Midnight, Texas – S02E04

Épisode 4 – I Put A Spell On You – 15/20
Un épisode on ne peut plus classique pour la série qui approfondit certains de ces personnages sans trop se soucier, pour le moment, d’un vrai fil rouge. Cela dit, je pense qu’il se dessine de plus en plus avec l’intrigue secondaire qui tisse du lien entre les différents épisodes de cette saison. Tout en étant curieux de voir où ça va nous mener, je trouve que cette saison ne donne pas forcément envie de tout dévorer d’un coup comme je m’y attendais… Alors je la fais trainer, pour en profiter pleinement.

> Saison 2


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You need to get to the church now.

Bien sûr que je profite de l’arrivée de la canicule pour poursuivre mon visionnage de cette saison 2 – finalement, la voir lentement, ça marche aussi et je ne regrette pas ma décision. Comme cet épisode reprend dans le désert autour de Midnight, je sens qu’il fait la bonne température pour regarder voyez-vous. Bon, on commence en pleine nuit alors qu’il fait encore jour ici, mais vous avez l’idée j’imagine. C’est un charmant début en tout cas, avec une femme en train d’accoucher et d’hurler à la mort au passage.

Il y a de quoi, son bébé bouge dans son ventre de manière anormale et finit par le faire exploser. Elle « accouche » au milieu de l’Eglise, espérant que Rev viendra en aide à son bébé, Mary. Pas de bol, Rev n’est plus là et c’est Lemme qui se retrouve à prendre soin du bébé.

En parallèle, Manfred continue de flirter avec la femme de Kai, à coup de teq paf et de sous-entendus sexuels pas si subtiles. Les deux personnages se confient donc sur leur relation amoureuse et la tension monte, jusqu’à ce que Lemme appelle Manfred à la rescousse pour interroger le fantôme de la femme morte en couche.

Tous les Midnighters viennent rapidement à bout du mystère qui entoure Mary : c’est une Tigre-Garou elle aussi ; et elle grandit extrêmement vite pour cette raison, se retrouvant petite fille plutôt que bébé avant la fin de la soirée. Ce sont Lemme et Olivia qui se retrouvent à devoir la garder chez eux. Décidément, le couple enchaîne les situations où ils se retrouvent à garder des « enfants », menant forcément à des questions légitimes sur leurs envies, ou non, d’avoir des enfants.

C’est en tout cas marrant de voir Olivia déprimer de devenir jeune maman et galérer comme tout avec la petite fille, mais heureusement, elle se retrouve vite à gérer une adolescente. Et ça, elle sait faire. Elle a beau la détester et ne pas trop aimer son rôle de mère adoptive, elle s’en tire bien à lui conseiller d’apprendre à se débrouiller seule.

Une fois de plus, Manfred et Patience se retrouvent à mener l’enquête ensemble pour comprendre qui peut bien être le père de Mary et la rendre à sa famille. Bien sûr, ce n’est pas si simple : ils ont beau trouver une photo, ils ne se doutent pas encore qu’il y a une sombre histoire de revanche également. Quand ils s’en rendent compte, c’est trop tard : Mary a fugué et se retrouve à se transformer en tigre pour tuer les deux hommes qui en ont après elle.

Oui, elle se transforme en tigre en plein jour, sans attendre la pleine lune. C’est gênant. Manfred et les autres se retrouvent à devoir expliquer ce qu’il s’est passé à la police, alors qu’Olivia ramène Mary auprès de Lemme pour qu’ils jouent les parents avec elle et qu’ils lui expliquent que tout ira bien pour elle et qu’elle n’est pas un monstre. Il n’en faut pas beaucoup plus pour jouer sur la sensibilité d’Olivia. À ce rythme, elle voudra vite être maman, hein.

En attendant, elle se retrouve à devoir expliquer à la grand-mère de Mary pourquoi sa petite-fille est une adolescente. Heureusement, Mary ressemble à Sheila, parce que sinon, on ne s’en sortirait pas. Cela dit, Olivia se méfie malgré tout et demande à Fiji de vérifier leur parenté. Cela fait marrer Fiji qui voit bien qu’Olivia s’inquiète plus que nécessaire.

Pendant ce temps, Manfred et Patience continuent de mener l’enquête sur ceux qui en veulent à Mary. Ils suivent donc les cadavres à la morgue, se déguisant de manière ridicule afin de pouvoir faire en sorte que Manfred parle avec les fantômes des agresseurs de Mary. C’est sans surprise que Manfred que les intentions de la grand-mère de Mary ne sont pas aussi louables qu’il ne paraissait. Ouep, la grand-mère veut faire en sorte que sa petite-fille fasse des combats contre d’autres animaux-garous.

Les midnighters découvrent donc rapidement tout un réseau de combats clandestins, et on voit que Patience s’intègre de plus en plus à la petite famille qui se met en place. Elle reprend sa couverture pour faire entrer Manfred et Lemme dans le club clandestin qui s’est mis en place très vite dans le désert. Lemme se retrouve ainsi rapidement dans l’arène à combattre pas moins de quatre guerriers faisant équipe pour venir à bout de lui, mais tout ça n’est qu’une distraction.

La distraction est efficace, permettant à Joe et Olivia de libérer Mary, puis son père, puis l’ensemble des prisonniers, tout en punissant comme il se doit les méchants de l’épisode. Mary demande alors à son père de retourner à Midnight, mais celui-ci ne veut pas, préférant poursuivre sa route. Oh, Mary demande évidemment à Olivia de la suivre, mais ce n’est pas possible. On assiste donc aux adieux des deux, et c’est touchant, parce qu’Olivia finit en larmes. Ouep, la même qui ne s’attache jamais à personne et ne pleure jamais se retrouve à éclater en sanglot dans les bras de son mari.

Ben oui, la petite est devenue adolescente rapidement, mais Olivia perd sa fille au passage quand même, forcément. Quant à Patience et Manfred, ils continuent de flirter ensemble sur le chemin du retour et ils finissent par s’embrasser… jusqu’à ce que Patience se souvienne soudainement qu’elle ne peut pas. Le tout, pour mieux revenir à la fenêtre de Manfred. On passe donc du petit baiser presque innocent à la scène de sexe adultère. C’est malin.

En parallèle, Fiji est en pleine rupture et elle est toute déprimée parce qu’elle est amoureuse de celui qu’elle dégage de sa vie, pour le protéger. Elle s’en confie à son chat bien narquois de la situation et se rend compte que ce n’est pas si simple que ça de se débarrasser de Bobo. Il se pointe devant chez elle pour mettre une musique « romantique » à fond. L’angoisse du stalker, quoi, mais il paraît que c’est de l’amour, alors ce n’est pas grave.

Du coup, elle décide de lui amener un café sur son lieu de travail, histoire de lui expliquer qu’elle ne veut pas de confusion entre eux et qu’elle veut fixer des règles pour que tout se passe bien entre eux. Ce n’est pas bien compliqué : le café est en fait une potion pour qu’il oublie être amoureux d’elle. Et la vérité, c’est que si son script est plutôt bâclé, l’acteur est super mauvais à nous montrer ce changement. Bref, rien de neuf, je n’aime pas cet acteur, je n’accroche pas à son jeu et, désormais, le personnage de Bobo se retrouve à penser qu’il rencontre Fiji pour la première fois. Ben oui, ça passera super bien auprès des autres Midnighters, ça.

Fiji se retrouve donc à expliquer vite fait la situation à Olivia, et il est évident que ça n’a pas trop de sens ce plan de Fiji, mais bon, comme d’hab à Midnight, on laisse faire sans poser trop de questions. Heureusement, ça ne traîne pas en longueur : Bobo s’avère tomber immédiatement amoureux de Fiji, la stalker tout autant, lui toucher le bras et se souvenir de tout. Autrement dit, c’est une intrigue bouche-trou, quoi ; mais c’est super drôle parce que Fiji se retrouve forcée de transformer Bobo en chien. C’est peut-être une solution pour payer un acteur de moins dans d’autres épisodes, mais comme je n’aime pas l’acteur, je trouve que l’on y gagne au change… Un chien jouera-t-il mieux que lui ? On le saura vite !

> Saison 2

Grand Hotel – S01E02

Épisode 2 – Smokeshow – 16/20
Ce second épisode est toujours un bon mélange équilibré entre humour et drama familiaux, avec un soap efficace, une enquête fil rouge intrigante et des personnages attachants malgré les stéréotypes qu’ils représentent. On s’amuse bien, pas de prise de tête, c’est l’été !

> Saison 1


Spoilers

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OK, you’re better be looking at porn if you’re not looking at me.

Les portes du Grand Hotel rouvrent aujourd’hui et nous recommençons par un flashback de la nuit de l’ouragan, où Sky est évidemment extrêmement stressée. Avant de se rendre voir Jiji, elle décide de passer un coup de fil extrêmement cryptique à son frère tout en cachant une clé dans son casier des vestiaires. Notons bien qu’elle dit avoir découvert quelque chose qui lui fait peur, parce que ça sera forcément utile par la suite.

Dans le présent, nous voyons donc Danny mener son enquête pour savoir ce que sa sœur a bien pu découvrir avant de disparaître. Pour un type qui est là pour espionner et possiblement trouver un coupable, il n’est pas discret du tout dans sa recherche : coup de marteau sur le casier, multiples questions sur Sky… C’est grillé, vraiment.

De son côté, Alicia décide donc de rester plus longtemps à l’hôtel, en tant que manager, et se prend rapidement une colonne de l’hôtel, trop occupée qu’elle est à mater Danny. Mais bon, ils veulent garder leur relation professionnelle, il paraît. Tellement professionnelle que Danny en profite pour ne pas être discret avec elle non plus, s’intéressant de prêt à son pass pour circuler partout dans l’hôtel… bon, et à elle aussi, évidemment.

Comme il est super discret, la mère de son collègue ne met pas longtemps à faire vider le casier de Sky et comme Danny maîtrise bien aussi ses sentiments, il est vite grillé par ce même collègue en train de s’énerver. Ouep, le fils de Mrs P passe son temps à surveiller Danny, mais il ne le voit toutefois pas provoquer une dispute entre deux employés ou voler la carte d’accès d’Alicia en flirtant avec elle, le tout dans l’espoir de récupérer la boîte des affaires de sa sœur dans le bureau de Mrs P.

Alicia se rend bien vite compte que sa carte d’accès est manquante et la fait désactiver, mais pas assez rapidement : Danny parvient à récupérer la clé cachée par sa sœur et une coupure de journal sur la mort de la mère d’Alicia. Aha. Ca sent bon le meurtre, cette affaire. Cela dit, Danny est rapidement grillé par son collègue à qui il est forcé d’avouer la vérité… avant d’être interrompu par une alarme incendie. Mais pour ça, il faut que je résume une autre intrigue !

Bien sûr, après l’échec de la vente de l’hôtel, Santiago décide de faire en sorte de le garder et explique à Jiji qu’il a trouvé un plan pour ne pas avoir à le vendre. Cela dit, pour ça, il faut réduire le personnel… Santiago cherche avant cela la manière de se débarrasser d’El Rey, la star qui reste encore à l’hôtel après avoir fait foirer le mariage, alors qu’Alicia veut le voir rester faire des concerts à l’hôtel pour gagner de l’argent.

Il demande à sa fille de le virer de l’hôtel, pour mieux changer d’avis rapidement quand Matteo lui fait un chantage financier. D’un coup, il veut bien de l’argent des concerts et il demande à Alicia d’organiser le concert pour le vendredi suivant. Bon courage. Bon courage aussi à Jiji qui voulait juste le voir dégager pour réconcilier au plus vite les jumelles. Ah oui, parce que du côté des intrigues ridicules, Yolanda est toujours vexée par ce que sa sœur lui a fait en lui piquant El Rey. Elle décide donc de lui demander de… se faire une frange. Of course.

On sent que Jiji a à gérer de vrais problèmes, quoi, et elle finit super vexée quand elle découvre qu’après tout ça, Santiago a aussi pris la décision de garder El Rey à l’hôtel sans lui en parler. Bref, elle finit super énervée et cela la motive à faire la morale à Carolina. On sent qu’elle n’a jamais connu de déception ou de sermon dans la vie, celle-ci. Elle décide donc de se réconcilier avec sa sœur en… se servant d’El Rey. Pas sûr que ce soit le bon plan.

Le concert a lieu et El Rey y dédicace une chanson pour la bonne sœur… mais les techniciens éclairent encore Carolina, n’en déplaise à Yolanda. C’est triste. Pas le temps de s’en émouvoir, parce qu’El Rey met le feu à une tente de l’hôtel. Oui, après avoir mis le feu à sa maison, il met le feu à l’hôtel. C’est en théorie une catastrophe pour la réputation de l’hôtel, mais Jiji en profite pour en faire une opportunité marketing de dingue. Voici donc les réservations qui pleuvent sur l’hôtel pour voir le spectacle en feu d’El Rey. Tu m’étonnes.

Cela arrange les affaires de tout le monde, et particulièrement de Jiji, que Santiago promeut en vice-présidente de l’hôtel. Il a aussi l’argent pour Matteo grâce au concert d’El Rey. Oui, tout va bien qui finit bien, sauf pour Alicia donc : elle a Jiji en nouvelle boss et elle découvre que Carolina est intéressée par Danny, que le fils de Mrs P (Jay, je crois ?) décide de ne pas dénoncer malgré la découverte de ses vraies intentions vis-à-vis de l’hôtel.

Pendant ce temps, Ingrid s’est renseignée sur Javier de manière à avoir de quoi le convaincre qu’ils ont couché ensemble, et elle s’en sort plutôt bien. C’est drôle à suivre, mais ça lui explosera à la tronche assez rapidement, quand même. Elle se débrouille aussi pour se débarrasser au passage de Matteo, lui expliquant qu’elle a géré le « problème » sans lui.

Cela ne l’empêche pas d’être crevée et de s’endormir dans la chambre de clients, comme le lui avait conseillé le fils de la manager dont je ne me souviens pas le nom. Le problème, c’est que Mrs P, la manager donc, cherche à virer plein de monde, alors elle en profite. Evidemment, Ingrid en profite pour demander à Javier de sauver son emploi, et il n’a pas vraiment le choix de faire ce qu’elle lui dit.

Elle n’avait juste pas prévu qu’il le ferait en allant voir Matteo et en lui révélant qu’il a mis enceinte Ingrid.

Forcément, il en parle à celle-ci et lui de se méfier, car elle joue avec le feu : cette famille est dangereuse. Apparemment, il est bien placé pour le savoir, puisque quelqu’un se met à lui faire du chantage. Ouep, c’est l’arroseur arrosé : en fin d’épisode, il retrouve le badge de Sky dans une boîte sur son bureau, et il semble comprendre qu’il y a un message caché derrière ça. Aha. Il est donc lié à sa disparition… Plus qu’à attendre la suite.

> Saison 1

Horizon (tome 1) – Scott Westerfeld

Salut les sériephiles !

Avec ces températures qui grimpent depuis une semaine et l’occasion de rester assis plusieurs heures par jour ces derniers temps, j’ai pu avancer (enfin !) dans mes différentes lectures. Cela s’est fait au détriment des séries, alors je me suis dit que je pouvais bien en écrire des articles. On commence aujourd’hui par un roman qui me faisait de l’œil depuis bien longtemps, parce que ça doit faire un an que j’avais le tome 1 dans ma wishlist (à cause de la critique de Ludomerci à lui) et trois mois qu’il attendait que je daigne l’ouvrir : Horizon de Scott Westerfeld.

Résultat de recherche d'images pour "horizon scott westerfeld"Avant de poursuivre, autant le dire tout de suite, il s’agit d’une saga en plusieurs tomes, sept apparemment, tous écrits par des auteurs différents. Les cinq premiers sont sortis, le six ne tardera plus. De mon côté, j’ai décidé de lire tout ça en anglais, parce que je privilégie toujours la VO quand je le peux (donc français, anglais ou espagnol, en gros). Maintenant que ça c’est dit, voyons si ça peut vous plaire !

Horizon raconte l’histoire d’un avion qui se crashe au sein d’une mystérieuse jungle tropicale alors qu’il était en train de survoler… L’Arctique. Ce n’est pas tout : les seuls survivants du crash sont un groupe de jeunes adolescents tous plus malins et intelligents que les autres ; ce qui donne l’impression qu’ils ont été sélectionnés. Le tome 1 n’a pas trop le temps de se consacrer à cette question cependant : il faut avant tout survivre !

Au fur et à mesure du roman, les jeunes découvrent toutefois que la jungle n’est pas tout à fait normale et est sacrément hostile à leur égard : végétation inconnue, peu de nourriture, boussoles infefficaces, animaux dangereux et tout aussi inconnus, technologie étrange jouant sur la gravité disséminée un peu partout… la jungle est pleine de surprise et la survie est rendue bien compliquée par cela. Heureusement, comme je le disais plus haut, les adolescents sauvés sont extrêmement intelligents… Mais est-ce que cela suffira à les sauver tous ? Je vous laisse lire pour le découvrir !

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Concrètement, ce résumé doit faire réagir les sériephiles parmi vous. Evidemment, difficile de ne pas penser à LOST ou The 100 avec ce crash et ces adolescents survivant au sein d’une jungle hostile. Dans les faits, la saga Horizon s’éloigne assez bien de tout ça en introduisant dès le crash ses propres éléments de mystères. Bien que cette histoire pose beaucoup de questions, le premier tome a l’avantage de déjà apporter des réponses à certaines d’entre elles, ce qui est toujours agréable… même si c’est parfois étonnant. Par exemple, je trouve que ce tome 1 a deux chapitres de trop : les réponses apportées à la fin donnent moins envie de continuer que si ça c’était arrêté plus tôt. Tant mieux : ça me permet de prendre mon mal en patience en attendant de m’offrir le tome 2.

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On notera qu’il existe aussi un jeu sur application à jouer en parallèle de la lecture… mais je n’ai pas testé, parce que j’avais peur d’être spoilé ou frustré de devoir attendre de lire le tome 2 pour continuer le jeu. Un jour, peut-être, chaque chose en son temps !

Je n’ai pas l’intention de ne faire que critiquer cependant : j’ai beaucoup aimé ce premier tome. On y découvre chaque personnage avec son propre caractère, ses atouts et ses défauts. Chacun d’entre eux correspond à un stéréotype assez classique du genre (l’intello, le relou de service, le type avec un sabre, celles qui ne parlent pas la même langue, le peureux, etc.), mais il y a beaucoup de suspense et une bonne mise en commun des connaissances de chacun pour la survie de tous, ce qui fait que ces stéréotypes ne sont pas si dérangeants ! C’est donc tout à fait mon genre d’histoire, puisque j’adore les dynamiques de groupe efficaces comme ça.

Quant à la langue, c’est un roman jeunesse, alors l’anglais n’y est pas très compliqué. Les descriptions sont courtes, mais tout de même complètes : on imagine assez bien ce qu’il se passe sans que ce ne soit compliqué à comprendre, donc c’est top. Enfin, les chapitres eux-mêmes sont assez courts, avec chacun le point de vue d’un personnage qui permet de connaître la suite des événements sans jamais revenir pour autant deux fois au même moment. Ainsi, l’histoire avance vite et de manière dynamique ; il est difficile de s’arrêter en cours de lecture, parce qu’on sait que la suite arrive. Résultat de recherche d'images pour "horizon scott westerfeld"Pour autant, les chapitres forment souvent un tout complet, avec des petites phrases de conclusion percutantes pour tout résumer ; ce qui m’aurait fait lever les yeux au ciel en français, mais qui m’a fait sourire en anglais. Allez comprendre !

Dans l’ensemble, c’est donc une lecture que je vous recommande à l’occasion, parce que c’est sympathique. Je sais que je continuerai la saga pour connaître la suite de cette histoire en tout cas, parce que malgré ce que j’ai dit plus haut, j’ai quand même hâte de savoir ce qui arrivera aux survivants du crash…

Et pour ceux que l’anglais freine, en version française, le livre est vendu par les éditions Albin Michel sous le titre « Horizon : Crash ».

Euphoria – S01E02

Épisode 2 – Stuntin’ Like My Daddy – 14/20
C’est bizarre comme série. Tous les personnages sont ravages, tout est bon pour nous montrer autant de nudité que possible et tout est écrit pour des adolescents, tout en étant tourné de manière adulte. Malgré ces innombrables défauts, la série est intéressante à suivre, parce que sa structure un peu chaotique fonctionne bien et parce que l’approfondissement autour des personnages donne envie d’en savoir plus. Et puis, il s’y passe des choses révoltantes qui donnent envie d’un happy end (qui n’aura jamais lieu).

> Saison 1


Spoilers

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I’m not googling child pornography.

Oui, je suis de retour devant la série pour son deuxième épisode… on verra bien ce que ça donne, écoutez, je suis curieux de voir ce que peut donner son intrigue, même si je n’ai pas été aussi convaincu que ça par le premier… Et je dois vous avouer que, du coup, j’ai des prénoms déjà oubliés.

Heureusement, j’ai encore celui de Ru en tête, parce que c’est elle qui assure la narration de la série, toujours… Quitte à nous raconter des choses qu’elle ne peut pas savoir, parce que la drogue lui permet de tout savoir, même que quand il avait 11 ans, Nate a trouvé la collection de porno de son père et l’a regardé… même si la collection en question, c’était des photos de son père en train de coucher avec plein, plein de gens, dans un motel. Et avec à chaque fois le même modus operandi qu’avec Jules dans le premier épisode.

Et c’est comme ça qu’une série cassa à jamais l’image de McDreamy… tout en nous montrant un enfant qui regarde du porno. Merveilleux. Après tout ça, Nate a décidé de se mettre au sport et son entraînement a été évidemment efficace. Bon, j’ai profité de ce petit montage sur l’enfance et l’adolescence du personnage pour prendre conscience que la série n’invente rien : elle reprend le format de Skins, avec chaque épisode se concentrant sur un personnage.

Cette semaine, l’intrigue autour de Nate est apparemment l’excuse idéale pour se permettre pas mal de full frontal masculin gratuits, dans les vestiaires. Si c’est intéressant du point de vue « psychologie » du personnage, ce n’est pas brillant pour la manière dont la nudité gratuite est mise en scène, ni pour le personnage en question, dont on découvre d’un coup tous les fétiches – l’absence de poil apparemment – et petites manies. Le scénario se tient jusque dans sa relation avec Maddy rapidement développée, du début à ce qu’on pense encore être sa fin.

On y apprend que Nate a des super fantasmes avec sa copine, où il l’imagine se faire kidnapper et où il peut tuer son ravisseur. Charmant. Tout ça nous mène finalement à la soirée du pilot où il a hésité à retourner dans le bureau de son père pour en voir les pornos et s’est retrouvé à devoir lui dire au revoir. Et la tension entre eux est aussi palpable que flippante.

On continue aussi de suivre Nate dans le reste de cet épisode, histoire de mieux comprendre à quel point les fétichismes et bizarreries de son père ont eu un impact sur la manière dont il vit désormais sa vie. Ainsi, il suit le mec avec qui Maddy a couché à la fête, Tyler, ce qui est directement un brin flippant après l’introduction et sa volonté de tuer des gens dans son fantasme. Il ramène aussi son ex chez elle, avec la ferme intention de la reconquérir. De toute manière, elle dit avoir eu un black out pendant la soirée pour justifier ce qui est arrivé. N’empêche que l’intro nous ayant précisé que Nate aimant l’idée que Maddy soit vierge avant lui, il ne peut pas bien prendre ça et on sait vers quoi on se dirige.

C’est donc sans surprise qu’on le voit s’équiper et escalader la façade de l’appartement de Tyler. Il l’accuse d’avoir violé Maddy, qui est encore mineure, et Tyler tombe de haut. Elle lui avait menti sur son âge, bien sûr, mais elle était surtout extrêmement consentante, alors il ne comprend pas bien ce qui est en train de lui arriver (et ce qui l’attend). Bien sûr, Nate ne le croit pas et le tabasse. La scène est censurée, préférant nous montrer Nate prendre une douche et voler de nouvelles affaires à Tyler plutôt que Tyler être tabassé, mais c’est super violent comme ça : Tyler ne pourra pas porter plainte sans que Nate ne l’accuse d’avoir violé une mineure et il est bon pour vivre dans la peur pour le reste de sa vie. Après, c’est un peu simpliste et à aucun moment Tyler semble n’avoir vraiment pris la peine de se défendre autrement qu’en disant la vérité, ce qui était un peu étonnant.

Tyler n’a donc rien pu faire face à son agresseur : Nate a totalement le contrôle et récupère Maddy chez elle, pour l’emmener au bowling et se remettre rapidement en couple avec elle, qui n’a pas du tout conscience du cinglé de petit copain qu’elle a, même si elle n’aime pas la lingerie qu’il lui offre.

En parallèle de tout ça, nous assistons à la rentrée scolaire, deux jours après la fête où Jules et Rue ont finit par se droguer ensemble. Elles sont donc désormais les meilleures amies du monde dans un lycée où tout le monde est sérieusement allumé, même la prof de théâtre qui demande à ses étudiants de raconter une histoire de leur été pendant CINQ minutes (c’est super long pour improviser) et qui commence par Rue. Ben oui, commençons par celle qui était en détox, quelle belle idée.

Rue n’ose trop rien raconter, puisque le souvenir qu’elle a en tête, ce sont ses retrouvailles avec Gia – alors qu’un flashback nous a aussi montré les secours intervenir pour aider Rue. Son souvenir est finalement un roadtrip familial sympa avec montage musical pour nous, mais il est révélé que la drogue est une composante bien trop importante de la vie de Rue. Même là, c’est tout ce à quoi elle pense, au milieu de ses camarades de classe. Elle finit donc en larmes à refuser de raconter ses souvenirs, prétendant ne pas en avoir. Pas du tout flippante la nana pour une rentrée.

Oh, Lexi la défend devant les autres et court après elle quand elle s’enfuit, mais elle le regrette vite : elle surprend Rue au moment où elle allait se droguer, ce qui fait qu’elle empêche son amie de se droguer. Bien sûr, Rue est hyper violente avec elle après ça. C’est un personnage ravagé, ce que l’on savait déjà. On la retrouve ensuite aux alcooliques anonymes, ou une réunion du genre, et on découvre donc qu’elle a commencé à se droguer alors qu’elle s’occupait de soigner son père gravement malade, en lui volant des pilules.

Il ne manquait plus que ça. Elle avait au moins une bonne relation avec son père, se droguant et étant perchée chaque fois qu’elle s’occupait de lui. Sinon, aux alcooliques anonymes ? Elle fait de la merde et s’arrange pour avoir des signatures prouvant qu’elle était à certaines réunions, alors que ce n’était pas le cas.

Autrement, nous continuons de suivre Kat qui a perdu sa virginité à la fête et a fait en sorte que tout le monde soit au courant. C’est bête : deux jours plus tard, elle rencontre Ethan, qui a tout du geek qui va la faire craquer rapidement, c’est sûr. Pas de bol, Kat est connue dès le lendemain comme la fille à la sextape. Evidemment qu’elle s’est fait filmer pendant la fête.

Si elle le vit mal, elle reprend vite le dessus de la situation, menaçant d’aller à la police. Hop, il n’en faut pas plus pour que la rumeur change et affirme que ce n’est pas Kat. Bien sûr, ça revient aux oreilles du principal, mais comme on ne voit jamais le visage de Kat sur la vidéo, elle affirme au principal que ce n’est vraiment pas normal de dire que cette fille est forcément elle parce qu’elle est grosse. Et ça le calme.

Kat se débrouille aussi pour obtenir du shopping gratuit de la part de celui qui a osé la filmer et pourrait finir sur les listes de la police si elle le dénonçait. Charmant. En fin d’épisode, elle se rend compte que malgré la suppression, la vidéo porno d’elle est toujours en ligne, avec des commentaires élogieux et des personnes qui seraient prêtes à donner beaucoup d’argent pour en voir plus. Et ça, l’argent facile, ça parle à l’adolescente.

Après cette parenthèse, on découvre une fête au beau milieu de la cafétéria, histoire de retrouver des pom-pom girls et des sportifs. Bref, une série pour mater, quoi : même si plein de plans sont adultes, c’est toujours pour les ados. Cette transition ne servait pas à grand-chose et on passe rapidement à la scène suivante où Jules est invitée par Rue à venir dîner chez elle pour le week-end. Ch’est meugnon. Elles se séparent alors qu’un orage éclate, forçant Rue à se rendre chez son dealer, Fez, au pire des moments : celui où celui-ci aussi va être fourni en drogue par Mouse.

Normal. Le deal a lieu dans la maison de Fez, comme si de rien n’était, en présence de Rue (un brin flippée par l’existence de flingue dans la pièce) et du petit frère de Fez. Forcément, Mouse est tout content de voir un nouveau visage et il propose donc à Rue une drogue plus forte que ce qu’elle a pris jusque-là. Et bien évidemment, elle est forcée de le faire. Il la force aussi à devoir le payer 300 dollars qu’elle n’a pas et envisage donc de la violer – parce qu’elle est tellement droguée qu’elle dirait oui à tout.

Heureusement, Fez est là et paye la « dette » de Rue, et même plus, pour s’assurer que Mouse ne la viole pas et s’en aille. Sympathique manière de se mettre en danger bêtement de la part de Rue tout ça, mais Fez s’occupe plutôt bien d’elle, contactant ensuite Jules pour avoir de l’aide. Je ne vois pas trop comment il connaît son existence, mais admettons, ça fonctionne bien. Jules la ramène dormir chez elle… et passe la nuit à parler à « shyguy118 » qui dit s’appeler Tyler, mais n’est autre que Nate, évidemment. Oh le bordel.

Enfin, nous suivons toujours le couple de Cassie et McKay que nous avons vu coucher ensemble la semaine dernière, et c’est peut-être le couple le plus sympa de cette série, parce que c’est le plus classique et/ou crédible… Avec même McKay qui reproche à Cass de vouloir être trop sexuelle quand il veut juste lui parler. Bim, j’ai beaucoup ri pour le coup. Enfin bon, elle finit l’épisode en faisant quelques nudes pour lui qui lui demande avec insistance, tout de même. Pas sûr de voir où ils veulent en venir, s’ils veulent en venir quelque part.

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