That ’90s Show – S01E04

Épisode 4 – Rave – 15/20
Si l’épisode trouve davantage son indépendance et qu’il propose de bons gags, c’est maintenant à l’écriture globale que j’en ai : je trouve dommage d’accélérer trop l’écriture de certaines relations. Cela attaque un peu trop la crédibilité générale des personnages, pas aidé non plus par une lourdeur sur les références aux années 90. Cela dit, c’était peut-être le cas aussi avec les années 70 sans que ça ne me marque autant à défaut d’avoir connu cette période.

Spoilers

Leia pense non-stop à Jay… mais ne veut pas lui dire.

Seriously, you look like a wet hotdog.

Bon, alors, je sais qu’il n’y a que dix épisodes dans la saison, mais là, c’est vraiment abusé : on commence dès la première scène par nous expliquer que Leia veut un petit-ami désormais, et tant pis pour le féminisme (admettons, dans les années 90). Ce petit-ami qu’elle veut absolument ? Jay. C’est abusé, franchement. Ils ont eu UNE scène mignonne en quatre épisodes, faut pas abuser comme ça.

Ceci étant dit, ça permet de nous mettre en place un début d’épisode plutôt réussi car il permet enfin à chaque personnage des adolescents d’avoir un rôle mieux établi. Nate est ainsi complètement martyrisé par sa petite amie, Nikki porte clairement la culotte, Jay a ses meilleurs amis qui le conseillent. De l’autre côté, Leia a Gwen et Ozzie, qui continue d’être un cliché sur patte que je vais finir par détester s’ils continuent d’en faire autant sur son côté gay pas vraiment refoulé mais beaucoup quand même mais en fait non, jouons sur tous les clichés possibles. C’est too much, comme c’était parfois too much d’avoir Hyde en cliché du drogué. Au moins, ça, c’était cool. Ozzie, c’est problématique plus qu’autre chose, parce qu’avec le recul de vingt ans, ce n’est PAS un problème. La drogue, ça en restait un. Bref, je suis un vieux con, épisode 4.

De son côté, Jay se plaint donc à ses amis de la conversation qu’il a eu avec Leia – et du fait qu’ils ne se sont pas embrassés. Il a tout clairement un cœur tout mielleux d’un coup : il en avait envie, sans oser vraiment. Leia, elle, en avait envie, mais s’est presque pris un râteau. La conclusion pour les deux ? Faire en sorte que l’autre avoue en premier ses sentiments pour avoir le pouvoir dans la relation.

Quelle belle manière d’avoir une relation stable et pas du tout toxique ! Si Leia ne fait pas grand-chose pour convaincre Jay de lui avouer ses sentiments, ce n’est pas le cas de Jay. Le coup de l’huile était un gag clairement facile, surtout que l’acteur a clairement fait trop de musculation juste pour le bien de la scène, mais ça m’a fait rire à plusieurs reprises quand il glissait sur la voiture ou en prenant la guitare.

Par contre, il est dommage que Gwen et Nkki se retrouvent à se détester l’une et l’autre, parce qu’elles sont dans deux camps différents : Leia et Jay veulent tous les deux que l’autre fasse le premier pas, et elles font tout pour que ça arrive. C’est problématique pour les filles, mais plutôt que de faire alliance, elles paraissent très clichées à se tirer dans les pattes comme ça.

Bon, toute la série est fondée sur des clichés et des stéréotypes, après, et il y avait un bon humour dans ces scènes. C’était moins drôle du côté de Nate et Jay, par contre. On nous les présente comme co-dépendants et les gags autour de ces personnages n’ont pas réussi à me convaincre. Je veux dire, le coup de Nate qui prend l’huile de son pote en se frottant à lui ou de Nate qui décroche le téléphone pour se faire passer pour son beau-père médecin ? Vraiment pas ouf.

Le personnage de Nikki devient en tout cas bien plus intéressant dans cet épisode, même si c’est trop copié de Jackie pour être pleinement satisfaisant. Cela fait du bien de retrouver ce genre de personnage, on va dire. Ozzie continue quant à lui d’être trop cliché, mais ça mène tous les ados à une rave : Ozzie souhaite y aller pour se déchaîner enfin comme il le souhaite… Plus cliché, tu meurs.

Evidemment qu’il est oublié par ses amis au moment d’y aller. Le côté Home Alone de la scène était censé être sympa, mais ça n’a pas pris sur moi, par contre. En fait, il n’y a qu’un gag sur deux que j’aime vraiment, c’est problématique. À la rave, Jay a à peu près le même bonnet que moi, je ne m’y attendais pas. Il porte aussi un parfum bien particulier, et promis, je n’ai pas le même là par contre.

Les tenues pour la rave ? C’était très cliché, et très années 90… mais j’ai l’impression que ça n’a pas tellement changé en 2023 si on nous envoie des personnages à une rave – à part Ozzie, mais lui, il est toujours dans l’excès de tout. BREF. Sur place, Leia décide d’être plus mature que Jay et d’aller le voir pour qu’ils puissent enfin se parler.

Elle se fait évidemment avoir par Jay, qui refuse de parler en même temps qu’elle quand elle lui propose qu’ils disent en même temps ce qu’ils pensent de l’autre. Bon, c’est un truc d’ados vraiment tout pété, mais le gag fonctionne. On est vraiment dans l’ambiance sitcom avec ça, et j’aime bien. Le problème est donc que Jay refuse de dire à Leia qu’il l’apprécie.

Il a ainsi le pouvoir dans la relation, comme son père lui avait dit. Franchement, ça pourrait être lourd les blagues sur Kelso, mais ça marche encore à peu près. Rare d’entendre des gamins parler comme ça de leur père, ou pire, du père d’un pote, mais admettons. Je pense que ça ne marche que parce qu’on adore Kelso, sinon, ce serait hyper catastrophique.

La soirée se termine en compétition entre Jay et Leia : vexée de s’être faite avoir, elle décide de draguer tout ce qui bouge – et lui aussi. J’ai bien aimé la représentation de la rave, mais heureusement que j’avais activé les sous-titres pour cet épisode. C’était excellent d’avoir un peu de réalisme sur le côté « on n’entend rien de ce qu’il se passe », mais pas plus mal que ça ne dure pas éternellement.

En parallèle, on nous rappelle que nous sommes dans les années 90 avec les choix de films de Kitty et Red. C’est amusant, sans plus, et c’est bien quand Red rappelle à Kitty qu’elle n’a pas besoin de lui parler quand ils regardent la télévision. Pauvre Kitty !

En plus, quand elle peut enfin parler, c’est pour expliquer qu’elle est contente de voir que Leia souhaite trainer avec elle… ce que Red est loin de comprendre. Lui, il pense plutôt qu’elle va terminer par être une vraie psychopathe de serial killer. Kitty, la pauvre, va tomber des nues en apprenant que Leia est capable de lui mentir malgré leur super relation.

Elle s’en rend compte quand Red retrouve Ozzie prêt à partir à la rave… mais continue de refuser d’y croire, jusqu’à ce que Red torture Ozzie. La scène était plutôt marrante, parce que ça correspond bien à Red, même si c’est abusé de sa part de se faire avoir par le piège du « none of your business ». Sans surprise, Kitty s’avère bien meilleure à faire sortir les vers du nez d’Ozzie, en le complimentant sur sa tenue et ses… petites boules. Bordel, qu’est-ce que cette actrice est géniale !

La révélation que Leia est à une rave est loin de lui plaire en revanche, alors que ça menait à une bonne scène finale : Red retrouve Leia à la rave… quand Leia se frotte à lui dans l’espoir de draguer un mec devant Jay. C’était vraiment drôle et bien trouvé. Bien que forcément punie, Leia a tout de même le temps de parler avec Gwen avant de se faire engueuler par ses grands-parents… enfin, par Kitty.

Elle se découvre un vrai plaisir à jouer les méchants policiers, même si ça laisse Red jouer le bon flic. Mouais. Bien que punie (bis), Leia a encore la chance de pouvoir parler avec Jay, puni lui aussi. Il vient voir Leia pour faire le point sur leur relation, il recommence donc le compte à trois, et cette fois-ci il lui dit la vérité : il l’aime bien aussi… mais Leia préfère en fait rester amis avec lui.

Soit ? On découvre dans la scène qui suit, après l’avoir persuadé qu’ils ne devaient être qu’amis comme Chandler et Ross, que Leia est ravie d’avoir le pouvoir et d’avoir fait une Kelso à Jay… MOUAIS. Elle vient de débarquer à Point Place, faut pas abuser sur les références à la famille Kelso non plus. Et oui, bien que punie (ter), Leia peut encore organiser une fausse rave avec Gwen et Ozzie dans la cave. Qu’est-ce que c’est gênant ce personnage d’Ozzie, franchement.

J’aurais aimé avoir les mêmes punitions que dans les séries… Parce que Leia privée de Nintendo alors qu’on ne l’a jamais vu jouer depuis quatre épisodes là, bon.

That ’90s Show – S01E03

Épisode 3 – Lip Smacker – 14/20
Peut-être que je vieillis plus vite que je ne le pensais pas, mais cet épisode confirme que je préfère largement les intrigues avec les adultes de la série… Celles des ados sont trop clichées pour le moment, avec beaucoup de prévisibilité et un zeste de gêne tellement les messages que ça envoie ne sont pas ceux qu’on veut voir en 2023. Je ne sais pas, on est coincé entre les années 70, les années 90 et 2020… et la série n’arrive pas encore à tout à fait trouver sa place. C’est embêtant après trois épisodes sur dix.

Spoilers

Leia aimerait un premier baiser, Sherri aimerait un dernier baiser.

Leia, I’m not going to kiss you.

Hello Wisconsin ! C’est très clair : la série n’a pas l’intention de se démarquer plus que ça de son ainée. On commence donc cet épisode par une énième scène mettant en avant Kitty. C’est génial car je l’adore, mais ce n’est pas comme ça qu’on apprendra à mieux connaître les ados au sous-sol. Bref, l’idée est de revenir sur le cliffhanger de l’épisode précédent.

Au moins, cela laisse peut de place au suspense insoutenable : Sherri est toujours en couple avec lui, hein. C’était obligatoire : il s’agit de Fez, et on ne se débarrasse pas de lui comme ça. Bien sûr, avant qu’on nous explique comment cela est possible, on laisse Kitty et Red chercher et découvrir l’identité de la star locale que Sherri a réussi à choisir.

On nous introduit ainsi un super spot publicitaire de Fez pour son salon de coiffure. Bordel, mais il est beaucoup trop drôle cet acteur. Une perruque et hop, il n’a plus rien de son personnage de NCIS et me fait rire à fond. Sherri découvre ainsi que ses voisins connaissent Fez, et c’est bien drôle. Kitty ne peut pas s’empêcher de s’en mêler, en plus, quand elle découvre que Sherri est avec Fez.

Elle comprend bien vite qu’elle n’a pas pu se débarrasser de lui, parce que chaque fois qu’elle lui envoyait les signaux pour rompre, il les contournait. Du pur Fez, quoi. Kitty se charge donc d’aider Sherri à rompre avec ce Fez qu’elle connaît depuis des années… et ce n’est pas si facile. Elle en profite pour se faire coiffer, bien sûr, mais aussi pour récupérer les potins. On apprend donc que Jackie a largué Fez pour Kelso en Jamaïque et Kitty passe d’un extrême à l’autre bien vite : voir Fez si amoureux lui donne envie de croire à nouveau à l’amour.

Voilà donc une Kitty qui se fait avoir et se retrouve à avoir envie de voir un couple Sherri/Fez. Sherri est loin d’en être ravie : elle obtient une vraie déclaration d’amour de Fez, ce qui la fait flipper à fond. Elle redébarque chez les Forman pour trouver une solution, et la solution, c’est Red, bien sûr. Voilà donc Red qui invite Fez chez eux pour lui dire que c’est terminé.

Fez comprend à tort donc que Red est sur le point de mourir, et… c’était aussi simple qu’efficace. Franchement, ces personnages continuent de me faire rire. L’accent de Fez est purement abusé, bien sûr, mais le personnage est trop culte pour que ça soit problématique, non ? Ses changements de ton, ses manières… même si l’acteur a vieilli, ça continue d’être efficace.

Et Fez continue de me briser le cœur à ne pas avoir de chance en amour… même si bien sûr sa réaction quand il apprend qu’elle a des enfants et quarante ans est loin d’en faire un personnage appréciable. Allez, il a de la chance, on l’aime déjà.

Pendant ce temps, la deuxième intrigue de l’épisode nous réintroduit le couple de Nate et… Je ne sais plus son nom, de nouveau. Les deux s’embrassent au point d’oublier le monde autour d’eux, et à nouveau, ça ressemblait trop à Jackie et Kelso. Je n’accroche pas du tout à ces deux personnages, j’espère que la série trouvera quoi en faire rapidement dans les prochains épisodes, parce que tous les gags autour d’eux, jusqu’à la réaction allergique aux lèvres, étaient bien trop lourds pour être réussis.

En attendant, les voir s’embrasser comme ça fait prendre conscience à Leia qu’elle n’a jamais embrassé personne. C’est la seule personne du groupe à ne pas encore avoir eu cette chance, ce qui la rend bien similaire à son père, je trouve. Pour la petite explication : elle a subi le même handicap que sa mère au collège, à savoir qu’elle était trop grande pour les garçons, puis un appareil dentaire horrible.

Cela mène à une Gwen qui lui propose d’aller au centre commercial pour trouver quelqu’un à embrasser, histoire que ça soit fait. Red dépose donc Gwen, Leia mais aussi Ozzie sur place. Cela mène à une bonne sous-intrigue pour Red : il s’achète un fauteuil relaxant. Le nouveau fauteuil de Red change tout à se personnalité. Il est beaucoup plus détendu et mort de rire… et le gag est tout simple, mais il a bien fonctionné sur moi. Bref, je continue d’aimer les anciens personnages plus que les nouveaux.

Il faut dire que les nouveaux sont pas mal clichés, donc ça ne simplifie pas les choses. Ozzie se retrouve donc avec un copain canadien pas imaginaire mais jamais présent, ce qui est énervant plus qu’autre chose. Vraiment, n’est pas Fez qui veut ; et ce cliché mal écrit passe mal. Dans les années 90, aucune sitcom n’aurait fait cette intrigue comme ça ; je trouve donc qu’on perd un peu du sel de la série d’origine, qui était de copier les codes des sitcoms de l’époque. Le petit-ami imaginaire pourquoi pas… Mais le petit ami imaginaire gay ? Je ne sais pas, ça semble forcé. J’imagine qu’Etienne, c’est son nom, finira par débarquer à un moment ou à un autre, et ce sera bien.

En attendant, Leia harcèle tout plein de mecs pour réussir à en embrasser un… en vain. Gwen, bien sûr, a moins de mal à se trouver un mec à embrasser. Elle rencontre donc Kevin et réussit à l’embrasser sans le moindre souci, pendant que Leia galère. C’est frustrant, on passe à côté de la possibilité d’un joli couple lesbien entre Gwen et Leia pour le moment – en 2023, c’est ce qu’on nous sortirait. En 90 ? Beaucoup moins. Cela n’empêche pas que c’est frustrant, et que toute cette intrigue pour embrasser un garçon au supermarché, là.

Et ce n’était pas si drôle ? Je veux dire, ça serait passé dans les années 90 le côté je poursuis le mec pour l’embrasser, mais en 2023, c’est problématique, tout de même. Ah, c’est mon troisième épisode d’une série sortie en 2023, d’ailleurs, c’est un point du Bingo Séries, yay ! Tant pis si ça reste aussi problématique qu’il y a 30 ans ? Bon dieu, je vais avoir trente ans bientôt et me voilà en débat interne sur une série qui utilise le harcèlement sexuel comme humour parce que c’était normal dans les années 90. Après tout, la série d’origine faisait bien se droguer des adolescents (et celle-ci continue), c’est tout aussi problématique. La différence tient dans le fait que je trouve ça moins drôle de rire de harcèlement que d’ados qui font une connerie en étant consentant. Je suis un vieux con, c’est tout ; je sais que ça passait sans problème ce genre de trucs dans les années 90 (j’y étais)… mais nous n’y sommes plus et pourquoi être nostalgique de ce genre de choses, du coup ?

Leia rentre en tout cas dépitée chez elle, mais elle peut compter sur les bonnes idées de Gwen pour trouver une solution : persuadée que Leia a tout ce qu’il faut pour séduire, elle lui propose tout simplement d’embrasser Jay. C’est une manière un peu lourde de nous embarquer dans ce qui sera inévitablement un ship à venir, surtout quand ça passe par des gags pas si drôle critiquant un type à la piscine (mais pourquoi ?).

Cela dit, c’est efficace : la scène entre Jay et Leia était toute mignonne. Jay refuse pourtant de l’embrasser, parce qu’il la trouve trop cool pour ça et qu’il préfère un vrai premier baiser si ça doit se faire. Après avoir passé trois épisodes à la draguer, il a donc la classe d’attendre que leur premier baiser soit un vrai, ce qui est plutôt cool comme message à faire passer. Bon, je ne suis pas sûr que les scénaristes cherchent un message à faire passer après, parce que ce qu’ils font est horrible sinon.

Leia finit par aller embrasser le type qu’elle a harcelé au centre commercial, sans son consentement bien sûr, et c’est présenté comme quelque chose de cool. J’aurais pensé qu’elle se ferait exclure une deuxième fois du centre commercial, mais non. Et en plus, elle le fait uniquement parce qu’elle a gagné confiance en elle grâce aux paroles de Jay – qui sont les mêmes que Gwen.

J’ai l’impression que la série passe à côté de certaines choses… mais en même temps, c’est censé se passer dans les années 90, et ça serait passé crème comme intrigue. Une fois de plus, heureusement qu’une adulte était là avec ces ados : Sherri est celle qui a réussi à me faire rire.

That ’90s Show – S01E02

Épisode 2 – Free Leia – 16/20
Je continue de péter un câble régulièrement devant les différentes scènes de l’épisode parce qu’il est vraiment dommage que les scénaristes cherchent trop souvent à imiter la série originale… mais en même temps, c’est un vrai plaisir de retrouver les personnages et l’humour. Ce n’est vraiment pas raté : je passe un bon moment devant cette comédie, elle arrive à me faire rire ce qui n’était plus trop le cas des comédies dernièrement et, bon, c’est un épisode réussi ! Bref, la série est renouvelée aujourd’hui pour une saison 2, tant mieux !

Spoilers

Leia cherche à s’intégrer vraiment dans son nouveau groupe d’amis.

That’s an awful lot of ham.

Je me lance dans ce deuxième épisode avec le plaisir de me rendre compte que l’épisode dure 24 minutes et non 30. C’est plutôt bon signe d’en revenir à un format de comédie plus classique. Par contre, la série n’a toujours pas sa propre identité, même si elle essaie très fortement d’y arriver. Par exemple, le générique est sympathique, parce qu’il a un vrai look des années 90. C’est plutôt cool… mais ça n’empêche pas que d’avoir toute la première scène de la série dans la cave Forman, ça ne permettait pas d’établir une vraie identité pour la série.

Ils en arrivent à rater la scène où les ados se font un joint, parce que nous n’avons pas une caméra tournante pour nous les montrer les uns après les autres. C’est bizarre de vouloir refaire exactement le même genre de scènes en changeant ce qui en faisait le génie, tout de même. Les dialogues ? Dignes de la série d’origine, d’accord, mais ce ne sont pas les personnages que l’on adore, quoi.

Ceux que l’on adore sont encore là, heureusement : Kitty et Red sont tout simplement géniaux et sauvent une bonne partie de la série. Je crois que c’est grâce à eux que j’aime ce revival pour l’instant, parce que les ados n’arrivent pas encore à tout à fait me convaincre. Les gags sont redondants, en fait, ils essaient trop d’être similaires à ceux de la série d’origine avec des références années 90, je crois.

Du coup, on est coincé entre une ambiance années 70 et années 90, sans vraiment y être. Par contre, un truc que je ne remarque qu’avec cet épisode et qui est important : les rires ne me dérangent pas du tout car ils sont bien placés. Ce n’est pas toujours le cas, ce qui fait que je suis plutôt content par ce spin-off – qui, en plus, parvient à me faire rire à plusieurs reprises.

Bref, je suis content de regarder cette série, vous l’aurez compris. Avec un peu de chance, la nostalgie fera place à l’amour des nouveaux personnages. Ce n’est pas encore le cas, parce qu’on passe beaucoup de temps avec Kitty et Red dans cet épisode. C’était plutôt drôle de les voir en personnages de jeux vidéos à travers les yeux drogués de Leia, d’ailleurs.

Quand je dis qu’on passe du temps avec eux, c’est parce qu’ils sont vraiment au cœur des intrigues de l’épisode. Commençons par l’épisode du point de vue de Kitty : elle amène Leia louer un film en VHS pour se rattraper d’un après-midi que sa petite fille trouve ratée. En effet, Leia a un sacré syndrome de l’imposteur et souhaite que tout le monde l’apprécie dans un groupe d’amis qu’elle squatte alors qu’elle ne devrait pas.

Cela mène à quelques gags sympathiques dans le magasin : on y découvre que Jay a un petit job, qui devrait permettre de changer de décor de temps en temps (la série en a terriblement besoin), et que le révérend de Kitty a des goûts particuliers pour louer ses VHS. C’était marrant sans en faire trop, et Kitty, je l’adore, tout simplement.

Elle se laisse ensuite entraîner par sa petite fille jusqu’à la maison de la dernière personne ayant loué le film Clerks, la nouvelle lubie de Leia étant de proposer à tout son groupe d’amis de voir ce film. Les voilà donc qui se retrouvent à la porte de… Leo. Je ne m’attendais pas du tout à son retour dans la série, persuadé qu’il n’y aurait que les ados de la bande d’origine en guests.

C’était une bonne idée pour ramener le personnage et ça se fait avec juste l’humour qui convient, je trouve. Il est toujours complètement défoncé, ne comprend rien à ce qu’il se passe et permet à Kitty de se rendre compte que ce qu’elle a laissé passer durant l’adolescence d’Eric craignait un peu, tout de même. J’ai bien ri des gags mis en place par le retour de Leo, et tout cela nous mène à une soirée film réussie pour les ados.

Ou pas. Ils s’étouffent tous sur les friandises que Leia a fait acheter pour eux car ils en réclamaient lors de leur après-midi drogue ; le film Clerks est finalement… une audition de Leo pour jouer dans la téléréalité. Franchement, Leia se donne à fond pour faire plaisir à ses nouveaux amis et je les trouve tous horribles avec elle. Gwenn se retrouve à devoir réconforter Leia, parce qu’elle est triste d’avoir foiré sa vie et de ne pas réussir à intégrer vraiment ce groupe.

Pour la réconforter ? Gwenn se retrouve à lui parler sur le capot de la voiture des grands-parents. Bordel, mais ? Pourquoi ? Je veux dire, ça sonne forcément faux et pas du tout années 90 de nous ramener exactement aux mêmes endroits que dans la série se déroulant dans les années 70. J’ai vraiment décroché de cette scène, ce n’était pas la meilleure idée du monde de nous en proposer une comme ça. Disons que ça arrive au moment où je commençais à accrocher un peu plus à la série et que d’un coup, ça me fait prendre conscience que non, nous ne sommes pas devant une série très originale. Déjà que je bug chaque fois qu’on nous rappelle qu’Eric est le père de Leia.

Finalement, les ados terminent tous devant Sauvez Willy, mais avec un peu de drogue en plus. C’était une conclusion réussie pour ces intrigues, et les gags prenaient plutôt bien. Par contre, je n’arrive pas encore à connaître les prénoms de chacun : ils sont trop coincés dans les stéréotypes qu’ils représentent, surtout le couple qui n’est jamais qu’un Kelso/Jackie du pauvre pour l’instant.

Leur intrigue dans cet épisode était de tomber amoureux des chemises de Red, franchement. D’ailleurs, je ne l’ai pas écrit, mais dans quel monde c’est cool de s’introduire dans la chambre des grands-parents de Leia et de fouiller leurs affaires ? Pour une fois, j’ai compris pourquoi Red pétait un câble, c’était plus que mérité. Pourtant, contre toute attente, Red offre aussi une de ses chemises à l’ado qui le lui avait réclamé plus tôt dans l’épisode.

Il s’est attendri avec le temps, même s’il n’aime toujours pas voir sa maison être envahie comme cela par plein d’ados et par… Sherri ? Il s’agit de la mère de Gwen et Nate (ah, il a un nom le grand demi-frère !). La nouvelle voisine de Red et Kitty est une fois de plus bien particulière. Elle trouve un moyen de s’incruster durablement pour l’été dans la maison de ses voisins, parce qu’elle a des travaux dans sa salle de bain et parce que Kitty est trop généreuse. Cela est cool qu’on nous vende Kitty comme ça, tout comme c’était cool que la série nous montre la flamme toujours bien vive dans le couple Kitty/Red.

Quant à Sherri, elle souhaite désormais rompre avec son rencard et met sa tenue d’enterrement pour ça. Le décolletant est si plongeant que Kitty parle de piscine quand même.

Le type que Sherri veut larguer ? Fez, bien évidemment ! La série met trois plombes à nous l’introduire et je n’arrive toujours pas à associer le personnage de Fez et celui de Torres dans NCIS, même s’il s’agit du même acteur. Il maîtrise toujours l’accent de Fez, qui n’a pas changé d’un iota apparemment : il a toujours exactement le même caractère et la même exubérance.

Ce n’est pas crédible ou logique de ne pas changer du tout en plus de dix ans… mais ce n’est pas grave du tout : j’ai hâte de voir le prochain épisode rien que pour le retrouver. C’est donc une réussite de le réintroduire comme cela… même si une fois de plus, ça suppose de laisser tomber l’originalité pour proposer du réchauffé.

Vus cette semaine #04

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Cette dernière semaine de janvier était un peu plus chargée du côté des visionnages, et c’est tant mieux !

12 épisodes vus

9-1-1 Lone StarNCISNCIS Hawai’i – Pokemon – That ’90s showWalkerWolf Pack

Les critiques ne sont pas encore toutes publiées, mais elles arriveront dans la semaine : je suis à jour du côté des pompiers et des séries que j’aime suivre en hebdomadaire, à l’exception de la franchise des agents de la Navy. Pas grave, peut-être que je vais réussir à me faire un épisode par semaine, sans pause… J’y crois moyennement : j’ai une énorme semaine à tenir côté travail… mais on ne sait jamais ? En attendant, j’ai l’air de rien réussi à avancer dans des séries que je ne pensais pas avoir le temps de voir, alors je suis satisfait, surtout que j’ai pris le temps de mettre en page neuf critiques ici. Pas si mal.

9-1-1 Lone Star

9-1-1 Lone Star – S03E16 – Shift-Less – 13/20
L’épisode a un problème de rythme, parce que j’ai réussi à le trouver à la fois trop lent et trop rapide dans le développement de son intrigue. Il y en a deux dans l’épisode, des intrigues, et elles sont intéressantes, mais je crois qu’elle manque un tout petit peu d’adrénaline pour que ça me plaise vraiment : j’attends autre chose de la franchise.

Manifest

Manifest – S04E08 – Full Upright and Locked Position – 15/20
Les pièces du puzzle s’emboîtent plutôt bien avec cet épisode et l’on sent que l’on avance sur une piste bien définie. C’est le seul vrai intérêt de la série : peu importe la qualité des épisodes, on sait que le jeu de piste est bien orchestré et que l’on aura des réponses à chaque fois. C’est déjà beaucoup par rapport à bien des séries et, maintenant que l’on sait aussi que nous aurons une vraie fin, c’est plutôt rassurant. Et puis, cette quatrième saison est meilleure que la précédente pour le moment.
Manifest – S04E09 – Rendezvous – 18/20
Il a fallu que je vérifie si je ne m’étais pas trompé car j’ai cru avoir lancé le 10 par erreur tellement tout ça ressemblait déjà à un épisode de fin de mi-saison. On sent que le mystère avance plus vite que jamais et les réponses commencent à arriver de plus en plus rapidement. C’est satisfaisant de sentir que la série approche de sa fin, tout de même. Disons que ça justifie d’avoir passé tant de temps devant, même quand la qualité a disparu (si elle a été là un jour, je sais).
Manifest – S04E10 – Inversion Illusion – 17/20
Si je reste persuadé que la série sait parfaitement où elle veut en venir avec toutes ses histoires et ses mystères, je trouve que les scénaristes ont bien du mal à clarifier certains aspects de ce qu’il se déroule dans cet épisode. C’est dommage, parce qu’il y a énormément de drama à régler et que ce serait mieux réglé si on avait eu aussi la compréhension de tous les enjeux. Au lieu de ça, il faut un peu se contenter d’un rythme précipité et d’un « c’est comme ça, pose pas trop de questions », je trouve… Même s’il y a probablement des réponses aux questions ? Difficile à dire, en tout cas. On sent bien que la série va entrer dans son dernier chapitre en tout cas, et ça, c’est plutôt chouette !

NCIS

NCIS – S20E07 – Love Lost – 16/20
Cet épisode de NCIS a été un excellent exemple d’enquête de la part de l’équipe. Je suis plutôt content de me rendre compte que la série a encore la capacité de proposer des épisodes aussi intéressants après tout ce temps ; surtout que c’est loin d’être toujours le cas. Sans inventer l’eau chaude, les scénaristes parviennent encore à convaincre, sans même avoir besoin d’aller chercher à trop fouiller les personnages.
NCIS Hawai’i – S02E07 – Vanishing Act – 16/20
C’était dans un registre différent de l’épisode de la série-mère vu juste avant, mais j’ai adoré aussi cette enquête : elle avait un bon début et une bonne fin ; malgré un milieu moins prenant. Du côté du développement des personnages, on a une surprise qui sort de nulle part, difficile à digérer… mais terriblement bien écrite pour une série procédurale. C’était surprenant, dans le bon et le mauvais sens du terme à la fois. En somme, un épisode plutôt efficace mais avec quelques défauts notables.

That ’90 show

That ’90s Show – S01E01 – That ‘90s Pilot – 15/20
Et ben pourquoi on n’entend pas plus parler de cette série ? Je suis soulagé : c’est loin d’être le massacre que j’imaginais. La série ne parvient pas encore à trouver sa propre identité car elle a un héritage trop lourd et une peur panique de nous dépayser, apparemment. C’est un peu dommage, car on est dans les années 90 désormais. Bref, ça manque un peu d’ambition, de liberté par rapport à l’originale et de personnages adolescents sympathiques. Ils le deviendront peut-être au fur et à mesure des épisodes.

Walker

Walker – S03E10 – Blinded by the Light – 08/20
J’ai eu beaucoup de mal à rester concentré devant cet épisode – peut-être parce que je préparais mon agenda pour février en même temps, vous me direz. Mon problème vient de l’écriture des personnages : de plus en plus souvent, je ne les reconnais pas. Pour cet épisode, c’est soit afin de préparer une intrigue à venir (mais c’est mal fait), soit juste incohérent (et donc mal fait). C’est problématique, quand même, surtout que ça commence à se généraliser à l’ensemble de la saison où tous les deux épisodes un personnage pète un câble sans raison et s’en prend à tout le monde sans qu’on ne nous explique pourquoi.

Wolf Pack

Wolf Pack – S01E01 – From a Spark to a Flame – 11/20
La déception est à la hauteur de l’attente interminable pour voir cette série. À force d’en entendre parler, j’avais espoir d’un truc pour ados, certes, mais qualitatif et vraiment cool. Là, je m’embarque juste pour une énième série d’urban fantasy pas très bien jouée et écrite sans chercher à y mettre une once de crédibilité. Les effets spéciaux font mal aux yeux et on est pris pour des spectateurs idiots – je n’ai pas vu la série originale et je devrais l’être, mais ce n’est pas le cas. Je suis déçu, mais au moins, la musique était bonne. Je continuerai probablement un peu la série, mais sans y mettre ma priorité.

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