Supergirl – S03E17

Épisode 17 – Trinity – 17/20
Fort des épisodes de transition précédent, ce 17e volet de la saison propose pas mal d’action et relie plusieurs intrigues de la saison en une seule, ce qui fonctionne parfaitement bien. Il y a quelques révélations et des avancées suffisamment importantes pour qu’on ne s’ennuie pas et pour que le fil rouge prenne une nouvelle tournure. Cela dit, il reste six épisodes et on sent qu’il y a encore de quoi faire pour cette saison.

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Spoilers

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Sam Arias is Reign. Supergirl knows and so do the appropriate authorities.

Après un week-end dans le DCverse avec Arrow, je continue maintenant ma semaine avec Supergirl, et c’est vrai que ça me tente moins que la semaine dernière juste parce que j’ai peur de frôler l’overdose. En même temps, c’est une des séries pour lesquelles je suis à jour, donc tant qu’à faire, autant continuer. Thé glacé prêt, je me lance donc dans le visionnage, au soleil.

Depuis trois semaines, Lena s’occupe de Sam et personne n’en avait rien à faire. Maintenant qu’elle est Reign et que tout le monde le sait, elle se fait interroger comme une criminelle et tout le monde lui en veut. C’est rigolo parce que du coup Lena se retrouve face à face avec Mon-el sans rien dire, et je ne sais plus s’ils s’étaient déjà vu cette saison ou pas, mais ça n’a aucun sens côté identités secrètes.

Il est révélé toutefois que Lena a toujours de la Kryptonite récupérée à Lex, et ça pose des problèmes d’éthique… Cela pose aussi des problèmes dans son couple avec James, même si je pense que tout le monde s’en fout pas mal.

Pendant ce temps, Kara fait sa Kara et en veut à Lena de lui avoir caché des choses pour protéger sa meilleure amie. Qu’elle est irritante cette Supergirl. Par chance, elle est interrompue par le début d’une éclipse provoquée par Pestilence, Reign et Purity qui la fait s’évanouir.

Les Worldkiller se réunissent dans leur forteresse et ça ressemble beaucoup trop à Charmed pour ne pas sourire (ça ressemble aussi à la saison 4 de Smallville, mais bon, c’était déjà une mauvaise parodie de Charmed). Dans leur monde parallèle, Sam et Julia se rencontrent et sympathisent autour des cadavres qu’elles ont dans le placard… et autour de celui de Grace. Sa Worldkiller l’a déjà achevée en fait, alors que Sam et Julia entrent en mode survie, espérant récupérer leurs corps.

Elles n’aperçoivent pas Kara, mais pourtant, pendant qu’elle est inconsciente et pense rêver de Juru elle les voit. À son réveil, elle en parle à Lena et Alex, puis à Winn et J’onn et tous comprennent ce qu’il se passe. Par conséquent, ils décident d’utiliser la technologie introduite avec l’arrivée de Brainiac quand Kara était dans le coma pour réussir à l’envoyer là-bas volontairement.

C’est un peu gros, mais au moins les intrigues des épisodes précédents se rejoignent, notamment tous les rêves tordus de Kara. Et ça lance l’épisode avec une éclipse ne leur laissant que deux heures avant la destruction du monde et où le trio Alex/Lena/Supergirl se rend dans les rêves de cette dernière pour retrouver Sam et la sauver.

Et elle a bien besoin d’être sauvée parce que Julia est en train de perdre les pédales, oubliant son prénom. Sam fait ce qu’elle peut pour la garder avec elle, avant de comprendre qu’elle aussi oublie sa vie, puisqu’elle ne se souvient pas de Ruby.

Les choses sont pressées, mais Supergirl prend quand même le temps de venir parler avec James de Lena, parce que sa confiance en cette dernière s’est estompée. Elle missionne James de rependre le costume du gardien (après nous avoir fait chier un an pour qu’il le jette quand même) pour aller espionner les locaux de L-Corp à la recherche de kryptonite. Lena dit ne plus en avoir, mais voilà où est la confiance de ses amis désormais.

De son côté, Alex est dégoûtée que Lena ne l’ait pas contactée vis-à-vis de Sam et Ruby, mais elle reconnaît avoir un secret aussi et ça suffit à les réconcilier. C’était du vite fait. Comme la mission est dangereuse, Kara fait promettre à Mon-El de sauver coûte que coûte Lena et Alex, mais de la laisser terminer sa mission comme elle peut. Imra est clairement jalouse de leur conversation secrète, et elle a bien raison parce que Mon-El se confie ensuite à J’onn et est toujours aussi amoureux de Kara. Mais on s’en fout pas mal, parce que ça fait 10 épisodes qu’on le sait de toute manière.

Dans les rêves de Kara qui sont donc la dimension parallèle des Worldkillers, le trio Supergirl/Lena/Alex arrive et cette dernière arme immédiatement ses amies. Bien qu’affaiblie, Kara prend encore le temps d’être insupportable avec Lena parce que quand même elle avait gardé le secret de la Kryptonite pendant tout ce temps. Et Lena s’en défend très bien en rappelant à Supergirl qu’elle aussi à un secret, du genre, son identité (j’aurais aimé, d’ailleurs, qu’elle révèle qu’elle l’avait devinée depuis longtemps parce que j’ai l’impression d’être devant Arrow avec Quentin incapable de deviner l’identité du justicier – en tout cas là où j’en suis, c’est-à-dire en fin de saison 2, pas de spoilers, merci).

Bon, les trois femmes finissent par retrouver Sam qui a réussi à retrouver le nom de sa famille puisqu’elle l’a écrit partout autour d’elle (bien vu la logique scénaristique, hum hum), mais qui est en bien mauvais état. Julia est complétement perdue alors qu’elle est recroquevillée sur elle-même, voyant tous les cadavres de Reign venir la hanter.

À parler non-stop de Ruby, le trio d’héroïnes réussit à réveiller Sam… ce qui signifie que Reign prend sa place dans la dimension parallèle où elle s’attaque à Lena. Elle se laisse distraire suffisamment longtemps pour ne pas tuer Lena à temps et pour laisser Sam envoyer un message et les coordonnées de cette Forteresse au vaisseau de Brainiac, dans lequel tout le monde se trouve pour être plus rapidement sur les lieux et arrêter les trois Worldkillers.

Du côté du Guardian, on a une infiltration dans L-Corp grâce à l’aide de Winn. James doit se débrouiller pour voir l’intérieur d’un coffre-fort, mais il décide finalement de faire confiance à Lena et de mentir à Winn en disant qu’il n’a rien vu. Il prend toutefois le temps de préparer un costume à Alex qui se retrouve avec quelques supers pouvoirs magnétiques et des balles explosives. Moui. Il était temps de justifier qu’elle se trouve toujours en ligne de mire des grands méchants alors qu’elle n’est qu’humaine, mais le timing de Winn n’est pas génial. Genre, c’est pas très crédible qu’elle maîtrise immédiatement ce nouvel équipement pour se lancer dans le plus gros combat de sa vie. Enfin bon.

Le combat final commence et c’est assez sombre. On est loin des chorégraphies grandiloquentes des épisodes précédents, avec des mouvements de caméra un peu moins exceptionnels, mais dans l’ensemble, ça reste assez beau à regarder. Les combats sont sympas, mais malheureusement, l’éclipse se termine (alors que ça fait un moment que Sam a interrompu le rituel) et prive Kara de ses pouvoirs.

Dès lors, Supergirl est mise K.O en dix secondes, Alex prend cher (il y a même un moment où j’ai vraiment eu peur – me disant qu’après tout, elle pourrait être un sacrifice nécessaire pour le scénario), Mon-El et Imra ne s’en tirent pas mieux et… heureusement Julia leur vient en aide. Elle réussit à prendre le contrôle sur Purity pile au moment où tout espoir était perdu, parce que DC. Cela signifie malheureusement qu’elle se fait tuer par Pestilence… mais pas avant de s’assurer qu’elle peut la tuer également.

Oui, les deux Worldkillers meurent dans cet épisode (et tant pis pour Julia qui y passe elle aussi)… et viennent renforcer Reign. La cave de la Forteresse s’effondre sur eux et voilà nos héros qui remontent à bord du vaisseau en toute hâte. Lena révèle d’ailleurs qu’elle sait se servir du vaisseau, logique ?, quand Purity/Julia l’endommage au début du combat. Tous nos héros s’enfuient et ça laisse Mon-El plein de doutes, car maintenant que Pestilence est morte, il est bon pour retourner dans un futur parfait et sans virus avec Imra…. Et il n’en a pas envie. Bref, d’ici la fin de saison, il devrait de nouveau être en couple avec Supergirl, youpi, alors que je doute beaucoup que le futur soit vraiment sauvé si « simplement ».

L’éclipse s’est arrêtée maintenant que leur forteresse est détruite, donc tout va bien désormais ? Oui, il reste juste à Kara de reconnaître enfin ses torts vis-à-vis de Lena. Celle-ci est contente de récupérer son amie, mais n’a pas la moindre idée que ses excuses viennent parce qu’elle a envoyé quelqu’un espionner chez elle.

Lena retrouve ensuite James qui lui fait une jolie déclaration d’amour – j’ai donc décroché pour prendre un peu plus le soleil, désolé. Sans trop de surprise, il lui révèle donc tout : qu’il est le gardien et que Supergirl lui a confié une mission qu’il n’a pas menée au bout. Sont-ils en train de faire de Lena une grande méchante ? Oui, parce qu’elle a trouvé comment fabriquer de la kryptonite (tout le monde sait que c’est facile de créer des minéraux extra-terrestres après tout).

Reste à gérer le cliffhanger qui est un peu bâclé cette semaine : Reign se retrouve désormais seule Worldkiller (tout ça pour ça !) et comprend que Sam est quand même assez forte pour l’empêcher de tourner en rond. Elle décide donc de… tuer Ruby. Et Sam, toujours à Juru, le vit mal.

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Shadowhunters – S03E06-07

Épisode 6 – A Window Into An Empty Room – 14/20
Je termine mon #WESéries 6 en rattrapant mon retard dans cette série, parce que c’est n’importe quoi, je ne sais même pas trop pourquoi j’ai zappé ma dose de fou rire hebdomadaire – et cet épisode possède une excellente scène dans le genre. L’épisode était assez lent mais mène à quelques « rebondissements » attendus depuis deux épisodes, donc c’était plutôt sympa.

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Spoilers

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Oh my god Jace, it’s you?

Kyle et Simon s’entraînent pour essayer de mieux comprendre comment fonctionnent les pouvoirs de ce dernier, ce qui est plutôt marrant, en fait. Les deux sympathisent de plus en plus, et à chacune de leur scène, je ne peux m’empêcher de voir un ship. Pourtant, il y en a une qui se ship toute seule avec Simon, c’est Heidi. Elle recontacte son créateur et lui promet qu’ils sont fait pour être ensemble. Oh, ce stalk, c’est flippant.

Simon en parle avec Maia qui le rassure mais lui rappelle qu’il a eu la chance d’être accompagné quand il est devenu vampire. Cela parvient à convaincre Simon de contacter Raphael pour savoir ce qu’il en est. Il se rend à un RDV avec lui, mais il découvre qu’il a en fait un rencard avec Heidi qui a volé son portable avant l’exil du vampire.

Simon se sent coupable de ce qui est arrivé à Heidi à cause de Raphael et il la réconforte comme il peut. Elle finit par tenter de l’embrasser et il lui explique qu’il a une petite-amie, ayant l’intelligence (oui, oui, je parle toujours de Simon, je sais, c’est improbable) de ne pas lui dire son prénom tout de même. Il se rend même compte de lui-même qu’il est flippé de lui avoir dit qu’il avait une copine.

Il est flippé pour Maia et il a bien raison, mais Maia refuse de se planquer, parce que c’est elle.

En ce qui concerne Magnus et Alec, l’histoire de la petite boîte de Magnus n’est toujours pas digérée par Alec. Forcément, leur petit déjeuner est houleux avec le problème de l’immortalité de Magnus sur le tapis. Alec se rend à l’institut pour tout raconter à Isabelle, mais ils sont interrompus par l’arrivée de leur mère à qui on refuse l’entrée dans l’institut.

Alec ne l’entend pas de cette oreille. Sa mère est toujours la bienvenue dans l’Institut et elle passe du temps avec sa fille, comprenant que celle-ci n’est plus tout à fait célibataire. Même si elle fait semblant d’aller bien devant Alec, elle se confie sur sa dépression avec Isabelle, avant de la convaincre de ramener son rencard à un dîner de famille (après leur seul RDV, ce n’est pas spécialement une bonne idée).

Clary continue ses recherches sur le maître de la Chouette et elle se heurte à quelques impasses. Elle aimerait bien l’aide de ses amis, mais ce qu’elle fait est toujours illégal d’après les lois de l’institut, donc elle ne s’en confie qu’à Luke.

Elle finit par demander de l’aide à Magnus qui découvre que le démon qu’elle traque est le même que celui ayant corrompu les lignes magiques. Bref, ils ont le même ennemi. Il envoie un message à Zachariah, un autre sorcier.

Luke découvre que sa partenaire a quelques soucis avec sa femme, ce qui n’a pour l’instant pas grand intérêt ; mais ça se saurait s’il faisait dans la subtilité pour le plaisir : ça aura un impact sur l’intrigue à un moment ou un autre.

De son côté, Jace est toujours possédé par notre grande méchante qui entretient une relation louche et pleine de tension sexuelle avec lui. Elle va même jusqu’à l’embrasser pour lui donner de l’énergie. C’est une jolie manière de présenter les choses. Alors que Jace est envoyé en mission, il est surpris par Alec au moment même où il repérait sa proie.

Clary est heureuse de revoir son Jacinouchet, mais elle capte rapidement que quelque chose ne va pas. S’il a toujours la froideur d’une porte de prison dans son jeu avec elle, Clary le trouve bizarre quand même, juste parce qu’il refuse de parler avec elle. OK. Forcément, elle s’en confie à Magnus, mais bon.

Le dîner de famille est la catastrophe prévue. Alec vit mal la dispute avec Magnus et se bourre la gueule, étant odieux avec le docteur ramené par Izzy. Il s’éloigne un peu de sa famille pour mieux se bourrer en paix et… se faire draguer par l’autre shadowhunters gay dont je ne sais toujours pas le nom, mais qui s’est aussi montré sympa avec Maryse à l’Institut.

Alec le retrouve ensuite en train de jouer au billard et comme il est bourré, il lui explique qu’il a peur que sa famille le voit dans cet état. L’autre Shadowhunters a la sympathie de lui proposer un taxi et une oreille attentive. Il est clairement amoureux d’Alec, et Alec s’est bouffé le reproche le matin même de ne pas avoir d’autres expériences de couple. Humph. Alec reste sérieux, mais ça sent bon le drama tout ça.

Jace, lui, est plutôt normal, mais il est à la recherche d’une proie pour la grande méchante, et sa proie est idéale est évidemment le rencard d’Izzy. Enfin, Maryse s’adapte à sa nouvelle vie de simple mortelle sans pouvoir en… flirtant avec Luke. Ben oui, bien sûr, mettons les deux vieux ensembles !

Izzy prend tout de même le temps d’aller parle avec Simon, stressé de voir sa Maia travailler au bar. Par chance, Heidi repère Izzy embrasser la joue de Simon, plutôt que Maia. Cela mène les deux femmes à en venir aux mains rapidement. Simon les entend et empêche Isabelle de tuer Heidi, alors qu’elle le mériterait bien. Simon entraîne donc Heidi dans un piège où Kyle et ses amis prennent soin de lui.

Au bar, Ollie finit par retrouver Luke et lui annoncer qu’elle a une piste sur le démon Chouette. Elle n’a pas la moindre idée qu’elle est en train d’être observée par le démon qui la repère comme une victime potentielle. Eh oui, Jace change de proie et décide de s’en prendre à elle.

De leur côté, Clary et Magnus rencontrent un frère de la Cité Silencieuse où Jace est censé avoir passé du temps. Il les aide dans leur quête du démon, mais leur révèle aussi que Jace n’a jamais été à la Cité Silencieuse, contrairement à ce qu’il raconte. Magnus finit par recoller les morceaux : Clary lui dit que Jace semble ne plus être amoureux d’elle et ça lui rappelle cette femme étrange qui voulait un elixir anti-amour.

Ils décident donc de retrouver Jace et finissent par tomber sur le démon s’en prenant à Ollie. Celle-ci se fait malheureusement posséder avant de s’enfuir et suite à un combat avec Clary, puis Magnus, puis Luke, le démon Chouette finit par tomber le masque donnant lieu à l’une des scènes les plus comiques de la série. Clary découvre ainsi que son mec est un démon et… sa réaction est clairement enregistrée en post-prod, où l’actrice n’a pas la moindre émotion. C’était à mourir de rire. « Oh mon dieu, Jace, c’est toi ? ». La réplique est dite à peu près sur le même ton que vous diriez « Je suis fatigué, mais ça va », genre sans le moindre entrain, ni rien. C’était ridicule à souhait et j’ai éclaté de rire, ratant quelque peu la fin d’épisode qui voit Jace s’enfuir.


Épisode 7 – Salt in the Wound – 16/20
Enfin des larmes, enfin du sang, enfin du rythme et de l’action. Tout ceci n’est pas super bien joué par les acteurs, mais l’histoire avance à grands pas et même les sous-intrigues étaient intéressantes à découvrir. Certes l’une permettait de ralentir l’action, mais elle permettait aussi de s’intéresser à l’un de mes personnages préférées (et peut-être à la meilleure actrice de la série ?), donc ça m’a bien plu et je ne serais pas trop méchant avec la série (mais un peu quand même).

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He’s Jordan Kyle!

J’enchaîne les deux épisodes et je fais bien : ils sont construits de telle manière que j’ai l’impression de ne pas changer d’épisode. On reprend sur Clary qui retrouve Jace et se bat avec lui, lui déclarant qu’elle l’aime et qu’il n’osera pas la tuer. Ah oui ? Pourtant, il n’hésite pas à lui dire qu’il n’est pas amoureux et à la balancer du haut d’un toit sur une voiture. Outch. Elle survit, je vous rassure, on n’aurait plus de série sinon.

Son premier réflexe ? Appeler Simon. C’est plus malin que d’appeler les urgences quand on se fait jeter d’un toit. Simon débarque aussitôt alors qu’il avait lui-même son drama à gérer : Maia rencontre Kyle et Kyle s’appelle en fait Jordan Kyle ; c’est le loup-garou qui l’a transformée. C’est con. Bref, Simon est en mesure de contacter les Shadowhunters et ils nous remettent Clary sur pieds en un claquement de doigts.

C’est alors l’heure de la réunion à l’Institut où il est enfin révélé que notre grande méchante est Lilith, la mère de tous les démons. Ouep, les infos du Frère Silencieux ont suffi à identifier la première femme d’Adam. Clary annonce enfin qu’elle a fait revivre Jace, en larmes ! Oh, j’ai tellement ri, oh, elle joue tellement mal, oh je suis tellement horrible. Plutôt que la dénoncer et l’envoyer en prison pour Shadowhunters, Alec décide la réconforter.

Luke contacte Sam pour qu’elle quitte au plus vite son domicile, mais il se trompe. Le sacrifice d’Ollie était celui de sa mère, et elle n’a pas hésité à la tuer avant de rejoindre Lilith. Cela signifie que Lilith a son 33e sacrifice et est en mesure de ramener Jonathan… à condition qu’elle puisse avoir un bout de la chair de son père, à savoir Valentin. Génial.

Luke se rend à l’Institut pour prévenir tout le monde des faits et un plan est aussitôt mis en place. Magnus dit pouvoir trouver un moyen de sauver Jace, mais il faut pour cela l’enfermer. Isabelle propose d’utiliser une arme interdite, la Configuration Malachi, qu’ils peuvent obtenir en la demandant à Imogen, la grand-mère de Jace. Comme tout le reste dans cette série, c’est illégal, mais ils le font quand même.

Imogen est immédiatement partante pour le plan et ils trompent sans trop de mal sa boss, grâce à Alec qui dit avoir changé d’avis sur sa promotion refusée alors qu’Isa invente une excuse pourrie sur une visite de l’armurerie. Et ça fonctionne.

Malheureusement pour Imogen, Jace est moins poli et astucieux : il débarque à son tour et lui demande à aller dans le cimetière, avant de la tuer quand il comprend qu’il est grillé. Il la tue, lui coupe son pouce… mais ça n’empêche pas Imogen d’envoyer un message pour prévenir Alec que son parabatai est là (il n’est pas censé avoir une rune capable de lui indiquer ce genre de choses ??).

Ils parviennent à capturer Jace, mais Clary est forcée de les téléporter chez Magnus avant de se faire arrêter. Bon, ils auraient pu envisager d’autres solutions avec tous leurs pouvoirs combinés, mais ça fonctionne plutôt bien.

Simon tente de retrouver Maia pour la réconforter, mais elle préfère rester seule et se remémorer sa transformation – ce que fait aussi Kyle dans son coin. C’est intéressant d’avoir ce type de flashback, même si je suis dégoûté : elle lit A Tale of Two Cities, que j’aurais bien lu pour le nouveau Bingo Séries qui commençait… 51 minutes plus tard. C’est con.

Bon donc Jordan se présente à Maia sur une plage où il est en tenue de surfeur et essaye de la convaincre de le rejoindre. Bref, il la drague et elle finira par se laisser faire, clairement. On les retrouve dans la scène suivante en train de s’embrasser dans un camion et d’imaginer un futur différent. C’est horrible car on connaît la fin de cette histoire, mais en attendant, Jordan et Maia sont amoureux et s’embrassent. Encore plus tard mais toujours sur la plage, Maia lui apprend qu’elle est admise pour ses études universitaires sur la vie sous-marine alors que Jordan vient de se faire griffer par un « chien ».

Ainsi donc, il devient loup-garou et transforme sa copine parce qu’il est vexé de la voir partir faire des études plutôt que de quitter le pays avec lui. C’est problématique. Il gère mal ses émotions, en plus, comme il est loup-garou sans même le savoir. Malgré la rupture, il stalke Maia et est donc à proximité d’elle quand il se transforme douloureusement. Évidemment, il s’attaque à elle et manque de la tuer, la transformant en loup-garou à la place.

Kyle demande à quitter sa mission, même si c’est contre le vœu qu’il a pris. Il est prêt à en souffrir les conséquences, alors que Maia, elle, décide de le confronter. Elle comprend bien qu’il a perdu les pédales, mais sa colère envers lui vient du fait qu’il n’a jamais pris soin de s’occuper d’elle ensuite. Devenir un loup-garou, c’est compliqué, mais l’abandonner comme il l’a fait, c’était lâche et odieux. Certes. Elle refuse de le voir quitter son job de protection de Simon, mais refuse aussi d’être son amie. Tout ça pour ça. C’était une backstory intéressante pour une fois.

Pendant ce temps, Luke fait appel à Simon pour demander son aide afin de retrouver Ollie et d’espionner ce qu’il pense être le repère de Lilith. Avec sa protection féérique, Simon a un avantage exceptionnel après tout. Il observe Sam débarquer au commissariat et s’en prendre à Luke.

Ce dernier finit par avouer à Simon qu’il est celui qui a appelé pour faire protéger Simon, mais ne révèle pas qu’il savait qu’il s’agissait de Kyle. Simon est un peu énervé après son mentor, mais il accepte beaucoup trop simplement les choses quand même, je trouve. Finalement, ça ne laisse pas beaucoup de temps pour le repérage de l’église où ils trouvent malgré tout trois possédés. Luke est ainsi confronté qu’il essaye de ramener à la raison alors qu’on sait que ce n’est pas possible et Simon à deux figurants qui s’attaquent à lui.

Ils n’auraient pas dû : ils finissent littéralement en miettes, ce qui fait souffrir Lilith ; mais cette dernière comprend également que c’est un Daylighter qui a tué ses mignons, et elle a un joli visage de revanche, donc je n’aimerais pas être Simon sur ce coup-là. En même temps, je n’aimerais pas être Simon tout court.

> Saison 3

Agents of S.H.I.E.L.D – S05E20

Épisode 20 – The One Who Will Save Us All – 17/20
Il se passe énormément de choses dans cet épisode, mais bizarrement, ça ne m’a pas motivé autant qu’il aurait dû. Il faut dire aussi qu’il a tout d’une énorme transition vers l’épisode final, alors même que je pensais qu’on en avait fini avec ce type d’épisode pour passer au cœur de l’action. Oh, de l’action il y en a malgré tout et c’est un vrai rythme haletant que propose la série… mais je ne sais pas, je crois que je fais la fine bouche : on arrive à la conclusion de cinq années après tout, il faut que ce soit grandiose !

> Saison 5


Spoilers

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Are you willing to let Coulson die? Yes or no?

L’épisode repart fort avec une musique épique qui entraîne Coulson et Talbot vers le vaisseau ennemi au-dessus de Lighthouse. Oups. Les images de synthèse sont toujours très au point au moins et Coulson et Talbot sont rapidement faits prisonniers, de plein gré. Ils sont emmenés à celui qui dirige le vaisseau et qui préférait largement Hydra.

On le comprend, parce que Talbot pète un câble total et récupère le commandement du vaisseau en tuant un garde et en forçant tout le monde à s’agenouiller.

Ils découvrent Hale prisonnière du vaisseau, mais une vraie prisonnière cette fois – et Coulson vient l’interroger. Elle se justifie de sa trahison en parlant de Ruby et en expliquant son point de vue, mais son point de vue, on le connaît déjà et on ne l’aime pas beaucoup. En plus, ça a conduit à la mort de sa fille, pour rien.

Coulson n’en a pas grand-chose à faire et la libère pour récupérer ses informations, surtout qu’elle en a. Elle connaît bien la Confédération et n’hésite pas à les trahir, heureuse de voir son projet d’arme fonctionnel. Le problème, c’est qu’ils parlent de leur plan devant l’extra-terrestre, ce qui ne me paraît pas une bonne idée.

Talbot s’arrange pour avoir rendez-vous avec la Confédération et renégocier les termes de la protection de la Terre. Il se prend pour un héros bien meilleur que les Avengers maintenant qu’il a un costume ridicule et il récupère bien vite de l’autorité en tuant un des six chefs de la confédération. Il ne tue pas le bon cela dit : il laisse en vie le père de Kasius.

Celui-ci en profite pour mettre à jour Talbot sur les événements d’Avengers Infinity War et comme Talbot serait bien impuissant face à Thanos, il passe un nouveau marché avec Talbot. Il lui explique que la Terre a encore du gravitonium en son centre, et Talbot veut le récupérer pour se rendre invincible.

Quand il expose son plan à Coulson et Hale, ceux-ci sont très mitigés et quand Coulson apprend que Kasius a promis d’aider Talbot, il comprend que la Terre est dans la merde.

Il n’a toutefois pas beaucoup d’arguments faisant mouche auprès de Talbot qui pense plutôt que Coulson est jaloux de lui et le force à s’agenouiller. Ah, bien, Talbot part dans la mégalomanie. Tout ça parce qu’il a une cape qui le rend cool, pff.

Au Lighthouse, toute l’équipe cherche un nouveau plan maintenant que Coulson est porté disparu et qu’ils ont été incapables de garder . Yoyo s’inquiète pour Mack et elle fait bien : il est parti faire un tour de la base pour voir s’il y avait des survivants, et il y en a. Cela arrange May qui lui demande de ne pas le tuer pour pouvoir l’interroger. Mack est quand même blessé, et ça inquiète Yoyo. La tension entre eux est palpable et aucune résolution n’est vraiment proposée dans cet épisode. Oui, ils s’aiment, mais non, ça ne fait pas tout.

May et Jemma interrogent l’alien qui leur révèle le nom incompréhensible de leur ennemi, voit qu’ils ont récupéré sa potion lui permettant de se renforcer et… meurt devant eux, forçant Jemma à l’autopsie, ce qui était un bon gag.

Fitz galère à réparer les ordinateurs de la base, mais heureusement Deke est là. Grâce à des réparations rapides dignes du futur, Daisy revient à la base et a la chance de tomber sur Yoyo qui lui en veut toujours autant. Les deux amies ont vraiment des différents de plus en plus irréconciables, et Yoyo profite de ses pouvoirs pour voler le sac de Daisy et y découvrir des ossements. Elle a pris cher Dichen Lachman là.

Bref, les deux en viennent aux mains et aux pouvoirs, dans un combat heureusement arrêté rapidement par May qui prend le côté de Daisy. Cela suffit à calmer Yoyo pour l’instant, même si ça n’a pas trop de sens. Au point où on est, elle aurait pu tout aussi bien l’attaquer aussi, même si elle ne fait pas le poids (déjà qu’elle ne le faisait pas contre Daisy).

Deke est heureux de retrouver Daisy, même s’il découvre que les citrons n’étaient pas une si bonne idée et qu’il met aussitôt la « blague » sur le dos de son grand-père. Ils se rapprochent et Daisy lui confie que tous ceux qui s’approchent d’elle finissent par mourir, ce qui est une belle manière de ramener Lincoln sur le tapis et de lui faire dire qu’elle est encore amoureuse de lui. Outch. Au moment où Deke allait lui faire sa déclaration, en plus.

Le pauvre se retrouve à expliquer sa situation familiale et la réaction de Daisy est géniale, comparant immédiatement le petit-fils et le grand-père. Ce n’est pas gagné pour Deke quand même… et il semble en être plus que conscient.

Grâce à Mack et à ce qu’il reste de Gravitonium, le S.H.I.E.L.D se retrouve avec le Zephyr capable de voyager dans l’espace, exactement comme dans leur futur. Fitz en profite pour s’excuser auprès de lui et leur amitié aussi est bien mise à mal. Mack en profite pour dire ses quatre vérités à Fitz, et avec tout ce qu’il a fait récemment, il y a de quoi faire.

Daisy oblige quant à elle Jemma à travailler sur l’ADN de sa mère pour créer un vaccin capable de sauver Coulson. Jemma a bien conscience de franchir une ligne, mais comme c’est pour Coulson et comme c’est un ordre, elle décide de le faire quand même, avec l’aide de Fitz hésitant lui aussi, à cause du discours de Mack. On ne voit pas sa décision finale qui constitue un mini-cliffhanger de cet épisode.

May, Thomas, Daisy et Deke, qui ne la lâche plus, se rendent dans l’espace pour retrouver Coulson qu’ils imaginent encore prisonnier de Talbot, ce qui n’est pas faux, même si c’est moins la catastrophe que prévu. Les voilà qui arrivent sur le vaisseau de Talbot qui n’aime pas vraiment cette arrivée surprise – ils se sont posés en mode furtif.

Daisy et May débarquent à temps pour voir Coulson être menacé par Talbot qui pense encore être trahi. C’est du grand n’importe quoi, elles voulaient les sauver tous les deux à l’origine, mais Talbot est devenu complétement mégalo et a peur d’une énième trahison du S.H.I.E.L.D.

Hale tente alors de reprendre le contrôle de Talbot en le manipulant avec la lobotomie qu’il a subi. Malheureusement pour elle, si elle sauve bien Coulson, elle ne survit pas à l’opération car Talbot est loin d’être idiot et voit bien sa trahison. Mégalo, oui, mais idiot, non. Il la tue, et les effets spéciaux de la mort par Gravitonium sont toujours aussi ridiculement drôles – mais ça doit faire mal. Je suis un peu dégoûté de la voir y passer, franchement ; surtout qu’elle semblait avoir un meilleur instinct de survie que ça jusque-là.

Daisy s’attaque alors à Talbot, ce qui est exactement ce qu’elle ne devait surtout pas faire. Finalement, Talbot la met K.O en dix secondes et May n’a d’autres choix que de s’incliner elle aussi. May et Coulson sont donc prisonniers de Talbot alors que Deke et Thomas doivent toujours être dans le Zéphyr (?). Daisy, quant à elle, se retrouve envoyée dans l’espace et est désormais aux mains de… Kasius père. Oh ce bordel !

Cela ne sent pas bon du tout pour les deux derniers épisodes – et pour l’instant, Avengers est encore mis de côté, alors même qu’il y a de quoi faire avec le cliffhanger du film. En même temps, les événements des deux épisodes sont tellement rapprochés que Thanos n’est pas encore tout à fait arrivé sur Terre j’imagine. Et puis, faire de Talbot le grand méchant final, c’est plutôt bien joué : la saison nous aura baladé tout du long, de méchant en méchant !

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Dear White People – S02E04-10

Chapter IV – 18/20
L’épisode prend par surprise en passant d’un propos fun à un propos beaucoup plus sérieux et grave, avec une prise de position très bien géré et bien joué par l’actrice au cœur de cet épisode. On ne perd pas non plus de vue le fil rouge de la saison, et j’ai passé autant de temps à rire qu’à être passionné. Mince, cet épisode m’a même donné des frissons, c’était inattendu !

> Saison 2


Spoilers

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You have a right to be here just like anybody else.

Un épisode sur Coco ? Cela promet beaucoup de bonnes blagues surtout quand ça commence par les White Tears d’Abigail, une étudiante qui ne se sent pas écoutée et pas aimée par les noirs. Tu m’étonnes, vu son comportement et son racisme de base. Cela n’empêche pas Coco d’en profiter pour récupérer la place de Troy en tant que présidente de Core, le groupe financé par l’université pour parler des et aborder les problèmes raciaux au sein du  campus.

Evidemment que ça attire l’ambition de Coco, mais elle a tout de même un gros problème : bien sûr qu’elle s’attire toutes les étudiantes blanches du bâtiment, mais son vrai ennui est qu’elle est enceinte. Sa scène avec sa coloc lui faisant son coming out est brillante, accentuant encore le narcissisme de Coco. Autant Kelsey, la coloc, avait mis beaucoup de temps à faire rire en saison 1, autant elle brille dans cet épisode – que ce soit quand elle découvre la grossesse de Coco ou quand elle essaye de faire tout ce qu’elle pour que cette grossesse se passe bien (le thé anti-gaz, c’était juste ce qu’il fallait d’humour).

Enceinte, donc, Coco essaye d’en parler à Troy, mais comme elle le surprend en train de se droguer, elle en profite plutôt pour organiser son coup d’état et récupérer le commandement de Core à la place de James, qui devrait logiquement succéder à Troy. Malheureusement pour elle, sa victoire n’est que de courte durée : elle est refusée du groupe Pegasus et découvre que Dear Right People a frappé fort en inventant un mail entre Coco et Sam prévoyant tous les événements du final de l’an dernier, y compris l’incendie.

Aussitôt, Sam et Coco ont une grosse réunion de groupe pour expliquer qu’elles n’ont bien sûr rien fait, mais la presse de l’université s’est déjà emparée de l’affaire. Sam parvient donc à convaincre Coco de ramener Carson Rhodes, un noir connu des média pour ses positions anti-racisme (youhou) et sa politique permettant l’entente avec tout le monde. Elle est bien aidée par Lionel qui brosse Coco dans le sens du poil alors même qu’elle est plus méchante que d’habitude avec lui… et il se retrouve avec le vomi de Coco sur son pull. Joyeux.

Bref, Coco se retrouve à devoir envisager l’avortement et elle le vit forcément super mal. Pourtant, elle en parle avec Kesley et décide que c’est la meilleure solution. Se retrouver dans une clinique pour l’avortement, c’est loin de son monde cependant et elle change radicalement de décision.

Coco se rend finalement chez Troy pour lui annoncer la nouvelle. Totalement défoncé, il lui sert un verre de whisky, ce qui n’a aucun sens. Coco prend la décision de garder le bébé… et de quitter le campus. C’est n’importe quoi ce départ, c’est beaucoup trop précipité et je suis dégouté. Elle part sans dire au revoir à Sam qui la rattrape – et elle aussi est dégoûtée de la voir s’en aller comme ça.

18 ans plus tard, rien que ça, la série ne se fout pas de nous et annonce que la fille de Troy et Coco arrive à son tour à l’université où il n’y a plus de problème de race – oui, je suis passé du moment où j’étais dégoûté au moment où j’ai su que la série explorait les rêves de Coco.

C’est du foutage de gueule un peu, mais c’est hyper efficace : elle a imaginé tout ça depuis la clinique de l’avortement et, finalement, elle se décide à le faire juste après un discours où elle expliquait à sa fille qu’elle avait le droit d’être là. C’est un très joli épisode sur l’avortement, soulignant bien les difficultés du choix. Je regrette simplement son côté expéditif, parce que l’intrigue débarque sur les 6 ou 7 dernières minutes d’épisode finalement, et ça aurait mérité un arc plus long. L’actrice s’en sort à merveille d’une intrigue pas facile et ouais, la fin file des frissons tout de même.


Chapter V – 17/20
La série continue de bien se porter pour cette mi-saison (déjà !) qui aborde de nouveaux problèmes. Non seulement, chaque épisode semble se centrer sur un personnage, mais cette saison donne vraiment la part belle à toutes sortes d’autres problèmes qui sont mis sur le devant de la scène alors qu’on ne les attendait pas. En plus, ce chapitre se permet une escalade de tension sympathique pour sa dernière scène.

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That back-and-forth was so good, I feel like Shonda Rhimes wrote us.

Sam reprend son émission et le fait avec Joelle désormais. James la prend pour une seconde main et c’est en toute logique que l’épisode se centre alors sur Jo et ses difficultés à briller. C’est brillant, surtout quand Sam prend sa défense devant James pour mieux lui couper la parole chaque fois qu’elle parle dans l’émission. Du début de cet épisode, je retiens surtout l’amitié très bien gérée entre Gabe et Jo – je les avais adorés en saison 1 et je trouve ça génial que ça continue en secret à la bibliothèque, l’air de rien.

En cours, elle rencontre Trevor King, qu’elle avait battu à l’admission en étant persuadé qu’il était un autre homme blanc qu’elle était parvenue à ridiculiser. Le courant passe tout de suite entre eux, telle une série Shonda Rhimes, et c’est très sympa de les voir flirter et avoir leur premier rencard ensuite. Jo rentre donc avec un sourire grand comme ça et Reggie le remarque aussitôt, étant assez clairement jaloux. Pas le temps d’approfondir cette intrigue cela dit, car elle est là pour une réunion du bâtiment.

Au cours de celle-ci, elle apprend que Carson Rhodes viendra bien à l’université, et c’est l’occasion de passer du temps loin de Jo dans cet épisode. C’est un comble vu le sujet de base où elle se sentait ignorée, mais c’était intéressant malgré tout de le découvrir et de voir un énième débat blanc/noir dans la série. C’est toujours un bon moment avec pas mal d’humour, ça semble s’écrire tout seul tellement c’est fluide.

Jo n’aime pas ramener des garçons dans son bâtiment car elle déteste leur faire rencontrer Sam dont ils tombent tous amoureux. Voilà qui est fait. Une fois le deuxième rencard et le premier baiser passé, elle le ramène au AP (le bâtiment) où ça ne se passe pas exactement comme prévu : il critique d’abord Reggie, puis Troy, puis Sam, puis leur parodie d’Empire (si je ne me plante pas). Après tout ça, Jo finit par comprendre que son nouveau copain n’est pas le prince charmant qu’elle pensait mais qu’il est encore plus raciste et con que prévu.

Elle se retrouve donc à le larguer, s’affirmant même sur Sam au passage et permettant à Reggie de gagner quelques points auprès d’elle : il fout directement son poing dans la tronche de Trevor, ce qui était une excellente idée.

L’escalade va vite dans cette scène où Sam découvre également que Jo et Gabe sont amis et que les étudiants de droite ont invité Rikki Carter, une femme de droite qui est la Némésis de Carson Rhodes. Oh, et aussi, son troll est définitivement quelqu’un vivant à AP…


Chapter VI – 19/20
Un deuxième épisode sur mon personnage préféré, c’est tout simplement parfait. Il y a du drama, de l’humour et une sacrée avancée dans le fil rouge. Si j’ai vu venir le rebondissement, il est malgré tout impeccablement géré et c’est le meilleur de la saison pour l’instant, clairement.

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Not everyone’s destined for greatness. #RejectedSpiderManTaglines

La série repart sur un épisode spécial Lionel qui commence encore mieux que le précédent où il ne trouvait pas sa place, étant toujours rejeté pour ce qu’il est (noir mais gay, gay mais noir, gay mais puceau, etc.), à moins d’être avec Troy… ou avec Wesley, qui est tout petit je suis choqué !

Du coup, l’épisode reprend sur ce qui ressemble à un rencard Wesley/Lionel et qui s’avère être… une conversation par SMS. C’est juste trop triste comment Lionel s’imagine toute la scène du coup ; même si c’était une jolie idée.

Il a en fait rendez-vous avec Silvio qu’il ramène dans sa chambre où il veut ouvrir The New Independent, et Silvio y ramène Brooke, juste parce qu’il fallait bien ajouter de l’humour à l’épisode. Comme la série tourne aussi autour de Sam, elle continue de se faire harceler et cette fois, on passe au harcèlement physique avec des bananes accrochées à sa porte de chambre.

Lionel envoie pas mal de SMS à Wesley pendant tout l’épisode et ça me laisse curieux. De toute évidence, lui aussi est curieux et se rend dans sa chambre… où ils sont interrompus au moment de s’embrasser par des SMS de Brooke. Celle-ci a en effet un plan pour identifier le troll et donc faire du New Independent le journal dont tout le monde parlera.

De ce plan, Lionel récupère ainsi dans une poubelle le magazine qui a permis de faire la lettre de rançon suite au kidnapping de Sorbet, le chien de Kelsey. Mon dieu, j’avais tellement oublié cette intrigue et c’est marrant à fond. Cela ne mène nulle part : certes, ils retrouvent Sorbet dans la chambre d’Al et Rachid, mais ils ne sont pas responsables du troll constant de Sam.

Tout ceci mène à une scène sympa entre Brooke et Lionel qui deviennent amis, alors même qu’elle est insupportable et totalement cliché. C’est fou comment la série peut être à la fois sérieuse dans les sujets et une vraie parodie dans le traitement des personnages. Brooke est juste un cliché d’enquêtrice cinglée amoureuse de Lionel.

Evidemment : elle est chiante avec lui parce qu’elle en est amoureuse et qu’elle n’a pas compris qu’il était gay. L’épisode nous révèle alors que Troy et Reggie écoutent tout depuis la chambre d’à côté, ce qui est marrant, et Wesley en profite pour arriver. Ils mangent alors tous les trois, Wes, Lionel et Brooke, et le premier en profite pour leur suggérer de hacker AltIvy ! Il serait temps d’y penser, surtout qu’ils connaissent la personne qui peut le faire.

Reggie se lance aussitôt dans le hack, et c’est génial comment la série avance à toute vitesse sur le problème d’un seul coup. Lionel se retrouve à jouer au jeux vidéo avec Troy et… à accepter un joint de sa part. On ne s’en sort plus, merde ! Si même Lionel se met à se droguer…

Comme d’habitude, ses scènes avec Troy font partie des meilleures de l’épisode, puisqu’il envisage ses différentes relations et en parler avec lui. Il comprend qu’il peut passer à la vitesse supérieure avec Wesley et n’hésite plus à le faire quand Reggie ne parvient pas à cracker le mot de passe du troll. Malgré tout, la première fois entre ces deux-là est pleine de boulettes, ce qui était inévitable et drôle à la fois. Le lendemain, Lionel rencontre Silvio pour parler du journal et comme c’est le jour où Reggie fout son poing dans la tronche, Lionel découvre la vraie identité du troll…

AltIvy se révèle donc être Silvio. Je le sentais venir depuis le début de l’épisode et comme je le déteste, ce n’est vraiment pas un problème pour moi, mais il fait froid dans le dos. La révélation est parfaitement gérée et ça donne envie de continuer la série, clairement.


Chapter VII – 15/20
Bof. C’est un autre épisode que j’attendais avec impatience et je n’ai pas trop aimé ce que ça donnait finalement. J’en attendais plus, ou j’en attendais mieux, mais en tout cas, ça n’a pas réussi à m’embarquer dans son histoire, et c’est bien dommage !

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You have abs. What do you need funny for?

Parfait, un épisode sur Troy enfin ! J’ai bien cru qu’on ne l’aurait jamais cette année. Pourtant, c’était l’un des premiers personanges sur lesquels j’ai changé d’avis grâce à son épisode l’an dernier. Cela dit, celui-ci revient un peu trop en arrière avec la première année d’université de Troy. Il trainait beaucoup avec des blancs qui le voyaient comme leur caution pour faire n’importe quoi – surtout qu’il est en plus le fils du doyen.

Bien sûr, il ne faut pas longtemps pour que Troy fasse n’importe quoi et que son père le recadre, avant de le mettre dans le droit chemin grâce à une mystérieuse société secrète de gens de pouvoir, tous noirs et dans l’ombre. Cela ressemble fort à l’intrigue fil rouge de cette saison, mais comme c’est dans le passé, difficile d’en être certain.

Et aujourd’hui ? Troy fait toujours n’importe quoi ; tentant des blagues qui ne sont absolument pas drôles et extrêmement sexistes. Personne ne le soutient, à part Lionel qui fait semblant. Déprimé de ne pas être drôle, on le retrouve à coucher avec la nouvelle meilleure amie de Coco qui révèle qu’elle a en fait intégré Pegasus – mais pas Coco. Wow.

Troy retrouve ses amis de la première année et ils se moquent tous de lui, avant de partager des champignons avec lui. Allez, un épisode de plus sur les effets de la drogue en ligne sur Netflix… ça faisait longtemps.

Le voilà donc qui ère dans l’université avec ses amis et qui voit la lune tomber du ciel, avant de se lancer dans une quête pour retrouver sa voix. Cela le mène auprès de Reggie qui lui sert alors de guide spirituel, lui rappelant leur première année où Reggie était totalement amoureux de Sam mais où Troy a couché avec elle sans même s’en rendre compte. Bien sûr, il se rend compte de cela au beau milieu d’un cours de Reggie, où tout le monde les écoute. C’est du grand n’importe quoi mais ça fonctionne très bien côté humour. Pauvre Reggie.

Sans trop de surprise, Troy se rend alors auprès de Sam pour obtenir des réponses, lui demandant à elle (et Jo) comment elle le voyait… Et elle le voyait comme une jolie chanson d’amour alors qu’il la trompait – beaucoup.

Finalement, Troy se rend brûler tous ses vêtements devant Core qui faisait une collecte de vêtements. Bien joué. C’est elle qui finit par lui servir de miroir alors qu’il ne lui demandait pas et voulait juse s’excuser. Cela fait du bien de voir Coco lâcher ce qu’elle a sur le cœur.

Tout cet épisode n’a pas réussi à me faire ré-aimer Troy autant que l’an dernier. Au contraire, même, il apparaît encore plus narcissique qu’avant et sa prise de conscience de fin d’épisode n’est pas une belle réussite : il se retrouve nu dans une fontaine et est retrouvé par Lionel et Wesley, ce qui est plutôt marrant, en revanche. Je n’ai pas accroché à cet épisode, comme je n’accroche que rarement quand il est question de bad trip, en fait. Ouep, je suis chiant comme ça que voulez-vous.

Cela dit, la fin d’épisode est plutôt réussie avec son père qui vient lui faire la morale dans sa chambre et comprend qu’il a foiré son rôle de père… Avant de lui piquer son joint et de le recadrer pour de bon. Cette fois, c’est bon, Troy trouve sa voix pour l’open mic et fait rire tout le bar.


Chapter VIII – 20/20
Pas besoin de faire un épisode sur Lionel pour décrocher le 20 finalement. Un huis clos et une confrontation attendue depuis huit épisodes permettent à cet épisode d’être le plus addictif de tous. Au point de négliger ma critique pour profiter à 100%d de l’épisode qui est bien compliqué à résumer de toute manière. C’est tout le problème des conversations interminables.

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Are you aware of your white savior complex ?

Un épisode sur Gabe ? C’est osé à ce stade de la série. Cela fait huit épisodes qu’on ne le voit presque plus. Il continue son documentaire en interrogeant Kelsey, Reggie, Coco, Troy… Tout le monde quoi. Inévitablement, il en arrive à demander à Sam de passer devant la caméra. Alors qu’il lui a donné RDV, il tombe sur Lionel et Wesley qui décidément passent tous leur temps ensemble.

Il est dur de commenter et résumer cet épisode qui est une longue conversation entre Sam et Gabe. Bien sûr, tout cela se fait sous couvert du documentaire de Gabe, mais c’est en fait l’occasion pour eux d’enfin parler et avoir leurs explications. Clairement, c’était attendu et ça met de côté le fil rouge de cette saison. Huit épisodes d’attente ont fait que j’étais totalement scotché devant cette conversation qui n’en termine pas et qui permet aux deux personnages de communiquer. Parfois, ça ne se résume pas et c’est exactement le cas. Cela faisait beaucoup de bien d’avoir cette dispute entre eux, de voir Gabe enfin faire des reproches que Sam se devait de prendre en pleine face.

Les scénaristes sont du côté de Sam, mais le filment du point de vue de Gabe, ce qui est particulièrement intéressant. Il y a quelques plans séquence bien foutus, mais dans l’ensemble, c’est une plongée psychologique réussie dans la tête des deux personnages. Sam souffre et il le redécouvre en la faisant souffrir au passage.

L’épisode est plein de faux départs également : c’est un huis-clos duquel les personnages veulent sortir sans y parvenir. Sam s’en va puis revient. Gabe dit s’en aller, mais récupère ses affaires sans partir. C’est tout bonnement excellent, c’est tout. Ce long épisode de bavardage fonctionne : on part d’un manque de confiance entre eux pour en arriver à un stade où ils peuvent se faire de nouveau confiance.

Quand ils reprennent le documentaire, Gabe explique à Sam qu’il ne connaissait même pas le nom de Jamila avant qu’elle lui reproche de la draguer. Sam en arrive enfin à reconnaître qu’elle doit s’excuser d’avoir couché avec Reggie, même s’ils n’étaient pas officiellement en couple. Gabe s’excuse de l’avoir larguée la pire nuit possible…

Les deux finissent par s’embrasser. Quel épisode ! 25 minutes d’engueulades et de reproches qui mènent à un baiser et une réconciliation… aussitôt zappée par l’arrivée de Jo qui annonce à Sam qu’elle doit rentrer chez elle au plus vite. Et ben bon courage pour éditer tout ça, Gabe.


Chapter IX – 19/20
C’était un épisode totalement inattendu dans l’économie générale de la série, mais un épisode qui parvient à gérer un sujet beaucoup trop triste avec humour malgré tout. Entre celui-ci et le précédent, j’ai l’impression d’avoir subitement changé de série, les scénaristes prenant des risques en transformant radicalement la série. Et en même temps, ça fonctionne, alors pourquoi se priver ?

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Fuck silence, entertain me please.

L’épisode part dans de bien nouvelles émotions avec la mort du père de Sam. C’est un épisode centré sur cette figure centrale dans la vie de sa fille ; qui était son soutien dans les épreuves. Sam doit quitter le campus et le fait avec Jo dans la voiture de Gabe qui leur prête bien sympathiquement.

Sans trop de raisons évidentes, Coco les squatte elle aussi parce qu’elle adorait le père de Sam et parce qu’elle parle encore avec sa mère. Elles étaient potes après tout. Coco est brillante dans cet épisode : elle met de la musique pourrie pour réconforter Sam, et ça fonctionne en fait. Voir Sam rentrer dans sa famille est un peu étrange pour cette série, mais ça permet de bons moments et ça fait respirer de l’intrigue de l’université.

Dans l’ensemble, c’est dévastateur malgré tout : sa famille est aussi chiante que d’habitude et sa mère vit dans un déni eaucoup trop violent pour ne pas cacher quelque chose… qui finit par le découvrir grâce à une cousine manquant de tact lui apprenant que son père avait eu une deuxième chirurgie, ce qu’elle ne savait pas. Sam confronte sa mère et ça ne se passe même pas si mal.

Sam s’en plaint alors à ses deux amies qui ne trouvent rien de mieux à faire que de se disputer sur la meilleure réaction qu’elle devrait avoir par rapport à l’enterrement et au discours qu’elle devrait (ou non) faire sur place. Finalement, Coco révèle qu’elle était encore en contact avec lui et qu’il aimait sa fille (sans blague).

En fouillant le bureau de son père dans la nuit, elle retrouve un tas de choses qui l’attendent, comme un ipod avec tous ses podcasts et une lettre de son père, qu’elle lit donc à l’enterrement, pour se débarrasser du discours… qu’elle fait quand même en lui répondant.

C’était un épisode sacrément chargé en émotions et qui, bizarrement, n’oubliait pas trop le fil rouge puisque Sam trouve aussi un livre sur l’université et que Lionel l’appelle pour lui dire qu’ils n’ont plus d’intervenants pour la fac. Pas grave : elle a le livre de son père sur l’histoire de l’université, une histoire légèrement redondante à force, il fallait bien que ça mène quelque part.


Chapter X – 17/20
Cette conclusion de saison part un peu dans tous les sens mais donne finalement pas mal de réponses. Elle s’autorise des clins d’œil sympathiques au film et apporte les dernières pièces du puzzle d’un mystère de saison à côté duquel il était facile de passer et qui donnerait presque envie de revoir la saison pour mieux tout comprendre. C’est dire à quel point c’était efficace. En revanche, après les excellents épisodes précédents, ça manquait de quelque chose.

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I do have an event coming up.

L’ordre du X, un ordre d’étudiants noirs s’en prenant aux blancs pour ruiner la vie des blancs au pouvoir et pour se venger de la colonisation. Voilà donc autour de quoi tournait la saison avec des X cachés absolument partout dans l’université et étant même écrits sur les poignées de porte de Sam et Lionel. Maintenant que ces deux-là sont sur la piste, on devrait arriver à quelque chose d’intéressant.

Coco couche avec le banc cliché du riche que l’on a vu plusieurs fois dans la saison sans que je ne retienne jamais son nom, celui qui avait donné des champignons à Troy. Bon, ça sort de nulle part, mais pourquoi pas. Cela me permet de découvrir qu’il s’appelle Kurt, et Troy le contacte pour obtenir un job dans Pastiche, un des journaux du campus. C’est une évolution sympathique pour lui, mais les scénaristes n’auront pas su quoi en faire cette saison quand même.

De son côté, Al continue de faire n’importe quoi et veut désormais voir les vidéos de surveillance de la nuit de l’incendie pour prouver que c’était intentionnel. Il a toute son intrigue en arrière-plan, comme l’an dernier avec la noyade du bourré, et c’est un running gag plus ou moins efficace qui finit par nous apprendre que Clifton a mis le feu en faisant exploser involontairement le micro-onde.

Sinon, Troy entend Wesley et Lionel faire l’amour, et cette inversion des rôles le fait rire. Il est beau joueur quand même. Ils regardent ensuite une interview de P’Ninny que l’on aura bien beaucoup vu dans cette saison et qui permet à Lionel de découvrir que son mec n’est pas spécialement du genre à croire au grand amour. Oups.

Jo et Reggie continuent de se rapprocher et ça les mène à s’embrasser. Miracle. Oh, il tente de se rattraper en lui disant qu’elle est la fille de ses rêves et tout, mais bon, c’est du n’importe quoi, il était amoureux de Sam avant et c’est tout.

Evidemment, ils se font surprendre par Sam, sans trop de surprise, histoire qu’elle leur reproche à son tour l’absence de chaussette sur la poignée. C’était marrant et ça permet à Sam de se rendre chez Gabe pour coucher avec. Ouep, toutes les histoires amoureuses ont leur conclusion comme ça.

On découvre aussi que le flic qui a failli tuer Reggie est bien viré de l’université… après un mois et pour être mieux promu. Rageant. Le message passe, au moins. L’épisode prend le temps de présenter le point de vue blanc pour le moquer à plusieurs reprises, mais les phrases sont tellement clichées que ça fonctionne très bien.

Les étudiants organisent malgré tout une manifestation contre la venue de Rikki, qu’ils voient comme trop raciste, et Sam décide d’aller la filmer pour lui poser des questions qu’elle juge dérangeantes. Le problème, c’est que Rikki est une fan récente de Dear White People et elle lui fait savoir. Pire, elle compare leurs vies, lui expliquant que Sam n’est que son passé. C’est un joli clin d’œil puisque Rikki est jouée par la géniale Tessa Thompson, qui incarnait le rôle de Sam dans le film Dear White People en 2014 !

Avec un peu de temps, Rikki estime que Sam deviendra un personnage public elle aussi. La confrontation Rikki/Sam était loin de ce que j’imaginais : Sam se retrouve sans voix face à Rikki qui est complétement désabusée par la société et s’arrange juste pour se faire du fric. Elle est là pour un « spectacle » clair : elle compte dire ce que la société attend d’elle, parce que c’est comme ça qu’elle vit et puis c’est tout. J’adore l’idée, mais finalement tout ça déstabilise Sam qui ne sait plus comment se défendre et se rend finalement voir Lionel, ayant besoin d’une victoire.

Silvio est l’organisateur de ce spectacle qui tourne bien mal : toutes les places sont vendues, oui, à des noirs venus protester leur mécontentement devant Rikki. Une action silencieuse, c’est plutôt sympathique comme idée, et ça change de la saison précédente. En plus, ça ridiculise une bonne fois pour toute Silvio qui n’a pas vu le coup venir. Bon courage pour sa carrière derrière après ces deux fins de saisons qui le descendent. Je suis tellement heureux de voir que les scénaristes maltraitent ce personnage que je détestais.

Finalement, Lionel conclut l’intrigue de la saison en reprenant toutes les infos que nous avons eu au cours de la saison pour les exposer à Sam. Cela le mène avec Sam à comprendre le point de rendez-vous de ce groupe qu’est l’Ordre de X, un groupe qui se retrouve chaque année à minuit le premier jour des partiels.

On bascule alors dans une sorte de thriller étrange où ils se rendent dans une tour du campus à minuit pour comprendre ce que c’est que cet ordre du X, mais sont déçus de tomber sur une pièce vide… jusqu’à ce que Sorbet se pointe suivi par un inconnu dont on connaît beaucoup trop bien la voix (c’est le narrateur !) et qui nous fait un cliffhanger de dingue au moment où nos personnages touchaient le fond et déprimaient de cette nouvelle défaite. Il n’y a plus qu’à espérer une saison 3, car apparemment, les voilà recrutés dans l’ordre du X. Ah lala, tout ça faisait vraiment Orphelins Baudelaire, une fois de plus.

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EN BREF – Malgré l’absence de Defamation, la parodie de Scandal, cette saison 2 avait à peu près tout ce que j’en attendais, et même plus. Beaucoup d’humour, de dramas, d’excellentes répliques et de problématiques sont abordés avec une justesse et une fluidité rare. Toute la saison est construite autour d’un fil rouge qui apparaît plus solide que la saison 1 et qui mène à un cliffhanger étonnant. Ils ont intérêt à faire une saison 3 !

De manière générale, je dirais que le modèle de la série fonctionne plutôt bien avec un personnage au cœur de chaque épisode, mais cela continue de créer des dissonances avec des épisodes moins bons que d’autres, ce qui est un peu dommage. En revanche, je pensais que ce serait les mêmes personnages qui m’intéresseraient moins cette année, et ça n’a pas été le cas : Reggie est remonté dans la liste des personnages que j’aime bien, Troy, lui, est descendu à défaut d’avoir une intrigue satisfaisante.

Dans l’ensemble, je pense que cette saison était meilleure que la première, peut-être aussi parce que je savais à quoi m’attendre et parce que j’ai tout vu d’un coup. Il n’y a plus qu’à espérer que Netflix ne fasse pas n’importe quoi maintenant.

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