Shannen Doherty

Salut les sériephiles,

C’est la rentrée et je doute que ces articles continuent d’être quotidiens… mais j’ai préparé celui-ci à l’avance. Il faut dire que ça fait quatre mois (déjà !) que j’aurais dû le publier et qu’il me trotte dans la tête. Malgré tout, les mots me viennent difficilement, parce que je ne sais jamais trop comment écrire ces articles, même si j’ai envie de les écrire.

Shannen Doherty nous a quittés en juillet dernier, emportée par une maladie qui n’aura cessé de la poursuivre pendant des années.

Prue Halliwell

Pour moi, elle restera avant tout Prue Halliwell dans Charmed, cette première série fantastique qui a marqué mon entrée dans un genre dont je ne suis, comme vous le savez, jamais totalement ressorti. J’aime l’urban fantasy, j’aime le féminisme, et je le dois en partie à la série, non ?

Prue n’était peut-être pas la sœur que j’appréciais le plus, mais elle était la force du trio Halliwell, un modèle de ténacité et de courage, et son départ brutal à la fin de la saison 3 a laissé une marque indélébile dans l’histoire des séries… et dans mes souvenirs d’enfant.

Pendant des années et des années, j’ai eu des posters de la série, et donc de Shannen Doherty dans ma chambre ; j’ai pris grand plaisir à revoir la série il y a cinq ans, je sais que je le ferai encore. En vrai, Charmed, c’est la première série qui m’a fait venir sur Internet, c’est l’une des premières sur lesquelles j’ai eu l’occasion d’écrire (ironiquement, j’en parle dans cet article sur… Buffy). Bref, c’est vraiment une part de mon enfance et le drame du départ de Shannen Doherty reste un truc marquant – c’est le moment où j’ai découvert ce que c’était Hollywood, en vrai. Je m’éloigne beaucoup du sujet, cela dit.

Ce look était tellement incroyable, elle dégage tant de puissance !

Prue n’était pas parfaite ; elle était exigeante, parfois intransigeante, mais c’est ce qui la rendait si vraie. Elle ne reculait devant rien pour protéger Piper et Phoebe, qu’il s’agisse de combattre un démon ou d’affronter ses propres peurs. C’est cette dualité qui a fait d’elle un personnage si mémorable : une héroïne complexe, en perpétuelle lutte pour équilibrer sa vie personnelle avec ses responsabilités de sorcière. Et bordel, une icone féministe l’air de rien. Revoyez la première saison où elle refuse de se justifier sur ses plans avec les mecs. Pour l’époque, c’était incroyable d’avoir un personnage si libre et si décomplexée… Et même aujourd’hui, cette liberté semble parfois reculer.

Beverly Hills

Bien des années plus tard, j’ai eu l’occasion de revoir Shannen dans un dernier rôle marquant, dans Riverdale, où elle est apparue pour rendre hommage à Luke Perry, son collègue de Beverly Hills.

Le voir partir si soudainement, c’était déjà un choc pour toute une génération, et le fait qu’elle apparaisse dans cette série pour lui dire adieu a renforcé ce moment d’émotion. C’était l’une de ces scènes où la fiction rejoint la réalité.

Riverdale – S04E01

Épisode 1 – In Memoriam – 15/20 L’épisode est loin d’être parfait, mais je n’ai pas à cœur d’être aussi brutal que d’habitude dans ma critique, parce que Luke Perry est mort tout de même. C’est triste, l’épisode parvient à l’être par touche et ce début de saison est tout particulier, forcément. Il ne donne…

Brenda et Dylan, c’était toute une époque. Ce n’était pas exactement la mienne, mais tout de même, impossible de grandir dans les années 90 sans en avoir entendu parler. Y a-t-il encore des couples aussi iconiques dans les séries de nos jours ? Je n’en ai vraiment plus l’impression, parce qu’il n’y a plus de séries pour ado. En fait, c’est ça, la disparition de Shannen Doherty, c’est aussi la mort d’une époque l’air de rien.

Une personnalité remarquable

Au-delà de ses rôles cultes et des portes qu’elle aurait claquées sur les plateaux, Shannen Doherty, c’était aussi une personnalité remarquable, altruiste et, pour ce que j’ai eu l’occasion d’en voir, sympathique. J’ai eu la chance de rencontrer Shannen en 2017, au Comic Con de Paris. Elle faisait déjà face à la maladie, mais elle ne laissait rien transparaître de sa fatigue. Elle abordait chaque rencontre avec une énergie qui semblait inépuisable, déterminée à ne pas laisser son combat contre le cancer entraver sa passion et ses échanges avec ceux qui l’admiraient.

J’ai pris à cette occasion cette vidéo qui, depuis cinq ans, me rapporte un nombre incroyable de vues sur Youtube… Comme j’avais déjà le blog à l’époque, j’avais eu l’occasion de parler de ces rencontres avec Shannen Doherty et de tout le bien de ce que j’avais pensé de ses réponses – y compris concernant le reboot de la série qui était bien critiqué à l’époque.

Un vendredi au Comic Con Paris (2018)

Salut les sériephiles, J’ai une heure top chrono pour vous pondre cet article du jour et tout irait bien si je n’avais pas prévu un sujet si vaste : le résumé de ma journée du vendredi au Comic Con. J’ai plutôt l’habitude de faire des articles à rallonge, mais on va faire comme si j’allais y…

Un samedi au Comic Con Paris (2018)

Salut les sériephiles, C’est reparti pour un compte-rendu d’une journée au Comic Con, et il paraît que c’est crevant à lire tellement il y a de choses. Comme il y en a encore plus qu’hier, méfiez-vous, vous êtes prévenus. Pourquoi y a-t-il plus ? Parce que cette fois, je n’y étais pas tout seul, j’ai retrouvé…

Un premier hommage

Quelques semaines avant sa disparition, Shannen avait rejoint le podcast de ses anciens partenaires de Charmed, Holly Marie Combs, Drew Fuller, et Brian Krause. Elle avait d’abord envisagé de revoir toute la série avec eux, de replonger dans les souvenirs et de partager cette expérience avec ses amis et ses fans. En début d’année, elle espérait même avoir encore trois à cinq ans de combat supplémentaires face à son cancer.

Malheureusement, son état de santé s’est dégradé subitement, ne lui laissant que le temps de deux épisodes du podcast. Cela permet d’entendre à quel point elle est heureuse d’avoir interprété Prue et à quel point elle avait oublié comment elle était badass. On sait au moins qu’elle est fière de ce rôle et de l’impact qu’elle a pu avoir.

À sa mort, ses anciens collègues et amis lui ont inévitablement dédié tout un épisode de podcast que je vous conseille si vous comprenez l’anglais.

Ce qui me touche le plus dans son parcours, finalement, c’est cette force de résilience face à l’adversité. On l’a connue à l’écran de l’adolescence à l’âge adulte, on peut dire sans trop s’avancer qu’elle a traversé des périodes sombres, mais elle semble être restée fidèle à elle-même, sans jamais renoncer. Je trouve aussi qu’il est marrant (humph, ce n’est probablement pas le bon mot) comme avec du recul ce qu’on appelait un « sale caractère » semble être aujourd’hui la base et comment ce qu’elle réclamait quand elle quittait ses séries n’était peut-être que le minimum syndical. On ne saura jamais vraiment, je suppose.

Une chose est sûre, ça faisait un moment que je ne la voyais plus, mais sa mort m’a rendu triste. Elle méritait largement un article sur ce blog, parce qu’elle a marqué ma vie et que, d’habitude, je fais un article quand c’est le cas.

The Walking Dead : Daryl Dixon – The Book of Carol – S02E03 – L’invisible – 16/20

J’aime bien l’intrigue générale de cette seconde saison et la construction du fil rouge en deux parties bien distinctes : cela permet de gagner en qualité et en rythme. Néanmoins, la série parvient malgré tout à faire traîner en longueur des scènes parfaitement inutiles. C’est le cas depuis dix ans dans cette franchise : apparemment, la construction de personnages, c’est juste des monologues interminables sur un passé dont on a entendu parler quinze fois. Et ça, ça ne marche toujours pas. Heureusement que l’intrigue globale est plus prenante et propose des enjeux intéressants.

Spoilers

Carol rencontre Genet, Daryl revient au Mont St Michel.


Highly doubt I’m gonna find Daryl in a kitchen.

Un épisode toutes les deux semaines, ce n’est pas si mal non plus ? De toute manière, la saison ne dure que six épisodes, donc j’en suis déjà à la moitié.

Genet

Cet épisode fait l’étonnant choix de commencer par une petite journée classique au Louvre. Les agents d’entretien y organisent une petite grève, parce qu’on est en France, après tout, merde, c’est ça la France : la Joconde, les ados qui font de la merde, les touristes et l’organisation des grèves. Néanmoins, ce qu’il faut en retenir, c’est aussi que l’épisode nous propose en fait une origin story pour changer notre perspective : la grande méchante de la série a ainsi un passé d’agent d’entretien.

Elle était forcée de nettoyer les conneries des autres, mais ça ne l’empêchait pas d’être assez lucide sur l’utilité des grèves du petit personnel en France depuis quelques années. Cela commençait à être vrai à l’époque du début de l’épidémie. Le début, justement, c’est ce que nous propose la série. J’ai préféré quand ils le faisaient dans le métro parisien, mais ce flashback est sympathique tout de même.

On y apprend qu’au moment où tout a dérapé, le Louvre a été confiné pendant deux heures, avec tout son personnel. Les agents pensaient à une alerte à la bombe, et Marion, qui est décidément l’héroïne de cet épisode finit par parler avec son mari au téléphone. Son mari ? Djawad de Plus Belle la vie. Eh, salut Djawad ! C’est amusant de le voir dans une grosse série américaine. Je me demande si c’était un kiff pour l’acteur – le pauvre n’est même pas dans une scène avec Daryl ou Carol quand même. Après, ça reste une participation à Walking Dead, c’est un peu la classe.

Alors qu’ils parlent au téléphone avec Marion pour tenter de se rejoindre d’un côté et de l’autre de la pyramide de verre du Louvre, ils ne se rendent pas compte qu’à l’extérieur, derrière lui, les choses commencent à mal tourner pour de vrai. Il y a donc des zombies qui grognent de plus en plus fort, et un qui se rapproche du mari pour le bouffer sous les yeux de sa femme.

Bon. Djawad n’aura pas long feu dans la série, hein. Cela aurait été chouette tout de même de le voir dans une grosse production et triste pour Marion qu’elle assiste à ce décès. Cela lui donne un peu de consistance pour la suite de la série : Genet n’a pas toujours été une grosse connasse avide de pouvoir, donc.

Carol

De retour dans le présent, on retrouve Genet alors qu’elle est au sommet de son pouvoir. Elle rencontre ainsi Carol devant la Joconde. Eh oui, évidemment, Genet a décidé de faire de la Joconde la pièce centrale de son réfectoire où elle peut forcer les gens à manger à même le sol quand ils font tomber des lentilles au goût de merde, soi-disant. J’ai trouvé marrant cette démonstration de pouvoir totalement artificielle, mais je suis plus que perplexe sur le type. On lui demande de manger à même le sol, d’accord, mais il a des mains, non ? Est-il obligé de le faire comme un chien ?

Non. Il le fait quand même, parce qu’il s’applique. Bref. Genet force un type bien plus fort qu’elle à manger sur le sol, devant elle et devant la femme qui aurait dû faire le ménage pour lui. C’est cliché comme tout. Carol comprend à qui elle a affaire, comme ça. La réciproque n’est pas vraie : Carol a le réflexe de mentir sur ses origines, ce qui fait que Genet n’est pas au courant qu’elle est liée à Daryl. Carol n’a jamais été aussi proche.

Elle est encore un peu loin, cependant. Elle continue son infiltration comme elle peut, bien aidée par Remy. Le prof d’anglais est toujours à la recherche de Julien, en vain, mais il fait tout de même voir à Carol le revers de l’organisation de Genet. C’est l’occasion pour elle – et pour nous – d’en apprendre plus sur les expérimentations de Genet concernant les zombies qu’elle veut créer et utiliser comme des armes plus redoutables, apparemment.

Carol est tout de même attribuée aux cuisines, parce que même si c’est Genet qui gère l’organisation, le sexisme a toujours de beaux jours dans un monde apocalyptique. En cuisine, elle retrouve la femme à qui Genet a évité de passer la serpillère. Grâce à elle, elle peut apporter de la nourriture aux prisonniers. Elle tombe ainsi sur le garde de la saison 1 qui a laissé Daryl s’enfuir. C’est trop simple et rapide, mais bon, il n’y a que six épisodes. Elle gagne sa confiance bien rapidement : il lui apprend que Daryl est sur un fort normand.

Remy indique à Carol qu’il s’agit du Mont St Michel et elle cherche aussitôt à s’y rendre, même si Remy ne l’accompagne pas. Elle sait que le temps est pressé : si Genet le retrouve en premier, elle le tuera. Elle ne sait pas pourquoi en revanche – et en vrai, je ne sais plus trop non plus. Ce qui est sûr, c’est que le temps presse vraiment après les trahisons de l’épisode 2.

Ne parvenant pas à voler une voiture, Carol est finalement obligée d’utiliser un des chevaux des hommes de Genet pour se déplacer. Cela faisait longtemps, tiens. Le cheval n’obéit pas trop aux instructions en anglais de Carol, mais elle finit par s’enfuir au galop tout de même. Voler un cheval, ce n’est toutefois pas très discret : elle est rapidement arrêtée par des gardes – dont une ancienne collègue de Genet, Sabine. C’est beau.

Carol aurait pu s’en sortir malgré son manque de discrétion, cela dit, si Remy n’avait pas décidé de la trahir. Il retrouve ainsi son Julien, avec qui il peut en théorie être amené où il veut dans Paris par Sabine. J’ai du mal à y croire. Carol se retrouve en tout cas en tête à tête avec Genet. J’ai du mal à y croire : OK il y a deux gardes à la porte, mais bon, c’est risqué pour Genet. Elle ne se rend pas forcément compte de qui est Carol, je sais. En vrai, Carol pourrait prendre la décision de la tuer là sur le cham, sans problème.

Carol est tout de même assez maligne pour savoir que Genet déteste Daryl. Plutôt que de lui dire que c’est son pote, elle assure qu’elle veut sa mort elle aussi. C’est une manipulation assez simple de sa part : elle donne beaucoup (beaucoup) de vérité à Genet, mais elle sait taire les éléments essentiels pour obtenir l’aide dont elle a besoin. Voilà donc Carol qui devient une pote de Genet, bien contente d’avoir une nouvelle arme dans sa guerre contre Daryl. Nickel.

Marion et Carol deviennent soudainement besties. J’ai du mal à croire qu’une nana assez maligne pour devenir leader de la Nouvelle France puisse se laisser avoir comme ça. Et pourtant. Elle raconte à Carol qu’elle bossait au Louvre, on a droit à quelques scènes de l’intérieur du musée au début de l’épidémie et à une vision de ce qu’il est devenu aujourd’hui. La pyramide de verre ne tient pas le coup sans entretien.

Cette nouvelle vision de Genet la rend de plus en plus sympathique. C’était le but de l’épisode et c’est une bonne chose qu’il y arrive. En revanche, en un épisode, Carol passe donc de Paris au Mont St Michel. C’est fou comme les distances sont courtes dans cette série. Tout est fait pour qu’on aille au plus vite, parce qu’il n’y a que six épisodes. Le cliffhanger de l’épisode voit donc l’armée de Genet aux portes du Mont St Michel. Carol, qui se croyait amie de Genet, se retrouve parmi les soldats. Basta, let’s go attaquer le Mont St Michel.

Daryl

Du côté du Mont où Daryl, avant tout ça, se rend à nouveau avec Isabelle et Fallou, Sylvie est toujours prisonnière, mais elle se débrouille pour se libérer. Elle hurle alors à la mort de Laurent dans tout le Mont St Michel, cherchant comme elle peut à éviter les gardes qui la poursuivent. Elle attire plein de regards sur elle, se met en danger inutilement plutôt que d’agir avec réflexion.

Sans trop de surprise, Sylvie se fait donc tuer comme de la merde par les scénaristes, tombant d’un balcon par accident, en cherchant à se dégager de gardes à qui on demandait pourtant de ne rien faire. Putain. Je suis presque triste pour elle. Le personnage ne méritait pas forcément mieux, mais l’actrice oui. Être dans une grosse production américaine comme ça, juste pour se faire tuer ? Tss.

La scène suivante à l’Union de l’Espoir a pour but de nous montrer la fameuse cérémonie. Le but est connu d’avance : Laurent doit se faire mordre pour prouver qu’il est le Messie et, évidemment, c’est à Sylvie qu’on confie la tâche de le faire maintenant qu’elle est un zombie.

Daryl ne peut pas laisser faire ça pour autant. Il tire une flèche dans le crâne de Sylvie et la panique gagne aussitôt la foule. Franchement, ce n’est pas hyper crédible que le trio Fallou, Isabelle et Daryl soit passé inaperçu dans la foule. Ils sont trop connus pour ça.

C’est pourtant ce qu’on nous assure et il faudra faire avec. Le trio parvient à récupérer Laurent, même pas un peu surveillé par des gardes alors qu’il était le centre de la cérémonie. Une course poursuite à pied peut alors commencer dans les rues du Mont St Michel. Eh, ça donne vraiment envie d’aller y jouer les touristes !

Daryl n’est pas là pour faire du tourisme, cependant. Il décide de se sacrifier en restant en arrière et en offrant une fausse piste à suivre pour les gardes du Mont. Tant pis s’il doit en tuer quelques-uns au passage : sa priorité, c’est de faire en sorte que Laurent soit mis en sécurité. Isabelle et Fallou s’en occupent, se débrouillant pour s’échapper du Mont. On constate au passage qu’il y a tellement de vent qu’il est fort peu probable que les arcs et les flèches qu’ils utilisent fonctionnent vraiment… Il faudrait être un tireur vraiment hors pair pour réussir à décocher une flèche correcte dans ce vent.

C’est peut-être pour ça que Daryl se bat finalement à la main dans une scène de combat en plan-séquence qui a plutôt la classe. Ce n’est jamais évident ce genre de plan et il faut bien reconnaître que la série parvient à proposer des moments techniques sympathiques. Si Daryl s’en sort un temps en tuant plein de gens dans les rues étroites, il finit tout de même par être fait prisonnier. Putain, vu tous les cadavres laissés derrière lui, je ne comprends pas que les hommes ne se vengent pas et ne le tuent pas. Isabelle, elle, est coincée. Fallou et Laurent, en revanche, peuvent s’enfuir.

Ils se retrouvent à se cacher dans une grotte, où Fallou est forcé d’annoncer à Laurent qu’il a eu beau attendre, Isabelle et Daryl ne sont jamais sortis du Mont. Daryl est fait prisonnier et tente de comprendre le leader, Losang, avec ses idées les plus connes faisant de Laurent un messie. C’est peine perdue, je pense que Losang lui-même ne se comprend pas à ce stade.

Il est assez dépité de se rendre compte qu’Isabelle aussi finit par être faite prisonnière. Comment a-t-elle pu se faire avoir comme ça ? Elle se fait clairement défoncer la gueule par rapport à Daryl en plus, je sens qu’elle a craqué et qu’elle en a dit plus que ce qu’elle ose avouer à Daryl… Peut-être que je suis défaitiste, cependant. Si Daryl et Isabelle sont prisonniers, je me suis également senti prisonnier de la scène où ils se retrouvent à papoter. C’était lent, long et chiant : Daryl raconte sa vie à Isabelle qui veut juste l’entendre parler, mais moi, je n’aime pas la manière dont Daryl parle en avalant tous ses mots là. Ai-je vraiment envie d’entendre parler de la Fée Clochette un dimanche matin, moi ? Je suis là pour une série d’action, rendez-moi les chorégraphies de combat improbables de Daryl ; j’en ai rien à taper de son couple avec Sœur Isabelle ; je ne les trouve pas crédibles ensemble.

Losang non plus, de toute évidence : il essaie donc de ramener Isabelle de son côté, en jouant sur la corde sensible avec elle. Comme elle refuse de céder, Losang l’emmène avec elle pour l’interroger. Cela fait péter un câble à Daryl qui essaie de manipuler son ennemi en l’emmenant sur une fausse piste, mais bon, Daryl est au-delà de tout espoir d’après Losang.

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Les enfants sont rois – S01E06 – Zone blanche – 15/20

C’est un épisode de conclusion qui apporte les réponses aux questions posées par l’intrigue, tout en proposant de continuer la réflexion sur les difficultés posées par les réseaux sociaux. À ça, il n’y a pas de vraie réponse à apporter. Il y a une démission, une zone blanche assez symbolique pour une accro à son portable et notre rôle de téléspectateurs dans ce genre d’affaire. Simple, à défaut d’être totalement efficace.

Spoilers

Sara pense enfin tenir l’identité de la coupable.


Tu penses qu’on l’a sauvée toi ?

Sara et Baptiste, son collègue, mènent donc l’enquête et se rendent chez Elise pour essayer de vérifier cette piste qui apparaît comme une évidence désormais : l’animatrice connaît bien Kimmy, elle a donc pu la faire monter dans sa voiture sans problème, et elle a un motif assez clair : elle déteste Mélanie. Elle adore Kimmy. C’est simple, mais c’est efficace, avec un scénario qui maîtrise bien l’implicite.

Si le collègue de Sara ne trouve pas tout à fait la piste qu’ils espéraient, Sara décide de rentrer dans la maison même si elle n’en a pas le droit. En la retournant complètement, elle finit par trouver le doudou de Kimmy chez Elise. Oups. Malik, qui interrogeait Mélanie, est aussitôt prévenu, mais c’est presque trop tard. Sara est peut-être en vacances, seulement, elle continue de mener l’enquête et elle compte bien aller au bout. Je ne me souvenais plus qu’elle était autant dans le cliché de la flic à fond dans son taf : elle prend la voiture de son collègue et se barre sans lui, le forçant à tout avouer. Baptiste confirme son envie de démissionner en tout cas. Le pauvre.

Il est vite confirmé dans l’épisode qu’Elise est bien la ravisseuse : outre le doudou chez elle, elle est aussi vue en train de jouer avec Kimmy dans un parc. Pauvre Kimmy. Elle demande des nouvelles de ses parents, mais Elise ne compte pas lui en parler plus que ça. Et voilà comment Kimmy se retrouve une nouvelle fois maltraitée : après sa mère, son animatrice préférée qui ne lui cède rien : elle refuse de lui donner le sirop qu’elle espère avoir, elle la force à rentrer quand elle n’en a pas envie. Ah, c’est dur la vie d’enfant, quand il faut obéir absolument aux adultes.

Kimmy a-t-elle conscience qu’elle est kidnappée ? Ce n’est pas tout à fait clair. Cela fait près de deux semaines qu’elle est avec Elise, tout de même, donc elle doit bien sentir que quelque chose ne va pas. D’accord, c’était ce qu’elle voulait de ne pas faire les vidéos, mais… c’est triste de finir enfermée dans un souterrain comme ça pendant qu’Elise continue de s’occuper de l’intendance en surface : elle a tué quelques animaux avec des pièges. Elles auront un bon dîner.

J’aime bien la mise en scène de l’épisode et de la cachette d’Elise. Le mobile d’Elise ? Son fils est mort quelques années après la coupure de contact de Mélanie avec elle. C’était trop dur et voilà, elle se venge. Elle est rapidement arrêtée au cours de l’épisode, après quelques scènes d’interventions policières toutes schématiques. En même temps, difficile de faire autrement, je pense que même dans la réalité, c’est schématique.

Le problème, c’est qu’Elise ne révèle pas pour autant l’emplacement de Kimmy, qui est en souterrain. Elle demande à parler directement à Mélanie et assure qu’elle ne dira rien tant qu’elle ne sera pas avec. Il y a un nouveau compte à rebours qui commence aussitôt : Kimmy risque de mourir, après tout.

Mélanie apprend donc toute la vérité et se retrouve à devoir être confrontée avec Elise. C’est dur pour elle : elle s’entend dire des horreurs, parce qu’elle est quelqu’un d’horrible. Elle a fait croire à Ilian qu’elle l’aimait, avant de le dégager de sa vie. Elle n’est pas venue à l’enterrement, parce que c’était plus facile… C’est cliché, mais qu’est-ce que ça fonctionne bien.

Le problème, c’est qu’elles prennent plein de temps pour papoter, mais qu’en parallèle, Kimmy se retrouve sans lumière dans son souterrain. Elle allume une bougie et met rapidement le feu malgré elle, à cause d’une araignée. Le feu prend vite. Elise assure que Kimmy est morte à Mélanie au même moment. Autant dire que l’épisode dérape.

Elise se fait tuer alors qu’elle vole l’arme d’un flic, et ça fait criser Sara. Horrifiée, elle sort donc de la maison et repère de la fumée sortant d’une caravane. Heureusement qu’un feu, ça fait de la fumée. Le sang d’Elise plein sur eux, Mélanie, Malik et Sara retrouvent donc Kimmy. Franchement, le faux sang n’est pas vraiment réussi, mais on va passer ce détail. La conclusion de la série fonctionne bien comme ça après tout.

C’est Sara qui parvient à retrouver Kimmy. Mélanie retrouve sa fille et rentre chez elle, entourée de sa famille. Tout est bien qui finit bien, et on va nous épargner la deuxième partie du livre qui m’avait moins convaincue. Enfin, j’imagine. J’ai quand même l’impression que tout n’est pas fidèle au roman, mais il faut bien avouer que je l’ai lu en une nuit avant de le rendre, alors… j’ai pu oublier.

Il reste tout de même une dizaine de minutes pour conclure la série. On voit donc le pot de départ de Baptiste – et je m’interroge vraiment sur le message que veut faire passer la série avec ses choix le concernant. En parallèle, Mélanie reprend ses mauvaises habitudes avec Kimmy. Est-elle vraiment sauvée alors ? Elle est en vie, en tout cas, et douze ans plus tard, elle pourra décider d’attaquer sa mère en justice pour l’exploitation de son image et tout le travail forcé quand elle était enfant. Allez, la série peut terminer sur le cliché du regard brisant le 4e mur… mais je suis content que la dernière partie du roman soit résumée à cette simple scène. Elle fonctionne bien.

PS : un mot tout de même sur la jeune actrice choisie pour interpréter Kimmy, j’ai trouvé qu’elle réussissait parfaitement à jouer son rôle, alors qu’il avait parfois des nuances d’interprétation pas hyper évidentes. Chapeau.

En bref

Même si je ne me souviens plus du roman, je crois que je le préfère à son adaptation, parce qu’il m’avait accroché bien plus vite que ne l’a fait la série – il m’a fallu deux ou trois épisodes avant de retrouver vraiment ce qui m’avait plus dans l’histoire. La mini-série est vite vue, c’est un avantage certain pour ce genre d’adaptation, et a quelques qualités tout de même.

Si le casting n’a pas réussi à me convaincre immédiatement, le temps fait son effet sur lui : chacun trouve ses marques et s’améliore d’épisode en épisode. La série prend le temps d’explorer quelques zones d’ombre du roman et met de côté certains aspects qui me plaisaient moins, mais ma critique reste à peu près la même : les pistes de réflexion ouvertes restent souvent à la surface de ce qu’on peut faire sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas grave : ça fonctionne bien en l’état.

Ce n’est pas forcément un must-see cette adaptation, mais je ne regrette pas d’avoir passé un peu de temps devant ces six épisodes. C’est efficace en son genre.

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Les enfants sont rois – S01E05 – Carte Mémoire – 16/20

Finalement, c’est vrai qu’il y a un peu trop de rebondissements pour que ça puisse tenir le temps d’un film. La série a l’avantage de développer chaque piste et chaque suspect. Et pour autant, ça reste une mini-série qui soulève certaines questions sans prendre tout à fait le temps de pousser la réflexion jusqu’à son terme. Je me suis pris au jeu petit à petit ; la série fonctionne.

Spoilers

La carte mémoire retrouvée ouvre la piste d’une nouvelle coupable inattendue pour Sara : Mélanie.


Je ne sais pas. Est-ce que les audiences remontent ?

Ce n’est pas parce qu’elle est à l’hôtel que Mélanie n’est plus harcelée. L’épisode commence par un petit Wrecking Ball qui me confirme que la série n’est pas très audacieuse dans ses choix musicaux, mais qu’elle sait comment être attractive. Elle finit par rentrer chez elle pour mieux constater que Bruno et son fils n’y sont plus.

Et pour cause, ils sont au commissariat avec la carte mémoire. Les policiers découvrent donc la vidéo de Mélanie qui s’énerve sur Kimmy et ça rebat les cartes une fois de plus. Sara est prise entre deux, un peu dégoûtée de voir ce que fait son crush. Il n’en faut pas plus pour qu’elle freine l’enquête et préfère plutôt que la piste soit creusée avant l’arrestation de Mélanie.

Maltraite-t-elle sa fille ? Bien sûr. Pour autant, son fils assure qu’elle ne frappait personne. Le problème, c’est que Kimmy ne voulait plus tourner de vidéos. L’air de rien : cela se ressentait sur les vues de la chaine, et donc probablement sur les finances de Mélanie. Pendant que Mélanie fait une nouvelle story insta parce qu’elle a quand même besoin de quelques likes et de soutien financier, les flics découvrent la sordide vérité sur ses business.

Sara bloque énormément pour qu’elle ne soit pas arrêtée, ce qui finit par provoquer les suspicions de ses collègues : ils finissent par découvrir que Sara ment pour cacher qu’elle voit Mélanie alors que ce n’est pas officiel. Sara, elle, finit par comprendre qu’elle est manipulée, ou en tout cas qu’elle se laisse attendrir par ses yeux de chiens battus et qu’elle ne devrait pas.

Non, vraiment, elle ne devrait pas. Elle finit par rejeter Mélanie quand celle-ci la harcèle jusque chez elle, et c’est la pire idée du monde. Mélanie décide d’aller s’en plaindre directement à la justice, ayant même la bonne idée de le faire en se plaignant en fait à l’ex de Sara. Elle ne pouvait pas le savoir, mais ça craint pour la flic : elle est déchargée de l’enquête et on la place en vacances forcées, parce que c’est plus simple comme ça.

C’est con. Sara commençait à se faire à l’idée d’une possible culpabilité de Mélanie pourtant : elle est allée interroger sa mère qui souligne que sa fille est prête à tout pour gagner et être la meilleure. Elle n’a rien de remarquable, mais elle est maligne et cherche toujours à tout faire pour être la numéro 1. Y compris avec sa chaîne Youtube, donc.

Du côté de la critique des médias, chère au livre et donc à la série, on a dans cet épisode une scène un peu idiote à la piscine. Bruno filme son fils… jusqu’à ce que l’employé chargé de nettoyer la piscine lui fasse remarquer qu’il serait mieux à nager avec lui. Lol. C’est hyper vrai, mais le fait que ça vienne de lui, c’est un peu trop décalé, je trouve, et ça ne fonctionne pas du tout. J’ai eu envie de rire plutôt que d’être attendri ou convaincu par ce qu’il dit – qui est vrai.

Après ce moment très sympa père-fils, Mélanie et Bruno se retrouvent à jeter par la fenêtre toutes les affaires d’Happy Récré, leur chaîne Youtube. La série tente trop de rendre ça poétique alors que ça ne l’est pas. Bon, ce qui est fait est fait, on va dire. Mélanie est arrêtée juste après par les flics. Elle a beaucoup trop menti pour paraître encore sincère.

Cependant, alors qu’elle passe ses vacances à regarder des vidéos d’enfance tournée par sa mère, Sara a une nouvelle idée : regarder des vidéos d’enfance de Kimmy. Elle y découvre que son meilleur ami, Ilan, était un handicapé que Mélanie a peu à peu évincé de ses vidéos. L’enquête va alors super vite : elle contacte un collègue de confiance, qui a envie de démissionner (vraiment, c’est un personnage dont je ne me souvenais pas mais qui est top et que j’apprécie beaucoup dans la série), pour qu’il l’aide dans ses recherches.

Elle remonte vite la piste : la mère du petit est Elise Villers, l’animatrice de l’école qui voulait lancer les services sociaux sur la piste de Mélanie à la base. Et bim, tout s’éclaire : on a enfin l’identité de la ravisseuse. Soit. Je ne me souviens plus assez du livre pour savoir si tout s’y passe exactement de la même manière, mais dans la série, ça fonctionne, je trouve. Le cliffhanger nous laisse là-dessus : Sara et son collègue vont se rendre chez Elise, en zone blanche sans réseau.

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