Dollface – S01E10

Épisode 10 – Bridesmaid – 17/20
La conclusion retrouve l’humour du début, mais pas forcément le brio des messages qu’elle faisait passer. La saison se termine de manière sympathique, seulement, ce n’est pas le coup de coeur que j’avais pour les premiers épisodes. J’ai passé un bon moment devant la deuxième moitié de saison, m’enfin, c’était mieux avant. J’espère que la saison 2 parviendra à rétablir l’équilibre qui me plaisait tant !

Spoilers

Il est enfin temps pour la sœur de Jeremy de se marier. Mieux vaut tard que jamais.

That is definitely the cactus we passed an hour ago.

L’épisode précédent nous donnait l’espoir de voir Jules et Madison réconciliées… mais ce n’est pas le cas et c’est bien dommage. Ca l’est d’autant plus que Jules se rend donc en week-end pour le fameux mariage où elle est invitée depuis le début de cette saison. Pour se faire, elle a droit à un grand trajet en bus, mais le premier bus sur lequel elle tombe est celui de la femme-chat… sans le moindre effet spécial cette fois.

J’ai trouvé que c’était un bon gag de l’avoir en vraie chauffeuse de bus bien moins à l’écoute pendant que Jules voulait justement se confier à elle. Pour le coup, ça marchait bien, et mieux que la scène suivante qui voit Wes débarquer devant chez Jules pour récupérer son chat. Il est chargé du cat-sitting pour le week-end de mariage et, clairement, il y a encore beaucoup trop d’alchimie entre eux pour qu’on soit supposé l’ignorer.

Cependant, Jules se contente de lui raconter sa vie et lui, il l’écoute. Alors qu’elle essaie une fois de plus de se convaincre que ce week-end ne sera pas trop bizarre et qu’elle n’aura pas trop à parler à Jeremy pendant ce week-end à Mexico. C’est comme d’habitude un énorme fail, forcément : le bus qui devait l’emmener à Mexico ne passe pas à cause d’une erreur de réservation, ce qui fait que Jules doit faire tout le trajet… avec Jeremy et sa nouvelle copine.

Celle-ci est carrément plus débile que ce qu’on avait vu la dernière fois, et elle est absolument insupportable dans toutes ses scènes, étant incapables de faire deviner le moindre mot dans un jeu classique de roadtrip ou confondant l’oncle de son mec avec un portier à l’arrivée à Mexico. Ce n’est pas rien, tout de même, elle prend de haut la famille de son mec ? Eh, pas étonnant que Jeremy revienne en courant auprès de Jules pour lui demander de lui mettre de la crème solaire.

J’ai beaucoup ri dans cette scène où il est évident qu’il cherche surtout à la récupérer, mais Jules, elle, est juste laissée carrément mal à l’aise de la situation. La pauvre ! Ce n’est pas évident à vivre, mais clairement ce qui suit est pire : Stella, Madison et Izzy débarquent et découvrent Jules les mains pleines de crème solaire et Jeremy à moitié nu face à elle.

Le problème, c’est que théoriquement, Jules était au mariage de sa cousine, pas à celui de la sœur de Jérémy. L’autre problème, c’est que Madison s’était laissée convaincre après un week-end de dépression et rangement somme toute bien à elle de venir s’excuser auprès de Jules jusqu’à Mexico. Ouais, c’est classique de changer de pays pour s’excuser et s’incruster à un mariage.

Autant dire que ça tourne encore plus mal que ça n’était parti avant : Madison n’arrive pas à en croire ses yeux quand elle voit Jeremy, ses oreilles quand elle l’entend qu’ils sont tous au mariage de la sœur de Jeremy et ses sentiments quand elle comprend que Jules lui a menti à nouveau. La dispute qui s’ensuit est violente, avec Jeremy espérant encore se remettre avec Jules (en vain) et Jules qui affirme qu’elle en a marre du drama et des sentiments apportés en permanence par ses amies. Du coup, elle ne veut plus d’amies.

Il ne faut pas leur dire deux fois : les filles se barrent en voiture aussitôt et se retrouvent perdues en pleine nuit au sud de la frontière américaine. Sans trop de surprise, elles finissent par avoir un accident. La surprise vient du fait qu’elles ont un accident à cause de Bronwyn, une ancienne amie de Stella qui traverse la rue nue avec juste un pack de bières. C’est n’importe quoi.

Et ce n’est que le début. Bronwyn les emmène dans un camp de femmes nudistes qui se droguent en permanence, parce que pourquoi pas, c’est le Mexique. Sur place, Madison découvre que Stella a finalement obtenu une école de commerce, à Philadelphie. Elle s’apprête donc à déménager et quitter Madison, ce qui explique pourquoi elle faisait tout pour garder intacte l’amitié entre Jules et Madison – elles sont déjà sur le point de perdre une amie.

C’est un parti pris intéressant qui pousse Madison à aller se droguer avec un psychotrope très puissant qui l’envoie dans un trip loin, très loin. Madison se retrouve donc nue à danser dans un feu de camp, et Izzy et Stella décident de suivre parce que c’est bien logique de faire ça, non ?

Non, pas vraiment, mais ça ne l’est pas plus quand ça vire au cauchemar pour Madison et qu’elle imagine Jules en train de se marier avec Jeremy et disparaître complètement. Forcément. Le lendemain matin, Madison se réveille donc avec une toute nouvelle résolution : récupérer Jules quoiqu’il arrive car elle ne veut pas la perdre une deuxième fois.

C’est mignon comme tout, mais elle est toujours nue sous son plaid, et Stella et Izzie le sont aussi. Ce n’est pas ça qui va les empêcher de récupérer Jules, cependant. Elles empruntent donc un moyen de locomotion bien à elles pour se rendre au mariage – ou à la réception du lendemain en tout cas. Et elles font bien, parce que Jules a vraiment besoin d’elles pour se sortir d’une situation où Jeremy insiste encore et encore pour finir avec elle. Il est insupportable, même quand il l’écoute lui dire qu’elle n’était pas heureuse en couple avec lui et qu’elle ne veut pas redevenir celle qu’elle était ce moment il trouve le moyen de penser que c’est uniquement parce qu’elle est en couple.

Le mariage pour Jules est un peu éprouvant : elle est évidemment triste d’y être seule et se retrouve à parler avec la mariée de son célibat et de l’évolution de la vie qui n’est pas simple avec ses amies. Si j’ai bien aimé le point de vue de la mariée sur les amis, j’ai surtout ri jaune de certaines de ses phrases. C’est décidé : plus de #WESéries avant un moment, j’ai besoin de ma vie sociale.

Non, plus sérieusement, Jules comprend donc qu’elle peut se trouver un mec à nouveau, et elle fait tout pour ça, à danser avec des inconnus. La scène se termine avec elle dansant avec une multitude de Jeremy, mais ça, je crois que c’est uniquement l’hallucination de Madison parce que finalement, Jules s’isole pour téléphoner à Wes. Alors qu’elle lui dit qu’elle était juste en train de penser à lui, elle entend ainsi qu’il a une femme chez lui lui demandant une serviette de bain pour ses cheveux.

La tristesse ! Jules comprend donc que le célibat va durer, parce que sa meilleure option pour être en couple l’est probablement déjà. J’ai eu de la peine pour elle, même si bon, il n’allait pas l’attendre indéfiniment non plus. Le lendemain, Jules se retrouve donc coincé avec un Jeremy persuadée qu’elle est en couple ou amoureuse d’un autre pour ne pas se remettre avec lui, jusqu’à ce qu’elle aperçoive dans la foule ses amies.

Les réconciliations entre elles sont chouettes, mais elles se terminent mal quand Celeste débarque avec son mari. Oui, Madison est mise face à la cruauté de la vérité : Colin est toujours en couple avec Celeste, et il fait même semblant de ne pas la connaître et d’être ravi de la connaître. C’en est trop pour Madison qui se barre, suivie d’Izzy et Stella quand Jules est coincée avec sa boss.

Si elle ne dit rien a priori, Jules retombe sur la femme-chat sans l’effet spécial tête de chat au bar du mariage. Appelée « dollface » par cette barmaid, Jules prend la résolution de l’ouvrir, finalement. Elle fait donc un discours avec un micro pour bien foutre la honte à Colin en révélant qu’il a brisé le cœur de sa meilleure amie en trompant sa femme – Celeste étant là juste à côté bien sûr. Au passage, Jules en profite pour faire passer un message à Jeremy – largué par Melyssa en plus – et à la sœur de celui-ci, parce que non, on ne choisit pas ses demoiselles d’honneur en fonction de la coupe et couleur de cheveux qu’elles ont.

Cela fonctionne à merveille comme fin de saison, car Jules s’affirme enfin davantage. Peut-être un peu trop, d’ailleurs. Bref, tout ça peut se terminer par Madison et Jules se disant qu’elles s’aiment, puis par un vol de voiture des mariés. Le marié n’en a rien à faire en même temps, préférant vomir quand sa femme ne s’inquiète que de savoir si elle a déjà fait les photos dedans. Clairement, ça ne va pas nous faire un mariage heureux ça.

EN BREF – J’ai adoré le début de la série que je trouvais rafraichissant dans son humour et dans les situations qui visaient très juste dès le départ. Il était facile de se reconnaître dans le personnage de Jules, ou de reconnaître au moins une amie dans sa situation. Le problème, c’est que les messages d’indépendance et féminisme de la série ont ensuite été un peu brouillés par certaines intrigues et certaines blagues.

Dans l’ensemble, c’était un début de saison super solide… mais qui est vide devenu un peu lourd. J’ai trouvé les derniers épisodes moins drôles quand le début était un vrai coup de cœur. Peut-être que je suis trop aigri ces derniers temps, allez savoir.

Dans tous les cas, j’ai beaucoup aimé la saison dans son ensemble et j’ai hâte de savoir quelle sera la suite des aventures de Jules. J’espère juste que Stella en fera partie malgré l’école de commerce et que Wes ne sera pas en couple avec une autre. Eh, ça peut très bien être sa sœur qui lui demande une serviette pour ses cheveux, non ?

Le déni, c’est très bien, OK ?

Dollface – S01E09

Épisode 9 – Feminist – 16/20
C’est déjà un peu plus drôle, mais je suis partagé devant cet épisode : je trouve qu’il était super bien écrit pour faire avancer les personnages. Malheureusement, la fin contraste énormément avec tout ce qui est mis en place au cours de l’épisode et avec la nouvelle maturité offerte à la série. Heureusement, le décalage comique fonctionne toujours.

Spoilers

Celeste trouve les chaussures de Madison dans sa chambre et suspecte une de ses employées d’avoir couché avec son mari.

Trying to be a good friend makes me bad feminist, can you believe that ?

Bon, encore une série où le vent souffle fort. C’est dingue, c’est un point du Bingo Séries de ce mois-ci que je pensais avoir du mal à trouver, mais bim, le revoilà encore une fois, pour genre la quatrième fois du mois. L’épisode commence en noir et blanc pour une situation bien dramatique : Celeste a trouvé des chaussures de femme dans sa chambre à coucher.

Elle comprend bien que quelqu’un a couché avec son mari, et elle soupçonne aussitôt ses employées après la retraite spirituelle chez elle de l’épisode précédent. Cela mène à une scène intéressante où Jules explique discrètement à Izzy ce qu’elle sait et où elle termine par n’avoir d’autres choix que de révéler qu’il s’agit de ses chaussures. Il va de soi que Celeste ne la croit pas une seule seconde, mais comme les chaussures vont à peu près à Jules, elle ne peut que lui faire quelques menaces où elle souligne qu’elle n’est vraiment pas une bonne féministe si elle ne soutient pas toutes les femmes face aux hommes.

Voilà qui est fait. Jules se rend ainsi à la marche avec les chaussures trop petites de Madison, et ça a un vrai côté Cendrillon tout ça. Bon, bien sûr, Jules finit par être assommée plus ou moins dans la rue à cause du vent, et c’est assez marrant à voir. J’ai bien cru avoir droit à un paysage d’automne avec toutes les feuilles mortes au sol, mais à son réveil, on récupère les couleurs… et pas vraiment. 

A son réveil, toujours, la femme-chat conseille à Jules d’aller écouter un discours à la marche des femmes qui a lieu en ville et où elle est de toute manière censée se rendre. En chemin, elle tombe sur Stella, encore un peu bourrée de la veille et surtout déprimée d’être stupide. Ben oui, c’est tout ce qu’elle retient de son échec en école de commerce. Bon, rapidement, elles retrouvent Madison, toujours dans le déni concernant Colin et c’est plutôt intéressant comme manière de traiter le sujet.

Par contre, l’arrivée de Celeste telle une sorcière Disney, c’était abusé, surtout quand les filles laissent Jules seule face à sa boss. L’épisode devient assez vite une quête amusante : Celeste veut absolument la vérité quand Jules fait tout ce qu’elle peut pour la cacher. Ce n’est pas si évident par contre. En plus, Madison finit par s’énerver contre elle et lui dire que c’est Celeste « l’autre femme » de l’histoire. Pas vraiment.

Madison pète donc un de ses classiques câbles dans cet épisode, Stella a un super look comme d’habitude, Izzy fait une crise d’angoisse quand elle se rend compte qu’elle est incapable de survivre sans un groupe d’amies et Jules est poursuivie par sa boss qui lui envoie des messages dans le ciel et deux Alison pour l’enlever. Heureusement pour elle, Jules sort de cet interrogatoire/torture (avec un appel en visio de Jeremy ?) grâce à l’aide inattendue d’Izzy et Stella.

Les filles peuvent ainsi retrouver Madison, finalement restée sur place pour Jules puisqu’elle a appris ce qu’il en était de ses chaussures portées par Jules tout au long de l’épisode. Malheureusement, il est trop tard pour qu’elles entendent le discours inspirant qu’elles devaient écouter ensemble… mais heureusement, le chat de Jules, présent tout du long dans son sac (?) s’enfuit et se rend directement auprès de la femme devant faire le discours.

C’est une belle coïncidence qui leur permet de comprendre les différents visages du féminisme, la complexité du sujet aussi, et une petite part de l’hypocrisie qu’il peut y avoir quand on est une femme féministe. Euh… Soit ? Etonnant message, mais assez raccord avec le reste de la saison finalement, où l’humour repose souvent sur le décalage entre féminisme et situation qui impose de ne pas l’être. Si la femme, nommée Sylvia, a plein de conseils pour Madison, Izzy et Stella afin qu’elles fassent face à leurs problèmes, elle n’a rien à dire à Jules qui, apparemment, aurait les clés en main pour son problème.

Son problème qui se manifeste bien vite, avec Celeste débarquant à nouveau pour savoir la vérité. Par chance pour Jules, Celeste comprend qu’elle ne devrait pas mêler ses employées à ses problèmes et tout est bien qui finit bien… ou pas.

Finalement, Jules se réveille en fin d’épisode comme si de rien n’était : elle a encore toute la journée à vivre, ce qui explique que l’épisode était encore plus perché que d’habitude avec beaucoup de moments wtf. Un message vocal de Stella lui apprend que Madison ne veut pas aller à la marche, un d’Izzy, interminable et drôle, nous montre que rien n’a avancé finalement et un de Jeremy empire la situation encore puisqu’il aura un rencard pour un week-end qu’ils vont partager. Rien que ça.

Dollface – S01E08

Épisode 8 – Mama Bear – 14/20
Je ne sais pas exactement comment on en est arrivé là en tout juste 25 minutes, mais clairement nous sommes passés d’un épisode de comédie à un épisode au ton très différent de ce que j’en attendais. Et c’est tout ce dont je n’avais pas besoin ce soir où je voulais reprendre mon #WESéries par quelque chose de plus fun. C’est raté – même s’il y avait des moments funs.

Spoilers

Jules accepte de partir en retraite spirituelle avec son boulot, mais elle va vite le regretter.

Ruin ! As in « you are going to ruin Madison’s life ».

Je viens de me rendre compte que si je terminais cette saison, non seulement j’avançais dans mon Challenge Séries 2021, mais en plus je terminais le #WESéries avec le niveau ultime et tous les défis. Il est 22h20, j’ai donc tout à fait le temps de terminer. Enfin, j’ai pile le temps. Bref, ces critiques vont aller vite, parce que j’en suis à la quarantième page du week-end et que j’ai du mal à commenter les comédies en direct.

Anyways. Dans cet épisode, on se retrouve comme toujours avec plusieurs intrigues s’entrecroisant, avec Jules qui accepte de partir en retraite d’un week-end avec des collègues. Cela fait bien plaisir à ses amies, même si elles ont leur propre drama – Madison est heureuse de son copain lui ayant dit « je t’aime », Stella espère une lettre d’école de commerce. Passionnant. D’accord, j’avoue. J’adorais le début de la saison, mais ça fait quelques épisodes que je suis un peu déconnecté de tout ce qu’il se passe.

Et ce n’est pas le cours de yoga avec des chèvres chez la boss des filles qui arrive à me convaincre du contraire. Grosso modo la retraite du boulot est un truc de dingue. On a un week-end à la plage avec du yoga perché, des méditations où Laura semble se perdre en mer, des bougies à allumer malgré le vent et des tentes de méditation terrifiantes où Celeste, la boss, surveille ses employés. J’avoue, il y a de l’humour qui marche bien, notamment quand Laura est perdue en mer.

Par contre, faut m’expliquer le maquillage de Jules qui tient dans toutes les situations, même à la plage. Sérieusement. Dans les choses marrantes aussi, on peut noter cette prof de yoga qui ressemble comme deux gouttes d’eau à Trelawney dans Harry Potter et qui fait le même genre de prédictions. Bon, sinon, pour une comédie, ça vire au drama très rapidement quand Jules se rend compte que le mari de sa patronne, Celeste, n’est autre que le copain de Madison.

C’est un bon rebondissement que j’aurais dû voir venir et qui me fait bien rire, surtout étant donné que Celeste était en train d’affirmer à Jules qu’il était possible de faire marcher un couple si l’on s’aimait vraiment. Aha. Il n’en faut pas plus pour donner envie à Jules d’aller vomir un coup. Izzy est aussitôt convaincue qu’elle est enceinte, ce qui mène à de nouveaux quiproquos totalement perchés entre Jules et ses amies.

Non parce que forcément, Jules vérifie pour être sûre de ne pas être enceinte. Si elle ne l’est pas, elle tombe inévitablement sur Madison qui pense aussitôt qu’elle est enceinte. Et comme c’est bien plus simple de lui mentir et se dire enceinte que de lui avouer la vérité maintenant qu’elle sait Colin aime Madison, Jules lui laisse croire ce qu’elle veut.

C’est plutôt marrant, surtout que l’intrigue est interrompue rapidement pour nous apprendre que Stella vient d’être refusée de l’école de commerce qu’elle visait. Sans surprise, Stella se bourre la gueule, mais le problème, c’est qu’elle le fait en plein milieu du campus. Jules et Madison se précipitent à sa rescousse, comme toujours. Bordel, qu’est-ce que cette actrice est excellente ! Stella m’a fait mourir de rire à jouer la bourrée – que ce soit quand elle était bourrée de manière fun ou de manière triste. Dans tous les cas, ça marchait.

On enchaîne sur un moment assez classique où l’amie bourrée devient une métaphore d’un bébé à gérer pour Madison et Jules. Cela fonctionne à merveille, mais ça se termine par ce qui devait arriver : Jules accouchant de la vérité auprès de Madison. Et la vérité fait mal. Si Madison savait que Colin était marié, elle ne voulait pas savoir qui était son ex-femme. C’est donc pire que tout de savoir qu’elle n’est pas son ex-femme du tout, mais bien sa femme.

Comme toujours dans ces cas-là, par contre, on se retrouve avec un cas classique de « shoot the messenger » : Madison reproche à Jules de lui mentir et de vouloir ruiner sa vie. Quelle tristesse de finir l’épisode sur une dispute entre les deux.

Lucifer – S05E16

Épisode 16 – A Chance at a Happy Ending – 18/20
Ben ma foi, à quoi bon faire une saison 6 après ce très bon épisode final, hein ? Bon d’accord certains personnages n’ont pas vraiment de conclusion, mais franchement, c’est assez épique comme épisode pour servir de conclusion à une série qui n’a pas toujours été exceptionnelle de toute manière. Cela aurait fait une bonne fin ouverte… Je suis curieux de voir ce que donnera la saison 6. Seulement, ce ne sera pas pour tout de suite : je préfère attendre un peu et marquer une vraie pause entre les saisons, même si Netflix n’a pas vraiment voulu le faire en les sortant si proches l’une de l’autre.

Spoilers

C’est l’heure de la bataille finale contre Michael. Enfin.

Detective, you mustn’t feel guilty.

Alléluia, je vais enfin finir cette saison ! L’épisode commence de manière étonnante par un bus convoi de prisonniers dans lequel un criminel tente de s’évader en réussissant à détacher ses menottes. Pas de bol, tout ça part en vrille : le bus tombe dans un ravin. Drôle de début, mais ça aura sûrement un impact sur la suite de l’épisode. C’est juste que c’est arrivé bien plus tard.

L’épisode est chargé dès le début du côté de Lucifer. Il retrouve Michael et se rend compte à quel point il est un psychopathe. Non content d’avoir envoyé Dan en enfer, il explique donc à Lucifer qu’il en est responsable et que cela va bien lui servir : désormais, Chloé culpabilise énormément pour la mort de Dan. Or, la culpabilité, c’est ce qui risque de l’envoyer en Enfer le jour où elle mourra. Oups.

Michael en profite aussi pour proposer à Lucifer de récupérer l’Enfer, du coup. Lui pourra être Dieu et Lucifer gérer l’Enfer, comme au bon vieux temps, mais avec Chloe également. C’est beau comme plan, Lucifer abuse un peu de ne pas être content, non ? En tout cas, il a jusqu’au lendemain pour convaincre ses frères et sœurs, car c’est ce jour-là qu’aura lieu le vote.

Seulement voilà, après ce que vient de lui dire Michael, Lucifer a d’autres priorités : il veut s’assurer que Chloe comprenne l’importance de ne pas culpabiliser pour Dan – oui, il a pris sa place sur sa dernière enquête et en est mort, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut qu’elle prenne toute la responsabilité de ce qui est arrivé alors que Michael est clairement le responsable. Juste pour se venger de Lucifer, cela dit.

Cela mène à une bonne scène où Chloe fait comprendre à Lucifer que les émotions ne se maîtrisent pas si facilement que ça, pour qu’il comprenne bien qu’il lui demande l’impossible. Seulement voilà, Lucifer fait au passage l’erreur de lui révéler qu’elle ne doit pas finir comme Dan – donc en Enfer. Pauvre Chloe, elle apprend comme ça que son ex est en Enfer, c’est assez atroce ça.

Ils sont malheureusement interrompus par la sœur de Lucifer, Remiel, qui s’effondre devant eux, morte elle aussi, tuée par l’épée flamboyante. Du moins, c’est ce que pense Lucifer avant que Chloe n’agisse en détective. Elle est assez maligne pour comprendre que Michael bluffait en assurant avoir l’épée flamboyante puisqu’il n’y a pas de brûlures sur le corps de la sœur de Lucifer.

Voilà donc notre duo qui se lance dans une nouvelle enquête pour comprendre ce qui a pu la tuer, se servant au passage d’une Ella qui en avait bien besoin pour oublier sa crise de foi. Ben oui, Dan est mort quand même. C’est plutôt marrant, parce qu’elle les aide à déterminer qui a pu tuer Remiel : c’est évidemment lié à TJ, puisque tout n’était pas si réglé que ça dans l’épisode précédent.

Pour s’assurer de la responsabilité de Michael, quasi évidente, Lucifer prend la place de Michael auprès de deux anges prêts à voter pour lui. Le vote est censé avoir lieu le lendemain, alors c’est le moment ou jamais : Lucifer fait tout ce qu’il peut pour faire entendre raison à ses frères et sœurs – Michael a tué l’une des leurs quand même. D’ailleurs, Michael le reconnaît lui-même : il fait ce qu’il faut faire selon lui. Mouais, bof, tu tues ta famille quand même.

Finalement, Lucifer parvient à s’enfuir de justesse grâce à une distraction de Chloe utilisant son flingue pour détourner l’attention de Michael. On sent tout de même que la situation ne tourne pas du tout à leur avantage, car Michael a réuni tout ce dont il avait besoin pour créer l’épée flamboyante cette fois.  C’est problématique.

De son côté, Maze a énormément de mal à faire face à son deuil. C’est le premier pour elle, et il est d’autant plus dramatique qu’il s’agit de Dan. La douleur est réelle pour elle, et c’est celle qui gère le moins ses émotions au moment de ranger les affaires de Dan dans des cartons. Bien sûr, Maze vit le deuil à sa manière, se rappelant de moments de torture plutôt que de vrais moments joyeux, mais elle est déchirante dans ses sentiments.

Et la série en profite pour nous ramener Eve au passage. Cela permet de fournir à Maze un joli happy ending. Il est clair que c’était censé être la fin de la série bordel. Maze accepte donc d’être avec Eve et de la voir vieillir, parce qu’elle l’aime et qu’elle a compris qu’elle n’avait plus de temps à perdre. Une fois son baiser fait, Maze peut rejoindre Amenadiel, Chloe et Lucifer à l’enterrement de Remiel.

Elle veut surtout se battre et tuer quelques anges. Il y a une guerre en cours après tout. Elle fournit donc une de ses lames à Chloe qui veut se battre aussi, et même si Lucifer ne souhaite pas que Chloe soit là le lendemain, il est évident qu’elle ne lâche pas l’affaire.

Elle se présente donc dans le stade où le vote doit avoir lieu et ça part en vrille assez vite. Michael semble avoir le support de tous ses frères et sœurs… jusqu’à ce que Lucifer explique qu’il fait tout ça pour amour pour Chloe. Le pouvoir de l’amour ? Meh. Il arrive à convaincre tout juste deux personnes de venir de son côté, et c’est un peu anticlimatique comme scène. L’humour marche bien, je trouve, sachant que le plan était de gagner du temps en l’absence de Maze. Elle est censée arriver avec de quoi faire face à Michael…

Lucifer fait diversion comme il peut, en se mettant à chanter U can’t touch this. C’était marrant de les voir gagner du temps comme ça, mais ça n’empêche que même quand Maze arrive, ils sont clairement en infériorité numérique. L’armée de Maze ? Les prisonniers du début d’épisode – tous des démons désormais. Pas exactement suffisant face aux anges, et Michael le remarque bien. Chloe révèle toutefois qu’elle a des balles capables de tuer des anges. Et pour ça, elle en tue deux dans les hommes de main de Michael. Euuuh ? Il s’agit des frères et sœurs de Lucifer, non ? Tout le monde semble s’en foutre royalement par contre, là où celle du début d’épisode, c’était la fin du monde, surtout pour Amenadiel.

On en arrive alors à la confrontation très attendue entre Lucifer et Michael. Le problème, c’est que ce dernier a une arme capable de tuer Lucifer, quoi. Lucifer se sert alors de l’arbre de vie pour se battre contre l’épée flamboyante. Le combat est très déséquilibré, mais une fois de plus on se rend compte du budget que Netflix se permet de donner à la série. On a une très jolie scène d’action et de combat entre eux, et la confirmation que tout ça fait partie du plan de Lucifer.

Enfin, jusqu’au moment où Azrael débarque et que Lucifer comprenne que ce n’est pas pour lui apporter son soutien. Non, l’ange de la mort est là pour Chloe malheureusement. Chloé se fait donc tuer par Michael au dernier moment, celui où on ne pouvait pas s’y attendre, après avoir réussi à lui récupérer un bout de l’épée flamboyante et après avoir cru qu’ils gagnaient enfin contre Michael. Dans ses derniers instants, Chloe refuse de se sentir coupable de la mort de Dan, et elle refuse de voir Lucifer culpabiliser aussi. C’est à eux que vont ses derniers mots, pas à Trixie. Humph. Lucifer décide de se rendre au paradis pour tenter de sauver Chloe même s’il n’en a pas le droit.

Aussitôt, et malgré la demande d’Amenadiel qui veut les retenir, les démons de Maze (et Eve, tout de même) passent à l’attaque sur les anges, parce que Maze refuse de voir Lucifer mourir comme ça. Oh. Voilà qui craint vraiment beaucoup. Le combat sur Terre est plutôt sanglant entre démons et anges. Ca meurt de tous les côtés, vraiment, Dieu a fait de la merde en prenant sa retraite.

Au Paradis, Chloe retrouve son père pour un pique-nique… et une météorite nommée Lucifer qui n’hésite pas à se rendre dans ce paradis dont il est banni. Pourtant, il parvient à y rester suffisamment de temps sans brûler, grâce à la bague de Lilith. Au Paradis, Lucifer retrouve surtout l’âme d’un homme qu’il avait aidé en Enfer à prendre conscience de la culpabilité le rongeant et lui faisant vivre sa boucle infernale.

C’est un joli rappel de la part de la série, qui nous offre aussi une note d’espoir concernant Dan : peut-être parviendra-t-il à dépasser sa culpabilité lui aussi et à finir au Paradis ? On peut y croire, mais en attendant, Lucifer veut surtout sauver sa détective préférée de la mort. Il parvient ainsi à faire prendre conscience à Chloe que Trixie a encore besoin d’elle et qu’elle ne peut pas rester au Paradis comme ça en laissant sa vie derrière elle.

C’est une fois de plus clairement la fin de la série, et je me demande pourquoi ça a été renouvelé : Lucifer fait le sacrifice ultime en sauvant la vie de Chloe. Il lui donne la bague de Lilith, qui lui permet de revenir à la vie dans le stade. Par contre, Lucifer, lui, il meurt. On ne peut pas rêver mieux comme fin ? Je ne suis pas sûr que la saison 6 y arrive. On verra.

En attendant, Chloe ressuscite donc et peut alors s’en donner à cœur joie pour nous massacrer la tronche de Michael. C’est facile quand on a un bout de l’épée flamboyante en main et une puissance divine ! Et alors qu’elle s’apprête à nous débarrasser définitivement de Michael, Lucifer révèle qu’il est encore en vie pour l’arrêter juste à temps : il est devenu Dieu, tout simplement. Le sacrifice ultime, l’amour, tout ça… C’est ce qui fait de lui un Dieu. Et un Dieu qui pardonne, bien sûr. Lucifer récupère donc l’Epée Flamboyante pour tuer Michael… mais au dernier moment, il se contente de lui couper les ailes.

C’était une bonne idée pour en faire un grand gentil, je reconnais, mais ça m’énerve ce week-end de voir les gentils laisser vivre les méchants qui n’attendent que ça pour repasser à l’attaque. Il faut bien occuper la saison 6, non ? Je ne sais pas trop ce qu’ils vont proposer dans celle-ci. Il manquait un peu une dizaine de minutes de conclusion à cet épisode, certes, mais comme il dure dix minutes de moins que le précédent, ça aurait été possible de finir la série.

Au lieu de ça, on se retrouve avec une dernière scène sympathique où tout le monde s’agenouille devant Lucifer, démons comme anges. Pas Chloé, par contre. Et les derniers mots du héros de la série ? Un parfait « Oh my me » bien senti.

EN BREF – Cette saison 5 était sincèrement interminable. C’est en grande partie parce qu’il y a eu un an entre la première et la seconde moitié, bien sûr, mais aussi parce que j’ai mis un temps fou à voir les épisodes. Pourquoi ça ? Parce que c’était trop long, tout simplement. Les scénaristes auraient dû se contenter d’épisodes de 42 minutes, ça suffisait largement pour ce qu’ils voulaient raconter la plupart du temps.

Là, je ne sais même plus exactement comment ça commençait. L’histoire de Michael était bien, mais on a eu l’affaire du serial killer qui était sacrément naze. L’arrivée de Dieu était particulièrement ratée, je trouve, puisqu’on en arrivait à un moment où la série « jump the shark ». Très sincèrement, ça partait trop en vrille d’avoir Dieu sur Terre. Ils ont réussi à s’en tirer avec cette affaire de retraite, mais ce fut long et pénible par moments. L’épisode sur Dan… Je vois bien que c’est parce qu’ils allaient le tuer, mais non quoi, trop long. Trop pénible.

C’est dommage. J’aime les personnages de la série et ses idées de métaphore en général, il y a vraiment des bons moments, mais les intrigues pfiou, ça traîne en longueur tellement de fois. Et les enquêtes, je passe à côté, tout simplement. Allez, je vais m’arrêter là, ça vaut mieux, car ma conclusion aussi commence à traîner en longueur !