Vus cette semaine #01

Ce RDV se contente de reprendre l’ensemble de mes avis sans spoiler sur les épisodes vus au cours de la semaine. C’est donc un simple copier-coller de ce qui se trouve déjà dans la colonne de droite et qui est mis à jour quotidiennement. Le titre de chaque épisode mène à la critique plus complète et avec spoilers. Les épisodes sont reclassés par ordre chronologique de diffusion, en J+1… 

Bonne année 2022 !

Mardi

NCIS Hawai’i – S01E10 – Lost– 13/20
Un épisode très classique qui prouve que la série a trouvé son équilibre et sait comment exploiter l’ensemble de ses personnages, quitte à chercher de nouvelles manières de ramener certains d’entre eux (une certaine, en particulier, même) dans l’intrigue. Pour le principe, quoi. Tant que l’ensemble reste divertissant, ça me convient de toute manière.
NCIS – S19E10 – Pledge of Allegiance – 12/20
Un épisode ultra-prévisible principalement à cause de ses choix de casting. S’il était divertissant, il est facilement oubliable à nouveau et le plus intéressant vient peut-être de ce que je projette sans que ce ne soit là plutôt que de ce qui est effectivement écrit et présent dans l’épisode. C’est problématique, mais c’est comme ça.
9-1-1 Lone Star – S03E01 – The Big Chill – 16/20
C’est un bon épisode de reprise car il nous présente de nouvelles intrigues pour tenir tout au long de la saison 3 sans négliger pour autant le sentiment d’urgence que l’on attend de cette série. Pour autant, la structure même de l’épisode ne me convainc pas spécialement et les intrigues proposées sont loin d’être celles que j’avais envie de voir à ce stade de la série. On tombe dans certains clichés peu efficaces, surtout quand il s’agit de nous présenter des héros bien américains dans leur orgueil ou d’oublier certaines relations pourtant essentielles de la série.
The Cleaning Lady – S01E01 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.

Mercredi

The Book of Boba Fett – S01E02 – The Tribes of Tatooine – 16/20
La qualité esthétique de la série est toujours aussi incroyable que dans le premier épisode, et c’est bien suffisant pour nous scotcher trois quarts d’heure devant l’écran. Comme la semaine dernière et comme pour la série-mère, je me demande tout de même ce que cherche à raconter la série. Je passe un bon moment, hein, mais du côté des enjeux, je suis sceptique. Je me laisse transporter, mais vraiment, ça donne l’impression qu’on navigue à vue sans trop savoir quel est le but – et sans savoir exactement de quoi sera fait l’épisode suivant. Une sorte de gigantesque introduction à deux intrigues parallèles, peut-être, qui, j’espère, se croiseront un jour.
This is us – S06E01 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.

Rattrapage

Riverdale – S06E03 – Mr Cypher – 09/20
Autant l’idée de ce début de saison ne me paraît pas forcément mauvaise, autant cet épisode était une catastrophe scénaristique à nouveau, avec des marchés qui ne semblent pas tenir la route et des moments à pleurer de rire tant le jeu de certains acteurs n’était pas convaincant. Après, je savais à quoi m’attendre, mais bon, il y avait podcast ce soir, autant publier une critique Riverdale tant que j’y suis.
 

J’ai aussi poursuivi mon rewatch de The Magicians avec deux épisodes de la saison 3 (et cinq de la saison 1).

> Vus en 2022 

 

The Cleaning Lady – S01E01

Épisode 1 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.

Spoilers

Thony travaille comme femme de ménage en attendant d’avoir des papiers pour l’opération de son fils, en état critique. Quand elle assiste à un meurtre, sa vie change du tout au tout.

The both of you are trouble.

Elodie Yung, si un jour par hasard au cours d’une insomnie, tu passes sur mon blog… Sache que je t’aime. Cela ne coûte rien d’essayer, non ?

Maintenant que c’est dit, je peux commencer la série qui débute d’une étrange manière, avec son personnage principal, Thony, qui assiste à un mariage avec sa belle-sœur. Oh, c’est une manière de parler, bien sûr : elles sont là pour faire le service et le ménage. Elles passent de bons moments quand même, jusqu’à ce que Stevie, le boss, soit infernal avec elles – et avec Thony en particulier.

Il la harcèle, mais pas de quoi s’inquiéter pour autant : Thony sait comment se défendre et elle a aussi sa belle-sœur pour ça. Bon, la série me perd bien vite par contre, avec une scène où la belle-sœur, Fi, manque de tuer son patron, mais où Thony le sauve de justesse avec une petit trachéotomie improvisée avec ce qu’elle trouve sur place. Et si ce n’était pas déjà glorieux, la voir s’enfuir après cette procédure chirurgicale complexe parce que son emploi est plus ou moins légal, c’était… abusé ?

Bon, allez, on va faire comme si, l’histoire peut encore être intéressante ? Ce ne sera pas la série de l’année, et on n’est que le 10 janvier. Au moins, on nous introduit un personnage intéressant et original. Non contente d’être chirurgienne et femme de ménage, Thony est aussi maman. Elle vit avec sa belle-sœur et les enfants qu’elles ont. Fi en a deux – une fille et un garçon censé la surveiller, mais faisant un bien mauvais travail -, elle en a un, Lucas.

Ce dernier est donc malade et est sur une liste pour recevoir un organe, mais les choses ne vont pas assez vite au goût de son père, Marco. Thony n’a pas trop envie d’en parler à plus de deux heures du matin, elle préfère donc raccrocher. Et elle fait bien parce qu’elle a une longue journée le lendemain, avec un patron voulant la virer – mais n’osant finalement pas quand elle proteste. Euh ? Elle demande à être payée et elle l’est, c’est cool, mais pourquoi n’est-elle pas virée finalement ?

Je veux dire, elle reste un problème pour son patron ? Celui-ci décide donc qu’elle ne bossera plus avec sa belle-sœur avant de l’envoyer bosser dans un hangar où ont lieu des combats clandestins et truqués. Enfin, les combats pourraient être truqués si elle ne s’en mêlait pas et ne suggérait pas aux futures perdantes de gagner si elles le souhaitent. Au passage, elle rencontre aussi ceux qui avaient parié sur la défaite de la combattante avec qui elle s’entend.

Loin de se douter que Thony a quoique ce soit à voir avec le pari qu’ils viennent de perdre, les types n’hésitent pas à tuer le gérant de la salle de combat. Sans trop de surprise, c’est l’ado irrespectueux qui avait dû être repris par son père qui le fait, pas le père sexy qui veut très clairement avoir sa chance avec Thony, hein.

Comme le meurtre a lieu au beau milieu d’un appel entre Thony et Fi, il est évident que celle-ci la rappelle quand Thony lui raccroche au nez.  La belle-sœur décide de la rappeler à ce moment-là, et c’est la pire des idées : la sonnerie retentit et la grille totalement dans sa bien mauvaise cachette. Rapidement retrouvée, Thony décide de négocier sa vie comme elle peut : elle est femme de ménage, elle nettoiera donc la scène de crime. Et heureusement pour elle, elle connaît les bonnes techniques pour nettoyer le sang : elle est chirurgienne après tout, elle a dû en voir d’autres. Mouais. Bon, la scène fonctionne mieux que le début d’épisode déjà.

J’ai bien aimé le fait que le caïd sexy hésite à l’embaucher tout de même, mais c’était plutôt bien introduit. Le ménage est rapidement fait, Thony parvient à négocier sa liberté et rentre chez elle où elle prend une décision radicale : amener son fils à l’hôpital le plus vite possible. On comprend bien que le gamin doit vivre dans sa bulle en attendant une greffe de moelle épinière, mais ce n’est pas si simple.

S’il est arrivé légalement aux États-Unis, Luca n’a pas reçu la greffe qui était prévue et il n’a plus tous les papiers dont il a besoin pour recevoir une nouvelle greffe. Ainsi, Thony ne peut même pas lui faire rencontrer un nouveau médecin. Elle a beau péter un câble sur la pauvre réceptionniste qui n’y est pour rien, eh bien, ça ne fonctionne pas : son fils ne peut pas voir de médecin. Par contre, il peut voir l’un des hommes de main du caïd qui a forcé Thony à nettoyer une scène de crime.

C’est plutôt intéressant car ça force Thony à être de nouveau bien énervée et à confronter le caïd. Celui-ci l’embauche tout de même, même si elle refuse son offre. Il ne lui laisse pas le choix d’accepter de toute manière : il s’arrange pour que Luca puisse voir son médecin grâce à son propre réseau de connaissances. Face à ça, Thony ne peut clairement pas refuser le job.

Et pourtant, elle sait y faire pour refuser des jobs : demandez à sa belle-sœur. Cette dernière essaie de la convaincre que ça peut être une bonne idée de vendre de l’ecstasy dans un club de luxe où une de ses connaissances est prête à l’embaucher. Thony refuse immédiatement, évidemment, et la conversation tourne de toute manière court quand elle est appelée pour nettoyer une nouvelle scène de crime. C’est ironique de refuser de vendre de la drogue mais de se rendre si vite complice d’un autre crime.

Après, on comprend bien pourquoi elle accepte : elle en pince totalement pour ce nouveau boss qui lui fait un rentre-dedans bien plus subtil que celui du début d’épisode. Je veux dire, il lui parle de son enfance, de sa maman et la complimente au passage sur son apparence et son sens des priorités, tout est dit. Le charme ne peut agir que partiellement, cela dit : il l’embauche en fait pour faire le ménage dans une immense villa – celle de son patron à lui. Elle a concrètement la fin de la nuit pour faire le ménage dans une villa pleine de confettis ?

Je veux bien qu’elle soit excellente à son job, mais à elle seule, c’est une tâche à peu près irréalisable. Ce n’est pas un montage d’elle en robe de soirée avec un aspirateur puis une éponge qui réussit à me convaincre, franchement. Au milieu de son ménage, elle rencontre aussi la femme de son nouveau boss, qui est… eh bien, une prostituée, en fait ? Elle a l’air prête à se donner à n’importe qui, y compris Thony. Et peut-être sans être payée, d’ailleurs.

Qu’importe, écoutez. La nuit se passe bien pour Thony, et je suis fatigué pour elle. Et pourtant, au petit matin, la journée ne fait que commencer. Elle découvre que Fi a bien accepté de vendre de la drogue pour le compte du beau-gosse qu’elle lui a fait rencontrer la veille. Forcément. Les deux amies en arrivent vite à se disputer, et Fi lui propose de dégager de chez elle si ça ne lui convient vraiment pas.

C’est de toute manière ce qu’elle fait parce qu’elle reçoit un nouveau coup de fil, avec une nouvelle scène de crime à aller nettoyer. Le cadavre du début d’épisode a été retrouvé, alors il faut faire un encore plus grand ménage : toute la planque doit être nettoyée et vidée de toutes traces compromettantes.

Si elle fait le ménage dans tous les recoins du hangar, elle ne trouve pas immédiatement la bombe qui a été placée là, bizarrement. Quand elle la trouve, il lui reste deux minutes pour s’enfuir et passer une porte blindée. Par chance, elle est plutôt débrouillarde et son nouveau boss tient vraiment à elle : quand il apprend qu’il s’est fait doubler et qu’elle risque d’y passer, il fait demi-tour bien vite.

Il parvient à la sauver de justesse de l’explosion, mais se blesse au passage. C’est l’occasion pour Thony de montrer ce qu’elle sait faire en tant que médecin : elle lui cautérise une plaie bien rapidement, avant l’arrivée des flics et se sécurise ainsi le job. Bon, écoutez, cette scène avec la pression des sirènes au loin était plutôt efficace, de même que le marché qu’elle passe ensuite avec le boss, s’assurant que Luca ira bien quoiqu’il arrive.

Quand elle rentre finalement chez Fi, il ne lui reste plus qu’à se réconcilier avec elle et passer du bon temps sur un terrain de basket improvisé dans une cage avec son fils et les cousins de celui-ci. C’est plutôt cool, mais pas bien réaliste : ils doivent crever de chaud derrière ces bâches, sérieux. Et puis, elle fait la morale à Fi pour un peu d’ecstasy mais accepte tous les coups de fil pour aller couvrir des scènes de crime.

Et clairement, ce n’est pas une bonne idée : elle est déjà repérée par le FBI. L’épisode se termine par ce cliffhanger plutôt logique : elle s’est rendue à l’enterrement de Théo, dont elle a nettoyé la scène de crime, et en a profité pour offrir à sa fille les cadeaux qu’il avait prévu pour elle et que Thony avait subtilisé dans son bureau avant le grand nettoyage. Autant vous dire que les cadeaux sont ultra résistants vu le choc qu’ils ont du prendre pendant l’explosion qui a plaqué Thony au sol ET que Thony est présentée comme maligne mais est pas mal conne. Tout le monde sait que les enterrements sont surveillés car les coupables s’y pointent, non ? C’est le B.A.-BA des séries et films, il me semble.

 

The Cleaning Lady (S01)

Synopsis : Pour obtenir le traitement qui pourra sauver son fils, une doctoresse cambodgienne se rend aux États-Unis… mais face à un système qui la maltraite, elle use de son intelligence et de sa ruse afin d’enfreindre les lois – pour la bonne cause.

Pour commencer, il était tellement tard quand je me suis décidé à voir cet épisode que je savais d’avance que ça allait passer ou ça allait casser. C’est l’avantage d’attendre le dernier moment de la semaine pour se lancer dans une nouvelle série. Oui, je ne suis pas à jour ailleurs, mais ce n’est pas grave : je suis arrivé au constat qu’il y avait de plus en plus de séries que je regardais sans être à fond, alors il est temps de partir en quête d’une nouvelle série capable de me transporter.

Et quoi de mieux pour ça qu’une série avec Elodie Yung en tête d’affiche ? Ainsi, parmi toutes les nouveautés des networks qui sortent en ce moment – et elles sont nombreuses – c’est cette série qui a su attirer mon attention en premier. Pour le meilleur ou pour le pire ? Eh bien, le pilot va déjà me permettre d’en décider. Le synopsis me fait plutôt pencher pour le pire…

Note moyenne de la saison : 14/20

S01e01 – TNT – 13/20
Comme je m’y attendais, ce ne sera pas la série de l’année – et probablement pas la série du mois non plus. Cependant, c’est le genre de séries à mi-chemin entre le procédural et l’espionnage, à fond dans l’action, et ça peut être divertissant si on pose son cerveau. À eux de ne pas trop faire traîner en longueur le fil rouge, ce qui risque de causer la perte de la série. En attendant, écoutez, j’ai passé un bon moment quand même et ça m’a maintenu éveillé.
S01E02 – The Lion’s Den – 14/20
La série confirme qu’elle peut être un divertissement efficace si l’on ne prête pas attention à la multitude de petits détails qui font que l’ensemble est plutôt incohérent et ne pourrait pas se dérouler comme ça si ça arrivait vraiment. Ce n’est pas si dérangeant une fois dans l’ambiance de la série, et la saison semble avoir assez d’intrigues à proposer pour devenir vraiment sympa.
S01E03 – Legacy – 13/20
Ce n’est pas une série grandiose, mais je le savais déjà. Cela n’empêche pas de passer un bon moment devant. C’est très bien pour un dimanche soir pas prise de tête, je commence de plus en plus à me dire que ça aurait pu être une série pour laquelle les critiques express auraient été suffisantes… et en même temps, les twists et drama soapesques font que ça mérite bien quelques détails, non ?
S01E04 – Kabayan – 13/20
Les personnages semblent prendre vraiment les pires décisions à chaque fois qu’ils ont un choix. Toutefois, la série propose des épisodes plutôt fluides et j’étais content de retrouver les personnages. Je ne m’y attendais pas, et c’est la preuve qu’il y a tout de même certaines choses qui fonctionnent dans cette histoire. C’est sympa, ça se laisse regarder et ça divertit. Il faut des séries comme ça aussi.
S01E05 – The Icebox – 15/20
L’épisode joue la carte de l’information sur la précarité de certaines situations, en jouant avec une des peurs des personnages principaux de bout en bout de son intrigue. Cela permet de débloquer bien plus rapidement que je ne l’imaginais la situation de certains personnages. Certains secrets auront du mal à tenir en place après cet épisode, et ça me rend curieux de savoir comment la saison évoluera par la suite, parce qu’elle semble griller ses cartouches beaucoup trop rapidement.
s01e06 – Mother’s Mission – 13/20
C’est bizarre : cet épisode donne l’impression que la série commence à tourner en rond alors qu’elle avançait plus vite que prévu dans le précédent ; tout en faisant malgré tout avancer des intrigues dans cet épisode. Il y a certes un schéma qui se répète, mais les personnages en sortent différents de ce qu’ils étaient la dernière fois qu’ils suivaient un chemin similaire. On perd de vue le titre de la série, mais eh, il y a tant à faire avec cette femme de ménage.
S01E07 – Our Father, Who Art in Vegas – 13/20
J’ai eu l’impression que ces quarante minutes passaient plus vite que d’habitude, et ce n’est peut-être pas plus mal car finalement l’intrigue avance vite. C’est un épisode réussi, notamment parce que je trouve qu’il sérialise plus son histoire que les précédents, qui pouvaient plus facilement être vus comme indépendants, même s’ils faisaient toujours partie d’un tout.
S01E08 – Full on Gangsta – 15/20
Beaucoup de péripéties semblent ajouter à l’épisode pour le principe de rajouter de la tension et un semblant de suspense, mais en vérité, on sait très bien vers quoi on se dirige tout au long de l’épisode. C’est plutôt bien amené car les pièces du puzzle s’emboîtent sans que ça ne paraisse totalement artificiel. Bref, l’intrigue avance de manière fluide et mène déjà vers un season finale qui devrait être sympa.
S01E09 – Coming Home Again – 16/20
Il y a davantage de tensions dans cet épisode, et c’est bien plus agréable comme cela car ça permet d’éviter de trop se concentrer sur certaines décisions stupides ou certains choix peu crédibles du scénario. J’ai trouvé que certaines pistes de l’épisode fournissait même du suspense par rapport à d’habitude où l’ensemble est plus convenu : cette fois, la fin réservait quelques scènes que je n’attendais pas forcément, même si je me doutais bien qu’il fallait préparer l’épisode final d’une manière ou d’une autre.
S01E10 – The Crown – 16/20
C’est un épisode final qui parvient à tenir toutes ses promesses, sans toutefois jamais aller beaucoup plus loin. Ce n’est pas si grave : même si tout est très convenu, ça fonctionne et ça divertit, en étant porté par une bonne performance des acteurs qui aide parfois à faire passer des moments d’écriture moins approfondis. Une conclusion satisfaisante, donc, et une certitude pour moi de continuer la série en saison 2.

This is us – S06E01

Épisode 1 – The Challenger – 14/20
L’épisode effleure des cordes sensibles sans jamais parvenir tout à fait à les atteindre, en tout cas avec moi. Cela donne donc l’impression d’avoir vu un épisode tout à fait classique, pas un début de saison. Clairement, j’en attendais plus de la série. Elle ne fait qu’introduire un certain nombre d’intrigues qui vont finalement avoir un impact plus tard, mais ça donne trop l’impression d’une saison qui se met en place et pas assez celle d’une fin grandiose. J’espère qu’ils se reprendront pour la suite.

Spoilers

Comme chaque année, les triplés fêtent leur anniversaire.

-What a thing being a parent.
-What a thing being a kid.

Quel étrange début de saison que celui-ci. On commence par des plans semblant tout droit sorti d’une pub pour de la bouffe. Jack et Rebecca sont super amoureux alors qu’un nouveau cast de triplés est embauché pour jouer les enfants plus jeunes. C’est un peu dommage, mais c’est inévitable avec le temps qui passe. Au moins, on commence par Jack et Rebecca heureux au matin du 28 janvier 1986, et ce n’est pas plus mal. On connaît la date parce que c’est la date de l’échec de la mission Challenger.

Bizarrement, les scénaristes en font tout un pataquès pour cet épisode, avec les enfants qui assistent en direct à l’explosion de la navette depuis leur salle de classe. Kevin était un gamin insupportable en classe, ça alors. Bon. Les scénaristes en font un pataquès parce qu’apparemment, c’en était un pour les américains à l’époque. Je n’étais pas né, je n’en ai jamais vraiment entendu parler, mais ça semble être un peu l’équivalent de leur 11 septembre – parce que moi, c’est clairement leur 11 septembre, l’événement un peu traumatisant qui fait entrer dans le monde des adultes alors que ce n’était pas prévu.

Bref, Jack et Rebecca font ce qu’ils peuvent pour que les triplés expriment les émotions de tristesse et de deuil qui risquent de découler de cette explosion de héros nationaux à la télévision… mais Kevin veut juste plus de bouffe. Kate est triste d’avoir vu ses profs pleurer et espère que les astronautes étaient plus proches du paradis car dans le ciel ; Randall s’inquiète des enfants d’une astronaute désormais orphelins et Kevin… toujours pas. Même quand il parle avec Jack, on comprend bien qu’il n’a pas de problème particulier vis-à-vis de cette journée.

Cela inquiète énormément Rebecca, mais comme toujours, Jack trouve les bons mots pour la rassurer. Rebecca finit par dresser un joli parallèle entre Randall et The Catcher in the rye et j’avoue que c’est assez incroyable comme écriture d’épisode, mais ça ne suffit pas à atteindre ma corde sensible pour cette fois. C’était un peu plus efficace de voir Kevin se confier à sa sœur sur la peur de la mort de ses parents. C’était touchant comme tout, cette scène.

Si jamais on était passé à côté par je-ne-sais-quel-hasard du destin, on sait rapidement qu’on est dans une dernière saison : juste après cette scène qui nous introduit une famille heureuse, on nous réintroduit cette fois chaque personnage de la série par un parallèle dressé entre le pilot de la série, le tout premier épisode il y a six ans déjà, et ce premier épisode de dernière saison. On voit donc Rebecca fêter l’anniversaire de Jack, préparer les 36 ans des triplés, puis leur préparer les 41 ans ; on voit Kate ouvrir son frigo plein de post-it culpabilisateurs, puis l’ouvrir pour y découvrir des post-it sur la nourriture de ses enfants ; on voit Randall apprendre l’adresse de son père biologique au boulot, puis recevoir un autre mail bien important six ans plus tard quand il apprend que le cambrioleur de la saison passée est arrêtée ; et enfin, on retrouve Kevin il y a six ans torse nu avec ses deux top-modèles, puis torse-nu à s’occuper de ses jumeaux dans un garage juste à côté de la maison.

Oui, oui, à côté de la maison de… Madison. Oh, ces scénaristes vont m’énerver. On a toujours droit à des scènes super mignonnes entre Kevin et Madison, qui sont des parents parfaits avec les jumeaux et sont tous mignons. On apprend au passage que Kate organise une fête d’anniversaire à laquelle Madison décide de ne pas aller, car c’est une fête de famille, et ça m’énerve. Ils se comportent toujours comme un couple.

Bon, Kevin a aussi une décision à prendre pour sa carrière : il apprend que le Manny est déjà sur le point de vivre son premier reboot. Il est trop vieux pour rejouer le rôle, mais il peut désormais jouer le père de cette sitcom un peu craignos. Eh, ça pourrait probablement marcher en vrai, seulement, ce n’est pas le plan de carrière qu’il imaginait. Après un film pourri, c’est compliqué de toute manière.

Tout son plan de vie est tombé à l’eau de toute manière : quand il rentre auprès de Madison, c’est pour mieux se rendre compte que sa vie à elle continue. Elle est désormais en train de flirter avec un type de son club de lecture. Oh bordel, vraiment, ils veulent m’énerver cette saison. J’ai tellement de la peine pour Kevin. Il se retrouve témoin de ce flirt, parce qu’il vit dans le garage, et il se le retrouve deux fois.

En plus, Madison regarde sans lui un épisode d’une série qu’ils ont l’habitude de regarder ensemble, pour le regarder avec le type qui la drague ? Non, vraiment, c’est juste intenable, Madison est loin d’être cool sur ce coup-là. En même temps, elle ne doit plus rien à personne, hein, je sais qu’elle a bien le droit de flirter avec un autre… mais putain, putain, elle flirte encore avec Kevin le père de ses enfants, donc à un moment, bon, faut faire un choix.

C’est Kevin qui finit par le faire : il décide de quitter le garage et de s’éloigner de ses jumeaux pour retourner vivre chez sa sœur. Ah. Après, il fait bien parce que clairement la situation de Madison l’énerve plus que la situation de sa mère. J’y viens, attendez, il faut que je fasse la critique à peu près dans l’ordre, tout de même.

De son côté, Kate semble être en dépression quand elle voit ses mugs de couple dans son placard, mais vraiment, elle aussi, elle va m’énerver. Ils ont réussi à détruire toute l’évolution du personnage en une scène et une intrigue, je crois, et elle m’énerve à nouveau comme dans les premiers temps. En effet, elle est triste de savoir que Toby est loin d’elle désormais. Il prend pourtant le temps de l’appeler pour son anniversaire.

Elle est tout de même énervée, surtout qu’elle est habituée de voir Toby en personne pour son anniversaire et que cette année, il lui embauche une femme de ménage. Soit. Et bien sûr, pour ne rien arranger à mon humeur face à cet épisode, elle reçoit ensuite un SMS de Philip lui demandant de passer à l’école au plus vite.

Quand elle y arrive, elle le surprend en train de larguer une femme magnifique, mais une femme qui l’ennuie énormément selon ses dires. C’est un gros connard, donc, et il est à la hauteur de ce que Jimmy était déjà dans You’re the worst. Il a toutefois permis aux élèves de Kate de lui préparer une surprise : l’urgence pour laquelle il la fait venir est tout simplement un cadeau d’anniversaire, avec les enfants chantant Time after time. Au point de faire pleurer Kate, évidemment. Ah cette série sait toujours trouver les bons sentiments, mais non, Kate, ça ne va pas suffire à ce que je t’aime à nouveau.

C’est un peu mieux en fin d’épisode quand elle reçoit Kevin chez elle et qu’elle compare leur vie à ce qu’ils étaient cinq ans plus tôt, alors qu’il accepte finalement de faire le reboot du Manny. J’ai surtout aimé sa toute dernière scène de l’épisode, mais c’est triste, parce que je l’ai aimé uniquement parce que Tobby était là pour lui souhaiter son anniversaire. Je veux tellement qu’ils restent ensemble.

Pendant ce temps, Randall doit annoncer à Beth que leur cambrioleur a été retrouvé, et les policiers sont sûrs que c’est lui parce qu’il avait une photo de leur mariage sur lui. Randall veut aussitôt aller au commissariat pour le confronter et faire face à cette réalité, quand Beth lui rappelle que c’est une bien mauvaise idée pour son anniversaire.

Malgré tout, Randall décide d’aller le voir au commissariat. Si Beth est vexée, cela nous fait une étonnante intrigue où Randall peut parler à un homme qui considère qu’il était sur sa photo. L’homme est clairement dans un autre monde : il n’a aucun souvenir du cambriolage et, à vrai dire, il n’a aucun souvenir tout court. Il perd la mémoire, demandant à plusieurs reprises à Randall s’il sait où est son chien. C’est si triste. Et ça fait écho évidemment à Rebecca.

Nous la retrouvons en train de raconter des souvenirs d’enfance à Miguel et Nicky, sauf qu’elle en oublie une partie. Cela ne semble pas traumatiser plus que ça les deux hommes, mais il faut dire que Nicky est toujours coincé sur son amour de jeunesse. Nous, en revanche, nous voyons Rebecca perdre ses souvenirs et bien des détails et… c’est juste tellement triste. Elle est perdue dans ses pensées et on la voit être obsédée par les petits détails qu’elle perd… Tu m’étonnes. Ils retranscrivent le traumatisme de ce genre de maladie avec beaucoup de réalisme.

Finalement, Randall fait donc le choix de ne pas engager de poursuite contre David, l’homme qui a voulu cambrioler sa maison. Il voit en lui William, Kevin, Jack et tous les addicts qu’il est censé aider en tant qu’homme politique. Si Beth ne comprend pas immédiatement son choix, elle est évidemment toujours aussi géniale avec lui. Elle accepte donc la situation et lui propose comme cadeau d’anniversaire de coucher avec lui. Si ce n’est pas mignon.

Une fois que c’est fait, ils partagent un gâteau en visio avec Kate et Kevin. Le problème, c’est que la fête tourne un peu court quand Rebecca pète un câble au milieu du repas à ne pas retrouver un mot. Elle est alors forcée d’annoncer à ses enfants qu’elle a des plaques dans le cerveau et que la maladie progresse.

C’est tout à fait terrible, mais au moins, l’épisode termine bien pour elle quand elle se souvient finalement du mot qu’elle cherchait toute la journée. Avant ça, elle pète un câble contre Nicky et lui annonce qu’ils iront voir Sally dès le lendemain car il lui fait mal à la tête à tourner en boucle sur son amour de jeunesse. Avant ça aussi, on apprend que David ne se pointe pas au rendez-vous que Randall lui avait donné. Beth n’abandonne pas son mari pour autant et c’est plutôt plaisant de savoir qu’il y a au moins un personnage pour qui tout va bien – même si on comprend bien que Randall veut sauver tout le monde et qu’il ne le pourra pas.

Bref, tous les personnages sont aux portes de moments bien dépressifs et merdiques, à des stades de leur vie qui ne leur conviennent plus. Il va falloir traverser la dépression avant d’avoir une fin que j’espère heureuse. Su-per.