The Last of Us – S01E04

Épisode 4 – Please Hold to My Hand – 15/20
C’est quand même vachement mieux quand les épisodes durent 45 minutes, non ? La construction de cet épisode est bien prévisible comme j’aime, avec l’action placée exactement là où il faut et la construction trop lente des personnages qui finit par payer au moment adéquat. Il faut juste en passer par des lenteurs qui me semblent parfaitement faciles à éviter tout en construisant malgré tout les personnages, mais bon, c’est à la mode depuis une dizaine d’années, ces lenteurs…

Spoilers

Ellie et Joel font route à travers les États-Unis et s’arrêtent malgré eux à Kansas City.

You can’t escape Will Livingston.

Hum. Je dis que j’aime bien la série, mais elle ne me manque pas quand je ne la regarde pas. Il m’a donc fallu plus de trois semaines pour penser à revoir un épisode – enfin, non, pour le faire. Y penser, ça m’est souvent arrivé, mais jamais au point de donner la priorité à ce visionnage. Pourtant, ça ne dure que 45 minutes !

Tous les retours sur la série sont mitigés, ce qui explique sûrement mon hésitation. Oui, je vais la justifier comme ça, il faut bien me trouver une excuse. L’épisode 4 commence par une scène où Elie a enfin un pistolet en main et nous montre qu’elle sait s’en servir assez pour charger une balle. Bon, après, elle se vise elle-même dans le miroir, je ne suis pas convaincu par l’idée.

Une enfant avec un flingue dans un univers de zombies ? Une fois de plus, ça sent le réchauffé. Sa fascination pour l’arme n’est pas hyper satisfaisante, en plus, du point de vue du message que ça fait passer. Mais bon. Si Ellie est devant un miroir, c’est parce qu’elle attend que Joel fasse le plein, comme il peut, en volant l’essence d’une voiture abandonnée sur le bord de la route. Sans trop de surprise, le pétrole se fait rare et il est désormais coupé à l’eau.

Clairement, Ellie s’impatiente et elle s’occupe comme elle peut, en lisant des blagues dans un livre, puis, pendant le roadtrip, en fouillant la voiture. Elle trouve une K7 qui permet un peu de musique sympa pour ce début d’épisode, mais aussi un magazine porno. Difficile de ne pas s’attacher progressivement à Ellie, même si elle est souvent chiante.

La série profite du roadtrip de ces personnages pour nous montrer quelques paysages dévastés par l’épidémie et la fin du monde, mais, en vrai, tout n’est pas mort pour autant. Il y a encore des bêtes qui vivent en liberté au milieu des champignons, du coup ? Tous ces fonds d’écran sont sympathiques, en tout cas.

Rouler toute la journée, c’est bien, mais ça pose problème tout de même quand il n’y a qu’un seul conducteur : Joel est forcé de s’arrêter. Lui et Ellie se retrouve donc à devoir camper au bout milieu d’un bois. Il manque quelques raviolis, mais ne peuvent pas faire de feu pour autant : Joel a peur de se faire repérer par des humains. Il est toutefois sûr qu’ils sont trop isolés pour que des contaminés soient encore là. C’est déjà ça, mais c’est frustrant en tant que téléspectateurs.

J’ai bien compris que la série allait de toute manière être plus contemplative qu’autre chose – ce ne sera purement une série d’action. Avec seulement deux personnages principaux, c’est compliqué d’être tout le temps dans l’action, j’imagine. D’un autre côté, le jeu est connu pour son efficacité dans les scènes d’action, justement.

La nuit se passe toutefois sans problème majeur. Joel ne semble pas dormir beaucoup, Ellie n’aime pas le café au réveil, et hop, les personnages reprennent la route. C’est l’occasion pour Ellie de faire un peu de géographie et de réviser ce qu’est le Wyoming, mais aussi d’interroger Joel sur Tommy. C’est que ça va être long 25h de ce roadtrip avec seulement deux personnages : j’en arrive à me demander quand sera le prochain flashback, à défaut de pouvoir trouver les points du Bingo Séries me manquant dans cet épisode.

Il faut bien avouer que je décroche de cet épisode, même si les enjeux sont clairs : les deux personnages sont à la recherche du frère de Joel, Tommy, pour espérer pouvoir mettre au point un vaccin avec le sang d’Ellie. J’étais quand même content qu’elle s’endorme pour qu’on arrive plus vite au point d’action suivant.

À son réveil, Joel s’arrête en effet au milieu de ce qui ressemble à une casse… mais qui n’est en fait qu’un gigantesque carambolage. C’est problématique, parce qu’il les empêche de prendre la route qu’ils souhaitaient : un énorme camion est en travers du chemin. Il va donc falloir contourner, en faisant un énorme détour. En théorie. En pratique, Joel n’a pas envie de perdre tant de temps.

Il décide donc de passer en ville pour rejoindre l’autoroute au plus vite. Sa pratique est un peu rouillée en revanche : une fois en ville, il n’a pas de GPS et se perd bien vite, Ellie étant incapable de l’aider avec sa carte ou avec ses connaissances sommaires en panneaux de signalisation. En ville, ils découvrent aussi une zone de quarantaine étrangement vide.

Le problème, c’est que si la quarantaine est vide, la ville ne l’est pas : nos deux héros tombent directement dans un piège. Voilà l’action que j’attendais pour ce genre de séries. Je sais que la construction de personnages est importante, mais on ne va pas se mentir, on est tous un peu là pour l’action quand même. Et la construction est si lente !

Le piège ? Un jeune homme les implore de l’aider, mais c’est en vain : c’est juste une astuce pour les faire sortir de la voiture et les voler, au mieux. Le pire arrive bien vite quand Joel tente de s’enfuir : on balance un projectile énorme sur la voiture, on lui crève les pneus et on lui tire dessus. Cela mène à un accident de voiture bien prévisible. Les deux personnages survivent et ont la bonne idée de ne pas tomber inconscient, ce qui leur permet de survivre à la fusillade qui continue alors.

À nouveau, la série ne cache pas qu’elle est une adaptation d’un jeu vidéo : les tireurs de cette fusillade sont clairement des PNJ qui répètent en boucle les mêmes insultes. Cela n’empêche pas Joel d’être bien emmerdé par ces tireurs : il est fort, mais pas invincible après tout. Il décide qu’Ellie doit se planquer le temps qu’il tue un homme, puis un deuxième. Malheureusement, il n’est pas assez réactif pour faire face à un troisième qui le maîtrise bien vite.

Ellie n’écoute pas les consignes, sans trop de surprise : elle sort de sa cachette, mais elle fait bien : elle parvient en effet à sauver la vie de Joel, qui était en train de se faire étrangler par Bryan, un jeune homme voulant juste venger la mort de ceux qui sont probablement son frère et son père. Elle lui tire dessus, mais elle ne le tue pas pour autant.

La suite est problématique : Bryan supplie Ellie de le sauver et d’arrêter de se battre, mais il est déjà condamné en fait. Il a une blessure à la jambe qui l’empêche de s’enfuir, ce qui permet à Joel d’en finir bien vite avec lui. Bryan supplie tout de même avant, implorant même sa mère de venir à lui. C’est triste et ça met bien mal à l’aise, surtout que c’est Ellie qui l’a condamné et qu’Ellie est encore une ado.

Joel se sent investi de la mission d’en parler avec elle ensuite. J’imagine que ça lui rappelle vaguement sa fille et qu’il se sent con d’avoir créé une situation où Ellie ne pouvait pas faire autrement que tirer une balle dans un type. Blesser les autres, ce n’est jamais une partie de plaisir. Il lui raconte tout ça dans une planque, persuadé que c’est la première fois qu’elle blesse un autre… mais elle lui affirme finalement le contraire. Ce n’est pas tellement une surprise.

Dans le même genre, ce n’est pas une surprise de voir Joel passer à l’étape suivante avec Ellie : il lui apprend à se servir correctement d’un flingue, de manière à sécuriser aussi sa position sans qu’on ne puisse lui voler. Ils font tout ça alors qu’ils sont recherchés par d’autres en ville, même si on ne sait pas exactement qui. À vrai dire, la série fait bien un détour du côté de ces personnages, mais je n’ai pas du tout accroché à la manière de les introduire.

ON nous présente ainsi la leader de ce groupe qui ne fait pas partie de Fedra ou de la résistance habituelle. Elle s’appelle Kathleen et quand on la rencontre pour la première fois, elle parle à un homme, un médecin, pour avoir des informations sur d’autres gens dont on ne sait rien. Assez vite, il est question d’un certain Henry qui semble être l’obsession de Kathleen : elle veut le retrouver coûte que coûte.

Cela dit, quand on lui ramène le cadavre de Bryan et les corps des autres types tués par Joel, elle lance tous ses hommes à la recherche de Joel et Ellie. Cela n’est pas contradictoire avec sa vraie ambition : retrouver Henry et Sam. On devine, grâce à des dessins, que Sam est son fils et Henry son ex, au moins. Dans l’immeuble où les deux se réfugiaient, dans un faux plafond, il y a tout de même un problème : Kathleen et son garde du corps trouvent au sous-sol une grande faille qui semble pleine de champignons. Yay.

Pendant la nuit, Ellie et Joel, qui ont perdu une voiture pleine de provisions quand même, fouillent la ville à la recherche d’un autre moyen de se rendre dans le Wyoming. Avant ça, il leur faut une planque digne de ce nom : ils escaladent donc les escaliers de l’immeuble le plus haut qu’ils trouvent. Et plutôt que de conserver son souffle, Ellie pose encore des questions à Joel, pour comprendre comment il a su repérer si vite le piège qu’on leur a tendu plus tôt. Mouais.

Suffit d’avoir regardé n’importe quelle œuvre postapocalyptique au monde, mais bon, Ellie ne peut pas le savoir, elle y a vécu toute sa vie. Hum. Joel a donc été des deux côtés de ce type d’embuscade, et il a tué des innocents, même s’il ne veut pas le reconnaître comme ça face à Ellie.

Une fois au 33e étage de la tour, les deux personnages n’arrivent plus à monter plus haut et décident de s’arrêter pour passer la nuit. Eh, ça a presque l’air confortable après la nuit dans la forêt ! La conversation entre eux est bien plus intéressante cette fois-ci et la construction de personnages, commencée plus tôt, fonctionne davantage à présent.

On apprend d’ailleurs que Joel entend moins bien de l’oreille droite, et on sait ce que ça signifie : il n’entendra pas d’éventuels ennemis s’approcher de lui dans son sommeil, malgré son piège astucieux pour ça. C’est effectivement ce qu’il se passe : le cliffhanger laisse Ellie et Joel en joug d’armes à feu tenues par un homme et un enfant – Henry et Sam, forcément.

Bingo Séries #72

Salut les sériephiles,

Bonne rentrée à toute la région parisienne par ici. J’en fais partie, alors autant vous dire que je suis heureux de lancer une nouvelle grille de bingo pour que la série ne soit pas 100% pourrie par cette actualité morose. Bon, il dit ça, mais on le voit venir avec son premier thème du mois aussi… Je vous jure que ça me change les idées quand même d’écrire cet article et que je suis ravi d’enterrer dès minuit la grille précédente qui n’a vraiment pas été synonyme de succès.

Pour les nouveaux, les règles sont en fin d’article. N’hésitez pas à poster dans les commentaires ou à me contacter sur Twitter (@ShipouJG) s’il vous reste des questions après lecture de cet article – parce que j’y réponds toujours ! Et si j’oublie d’y répondre, relancez-moi, ce sera passé inaperçu entre deux notifs…


Grève

On ne peut pas faire l’économie de ce sujet en ce moment, alors bon, ça me fera penser au Bingo chaque fois que je vais en entendre parler… en attendant une possible grève des scénaristes en avril/mai !


  1. Un personnage ne se rend pas au travail alors qu’il devrait.
  2. Un personnage voit (ou participe à) une manifestation.
  3. Un transport en commun cesse de fonctionner de manière inattendue*.
  4. Le mot grève (« strike ») est prononcé*.

C’est le moment de vous lancer dans la saison 5 de Station 19 si vous ne l’avez jamais vue. Sinon, pour le point 3, ça fonctionne pour les pannes comme pour les accidents (sinon, on ne s’en sort pas), et ça fonctionne même s’il n’y a que les figurants qui ne s’y attendent pas. Pour le point 4, le nom propre « Strike » ne fonctionne pas – on ne cherche pas un personnage qui s’appelle comme ça pour détourner le point.

Et quand vous aurez les quatre points du thème, vous pourrez tweeter ça (mais même moi j’oublie de le faire) :

Il y a des grèves partout, même dans mes séries ! #BingoSéries


Orientation


5. Un personnage parle d’orientation sexuelle.
6. Un personnage change d’orientation professionnelle*. 
7. Un personnage demande son chemin (car il n’a pas le sens de l’orientation).
8. Un personnage parle d’orientation scolaire.


Les mots qui ont une telle polysémie, c’est le pied pour trouver des points ! Cela permet aussi de brasser large pour les genres de séries à regarder… et ça permet d’être sûr de trouver au moins une partie des points. Après, ça signifie aussi qu’il faut regarder plein de choses, donc c’est un thème faussement simple, contrairement au précédent qui était complètement difficile. Ah, en fait, pour le point 6, changer de spécialité quand on est chirurgien ou devenir détective quand on était officier, ça compte (et oui, ce point est déjà pré-marqué pour moi).

Si vous ne savez plus quoi faire de vos soirées, mon meilleur conseil d’orientation, c’est de participer au #BingoSéries !


Code 


9. Plein de lignes de code à l’écran. 
10. Un code est utilisé par un personnage*.
11. Une référence à un texte de loi nommé « code »*.
12. Un code postal est aperçu ou prononcé.


Voilà un autre thème qui permet de se diversifier car c’est un mot passe-partout, le code. Pour les lignes de code, vous avez l’exemple dans le gif, mais ça me va aussi si c’est du code HTML ou un code inventé pour un personnage pour rendre privée sa correspondance. Pour le point 10, on cherche un code utilisé sur une machine : code de carte bleue, code pour entrer dans un immeuble, mot de passe pour entrer sur un site… Ce devrait être facile d’en trouver un ! Pour le point 11 : code civil, code pénal, code des États-Unis (USC), etc. Sur un malentendu, je vais peut-être reprendre Suits (non, vraiment, ce n’est pas à l’ordre du jour).

Une fois ce thème terminé, je vous laisse déchiffrer ce code hautement indéchiffrable (n’est-ce pas ?) avant de le tweeter.

uꓵ ǝɯ̀ǝɥꓕ ́ǝuı̣ɯɹǝꓕ ‘ſ nꓷ #BingoSéries ǝɹʇnⱯ ı̣Ɐ


Boîtes aux lettres


13. Un personnage utilise une boîte aux lettres.
14. Un personnage utilise sa boîte mail numérique.
15. Une boîte aux lettres est visible sans être utilisée.
16. Une boîte aux lettres est détruite – ou a été détruite.


C’est encore un thème qui me paraît simple mais qui sera peut-être compliqué, selon les séries qu’on regarde en ce moment, finalement. Les points sont volontairement larges : pour le 15, il n’y a même pas besoin d’un gros plan, donc un simple point sur une rue peut suffire. La 16 suppose une petite série post-apocalyptique ou un accident de voiture (le grand classique), mais bon, il faut bien des points compliqués de temps en temps.

You’ve got mail #BingoSéries


Actions


17. Faire la grève d’une série pendant un mois*.
18. Parler d’un personnage ayant une orientation professionnelle similaire à la vôtre.
19. Faites deviner une série en parlant en messages codés*.
20. Envoyer du courrier à un membre du Bingo*.


Promis, je ne suis pas tombé sur la tête ! Un mois, ce n’est jamais que quatre épisodes si la série est en cours de diffusion… sinon, c’est simplement se priver d’une série que vous regardiez en ce moment pendant un mois. OK, on va probablement se réfugier sur un des points bonus pour ça, surtout que je ne sais pas du tout laquelle ne pas regarder en ce moment et que le point bonus de mars est le préféré de beaucoup. Pour parler d’un personnage ou faire deviner une série, utilisez les commentaires ici, votre blog, le #BingoSéries sur Twitter, etc. Un message codé, ça peut être plein de choses : remplacer les lettres par des chiffres, décaler les lettres de l’alphabet, utiliser des symboles ou des smileys… Soyez inventifs ! J’ai hâte de voir ce que ça donnera. Enfin, pour le courrier à envoyer, c’est parce que j’aime bien recevoir des lettres inattendues, j’avoue. Maintenant, je sais que ce n’est pas possible pour tout le monde (de donner son adresse ; de payer la poste et les frais de port de l’étranger, etc.) : vous pouvez donc aussi envoyer un mail si vous le préférez, mais sur une adresse mail 🙂 Faites des courriers ou mails sympathiques entre vous 🙂

* Vous cherchez les astérisques de l’article ? C’est simplement un moyen d’indiquer qu’il faut lire le paragraphe sous chaque thème car il y a des explications sur le point en question.

Bon visionnage !

J’ai validé toutes les actions du #BingoSéries du mois, et ce n’était pas si simple ce mois-ci !


Le bonus geek : Effectuer une action en rapport avec la journée (une fête, un événement, un anniversaire, des élections) où vous regardez l’épisode. Et comme je suis sympa, vous pouvez aller jusqu’à trois points bonus (sur trois journées différentes).

Vous avez l’embarras du choix : la journée internationale du droit des femmes (le 8), la journée mondiale de la plomberie (11 mars), la journée nationale de la bataille d’oreillers (le 4 avril), etc.

C’est parti pour le déluge de questions… mais généralement, c’est un point bonus que vous adorez, alors je ne me fais pas trop de souci : ça devrait bien se passer pour tout le monde !



Pour rappel, vous trouvez dans cet article une liste de 20 choses à accomplir ou voir tout en regardant des épisodes de séries que vous n’avez jamais vus auparavant, du 7 mars au 7 avril 2023 ! Le but ? S’amuser entre sériephiles et parler sans spoiler, ici, sur vos blogs, sur Twitter, sur la page Facebook du blog, partout quoi. Pour réussir le bingo, il faut avoir la moyenne, donc au moins dix items validés. Et pour avoir son mot à dire ? Il faut le compléter, avec un joli 20/20 ! Le premier à compléter le bingo choisit trois thèmes qu’il classe par ordre de préférence, le deuxième peut conserver ou virer son troisième choix, le troisième peut conserver ou virer son deuxième choix.
N’oubliez pas d’indiquer les spoilers éventuels quand vous communiquez vos points sur Twitter, vos blogs, etc. La participation est ouverte à tous, à n’importe quel moment du mois et il suffit d’un 10/20 pour valider la grille ; le reste, c’est pour la frime.
Comme d’hab, un personnage est quelqu’un qui parle dans l’épisode ou a déjà parlé dans la série ; « quelqu’un » fait aussi référence aux figurants. Un même épisode ne peut pas servir deux fois dans le même thème et il y a un « point bonus » pour vous aider à finir la grille plus vite.

The Nevers – S01E08

Épisode 8 – I Don’t Know Enough About You – 15/20
Que c’est frustrant ! Cet épisode tourne beaucoup en rond pour finir d’une excellente manière, mais entre-temps, il a juste réussi à me perdre à plusieurs reprises. Cette série est un vrai puzzle à recomposer comme on peut, sans le moindre guide pour nous montrer le chemin. C’est particulier, mais comme j’adore l’ambiance et que les acteurs sont excellents, j’essaie de m’accrocher. Ce n’est pas non plus comme si j’avais encore beaucoup d’épisodes à me mettre sous la dent.

Spoilers

Mrs Bidlow continue ses recherches sur le Galanthi, mais n’oublie pas de s’occuper du cas d’Amalia.

Electromechanical automated telephone exchange rewriter. I’m calling it the Galactic home.

Maintenant qu’il est beaucoup plus facile de trouver les épisodes, il est peut-être temps pour moi de prendre le temps de les regarder non ? J’ai décidé de faire durer le plaisir, cependant, en en regardant seulement un ou deux par semaine pour le moment. On verra si je tiens, mais je vais essayer de ne pas faire plus d’un par jour, en tout cas, c’est certain. Je trouve que c’est une série qui est difficile à digérer ; alors autant faire les choses à un petit rythme. Cela fonctionne mieux pour moi.

En plus, soyons honnêtes : j’ai de nouveau trop de séries en cours de diffusion en même temps, alors je m’en sors mieux en me forçant à faire un épisode par semaine pour chaque série. Au moins, j’avance partout sans être trop frustré. Et j’imagine que je peux récupérer progressivement mon retard grâce aux pauses dans les diffusions à chaque fois. Oui, je suis totalement en train de me leurrer et de m’inventer une vie pour vous la partager. Les 500 mots me manquent pour ça.

Cependant, le but de cet article est de critiquer l’épisode 7, et il serait temps de m’y mettre. Cet épisode commence de manière intrigante, avec Mrs Bidlow qui continue ses recherches. Elle semble vouloir guérir à ce qu’elle a trouvé, et elle tente de se lever grâce à la puissance du Galanthi.

En ville, les nuits sont rudes et les jours sont tremblants. En effet, durant la nuit, Annie s’amuse à balancer des boules de feu un peu partout, y compris chez Horatio, bizarrement. Je n’ai vraiment pas compris comment cela était possible, mais c’est arrivé, alors qu’il héberger Isaiah, un petit garçon, en plus.

Horatio débarque donc sans prévenir à l’orphelinat et s’incruste dans le bureau d’Amalia. La pauvre découvre tout ça après une nuit mouvementée, où on la voit voler un document. Bordel, je suis perdu à chaque épisode avec cette série, c’est merveilleux. Bon, au moins, l’avantage, c’est qu’Horatio peut aider Amalia à guérir de ses blessures. Ils sont un couple auquel je ne m’habitue pas : les acteurs ont une belle alchimie, mais les personnages ne vont pas ensemble.

Au moins, les scènes entre eux permettent souvent de résumer ce qu’il en est de la situation d’Amalia. Elle a donc désormais un nom sur lequel enquêter, ce qui tombe plutôt bien car ça arrive juste avant que Mrs Bidlow ne débarque sans prévenir.

Penance la voit en premier et se réfugie dans son atelier pour l’éviter. Elle y retrouve August qui continue d’être le pire des boulets. Le pauvre me fait de la peine franchement : il s’emmêle dans des câbles, il n’ose pas l’embrasser et est vraiment peu à l’aise avec l’idée d’être seul dans la même pièce que Penance – ou la même pièce que sa sœur, cela dit.

Je ne sais pas trop pourquoi Penance le prévient de la présence de Bidlow : je ne la vois pas se rendre dans l’atelier de Penance, franchement. Mrs Bidlow préfère en effet venir voir Amalia et l’informer qu’elle est prête à retirer son patronage de l’orphelinat si jamais elle apprend qu’Amalia recommence à sortir faire de la merde en ville. Concrètement, le but de l’épisode est assez limpide : Amalia doit faire un choix entre son intrigue et ses protégées.

Ce n’est pas aisé, évidemment, et ça me permet de redécouvrir qu’Amalia a le même tic que moi avec ses mains. Une fois Bidlow partie, Amalia reçoit une visite de la femme d’Horatio, qui la remercie pour son hospitalité. Ah, si elle savait. Bon, c’est une femme, elle sait probablement reconnaître la menace que représente Amalia, surtout qu’une énième vision submerge Amalia pendant leur conversation – une conversation où elle est appelée Monica juste avant son mariage ? – alors notre héroïne n’est pas des plus subtiles.

Elle a d’autres chats à fouetter que de se préoccuper de ce mariage, Amalia : elle vérifie ainsi le travail de Penance à un moment de l’épisode. C’est l’occasion de refaire de le point sur l’intrigue et de nous expliquer que Penance construit désormais une machine pour tracer les appels reçus de l’au-delà. J’aimerais bien qu’elle détaille un peu plus les avancées techniques de son moteur pour voir si c’est hybride, mais bon. On n’avance pas beaucoup sur ce front-là avec cet épisode, Amalia se retrouvant à tourner en rond dans l’orphelinat – et dans ses visions.

Elle souffre toujours à chaque vision, au point d’avoir des excès de colère désormais. Elle pète ainsi une vitre avec une chaise qui manque de se fracasser sur la tronche d’un des gamins d’Horatio. C’est une drôle de manière de provoquer une scène de confrontation entre les deux personnages, mais bon, c’est avec ça qu’on se retrouve. Horatio peut donc affirmer à Amalia qu’il est amoureux d’elle et qu’il en a marre de la voir le faire souffrir. Crier qu’il est amoureux d’elle dans une pièce à la fenêtre brisée, ce n’est peut-être pas son idée la plus brillante au médecin. Il semble pourtant que personne ne les entend.

Après tout ça, Amalia retourne dans le laboratoire de Penance, où elle reçoit un coup de fil de l’au-delà. Ou du futur. On ne sait pas bien. Ce qui est sûr, c’est que Penance voit de l’énergie s’échapper de son appareil tant que la communication est en cours.

L’intrigue Myrtle reprend également dans cet épisode, et c’est une bonne chose, car j’aime beaucoup le personnage. Je sens que c’est vraiment le personnage avec lequel ils auraient le plus moyen de s’amuser. Pourtant, pour l’instant, le personnage s’enferme dans un mutisme qui inquiète à peu près tout le monde, à l’exception d’Amalia.

Horatio prend ainsi le temps de venir voir sa jeune patiente pour s’occuper un peu d’elle. Il peut lui soigner la main, facilement, mais il en profite tout de même pour parler avec elle – monologuer serait plus juste – afin de la débloquer et de savoir ce qui a bien pu lui arriver. En vain.

En ville, Maladie continue d’être une obsession pour tout le monde. Il y a plein de cosplay de Maladie, mais il faut dire aussi qu’elle a été pendue juste avant que la ville ne se mette à trembler régulièrement. Maladie, dont le vrai nom est Sarah, est bien entourée, même si je ne sais plus comment ça s’est fait. L’ai-je seulement su ?

Elle en tout cas Humbert en otage désormais, suite au cliffhanger de l’épisode précédent. Elle lui demande à présent de creuser sa tombe. Si je n’en ai rien à carrer de ce prisonnier, je dois dire que l’actrice interprétant Maladie est toujours aussi grandiose dans son rôle. Vraiment, c’est énervant que la série soit si mal diffusée et construite de manière si peu claire, parce que le casting est exceptionnel.

De son côté, August profite aussi de l’avantage qu’il a sur sa sœur dans cet épisode : il sait le moment où elle quitte l’orphelinat après sa conversation avec Amalia ; alors il peut la suivre grâce à un oiseau. Cela lui permet d’assister à une discussion entre Mrs Bidlow er Lucy – qui est donc arrêtée après avoir protégée Myrtle dans l’épisode précédent. C’est ce qui explique la décision de Bidlow de transformer le sanctuaire qu’est l’orphelinat en prison : elle ne souhaite pas que les Touchées se fassent remarquer et finissent en prison comme ça.

Quelque part, Lucy lui rend service : quand Frank lui rend visite, elle décide de s’enfuir de sa prison… mais pas de la manière la plus conventionnelle qui soit. Elle lui donne donc des informations sur Lord Messer et sa table ronde, et j’aurais aimé, pour une fois, que la série prenne le temps de nous résumer exactement ce qu’il en est de ce patriarcat insupportable qui continue d’occuper beaucoup de temps dans la saison.

Ce n’est malheureusement pas le cas, même si on a toujours des scènes avec Lord Messer. Sa table ronde ne l’écoute pas beaucoup, d’ailleurs, alors qu’il essaie de passer une loi suite à l’assassinat commis par Myrtle. Lord Messer retrouve Hugo par la suite, mais vraiment, je n’arrive pas à accrocher aux scènes de ces personnages. Je sens bien que je passe à côté d’une bonne partie des infos – surtout lorsqu’on enchaîne sur une scène où Messer passe un deal.

Après tout ça, on retrouve en tout cas Lucy dans le fameux sous-sol où Mrs Bidlow s’amuse à garder prisonnier le Galanthi. Lucy se met à essayer de toucher l’extra-terrestre elle aussi, essayant de capter toute son énergie… Elle le fait sous la surveillance d’August : il a suivi l’oiseau jusqu’ici, pour voir ce qu’il en était.

Quand Lucy met ses mains sur le Galanthi pour le faire exploser, celui-ci semble se craqueler… ce qui envoie une vision plus puissante que les autres à Amalia. Dans sa vision, elle casse un œuf et y trouve une substance bleue. Elle comprend que le Galanthi est en danger et décide de s’échapper de l’orphelinat. Tant pis pour les menaces de Bidlow : elle sait reconnaître l’urgence. Les scénaristes aussi : on nous coupe une jolie scène d’action au passage, pour la remplacer par une scène bien dramatique en plein cœur de Londres.

Toute une rue s’effondre donc à l’endroit où était le Galanthi, et ça provoque un tremblement de terre bien plus puissant que les autres. Tandis que le Galanthi se craquèle et se met à fuir, comme un œuf, la ville s’effondre en surface. Comme toujours, il y a des moyens dans les effets spéciaux. Le cliffhanger de l’épisode teste ma volonté de ne voir qu’un épisode par semaine – Lucy récupère entre ses mains l’extraterrestre. Je ne m’y attendais pas. On note qu’Amalia et Penance sont également séparées par un éboulement, mais je ne m’inquiète que moyennement de ce suspense vain.

Walker – S03E13

Épisode 13 – The Deserters – 15/20
La série s’en sort tellement mieux quand elle se concentre enfin sur son fil rouge et son désir d’être une série à enquête que je me demande pourquoi elle nous inflige encore une intrigue familiale si peu réfléchie et aboutie. En même temps, j’aime parfois quand ils jouent à fond la carte de la famille… Bref, ce n’était pas le cas dans cet épisode : j’ai largement préféré voir se mettre en place les éléments de la prochaine partie de saison, alors que certaines réponses commencent à se dessiner.

Spoilers

Cordell part à la recherche de Coop.

Je ne sais pas trop par où commencer cette semaine, alors comme d’habitude, je vais déjà dégager tout ce que je n’ai pas aimé dans l’épisode de ma critique, histoire que ce soit fait. Vous vous en doutez probablement, mais ce que je déteste le plus dans cet épisode, c’est toute l’intrigue familiale autour du ranch.

Le running gag autour d’August tentant d’être drôle ne l’était absolument pas, alors que pourtant, c’est le genre de choses que j’apprécie habituellement. Toute la famille se met en tout cas à travailler dans la bonne humeur pour que le projet de Stella et Liam voit le jour au plus vite. Ils sont aidés une fois de plus par Kevin, celui-ci expliquant qu’il est aussi là parce qu’il se sent redevable. Le pire, c’est que ce n’est pas si tiré par les cheveux de le voir heureux de remercier Liam de lui avoir sauvé la vie.

Il semble être un bon boulet bien gentil comme tout, et on comprend en fin d’épisode que tout ça est volontaire, évidemment, pour mieux nous surprendre. Je ne vais pas mentir : la fin d’épisode, sur laquelle je reviendrai après, a effectivement réussi à me surprendre. Je ne sais pas si c’est pour les bonnes raisons, en revanche.

Bon, autrement, Cordell est une fois de plus insupportable dans cet épisode. Il réussit à lui tout seul (pardon, avec l’aide de Julia – j’étais heureux qu’elle reste hors écran) à faire le boulot de toute une équipe du FBI, parce qu’il omet de leur donner des informations hyper importante sur Coop, le soldat pas si mort de son unité qu’il passe son épisode à chercher en compagnie de James et Cassie. Du moins, ça, c’est la théorie.

Même si James fait tout un laïus sur l’importance pour Walker de bosser en équipe avec Cassie afin de ne pas se laisser déstabiliser au dernier moment, Cordell se débarrasse de Cassie à la première occasion venue. C’était du grand n’importe quoi : Cassie se fait dégager de manière tellement grossière et évidente que le personnage apparaît complètement stupide de ne pas voir la manœuvre de son partenaire, connu pour faire cavalier solo, en plus. Vraiment, ça donnait l’impression qu’elle ne le connaissait pas.

La mise en scène avec la musique et des scènes qui trainent en longueur n’aide pas non plus… Toujours est-il que Cordell part de son côté pour retrouver Coop. Quand il le fait, ça ne se passe pas exactement comme il l’imaginait : Coop provoque un accident de voiture pour se protéger, puis, quand il reconnaît Cordell, il lui… sauve la vie. Il aurait pourtant été simple de le laisser mourir dans l’incendie de sa voiture (oui, encore une voiture foutue pour Cordell… je me demande bien combien il paie d’assurance à force).

Seulement voilà, Coop n’est pas le grand-méchant qu’on nous faisait croire qu’il était. A priori, il est tout aussi manipulé que le reste des personnages et cherche simplement à retrouver le leader de Grey Flag pour le faire tomber. Même si les scènes trainaient en longueur, j’ai bien aimé comment ça se terminait entre Coop et Cordell. Le second se fait menotter par le premier, histoire que le premier puisse être tranquille pour aller mener son enquête. Il s’excuse de la culpabilité ressentie pendant des années par Cordell, parce qu’il n’avait jamais voulu ça, et hop, il s’en va sans que Cordell n’ose lui tirer dessus. Bref, Coop reste un allié, mais un qui souhaite faire cavalier solo. Eh, ça me rappelle quelqu’un. Cela apprendra à Cordell qu’il ne faut pas planter Cassie. C’est faux, il n’apprend jamais de ses erreurs.

Du côté de ce qui fonctionnait très bien dans l’épisode également, Trey continue sa mission sous couverture, mais il se rend vite compte que sa nouvelle partenaire a capté qu’il n’était pas aussi clean qu’il le prétend. Cela me rassure de voir que ce nouveau personnage n’est pas complètement débile et qu’il n’est pas logique que Trey puisse la soigner si vite et si bien, tout en tuant un autre homme.

Les doutes culminent jusqu’à une vraie confrontation où Trey grille sa couverture à demi-mots, mais assez pour gagner toute la confiance de la nana. Comme celle-ci cherche à s’enfuir de Grey Flag, il l’aide et compte sur elle pour avertir Cassie, James et Cordell de tout ce qu’il se passe et de la localisation de leur base. Pas de chance, Cordell est retenu en otage ailleurs. Par chance, Cassie est là pour comprendre le code qu’il donne à sa nouvelle partenaire et assurer qu’elle est de bonne foi – ou juste que Trey a été torturé car reconnu comme traître, en vrai, mais bon.

Malgré cette fuite de sa partenaire, Trey gagne la confiance du chef de campement dans lequel il est : il apprend donc qu’il a réussi à intégrer le commando qu’il voulait pour mener à bien sa mission (toujours sous couverture, même s’il a laissé un homme mourir pour ça). Tout est donc bien qui pourrait bien se terminer, avec Trey qui avance et grimpe très rapidement les échelons de Grey Flag et les rangers qui savent où est située la base secrète de Grey Flag.

Le seul problème, c’est que la série repart en pause pour deux semaines et qu’il fallait donc un cliffhanger s’assurant qu’on reviendrait pour la suite. Il est plutôt bien mis en place : Cassie observe la base de Grey Flag au loin, avec des jumelles, alors que le leader arrive enfin. Elle est persuadée que ce sera Coop, mais non, c’est… Kevin. Son mec, donc. Enfin, son ex, si on en croit la scène pleine de gêne et qui nous montre à quel point elle est encore amoureuse qu’on a du se farcir un peu plus tôt dans l’épisode.

Si c’est surprenant, c’est uniquement parce que Kevin n’a aucune raison d’être mêlé de près ou de loin à cette intrigue ; et parce que je regardais la série en faisant à manger depuis quelques épisodes. En vrai, j’aurais dû le voir venir : il était trop simple que ce soit Coop et il fallait que ce soit un personnage choquant. Il ne restait que Kevin pour ça. Il s’annonce déjà comme un grand-méchant, puisqu’il n’a pas hésité à manquer de se faire tuer plus tôt dans la série pour gagner la confiance de tout le monde.

Un grand-méchant, donc, mais un complètement stupide : il pense sincèrement que Trey est passé de son côté après avoir été viré par James… C’est quand même trop rapide comme retournement de veste pour qu’on y croit totalement, non ?