Unbreakable Kimmy Schmidt – S04E01-03

Épisode 1 – Kimmy is… Little Girl, Big City – 17/20
Si la série n’arrive plus à être aussi drôle qu’à ses débuts, j’ai l’impression qu’on repart sur de meilleures intrigues que l’an dernier. Le script est toujours aussi riche en blagues, les situations loufoques s’enchaînent et les références pleuvent, étant même parfois des références au passé de la série. Bref, il y a du bon et du moins bon, mais ça fait plaisir de retrouver ces personnages.

Saison 4


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There has to be a better way. A Kimmy way.

La série reprend à merveilles avec un aspect sitcom qui lui va à ravir et réintroduit Kimmy sur une énième chanson originale très réussie : c’est son premier jour de travail et Zach veut qu’elle vire quelqu’un. Voilà qui détruit sa bonne humeur dès le matin. Elle s’imaginait que travailler serait fun et la voilà qui entre en dépression avant d’imaginer

Kimmy veut donc virer Kabir en le faisant se sentir bien… quitte à le draguer involontairement. C’est perché et complétement tiré par les cheveux, mais elle le vire donc après s’être déshabillée devant lui. Sans surprise, le lendemain, elle se retrouve avec une plainte pour harcèlement sexuel sur le dos, ce dont Zach se fiche pas mal : son problème est de devoir parler à des gens.

Quant à Kimmy, elle est à la tête de la RH, donc elle n’a pas vraiment de problème, car elle se charge de mener l’enquête sur elle-même. Elle est tout de même terrifiée de voir tout ce qu’on lui reproche. Elle en parle rapidement avec Titus qui lui donne de « bons » conseils : cette intrigue tourne court puisque Kimmy retourne au travail comme si de rien n’était et en imaginant tous ses collègues en tant que Titus, qui a lui aussi subi des rapports hiérarchiques pas très respectueux des lois.

Sinon, Lillian est désormais célibataire parce qu’Artie est mort dans l’entre-saison. C’est un beau moyen de se débarrasser de l’acteur quand même, tout en ajoutant un bon humour sur les désirs d’enterrement grandiose de Titus et Jacqueline. Ces deux-là sont toujours dans le même délire que l’an dernier : ils veulent récupérer Mike pour Titus.

Ils décident donc d’inventer une série télé dans laquelle Titus serait le rôle principal. Cela s’appelle The Capist et les gags autour de la série imaginaire prennent plus ou moins bien. Jacqueline s’installe dans les bureaux de Kimmy, Mike tombe dans le piège bien rapidement. Titus s’arrange donc pour lui expliquer qu’il doit jouer le rôle d’un travailleur de chantier pour obtenir de lui des conseils sur comment se comporter et tenir un marteau.

Il y avait un bon humour, mais la série peine vraiment à me convaincre autant qu’avant. À une époque, j’explosais de rire toutes les trois répliques ; désormais je souris de temps à autres. Certes, il y a un côté habitude qui s’est inévitablement installé dans le visionnage, mais ça n’explique pas pourquoi c’est si peu drôle. Après tout, le scénario continue de balancer des tas de références à d’autres séries/films et de jeter des comparaisons improbables dans le script… mais ça ne prend plus autant qu’avant.

Titus se retrouve rapidement dans une nouvelle impasse quand Mike souhaite assister au tournage avec Greg Kinnear, que Titus et Jacqueline ont fait poser sur le poster en cherchant une image de lui sur Internet. Pourtant, les relations de Jacqueline finissent par payer et Titus parvient à tourner avec Greg déposant son fils à l’école. Mieux : Greg adore le projet de The Capist et aimerait en faire une série, parce qu’il cherchait justement une idée de série pour Youtube. Les scénaristes s’éclatent vraiment bien.

Enfin, Lillian passe l’épisode à s’occuper des cendres d’Artie qui voulait reposer dans un club privé. Il faut donc qu’elle s’arrange pour y entrer et n’y arrive pas… Ce qui finit par lui donner l’idée de faire passer les cendres d’Artie pour de la drogue. Cela fonctionne immédiatement.

La série nous sort aussi un énième flashback inutile du bunker et un cliffhanger où la marionnette qui a voulu violer Titus passe un marché avec une mallette plein d’argent.


Épisode 2 – Kimmy Has A Week-End – 15/20
Quatre saisons plus tard, la série utilise toujours le même humour et les mêmes procédés scénaristiques, même si ceux-ci commencent à s’user comme peau de chagrin. C’est bien dommage : ce qui était drôle devient franchement gênant et les réflexions portées par la série grâce au décalage entre Kimmy et le reste du monde ne sont plus aussi efficaces qu’avant, précisément parce que du temps a passé.

Saison 4


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We’re job creators.

Kimmy a un week-end ? Sérieusement ? C’est littéralement un point du Bingo Séries. Oh Jacqueline essaye bien de lui compliquer la vie en lui donnant du travail, mais c’est pour camoufler qu’elle vit désormais sur son lieu de travail pour se faire de l’argent en sous-louant son appartement. Quand Kimye le découvre, elle propose aussitôt à Jacqueline de venir dormir chez elle et Titus, d’autant plus qu’elle s’est prévue un énorme week-end de… bingewatching.

Y a comme un foutage de gueule ironique de la part de Netflix là, surtout que l’épisode se moque des concurrents en détournant leurs noms, tout en se moquant des programmes phares de ce type de plateforme. Ils passent leur nuit devant Gals Town, ce qui donne ensuite des envies de shopping à Kimmy. Titus et elle finissent par se retrouver dans un salon de pédicure/manucure où Kimmy dépense tout son fric pour que le job qu’elle est en train de créer ne soit pas trop ingrat – et parce qu’elle a l’impression de revenir dans le bunker.

Comme toujours, Kimmy se laisse donc influencer dans ses activités, que ce soit par le robot lui conseillant le bingewatching en début d’épisode (cette série et les robots, c’est quelque chose quand même !) ou par les séries qu’elle regarde. Comme l’an dernier, cela finit par être plus déprimant qu’amusant : ça commençait pourtant bien en saison 1 ce décalage, mais plus on avance dans la série, moins ça devient crédible. Elle est sortie du bunker depuis assez longtemps pour avoir repris une vie normale maintenant…

Bref, Kimmy se retrouve avec des ongles tellement parfait qu’elle ne peut plus rien faire de ses dix doigts – et ça me rassure de la voir galérer autant avec, je me suis toujours demandé comment les nanas avec de tels ongles faisaient. Question d’habitude, comme tout le reste.

Bien sûr, le salon est l’occasion pour Kimmy d’apprendre ce que c’est que le White Priviledge et de faire tout un commentaire de société sur le racisme, sur les travailleurs au noir et sur Kimmy voulant se sentir bien d’avoir fait une bonne action. La critique est intéressante, mais pas vraiment poussée à son paroxysme et c’est dommage. Kimmy finit par réussir à faire en sorte que les travailleuses du salon récupèrent leurs vrais noms et passe vite à autre chose… Bref, le décalage permettait avant à Kimmy de s’indigner et d’agir efficacement, maintenant elle agit pour elle-même sur des situations qui ne sont pas franchement drôles – je n’ai pas envie de m’amuser de ça.

De son côté, Jacqueline se réveille après la nuit de bingewatching avec la nouvelle que Buckley veut rentrer vivre avec elle, ce qui n’est pas possible vu que son appartement est loué. Après quelques recherches sur internet, elle met au point un plan pour récupérer l’appartement avec l’aide de Lillian. C’est la pire des idées, mais ça permet une bonne parodie de série d’action (ce n’était pas sans me rappeler The Catch).

Quand elle découvre que Broderick, le millionaire qui a loué l’appartement, est en fait Tripp, le petit-fils du millonaire, son plan tombe rapidement à l’eau – comme les babysitters de Tripp. Elle s’arrange donc pour le recruter comme acteur et l’envoyer à LA pour un job.

Cela se fait rapidement grâce à ses innombrables contacts et parce qu’avoir eu de l’argent ouvre tant de portes quand on est blancs. La critique est la même que sur la première intrigue et les deux intrigues se rejoignent donc pour faire prendre conscience à Kimmy que ce que Titus dit du white privilege est juste. Le pire, c’est que la critique est efficace, mais que Kimmy n’agit pas contre, contrairement à ce qu’elle faisait au début de la série.

Finalement, le cliffhanger propose un fil rouge pour cette saison qui en manquait cruellement, avec Kimmy découvrant que son tortionnaire s’est reconverti en DJ.


Épisode 3 – Party Monster: Scratching the Surface – 20/20
C’est un 20, parce qu’il fallait oser et que j’adore ce genre d’épisode totalement tire par les cheveux. Cela lance la saison dans une nouvelle direction, c’est une parodie hyper drôle et ça laisse sur de bonnes perspectives pour la suite. En fait, ça me donne envie d’enchaîner les trois épisodes suivants, mais il faut savoir faire pause dans la vie.

> Saison 4


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#NotAllWomen

La série n’hésite pas à partir loin dans le délire, comme d’habitude : elle propose cette fois un faux documentaire sur la naissance d’un DJ – qui n’est pas sans rappeler le documentaire sur Avicii également dispo sur Netflix, d’ailleurs (un bon doc, pour les fans). Bien sûr, c’est une parodie, donc ça vire vite au grand n’importe quoi : c’est l’histoire du DJ Fingablast, un fan de DJ Slizzard, le révérend de Kimmy Richard Wayne donc, qui décide de se marier et a donc besoin d’un DJ pour son mariage.

Il part donc à la recherche de ce DJ qu’il avait connu à un mariage alors qu’il était enfant et qui lui avait inspiré de devenir DJ. Cela permet de réemployer l’homme chantant le générique de la série un peu malgré lui et de revenir sur la saison 1 avec la libération des otages du bunker, tout en s’amusant des documentaires et en utilisant un plan de Titus vu dès le premier épisode. Eh oui, Titus est embauché pour faire toutes les reconstitutions de ce faux documentaire, ajoutant un bon humour.

DJ Fingablast décide ensuite de catfisher Richard Wayne pour le rencontrer et avoir des réponses sur ses actions. Rapidement, Fingablast a sa propre idée (hum) qui est de libérer le révérend. Il faut donc l’innocenter et ça se fait par une critique des femmes du bunker, l’accusation d’un autre DJ mort et notre pauvre Fingablast qui se fait larguer sur Instagram.

Fingablast réussit alors à catfisher un autre homme, un peu malgré lui, qui s’avère être un masculiniste. Je n’aime pas le terme, mais c’est l’idée : pour lui, les femmes sont le problème et les hommes ont toujours raison, surtout quand ils ont tort. En plus, ils sont envoyés dans des prisons pour hommes. Il y a donc une guerre contre les hommes, s’appuyant aussi sur l’actualité – Weinstein, Ocean’s Eight,etc – et un peu de fiction avec Voldemort. Oh, et ils utilisent même Trump critiquant Hillary pour critiquer Kimmy. C’est genre hyper perché mais tellement travaillé côté scénario, j’adore le rendu final. On y croirait (pas).

On en revient aux prisonnières du bunker et on checke où elles en sont chacune : stars pour deux d’entre elles, en prison pour l’autre et toujours marié au révérend pour Kimmy. Le documentaire fait donc passer Kimmy pour un soutien du révérend, parce qu’il manipule les choses au point de faire croire à tous qu’elle est mariée avec lui parce qu’elle l’aime vraiment.

C’est perché, oui, mais c’est excellent : la connerie de Fingablast m’a fait rire, le trip masculiniste est aux antipodes de la série et donne de quoi critiquer, le retour aux débuts de la série fait du bien, et la fin laisse sur un excellent cliffhanger parce que je suis impatient de voir comment Kimmy va réagir à tout ça. La série se retrouve un fil rouge et je regrette juste l’absence de son générique. Bon, et de Jacquelin. La parodie m’a en tout cas fait bien plus rire que les deux premiers épisodes de la saison.

> Saison 4

 

Supergirl – S03E20

Épisode 20 – The Dark Side of the Moon – 17/20
Les intrigues de cet épisode sont divisées mais de qualité égale, avec des points ennuyeux et des points très cool dans les deux. Je reconnais surtout que la série a réussi à me surprendre cette semaine, avec une bonne écriture de personnages et des rebondissements auxquels je ne m’attendais pas du tout.

Saison 3


Spoilers

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Oh, things were not chill?

Comme prévu, l’épisode reprend sur Kara et Mon-El voyageant tous les deux dans l’espace vers un gros rocher noir pour récupérer de quoi changer Reign en Sam. C’est l’occasion pour Kara de continuer d’être hyper chiante avec son identité secrète et pour le couple de recommencer à être un couple. Ils découvrent que le rocher vers lequel ils se dirigent contient en fait une ville qu’aucun de leur scan ne détectait.

Ils comprennent qu’ils sont sur Argo, un bout de Krypton, et Kara retombe ainsi… sur sa mère. Kara nous ressort sa petite introduction des premières saisons pour lui expliquer ce qui lui est arrivé, et ça me file toujours des boutons de l’entendre expliquer son vaisseau s’en est tiré de la zone fantôme.

La mère de Kara, qui n’a pas vieilli d’une ride et s’habille toujours pareil, lui explique qu’ils ne peuvent pas donner la pierre : elle leur permet de rester cachés des radars et leur permet d’avoir un air respirable sur leur caillou pas très accueillant.

Pendant que Kara apprend à mieux connaître sa mère, Alura (qui n’a absolument pas ma confiance), Mon-El s’amuse à donner un vaccin à toutes les maladies aux gens du marché. C’est la pire des idées, un tel vaccin pourrait provoquer des émeutes franchement. Mais bon, on est dans Supergirl, ça n’arrivera probablement pas.

Alura réussit à organiser une réunion avec le conseil d’Argo pour les convaincre de lui donner la pierre. C’est totalement improbable qu’ils acceptent, mais leur fait un grand et long discours à la Supergirl, et ça suffit à convaincre la majorité, à une voix près évidemment.

On notera quand même que Mon-El a fait un détour dans le futur et n’était pas au courant de l’existence et la survie d’Argo. Ce n’est pas hyper crédible que la ville reste cachée si longtemps, mais bon. Finalement, tout s’arrange donc et Supergirl repart avec Mon-El en direction de la Terre, abandonnant sa mère derrière elle. Ce n’est pas des plus crédible tout ça, surtout qu’elle avait enfin trouvé un endroit où elle pouvait être elle-même. Il serait bon de la faire revenir par ici en vacances. Je pensais vraiment qu’on allait nous expliquer qu’Alura était bien morte et que tout cela n’était qu’une illusion, mais non. Peut-être que je devrais lire plus de comics.

Alura est en vie, mais pas le père de Kara qui s’est sacrifié pour Argo. Quant au conseil de la ville, il est évidemment corrompu par une nana, celle ayant décidé d’aider Kara en dernier, qui prie et contacte un Worldkiller en fin d’épisode. Tiens, le season final se lancerait sur la piste d’une guerre intergalactique ?

Pendant ce temps, au DEO, Winn ne s’inquiète pas une seconde pour Kara et Mon-El, contrairement à J’onn qui attend très impatiemment leur retour. Il faut dire que Reign s’immunise de plus en plus à la Kryptonite et fait flipper tout le monde à L-Corp. Le mur de Lena fonctionne de moins en moins et Reign s’amuse à torturer psychologiquement la multi-milliardaire (ou quelque chose du genre, non ?). La torture psychologique, Lena n’en a pas besoin parce qu’elle est autosuffisante en la matière : elle peut provoquer une overdose à Reign qui la tuerait et sauverait le monde, mais ferait mourir Sam au passage.

Lena en parle bien sûr avec James qui lui conseille de faire ce que Sam ferait à sa place, et donc de sauver le monde, parce que Sam sauverait Ruby quoiqu’il arrive, quitte à en mourir. Effectivement, ça correspond bien à ce qu’on sait du personnage.

D’aileurs, Ruby continue d’être aussi chiante que d’habitude dans sa dépression donc Alex continue de l’embarquer faire du shopping et toute sorte de chouettes activités, du genre repérer un homme avec un flingue et la grenade la plus lente du monde au piont qu’Alex a le temps de mettre dans une poubelle. Le truc, c’est qu’Alex est sûre que ce psychopathe voulait la tuer et qu’elle met ainsi Ruby en danger.

Alex se transforme donc en mère poule et se met à chercher qui peut bien vouloir la tuer dans son passé, la ramenant à sa toute première arrestation quand elle avait 17 ans. Cela permettait pas mal d’humour comme sous-intrigue, et heureusement parce qu’Alex en mère-poule, ça ne fonctionne pas trop.

En revanche, sa relation avec Winn est toujours super, et l’avoir comme baby-sitter de Ruby, c’était une bonne idée, surtout qu’il ne voulait pas l’être. C’est un très bon personnage quand il s’énerve et ça permet à Ruby de continuer sa crise d’adolescente, donc c’est plutôt marrant… avant d’être inutile quand il essaye de se réconcilier avec une Ruby qu’il a inévitablement vexé. Mais bon.

Alex recontacte ainsi le shérif de sa ville natale qu’elle avait fait arrêter et qui comme par hasard s’est installé en ville depuis qu’il est sorti de prison. Le problème, c’est qu’il exprime de vrais regrets et qu’Alex comprend vite qu’elle se trompe sur toute la ligne le concernant. Cela se confirme d’autant plus vite que pendant qu’elle boit un coup avec lui, sa moto se fait saboter.

Là encore, on a droit au plus mauvais explosif du monde, donc Alex s’en tire sans problème et peut continuer de mener l’enquête avec J’onn, partant cette fois à la chasse de son assassin. Elle le fait avec J’onn prenant son apparence pour faire appât. Malheureusement, cela ne suffit pas à duper le tueur qui s’en prend directement à la bonne Alex, jouant les héroïnes (et ça tombe bien, ça se fait en parallèle du discours de Kara). Elle est à deux doigts de mourir, mais s’en tire grâce à une cascade hautement improbable, arrêtant ainsi le frère jumeau d’un prisonnier qu’elle avait arrêté il y a quelques années.

Il n’empêche qu’elle sait qu’elle a failli mourir en sautant entre deux bâtiments pour mener à bien sa mission du jour. Elle traverse ainsi une crise d’existence plutôt sympathique sur son désir de faire des enfants alors que sa vie est en permanence en danger.

Cela faisait du bien de retrouver le personnage d’Alex tel que je l’aime, mais si sa relation avec Ruby est censée être un avant-goût de ce qui nous attend dans les prochaines saisons où elle finira par être maman, ça ne me donne que moyennement envie. Et aussi, quelqu’un tient les comptes du nombre de fois où Alex prononce le nom de Maggie cette saison ? J’ai l’impression qu’on en entend encore autant parlé que si elle était encore au casting !

La fin d’épisode voit Lena décider d’utiliser la technologie censée provoquer l’overdose de Reign. Celle-ci n’affecte absolument pas Reign qui était même en train de demander à Lena de le faire, ce qui en dit long en fait et était suffisant pour comprendre qu’elle était immunisée à la kryptonite. Reign se libère pile au moment de l’arrivée de Mon-El et Kara, et le début de leur combat marque la fin de l’épisode. Suspense maintenant !

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Supergirl – S03E19

Épisode 19 – The Fanatical – 14/20
Je crois que je n’étais pas trop d’humeur à regarder une série, tout simplement, mais franchement, je n’arrive plus à supporter Kara aka Supergirl, ce qui est même gênant vu le nom de la série. Et cet épisode n’a vraiment pas été aidé par sa sous-intrigue. En même temps, j’ai eu tendance à surnoter la série toute l’année, je me dis que ça permet d’équilibrer un peu les choses pour la moyenne de la saison !

Saison 3


Spoilers

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We don’t have a friendship, Supergirl.

Je lance cet épisode en priant fort qu’il ne soit pas trop sombre – et pas autant que la semaine dernière – parce que je me suis mis sur la terrasse pour profiter du beau temps avant un possible orage qui n’en finit plus d’arriver depuis deux jours.

Lena travaille sur l’ADN de Reign afin de trouver un remède pour sauver Sam, mais ce n’est pas bien efficace et c’est juste l’occasion d’une nouvelle prise de bec avec Supergirl découvrant que Lena a trouvé un moyen de bloquer la vision aux rayons X des Kryptoniens. Ainsi donc, Kara crise une nouvelle fois parce qu’elle n’était pas au courant de l’existence de cette technologie, alors même qu’elle n’utilise jamais sa vision X.

En bonne amie insupportable, Kara retourne ensuite à Cat’Co pour se plaindre de Lena à James. Elle lui reproche notamment d’être un bien mauvais ami avec elle parce que dis donc, il privilégie sa copine à sa pote. Ca alors, quel choc ! Le monde ne tourne pas autour de Kara ? Les scénaristes la rendent de plus en plus insupportable – ou alors c’est juste moi qui défoule mes nerfs à vif sur elle ? Allez savoir ! En tout cas, je sais que chaque épisode qui passe, je suis de plus en plus proche du point de vue de Lena, et ça m’énerve, car elle se rapproche de plus en plus du statut de méchante de la saison 4 à ce rythme-là.

La nana du cliffhanger de la semaine dernière, Tanya, débarque à Cat’co elle aussi, les interrompant pour leur donner le bouquin de Coville et les avertir que les membres de sa secte ont pour intention de fabriquer une bombe maintenant qu’il a disparu. Bien, ce serait donc une gentille qui a réussi à s’échapper de la secte, c’est cool.

Supergirl et Mon-El mènent alors l’enquête à l’endroit d’où Tanya s’est échappée, pour tenter de trouver de nouveaux indices et ils en trouvent un de taille : ils construisent une bombe de type nucléaire, mais ne détruisant pas les objets et murs, juste les gens.

Pendant qu’ils mènent l’enquête, Olivia (j’avais totalement oublié son existence, mais c’est une connaissance de James étant dans la secte de Coville) rend elle aussi une visite à Cat’Co pour enlever Tanya, ce qui est un succès. C’est une fausse bonne idée pour eux car ils s’attirent les foudres du Gardien, qui vient à la rescousse de Tanya.

Il parvient à la libérer, mais se fait démasquer au passage, Tanya et Olivia découvrant ainsi son identité secrète (il aurait mieux fait de s’acheter des lunettes !). Il est ensuite confronté à la police, mais reste heureusement de dos. Il parvient à s’enfuir avec Tanya sans se faire arrêter, et celle-ci lui raconte alors sa vie, forcément misérable puisqu’elle est entrée dans une secte.

Pendant ce temps, Supergirl parle de son amitié avec Lena, et cette dernière est juste excellente à lui rappeler qu’elles ne sont pas amies et que ses amis savent bien qu’il ne faut pas lui mentir. Bon, il est très clair que Lena vire méchante dès qu’elle apprend l’identité de Kara, mais en attendant, il y a plus urgent : Olivia fait pression sur James. Le chantage est simple : rendre Tanya et le livre à la secte ou l’identité de James sera rendue publique, ce qui serait une catastrophe parce qu’il n’est jamais qu’un justicier risquant la prison.

Très bien, envoyez-le en prison qu’on n’en parle plus ! Et pour Lena ? Mon-El propose à Kara de continuer à lui mentir, parce que ça la protège, alors c’est très bien comme ça. Ils sont interrompus par Lena et Winn qui découvrent le vrai but de la secte, notamment grâce au livre ramené par Tanya, heureusement qu’elle est là celle-là.

James décide de faire une conférence de presse pour révéler qu’il est le gardien et mettre fin au chantage des ravisseurs. Cela ne plaît pas à Lena qui lui court littéralement après. Il se met alors à lui expliquer qu’il a particulièrement peur de révéler son identité, car il est noir, et ça rajoute des risques. Cela sort de nulle part, mais on est dans une série qui nous a habitués à balancer des gros sujets politiques sortis de nulle part. Ainsi donc, il lui raconte sa première arrestation alors qu’il n’était qu’enfant et blablabla. Et malheureusement, ben, ça fait une scène longue, mais pas du tout intéressante. Dans un autre contexte, je ne dis pas, mais alors raconté comme ça, ça ne m’a pas du tout convaincu.

C’est pour cela que James était heureux de mettre son masque de gardien : il était enfin jugé pour ses actions et non pour sa couleur. Ca fait une saison qu’il est gardien, mais ça ne sort que maintenant ? Et tout ça pour rien, parce que bien sûr, Tanya décide ensuite de se sacrifier.

Sans trop de surprise, le signal GPS est brouillé immédiatement, mais heureusement, Mon-El s’arrange pour être kidnappé lui aussi, et être amené dans la planque de la secte. C’est d’autant plus tant mieux qu’au-delà de Tanya, les membres de la secte de Coville sont en train d’essayer de recréer un Worldkiller par eux-mêmes. La bonne nouvelle, c’est que ça donne à Lena la solution pour sauver Sam puisqu’il suffit d’inverser le processus, ce qui rassure tout le monde ; la mauvaise nouvelle, ben, c’est le côté création de Worldkiller de la chose quoi.

Par chance, Mon-El parvient à espionner le rituel et interrompre Olivia… euh ben pas à temps ? Elle se transforme en Worldkiller beaucoup plus vite que prévu. Elle a bien fait de revenir dans cette secte, dis donc. Il réussit tout de même à attirer Supergirl sur le lieu de l’action, puis le Gardian, puis tous ceux qui ne sont pas en congés du DEO ce jour-là (j’y reviens après). Olivia s’arrange pour donner la pierre qui la transforme en Worldkiller à Supergirl qui n’aime pas la surcharge de pouvoir et provoque pas mal de dégâts.

Par chance, avec de jolis mots, Supergirl parvient à ramener Olivia du bon côté, mais elle touche toujours la pierre qu’il faut alors détacher de sa main. Ce n’est pas si simple, et Kara a la merveilleuse idée de surchauffer sa main pour que Mon-El récupère la pierre, puis de lui glacer. Ben oui, du froid sur une brûlure, c’est bien connu, ça fait beaucoup de bien (non).

En fin d’épisode, tout s’arrange donc et James révèle qu’il a quand même l’intention de révéler son identité au monde (un jour ou l’autre, mais pas tout de suite lol). Cela dit, lui le fait parce que son identité secrète le protège, alors que Kara a une identité secrète pour protéger ses amis, alors ce n’est pas pareil. Moui.

De son côté, Alex a donc apparemment pas mal de jours de congé, et J’onn aussi, parce qu’ils évitent totalement l’action cette semaine et sont jetés dans une intrigue bien soporifique. Elle débarque chez elle où elle garde toujours Ruby… et c’est un sacré échec : rien ne motive Ruby, qui refuse un tour en moto avec autant de motivation qu’une partie de Scrabble. C’est dire ! En plus, elle reste en pyjama toute la semaine, imaginez ! Alex est débordée, pas moins, elle en parle donc à J’onn, lui-même débordé par son père. Mais je m’en fous de cette intrigue, soyons honnêtes, ça traîne en longueur et tourne en rond – je suis sans cœur.

Les voilà donc qui nous embarquent dans une sortie en « famille » à la salle du jeu d’arcade de coin. Alex fait tout ce qu’elle peut pour récupérer la confiance de Ruby, mais elle déteste les jeux d’arcade (putain mais cette pourrie gâtée, je n’en peux plus) et le père de J’onn les interrompt de toute manière, parce que ça alors, c’était une mauvaise idée d’emmener un martien avec Alzheimer dans une pièce pleine de gens s’amuser à se tirer dessus dans des jeux vidéos. C’est fou !

Alex reconnaît au moins que c’était une mauvaise idée, mais ça laisse l’occasion à Ruby de parler avec le père de J’onn et découvrir qu’il vient de Mars. Elle lui pose alors tout un tas de questions parce qu’elle a enfin quelqu’un de cool à qui parler, et quelqu’un qui a perdu sa famille aussi. Elle lui demande des conseils pour digérer le fait que sa mère est Reign. Et les deux finissent par se faire une partie de baby-foot ensemble.

Ruby retrouve ainsi la joie de vivre et accepte de se faire teindre les pointes de cheveux en bleu. Elle s’excuse auprès d’Alex d’avoir été une ado insupportable (t’as pas fini de t’excuser là), mais Alex la rassure en s’excusant elle aussi d’avoir voulu s’occuper d’elle et lui redonner le sourire. Ben voui. Plus on avance, plus Alex est en train de se transformer en maman pour Ruby. Maintenant que c’est fait, il n’y a plus qu’à tuer Sam (et ramener Maggie qui acceptera cette ado parce que ce n’est pas un bébé et que ça elle est capable de gérer, pas vrai ?). Et puis, Floriana Lima (l’actrice jouant Maggie) a dit qu’elle avait quitté la série à cause du changement de showrunner la réduisant à n’être qu’un personnage de flic, mais comme la série a changé de showrunner et qu’en revenant, elle pourrait aussi devenir maman de Ruby, ça lui donne un rôle, non ? (Le type qui reste buté).

En fin d’épisode, on apprend que Lena et Winn ont trouvé de quoi sauver Sam malgré la destruction de la pierre : ils ont de quoi en retrouver. Mon-El et Kara partent donc en mission pour en trouver une et sauver Sam, alors que Lena découvre paniquée que Reign s’adapte progressive à la Kryptonite. J’aimerai bien avoir une allergie comme ça, moi.

Mon-El et Kara partent donc dans l’espace avec la voiture de J’onn et ça nous promet une intrigue pour les remettre ensemble qui va être bien chiante. Oh et sinon en cliffhanger, on découvre que Coville n’est pas aussi mort que ce qu’on le pensait, mais bon, ça ne me motive pas plus que ça.

> Saison 3

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E22

Épisode 22 – The End – 17/20
Je ne sais pas trop quoi penser de cette fin de saison. Il va me falloir du temps pour la digérer, car elle avait quelques surprises dans ses bagages et une légère déception finale pour moi. Il n’empêche que cet épisode propose une conclusion à l’ensemble des intrigues en cours, joue énormément avec les attentes des spectateurs (ça finit par n’en plus finir) et se termine sur un cliffhanger que je n’aurais jamais vu venir. Je suis hyper curieux de voir comment ils reviendront en saison 6 après de telles décisions…

> Saison 5


Spoilers

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Something’s different

C’est bien parce que ce n’était finalement pas le dernier épisode de la série que je me suis permis de le voir si tard et après un mariage de rien du tout. Malgré le renouvellement de la série qui ne reviendra que l’été prochain (nooooon) pour 13 épisodes, je ne peux m’empêcher de voir cet épisode comme ce qui aurait pu être la fin de la série, donc autant dire que j’en attends énormément et que je vais être critique. Le dilemme final de l’épisode précédent annonçait de toute manière un bon épisode !

Cet épisode reprend avec un Coulson bien mal en point et avec un duo Piper/Deke restant en-dehors de la grande dispute pour résoudre le dilemme de l’épisode précédent. Comme lors des derniers épisodes, nos personnages sont donc divisés sur la marche à suivre et la suite des opérations.  Daisy continue de vouloir sauver Coulson à tout prix et Yoyo continue de penser que sauver le monde est la meilleure solution. Elle est prête à faire n’importe quoi pour ça, quitte à s’opposer une fois de plus à Daisy.

May choisit de détruire le sérum extra-terrestre  – et donc le monde ? – forçant la main à FitzSimmons. Ils n’ont plus de quoi stopper Talbot, mais ils peuvent toujours sauver Coulson. Mack venait pourtant de convaincre toute la pièce qu’ils pouvaient voter en leur rappelant qu’ils étaient liés par l’espoir. Tout ceci laisse Yoyo dans une dépression terrible et elle rappelle à Mack qu’il va mourir. Elle s’excuse aussi auprès de Coulson, lui expliquant que ce n’est pas qu’elle voulait le voir mourir, juste qu’elle voulait sauver le monde. Ben oui.

De son côté, Deke prend la décision de préparer quelques vivres pour le futur de l’espèce humaine, avant d’avouer à Daisy qu’il compte de toute manière quitter la base et profiter de la Terre autant qu’il peut avant sa destruction.

Jemma débarque pour sauver Coulson, toujours pleine de doutes. May les interrompt : maintenant que Coulson est réveillé, elle veut lui laisser la décision de prendre le sérum Centipede et se sauver ; s’il pense avoir envie de survivre.

Dans l’espace, Talbot essaye d’obtenir plus d’informations de Robin, mais ce n’est jamais facile. Il finit par se poser en plein sur des bâtiments de Chicago, quitte à les détruire au passage. Cela alerte aussitôt le S.H.I.E.L.D et Piper prévient Daisy. Toute l’équipe s’y rend alors qu’il est en train de récupérer du Gravitonium sous Terre.

En chemin, Daisy la décision de confier le commandement à Mack, car il est le centre moral de l’équipe et le plus adapté à prendre les décisions. Ah ben il était temps de s’en rendre compte ! Je trouve ça brillant, puis Mack fait un meilleur chef que Daisy. En théorie en tout cas : en pratique, on ne saura pas car Coulson débarque, sur pieds, pour dire à sa protégée qu’elle prend la bonne décision, et laissant croire à tout le monde qu’il a pris le sérum en chemin vers Chicago, en train d’être complétement détruite.

Cette destruction de Chicago sentait bon les souvenirs du premier film Avengers. Depuis, la technologie a évolué : le S.H.I.E.L.D appelle tous les téléphones du coin pour dire aux survivants d’évacuer avec le reste du S.H.I.E.L.D qui s’occupe d’eux. Cela permet quelques scènes de sauvetage plutôt sympathiques et un retour à la base de la série : le S.H.I.E.L.D est là pour sauver des vies, comme le rappelle très bien Mack.

De son côté, May retrouve Robin dans les décombres d’un immeuble depuis lequel Mack peut accéder au vaisseau de Talbot, qui déambule à présent dans les rues de la ville. C’est la pire des idées : il va chercher Polly qui ne survivra pas d’après les infos qu’ils ont. Et Fitz comprend vite que ça y est, ils y sont : c’est le futur de la planète qui se joue.

Et c’est d’autant plus clair que de son côté, Coulson révèle à Daisy qu’il n’a jamais pris le sérum et qu’elle n’a d’autres choix d’aller dans les rues toute seule. Lorsqu’elle sort du vaisseau, elle n’a même pas conscience d’être en train d’effectuer les gestes exacts de ceux de la vidéosurveillance qu’elle avait vue dans le futur. Cette fois, c’est clair, c’est la fin du monde.

Daisy débarque donc pour stopper Talbot, et les effets spéciaux sont excellents. On se croirait dans un film, franchement. Elle réussit à le rattraper avec quelques mots, lui rappelant qu’il est un héros et qu’ils peuvent unir leurs forces pour sauver le monde. S’il est d’accord qu’unir leur force est une bonne idée, il n’a pas envie de faire équipe avec elle. Il force donc Daisy à le suivre dans les airs pour mieux tenter de détruire un peu plus Chicago.

De leur côté, May et Fitz d’aller secourir à leur tour Mack et Polly dans le vaisseau de Talbot, et ça fonctionne plutôt bien. Thomas, lui, retrouve Coulson inconscient et en arrêt cardiaque. Il le ramène auprès de Yoyo, regrettant immédiatement le choix de Coulson de l’avoir écouté, et Jemma, qui découvre sans surprise que le sérum Centipede a disparu. Ce serait donc comme ça qu’ils parviennent à détruire la boucle temporelle ?

Daisy se sacrifie et prend le Centipede au moment où elle allait se faire absorber par Talbot. C’est Fitz qui finit sous des décombres, pas Mack ou Polly. De son côté, Thomas brûle dans quelques étincelles. Finalement, quelques secondes suffisent pour que Coulson survive grâce à un massage cardiaque de Yoyo. Sous les décombres, Mack et May finissent par retrouver Fitz, en vie lui aussi.

Talbot est envoyé dans les airs, puis dans l’espace, par une Daisy super-puissante, mettant fin à la menace pesant sur Chicago, sans même que la Terre soit détruite : la destruction serait venue de Talbot l’absorbant. Et Robin confirme que quelque chose est différente. Alors… OK ? Mais comment ont-ils brisé la boucle temporelle, exactement ? En sortant du vaisseau, Daisy engueule Coulson parce qu’il n’a pas pris le sérum Centipede… Du coup, ça veut dire que dans la version précédente de la boucle non plus il ne l’avait pas prise, puisqu’elle l’engueulait aussi. Arf. La série s’aventure dans un paradoxe trop important pour m’avoir à 100% : c’est une solution de facilité, là, et c’est décevant venant d’eux.

Pour ne rien arranger, Fitz survit pour mieux souffrir car il est transpercé par un bout de métal. Les scénaristes jouent énormément avec mes nerfs, ils le tuent, le ressuscitent, nous le font être à demi-inconscient comme s’il était mort, puis rouvre les yeux, parle et… meurt.

C’était ça leur fin de série parfaite ?? IL N’EST MÊME PAS AVEC JEMMA ! Et Jemma est heureuse d’avoir sauvé Coulson, quoi ! Et Mack vient lui dire que Fitz est mort, parce que Mack est celui dans les bras de qui Fitz est finalement mort (heureusement, ils ont eu le temps de se réconcilier avant, parce que sinon ça aurait été encore plus atroce). Jemma en veuve, sérieusement ?

Qu’est-ce que c’est que toute cette saison qui nous fait arriver là, sur un paradoxe pas vraiment réglé, une boucle temporelle dont on sort en un claquement de doigt (et croyez-moi, je vais parler de claquement de doigt dans la suite de la critique !) ? Je suis plus que dégoûté à ce stade. Alors oui, les scénaristes me remettent Yoyo et Mack ensemble, c’est bien, mais Jemma quoi. Elle fait ses valises et décide de se barrer ? Et Deke ? On ne le revoit plus ! Est-ce qu’il a été effacé de l’existence ? Est-ce qu’il sait que son grand-père est mort ? Mystère.

En tout cas, la décision est prise de vite faire disparaître toute trace de la saison : Daisy brûle les dessins de Robin, l’équipe détruit les traces du futur et fait tout pour le changer. La fin voit nos héros un verre de whisky à la main, pour célébrer la non-fin du monde. Certes, Coulson a survécu à son arrêt cardiaque, mais il est encore malade, non ? La « fête » n’a pas trop de raison d’être a priori, jusqu’à ce qu’il révèle qu’il s’agit de sa fête de retraite et que Fitz est… encore en vie : il est dans l’espace après tout !

Ces scénaristes sont des sadiques infinis à ce stade, à jouer avec nos nerfs et la survie de Fitz. Jemma va donc partir à la recherche du Fitz qui s’est fait mettre en coma artificiel pour les rejoindre dans le futur et le réveiller… et elle n’aura plus qu’à se marier à nouveau avec lui. C’est tordu de chez tordu, mais c’est bien joué de se reposer sur ce Fitz endormi dans l’espace pour ne pas tout à fait le tuer.

C’est donc un spy goodbye pour Coulson qui laisse son poste de dirigeant à Mack. Coulson se barre en vacances en attendant de mourir, et il laisse une lettre à Daisy derrière lui, ainsi qu’un vaisseau spatial aussi. Le vaisseau décolle donc à la recherche de Fitz avec à son bord quelques figurants, Thomas, Piper, Jemma, Mack, Yoyo et Daisy alors que Coulson et May finissent sur une plage à Tahiti… Ainsi donc Thomas n’existait que pour avoir un pilote capable de remplacer May.

Et jusqu’à la dernière seconde, j’attendais un lien avec Infinity War qui n’est jamais arrivé. C’est décevant, je le voulais ce claquement de doigts ! Alors oui, tout s’est passé grosso modo en une journée et avant la fin du film, je veux bien, mais c’est une solution de facilité ça. Bon, donc, si je résume, cet épisode jouait à fond sur les émotions et le faisait bien, mais j’ai quand même eu pas mal de déceptions, que ce soit le paradoxe de la boucle temporelle brisée sans qu’on ne sache tout à fait comment ou pourquoi, l’absence de lien au MCU ou une fin de série qui aurait été insuffisante du côté de Deke.

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EN BREF – Si cet épisode final n’est pas aussi génial que je ne l’espérais, il est tout de même capable de fournir sa dose de sensations fortes et d’émotions – et plus que l’an dernier où le final laissait un goût de trop peu. Dans l’ensemble, cette saison était donc plus solide que la précédente, avec une intrigue forte qui l’aura portée tout du long et aura réservé pas mal de rebondissements, de retours et de références à son passé.

Si elle était excellente, il va falloir digérer cette fin et l’attente interminable me restant avant le prochain épisode, ABC ayant décidé de faire de la série une série d’été. Quoiqu’il en soit, Agents of S.H.I.E.L.D aura été une des meilleures séries à l’antenne cette année et je suis toujours aussi dingue de son casting. Je suis pressé de voir ce que la suite nous réserve, car on nous tease quand même une épopée spatiale qui devrait être sacrément cool !

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