Agents of S.H.I.E.L.D – S05E06 : Fun & Games

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée du sixième épisode de la cinquième saison d’Agents of S.H.I.E.L.D.

06.jpgÉpisode 6 – Fun & Games – 19/20
The universe can’t stop us.

Même si j’attendais impatiemment cet épisode, un week-end chargé fait que je ne l’ai encore vu que tard dimanche soir. C’est toujours une belle manière de conclure le WE cela dit, surtout avec d’aussi bons épisodes.

L’épisode commence par se concentrer sur un nouveau personnage, un ado qui se débrouille comme il peut pour survivre. Les choses ne sont pas simplifiées pour lui quand les Kree se mettent en tête de faire une mousson des enfants. Cet ado s’appelle Flint et la mousson consiste à voir s’il peut devenir Inhumain. Normalement, ça ne se fait qu’au 18 ans des adolescents, mais cette fois, la grosse vente de Kasius change tout.

Bien sûr, Flint était un protégé de feu Virgil, alors on nous en fait tout un pâté avec Tess qui est triste de le voir possiblement transformé. Et sans surprise, c’est ce qui arrive : il a toutefois de la chance puisque son cocon explose bien vite… Oui, mais le cocon est vide ! Yoyo ne supportait pas de le voir changer devant tout le monde et a décidé de se la jouer samaritaine en le sauvant.

Coulson le comprend bien vite, mais les Kree aussi ont leurs soupçons : ils se portent logiquement sur Tess, la seule alliée connue de Flint. Ce n’est toutefois pas le seul problème de l’équipe : alors que Flint s’inquiète de ne pas encore connaître ses pouvoirs, Yoyo le rassure, en présence de Mack et Coulson, en lui racontant sa propre histoire et la découverte de son pouvoir. C’était plutôt intéressant comme histoire et ça étoffe un peu ce personnage que j’adore.

Malheureusement, ça la fait aussi paraître bien stupide quand son boss, Grill, la plaque au mur à cause de son metric et révèle qu’il a tout entendu. Coulson tente bien de lui avouer la vérité, mais il n’y croit pas vraiment et préfère les torturer… devant Flint qui découvre bien évidemment son pouvoir au meilleur des moments et nous débarrasse de Grill.

Le groupe n’a plus qu’à se cacher des Kree et apprendre que Grill n’est pas la seule perte de l’épisode : Tess se fait pendre sans scrupule par les aliens qui savent qu’elle leur cache des choses et qu’elle a forcément des alliés. Je devrais en être triste, mais ce n’est pas le cas : je n’ai jamais aimé son personnage et je suis plutôt pressé d’en finir avec cette partie de l’intrigue.

En parallèle, nous retrouvons enfin Fitz, mais quelque temps après la fin de l’épisode 4 évidemment. Daisy n’est plus là, mais tous les grands méchants de la saison le sont : Kasius, le sénateur Gaius Ponarian et bien sûr Lady Karaba (mais pourquoi Karaba est-elle si méchante ?). Y a pas idée d’appeler une méchante Karaba franchement, il manquerait plus qu’elle soit sorcière et qu’elle ait un vigile.

Nous apprenons d’Enoch que Fitz s’appelle désormais Boshtok et qu’il a une réputation de tueur qui le précède : il est aussi l’une des plus grosses fortunes de la galaxie, ce qui ne l’empêche pas de commettre des erreurs de débutant, du genre ne pas savoir que Jemma ne l’entend pas quand il la demande en mariage. Du coup, les retrouvailles avec Jemma permettent une scène atrocement excellente.

Kasius se méfie bien sûr de Fitz, et il faut bien reconnaître qu’il est atrocement louche à parler à Jemma ; mais bon. Heureusement, Kasius doit aussi gérer le sénateur Gaius Ponarian qui s’amuse à le provoquer.

Fitz s’éclate bien lors du dîner alors que Daisy stresse de devoir tuer Ben, son nouvel allié télépathe, et que Jemma ne sait toujours pas ce qu’il fait là. Il semblerait que lui-même ne le sache pas trop, puisqu’il laisse se faire un combat entre May et Ben. Le retour de May après son combat contre Sinara était attendu, mais bizarrement je ne m’attendais pas à ce combat, pourtant il était logique et prévisible.

Il se déroule de manière intérressante avec May forcée de se battre sans penser.

Bien sûr, elle finit par échouer malgré tout, forçant Fitz à intervenir, dire qu’il s’ennuie et demander que May soit envoyée à la surface de la Terre. Cela sauve certes May, mais Ben n’a pas cette chance et je suis bien triste : Kasius décide en effet de le tuer puisqu’il a menti en disant que Daisy était seule à être revenue du passé. Difficile de ne pas être dégoûté de la situation alors que je voyais déjà Ben revenir dans le passé par la suite. Il était tout chou comme Inhumain et son pouvoir n’était pas très cher à mettre en place.

Ben est peut-être mort, mais cela n’empêche pas la série de se préoccuper de l’amitié entre Daisy et Jemma. Dans une nouvelle scène qui les voit s’allier, la série nous rappelle les meilleurs moments de la saison 4 avec leur duo improbable contre le reste du monde. Cela fonctionne bien et c’est une force de la série de savoir se reposer sur cette amitié très forte entre les deux femmes.

Les scénaristes prennent encore le temps de nous teaser des retrouvailles avortées entre Jemma et Fitz, puis les choses s’accélèrent jusqu’à me faire crier devant mon écran. Ainsi, Daisy se retrouve à combattre contre Sinara à cause de l’arrivée du frère de Kasius qui bouleverse tout le plan mis en place. Ce simple combat n’est déjà pas de mes scènes préférées, parce que moi, j’aime bien Sinara et je veux la voir survivre, tout comme Daisy.

Cette dernière remporte le combat, même si on ne sait pas bien si elle parvient ou non à tuer Sinara. En effet, dès que celle-ci est K.O, Fitz passe à l’attaque et s’en prend au sénateur alors que Jemma utilise un couteau dérobé à Fitz lors du dîner pour égorger Kassius. La rapidité de la scène est telle que je me suis retrouvé tout bête : à aucun moment je n’envisageais que Jemma s’en prendrait directement à Kasius, même si son frère, plus grand et plus méchant, était là.

Du coup, Jemma s’est clairement plantée : le frère désactive les pouvoirs de Daisy alors qu’elle était en train de voler vers eux de manière totalement super-héroïque avec son thème musical qui lui va si bien. Le plan tombe totalement à l’eau, mais n’empêche pas les amoureux de se retrouver, s’embrasser, vouloir se marier avec humour et s’enfuir avec Daisy après avoir tiré une nouvelle fois sur cette pauvre Sinara (elle était tellement méchante, je voulais la voir rester plus longtemps).

Bon, la fin m’a laissé sur ma faim – et perplexe aussi – car ils n’ont nulle part où aller et qu’au-delà du baiser de cinéma, il était étrange de voir tout le balcon se protéger derrière un mur plutôt que de passer à l’attaque. Ah, le gratin politique, peu importe l’espèce, on sent que l’importance ne donne pas vraiment du courage… Et puis, les scénaristes avaient pris soin de neutraliser Sinara, la seule capable de les arrêter.

Voilà qui donne envie de voir la suite bien rapidement car l’épisode s’est débarrassé de quasiment tous les personnages introduits cette saison (bon, Kasius est encore en vie, tout de même, malgré sa gorge mal en point). Le cliffhanger voyait également Enoch peint en bleu se faire passer pour un Kree et en tuer un pour atteindre une partie du vaisseau dont personne ne revient jamais. J’imagine qu’il a pour mission de sauver May ? On en saura plus la semaine prochaine !

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OK, scénaristes, maintenant ne déconnez pas et épargnez-leur la malédiction Whedon.

Arrowverse

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En 2018, je me suis fixé pour objectif de rattraper l’ensemble des épisodes de l’Arrowverse, mais aussi de revoir ceux que j’avais déjà vu. Chaque dimanche où j’aurais matière à le faire, je publierai les critiques des épisodes vus dans la semaine, par série (ou par crossover) et éditerai cette page, destinée à devenir un grand index de mes critiques de cet univers de séries si particulier mis en place par la CW.

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The Flash (S01) | Arrow (S03) | Constantine (S01)

20/05 – Épisodes 3 & 4 | Épisodes 3 & 4 | Épisode 1
Deux saisons en parallèle ne pouvaient suffire, il fallait évidemment qu’on ajoute Constantine dans le mix. Avec un seul épisode, il est difficile de juger la série pour l’instant, mais en tout cas, elle est radicalement différente des deux autres. Progression : 15%.

13/05 – Épisodes 1 & 2 | Épisodes 1 & 2
J’ai enfin l’impression d’être plongé au cœur de l’univers qui m’attirait tant à l’origine parce que je commence cette semaine à jongler entre les séries – ce qui n’est pas toujours si facile en fonction des cliffhangers qui donnent parfois envie d’enchaîner. Progression : 14%.

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Arrow (S02)

06/05 – Épisodes 14 à 23
Après deux mois et demi sans voir le moindre un épisode, je crois qu’on peut dire que ce challenge a pris l’eau, mais j’ai profité du WE en séries pour me remettre à la série et finir cette saison. Je ne pense pas que j’arriverai à tout voir d’ici la fin d’année, mais au moins j’avance et, dans le fond, c’est déjà ça de pris. En plus, j’aime toujours beaucoup quand je pensais ne pas accrocher des masses. Progression : 12%.

18/02 – Épisodes 12 et 13
Et si on continuait avec une troisième semaine catastrophe ? J’ai réussi à avancer de deux épisodes cette semaine, ce qui ne rattrape pas spécialement mon retard pris jusque-là, et ça ne va pas s’améliorer avant mi-mars au moins. Outch. En revanche, l’épisode 13 était sacrément cool, ça fait plaisir. Progression : 10%.

11/02 –
C’est la catastrophe, je n’ai pas trouvé un seul créneau libre pour regarder au moins un épisode. Du coup, ça y est, je suis officiellement en retard sur le planning que je m’étais fixé. Progression : 9%.

04/02 – Épisodes 8 à 11
Je prends un peu de retard avec le Week-end en séries cette semaine, mais j’ai préféré me concentrer sur un bingewatching en règle d’Altered Carbon. En même temps, ça ne fait pas de mal de diversifier un peu les visionnages, je préfère m’éviter l’overdose. Progression : 9%.

28/01 – Épisodes 1 à 7
L’équivalent d’un épisode par jour cette semaine, mais en deux sessions de visionnage seulement. Je suis loin d’une overdose au Vertigo pour cette fois, mais j’ai beaucoup accroché à ce début de saison. Je ne peux pas en dire autant des nouvelles pistes que la série promet d’explorer à présent, mais je reste confiant. Progression : 8%.

Arrow (S01)

21/01 – Épisodes 13 à 23
J’ai possiblement frôlé l’overdose cette semaine. Les personnages sont bons et suffisamment nombreux pour tromper l’ennui d’une saison qui s’avère longue à voir en rattrapage au jour le jour. Cette saison s’en tire tout de même bien et me plaît plus que je ne l’aurais cru quand j’ai commencé (oui, je me répète, mais ça me rassure tellement). Progression : 6%.

14/01 – Épisodes 4 à 12
Si je ne suis pas encore tout à fait dans les temps (je devrais en être à l’épisode 14 ou 15, car je dois voir un peu plus d’un épisode par jour si je veux terminer à temps ce rattrapage), c’est beaucoup mieux cette semaine. Progression : 3%.

07/01 – Épisodes 1 à 3
Première semaine largement insuffisante, mais ces trois épisodes m’ont plu plus que je ne l’aurais cru. C’est déjà ça. Progression : 1%.

Arrow (S01)

Synopsis : Inspirée des comics DC, cette série raconte comment un riche héritier que tout le monde a cru mort pendant cinq ans revient en ville et devient un justicier masqué se battant contre les méchants de ce monde avec juste un arc et des flèches.

  Saison 1 | Saison 2
Arrowverse

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Pour commencer, je n’ai jamais été un grand fan de DC et j’ai subi l’ensemble des saisons de Smallville où le personnage de Green Arrow fait plusieurs apparitions. Quand j’ai entendu parler du projet de cette série, il y a six ans, j’ai aussitôt su que je passerai mon chemin, surtout que c’était de nouveau sur la CW. Je pensais avoir déjà assez donné. Le truc, c’est qu’aujourd’hui, la CW a bâti un véritable empire autour de cette série : l’Arrowverse, un univers réunissant plusieurs séries ; et notamment Supergirl que je regarde. À coups de crossovers, ils ont finalement réussi à me convaincre de tout regarder… et me voilà.

Note moyenne de la saison : 15,5/20.

S01E01 – Pilot – 16/20
Un bon épisode introductif qui nous présente un casting beaucoup plus large que je ne le pensais. La série n’est pas exceptionnelle pour le moment, mais elle fait bien son travail de divertissement et est assez différente de ce que j’en imaginais.
S01E02 – Honor Thy Father – 14/20
Du côté de la forme, la série semble se diriger vers un format procédural duquel je ne suis pas adepte. En revanche, il y a aussi un bon fil rouge et beaucoup de petits détails qui font que certains personnages commencent à être attachant. Je sens que je vais accrocher un poil plus que ce que j’imaginais, et c’est tant mieux, car six saisons m’attendent !
S01E03 – Lone Gunmen – 15/20
Si on est définitivement dans un procédural, je suis surpris par le rythme bon d’évolution des dynamiques. La saison sera longue, mais au moins, les personnages ont des relations qui changent, ce qui aide vraiment à donner envie de regarder. En revanche, certaines intrigues (coucou Thea) commencent déjà à me taper sur le système après trois épisodes.
S01E04 – An Innocent Man – 15/20
Un épisode sympathique qui continue de faire avancer les pions de l’échiquier plus vite que ce que je n’aurais cru. C’est une excellente chose car ça évite de trop s’ennuyer dans le côté procédural. En plus de tout, une double intrigue se met désormais clairement en place avec une Moira de plus en plus louche.
S01E05 – Damaged – 15/20
La saison est sacrément régulière en terme de rythme et d’intérêt, avec quelques petits temps morts négligeables et une intrigue de fond vraiment bien maîtrisée. On sent que les scénaristes nous promènent le long d’un chemin tout tracé, et ce n’est pas désagréable… même si parfois un peu prévisible.
S01E06 – Legacies – 14/20
Arrow commence à étendre son univers et surtout ses intrigues, car voler les riches, c’est fun, mais pas toujours suffisant pour tenir toute une saison. L’épisode n’est pas des plus passionnants et ralentit quelque peu le rythme du fil rouge, mais il est nécessaire d’avoir quelques bouches trous quand on envisage 23 épisodes. Cela permet toujours de mieux connaître les personnages.
S01E07 – Muse of Fire – 13/20
On continue sur les épisodes “gap-filler” qui ne font pas avancer le fil rouge, mais permettent toujours de développer les personnages. Pour une fois, je me suis trompé sur la conclusion de l’épisode, mais ça n’a tout de même pas suffi à me convaincre d’augmenter la note, car je me suis ennuyé durant ces 40 minutes.
S01E08 – Vendetta – 15/20
Mouais. L’épisode était assez long, mais mon intérêt s’est ravivé dans le dernier acte, ce qui lui permet de regagner des points. En plus, je me suis fait surprendre une deuxième fois par la conclusion d’une intrigue – je crois que j’en attends trop, tout simplement. Après tout, ce n’est que la saison 1.
S01E09 – Year’s End – 16/20
C’est improbable, mais cet épisode de Noël s’en tire plutôt bien. Les scénaristes jonglent très clairement avec toutes les intrigues en cours et se promènent tranquillement jusqu’au cliffhanger de mi-saison qui aurait pu être plus impressionnant, mais qui reste malgré tout efficace.
S01E10 – Burned – 16/20
Malgré des longueurs, des flashbacks inutiles et des répétitions, cet épisode propose l’une des meilleures intrigues « à la semaine » de la série pour l’instant (bon, il n’y en a pas encore eu des masses, mais bon). Le fil rouge a aussi l’occasion d’avancer, ce qui est évidemment une très bonne chose, même si je m’attendais à le voir avancer autrement que comme ça. Je prends ce qu’on me donne.
S01E11 – Trust but Verify – 13/20
Un classique épisode sur la confiance entre les personnages et blablabla, avec des secrets bien gardés et des révélations uniquement pour le public. Bon, au moins, cela permet d’affirmer l’amitié Diggle/Oliver et l’importance de la liste, définitivement pris dans le désordre. Heureusement, les cliffhangers aident un peu.
S01E12 – Vertigo – 15/20
L’épisode était on ne peut plus banal, mais il introduit le personnage du Comte, un dealer interprété par Seth Gabel. Et comme j’aime bien l’acteur, ça aide pas mal. Les choses continuent autrement d’avancer plutôt vite, et c’est tant mieux. Il reste toutefois onze épisodes et je ne suis pas dupe, ça ne fait que commencer et il reste beaucoup à développer, notamment sur l’intrigue Malcolm.
S01E13 – Betrayal – 15/20
Si le cas de la “semaine » est on ne peut plus classique/prévisible dans cet épisode, il apporte néanmoins de bons moments à la série. De plus, le fil rouge avance enfin vers quelque chose de nouveau et d’attendu depuis facilement une dizaine d’épisode. Le cliffhanger donne du coup très envie de poursuivre.
S01E14 – The Odissey – 16/20
Un épisode plutôt bon qui apporte enfin quelques réponses (et tout autant de questions). Si on avance en parallèle dans deux intrigues, ces deux-là ont du mal à vraiment former un tout réussi et se terminent en plus par un pas en arrière. Bon, j’en retiens tout de même pas mal de positif et un épisode meilleur que d’autres malgré l’absence d’une grosse partie du casting, c’est déjà ça.
S01E15 – Dodger – 15/20
L’épisode retombe beaucoup trop dans le schéma procédural pour moi, même si les scénaristes ont subitement envie d’y inclure de la romance dans tous les sens – et tant pis pour la crédibilité. On a donc un épisode qui jongle entre de bonnes scènes (merci Felicity pour l’humour apporté à la série) et d’autres terriblement mauvaises (merci Felicity pour ton impulsivité pas crédible deux secondes). Humph.
S01E16 – Dead to Rights – 17/20
Beaucoup de choses sont mises en place de manière très subtile dans cet épisode qui, assez clairement, est l’un des premiers à nous emmener vers ce qui sera la fin de saison – malgré un ou deux autres épisodes plus lents encore, j’imagine. C’est du coup très bien fait, on voit se mettre en place des rouages d’écriture intéressants alors que d’autres se débloquent enfin ; rendant tout cet épisode drôlement intéressant pour la suite.
S01E17 – The Huntress Returns – 16/20
La série parvient à bien capitaliser sur l’ensemble de ses personnages dans cet épisode qui exploite avec justesse les pistes ouvertes dans le passé de la série. Si on n’avance pas spécialement dans le fil rouge, tout le monde a son rôle à jouer et ça fonctionne bien dans l’ensemble. Les flashbacks affaiblissent toutefois considérablement le tout, dommage.
S01E18 – Salvation – 17/20
Les flashbacks continuent de fragiliser la série qui pourrait autrement être excellente, malgré un épisode très procédural encore cette semaine. Seulement, c’est un procédural qui prend bien le temps d’exploiter l’ensemble du casting et de nous faire suivre de fausses pistes sur ses intrigues fil rouge, alors ça passe très bien.
S01E19 – Unfinished Business – 15/20
Voici un épisode qui ralentit à nouveau le rythme et sert surtout de transition avant les épisodes finaux. C’est dommage, car il y avait de bons moments dans ces quarante minutes ; mais l’ensemble s’avère ennuyeux, sans que je ne puisse vraiment décider pourquoi. Peut-être que je suis simplement fatigué, en tout cas, je n’ai pas accroché autant que lors d’autres épisodes et j’ai trouvé ça longuet.
S01E20 – Home Invasion – 16/20
Un guest-star que j’adore, une double intrigue plutôt prenante et des scènes de combat bien maîtrisées font de cet épisode un moment agréable à passer en compagnie de toute l’équipe. En revanche, on ne se sent pas trop encore en fin de saison – mais il reste quelques épisodes encore, c’est bien normal.
S01E21 – The Undertaking – 17/20
Avec un changement de perspective, les flashbacks de cet épisode sont bien plus intéressants que d’habitude, et ça fait du bien. Tout le fil rouge avance, les réponses sur le grand mystère de la saison pleuvent et tout indique cette fois qu’il ne reste plus grand-chose à faire pour en arriver enfin à la fin de saison. C’est que ça commençait à traîner en longueur ! Le problème, c’est que ce n’est que la première saison – je ne sais pas si je vais réussir à tenir le rythme pour la suite de ce défi Arrowverse. Allez, je ne vais pas me décourager maintenant quand même !
S01E22 – Darkness on the Edge of Town – 17/20
Je dois dire que je m’attendais à légèrement mieux maintenant que je suis si proche de la fin de la saison, mais cet épisode faisait bien monter la tension et était plutôt très bien écrit, avec un traitement de toutes les intrigues en parallèle. En fait, il y a désormais des sous-intrigues qui ne me plaisent plus autant qu’au début. Dans l’ensemble, ça restait un bon épisode, mais je suis sûr qu’ils peuvent faire mieux.
S01E23 – Sacrifice – 19/20
Si les flashbacks m’empêchent de monter à 20, cet épisode de conclusion était une sacrée réussite pour une fin de saison. Les enjeux étaient bons, les personnages bien traités dans leur globalité et de nombreuses pistes sont déjà ouvertes pour la saison 2, aussi bien du côté des dynamiques entre personnages que du côté des différentes périodes de la série.

  Saison 1 | Saison 2
Arrowverse

Arrow – S01E01-03

Spoilers

Retrouvez ci-dessous la critique détaillée des épisodes 1 à 3 de la première saison d’Arrow.

01.jpgÉpisode 1 – Pilot – 16/20
My name is Oliver Queen.

Même si la série ne m’a jamais tenté, il faut bien débuter par le début, et c’est avec Arrow que tout commence. Si je suis passé à côté de la série jusque-là, c’est parce que je considérais en avoir trop subi sur l’archer vert au cours des diverses saisons de Smallville. Depuis le temps, j’ai tout oublié et je suis fin prêt à découvrir cet univers pas si nouveau se déroulant dans le manoir des Luthor… euh non, pardon, des Queen, du coup.

Pas si nouveau, et en même temps tout commence sur une île qui fait plus penser à Lost qu’autre chose. Le flashback est un bon moyen d’introduire tout de suite le personnage en tant que héros et de nous faire comprendre qu’il a perdu cinq ans de sa vie.

L’intro est ainsi rapide, puisqu’il retrouve sa famille, à commencer par sa mère, Raisa la gouvernante, puis sa sœur, Thea (ah, un personnage que je vais pouvoir adorer). La série va vite et ne perd pas de temps non plus à déshabiller son héros, soit disant juste pour nous montrer simplement ses cicatrices, mais plus franchement pour les audiences.

Nous découvrons donc la vie d’Oliver Queen à travers son point de vue paumé et découvrant que sa mère a refait sa vie avec le meilleur ami de son père. Il retrouve aussi son meilleur ami, Tommy Merlin (c’est sympa de sa part de nous donner son nom complet) qui accepte de l’amener voir Laurel. Laurel est l’ex petite-amie d’Oliver… mais pas seulement.

Bon, j’étais prévenu : la série joue aussi énormément sur la temporalité avec des flashbacks de ce qu’il s’est passé au commencement de tout : ainsi, cinq ans plus tôt, Oliver était à bord d’un yacht qui a sombré pendant une tempête, emportant avec lui Sara, sa maîtresse du moment et sœur de sa petite-amie, Laurel. C’est beau.

Tout ceci permet de lui justifier un stress post-traumatique qui complexifie le personnage. Bon, ce n’est pas une écriture bien brillante et c’est assez classique dans la forme, mais c’est vrai que ça fonctionne bien. On se croirait sur la CW, quoi.

Très vite, Oliver se fait enlever par des hommes masqués qui veulent des infos sur … Bon, ils ne réalisent pas bien qui ils viennent d’enlever : un futur super-héros qui a déjà largement les techniques pour tous les tuer sans que personne ne le voit. Aux policiers, il parle d’un homme avec une capuche verte, ce qui semble vouloir dire qu’il a déjà réfléchi à tout ça. Quant à sa mère, elle embauche un homme pour assurer sa protection, Diggle.

Ah lala, les premiers épisodes de série : un véritable enfer de retenir tous les noms. En plus, il se passe énormément de choses dans ce premier épisode, puisqu’Oliver est confronté à Laurel qui lui souhaite le pire, mais qu’il échappe aussi à la protection de Diggle pour… installer son QG. En effet, il est revenu de l’île avec un plan : se venger. Sa première victime ? Adam Hunt, un vilain pas beau hyper riche qui fait du mal autour de lui et auquel s’intéresse beaucoup… Laurel, évidemment.

Comme Oliver s’attaque à Adam avec des flèches et une capuche verte, les policiers se mettent sur la piste de notre futur super-héros qui paraît pour l’instant être un grand vilain très bien entouré de son meilleur ami… qui a tout du grand vilain dans l’ombre.

Alors qu’il a posé un ultimatum à Adam Hunt dont il souhaite récupérer l’argent, Oliver se rend à une fête en l’honneur de son retour où il empêche sa sœur (de 17 ans, bien sûr, bien sûr) de se droguer, se confronte de nouveau à Laurel qu’il souhaite voir loin de lui puis sème une nouvelle fois Diggle.

Cela lui permet d’aller cambrioler 40 000 dollars façon Robin des bois auprès d’Adam Hunt qu’il laisse néanmoins en vie – histoire de garder un méchant pour la suite. Niveau chorégraphie de combat, c’est en tout cas impeccable. Oh, et le père de Sara et Laurel est le flic enquêtant sur le justicier à la capuche verte. Forcément. Bon, ce twist m’a surpris, j’avoue, car aucune scène ne le suggérait vraiment avant.

Du côté des flashbacks, la mort du père d’Oliver est un suicide suivant un meurtre, c’est du beau. Comme il faut bien aussi un cliffhanger, Tommy s’avère coucher avec Laurel, ce qui promet de jolies complications alors qu’Oliver a une liste de personnes qu’il souhaite tuer (apparemment léguée par son père lui demandant, avant de se suicider) et que sa mère est responsable de son enlèvement en milieu d’épisode.

Franchement, la série ne ressemble pas du tout à ce que j’en imaginais pour le moment. Nous sommes loin de Supergirl (forcément), mais aussi de The Flash, malgré des similitudes dans l’écriture. Assez clairement, je pense que la série peut m’accrocher. De là à tenir six saisons… Je sens qu’il y aura du changement dans les épisodes à venir ! C’était donc un bon pilot, surtout que ça donne envie de continuer.

Attention spoilers sur la suite de la série dans ce dernier paragraphe (si jamais quelqu’un découvrant la série pour la première fois me lit) : même si l’actrice jouant Sara n’est pas la même, il me paraît évident qu’il s’agit de celle du crossover en saison 6 et donc qu’elle n’est pas morte. En même temps, comme on ne la voit pas mourir, j’en suis arrivé à la conclusion qu’elle était en vie, et c’est à ce moment-là seulement que j’ai capté qu’il devait s’agir du même personnage. Bref, petit détail, mais c’est prévisible, et encore plus quand on a vu un bout de la suite.

02.jpgÉpisode 2 – Honor Thy Father – 14/20
The truth is I felt closer to you when you were dead.

Ah, la série a sa propre introduction insupportable à la Supergirl, je suis pressé d’en être lassé. L’épisode commence tel un jeu vidéo avec une nouvelle mission pour Arrow qui se passe très bien. Bon, personne ne fait le lien entre le retour d’Oliver et ce nouveau héros, mais bon. On va dire qu’ils sont trop occupés à préparer la résurrection légale d’Oliver.

Bon, Arrow s’embarque dans une sorte de procédural judiciaire avec le personnage de Laurel s’occupant pour cet épisode de défendre sa cliente, Emily Nocenti contre Martin Somers. Bien sûr, ce dernier est sur la liste d’Oliver et est rapidement forcé de se confesser par le nouveau justicier.

Cela énerve le père de Laurel qui fait donc son travail en le découvrant et en assurant la protection de sa fille, de sa collègue et de sa cliente. Laurel a beaucoup de travail malgré l’aide du justicier, mais elle doit aussi faire face au retour d’Oliver dans sa vie. Même s’il lui a intelligemment conseillé de se tenir éloignée de lui, il passe son temps à interférer dans sa vie et ça n’a aucun sens. Elle semble ainsi avoir pardonné la trahison d’Oliver et de Sara particulièrement rapidement.

Oliver continue de s’amuser à semer Diggle, mais aussi de se prendre le bec avec sa sœur, avant de revenir dans les bureaux familiaux où Walter et sa mère lui propose un job… Qu’il refuse. Oliver est aussi constamment harcelé par les paparazzis de Starling City.

La série poursuit aussi dans les flashbacks. Si je reconnais que l’acteur fait du bon travail en étant méconnaissable là-bas, je trouve ça tout à fait inutile pour l’instant de le voir décider d’enterrer son père et trouver son carnet. Bon, en même temps, comme il refuse totalement de parler de son passé à Thea qui passe sa vie à lui demander, ça permet de combler quelques trous – mais le minimum pour un type ayant passé cinq ans seul serait d’avoir un psy. En plus, ce serait sûrement plus passionnant que Thea lui faisant la morale et passant sa vie à pleurer.

Oliver passe donc beaucoup de temps avec Laurel dans cet épisode, et c’est tant mieux pour elle car elle est la nouvelle cible des assassins de Martin Somers. En toute logique, Oliver ne peut la protéger tout de suite, mais Diggle n’hésite pas à le faire, découvrant au passage qu’Oliver a des capacités intéressantes en lancer de couteau.

Le père de Laurel n’apprécie pas trop de voir sa fille dans de si mauvais draps et ordonne à Oliver de rester loin de Laurel, avant de tenter de la forcer de se retirer de son cas. Pendant ce temps, Oliver prend les choses en main une fois sa capuche enfilée et s’attaque à son ennemi de la semaine, dont il obtient des confessions qu’il peut enregistrer et refiler au père de Laurel. La conclusion est rapide, mais ça se tient. En plus, ça permet de découvrir une triade d’assassins au service des méchants, ainsi qu’un Oliver capable de parler chinois, en plus du russe.

Malgré tout, le flic continue de ne pas aimer du tout cet archer anarchiste qu’il compte bien empêcher de nuire.

Oliver, lui, refuse de prendre sa place à la compagnie, faisant une déclaration publique de fils bourré, ce qui fait prendre conscience à sa mère qu’il n’a aucune idée de ses manipulations et du fait que le yacht était saboté dès le départ. C’est merveilleux, on tient au moins un vrai fil rouge avec cette série et un nouvel ennemi qui se dessine à travers un logo. Et puis, voir Oliver faire retirer sa propre tombe de son jardin, c’était rigolo.

Le cliffhanger est intéressant et voit Oliver se faire percer par une flèche en flashback. Il faut bien qu’on comprenne comment et pourquoi il est devenu expert en tir à l’arc, après tout.

03Épisode 3 – Lone Gunmen – 15/20
Looking bad, I could’ve used less space and more parenting.

James Holder sera donc le méchant de l’épisode et c’est dévoilé dès le départ par la voix off d’Oliver : le problème, c’est qu’un twist nous attend quand celui-ci se fait tuer d’une balle en plein cœur alors qu’Oliver l’interroge. Notre archer a le droit à une balle empoisonné au passage, mais il a bien sûr l’antidote sur lui. Cela lui permet de comprendre qu’il est confronté à Deadshot et commencer à mener sa propre enquête.

La mort de James Holder intrigue nos policiers favoris puisqu’elle est par balle alors que clairement l’archer était là. Pas vraiment son mode opératoire habituel et heureusement le père de laurel le comprend.

Oliver est plus rapide que lui à comprendre qu’il a affaire à la mafia russe. Ce n’est toutefois pas très intéressant comme intrigue, on est vraiment dans du pur procedural, et je n’aime pas ça. Au moins, ça a le mérite d’être bien écrit.

De son côté, Thea continue de faire n’importe quoi, ce qui force sa mère à devoir se comporter comme une mère – mais après cinq ans sans rien faire, c’est compliqué. Et trop long, parce que je ne m’attache pas tellement à ces personnages. Bref, il faut en retenir que ouh lala, ça y est, sa mère parle à Thea de son papa.

La collègue de Laurel a enfin un prénom dans cet épisode : Joanna. Cette dernière s’inquiète de voir sa meilleure amie toujours accro à Oliver. C’est vrai que ça n’a aucun sens, je l’ai déjà dit en épisode deux. Bon, évidemment, elle l’emmène dans la boîte de Max Fuller, où se trouve déjà une Thea totalement bourrée et où se rendent aussi Tommy et Oliver. Starling City, cette grande ville où tout le casting se retrouve dans la même boîte et met dix secondes à s’y rencontrer… et moi, les quelques fois où j’allais en boîte (et non, je n’aime pas ça), je passais une heure à retrouver certaines personnes (et inversement). Ah, la magie des séries.

Bref, Oliver tente de jouer au grand frère à Thea, mais tout ce qu’il obtient, c’est la confirmation que Laurel et Tommy couchaient ensemble. Ensuite, il tombe sur Max Fuller, qui a une vieille dent contre lui : Oliver a couché avec sa fiancée juste avant son mariage. Bien sûr.

Bon, Joanna n’est absolument pas vue dans le club en revanche, c’était vraiment juste histoire de justifier la présence de Laurel qui s’avère badass grâce à des cours de self-défense et une bonne répartie. Finalement, Thea me gave et j’aime un peu plus Laurel, on progresse.

La série décide aussi de se complexifier du côté de Diggle qui emmène Oliver et Tommy dans un diner où il retrouve Carly, la femme de son frère… qui est mort en protégeant un client. Hop, nouveau personnage, nouvelle sous-intrigue qui devrait avoir son impact pour la suite. Tant mieux, plus ce sera sérialisé, plus je trouverais ça cool à suivre.

En parlant de nouveau personnage, Oliver rencontre également une certaine Felicity dans cet épisode (hum, hum) : il a besoin d’elle pour récupérer les données de l’ordinateur de Deadshot traversé par quelques balles. Problématique. La relation entre les deux est assez drôle, puisqu’Oliver est à l’ouest complet et que Felicity est simplement la geek de service. C’est amusant quand on a vu quelques épisodes d’autres saisons.

Bref, Felicity permet à Oliver de comprendre qu’il a besoin de la police pour protéger toutes les potentielles victimes de Deadshot. Il contacte le père de Laurel qui fait bien son boulot et sauve la vie de Walter, laissant malgré tout tout le sale boulot au justicier.

La série s’engage aussi bizarrement dans une relation plus poussée entre Tommy et Laurel. J’imagine que c’est un triangle amoureux avec Oliver qui est envisagé, mais pour l’instant, je ne sens tellement pas Tommy que j’ai du mal à m’investir dedans.

Dans les flashbacks, nous suivons Oliver rencontrer son mentor, mais ce n’est pas très intéressant à vrai dire. Il essaye de s’enfuir pour mieux tomber dans un de ses pièges. On apprend toutefois que son kidnappeur parle chinois, ce qui explique qu’il sache le parler après cinq ans sur l’île.

Bon, j’ai trouvé la voix off beaucoup trop présente en début d’épisode et l’épisode m’a rapidement lassé. Le fil rouge est intriguant, mais on sent que la série s’enferme dans sa routine. La saison fait 23 épisodes et ça va être long d’avoir à subir une vingtaine d’enquête comme ça. Les personnages sont au moins intéressants, ce qui est cool, mais les flashbacks m’irritent déjà et je sais que je ne suis pas au bout de mes peines les concernant : en fait, ce qui est irritant pour le moment est qu’ils sont extrêmement courts et n’apportent pas grand-chose à l’ensemble. Il en faudrait soit plus, soit aucun. Je sais, je ne suis jamais content.

Pourtant, j’ai adoré le cliffhanger qui voit Diggle avoir besoin de l’antidote aux balles de Deadshot, mort d’une flèche bien sentie d’Arrow en plein dans l’œil. Grâce à cela, Oliver décide de lui dire la vérité sur sa double identité. C’est tant mieux car ça commençait déjà à être chiant de le voir semer Diggle à chaque fois. Et puis, ça relance la série qui en avait déjà besoin. J’espère qu’on pourra continuer à ce rythme niveau avancée des dynamiques, même si bien sûr cela s’est fait au détriment du fil rouge !