Lucifer – S05E15

Épisode 15 – Is This Really How It’s Going to End ? – 17/20
Sérieusement ? Je ne m’attendais pas à ce que ce qu’il se passe dans cet épisode se passe dans cet épisode, plutôt dans le suivant. Je n’étais pas spoilé, mais je me doutais bien que l’on se dirigeait vers quelque chose comme ça. L’avantage, c’est que ça relance vraiment l’intérêt pour l’épisode final ; et que cet avant-dernier épisode est lourd de conséquences lui aussi. Mémorable – ce qui est loin d’être le cas de chaque épisode de cette saison.

Spoilers

Lucifer doit convaincre ses frères et sœurs de faire de lui un Dieu.

What are you wearing – you look like a bone xylophone ?

Comme le laissait entendre l’épisode précédent, nous nous retrouvons avec une campagne présidentielle dans cet épisode. Bon, Lucifer souhaite devenir Dieu, mais il est opposé à Michael dont tout ça était le plan depuis le début. Pas facile de convaincre ses frères et sœurs cela dit… Heureusement pour lui, il a tout le soutien de Chloé qui est persuadée qu’il pourra convaincre qui il veut de faire ce qu’il veut, comme toujours.

C’est sûr qu’on la comprend. Après, elle est aussi en train de s’interroger elle sur la manière de s’ajuster à sa nouvelle vie de femme de Dieu. C’est bien beau de démissionner et de soutenir Lucifer, mais il faut forcément réfléchir à tous les changements que ça impliquera. Et à la nostalgie qui va avec : elle a dû mal à se faire à l’idée… mais elle agit avec impulsivité quand même. Elle pose ainsi son préavis de démission quinze jours avant et l’annonce à tout le commissariat. Pauvre Ella, elle prend tellement mal la nouvelle, et c’est encore pire quand elle comprend que Lucifer aussi va partir. Ben oui, Chloé prétend qu’elle va aider Lucifer à reprendre l’entreprise familiale, et elle est censée être en Floride. C’était marrant, franchement.

Plus, en tout cas, que Lucifer essayant de convaincre une de ses sœurs avec un gagnant de Top Chef. C’est bon, on a compris que Netflix donnait de l’argent et des contacts à ses séries. Pas la peine d’en faire des tonnes comme ça. Ils en font quand même des caisses, et c’est moins intéressant que quand Lucifer a des conversations à cœur ouvert – reconnaissant qu’il agit pour les mauvaises raisons, à la fois dans le passé et dans le présent.

Dans les intrigues secondaires de l’épisode, on découvre Dan en train d’essayer de caser Ella avec un de ses anciens coéquipiers. Je ne sais pas trop d’où ça sort, mais Dan est aussi lourd que d’habitude à insister encore et encore, toujours plus lourdement. C’est insupportable. Heureusement qu’il est à peu près sympathique avec Chloe pour sa dernière enquête. Il offre de faire son sale boulot à sa place, c’est chouette.

Autrement, Amenadiel cherche toujours ce qu’il peut devenir maintenant qu’il a décidé de rester sur Terre et de ne pas être Dieu. C’est plutôt marrant parce que l’idée qui lui vient en tête est évidemment de… devenir policier. Ce doit être de famille, finalement. Dan n’est pas convaincu par l’idée et il ne se gêne pas pour le dire à Amenadiel, qui lui répond assez mal, laissant Dan bredouille. Lui qui passait juste une bonne journée avec Trixie, le pauvre !

De son côté, Maze fait tout ce qu’elle peut pour devenir Mazequeen, et elle demande conseil à Linda pour ça. La pauvre Linda comprend que Maze ne veut plus de son âme et souhaite aller gouverner l’enfer, quand elle est sûre que c’est une mauvaise idée pour son âme : Maze ne prendra plus autant de plaisir à voir les gens souffrir.

Le meurtre du jour ? Un type mort au milieu de ses bouteilles de vin. Et contrairement à Ella, je trouve que ça donne bien envie de goûter du vin. Tout ça est marrant comme enquête par contre, parce que ça mène Chloe et Lucifer chez une voyante, et Lucifer lui laisse le bénéfice du doute… jusqu’à ce qu’il soit évident qu’elle soit une arnaqueuse et rien d’autre.

Par contre, l’enquête les mène aussi sur la trace d’un certain TJ qui a assez de pouvoir pour foutre un sacré coup de pied à Lucifer – le genre de coups qu’un ange est capable d’asséner, pas un simple mortel. Oups. Rien ne va dans cette intrigue, en plus, parce que quand Dan fait le sale boulot de Chloe, il se retrouve kidnappé par des criminels. Il n’est pas bien doué en même temps, à passer un coup de fil dos tourné à la maison dans laquelle il soupçonne qu’un crime est en train d’avoir lieu. Sérieusement.

Dan se retrouve rapidement torturé dans un égout dégueulasse et je sens que c’est lui qui finira par démissionner. En attendant, Chloé et Lucifer font tout ce qu’ils peuvent pour le retrouver et pour arrêter TJ, faisant appel à Maze et Amenadiel. Tant mieux, ça ressemblait à un épisode comme au bon vieux temps.

Le problème, c’est qu’ils sont trop lents pour retrouver Dan. Malgré tout ce qu’ils font, ils arrivent en effet trop tard : Dan a réussi à s’échapper un temps, avant de se prendre une balle tirée droit dans le dos. Puis une deuxième de face. Et une troisième pour faire bonne mesure. Eh, il survit encore assez longtemps pour balancer à Chloe le nom de Caleb comme coupable.

Cela donne une piste sérieuse à Amenadiel – mais pas avant qu’on passe par une terrible scène. Dan est ainsi sacrifié par les scénaristes, après une saison à se faire maltraiter. Le pire, c’est que même si je n’aimais pas le personnage, je me sens dégoûté de le savoir mort. Je suis content d’être passé à côté du spoiler jusque-là, mais je suis triste quand même, surtout que les scénaristes jouent bien le jeu, puisqu’il a eu une scène avec Trixie plus tôt dans l’épisode et que c’est elle qui fait pleurer tout le monde en demandant à Lucifer de confirmer que son père est mort.

Lucifer ne peut lui mentir. Et même Maze pleure, bordel. Cela n’empêche pas d’en revenir à l’enquête du jour finalement liée à Michael : si TJ a une force surhumaine, c’est parce qu’il a le collier d’Amenadiel, un collier qui lui donne des pouvoirs uniquement parce que la lame d’Azrael est revenue sur Terre.

Amenadiel et Lucifer arrivent vite à faire le lien dans tout ce qu’il se passe bien sûr, et ça leur donne une piste pour résoudre l’affaire, mais un peu trop tard. Dan est mort, tout de même, et pour rien. Quand Lucifer raconte tout ça à Chloe, elle comprend donc que son ex-mari et le père de Trixie est mort juste parce que Lucifer était encore incertain de ses sentiments. Elle est légitimement énervée, mais ça n’empêche pas qu’on doive encore suivre l’enterrement de Dan.

Lucifer et Chloe se font donc la gueule pour l’enterrement, mais ce n’est jamais qu’un détail avec la mort de Dan. En effet, on apprend pendant cet enterrement que Dan a envoyé la candidature d’Amenadiel à l’académie de la police. Si la dernière saison, c’est Amenadiel en tant que bleu de la police, non merci. Le pire reste qu’Amenadiel révèle à Lucifer que Dan n’est pas au paradis – laissant supposer qu’il est donc en Enfer. Ce n’est pas exactement ce qu’il mérite.

Comme dernières actions, Dan laisse donc un futur mortel à Amenadiel, mais aussi une perspective romantique pour Ella. Oui, oui, oui : le pote de Daniel débarque à l’enterrement et se démerde pour draguer Ella. C’est n’importe quoi. Et c’est n’importe quoi aussi d’avoir Amenadiel qui fait un petit discours en éloge à Dan, son meilleur ami qui est désormais dans un monde meilleur. Bordel, il ne l’est pas, n’ayant pas encore géré sa culpabilité. Même Lucifer trouve ça injuste.

Vivement que les règles changent donc. En attendant, l’épisode se termine sur l’enterrement de Dan au son d’une chanson d’Ella en espagnol et de Lucifer en anglais. Le duo donne effectivement quelques frissons et je suis un peu dépité par cette décision des scénaristes.

Alors qu’il est enterré, un montage nous montre aussi la vengeance de Maze et Lucifer. Ils font un petit massacre dans un entrepôt… mais ça ne sert pas au deuil de Lucifer. Notre futur Dieu découvre l’horreur de la douleur, de la mort, du deuil. Cela le met suffisamment en furie pour qu’il envisage d’entrer pour de bon en guerre contre son frère. Celui-ci veut recréer une épée destructrice ? Pas de problème : Lucifer se dressera sur son chemin et cherchera à gagner coûte que coûte cette guerre. Allons bon.

 

Lucifer – S05E14

Épisode 14 – Nothing Lasts Forever – 15/20
L’épisode est assez classique dans sa construction, avec une enquête aussi prévisible que prévu, mais il marque des points à mes yeux parce qu’il fait vraiment avancer les choses et justifie un peu mieux tout ce qu’on a dû endurer durant la mi-saison. Le plan est plus clair désormais, on sait vers quoi se dirige la fin de saison et les personnages continuent de grandir, au moins.

Spoilers

Lucifer est persuadé de pouvoir devenir Dieu.

She’s a few millenials too young for me.

Je sais, j’ai dit que je m’arrêterais de regarder des séries pour ce #WESéries après cinq Riverdale, mais bon, tout de même, je me suis dit que je pouvais bien laisser la télévision allumée. Mon vrai problème, c’était la critique : hier, c’était bien de pouvoir finir Filthy Rich en faisant d’autres choses. Après réflexion, je me suis dit que je pouvais faire la même chose avec Lucifer : la série est terminée depuis un moment, j’ai beaucoup de retard dedans, les épisodes sont incroyablement longs (une heure pour celui-ci) et incroyablement… ennuyeux ?

Je veux dire, ce n’est jamais qu’une série procédurale… Elle mérite un traitement en tant que telle, et c’est donc parti pour une critique « express » qui sera de toute manière bien longue avec cette introduction et la durée de l’épisode.

Plusieurs intrigues divisent cet épisode. On commence bien sûr par le fil rouge de la saison, avec Lucifer qui vient d’apprend qu’il pouvait être Dieu puisqu’Amenadiel n’avait pas l’intention de reprendre le poste de son père une fois qu’il serait à la retraite. C’est plutôt intéressant comme intrigue, parce que Lucifer en parle à Chloé, et aussitôt, celle-ci se met à réfléchir à ce que ça signifie pour leur couple. Être Dieu, ça prend tout le temps disponible, hein.

Lucifer ne s’en rend bien sûr pas compte, et pourtant, quand il se met en tête de trouver une maison de retraite à son père, il n’arrive plus à se concentrer sur autre chose, y compris l’enquête en cours. C’est problématique pour Chloe, parce qu’elle comprend bien que ce sera pire une fois qu’il aura sa promotion. La pauvre. Elle passe son épisode à essayer de faire comprendre à Lucifer qu’être Dieu n’est pas forcément un bon plan de carrière pour lui. Et ce n’est pas la seule !

Aucun des frères et sœurs de Lucifer, qui font leur retour ou apparition dans cet épisode, n’approuve l’idée. Dieu lui-même n’est pas tellement loquace sur le sujet. À vrai dire, on sent bien qu’il n’en a pas envie non plus, et je le comprends : son fils passe l’épisode à vouloir le mettre en maison de retraite ou à le caser avec la mère de Chloe. Pour la défense de Lucifer, il était temps que les parents des héros se rencontrent. La scène est sympathique et fait légèrement avancer l’enquête de l’épisode, alors j’approuve plutôt l’idée.

Pour ne pas me disperser, je vais toutefois me concentrer encore sur l’intrigue fil rouge et sur Dieu qui profite de ce dîner pour souligner qu’il manquait de temps pour s’occuper de sa femme, ce qui explique qu’elle soit désormais dans son propre univers. Voilà qui n’arrange pas les peurs de Chloé. Contre toute logique, elle s’en confie à Dan qui a vraiment pardonné à Lucifer son « canular », affirmant qu’il n’est pas surpris par cette idée. Chloe s’en remet vite, préférant parler de sa vraie peur égoïste : que Lucifer privilégie le monde sans s’occuper d’elle.

Chloe a rapidement autre chose à gérer, cependant : sa mère prend mal le fait que sa fille lui reproche d’avoir empêcher son mari de devenir un inspecteur. Ce n’est pourtant pas ce qu’il s’est passé : il est mort trop vite pour que ça arrive, alors qu’ils avaient un plan pour avancer chacun dans leur carrière. Honnêtement ? J’ai trouvé ce développement assez inutile.

J’ai préféré voir Lucifer gérer la retraite de son père, comprenant ce dont il avait vraiment besoin. Lucifer demande donc de l’aide à Gabriel pour obtenir ce qu’il veut vraiment : le retour de sa femme. Quel plaisir de retrouver Charlotte ! Il est très clair que les scénaristes envisageaient que ça pouvait être une saison finale. Ce retour est cool en tout cas, mais il est malheureusement unique d’après Lucifer. Il permet en tout cas aux parents divins de se réconcilier, et avec ça, j’imagine que Dieu va retrouver tous ses pouvoirs ensuite.

En effet, Amenadiel a une théorie bien sympathique sur ce qu’il se produit avec Dieu : Michael a embobiné son père pour qu’il s’en veuille vraiment et que cela affecte ses pouvoirs. Seulement voilà, Lucifer ne prend pas bien l’idée que ça puisse s’arranger pour son père, car ça signifie mathématiquement qu’il ne pourrait pas être Dieu.

Pas besoin de s’inquiéter pourtant : Dieu veut vraiment partir à la retraite. Loin. Très loin : il annonce à ses fils qu’il a l’intention de quitter la Terre pour aller dans l’univers de sa femme, parce qu’il est temps pour lui de l’y rejoindre. Sympathique ces parents qui abandonnent les enfants. Non, sincèrement, la scène était touchante et sympathique pour de vrai, avec Dieu qui laisse tomber ses voies impénétrables quelques instants pour dire à Lucifer qu’il l’aime. C’était beau comme scène, et nécessaire pour faire avancer le personnage de Lucifer.

Par contre, ça laisse le suspense de savoir qui pourra devenir Dieu. En parallèle de tout ça, Maze se remet elle aussi en question maintenant qu’elle a pu revoir Eve. Elle a bien compris qu’elles ne pourraient pas finir ensemble et ça la dérange profondément. Maintenant qu’elle a une âme, Maze se confie aussi à Linda, soulignant à quel point elle craint de mourir et donc de finir en Enfer. Tu m’étonnes.

Pendant sa session avec Linda, elle comprend que sa boucle infernale sera de briser le cœur d’Eve en boucle, et donc le sien avec. Aussitôt, elle cherche un moyen de changer ça et c’est finalement Amenadiel qui lui fournit la solution : attendre que Lucifer soit Dieu et voir avec lui pour changer quelques règles en Enfer. Seulement, ce que veut Maze, c’est encore autre chose : elle espère simplement pouvoir gouverner l’Enfer. Lucifer accepte bien vite cette idée, mais l’essentiel de la scène à mes yeux, c’est que les deux personnages se réconcilient enfin. Il était temps ! Ce duo me manque beaucoup, et c’est top aussi qu’elle lui rende la bague.

Un autre personnage qui se confie à Linda sans la moindre déontologie professionnelle de la part de la psy ? Ella ! Je ne m’y attendais pas dans un épisode déjà chargé par bien d’autres intrigues, mais voilà, on y a droit quand même. Après avoir échappé de peu à un serial killer, Ella a commencé à parler avec Linda parce qu’elle avait besoin d’aide pour faire face à tout ce qui lui arrivait. Ce n’est pas évident, surtout qu’elle sait aussi très bien qu’elle a un côté obscur qui s’affirme de plus en plus. C’est toujours un plaisir de suivre le personnage d’Ella, en tout cas.

Bon, et sinon, l’enquête ? Une sombre histoire d’aquarium… C’était plutôt sympathique quand on était loin de l’aquarium et de ses bruits de fond très insupportables. En gros, la gérante de l’aquarium s’est retrouvée impliquée dans une histoire de ventes illégales de poissons rares afin de sauver l’aquarium de ses difficultés financières, mais elle s’est fait tuer par une de ses collègues et partenaires qui étaient louches depuis le départ. Prévisible, donc, comme toujours.

Reste alors le cliffhanger de l’épisode, qui lui est imprévisible : Chloe décide de démissionner. À ses yeux, il est plus important d’aider Lucifer à devenir Dieu pour qu’il puisse aider tout le monde. Cela nous justifie la scène avec sa mère : Chloe comprend qu’après cinq ans à être aidée par Lucifer dans son job, il est temps pour elle de l’aider. Et il va en avoir besoin : Michael essaie en effet de s’emparer de la Cité d’Argent et de devenir Dieu lui-même. Ben merde.

Je m’y attendais un peu franchement, il avait disparu trop vite. Il réapparaît donc pour récupérer la lame d’Azrael, capable de tuer les anges. Elle lui est ramenée du monde de sa mère par… Gabriel. Oupsie.

 

Riverdale – S05E19

Épisode 19 – Riverdale : RIP(?) – 11/20
Si je décide de ne voir que le positif, on va dire que la série essaie de se renouveler une énième fois avec cet épisode qui ressemble parfois plus à un début de saison qu’à une fin de saison. Pour le reste, on en revient toujours au même : ça n’a aucun sens, ça part dans tous les sens et… bon, au moins pour cet épisode, ça redevenait drôle. C’est un gros progrès !

Spoilers

Les Monstres n’ont pas dit leur dernier mot, finalement.

This is an exile. Yours.

Oh bordel, ce titre d’épisode donne de faux espoirs pour cette fin de saison, mais non, la série n’est pas encore sur le point de se terminer, la saison 6 suivra. En attendant, on apprend qu’un an après le retour de tout le monde en ville, Reggie a raté son examen pour devenir courtier et envisage à la place d’ouvrir un casino à Riverdale, si possible avec Veronica.

Malheureusement, celle-ci a décidé de quitter la ville une fois de plus. Ce n’est pas la seule : Eric aussi quitte Archie, mais lui, il n’a même pas le droit à une petite scène d’adieu. Juste une réplique d’Archie à Betty. Ces deux-là se retrouvent dans un bar à partager une bière et parler de leur avenir proche. C’est terrifiant : Betty est finalement agent du FBI (??) et va ouvrir une antenne du FBI à Riverdale (pour quoi faire, je croyais que ce n’était pas une ville ?) alors qu’Archie va rouvrir Andrews Construction. En plus d’être prof et pompier donc.

Les scénaristes cherchent à redéfinir la série et les personnages clairement, parce qu’il faudra bien pour ça la saison 6. On se retrouve ainsi avec Veronica qui apprend qu’elle ne peut pas retourner à New-York où elle a une réputation de merde finalement (dommage, car Archie a déjà parlé à Betty de son célibat). De son côté, Cheryl enrôle Britta pour aller creuser sa mine et trouver son palladium. Sérieusement. Le pire n’est pas encore là, je vous rassure. On enchaîne en effet avec Alice et Frank flirtant ensemble à une fête pour célébrer le diplôme d’agent du FBI de Betty, et là, clairement c’était trop, même pour moi.

Ah, terminons avec Jug qui se fait embaucher pour aider les étudiants à gérer le journal du lycée. Au secours. En couple avec Tabitha, il en profite aussi pour avoir un vrai rencard avec elle, qui n’hésite pas à lui faire remarquer que vivre avec Archie, ce n’est pas ouf comme plan de vie. Leur rencard est toutefois interrompu par la nouvelle intrigue de la série : un Monstre met le feu à Pop’s, après avoir crevé les pneus des pompiers.

C’est con. Et ça fait son petit effet de voir Pop’s en flamme. Le lendemain, il ne reste que des trucs cramés pour ce business familial. Tabitha est dépitée, mais Veronica veut évidemment se venger. Elle n’a aucun mal à faire le lien entre les Monstres et Hiram, ce qui fait que l’on enchaîne très rapidement sur des trucs complètement dingues. Betty, agent du FBI, arrête Hiram avec le père de Kevin, shérif je crois, et Archie… chef des pompiers qui n’a rien à faire là ?

Toni et Fangs, eux, torturent le Monstre qui a foutu le feu, montant le son de la radio pour rien puisqu’ils sont dans un bar sous-terrain sous un restaurant qui a cramé. Cela leur confirme qu’Hiram est une fois de plus le grand méchant de la saison et donne des envies de meurtre à notre power couple des Serpents. Cela dit, le Monstre a raison de souligner qu’ils ne font pas si peur les Serpents désormais. Du coup, ça nous laisse Archie et Veronica en train de travailler ensemble pour tuer Hiram. Par chance, ils sont aidés par Reggie qui brave la pluie (mais pourquoi ?) pour leur apporter une clé USB.

Comme tout ça ne suffit pas, Betty reçoit aussi un appel du tueur aux sacs poubelles. Ca y est, je retrouve avec cet épisode la série qui me fait éclater de rire par son non-sens constant. C’est n’importe quoi, ça repart une fois de plus dans tous les sens, j’en peux plus. Après, y a un plan à peu près cohérent de la part d’Hiram pour une fois. Je ne suis pas sûr que ça soit bien possible dans la vraie vie, mais il a déclaré SoDale en tant que ville pour annexer toute l’ancienne Riverdale et en faire une nouvelle ville. Oh boy.

La prise de tête est interminable avec cette série, mais vraiment, je pleure de rire tellement ça part en vrille. Fangs et Toni se ramollissent sérieusement dans leur couple sorti de nulle part, mais ce sont bien les seuls. Tabitha et Jug se découvrent une puissance nouvelle en allant brûler le journal de la ville qui a critiqué Pop’s sous l’influence d’Hiram alors qu’Archie et Veronica libèrent Hiram de prison. Si plus tôt dans l’épisode, on reprochait à Hiram de se croire dans un western, on découvre alors que tous les habitants de la ville s’y croient aussi.

Hiram est emmené à la frontière de la ville, sa fille lui montre une vidéo de lui en train de commettre un crime et explique que Betty est sur le point de l’envoyer au FBI, puis, on laisse à Hiram une heure d’avance pour s’enfuir. WTF ?

Cet « exil » n’a aucun putain de sens ? Il était en prison, laissez-le y pourrir si c’est pour lui mettre le FBI sur le dos ensuite ? Je ne comprends pas du tout ce qu’ils ont voulu faire, mais c’était si américain de voir tout le casting avec une arme à feu (bon, Cheryl avait son arc) dirigée vers Hiram. Putain, si seulement un seul d’entre eux avait tiré… Je veux dire, je suis contre la peine de mort dans la vraie vie, mais dans une série comme celle-ci, je ne vois absolument pas l’intérêt de laisser Hiram en vie.

Il s’enfuit en tout cas de Riverdale sans le moindre bien, parce que Veronica et le reste du casting ont décidé de vendre tous ses biens pour retransformer Riverdale en ville. Reste le problème d’élire un maire : Archie envisageait Toni ou Fangs (roi des Serpents ?), mais ceux-ci refusent. La ville est sur le point de se reconstruire quand même.

D’ailleurs, Pop débarque en chemise hawaïenne avec l’argent de sa retraite pour payer les réparations de son établissement. Ca tombe bien dis donc. On note que malgré l’incendie, Tabitha passe tout l’épisode dans les décombres de Pops à se boire des milkshakes comme si de rien n’était, hein.

En parallèle, Cheryl et Britta trouvent des squelettes dans la mine des Blossoms. Nana ne met pas longtemps à tout expliquer à Cheryl, rassurez-vous. Il s’agit des Oubliés, les ancêtres de Betty, Archie et Jug qui ont brûlé vive Abigail Blossom, l’ancêtre de Cheryl donc, parce qu’elle les maltraitait et qu’ils convoitaient son palladium. Pas de bol pour eux, sur le bûcher, elle a décidé de les maudire et ils sont tous morts dans l’effondrement d’une mime. Putain. Mais ça n’a aucun putain de sens de nous dire que toute une génération des ancêtres des personnages principaux est morte, a priori sans laisser de descendants ?

Et ça encore, c’est une chose… Mais… La grand-mère balance à Cheryl qu’elle sait tout ça parce qu’elle a lu le journal d’Abigail. PUTAIN MAIS SI ELLE EST MORTE BRULEE VIVE COMMENT ELLE A PU ECRIRE QUE LA MINE S’EST EFFONDREE ? Je n’en peux plus, ils ne font même pas semblant de faire des efforts, c’est hallucinant ! Et forcément, Cheryl finit énervée de voir qu’elle a passé une saison et demi à tenter de racheter les fautes de ses ancêtres quand la guerre avait finalement commencé à cause des ancêtres de ses camarades. Mais lol.

Elle refuse de laisser ça passer et met en péril la reconstruction de la ville. Normal. Elle demande ainsi des excuses publiques avant le vote qui décidera du sort de la ville : Riverdale pourra soit redevenir une ville, soit ne rien être du tout. Dans tous les cas, Jug est prêt : s’il ne devait pas être prof avant la rentrée suivante, on le voit fonder avec des lycéens le Riverdale Choice, un journal indépendant et libre pour la ville. Qui n’en sera peut-être plus une. Cherchez pas.

L’équipe de ce journal se rend donc à El Royale pour couvrir le vote, n’entendant pas au passage Veronica acceptant la proposition de Reggie de fonder un casino. Bon, le sort de la ville ? Archie propose non pas un maire, mais un conseil de quatre sages pour diriger la ville. On se retrouverait ainsi avec Tabitha (soit), Toni (plutôt logique), Alice (admettons) et… l’oncle Frank (hein ? qu’est-ce qu’il fout là ?) pour diriger la ville. Cela ne plaît que moyennement à Cheryl qui se barre en assurant que son domaine ne fera plus partie de Riverdale.

Son drama ne suffit pas à refroidir les habitants : le vote est unanime pour le conseil des quatre, et hop, Riverdale redevient une ville. Avec son ennemie en Cheryl et ses profiteurs vénaux, en Veronica et Reggie. Leur casino ne plaît pas au conseil des quatre, et ils ont un mois pour en faire quelque chose là où Cheryl décide d’ouvrir dans son manoir une école pour fille… mais pas avant d’avoir maudit à nouveau Archie, Betty et Jug, comme son ancêtre.

La voilà qui se lance dans un rite de sorcellerie qui… fonctionne ? Le vent se met à souffler fort sur la ville qui se relève à peine. Un bon mois passe malgré tout : Pop’s rouvre ses portes, Reggie et Veronica se mettent en couple dans leur casino (mais pourquoi Veronica ne se remet-elle pas avec Archie si elle ne quitte plus la ville ??) et… Betty et Archie recouchent ensemble, mais cette fois pour se remettre en couple.

Ils sont toutefois interrompus par un tic-tac. Hiram a foutu une bombe sous le lit d’Archie. Je. Ecoutez. On ne va pas chercher à savoir pourquoi, hein. Pourquoi Archie plutôt que Veronica ? Pourquoi Archie regarde-t-il Betty tout calmement alors QU’IL Y A UNE PUTAIN DE BOMBE SOUS LE LIT ? Pourquoi ce cliffhanger ? Autant de questions qui ne méritent pas vraiment de réponse, je crois.

Compteur d’Archie à poil : +1, de justesse.

EN BREF – Cette saison me donne l’impression d’être passée à toute vitesse comme je ne l’ai commencée que très tardivement au moment où la mi-saison reprenait. Le saut dans le temps paraissait une bonne idée pour relancer de nouvelles intrigues et avoir un suivi cohérent de tout ce qu’il se passait, sur le papier en tout cas.

En pratique, ça a été compliqué pour les scénaristes de ne pas céder à leurs vieux démons, et paf, on nous a sorti des extraterrestres, de la magie, des mines, du palladium, des flashbacks, des retours de personnages et surtout un saut dans le temps de sept ans entre 2020 et 2021. Cette série est brillante en son genre. Ni les intrigues proposées, ni les évolutions de personnages ne sont cohérentes, logiques ou avec le moindre sens. On n’arrête pas la stupidité, je crois.

Et la saison 6 a déjà commencé, en plus. Rendez-vous lundi soir après le podcast pour mon avis sur le début cette nouvelle ère de Riverdale…

Riverdale – S05E18

Épisode 18 – Next to Normal – 09/20
La série est en train de réussir l’exploit de me faire détester les épisodes musicaux, parce que toutes les excuses ne sont pas bonnes pour se mettre à chanter bordel. Et surtout, tous les spectacles musicaux ne peuvent pas être faits par une même série, or c’est clairement ce qu’ils visent, ce qui fait qu’on voit très bien qu’ils tordent l’intrigue autant que nécessaire pour que ça puisse avoir un semblant de sens de nous faire les chansons de ce spectacle dans la série. Et surprise, ça n’en a pas tellement.

Spoilers

Alice écoute en boucle le même spectacle musical pour se remettre de la mort de sa fille.


 

The irony is all I ever wanted was for us to be a normal family.

Polly est morte, donc, et ça perturbe tout le monde. Tout le casting se réunit pour lui rendre hommage et prendre des nouvelles de Betty. Il est aussi question des jumeaux qui apparemment ne sont pas plus perturbés que ça par la mort de leur mère. Ben en même temps, ça fait quinze épisodes qu’elle a disparu, ça ne m’étonne pas, hein.

Par contre, sérieusement, on voit l’épisode musical poindre le bout de son nez à des kilomètres, et ça fait peur : Alice écoute en boucle le même album de comédie musicale… et il n’en faut pas plus pour qu’on se retrouve avec Alice qui chante en faisant le ménage et… oh non. Oh non. C’est si gênant à voir ce numéro musical où Alice, Polly, Betty et je ne sais plus quelle version de leur frère se mettent à chanter, coincés dans les années 50. J’ai réussi à rire au départ, mais ensuite, c’était juste gênant d’avoir des adultes se ridiculisant comme ça.

Alice passe une fois de plus son épisode à pleurer et regarder des photos, ce qu’elle fait depuis le début de la saison à peu près. La partie musicale est introduite de manière sympathique avec le vinyle qui tourne et qui bloque… mais ça n’empêche pas que ça ne soit longuet. Après, avec cette série, on finit par être habitué. Ils vont réussir l’exploit de me dégoûter des épisodes musicaux s’ils continuent. Alice en est tout de même à commander un piano sur GLAMAZON (mais whaaaaaaat) juste pour pouvoir chanter et imaginer être avec ses filles.

Les numéros musicaux ne s’arrêtaient plus là, c’était insupportable. Et Alice pétait un câble, à imaginer de plus en plus la présence de Betty et Charles avec elle dans la cuisine. Je sais bien qu’ils ont tué Polly juste pour faire cet épisode musical (encore que, je leur donne trop de crédit, ils ne peuvent planifier autant les choses), mais ça ne marche pas tellement cette intrigue.

Je vois bien ce qu’ils veulent faire pour montrer le deuil d’Alice, mais ça en devient ridicule quand Betty prétend qu’il est tout à fait normal que sa mère parle à Polly, et pire encore, quand ça vire en chanson avec les trois enfants qui chantent. Betty qui chante à Alice alors que Polly et Charles ne sont pas censés être là ? Franchement…

Il fallait bien que ça termine par Alice reprochant à Betty d’être partie pendant sept ans, puis par le reproche de la mort de Polly. En soi, elle n’a pas tort. Par contre, je me marre bien de voir Betty sortir dans la rue sans le moindre manteau ou quoi alors qu’on nous a dit que la rue était dans un état catastrophique. La ville s’est vite remise de ses dégradations, quand même.

Bon, Betty se rend auprès de Kevin pour pleurer un coup et, vous vous en doutez bien, chanter une fois de plus. Elle prend alors la décision d’aller virer le tourne-disque de sa mère et de lui promettre, en chanson toujours, de rester quoiqu’il arrive. Tss. Voilà la mère et la fille qui se réconcilient et acceptent de vivre pour ce qui est réel. Il est ainsi temps de dire adieu à Charles et Polly, mais aussi à une vie normale – pour une vie presque normale, next to normal.

Parmi le reste des intrigues ridicules de l’épisode, Veronica propose à Archie d’emménager chez elle… et se retrouve à devoir vivre chez lui, avec les colocs. Au secours. Dès le premier soir, Veronica se retrouve à jouer les ménagères pour Jug, Eric, Archie et son oncle. Cela fait beaucoup. En plus, on nous apprend au passage qu’ils sont encore pompiers. Décidément, ils ne s’arrêtent jamais !

Bref, Veronica se retrouvent vite seule à table et… elle se met à chanter aussi, parce que pourquoi pas. Le problème ? Ben, elle n’a pas de vinyle pour justifier ça, elle. De manière prévisible, le lendemain, on nous fait le coup de la salle de bain : elle pense tomber sur Archie, mais non, la salle de bain est occupée par Jug, et par l’oncle qui prend une douche en même temps. Ah ben super. Les limites de l’intimité vont vite être atteintes pour Veronica là.

Malgré tout, elle parvient à continuer sa journée comme si de rien n’était et se retrouve à faire réviser Reggie pour un examen dont on n’a jamais entendu avant. Il veut gérer sa vie et gagner plein de frics. Super pour lui. Et le soir, Veronica se rend compte que si Reggie a un futur proche en tête, Archie n’en a aucun. Il se voit rester à Riverdale toute sa vie – ou en tout cas au moins pour les cinq ans à venir – surtout que la ville se remet à brûler tous les soirs apparemment.

Voilà donc Veronica qui se met à douter sincèrement de la pertinence de son couple avec Archie : elle ne supporte pas d’être femme au foyer et ne veut pas revivre ce qu’elle vivait déjà avec Chad. Bim, Archie et Veronica se retrouvent à rompre, même si Archie aimerait bien qu’ils en reviennent au fun des rencards. Pfiou, quelle prise de tête ces deux-là. Veronica quitte donc la maison Andrews une fois de plus.

Au lycée, Britta décide de se prendre pour Harry Potter. Après son coming-out foireux en famille et son kidnapping, elle a été mise à la porte de chez elle, la forçant à vivre dans un placard sous l’escalier. Il n’en faut pas plus pour que Tony lui vienne en aide en lui présentant une assistante sociale qui est en mesure de l’aider. Elle passe le reste de son épisode à lui trouver un endroit où vivre, et c’est Fangs qui lui propose la solution miracle : Cheryl, qui s’est mise à aider les autres et accueille les jumeaux chez elle.

Oui, oui, Cheryl, celle qui gère une secte et balance des verres d’eau à la tronche de sa mère après lui avoir chanté une petite chanson. Allez, Cheryl et son décolleté plongeant accepte de prendre le thé avec Tony pour voir ce qu’elle veut… et accueillir Britta chez elle. Et contre toute attente, après deux épisodes à voir Fangs et Toni se soutenir envers et contre tout, on découvre que… Toni est amoureuse de Fangs, et inversement. Wait what ? J’ai tiqué dans l’épisode précédent quand il a révélé être bi car je ne m’en souvenais pas… mais c’était pour ça ? Ils font un joli couple, on va dire.

Chez Pops, Tabitha reçoit ses parents qui détestent Pops et leur présente Jug comme son petit-ami. J’ai cru que les scénaristes avaient encore oublié de lire les scripts précédents, mais non, il est rapidement révélé qu’elle lui demande de feindre d’être son petit-ami. Elle a envie de l’avoir comme petit-ami, il a envie de l’être, mais elle refuse parce que ce n’est pas le bon moment à Riverdale ? RIDICULE.

Tout ça avait un sens pour une fois par contre : le but des scénaristes était de nous introduire une chanson pour eux et… ça ne sonnait pas du tout si harmonieusement que ça. Les voilà donc qui se mettent en couple pour de vrai, voilà le père de Tabitha qui tente de faire fuir Jug… mais Jug persiste tel un cafard. Il vient donc au dîner avec les parents de Tab, mais le dîner tourne court quand les deux s’enfuient pour chanter un coup. Bon dieu, que le look de Jug était dégueulasse dans cet épisode.

Et l’épisode se termine sur tout le monde chantant à l’enterrement de Polly. Même les jumeaux, tiens.

Compteur d’Archie à poil : +1, gratuit et inutile.