That 70’s show (S05)

Avis : Deux mois. Il m’a fallu deux mois pour voir la saison 4, tellement je me suis perdu en route parce qu’elle était trop longue et ne faisait pas progresser les dynamiques entre les personnages. Beaucoup de répétitions et un certain nombre de blagues ne prenaient plus et j’en retiens surtout qu’elle a été longue.

C’est donc avec une certaine appréhension que je lance ce cinquième volet des aventures d’Eric et toute la bande, qui grandissent saison après saison. Je n’attends pas un changement radical de structure, même s’il y aura forcément un avant et un après fugue de Donna/Kelso, comme on avait eu un avant et un après installation d’Hyde chez les Forman. Il reste à voir ce que ça va donner et si ça avait apporter un souffle nouveau à cette saison.

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 Note moyenne de la saison : 16/20

Épisode 1 – Going to California – 18/20
Luke Skylwalker would have buckled down.

Hello Wisconsin ! Je voulais du changement et beh voilà c’est fait : Jackie sort avec un Hyde drôlement barbu et Eric se rend en Californie pour retrouver Kelso et surtout Donna. De jolies retrouvailles sur la plage où les deux s’embrassent. Bien, retour en saison 3 donc, mais en même temps ça donne envie de suivre cette saison. C’était un plaisir de commencer cette saison qui change un peu la dynamique trop établie en saison 4. Kelso se trouve une nouvelle petite amie à la hauteur de son intelligence, Donna est resplendissante dans cet épisode et Fez est… célibataire ? Pas de big Rhonda en vue.

Épisode 2 – I Can’t Quit You, Baby – 17/20
Because you’re breaking up the band, Yoko.

Parce que le 5×01 n’apportait pas assez de changement, Eric se voit confisquer sa voiture et Donna est envoyée à l’école catholique du coin. Quant à Jackie et Hyde, ils ont repris leur relation de saison 2/3 à base de piques constantes. Donna et Eric ne mettent pas longtemps à surprendre le couple secret qui n’est pas des plus discrets… et quand on en est là dans ce groupe, tout le monde le sait, à part Kelso évidemment, car il faut bien prolonger un peu cette situation. J’aime beaucoup ce début de saison qui enchaîne les blagues et a su donner une nouvelle tournure aux dynamiques entre personnages. Ce nouveau souffle était nécessaire et me donne envie à nouveau de tout enchaîner !

Épisode 3 – What Is and What Should Never Be – 17/20
I’m eating for two now, I’m pregnant!

Et donc parce que les deux premiers épisodes n’apportaient pas assez de changement, Kitty annonce maintenant qu’elle est enceinte, contre tout attente. Certes, elle en parlait souvent en saison 4, mais elle paraît un peu âgée quand même. Cette annonce se fait au grand désespoir de Red qui comprend qu’il doit vendre la Corvette. Cela sera peut-être l’occasion de nous ramener la sœur d’Eric et de bouleverser encore un peu plus les interactions entre chaque personnage, comme si cacher Hyde/Jackie à Kelso ne suffisait pas. Et bien sûr, cette intrigue occupe encore une bonne partie de l’épisode et vise à faire culpabiliser Hyde. Certes la crédibilité de tous ces bouleversements se discute, mais ça prend vraiment avec carrément un cliffhanger à la fin de cet épisode. Pardon ? Depuis quand ils font des cliffhangers sur un épisode que je regarde à plus d’une heure du matin ?

Épisode 4 – Heartbreaker – 16/20
Oh, oh Dad, I think you have menopause!

Kelso surprend Jackie et Hyde s’embrasser et ça ne peut plus qu’être sanglant, surtout que Kelso apprend que tout le monde le savait avant lui… Pourtant, il se montre finalement plus raisonnable que ça et cesse les hostilités en premier. Par ailleurs, les grands-parents maternels d’Eric, assez particuliers, débarquent chez les Forman pour apprendre que leur fille est enceinte, mais en fait, évidemment, elle a bien sa ménopause. Les nausées matinales de l’épisode 3 m’ont pourtant fait penser qu’elle était vraiment enceinte et voilà, tout ça pour ça. L’épisode perd en humour pour gagner en intensité dramatique autour de cette intrigue, avec Kitty malheureusement confrontée à sa nouvelle stérilité et à sa mère non-compatissante, en parallèle d’une intrigue Kelso/Hyde tout aussi triste. L’épisode était donc moins drôle, mais après quatre saisons à apprécier autant les personnages, il est dur de ne pas accrocher ou d’être insensible.

Épisode 5 – Ramble On – 14/20
You know what? You’re stubborn, underqualified and you barely speak English. Welcome to the DMV!

Donna offre une bague à Eric pour symboliser leur retrouvailles en tant que couple. Problème : Eric n’aime pas du tout l’idée. Il semblerait qu’on rentre bien dans une nouvelle routine qui sera celle de la saison 5 et qui ressemble un peu à la troisième du coup. En revanche, Hyde et Jackie est une dynamique qui fonctionne à merveille dans le groupe pour l’humour, notamment avec Kelso qui leur en veut encore. Pendant ce temps, Kitty est encore plus dingue que d’habitude grâce à la ménopause (pardon, à cause) et Fez vole la fameuse bague pour son entretien d’embauche (et ça fonctionne).

Épisode 6 – Over the Hills and Far Away – 16/20
And menopause makes another unwelcome appearance at the diner-table

La menopause de Kitty est en passe de devenir l’un des meilleurs running gags de la série, car elle sied parfaitement au personnage qui était déjà excellent par ses sautes d’humeur et son rire si particulier. Du côté intrigue, c’est assez classique encore : Eric et Donna ont peur d’être séparés à l’université, surtout Eric d’ailleurs car sa visite lui montre à quel point les mœurs universitaires sont libérées. Quant à Hyde, il se montre plus fidèle à Jackie qu’il n’aurait pu le croire ou le vouloir alors que Jackie s’en inquiète justement. Sympathique de voir ces deux-là développer des sentiments.

Épisode 7 – Hot Dog – 17/20
I guess I would have told you how beautiful you are, that… You mean everything to me. And then I would have got down on one knee, you know, like this.

Red décide d’offrir un chien à Kitty pour l’aider à gérer sa ménopause. Excellente idée d’ajouter un animal à Kitty, surtout s’il déteste Red. La situation est on ne peut plus classique dans une sitcom, et c’est bien pour ça que ça passe tout seul. J’aime beaucoup cette saison qui remue souvent la routine établie et ajoute ainsi le mouvement qu’il manquait souvent auparavant. Les personnages ne s’encroûtent plus dans les mêmes situations (bon à part Kelso et Fez). Eric, lui, décide d’offrir un bijou à Donna… avant de carrément choisir une bague de fiançailles, situation qui provoque pas mal de remous humoristiques et la scène la plus romantique de la série.

Épisode 8 – Thank you – 18/20
Hey Lori, long time no doing it.

Eric et Donna sont en pleine phase honeymoon et Kitty parle de Laurie pour Thanksgiving ! Alléluia, de la cohérence ! C’est comme si la série réparait intentionnellement toutes les erreurs des dernières saisons dans ces épisodes et EN PLUS Laurie débarque pour de vrai ! C’est juste brillant de la voir revenir, elle manquait tellement, surtout que c’est une réunion de famille avec les grands-parents, mais aussi la prof de maths d’Eric qui sort avec Kelso, qui avance donc à son tour dans l’intrigue. Fez se bourre et Eric ne parvient pas à annoncer ses fiançailles à cause de ses notes catastrophiques en mathématiques qui sont dévoilées au cours du dîner de Thaksgiving parfaitement réussi. Encore un excellent épisode donc.

Épisode 9 – Black Dog – 18/20
You’re right! I mean this is America, the rich are treated differently here.

Le père de Jackie se fait arrêter ! Attendez, mais ils ont pris quoi les scénaristes cette année-là pour pondre autant de bouleversements ? Bref, Jackie se retrouve sans son père (en prison) et sa mère (à Acapulco), Hyde lui dit la mauvaise chose et provoque une dispute entre Donna et Eric qui ne sont pas d’accord sur la marche à suivre pour la soutenir et vont demander à Red et Kitty, eux aussi en désaccord sur le sujet. Kelso, lui, tire par accident sur Hyde (ouep, une série américaine). Quant à Fez, il trouve l’amour au boulot, mais Nina ne lui rend qu’en partie. Bref, ça part dans tous les sens et c’est tant mieux, même si avoir une barbe allait mieux à Hyde.

Épisode 10 – The Crunge – 13/20
Senator ? I think the word you are looking for is janitor.

Eric a planté ses SAT, test permettant de déterminer l’entrée en université. Il a même fait pire que Kelso. Bim. Pourquoi ? Parce qu’il était trop occupé à mater Donna pendant le test. C’est un peu mauvais, mais ça s’arrange quand Eric gaffe et révèle à tout le gang qu’il est fiancé par accident. Il est tout bonnement insupportable dans cet épisode avec ses insécurités et sa peur panique d’être moins intelligent que Donna. Cet épisode est nettement moins bon que le début, mais il fallait bien que ça se calme un peu.

Épisode 11 – The Girl I Love – 13/20
No, I still have my cojones. My lonely, lonely cojones.

Kitty organise un diner pour tous les couples, ce qui exclue aussitôt ce pauvre Kelso, mais inclus Fez qui présente Nina. Keslo vient néanmoins quand Hyde refuse de se rendre au dîner, mais que Jackie veut absolument y être et s’y rend avec… pour deux secondes. Le tout se transforme en division des sexes : les filles restent toutes chez les Forman alors que les mecs fuient à la cave avant de revenir en mode guerre des sexes. C’était assez sympa de voir tous ces couples se disputer et ça fait un épisode qui développe un peu plus Nina, le love interest de Fez.

Épisode 12 – Misty Mountain Hop – 15/20
And there’s gonna be heavy lifting…you better bring Donna.

Jackie doit débarrasser le plancher de la maison de vacances de son père, en prison, et se fait aider dans sa tâche par les Forman et Donna. Mentant à Steven sur son planning, elle ne s’attend pas à ce que celui-ci y organise un week-end avec Kelso et Fez. Donna et Eric se perdent toutefois en route et ratent ce quiproquo marrant. Pas de grand bouleversement dans cet épisode, car je crois que ça y est on retombe dans une routine, mais beaucoup de situations marrantes.

Épisode 13 – Your Time is Gonna Come – 17/20
Oh my god, she’s Jackie!

Annette rend visite à Kelso en souvenir de leur escapade en Californie et ça promet de nouveaux bouleversements car évidemment Jackie est jalouse. Le vrai problème ? Annette a le même caractère que Jackie… C’est pourquoi elles deviennent bien rapidement bonnes amies. Les Forman, eux, ont la visite spontanée des parents de Kitty, ruinés et sans maison… Ce qui ne dure que peu de temps, car malheureusement le grand-père d’Eric meurt au passage. Difficiles moments d’émotions du coup… Bien vite ruinés par Jackie finalement encore amoureuse de Kelso puisqu’elle l’appelle « Boyfriend » devant à peu près tout le monde. Way to ruin a funeral.

Épisode 14 – Babe I’m Gonna Leave You – 16/20
Well I guess this is a small town.

L’épisode gère les conséquences de la sortie de Jackie à l’enterrement du grand-père d’Eric, et il y a de quoi faire pour ce pauvre Hyde complétement anéanti. Kitty doit quant à elle gérer la présence de sa mère, toujours ruinée et toujours aussi aimante (attention, c’est du sarcasme). L’épisode est une vraie réussite qui teste le couple Hyde/Jackie avec brio et qui laisse finalement Kelso sur la touche pendant le bal de la fin de la Saint Valentin. Joli. Le seul problème, c’est Kitty moins fun qu’avant et Kelso qui continue à être pote avec Steven.

Épisode 15 – When the Levee Breaks – 16/20
Eric and Donna are engaged?

Bob s’en va pour le week-end et Donna et Eric en profitent pour se faire un week-end en amoureux, même si le groupe aurait préféré une bonne fête. Pas de chance, pendant ce temps, Kitty découvre à la bijouterie que son fils s’est fiancé. Quant à Eric, il passe une bonne partie de l’épisode à chercher des toilettes plutôt que de profiter de Donna. Mouais. Cela provoque quelques scènes marrantes heureusement et Eric finit par cracher le morceau sur les fiançailles.

Épisode 16 – Whole Lotta Love – 15/20
What’s the point of getting married if Red is gonna cut that out?

Bob, Red et Kitty ont une longue conversation sur les fiançailles de leurs enfants, espionnés par tout le gang. Ce n’est toutefois pas le plus important de l’épisode et le résumé Netflix l’a bien compris : spoiler alert. C’est l’anniversaire de Jackie et Kelso lui offre un cadeau alors que Steven ignorait carrément que ça l’était. Bien joué. Pendant ce temps, Red refuse de parler à Eric et Fez développe sa relation amoureuse avec Nina… et couche enfin avec. Une saison après que ça soit devenu lourd comme running gag. Tout ça pour que ça se passe mal et pour le voir galérer. Eric se fait virer du boulot par son père et tout finit bien pour Jackie et Kelso.

Épisode 17 – The Battle of Evermore – 16/20
– I need a four-letter word for ‘disappointment’.
– Eric.

Oz !! Red continue de faire de la vie de son fils un enfer et Kitty les inscrit de force à un concours père/fils lors duquel ils se retrouvent confrontés à Seth Green, autrement dit Oz de Buffy. Yihaa. Kitty finit totalement ivre devant Donna et Red/Eric arrivent à communiquer autour de ce concours stupide. Tout n’est donc pas perdu. Le reste du gang découvre que Leo a quitté la ville dans une intrigue un peu bof. Dommage, Leo apportait quelques trucs et un brin d’humour à la série. J’espère qu’on le reverra.

Épisode 18 – Hey, Hey What Can I Do? – 15/20
Dude, I hit a cop car.

Kelso rentre dans la voiture d’une flic sexy en se rendant au forum des métiers de la ville, alors qu’Eric apprend que Red refuse de payer ses études s’il ne rompt pas ses fiançailles avec Donna. Du coup, il se cherche désespérément un travail auprès d’une banque. Kelso y revoit sa policière méconnaissable sans uniforme et Hyde y retrouve une vieille connaissance. L’épisode est sympa sans plus toutefois, mais les blagues y sont toujours meilleurs qu’en milieu de saison 4 et Kelso se trouve un nouveau boulot avec un employeur toujours aussi particulier.

Épisode 19 – Bring It On Home – 16/20
This just in : your weirdo boyfriend sleeps in the nude.

Les Forman découvrent que Jackie dort chez eux, avec Hyde, depuis deux semaines. Ils commencent alors à lui chercher un toit sous lequel vivre car sa mère s’est enfuie une fois de plus : elle finit par devoir avec Donna et Bob, ce qui ne plaît pas franchement à la rousse dans un premier temps, puis à Jackie… puis ça convient à tout le monde, évidemment. Fez doit de son côté rencontrer les parents de Nina, ce qui est un facteur de stress car la première impression qu’il renvoie n’est jamais la bonne. Et c’est encore plus vrai quand les parents de Nina s’avèrent racistes.

Épisode 20 – No Quarter – 16/20
Jackie read my diary, Mrs Forman. She even wrote little comments inside.

Jackie s’installe dans la chambre de Donna et est une coloc absolument imblairable, forcément. Eric s’inquiète de ne pas pouvoir payer la bague de Donna après un nouveau rappel de la bijouterie. Pendant ce temps, Kelso continue de vouloir devenir policier. Pour le faire, il arrête d’être mannequin et bosse avec Hyde : c’est sûr qu’il est temps de s’intéresser à ce que les personnages vont pouvoir faire de leur avenir une fois le lycée terminé, mais cette saison s’en tire plutôt pas mal. Les voir travailler ensemble malgré tout le conflit qui les oppose est plutôt bien vu.

Épisode 21 – Trampled Under Food – 16/20
You know what? At least, Fez has a social life. Look at us, we’re hanging out with my parents.

Le gang s’ennuie de sa routine et de faire toujours les mêmes choses. Dommage qu’ils ne se soient pas dit ça il y a une saison et demi, quand ça devenait vraiment chiant. Cette saison est heureusement plus active, mais cela dit il est vrai qu’ajouter quelqu’un au gang pourrait être une idée sympa, au moins pour un arc. Il est peu probable que ça arrive sur une sitcom aussi installée cela dit et l’arrivée d’un nouvel acteur se termine par une fuite du gag pour réconforter Fez et lui e nseigner comment être moins needy. Au moins, il parvient ainsi à se venger.

Épisode 22 – You Shook Me – 17/20
You gotta think like a lion and pick up the weakest member of the herd

Fez fait un rêve cauchemardesque : Kelso habillé en infirmière qui le drague. Et il fait l’erreur de le raconter à Donna, Eric et… Kelso torse nu. Perturbé, il court se plaindre dans les bras d’une Jackie qui avait promis de se tenir éloigné de lui mais le console quand même et est surprise par Hyde. C’est reparti pour la crise. L’épisode se termine mal : Eric & Donna sont pris au piège par Red qui veut organiser le mariage pour la semaine suivante (bim) et Hyde accepte de tromper Jackie, persuadée qu’elle couche depuis des semaines avec Kelso. Oh oh.

Épisode 23 – Nobody’s Fault But Mine – 19/20
So I just cheated on Jackie for nothing?

Le lendemain, Kelso voit Hyde embrasser une autre fille dans l’hôtel où tous les deux travaillent alors que Jackie cherche son copain partout pour lui expliquer que non, elle ne l’a pas trompé. Aïe. Mitch (Seth Green) est de retour et apprend que Fez a eu un rêve érotique avec Kelso ce qu’il s’empresse d’aller répéter à tout le monde via le journal du lycée, photo à l’appui. Hyde découvre que Jackie ne l’a pas trompé et se fait larguer après avoir tout avoué. Aïe. Ils finissent l’épisode séparés. Pendant ce temps, Donna et Eric s’avouent qu’ils ne sont pas prêts à se marier alors que leur parents organisent vraiment le mariage. Du coup, Donna et Eric avouent tout et décident d’emménager ensemble. Oh, et le plus important : Laurie est de retour et elle est gentille avec Eric & Donna ! Qu’est-ce que c’était que cet épisode ? Wow.

Épisode 24 – Immigrant Song – 20/20
You’re a man now and you have my blessing.

Kitty vit très (très, très) mal le départ programmé de Donna et Eric alors que Kelso vit très (très, très) bien la rupture de Jackie et Hyde. Il tente du coup de la séduire à nouveau alors que Donna passe sa dernière journée dans l’uniforme de son école, au grand désespoir d’Eric et Fez. Ce dernier, Kelso et Hyde escaladent la tour du château d’eau, encore. Kelso tombe, encore et Fez se fait arrêter, quoi ? Jackie se précipite à l’hôpital, inquiète pour Hyde, juste après que celui-ci ait finalement fait la paix avec Kelso. Mon dieu, que j’aime le couple Jackie/Steven. De son côté, Red approuve finalement le comportement de son fils qui, selon lui, se comporte en homme. Kitty tombe alors dans la pire des dépressions nerveuses à l’idée de ne plus avoir son fils chez elle. Mon dieu, que j’aime Kitty. Quant à Fez… la police le prévient qu’il lui reste une semaine aux USA avant d’être rapatrié une fois diplômé. Excellentissime épisode, ça faisait longtemps que je n’avais pas autant ri.

Épisode 25 – Celebration Day – 19/20
It’s like our last night all together.

C’est enfin l’épisode de la remise de diplôme ! Fez s’inquiète de retourner dans son pays alors que Donna et Eric reçoivent les clés de leur appartement. Kelso et Steven continuent de se battre pour Jackie, mais Fez les arrête pour leur demander d’aller camper avec lui. Tout le gang et Laurie se retrouvent donc au lac voisin à se raconter des histoires d’horreur, à aller se baigner nu (jamais le bon duo cela dit) et à se battre pour Jackie. Fez réussit à coucher avec Laurie qui n’a donc vraiment pas changé tant que ça. Tous se réveillent en retard pour la cérémonie… mais Fez et Laurie ont disparu, avec le van. Kitty est mise sous antidépresseurs un peu trop fonctionnels, mais cette intrigue teinte l’épisode d’une nuance moins drôle et plus lente pendant un peu trop longtemps. Jackie ne décide finalement pas entre Michael et Kelso, Fez et Laurie se marient et Red a une crise cardiaque. C’est ce que j’appelle un final.

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EN BREF – Excellente saison qui débute sur un grand bouleversement : aucun changement dans le casting, mais la moitié des rôles est redéfini du tout au tout dans les quatre premiers épisodes. Ces bouleversements (la ménopause de Kitty, Donna/Eric, Jackie/Hyde) font beaucoup de bien à la série qui repart sur un souffle nouveau et peut désormais explorer de nouvelles situations et dynamiques. Certes, elle retombe un peu dans une nouvelle routine, mais il y a parfois des changements (le chien, les fiançailles, Laurie, la mort du grand-père…) pour la casser avant qu’elle ne s’installe durablement. Il y a un sacré paquet de changements dans ces 25 épisodes. C’est donc exactement ce que j’aime dans les sitcom qui se déroule dans ce début de saison : du mouvement, de la cohérence, de l’humour, des dynamiques entre personnages. Franchement, il se passe tellement de choses dans cette saison que je me demande vraiment ce que les scénaristes attendaient avant et/ou pourquoi autant de changements d’un coup. L’épisode final ne déroge pas à la nouvelle donne et au nouveau virage qu’a pris la série. Exceptionnelle saison.

Semaine 35 : du 28 août au 4 septembre

Dernière semaine de vraies vacances pour moi et entrée dans le mois de septembre, ces sept jours ont été riches en bronzage et pauvres en séries, une fois de plus. Il faut dire que je ne suis pas aidé par le manque d’inédits et le lancement de… Secret Story. Et oui, j’avoue, je regarde, je suis et, pire !, j’me marre devant les aventures de la maison des secrets, au détriment des séries. J’ai malgré tout vu l’intégrale d’Utopia, mais je ne suis pas prêt d’écrire mon article dessus, parce que c’est la rentrée. Si vous avez l’occasion (c’est-à-dire, si vous avez Netflix), je vous la conseille malgré une fin ouverte (annulation) vraiment frustrante.

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Les inédits de la semaine

Comme je le précisais en introduction, c’est toujours la disette du côté des inédits, mais c’est une disette de qualité contrairement à la semaine dernière. En effet, Roadies propose un épisode final sympa et You’re the Worst marque son grand retour pour une saison 3 qui promet déjà de rester au niveau. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, j’ai encore deux mois pour changer d’avis.

En attendant, cette semaine, j’ai vu :

Fear the Walking Dead (2×09), 16/20
Braindead (1×10), 15/20
Roadies (1×10), 16/20
Suits (6×08), 14/20
You’re the Worst (3×08), 17/20

118401La performance de la semaine

Sur le modèle de certains blogs américains (et de TVline), j’ai décidé de me mettre en quête du meilleur acteur de la semaine.

Un peu comme la semaine dernière, il n’y a pas eu de performance vraiment remarquable au cours des sept derniers jours. Cependant, Aya Cash a repris avec toujours autant de brio son rôle de Gretchen dans You’re the Worst et a réussi à me provoquer un bon fou rire, c’est donc elle qui sera à l’honneur cette semaine.

Si l’actrice a commencé dans des petits rôles à droite, à gauche, je l’ai découverte dans The Newsroom, où elle était une guest très rafraichissante. Je n’ai jamais vu Traffic Light en revanche, une autre série où elle semble avoir un rôle plus important. Peu importe, sa présence dans Newsroom est largement suffisante pour me marquer et c’est avec plaisir que j’ai vu qu’elle était castée dans You’re the Worst en tant qu’actrice principale.

Et c’est exactement pour ça que j’ai commencé la série qui m’a rapidement convaincu. Certes, elle va parfois un peu trop loin dans le cul sans vrai intérêt scénaristique, mais autrement, elle est à mourir de rire et ce couple très XXIe est tordant. Du moins, en saison 1. Aya Cash réussit en saison 2 l’exploit de transformer cette comédie en quelque chose de bien plus puissant. Le scénario fait de You’re the Worst un message contre la dépression et ce parti pris risqué n’aurait pas pu fonctionner sans le talent de cette actrice.

Jouer une dépressive n’a rien de simple, mais elle a tout simplement détruit mon cœur en quelques scènes l’an dernier et rien que pour ça mérite d’entrer dans le top de mes actrices préférées. Cette saison 3 reprend toutefois un peu plus tard et la voilà guérie, a priori, de cet épisode dépressif qui n’était pas le premier de sa vie.

Oui, mais est-ce que cela veut dire qu’Aya Cash est moins brillante parce qu’elle n’a pas à jouer un personnage dévasté ? Non. Au contraire, même. Elle brille par son humour retrouvé, par la débrouillardise du personnage qu’elle parvient parfaitement à transmettre à l’écran et dans cette scène où elle récite sans problème un monologue en espagnol. Oui, vraiment, le retour de cette série n’aurait pas été aussi bon sans la puissance comique d’Aya Cash, qui parvient malgré tout dans son jeu à intégrer toutes les nuances et faiblesses de son personnage dans son humour.

Rien que pour ce jeu d’acteur incroyable, la série vaut le coup, même si vous n’accrochez pas au scénario… mais comme, en plus, j’accroche au scénario, comptez sur moi pour continuer à commenter You’re the Worst.

04Les autres actus du blog

Cette semaine marquait donc le retour de You’re the Worst (vous allez finir par le savoir) et la fin de première saison de Roadies, dont on ne sait toujours pas s’il y aura une saison 2 (au moins, il y a une conclusion).

Cependant, je l’ai dit, il n’y avait pas grand-chose à voir cette semaine, alors j’en ai profité pour faire le point sur le challenge séries, surtout qu’on entame le mois de septembre. Vous pouvez donc retrouver un bilan du mois d’Août, très très chargé de ce côté-là.

Je vous donne rendez-vous chaque mardi vers 18h pour découvrir aussi mon avis sur une nouvelle saison de That ‘70s show, rendez-vous qui a donc commencé cette semaine avec mon bilan de la saison 4.

Voilà, voilà, ça vous fait un peu de lecture et ça complète le blog qui finit par se remplir petit à petit ! Et ça va continuer tout au long de cette semaine 😉

À dimanche prochain !

Retrouvez par ici les articles des semaines précédentes

Août : un mini-défi qui porte mal son nom

C’est l’heure du bilan du mois d’Août et OUF j’ai rattrapé la catastrophe du mois dernier… mais alors genre largement ! Hellody a eu la bonne idée de proposer un nouveau mini-défi pas si mini que ça : finir trois séries du challenge entre le 1er et le 31 août. Et c’était loin d’être gagné avec quatre séries restantes dont 9 saisons de One Tree Hill et quatre de That ‘70s show. Croyez-le ou pas (non, croyez-le, vraiment), c’est pourtant un mini-défi validé pour ma part, avec certes un switch sur une plus petite série, puisque j’ai viré Ministerio del Tiempo de ma liste au profit de Club de Cuervos (un poil plus longue, je crois). Bref, ce mois-ci j’ai vu :

Club de Cuervos, saison 1 : 13/13 épisodes (À jour)
American Horror Story, saison 5 : 13/13 épisodes (À jour)
One Tree Hill, saison 1 : 22/22 épisodes
That ‘70s show, saisons 4 à 8 : 100 épisodes (Terminée)
One Tree Hill, saison 2 : 6/22 épisodes

Bref, bref, bref, je reviens par la suite sur chacune de ces séries, mais c’était en plus de Superstore, Grace and Frankie (article à venir) et de toutes mes séries en direct à la semaine !

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Club de Cuervos – Alors si vous avez suivi un peu le blog, vous avez déjà vu mon article sur la saison 1 ! J’avais décidé en janvier dernier d’inclure une série espagnole dans mon challenge, parce que je voulais me reconnecter un peu avec cette langue que je ne pratique plus. Malheureusement, il n’est pas toujours facile de trouver les épisodes et surtout les sous-titres, même les sous-titres espagnols je suis pas chiant, d’une série qui n’est pas américaine. Heureusement pour moi, Netflix était là une fois de plus pour sauver le coup.

Alors oui, j’avoue tout, j’ai regardé Club de Cuervos sur un énorme coup de tête et uniquement parce qu’elle était en espagnol ET dans le catalogue Netflix. Certes, ce n’est pas une série espagnole, mais elle est hispanophone, ça rentre dans mon objectif. Verdict ?

J’ai adoré ces treize épisodes que j’ai regardé sur une semaine. Je recommande vraiment, malgré quelques défauts et des épisodes -16 ans (-18 même peut-être pour le full frontal masculin ?). Je précise quoi, ça se regarde pas dans le RER.

Une excellente découverte du challenge, je suis bien content !

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American Horror Story – Pour rappel, j’avais déjà rattrapé la saison 3 pour le challenge en mai et j’avais vu la saison 4 en direct l’an dernier. Comme il « suffit » d’avoir une saison de retard diffusée avant 2016 pour le challenge, ça fonctionnait, car j’étais en retard aussi sur la 5… mais je vais essayer la 6 en direct.

Bref, la saison 5 m’a plu légèrement plus que la 3 (ça se joue à 0,25 point attention) et beaucoup plus que la 4 (c’était pas trop dur, ça en revanche). La série s’est un peu renouvelée (oui c’est idiot de dire ça d’une anthologie, mais si vous lisez mon article dessus, vous comprendrez), je me suis laissé prendre au jeu et j’attends de voir ce qu’ils vont nous pondre pour la 6.

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One Tree Hill Bon, j’avais déjà vu la première saison il y a fort longtemps, mais j’en avais oublié une grande, grande partie à commencer par l’absence de Brooke dans le pilot. Si, si, j’vous assure. Comme pour les autres saisons vues ce mois-ci, j’en ai bien sûr fait un article que vous pouvez retrouver par là. Si vous avez la flemme, les grandes lignes sont : teen drama et prévisible, donc pas trop trop ma cam’ a priori.

J’ai attendu un peu avant de lancer la saison 2, mais je viens de m’y remettre mardi. Allez, dans huit saisons, j’ai fini mon challenge comme ça (enfin dans ce qui a déjà été diffusé en tout cas). J’ai malgré les apparences vu un peu moins d’une saison pendant le mois en fait 😉

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That ‘70s show – Ouais, ouais, ouais. Quatre saisons en une semaine et demi, j’avoue, je n’ai pas chômé et j’ai même enchaîné avec « The Final Goodbye », un documentaire retraçant les huit saisons, les coulisses, des interviews… Génial pour achever un marathon aussi intense !

Intense, c’est sûr, avec un nombre d’épisodes vus par jour parfois inavouable (mais rassurez-vous, TVshow time m’a traqué et oui, j’ai possiblement vu 100 épisodes en une semaine). La conséquence ? Ce n’était pas toujours drôle et contrairement à un visionnage classique ou le moins drôle est supportable, c’était parfois un peu longuet. Les dynamiques entre personnages avaient tendance à changer en début/fin de saison, rarement au milieu (il y a eu des exceptions, notamment la très bonne saison 5 vue en une journée tellement ça bougeait). Vous le verrez dans mes articles consacrés à la série, j’ai parfois été un peu impatient ou eu du mal. En tout cas, aujourd’hui, la série me manque, surtout Jackie, Steven et Kitty. C’est comme ça.

J’ai mis en ligne mardi dernier l’article sur la saison 4, mardi prochain viendra celui sur la saison 5 et ainsi de suite tous les mardi jusqu’à la saison 8, ce qui devrait donc couvrir le mois de septembre. Deux raisons à ça : déjà, c’est long à mettre en page même si j’ai pas pris de capture (trop de captures d’un coup) et ensuite, je vais être chargé avec la rentrée alors ça me permet d’avoir quelques articles en rab pour dynamiser le blog !

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Voilà pour le mois d’août, merci d’avoir lu cet article et à dans un mois pour, j’espère, les saisons 2 à 4 de One Tree Hill. Pas sûr cela dit : la rentrée va être violente pour moi et plein de séries vont reprendre, comme You’re the Worst a déjà repris ce 1er septembre ! Et puis, j’avoue, j’en ai commencé une autre sur Netflix hier. Normal, non ?

You’re the Worst (S03)

 

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Avis : Ils sont enfin de retour ! Jimmy et Gretchen, le couple le plus inapproprié de la télé américaine, entament leur saison 3 et je suis plus qu’impatient de voir ce que les scénaristes nous réservent après une deuxième fournée d’épisode qui m’avait laissé par terre. Oui, oui, par terre tout à fait : entre l’épisode d’Halloween et la dépression de Gretchen impeccablement interprétée par Aya Cash, il y avait de quoi.

Je ne sais pas bien quoi attendre de ces dix nouveaux épisodes si ce n’est qu’ils ont intérêt à me faire rire et ne plus trop me ruiner le moral (et en même temps s’ils ne le font pas, la série sera moins bonne et je m’en plaindrais). Le côté psychologique développé en saison 2 était une bonne trouvaille pour relancer la série, mais je ne sais pas s’ils vont réussir à le faire durer indéfiniment.

Quoiqu’il en soit, je suis carrément impatient et je m’arrête donc là pour cette intro, c’est parti pour la critique des épisodes, à la semaine évidemment.

Note moyenne de la saison : 17/20

01.pngÉpisode 1 – Try Real Hard – 17/20
Having a problem is your defining characteristic

Bon, la série nous remet dans le bain tout de suite avec une scène de cul pas franchement nécessaire mais qui a toujours fait partie de l’ADN profond de la série. Chaque personnage revient avec ses propres psychoses : Jimmy sur ce qu’il ne sait pas de Gretchen, Gretchen sur le fait qu’il ne lui dit finalement pas « je t’aime », Lindsay sur son couple qui repart avec Paul et Edgar sur ses problèmes d’érection qui entraîne des jeux de rôles. Il y a de quoi couvrir largement dix épisodes, surtout que les rappeurs de Gretchen sont de retour eux aussi ! Sam est l’un des personnages qui m’a le plus surpris dans ces deux dernières saisons, car je n’attendais pas autant d’humour de sa part. Quoiqu’il en soit, le contrat est largement respecté : l’épisode m’a fait rire aux éclats avec cette scène en espagnol, mais n’avait pas attendu d’en être là pour réussir côté humour. Retour réussi, cette saison 3 promet de maintenir le cap qualitatif en se concentrant toujours sur la psychologies de ses personnages, et cette fois sur ceux de ses secondaires. Pas encore parfait donc, mais en bonne voie pour le devenir.

02Épisode 2 – Fix Me, Dummy – 18/20
Great, I took responsibility and now it’s in the past, pioush!

Excellent épisode cette semaine, me voilà tout à fait rassuré sur la qualité de cette saison (j’avoue, j’avais encore un doute tellement j’ai eu du mal à entrer dedans la semaine dernière, même si c’était pourtant la même ambiance). J’ai adoré le second rôle incarné par Samira Wiley que je retrouve avec grand plaisir, cette psy qui a ses propres névroses bien dissimulées a déjà apporté beaucoup à la série et au personnage de Gretchen. Cette dernière, à qui j’ai attribué la meilleure performance de la semaine dernière, confirme son énorme talent à passer d’un registre à l’autre en cette fin d’épisode : de l’humour à l’horreur dramatique, il n’y a qu’un pas et, pour elle, qu’une demi-seconde. Les scénaristes l’ont bien compris et c’est tant pis. J’aime aussi cet approfondissement du personnage d’Edgar qui m’a fait rire cette semaine avec les pancartes des SDF (surtout le coup de la « dog food », c’est tellement la faute que je corrige tout le temps à tout le monde !). C’était légèrement moins bon du côté de Lindsey et Paul, mais c’est peut-être parce que j’ai eu la bonne idée de prendre mon petit-déj devant l’épisode. La première scène ne m’a donc pas transcendé, mais petit à petit dans l’épisode, leur intrigue s’approfondissait et était vraiment drôle, notamment cette scène où Paul retrouve la télécommande. Vécu et désapprouvé, croyez-moi. Pour terminer, j’ai trouvé génial l’idée de les faire prendre un repas à quatre, ça remet bien à plat les dynamiques entre chacun en-dehors d’un Sunday Funday.

10.pngÉpisode 3 – Bad News: Dude’s Dead – 20/20
How I am supposed to tell him ?

Une minute était largement suffisante pour me faire exploser de rire avec Gretchen qui retrouve sa pauvre psy grâce à son Foursquare – non, sérieusement, je ne savais même pas que ça existait encore ! Bref, cet épisode est excellent et voit Gretchen lutter contre le secret qui la dévore : le père de Jimmy est mort et elle est tellement dérangée qu’elle ne sait pas comment lui dire. J’ai adoré retrouver la sœur de Lindsay, qui a toujours su apporter un vent de folie supplémentaire à cette série déjà complétement perchée. Cette idée d’une fête pour annoncer le décès de son père était la seule manière dont You’re the worst pouvait gérer la chose, une fête dans cette série étant toujours synonyme d’énorme bordel. Chaque personnage a ses névroses toujours exploitées avec beaucoup de justesse et les sous-intrigues autour du couple principal sont tout sauf négligées, malgré le thème de l’épisode qui aurait pu le justifier. Il n’y a pas à dire, c’était une fois de plus une soirée réussie pour le groupe – la partie fête était excellente dans le ridicule et la parodie – et cela menait à une dernière scène phénoménale qui fait passer de l’attente du moment dramatique au rire… aux frissons pour le personnage ravagé en quelques secondes. Toujours drôle, mais avec la capacité de montagnes russes émotionnelles, cela confirme une nouvelle fois le culte que je voue à cette sitcom qui me tue à chaque fois.

04.pngÉpisode 4 – Man Get Strong – 17/20
I don’t know where this fetish came from but it’s absolutely… oh my god, you’re right.

Alors qu’Edgar continue de péter son câble en toute discrétion à l’arrière-plan, Gretchen, sur les (non) conseils de sa psy, décide d’aider Jimmy à ressentir le décès de son père. Cela les mène dans un périple de la tristesse qui ne se passe pas tout à fait de la manière prévue. Ils sont les pires et les enterrements les excitent. Et après, on me regarde bizarrement quand je dis que j’ai tendance à rire dans ces moments-là. Promis, je suis normal, c’est juste de la nervosité. Peu importe, c’est pas la question. Comme dans pas mal de séries à ces occasions-là, l’épisode est construit autour du moment où Jimmy craquera évidemment, mais malgré cette pression constante, l’humour prend très bien dans l’épisode. La conclusion on ne peut plus claire nous indique toutefois que nous n’avons pas vu la fin de cette intrigue et je trouve ça pour le moment extrêmement bien géré. De son côté, Lindsay prend un cours pour être un bon papa, parce que ses neurones ont tellement grillé depuis la saison 1 que les scénaristes considèrent normal de la faire arriver à ce genre de conclusion. C’était heureusement le point de départ d’une sous-intrigue réussie et drôle qui, elle non plus, n’est pas menée jusqu’au terme. Il y a fort à parier que cette perte de la girafe soit un peu sa chaussure de Cendrillon. Autrement dit, cet épisode est avant tout un épisode transitif pour tous les personnages, mais il est comme toujours avec cette série très drôle.

05.pngÉpisode 5 – Twenty-Two – 19/20
Getting old. Don’t do it.

Quel horreur cet épisode qui nous plonge en pleine paranoïa et choc post-traumatique. Il est absolument brillant et permet de bien mieux comprendre Edgar. J’avais un peu de mal avec lui en saison 1, mais j’ai commencé à vraiment l’apprécier en saison 2. Cet épisode ne fait que confirmer que j’adore le personnage d’une part, la série d’autre part. C’est en effet un nouvel épisode spécial qui met de côté Gretchen et Jimmy pour se concentrer sur autre chose et plus précisément sur le même épisode que la semaine dernière, du point de vue d’Edgar. C’est toujours moins perché que l’épisode sur le couple inconnu de l’an dernier. Ce qui faisait rire la semaine dernière sans inquiéter outre-mesure (la conduite d’Edgar notamment) devient anxiogène et angoissant, l’humour ne disparaissant pas pour autant grâce aux autres personnages ou aux situations plutôt bien amenées. Les scénaristes parviennent à humaniser un syndrome très connu et de toute évidence marquants de la culture américaine, là où la majorité des séries à tomber dans les clichés ou les bons sentiments. Ici, la réalité est crue, montrée à travers les yeux d’un personnage dévasté qui ne perd pas pour autant le goût de vivre ou son humanité. Bon, tout ça m’apprendra à ne pas commencer la journée par YTW en tout cas, cet épisode et ses bruitages m’a mis fichu un sentiment de stress plus qu’autre chose… c’est donc très bien écrit, puisque c’était de toute évidence le but, mais pas encore parfait, car je ne me suis pas retrouvé déprimé comme ça semblait être voulu. Heureusement, la fin était un peu plus légère avec ce film muet. Une fois de plus, la série confirme qu’elle veut faire passer un message sur la dépression et le PTSD et elle le fait à merveille.

06Épisode 6 – The Last Sunday Funday – 18/20
Donde esta la puerta ?

Cette semaine, c’est le retour du fun, du vrai. Après l’épisode précédent qui était violent à regarder, celui-ci est une vraie bouffée d’air frais. Le Sunday Funday n’est plus si fun depuis qu’il est devenu extrêmement populaire et n’est plus un truc privé du groupe. Du coup, Gretchen réussit à tous les embarquer dans la recherche d’un Speakeasy bien planqué dans Los Angeles. C’est absolument brillant comme épisode, on est vite pris dans l’intrigue et la recherche du bar. Cette quête paraît étrangement longue malgré les seulement 24 minutes de l’épisode tant il y a d’étapes proposées : c’est là la force de l’épisode, car on ne s’ennuie pas une seule seconde. Il est de plus moins déprimant que les deux dernières saisons réunies, avec des avancées dans presque toutes les intrigues : Gretchen n’est vraiment plus dépressive, Lindsay avoue enfin son mal-être à Paul (et leur mariage ouvert promet de bonnes parties de rire), Edgar surmonte son PTSD avec la drogue. Seul Jimmy est égal lui-même, même si on sait que ce n’est pas fait pour durer. Les personnages secondaires sont utilisés avec brio (Beetlejuice !) et toute la construction de ce dernier Sunday Funday est vraiment bien menée. Une bonne tranche de rire avec tout le groupe, cela faisait un moment que ce n’était plus arrivé. Tout le monde a son moment de gloire et de WTF dans l’épisode, ça donne envie de se lancer à la recherche d’un bar secret – même si celui-ci craint vraiment. Grosse mention spéciale à la dernière scène jazzy, qui m’a fait mourir de rire (et wow la voix de Jimmy).

07.pngÉpisode 7 – Only thing that helps – 15/20
I hope you ditch that depressed girl

L’intro de cet épisode nous montre Jimmy travaillant sur son roman, un montage vraiment marrant et bien fichu (avec pour seul problème qu’on ne le voit écrire que 7000 mots, ce qui ne représente qu’un chapitre assez court quand même). Comme prévu, l’épisode revient sur le père de Jimmy avec l’arrivée de ses cendres par colis postal. Une fois de plus, You’re the Worst vise juste à la fois dans l’humour et la dépression, les relations entre Jimmy et son père étant absolument atroce, mais malgré tout teinté d’un amour bien étrange. De leur côté, Lindsay parvient à obtenir ce qu’elle veut de Paul, qui en souffre en silence et Edgar tente de s’approprier de la drogue pour se soigner. Je suis content que la page du deuil se tourne enfin en fin d’épisode, car j’ai trouvé cet épisode lourd. Pourtant, j’ai l’habitude avec eux et leurs épisodes sur la dépression de Gretchen, mais là, je ne sais pas comment l’expliquer, j’ai trouvé ça trop long comme épisode. Pourtant, il y avait tous les éléments qui font que j’adore la série, y compris une fête avec tous les personnages secondaires. Allez me comprendre !

08.pngÉpisode 8 – Genetically Inferior Beta Males  – 16/20
But just because you got your period at 11 doesn’t mean you’re a woman

Déjà l’épisode 8, j’assume pas du tout la vitesse à laquelle cette saison défile. Il est donc finalement temps de se recentrer sur le personnage de Gretchen et sa thérapie. Le retour de Samira Wilsey est une excellente chose et on en arrive à regretter son absence l’an dernier pendant la dépression de l’héroïne. Bref, Gretchen décide d’aider à réparer les problèmes de ses amis comme sa mère l’aurait probablement fait. Elle prive Jimmy d’internet, ce qui est évidemment la pire idée du monde puisqu’il décide de sortir (mon dieu que c’est terrifiant comme envie) tester de nouvelles choses… et il fait chier le monde entier. Elle conseille ensuite Lindsay de confronter Paul à propos de ses envies, rendant sa meilleure amie… la pire. Déplacement du titre ? Quant à Edgar, Gretchen le conseille dans la gestion de son PTSD et le fait interviewer par un journaliste qui s’avère évidemment ne pas être ce qu’il prétend. Les choses avancent alors à toute allure pour tout le monde et tout explose à la tronche de Gretchen, qui comprend qu’elle s’est trompée dans ses conseils quand tout le monde lui prouve à quel point tout est parti en vrille. Elle finit donc par surgir à nouveau dans la vie de sa psy, cette fois pour réellement s’ouvrir sur ses problèmes. Belle évolution.

09.pngÉpisode 9 – The Seventh Layer  – 10/20
Let’s jack off into the fire!

You’re the worst, je t’adore et jamais tu ne m’avais déçu avant aujourd’hui, mais là, franchement, je ne peux juste pas. J’adore habituellement ces épisodes-concepts qui sortent des sentiers battus, surtout dans cette comédie qui n’en est plus une, mais je n’aime pas du tout les deux personnages sur lequel la série s’est concentrée cette semaine. Gretchen, Jimmy et Edgar m’ont énormément manqué et le niveau de WTF de cet épisode a atteint des sommets que même moi ne peux pas tolérer. Ça me brise le cœur cependant de pourrir la moyenne d’une saison par ailleurs bonne alors je surnote un peu. De toute manière, il y avait de bonnes choses dans cet épisode, à commencer par la dynamique de ce duo ou quelques bonnes blagues en route. C’était juste un peu trop perché pour moi, et surtout trop loin de la qualité habituelle. Les personnages autant que les lieux ou intrigues sont complètement malmenés par cet épisode qui au moins donne un peu de liberté aux deux grands soumis de la série, mais je ne sais pas si c’était vraiment utile de nous le montrer. Ce n’est clairement pas suffisant pour me faire vraiment aimer ces personnages et ça n’a pas bouleversé ma vision d’eux, au contraire même, ça n’a fait que la conforter. Un gros raté malgré une écriture assez vive et une dynamique maîtrisée. Vivement la semaine prochaine que j’oublie au plus vite ces 23 longues minutes.

10.pngÉpisode 10 – Talking to me, Talking to me – 15/20
My world is positively pregnant with possibilities

« Allez, cet épisode ne peut être pire que celui de la semaine dernière » est la seule pensée positive qui m’habitait au moment de lancer cet épisode. Effectivement, c’était mille fois mieux, en explorant cette semaine les problèmes et psychoses de chacun de nos quatre personnages principaux. Le couple Jimmy/Gretchen est hanté par leurs figures parentales, Edgar par son image de drogué et Lindsay par sa décision d’avorter et divorcer. L’avortement est une question étrangement évacué hyper rapidement par la série qui m’a plutôt habitué à faire face à ce genre de problématique. C’était un peu n’importe quoi et pour le coup, ça manquait un peu de Paul, au moins pour sa réaction quoi, même si la décision de Lindsay est plutôt rassurante (car franchement, son bébé n’aurait pas vécu une heure avec une mère pareille). L’épisode parvient une fois de plus à viser très juste avec la remise en question finale de Jimmy, assez terrifiante, et la situation amoureuse d’Edgar, qui ne se rend même pas compte du changement qu’il subit et du mal qu’il fait. Du coup, je suis vraiment curieux de voir la suite et cet épisode aura au moins réussi ça.

11.pngÉpisode 11 – The Inherent, Unsullied Qualitative Value of Anything – 20/20
I’m making a pros-and-cons list about yous

Et voilà, You’re the Worst atteint à nouveau le top dans cet épisode qui, une nouvelle fois, est un épisode expérimental. La scène d’intro, très réussie, nous rappelle la situation de Jimmy, complétement paumé depuis le décès de son père. Passée ces premières minutes déjà bien comiques, nous sommes propulsés au mariage de l’un des membres du groupe. C’est là que commence l’expérimentation : un épisode dont chaque acte n’est qu’un long travelling. Pas de coupe, la caméra suit l’action et se déplace de personnages en personnages. C’est une incroyable réussite qui prend même le temps de développer un peu ses personnages secondaires. On en apprend plus dans cet épisode sur le groupe du rap qu’en trois saisons de la série, et ce n’était vraiment pas dérangeant de les voir obtenir un peu plus de temps d’écran, exactement comme la copine d’Edgar. Ce temps d’écran supplémentaire n’empêche pourtant pas le développement excessif des personnages principaux : Edgar qui ne comprend toujours pas que sa relation est en train de couler, Lindsay qui largue Paul en lui annonçant son avortement au pire des moments, Jimmy et Gretchen cassent tout le fun en se balançant la pire des horreurs l’un à l’autre. L’épisode paraît tellement plus long comme ça, mais aussi tellement plus agréable, c’était incroyablement génial. Comme toujours (ou presque) avec YTW, l’humour était au top et la fin est à plonger dans la plus profonde dépression, cet épisode est une pure réussite qui marque déjà ma mémoire de sériephile.

12.pngÉpisode 12 – You Knew It Was a Snake – 16/20
You dropped eight iPhones in the last year

L’épisode reprend au réveil absolument horrible de chacun des personnages principaux : Jimmy n’a pas dormi de la nuit pour prouver à Gretchen qu’elle a tort, Lindsay dort nu dans leur salon et Edgar se réveille aux côtés de Dorothy. Et si ces prémices suffisent à crier au désastre, ce n’est pas pour rien : les trois couples de la série sont au bord de la crise et un rien suffit à plonger Edgar/Gretchen, Paul/Lindsey et Edgar/Dorothy dans la pire des engueulades de leurs couples respectifs. Même la naissance de la fille de Becca ne les stoppe plus (pourtant, elle s’appelle Tallulah, allô quoi, tout ça parce qu’ils ont Netflix !) et cet épisode est absolument parfait dans le drame. Malgré ça, la blague des iPhones fonctionne de manière incroyable et la seule envie qui vient est d’enchaîner pour savoir comment tout ça va finir. Gretchen le résume le mieux : rien n’est résolu à la fin de cet épisode. Paul menace Lindsay qui doit se trouver désormais un bon avocat, Edgar ment à Dorothy et Gretchen et Jimmy arrêtent de s’engueuler pour de mauvaises raisons. Et franchement, ça ne pouvait pas en être autrement avec eux. Certes, c’est frustrant, mais de toute manière, l’épisode suivant est déjà disponible.

13.pngÉpisode 13 – Just Not Us Anymore – 18/20
You made a murder for me

C’est déjà l’épisode final de cette saison, mais putain, je n’ai pas vu ces treize épisodes passer. Ces dernières vingt minutes sont celles des résolutions à tous les problèmes des personnages, mais pas forcément exactement comme chacun le voudrait. Becca est en plein post-partum, Lindsay et Paul divorcent enfin pendant qu’Edgar se fait larguer. C’est un nouveau départ pour Lindsay qui recommence donc dans la vie avec rien du tout. De leur côté, Gretchen et Jimmy s’embarquent dans un autre voyage improbable totalement inventé par lui qui a enfin trouvé le cran et le moyen de la demander en mariage. Problème, le bonheur est de très, très courte durée puisque Gretchen vient tout ruiner en le faisant flipper à parler de famille. Il n’en faut pas plus pour qu’il s’enfuit des lieux du crime. Oh, Jimmy… L’épisode remet tout à plat et se termine pour la première fois sur une rupture du couple principal, ce qui suppose une saison 4 vraiment passionnante. Dommage de ne pas réunir tout le monde au moins dans une scène et encore plus dommage de déjà dire au revoir à la psy de Gretchen, qui était l’une des meilleures trouvailles de cette saison. J’espère qu’on aura le droit à ces sessions Skype. Cette fin me laisse totalement sur ma faim, c’est le comble de l’ironie. J’avais parié avec moi-même que cette saison finirait sur leur mariage improbable, genre à Vegas, mais là, je suis sur les fesses.

14.pngEN BREF – Si cette saison 3 m’aura moins marqué et emballé que la seconde qui avait un arc très clair à cause de la dépression de Gretchen (grâce à ?), il n’en reste pas moins que la série atteint son âge de maturité quasiment sans heurt. Le premier accident de parcours se produit au cours de ces treize épisodes, mais il s’agit tellement d’un cas unique qu’il est vite noyé. Cette année, les scénaristes ont fait le choix de se recentrer sur l’ensemble des personnages afin de développer les problèmes psychologiques de chacun et c’est une vraie réussite. Plus que jamais auparavant, ils ont également pris le pari de faire des épisodes spéciaux (celui centré sur Edgar et son PTSD ou l’épisode du mariage sont tout bonnement brillants). Cela a magistralement fonctionné et la saison est passée en un éclair. Ils me manquent déjà et les pistes ouvertes pour la saison 4 sont tout simplement alléchantes, alors même que la fin de l’épisode marque tellement un nouveau départ pour tous qu’elle pourrait tout aussi bien être une fin de série. Comme toujours avec cette sitcom qui oscille plus vers le drame, c’est à ne pas manquer.

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