In the Dark – S01E02

Épisode 2 – Mommy Issues – 16/20
De l’humour, des sous-intrigues sympathiques et un bon mystère général permettent de confirmer ce que j’avais pensé du pilot : on a là une série qui tient juste assez la route pour être un très bon divertissement. Comme je n’en attendais pas tant d’une série CW, je suis plutôt content de ce que ça donne !

Saison 1


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Don’t try to bond with me.

Allez, j’avais dit que je regarderai cette série et pas de raison que je ne le fasse pas de manière hebdomadaire après un bon début de série. Ce n’est pas génial de le voir commencer sous la neige et dans le noir, surtout qu’on devine rapidement que l’idée est de nous montrer l’agression de Murphy. Celle-ci est sauvée in extremis par Tyson, ce qu’on savait déjà.

On reprend ensuite là où la série nous avait laissé, avec Murphy se confiant sur sa vie misérable à Jess, sa meilleure amie et colocataire plus occupée à gérer sa vie sentimentale avec Vanessa. La série s’éloigne un peu de Murphy pour se concentrer sur ces personnages secondaires que sont Jess et Vanessa, et c’est plutôt bien, parce qu’il y a du potentiel par là aussi pour les intrigues marrantes. Cette semaine, ça se voit donc avec Jess quand elle découvre que Vanessa est surprise qu’elle soit une « vraie lesbienne » qui n’a jamais été avec un homme avant.

Pendant ce temps, Murphy couche avec un inconnu un peu geek conseillé par Jess dans le bar, histoire qu’elle puisse lui faire son année au moins. C’est plutôt drôle, parce que c’est lui qui donne le titre de l’épisode et l’intrigue qui va suivre. Ouep, Murphy le fait jouir et il parle de sa mère à ce moment-là, ce qui la fait flipper, certes, mais c’est ce qui lui offre aussi le lendemain l’idée de contacter la mère de Tyson pour qu’elle puisse porter plainte pour sa disparition.

Ainsi donc, on continue aussi de voir le flic cette semaine, parce que Murphy le recontacte pour obtenir un moyen de joindre la mère de Tyson. Le flic ne peut rien faire, mais comme Chloe est là, c’est l’occasion de les voir parler entre elles et de commencer ce qui pourrait être un ship entre Murphy et le père de Chloe.

Cette dernière veut en tout cas voir son père s’inscrire sur un site de rencontre suite à sa conversation avec Murphy, et elle permet aussi quelques gags quand elle est dirigée vers les toilettes par un cliché de prostituée… qu’elle invite à dîner avec son père. C’était plutôt drôle.

Quoiqu’il en soit, Murphy pense ensuite à retrouver Dornell, le cousin de Tyson, pour lui demander l’adresse de sa mère. Sans grande surprise, Dornell refuse de lui parler, mais le vendeur du foodtruck avec qui il est la drague lourdement et lui fournit l’information en échange d’une heure de son temps. C’est n’importe quoi, tout ça. Pour leur rencard, il décide de la faire escalader une grille pour mieux pouvoir contempler une vue de la ville qu’elle ne peut évidemment pas voir.

Je ne sais pas trop à quoi tout ça sert, mais je l’aime bien ce nouveau personnage. C’est un con de base et il est évidemment révélé qu’il n’avait aucune idée de la disparition de Tyson. Il lui conseille quand même de ne pas aller annoncer à la mère que son fils est mort avant d’être sûre, mais elle l’est.

Du coup, elle s’y rend le lendemain… mais n’ose pas révéler ce qu’elle pense savoir. Par conséquent, la mère pense juste avoir affaire à une amie s’inquiétant pour son fils. Mignon comme tout. Elle laisse Murphy se diriger vers les toilettes et celle-ci passe un peu de temps la chambre de Ty à la place, retrouvant notamment son ipod.

Elle finit en larmes et la mère la retrouve, inquiète comme tout désormais de ne pas avoir de nouvelles de son fils. Cette fois, Murphy lui révèle tout ce qu’elle a vécu dans le premier épisode. C’est triste, franchement, mais ça permet à la mère de Tyson de signaler sa disparition.

En fin d’épisode, Murphy se rend au travail en robe, à la demande de sa mère, et la robe est absolument immonde. Comme en plus, elle est en retard, ça n’a pas grand intérêt ; donc elle s’échappe vite pour aller voir Dean, le flic. Celui-ci lui apprend que le téléphone a été vidé et qu’il sait que c’est de sa faute s’il s’est retrouvé en rencard avec une prostituée. Cela fait une scène bien drôle à voir et ça m’embête car je me retrouve pris au piège de ce triangle amoureux qui se dessine entre Dean, Murphy et le vendeur du foodtruck avec qui elle a eu rencard et qui insiste pour en avoir un autre le lendemain. La suite au prochain épisode, dans lequel Murphy partira à la recherche de Kira, la petite amie de Tyson, tout en étant recherché par Donnell qui n’apprécie pas de la voir fouiller dans la vie de son cousin ; surtout quand il en parle avec une femme en prison qui lui demande s’il a bien vidé le téléphone. Oups.

Autrement, Murphy se découvre aussi en début d’épisode une infection urinaire qui va la suivre tout au long de l’épisode et qui est l’occasion de la voir passer quelques scènes avec Jess, qui s’occupe d’elle. Cet épisode s’éloigne un peu de Murphy grâce à ça en s’intéressant plus longuement à Jess, qui stresse de savoir que Vanessa est en manque de pénis suite à sa blague du début d’épisode.

Elle achète donc un god-ceinture que la CW n’ose jamais nous montrer, ce qui est ridicule. En revanche, c’est une intrigue mignonne qui leur fait dire qu’elles s’aiment l’une et l’autre, avec pas mal d’humour. C’est expédié, mais c’est réussi.

Les flashbacks continuent tout au long de l’épisode également, histoire qu’on comprenne mieux pourquoi Murphy est si proche de Tyson. Ils ont une vraie relation amicale très sympathique ; c’est chouette. Après, je ne sais pas si j’ai envie d’une énième série à flashback, alors j’espère que ça s’arrêtera à cet épisode. En attendant, ce n’est pas du tout flippant de découvrir que Murphy sait faire un joli origami parce qu’il lui a appris quand moi, avec des yeux et un tutorial, mes cygnes de Prison Break ne ressemblent à rien.

> Saison 1

Station 19 – S02E13

Épisode 13 – The Dark Night – 16/20
Des guests que j’adore aident beaucoup cet épisode à se démarquer des autres, mais je me rends compte aussi que plusieurs intrigues relationnelles de la série ont réussi à me convaincre dernièrement, du coup, je suis curieux de voir ce qu’ils vont nous proposer par la suite pour la fin de saison.

> Saison 2


Spoilers

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My dad got Lei’d.

J’aurais dû regarder cet épisode hier soir, mais la flemme l’a emporté et cette série n’est toujours pas assez géniale pour lutter contre mon sommeil. L’épisode reprend avec clairement du temps qui s’est passé depuis la semaine dernière, puisque Pruitt revient de son voyage à Hawaii pour lequel on ne l’a même pas vu partir. Merci pour le point valise du Bingo, comment on fait sans voyage, hein ?

L’idée de la première scène est de nous indiquer rapidement où en est chaque pompier : Maya envoie des piques clairement destinés à Jack, Miller est toujours dans la galère avec les rencards organisés par sa mère, Ben s’occupe de Tuck, qui fait sa crise d’ado et lui reproche de ne pas assez s’occuper de lui, quand au contraire, on n’arrête pas de les voir ensemble j’ai l’impression. Après, il est possible que cet épisode soit censé se dérouler avant le 19 de Grey’s Anatomy, quand on entend leur conversation. Sinon, il y a toujours la même débutante qui débarque pour voir Andy et des problèmes d’électricité dans toute la ville.

De son côté, Sullivan reçoit la visite amicale de Ripley et de Pruitt. Ce dernier ramène des chocolats à toute la caserne, parce qu’il n’a que ça à faire apparemment, et il se retrouve embauché une fois de plus parce qu’il a tout le manuel du générateur en tête. Ben voyons. Ripley les abandonne à leur travail pour mieux espérer quelques vacances          avec Vic et un baiser dans le noir. Ah c’est beau le secret.

Ces coupures de courant ne sont pas que l’occasion de s’embrasser en secret, mais aussi de provoquer quelques accidents en ville. L’intervention n’est pas super passionnante, puisqu’il est question de retrouver une petite fille de six ans qui s’est paumée dans un immeuble sans électricité ; et qui fait des crises de panique et de l’asthme.

C’est plutôt sympa, parce que ça permet d’occuper tout ce petit monde qui ne sait pas quoi faire de sa vie de pompier, clairement. Andy amène même la nouvelle avec elle, ce qu’elle va vite regretter quand celle-ci va proposer de diviser l’équipe quand ils tombent sur Ryan et sa nouvelle coéquipière/copine. Ainsi, Jack fait équipe avec Ryan, alors que Jenna et Andy se retrouvent forcées de travailler ensemble, devant Kat, la recrue. Bizarrement, ça se passe plutôt bien au départ, et c’est assez drôle de voir cette équipe réussir à bosser quand Ryan passe son temps à s’inquiéter.

Finalement, la petite fille, Penny, est retrouvée dans une machine à laver, au sein de laquelle elle est bloquée parce que l’ouverture se fait avec électricité. Pendant ce temps, Ben arrête de chercher la petite fille quand il tombe sur un homme en arrêt cardiaque, avec sa fille qui lui fait le massage cardiaque qu’il faut pour qu’il survive quelques jours de plus avec son cancer en phase terminale. Soit. Bien sûr, quand il se réveille, le vieil homme confie à Ben qu’il est prêt à se laisser mourir et même qu’il avait préparé un papier pour refuser d’être ranimé. Oups. Ben veut immédiatement se mettre à jouer les justiciers, du coup.

Comme si ça ne suffisait pas, Maya, Sullivan et Miller finissent par tomber sur un homme qui dit ne pas se sentir super bien, et pour cause : Maya découvre qu’il y a une fuite de gaz géante, probablement depuis la coupure d’électricité. C’est gênant comme tout : le bâtiment pourrait exploser surtout si Andy, qui n’entend rien aux messages radio depuis la cave où se trouve la machine à laver, se mettait à se servir de sa scie.

Par chance, elle est prévenue à temps et Sullivan débarque pour l’en empêcher. Andy et lui font tout ce qu’ils peuvent pour sauver Penny, alors que le reste des pompiers fait évacuer le bâtiment. Kat ? Andy s’en débarrasse à cause du danger, mais elle semble déjà têtue. Elle finit par accepter malgré tout et est plus maligne que certains habitants de l’immeuble, notamment un qui n’hésite pas à allumer une cigarette quand on lui dit qu’il y a une fuite de gaz. Ah, les gens.

L’évacuation se fait donc avec quelques remous et flammes, et surtout avec une signature de Mila, la fille de l’homme qui a fait un arrêt cardiaque, sur la fiche réclamant qu’il ne soit pas ranimé. Son père veut en effet mourir dans le noir à regarder les constellations avec elle. La scène est prenante, et ça justifie le choix d’un casting d’excellence, avec Jasika Nicole et Sam Anderson, de Fringe et Lost (ou Angel) respectivement. Là, au moins, j’ai mon point de Bingo, et une scène marquante et extrêmement bien jouée.

La petite fille dans sa machine à laver ? Elle s’en tire bien, grâce à la persistance d’Andy et Sullivan. Andy est toute heureuse de sa journée : elle a sauvé la petite fille, remotivée Kat et elle s’est même fait une nouvelle amie en la personne de Jenna. Pauvre Ryan. Maya passe l’épisode à essayer d’être la fausse petite amie de Miller, et elle culpabilise quand Andy la remercie d’être toujours là pour elle quand Kat a vu sa meilleure amie démissionner.

En parallèle, à la caserne, c’est Ripley et Pruitt qui se retrouve à gérer le générateur, parce qu’il est évident que le grand chef n’a que ça à faire. Pruitt en profite pour réclamer un nouveau job. Au secours. Laissez-le à la retraite !

La fin d’épisode se fait au petit matin après cette longue nuit, et on voit donc Andy sympathiser avec son boss, et très clairement, ça dragouille sévère entre elle et Sullivan. Au secours. Maya continue de forcer pour être la petite amie de Miller et ça permet à Jack de faire une description qui est une vraie déclaration d’amour, l’air de rien. Qu’on les mette ensemble et plus vite que ça, sérieusement. Enfin, Ben se débrouille pour rétablir une relation avec Tuck, en lui parlant de l’homme qu’il a vu mourir dans la nuit. Ce pauvre Tuck se retrouve embarqué dans une soirée à chercher les constellations dans le ciel. Mouais.

Le mieux, c’est encore Ripley et Vic qui décident de partir en vacances ensemble, quitte à ce que leur relation ne soit plus un secret bien gardé. Alléluia !

> Saison 2

Performance de la semaine #30

Salut les sériephiles,

Je me crois complétement samedi, mais nous sommes dimanche, donc il est temps pour moi de vous parler de la performance de la semaine, même si je n’ai pas encore terminé tous mes hebdos. Pas besoin de toute manière, je sais déjà sur qui je veux écrire. Concrètement, il y a deux acteurs sur lesquels je pourrais écrire ce matin : Amy Acker et Ben Barnes. Comme j’ai déjà un article sur la première (je sais, ça remonte), je suis donc ici pour vous parler du second. C’est donc parti pour un petit récap de ma semaine avec Ben Barnes !

Voir aussi : Les autres performances de la semaine

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J’adore aussi le look du personnage, d’ailleurs.

Qui ça donc ? Billy Russo de The Punisher. Et forcément avec une dizaine d’épisodes de la série, il prend le dessus sur toutes les autres séries. Pourquoi pas directement choisir Frank Castle ? Parce que même si j’aime bien l’acteur, je n’aime pas le personnage et ses principes. Et si je n’aime pas forcément les principes de Billy Russo, j’adore le personnage et le jeu de l’acteur. Il est parfaitement casté pour le rôle : qui de mieux que lui pour jouer le rôle d’un beau gosse dont la beauté l’aveugle au point de ne plus avoir de morale, hein ? Et pour jouer le charme autant que le sadisme le plus pur ?

N’allez pas plus loin si vous n’avez pas vu la saison 1, parce qu’il va être temps de passer à quelques spoilers. En effet, si je le choisis en performance de la semaine, ce n’est pas tant pour l’ensemble des épisodes où il parvient à merveille à tenir ce rôle insupportable le faisant passer du mec parfait au parfait connard, mais bien pour le dernier épisode de la saison, où le sort qui lui est réservé est génial. Je suis pressé d’en arriver à la saison 2, du coup, parce que j’ai bon espoir de l’y revoir maintenant qu’il est défiguré.

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Ce sadisme de dingue !

Quant à l’acteur en lui-même, je l’ai toujours adoré chaque fois que j’ai croisé sa route dans un film ou une série. Je l’ai découvert en tant que Caspian dans Narnia 2 où il jouait le gentil de base un brin benêt, mais il le faisait bien. C’est bien ça qui est le plus surprenant, il passe du rôle de gentil au rôle de méchant avec brio, et les casteurs l’ont bien compris. Ce n’est pas pour rien qu’il a ce rôle qui paraît sur mesure dans Punisher. Après tout, il a à peu près le même dans Westworld (et là aussi, spoilers ci-dessous).

Yep, Ben Barnes, c’est aussi Logan dans la saison 1 de Westworld, le beau-frère parfaitement égocentrique et narcissique de William, qui vient dans le parc uniquement pour se faire plaisir… et dans l’espoir de décoincer Will. Pour le coup, c’est réussi vu comment ils finissent l’un et l’autre, mais il n’empêche que Logan est rapidement devenu mon personnage préféré dans cette saison 1, juste parce qu’il a eu la bonne idée de vivre sa vie sans prise de tête. Certes, le parc aide bien à ça et certes, son rôle en saison 2 envoie moins du rêve, je reconnais.

Toutefois, dans les faits, je crois qu’on peut dire que Ben Barnes est vraiment un bon acteur et que je l’adore dans à peu près tous ces rôles. Qui sait, si un jour je me décide à regarder le film Dorian Gray, il parviendra peut-être même à réconcilier avec Oscar Wilde ? En attendant, il est annoncé en tête d’affiche d’une prochaine série nommée Gold Digger. Je vais l’attendre de pied ferme !

Grey’s Anatomy – S15E21

Épisode 21 – The Good Shepherd – 18/20
Difficile de noter cet épisode, parce que d’un côté, je l’ai trouvé moins bon que beaucoup d’épisodes dans son rythme, de l’autre, je l’ai trouvé brillant dans son écriture parce qu’il éclaire beaucoup d’aspects restés un peu trop flous ces neuf dernières années. Et puis, cela faisait longtemps que je ne m’étais pas autant investi dans un épisode d’une série, je n’ai quasiment pas pris de notes devant tellement j’étais happé par ce qu’il se passait. C’est donc qu’il y avait une sacrée qualité, notamment dans les dialogues.

> Saison 15


Spoilers

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Honestly, I always thought she was more addicted to drama than the drugs.

Enfin ! Cela fait des mois que j’ai vu passer la nouvelle qu’un épisode allait se centrer sur Amelia, quelques semaines de moins que j’ai su qu’Amy Acker rejoignait le casting et tout autant de temps que j’attends en vain la diffusion de cet épisode. Forcément, dès que j’en ai eu l’occasion, je me suis donc jeté sur cet épisode. Et tant pis si Amelia est au lit avec Lincoln que je n’aime pas spécialement. Elle non plus n’est pas encore tout à fait amoureuse de lui, cela dit.

On les retrouve à New-York et non à Seattle, parce qu’ils ont une opération importante dans cette ville à l’autre bout du pays, normal. Et pour une fois, malgré un salaire de malade, ils ont un petit hôtel et se rendent dans un diner pour le petit déjeuner. Leur relation fonctionne bien quand même, et c’était marrant de les voir aller à pied au travail alors qu’Amelia a des talons de dix centimètres au moins. On a connu plus confortable, quand même.

Dans le hall de cet autre hôpital, Amelia tombe sur sa sœur, Nancy, qui n’a apparemment même pas eu droit à une photo de mariage de la part de sa sœur, puisqu’elle ne connaît pas Owen. C’est à peine abusé comme situation dans le genre pas crédible. Cela dit ça ajoute un bon humour à l’épisode de voir ce quiproquo se développer et Amelia être forcée d’accepter un dîner chez sa sœur – ça va la changer de son petit-déj à la pizza.

L’épisode prend aussi le temps de nous présenter le patient, histoire qu’on s’attache à lui, pour le principe de la série médicale et parce qu’il est super attaché à son frère quand Amelia à plus d’une difficulté à gérer sa famille. L’opération est vite expédiée ensuite histoire d’avoir bien le temps de suivre tout le dîner de famille. Comme bien souvent, Grey’s Anatomy prend le parti de laisser le vrai drama de côté pour à la place insister sur tout le côté comédie qu’elle peut apporter à la vie de ses personnages.

Après tout, ça fait du bien de temps en temps et c’est plutôt drôle à voir : Amelia et ce faux-Owen font ce qu’ils peuvent pour se mettre d’accord sur leur vraie-fausse histoire commune pour être sûrs que Nancy ne comprenne pas la supercherie. Comme Amelia parle de sa sœur Kathleen comme d’une horrible personne capable de tout analyser sans problème, il ne faut pas longtemps pour que l’horrible personne que je suis soit capable de tout analyser du reste de l’épisode : Kathleen va débarquer au repas qui devait se faire chez Nancy, à trois seulement.

Bon, d’accord, ça aide aussi d’avoir lu qu’Amy Acker était castée dans le rôle de Kathleen. Ainsi donc, elle est déjà dans la maison gigantesque de Nancy et elle déchire tout. C’est un personnage détestable à souhait : elle passe tout son temps à critiquer sa sœur, y compris devant celui qu’elle pense être le mari de sa sœur. Et elle pose toutes les bonnes questions pour le laisser en galère avec cette fausse identité.

Il n’empêche que c’est plutôt marrant de voir Lincoln dans ce rôle, parce que s’il n’est même pas officiellement le petit ami d’Amelia, il prend super mal et personnellement le fait qu’Amelia soit critiquée. Alors qu’elle cherche un moyen de fuir ce dîner pour s’éviter Kathleen, il l’invite donc à rester plus longtemps. C’est plutôt fun à voir et plein de bons moments comiques, avec évidemment Amelia qui reçoit un appel d’Owen resté à Seattle à s’occuper de Leo, ou Kathleen veut boire un moment très chouette où Amelia voit que sa sœur a des photos récentes de toute la famille (y compris Derek, nice touch !)… mais pas de sa petite sœur, qu’elle n’a qu’à l’adolescence.

Comme tout se déroule à merveille durant le dîner, il faut évidemment que la mère d’Amelia débarque, et comme c’est aussi la mère de Derek, il y a l’énorme problème qu’elle, elle a déjà rencontré Owen. Ce qu’Amelia ne savait pas. On tombe alors probablement dans l’un des épisodes les plus drôles de la série – plus encore que le mariage d’Alex et Jo l’an dernier ! Les sœurs sont absolument atroces envers Amelia, avec Amy Acker à qui l’on donne toutes les meilleures répliques, c’est dingue. C’est super que la série prenne le temps de cet épisode, parce que ça développe bien de quoi expliquer la personnalité d’Amelia depuis le tout début ; et ça fait neuf ans pile poil qu’elle a débarqué dans Private Practice, l’air de rien (bon, d’accord : neuf ans et dix jours à la diffusion de l’épisode). Bordel, je me sens vieux, là !

Quoiqu’il en soit, j’ai adoré ce repas de famille qui tourne au drame, et j’ai adoré surtout la réaction de Lincoln qui se refuse de boire en soutien à Amelia, puis qui fait un grand discours pour la tirer d’affaire face à sa mère paniquée de découvrir tout ce qu’elle ne sait pas de la vie d’Amelia (le divorce, la tumeur…), Nancy la quasi-maniaque qui veut tout contrôler et Kathleen, la meilleure langue de vipère qui soit.

Le problème, c’est aussi que Lincoln balance tout de Betty et Leo face à la famille qui en découvre encore un peu plus. Et bordel, qu’est-ce que j’aime Amy Acker ! C’est toutefois la goutte de trop pour tout le monde, donc Amelia et Lincoln s’enfuient pour mieux s’engueuler dans le taxi, parce qu’Amelia comprend que Lincoln en sait bien trop d’elle : ses sœurs n’ont pas hésité à tout balancer des conneries qu’elle a fait tout au long de sa vie… laissant quand même de côté tout Private Practice, donc si elles savaient tout ce qu’elles ont raté ! J’imagine qu’elles n’ont pas gardé contact avec Addison, et c’est bien dommage.

N’empêche que les vraies sœurs d’Amelia, c’est quelque chose par rapport à celles qu’elle a choisi en saison 11. L’engueulade entre Amelia et Lincoln, c’est quelque chose, mais c’est aussi interrompu par leur patient qui a besoin de soins supplémentaires parce que l’opération n’a pas eu les effets escomptés. Par conséquent, Amelia lui propose une nouvelle opération beaucoup plus risquée et encore plus dingue et miraculeuse.

Si ses sœurs savaient, bis ! Bon, bien sûr, Lincoln trouve ça assez dingue de voir Amelia proposer cette opération qui semble surtout être une réaction adolescente provoquée par ses sœurs. Malgré tout, ils la font et ça fonctionne bien, et ça fait que le patient va pouvoir mener sa vie et partir à l’université loin de son frère. Celui-ci stresse complétement à l’idée de ne plus avoir son petit frère à portée de main, et Amelia peut donc lui donner de bons conseils familiaux.

Tout ça lui donne envie de parler avec Nancy, malheureusement celle-ci n’est pas à l’hôpital. Elle tombe en revanche sur sa mère, qui nous fait une nouvelle analyse d’Amelia assez pertinente grâce à une petite métaphore : petite, elle a appris à faire du vélo seule, tombant souvent et toujours plus… mais n’ayant jamais peur de tomber, comme son père, et revenant toujours plus forte après l’épreuve. C’est un bon résumé du personnage, je trouve, et j’ai aimé voir la mère reconnaître ses torts aussi – le tort d’avoir laissé Derek s’occuper d’elle parce qu’elle n’en était pas capable, le tort d’avoir fait croire à Amelia qu’elle ne méritait pas d’être aimée.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle comprenne aussi qu’elle maltraite trop Lincoln et que c’est pour cela que celui-ci l’a un peu boudé. On a donc le droit à une jolie scène de réconciliation dans leur jet privé, et j’ai beaucoup aimé leur délire de manger les donuts. C’est complétement débile, mais on sent que les acteurs s’amusaient aussi à ça, et l’alchimie entre eux est très bonne dans cette scène. Peut-être que, pour la première fois depuis la saison 3 de Private Practice, je vais penser qu’elle a enfin trouvé un partenaire qui puisse être assez stable pour elle. Si j’aimais bien ses scènes avec Owen, je n’ai jamais aimé Owen et j’ai toujours trouvé que ça n’allait pas comme couple. Cela dit, j’ai appris, en 15 saisons, à me méfier. On verra bien.

Evidemment, après tout ça, Amelia rentre chez elle, c’est-à-dire dans la maison de Meredith qu’elles partagent aussi avec Maggie. Et si elle n’est pas proche de ses sœurs biologiques, Amelia a une vraie relation avec ses sœurs. Bref, on ne choisit pas sa famille, mais peut-être qu’on peut choisir sa… ben, en fait, sa famille. C’est le message habituel avec cette série.

> Saison 15