Loki – S01E04

Épisode 4 – The Nexus Event – 16/20 
Cette série continue vraiment de me surprendre en allant à chaque fois là où je ne l’attends pas, mais sans que ce ne soit 100% positif pour autant. En effet, autant j’adore les surprises en temps normal, autant là j’ai vraiment l’impression que cette saison va toujours là où je n’ai pas envie de la voir aller. C’est un peu perturbant. Je vais aller lire des fics quand j’aurais tout fini, je suis sûr qu’il y aura un variant de scénario pour me plaire. Non ? Il sera sûrement moins bavard que ces épisodes !

Spoilers 

Loki et Sylvie sont sur le point d’assister à l’apocalypse… La TVA pourra-t-elle les sauver à temps ?

That’s where I grew up : the ends of a thousand worlds. And now, that’s where I’ll die.

Allez, je me replonge ce soir dans la série. J’en ai plein d’autres à voir, en théorie, mais j’ai vraiment envie d’avancer dans celle-ci, parce que le MCU est top et parce que j’ai vraiment peur d’être spoilé. Je n’arrête pas d’entendre parler de la série, ça relève du miracle d’être encore totalement dans l’incertitude de la manière dont ça va finir.

Avant d’en arriver à la fin, il faut toutefois en arriver au début, avec Sylvie lorsqu’elle s’est fait enlever d’Asgard. Elle n’était alors qu’une enfant et ça fait de la peine de la voir subir tout ce que Loki-2012 a subi lors du premier épisode. On découvre toutefois que la responsable de l’évasion de Sylvie est celle que l’on connaît désormais comme la juge, mais qui n’était à l’époque qu’une gardienne. Voilà qui change tout, surtout quand dans le présent nous la voyons faire face aux trois Time-Keepers.

Nous ne les verrons pas vraiment parler, mais ils blâment toutefois la juge pour tout ce qu’il se passe. De mon côté, je blâme ces Time-Keepers pour tout ce qu’il se passe : le système n’a pas l’air trop stable, ni très réglo. On est bien avec notre libre-arbitre, non ? En tout cas, il y en a qui y tient, c’est Mobius. Il réclame à la juge de pouvoir parler à C-20, la gardienne qu’elle avait enlevé et torturé, mais la juge nous affirme soudainement que C-20 est décédée des séquelles de la torture.

Je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à y croire. On nous demande pourtant de faire comme si… On verra bien ce qu’il en est par la suite, écoutez. En attendant, B-15, la gardienne qu’on suit depuis le premier épisode s’inquiète de savoir ce qu’il advient de C-20. Forcément.

Pendant ce temps, Sylvie et Loki sont parfaitement dépités par la destruction à venir de Lamentis. Ils prennent le temps de se retirer pour continuer de papoter d’Asgard, parce que de toute manière, il n’ont plus grand-chose à faire. En tout cas, il est curieux de voir que Sylvie annonce qu’elle est née fille – n’a-t-elle pas changé, du coup ?

Une chose est sûre : elle n’est pas censée exister et la TVA s’applique pour bien lui faire savoir. L’avantage, c’est qu’avant de mourir, ils ont le temps de philosopher sur les défaites prédéterminées qu’ils vivent tout en observant un magnifique spectacle… La mort est toute proche pour eux, mais heureusement, la TVA finit par les localiser pile à temps et leur envoyer un portail pour rentrer. On était à deux doigts d’une scène gênante où les deux Loki semblaient tomber sous le charme l’un de l’autre.

Autant dans l’épisode précédent, ils pouvaient passer pour frère et sœur, autant là, ça semblait weirdly romantic comme fin pour ces personnages, avec un regard langoureux. Et là, contre toute attente, Loki et Sylvie sont faits prisonniers par la TVA et Loki n’est pas désintégré, mais renvoyé à… Asgard. Ou plutôt, dans un souvenir d’Asgard. C’est l’occasion pour nous de retrouver Sif.

J’ai trouvé ça génial de revoir l’actrice dans un rôle où elle est bien meilleure que Jane Doe. Par contre, la boucle temporelle où Loki est incapable d’éviter les coups de Sif ? Arrêtons trente secondes ! Je me les prends une fois, je fuis le reste du temps ! Il finit par avoir le temps de la supplier et d’éviter les coups, mais le dernier coup n’est pas physique : il est psychologique. Sif affirme ainsi à Loki qu’il sera toujours tout seul… et je crois bien qu’elle a raison, pour tout ce qu’on en sait.

Pendant que Loki est attaqué par Sif en boucle, Mobius demande à la juge d’interroger Sylvie, mais c’est en vain. Il croise ensuite la gardienne TVA qui est intriguée de savoir que Loki a affirmé à Mobius que la TVA mentait… mais la petite graine devra pousser plus tard dans son esprit, car on a d’autres choses à voir nous.

Ainsi, Mobius retourne interroger Loki et le libère de Sif, essayant d’en savoir plus sur le lien entre lui et Sylvie. Il est persuadé que ce variant et lui font équipe, alors que c’est loin d’être le cas. Cela dit, si Loki refuse de parler à Mobius de l’événement Nexus de Lamentis, il change d’avis quand Mobius menace de le renvoyer à Sif. Cela me fait bien rire de retrouver Sif comme ça. Une chose est sûre : Loki ment à Mobius, qui n’hésite pas à se moquer de lui et à lui tendre un piège lui aussi.

Il lui fait donc croire à la mort de Sylvie, avant de souligner que ce qui a provoqué l’événement Nexus qui a permis de les localiser est justement leur relation. Et je ne suis pas le seul à être perturbé par cet inceste narcissique, de toute évidence. Quand Loki apprend finalement la vérité sur la survie de Sylvie, il décide d’avouer toute la vérité à Mobius.

Seulement voilà, celui-ci refuse de voir qu’il est peut-être un variant lui-même. C’est pourtant bien logique que la TVA soit constituée de variants, surtout qu’ils n’ont pas de noms pour la plupart… et ça travaille Mobius. Il essaie donc d’interroger la Juge pour en savoir plus, insistant pour s’entretenir avec Sylvie. Tout ce qu’il obtient, c’est de pouvoir assister à la suppression des variants… mais ça ne suffit toujours pas à Mobius. Il revient à la charge sur C-20, du coup, et se laisse manipuler par la Juge. Qu’est-ce que c’est bavard !

Par contre, Mobius se débrouille pour voler l’équivalent du portable de la juge – Ravonna, puis pour regarder l’interrogatoire de C-20. Elle dit exactement la même chose que ce que lui a dit Loki, alors forcément, ça perturbe Mobius. Cette fois, il est prêt à bosser pour lui et il nous libère Loki de sa boucle temporelle… pour rien.

En effet, les deux compères tombent aussitôt sur Ravonna et ses hommes, parce qu’elle n’est pas conne. Elle a vite compris que Mobius était « infecté » par le variant. Elle demande donc à ses hommes de le détruire, tout simplement. Putain, je ne m’y attendais pas ! Mobius se fait désintégrer, juste pour ça ?

En parallèle, B-15 est vraiment perturbée par les vérités énoncées par Loki. Elle décide donc de remettre en question tout ce qu’elle sait, et pour ça, rien ne vaut un petit détour dans la cellule de Sylvie, qu’elle n’hésite pas à libérer. C’est intéressant : ce n’est pas tellement les vérités de Loki qui perturbent B-15, c’est ce que Sylvie lui a montré quand elle était dans sa tête lors de l’épisode précédent.

En effet, on découvre qu’elle a pu voir quelques images de sa vie avant d’être enlevée par la TVA, et ce n’était vraiment pas quelque chose dont elle avait conscience avant. En tout cas, peu importe désormais : elles rentrent à temps pour le moment où Ravonna souhaite emmener Sylvie aux Time-Keepers.

B-15 a le temps de s’enfuir, cependant, et ça embête Ravonna qui demande aussitôt à ce qu’elle soit retrouvée. Ce n’est toutefois pas si simple que ça de la retrouver au sein de la TVA, mais peu importe : Ravonna veut gagner du temps et aller plus vite à l’exécution de Sylvie et Loki. Elle les emmène ainsi auprès des Time-Keepers, et c’est clairement une erreur de débutant de sa part. En effet, B-15 ne met pas longtemps à débarquer, libérer nos deux variants et les réarmer.

La bataille qui s’ensuit est sympathique, mais assez expéditive. B-15 est mise à terre, tous les MinuteMen aussi et Sylvie parvient à se débarrasser de Ravonna avant de nous décapiter un des Time-Keepers. Je n’étais pas bien convaincu par ces Time-Keepers et d’un coup, j’ai su pourquoi : ils n’étaient que de simples robots. Ah. Ce ne sont donc pas eux qui ont créé la TVA ? Ou alors, ce ne sont que des avatars de Time-Keepers ?

Cela ouvre un univers de possibilités pour la suite, mais ça nous laisse surtout Loki et Sylvie tous les deux. Il est alors temps pour Loki de faire une jolie déclaration d’amour à Sylvie. Seulement voilà, il n’a pas le temps de l’embrasser que Ravonna le désintègre à son tour. Oh bordel. Cela fait un sacré cliffhanger avec Sylvie qui reprend malgré tout le dessus sur Ravonna pour l’interroger.

Ce n’est toutefois pas fini : après un générique sympa (mais rien ne vaut cette chanson en version française ?), on a ainsi droit à une scène post-générique nous révélant que Loki-2012 a survécu dans un monde où d’autres variants l’attendent. Bordel, un peu déçu pour le coup. J’étais choqué qu’ils osent détruire Loki, mais je trouvais ça vachement intéressant pour la suite ! Là, c’est moins exceptionnel. On verra ce qu’ils en feront.

Walker – S01E14 (express)

Épisode 14 – Mehar’s Jacket – 08/20
Sérieusement, on touche le degré zéro de l’intérêt avec cet épisode qui n’a pas du tout réussi à me convaincre. C’est bien simple, je crois que tous les personnages m’ont exaspéré au plus haut point. J’en viens à me demander pourquoi je la continue (mais en même temps, on voit aussi le temps que je mets à voir les épisodes, ça en dit long !).

Spoilers

Toute la famille part en roadtrip pour pleurer le mort (ou le job de Walker ?).

Oups, voilà un épisode que j’ai vu il y a un bon moment et dont j’ai totalement oublié de parler sur le blog ! Autant dire que la critique va être encore plus express que d’habitude, d’autant que j’ai détesté l’épisode. Je me suis ennuyé tout du long, et pourtant, il y avait des alpagas. C’est fun les alpagas, ça devrait m’aider.

Je commence donc par Cordell cette semaine. Mis à pied, il ne sait pas bien quoi faire de sa vie et les scénaristes de cet épisode. Par conséquent, la décision logique est de nous le montrer partir avec August, Stella et Geri en expédition pour voir les terres du meilleur ami mort. Ce dernier laisse donc des alpagas à la famille, allez comprendre comment l’idée est venue. Des alpagas au Texas, au moins, on peut dire qu’on s’amuse.

On sent bien que Jared Padalecki kiffe les animaux et que tout le monde s’est bien amusé sur le tournage, mais franchement, je ne sais pas trop quel était l’intérêt de l’épisode. On ne peut même pas dire qu’on était sur un travail de deuil passionnant à suivre, même si on a certes le classique coup du cycle de la vie. Si on m’avait dit un jour que je regarderai un accouchement d’alpaga dans une série, en mangeant un burger, je ne l’aurais pas cru. Et pourtant !

On note au passage que dans cette intrigue, Stella passe tout son temps à culpabiliser et être parfaitement insupportable, comme dans chaque épisode pour le moment. Au moins, là, j’ai su pourquoi c’était fait cette intrigue sur la culpabilité. Quant au titre de l’épisode, un clin d’œil y est fait lorsque Geri donne la veste d’Hoyt à Cordell – mais refuse de rester en couple avec lui, ce serait trop simple. Je ne lui fais toujours pas confiance de toute manière.

Côté famille de Cordell, on notera que la convalescence de Liam se passe bien, même s’il semble vouloir lâcher sa carrière, alors que les parents recommencent à ressembler à un couple maintenant qu’il y a une histoire de cancer en jeu. Pas-sion-nant.

Enfin, du côté de Micki et de l’intrigue Texas Ranger, on se fait bien chier cette semaine avec une enquête officieuse qui implique Tray lorsqu’il doit retrouver un certain Lou, qu’il est le dernier à avoir vu. S’ils se disputaient, finalement, la disparition n’a rien à voir avec Tray et tout à voir avec quelques problèmes d’argent. Allez, je ne dis jamais non à quelques scènes d’action pour Micki et son combat était sympathique, mais tout semblait écrit avec les pieds cette semaine. « Je n’ai jamais été là » dit son boss avant de rester bien en vue de l’ensemble des spectateurs et des caméras de portable. 

OK, vu.


Grey’s Anatomy – S17E15

Épisode 15 – Tradition – 17/20
Il y a beaucoup de petites intrigues au sein de l’épisode et toutes ne se valent pas, mais tout de même, il y a une vraie réussite dans l’équilibre général que tout cela prend. C’est un plaisir de revenir après quelques mois à la série avec cet épisode, parce qu’il est un bon mix de bien des émotions que j’adore. Et pfiou, il a une jolie pointe de nostalgie, aussi !

Spoilers

Meredith peut enfin se préparer à rentrer chez elle alors que Jackson s’apprête à quitter définitivement sa maison.

Attention, spoilers aussi sur cet épisode, à voir avant :



Oh my god, what if she comes home?

J’ai longuement hésité entre m’enchaîner les trois Station 19 ou voir malgré tout les deux séries dans l’ordre de diffusion, et je suis un puriste au point de me faire du mal comme ça et de couper une série dans laquelle je suis investi à fond pour en lancer une autre. Le premier plan de cet épisode m’a fait regretter : après deux mois de pause, bien sûr que j’avais oublié que Jackson s’en allait.

Je ne savais plus où j’en étais, mais ouais, Jackson s’en va et Meredith vient de se réveiller. C’était digne d’une fin de saison, pas étonnant que je fasse une pause après. Meredith s’est réveillée et elle va vraiment bien pour ce début d’épisode, avec de meilleurs poumons que prévu et une sortie d’hôpital sur le point de se faire. Avant ça, il faut toutefois lui parler d’Andrew. Outch.

Tout le monde semble oublier ça, à l’exception de Miranda et Richard. En fait, l’ambiance de ce début d’épisode est plutôt à la joie et donc au roulage de pelle. Comme toujours. Pas étonnant tous ces orages en France, ça doit être un effet papillon de l’énorme soupir que j’ai poussé en voyant Teddy et Owen se remettre ensemble. Le tout avant de se remettre à bosser ensemble, avec aussi Link et Winston… qui voient clairement ce qui est en train de passer. Au moins, ça nous fait des scènes marrantes entre Link, Winston et Owen, surtout quand Lincoln se dit pressé de quitter la maison de Mer… Ce n’est pas gagné, effectivement.

C’était d’ailleurs bien mieux de revoir Link et Amelia, surtout qu’elle est de très bonne humeur en apprenant que Meredith est en vie. Cette dernière reprend donc peu à peu pied dans sa vie, récupérant des nouvelles de tout le monde au passage. C’est plutôt sympathique à voir, avec tout le monde qui fuit précautionneusement le sujet Andrew pour plutôt parler du mariage de Winston et Maggie. En parallèle, Jackson démissionne aussi de l’hôpital en confiant à Miranda une liste de remplaçants possibles, avant de remercier Richard et Miranda de tout ce qu’ils lui ont appris. Les scènes de flashbacks fonctionnent vraiment bien, ça me rend tout nostalgique des débuts de Jackson. Ce sera bizarre sans lui.

C’est un peu l’idée de Meredith aussi, puisqu’elle trouve ça tragique… Aha. Jackson est pourtant le boss de tout le monde. La scène que j’attendais le plus était toutefois celle entre Jo et Jackson, et je suis content de voir qu’elle a bien lieu. Je n’aurais pas aimé voir Jo se faire abandonner par son sex friend sans au moins un mot. Et elle non plus.

Par contre, elle s’en va bien vite quand elle est bipée par Carina. Oui, j’ai bien fait de voir cet épisode finalement : Carina est de retour à l’hôpital ! Elle a supplié Bailey pour récupérer son boulot hors écran, parce qu’elle va se marier et pouvoir rentrer tranquillement aux États-Unis. C’est facile la vie dans les séries, quand on peut démissionner et revenir comme ça, dis donc.

Ce qui est bien, c’est que Carina peut désormais aider Jo dans sa formation, avant de partir un mois en Italie. La pauvre Jo se rend compte à quel point c’est épuisant de ne pas être résident, par contre.

De son côté, Tom prend en charge un patient amené par un interne de l’hôpital qui fait du temps off et s’en occupe avec Helm. Cette dernière est très étrange durant l’épisode, ne se réjouissant même pas de la guérison de Meredith. Elle était clairement le point d’intérêt de l’intrigue pour moi et c’est bien dommage, surtout que la série nous parle aussi d’un vrai problème dans la communauté amérindienne avec le covid.

Les ancêtres se meurent… et la relève semble assurée par une petite-fille du grand-père en train de mourir, d’ailleurs. Carina et Jo s’occupent de la naissance de l’arrière-petite-fille, Tom et Levi du grand-père. Et quand la journée se termine, tout le monde peut se voir en visioconférence alors que Jo rend tout ça bien plus personnel à parler d’Andrew à Carina. Le deuil semble se faire peu à peu là.

Par contre, on a tout de même un petit quelque chose étrange avec Tom qui semble mal vivre le changement de spécialité de Jo et laisse Levi gérer Helm tout seul. Mais qu’a-t-elle ?

Levi la retrouve endormie sur un banc en-dehors de l’hôpital. Elle est clairement en pleine dépression face à toutes les morts du Covid qu’elle a pu voir et l’isolement. Levi finit par lui demander d’emménager avec lui et Jo, parce que c’est mieux que Nico, et la proposition nous fait craquer Helm plus rapidement encore. C’était une jolie scène, ma foi, et j’aime beaucoup l’intrigue d’Helm cette année. C’est fait par petites touches, mais ça fonctionne bien.

Pour en revenir à Jackson et son départ, il passe évidemment voir Meredith lui aussi, et la série nous souligne bien sûr qu’elle est la dernière survivante de leur classe de résidents. C’est si triste. Meredith est aussi la voix de la raison, comme toujours ces dernières années, lorsqu’elle souligne qu’elle a de la chance d’avoir pu être soignée comme ça. C’était une très belle scène et j’ai bien cru qu’ils allaient nous parler d’Andrew ici.

Ce n’est finalement pas ce qu’il se passe, parce que l’essentiel est vraiment de dire au revoir à Jackson tant qu’on le peut encore. Le personnage va manquer à la série, franchement, ça fait si longtemps qu’il était là !

Il faut toutefois bien annoncer à Meredith la mort d’Andrew, et c’est à Miranda et Richard de lui annoncer. Un petit bruit de plage suffit toutefois à bien nous faire comprendre que Mer est déjà au courant, et elle ose même affirmer qu’il est avec sa mère désormais. Cela aurait pu être sympathique d’avoir Carina dans la scène, du coup, mais bon.

Après tout ça, il est enfin temps pour Meredith de quitter l’hôpital, et elle le fait par la petite porte. Elle refuse d’être là pour le moment où tout le monde applaudit sa guérison et préfère s’éclipser avec Jackson. La scène était super drôle, avant de devenir super touchante quand Meredith rentre enfin auprès de ses enfants. Et bravo à Zola d’avoir fermé son feutre avant d’aller lui faire un câlin. Franchement, ça n’arrive pas dans la réalité.

Ce qui n’arrive pas non plus dans la réalité ? La prise de conscience soudaine de Tom. Il nous quitte l’hôpital à son tour pour suivre Jackson à Boston et aider à son tour, parce qu’il a eu six patients avec lui dans sa chambre d’hôpital, et il était le seul blanc. C’est une jolie porte de sortie pour Tom, mais ça gâche un peu la fin de Jackson, je trouve, surtout que les deux ne s’aiment pas tellement, alors ça se termine par une petite vacherie.

La fin d’épisode ? Richard apprend qu’il sera maître de cérémonie du mariage de Winston et Maggie, Owen et Teddy ensemble encore, Meredith heureuse chez elle et Jackson qui quitte définitivement l’hôpital après un dernier regard et bien des flashbacks. Qu’est-ce que Lexie était géniale et magnifique. Pardon, ce n’était pas le but de ce flashback, mais trop d’anciens visages pour ne pas avoir une pointe de nostalgie quoi.

Station 19 – S04E14


Épisode 14 – Comfortably Numb – 17/20
C’est vraiment difficile de noter cette série, parce qu’il y a trois intrigues dans l’épisode et qu’une d’entre elles m’a retourné assez pour que je sois scotché à mon écran quand une autre m’a tellement convaincu que j’ai littéralement pris le temps d’envoyer un SMS pendant l’épisode, ce qui n’est vraiment pas bon signe puisque je suis déjà en train d’écrire la critique en même temps normalement.

Spoilers

Carina se prépare à quitte le pays, Ben à se faire opérer et Jack… Ah ben, Jack rien du tout, tout va bien.


 

I’m the trash person.

J’ai envie de voir du Shonda Rhimes depuis ce matin, et ça tombe bien, j’ai six épisodes en stock entre cette série et la série-mère. Etonnamment, je suis passé à côté de la majorité des spoilers en plus, alors ça devient dur de résister… Par contre, j’aurais préféré que cet épisode commence autrement que par Andy et Sullivan, mais bon.

Les scénaristes m’ont vite écouté en reprenant l’intrigue Maya/Carina. Cette dernière est toujours sur le point de partir en Italie, sans avoir la moindre idée du jour où elle pourra revenir. Cela lui complique la vie pour faire sa valise (par contre cet appel téléphonique en anglais avec une italienne, pourquoi ?) et cela complique la vie de Maya qui stresse énormément. La voilà même qui envisage de la demander en mariage pour régler sa situation sur les papiers.

Soit. En parler à Andy avant d’en parler à Carina ? Etrange. Avec cette série et Shonda Rhimes cela dit, plus rien ne devrait me surprendre. Et c’est compliqué comme relation pour Maya qui sent que Carina lui échappe. J’ai tellement de peine pour elle. Elle tente comme elle peut de la retenir, d’attirer son attention sur autre chose que l’Italie… Et ni le sexe, ni les sordides histoires de famille de Maya n’arrive à le faire.

Maya est clairement jalouse de la pote italienne de Carina, mais en même temps, je ne sais pas, raconter seulement maintenant que ta mère est retournée vivre avec ton père n’est peut-être pas le bon timing Maya ? Allez, cette dernière finit par lui demander exactement combien de temps elle compte rester en Italie, et ça pose le problème que Carina ne prévoit rien du tout.

Plutôt que de parler de ça, Carina finit plutôt par poser des questions à Maya sur son absence de coming-out à son père. Les arguments de Maya se tiennent plutôt bien, à vouloir cacher sa vie privée à ses parents, mais ça mène assez naturellement à une conversation sur le mariage. Alors que Maya envisage de se fiancer avec Carina, voilà donc Carina qui nous affirme qu’elle ne croit pas du tout au mariage. Voilà qui est fait, lol. Je me suis bien marré au moins.

Par contre, Maya et Carina sont loin de se marrer, parce que ça frustre tellement Maya qu’elle finit par aborder le fond du problème : elle en veut à Carina de ne lui avoir rien dit pour son visa. Ah oui, les problèmes. Et Carina est tellement touchante dans sa peur de ne pas pouvoir revenir aux États-Unis si elle ne suit pas correctement les bonnes démarches administratives ! J‘adore l’écriture de cet épisode, et de ce personnage en particulier. On aborde de plein fouet les problèmes culturels entre elles, et c’est important de ne pas invisibiliser ceux-ci.

Maya finit par comprendre qu’elle est trop nombriliste (alléluia) et qu’elle aurait pu s’inquiéter un peu plus de ce que Carina ressentait, parce que non, elle n’est pas heureuse de retourner à la maison. La maison, pour Carina, c’est Maya, évidemment. Tout finit donc bien entre elles sur le canapé et nous les retrouvons ensuite à côté de la table basse à devoir se rhabiller vite et finir la valise de Carina au passage.

La scène qui suit m’a littéralement scotché à mon écran, car je n’étais pas prêt pour elle : les choses tournent vinaigre entre les deux copines quand Maya apprend soudainement que Carina veut des enfants (malgré son job !), mais toujours pas se marier. Même quand ça pourrait être la seule solution à ce qu’elles restent ensemble. Et là, on part sur une dispute entre les deux femmes qui va super loin dans l’honnêteté de ce qu’elles s’avouent.

Et si c’est bien d’être honnêtes, elles semblent surtout mettre sur le tapis, juste avant le départ, tout ce qui les blesse l’une et l’autre, de l’égoïsme de Maya à Gabriella, en passant par une Carina dépassée par la bureaucratie. Vraiment, ce n’est pas l’épisode que j’aurais dû lancer, en vrai, parce que ça m’énerve ces politiques stupides. Et puis, au passage, on nous rappelle que le mariage gay n’est toujours légal en Italie, en plus. En tout cas, ça se termine mal : Carina se barre seule à l’aéroport, sans Maya pour l’accompagner.

Par chance, Gabriella est à l’autre bout du téléphone quand Carina prend le taxi et elle lui fait prendre conscience qu’elle est en train de faire une énorme erreur.

De son côté, Jack vit la parfaite vie de père de famille. Je n’accroche pas des masses à cette intrigue, mais bon. Le but est ici de nous montrer Jack et Inara ont maintenant atteint un point où ils peuvent passer des journées paisibles et sans souci. Seulement, comme nous sommes dans une série, Sonia, la voisine du dessus, décide de passer par sa fenêtre et de s’exploser le dos sur une benne à ordure. Aïe.

Bon, si elle fait ça, c’est pour éviter que la copine de son voisin ne tombe sur elle en rentrant plus tôt, parce que comme le temps était long pendant le confinement, Sonia n’a rien trouvé de mieux à faire que de s’envoyer en l’air avec son copain casé, dans le dos de son propre mari. Charmant. La voilà donc qui refuse de voir une ambulance arriver ou de rester tranquille dans sa benne à ordures, quitte à finir paralysée (ce que, de toute manière, elle a de fortes chances d’être déjà). Pas très maligne.

Elle a au moins de la chance de tomber sur Jack, parce qu’un pompier, ça aide toujours. Il finit par l’aider en passant dans la poubelle à son tour et en lui racontant ses propres tromperies. Le problème, c’est que sa copine entend tout ça… Après, c’est un problème bien peu important par rapport à la vie de Sonia qui finit par balancer en présence de son mari qu’elle est en train de le tromper. La pauvre ne savait pas qu’il était là, cela dit.

Tout ça finit en combat de coq prévisible entre le mari et l’amant, au moment où le reste des pompiers arrive. Si ce n’est pas l’intrigue du siècle, j’avoue que ça m’aura bien fait marrer quand même, avant que ça ne devienne triste d’apprendre que Sonia est du genre à tout détruire quand tout va bien dans sa vie. Elle est là pour faire écho à Jack, c’est sûr ; et maintenant que tout va bien dans sa vie, ce n’est pas top comme timing.

Après tout ça, Inara en revient donc aux problèmes qui tourmentent leur couple. Elle a envie d’être très sexy et sauvage avec lui, mais ça casse son image de petite fille sage, alors ça ne plaît pas trop à Jack… jusqu’à ce qu’il finisse par la prendre sur l’évier. Euh. Bon. Shonda Rhimes.

Pendant ce temps, Ben est toujours sur le point d’être opéré, mais comme Miranda est bloquée pour une autre opération de son côté, il se retrouve seul. Plutôt que d’appeler de manière logique Dean avec qui il a passé l’épisode précédent, il appelle donc Sullivan qui n’est pas d’une grande aide. Pourtant, il a Andy pour lui souffler les réponses…

D’ailleurs, c’est finalement elle qui se pointe à l’hôpital à la place de son mari. C’est… Euh ? Ils auraient pu y aller ensemble à la rigueur, ça aurait été moins chelou. Bon, toute cette intrigue est cheloue de toute manière, parce que ça termine par Ben en train de rêver pendant son opération qu’il est son anesthésiste, puis son chirurgien aussi, assisté par Joey. Au secours, quel rêve naze. J’imagine que le but était d’ajouter de l’humour, mais bon, ça n’était pas passionnant d’avoir une ex de Ben, puis sa mère. En plus, ça finit sur un moment émotion à exploiter l’histoire de George Floyd, et ça m’a déconnecté complètement de la scène, parce que j’ai trouvé que c’était mal écrit de faire cette référence à ce moment-là. Bon, qu’importe mon avis après, hein.

Pendant ce temps, Jack et Andy bavardent de tout ce qui est arrivé à Jack et on nous justifie l’absence du casting par une manifestation à laquelle ils sont tous. Ben finit par se réveiller en pleine santé et lorsqu’il sort de l’hôpital, c’est pour mieux tomber sur un baiser entre Maya et Carina. Yep, Carina a fait demi-tour et a retrouvé Maya à temps pour lui demander de l’épouser, finalement. Non, elles ne veulent pas les mêmes choses, Maya ne sait toujours pas si elle veut des enfants et non, Carina n’a pas envie de se marier… Mais elle préfère se marier que de perdre Maya. Ah. C’était si chou, putain.