pas trahi, ou en tout cas pas comme ça, donc elle meure bêtement. Je suis triste pour Winter, s’il y en a bien une que j’aurais aimé voir survivre, c’est elle. Qu’ils meurent tous maintenant.

J’y laisse la moyenne parce que le casting est bon, que les scènes gores sont réussies et que j’ai encore quelques surprises en chemin (notamment le meurtre effectué par Ally dans cet épisode ou le bruitage excessif du rasoir), mais c’est bien tout : la crédibilité n’est plus là depuis longtemps et je m’ennuie pas mal devant les épisodes qui semblent juste vouloir être les plus complètement perchés possible.

11Épisode 11 – Great Again – 14/20
There is something more dangerous in this world that a humiliated man : a nasty woman.

La critique politique touche à sa fin avec un titre d’épisode se moquant et détournant le slogan de Trump, c’est facile, mais ça fonctionne à peu près.

C’est en 2018 que commence cet épisode : cette fois, Kai est dans une prison fédérale de haute sécurité. En tout cas, c’est ce qu’on veut nous faire croire, mais bien sûr, il a déjà manipulé une des gardiennes pour avoir la tranquilité pour lui. On veut donc nous faire croire qu’une fois arrêté, Kai a encore de l’influence et peut manipuler absolument tout le monde, tout en continuant d’avoir des visions de lui-même en Charles Manson. Et il a assez d’influence pour que même les plus gros caïds acceptent de mourir pour lui et que les nouveaux se précipitent dans ses jupons pour avoir une protection efficace.

Onze mois plus tôt, Kai organise une grosse nuit qu’on nous a teasée dans l’épisode précédent : il demande à ses hommes d’aller tuer une centaine de femmes enceintes pour définitivement provoquer la rage des femmes qui les mènera soi-disant au pouvoir.

Avant d’en arriver là, il faut encore s’attarder aux doutes de Beverly manipulée par Ally pour rester en vie. Très vite, il est évident qu’Ally continue d’avoir le pouvoir et de mener les choses comme elle veut : c’est elle qui découvre que Speedwagon bosse pour la police, ce qui est un risque pour son plan. Elle le tue, puis le dénonce à Kai, prouvant au passage que Winter ne l’avait jamais trahi.

Le but est évident : elle veut faire souffrir Kai autant que possible et elle y parvient, surtout qu’elle travaille avec le FBI depuis un moment. Ainsi, toute la secte se fait arrêter avant de passer à l’action et de tuer les femmes enceintes. Simple et efficace.

De retour en 2018, Ally a récupéré le restaurant et est une star pour avoir échappé à la secte. Mais bien sûr. Elle reçoit la visite de Beverly qui s’en est tirée sans problème grâce aux mensonges d’Ally affirmant qu’elle ne l’a jamais vue commettre de crimes. Bon, ce n’est pas comme si elle avait tué un homme de Kai devant les autorités, vous me direz. Cela assure son statut de victime.

Ally continue son très bon jeu de poker et manipule Beverly pour la convaincre qu’elle n’est pas responsable du meurtre d’Ivy, que Kai refuse de prendre pour lui, contrairement à tous les autres meurtres. Voyant que sa manipulation fonctionne sur Beverly, Ally l’invite à l’anniversaire d’Oz qui réapparaît sorti de nulle part pour cette fin de saison. Pourquoi pas après tout.

Lors de l’anniversaire, elle reçoit un appel de Kai menaçant de la tuer. C’est à ce moment-là que j’ai compris que la série se dirigeait vers une dernière confrontation entre les deux, parce que je me demandais vraiment ce qu’ils voulaient faire au départ. Après ces menaces de mort, Ally décide finalement de prendre la parole publiquement et de se présenter aux élections pour le Sénat, afin d’avoir le siège que Kai visait.

Il y en a un qui rage depuis sa prison, et si en pratique, il ne peut pas y faire grand-chose, ce n’est pas le cas dans la série. Il réussit à convaincre un autre prisonnier de se faire les mêmes tatouages que lui (putain, point totalement inattendu du Bingo merci) de manière à le tuer et se faire passer pour mort, ce qui simplifie son évasion grâce à la gardienne qu’il a dans sa poche, Gloria. Bienvenue dans une prison de haute sécurité.

Le voilà donc qui confronte sans mal Ally au beau milieu d’une conférence de presse. À la réaction pas du tout surprise d’Ally, j’ai tout de suite vu venir le rebondissement final : Gloria travaille en fait pour Ally, qui a lancé sa propre secte. Tout ça pour ça ? Non. Tout ça pour un énorme fou rire lorsqu’Ally et Beverly reprennent le pouvoir sur Kai. Si c’est censé être un message féministe, c’est totalement foiré, je trouve : plutôt que d’avoir le pouvoir, elles ont simplement la même folie que Kai. Ally est ainsi à la tête d’une nouvelle secte, qui en plus a réussi là où Kai a raté.

Le message d’espoir que voulait apporter Murphy vis-à-vis de la politique est donc un échec et/ou un non-sens total : pour battre Trump aux prochaines élections, il faudra être plus taré que lui et manipuler encore mieux le public. Merci. Et puis, excusez-moi, mais je ne vois pas pourquoi les gens iraient voter pour Ally après le meurtre de Kai en direct. On est dans une sorte de pseudo-féminisme agressif visant un matriarcat tout-puissant.

Le contraire du féminisme, donc, et une nouvelle forme d’Enfer. Si même le message politique de la saison finit par être caduque, je ne peux pas en sauver grand-chose. Au moins, le divertissement était là dans l’épisode, je n’ai pas vu venir tous les rebondissements et surtout, surtout, c’en est fini de cette saison qui s’est perdue en chemin.

12

EN BREF – Beaucoup de potentiel et de promesses totalement gâchés dans cette saison qui aurait pu être excellente, mais s’est donc perdue en route pour digresser dans une sorte de cours sur les sectes américaines. Une grande partie de la saison s’est avérée prévisible, ce qui est dérangeant mais pourrait encore passer, mais le pire est qu’elle n’a aucune crédibilité. À aucun moment, cette secte ne m’a parue pouvoir se mettre vraiment en place dans le monde d’aujourd’hui – à part peut-être dans le tout premier épisode qui jouait très bien sur une peur insidieuse.

J’aurais préféré qu’ils en restent à ce genre de peur ou qu’ils proposent une vraie origine crédible à la secte : là on aurait été à fond les ballons dans une « American Horror Story ». À la place, j’ai eu l’impression de voir une mauvaise parodie de l’actualité et un message politique clairement affiché qui s’est ridiculisé (surtout sur sa fin).

Alors oui, il y avait comme toujours de bons moments dans la saison, mais non, je ne pense pas que j’aurais un jour envie de la revoir. À l’inverse, je vais plutôt vite l’oublier pour ne pas me rendre compte que, finalement, il n’aura jamais été expliqué d’où sortaient les costumes de clowns (pourquoi des clowns, en fait ?), pourquoi ils n’apparaissaient pas sur les caméras de l’épicerie du premier épisode ou d’où venaient les espèces de nazis recrutés par Kai du jour au lendemain. En onze épisodes, il y aurait largement eu le temps d’aborder tout ça, mais non, il était apparemment plus intéressant de faire des flashbacks pseudo-terrifiants et n’ayant qu’un rapport trop lointain avec la série.

Oui, les défauts que je reproche habituellement à American Horror Story donc. Dommage, la saison 6 s’en était guérie.