9-1-1 Nashville – S01E17 – Saboteurs – 14/20

Le rythme s’accélère encore à l’approche de la fin de saison, mais ironiquement, je trouve que la mi-saison était bien plus dramatique que ça. Là, on est quand même sur du soap à fond les ballons et des rebondissements qui finiront par être oubliés tellement il y en a dans la série. Le plus gros problème est que je n’arrive pas à accrocher tant que ça aux personnages. Bien sûr, un autre problème évident est le jeu médiocre d’une partie du casting qui n’aide pas à accrocher. Autrement dit, la série sert de divertissement pas incontournable.

Spoilers

Dixie revient sur le devant de la scène pour se venger.


Nashville, get ready.

Le début d’épisode m’a fait mourir de rire : Dixie se plaint de sa situation à sa grand-mère, chialant toutes les larmes de son corps. L’actrice joue tellement mal ? J’ai eu l’impression que c’était une scène où elle allait manipuler la femme en face d’elle, mais pas du tout, c’est bien sa grand-mère et elle joue juste mal ? C’est fort dommage. En plus, la scène sert à nous montrer que la grand-mère de Dixie (qui devrait être morte, sérieux, non ? La grand-mère paraît si jeune !) est encore plus folle qu’elle : elle lui suggère de pourrir encore plus la vie de Blythe et Don. Allons bon, il ne manquait plus que ça.

Dixie décide donc de faire un tube avec tous les secrets qu’elle a sur le couple. Apparemment, elle a de bonnes sources, en plus : elle connaît tout le passé de Blythe, bien plus que Don. Elle sait donc qu’elle s’est droguée et qu’elle a un faux diplôme. Ben super. Dixie fait clairement tout ce qu’il faut pour attirer l’attention de Don. Le plus drôle ? La chanson n’est vraiment pas incroyable et ne rencontrerait jamais le succès qu’on lui prête. Le côté identité secrète à découvrir fonctionne bien, le refrain est entraînant, mais de là à ce que tout le monde l’écoute ? Que ce soit un hit ?

Eh, au moins Dixie a ce qu’elle veut. Le truc, c’est que je ne sais plus si je l’apprécie après ce début d’épisode si mal joué. Après, je ne peux pas être du côté de Blythe qui recommence une fois de plus à dire que c’est la guerre et tout, juste pour le bien des monteurs de bande-annonce qui ont dû s’en régaler.

Quant à la guerre qu’elle déclare, c’est qu’elle s’inquiète : Blythe est un personnage haut placé qui organise des actions de charité et bon, elle veut que les enfants de l’hôpital puissent être guéris grâce à elle. Le plus drôle est encore qu’elle se demande comment Dixie connaît tous ses secrets : de mon côté, je suis sûr à 90% que Dixie couche avec le père de Blythe.

Bien sûr, Blue s’en mêle une fois de plus et demande à sa mère d’arrêter de foutre la merde partout où elle passe. Le problème, c’est que Dixie tient un succès et ne compte pas s’arrêter là : elle prépare donc une autre chanson et explique à son fils qu’il faut bien régler le différent entre Don et elle sinon ils ne pourront même pas être ensemble à son mariage. Ben, oui, évidemment.

Dixie jubile en tout cas : elle est convoquée par Don et Blythe pour que tout s’arrête. Elle leur demande pour cela 2 millions de dollars ou le retour aux réunions de famille. Blythe préfère payer, évidemment, ce qui me fait penser qu’elle mérite ce qui lui arrive finalement. Je veux dire, quel est l’intérêt d’en vouloir comme ça à Dixie ? Elle a fait un enfant à Don, c’est à Don de lui en vouloir, non ? Je ne sais pas, je déteste tous les personnages à tour de rôle, c’est fou.

Pour ne rien arranger, Dixie balance quelques exclusivités sur sa prochaine chanson, qui concernera tous les amants de Blythe quand elle n’était pas en couple avec Don – ou quand ils étaient en pause. C’est hilarant de voir Don mal prendre tout ça, surtout quand il apprend que Blythe a recouché avec Patrick, le riche connard. Cela suffit à foutre la merde entre Blythe et Don : il ne voulait pas savoir ce que Blythe avait fait pendant leur pause, mais maintenant qu’il sait, ils s’engueulent. Et le pire, c’est que Blythe a raison quand elle fait remarquer à Don qu’il aime être en contact avec Dixie. De là à ce que ce soit le cliffhanger ? Je ne m’y attendais pas, mais on fera avec.

Le plus intéressant de l’épisode n’est pas dans ce drama du triangle amoureux. Il est dans le retour d’Elena. L’influenceuse continue de draguer Roxie à fond les ballons en venant la voir à la caserne, mais Roxie ne sait pas draguer correctement, c’est terrible. Elle s’arrange pour repousser Elena en lui parlant de Samantha, puis la recontacte suite aux conseils lourds de toute la caserne. J’ai vraiment du mal avec Taylor. Je trouve que l’actrice surjoue beaucoup et que le personnage est franchement chiant avec ses collègues.

L’avantage toutefois, c’est que ça permet de bonnes scènes entre Roxie et Taylor. Roxie se confie sur le rencard qu’elle finit par avoir avec Elena pour manger du poulet pimenté (ça se passe très bien, jusqu’à ce qu’elle fasse tout foirer en recadrant tout le temps Elena aux pires moments), Taylor se confie sur Blue qui a emménagé sans prévenir chez elle. En début de relation, c’est compliqué : Blue passe plus de 20 minutes sous la douche (lol), siffle, fait plein de bruits… Taylor n’en peut plus. Je vous jure, j’ai du mal avec son personnage.

Taylor ne supporte pas Blue ? OK, ben séparez-vous. J’ai du mal avec ce genre d’intrigue : si elle ne supporte pas Blue et n’est pas capable de faire le moindre effort au début de leur couple, comment est-ce que c’est censé durer sur la longueur ? Peut-être que c’est le fait d’avoir moi-même été confronté à la même situation de vivre ensemble très rapidement (yeah le confinement de 2020) quand je me suis mis en couple, mais faire des compromis et apprendre à aimer les petits travers de l’autre (ou au moins à vivre avec, d’accord), c’est la base, non ? Bon. Non, pas pour Taylor. Blue semble s’adapter à la situation et entend qu’elle veut qu’il quitte l’appartement sans pour autant que cela entame son appétit sexuel. Grand bien leur fasse, je suppose.

Quant à Roxie, une intervention lui fait comprendre qu’elle doit se bouger si elle ne veut pas finir seule. Elle retourne auprès d’Elena, s’excuse de ses maladresses et s’arrange pour décrocher un second rencard avec elle. Elle fait même mieux que ça : les deux femmes s’embrassent enfin. Quatre épisodes pour en arriver là, il serait temps – et Roxie s’impose de plus en plus comme la seule personnage que j’aime dans tous les épisodes.

La belle soirée de fiançailles d’un jeune couple termine mal : l’homme voulait offrir la bague à sa copine, mais il l’a foutu dans son gâteau. La voilà qui s’étouffe, puis se met à saigner car la bague lui griffe la gorge. L’angoisse finalement.

Ryan gère le fiancé comme il peut pendant que Roxxie et Taylor tranche la gorge de la meuf pour la sauver. C’est un concept. Pas rancunière, la meuf accepte la demande en mariage, avant de reprocher à son mec que ce ne soit pas la bonne bague. Elle l’écrit sur son téléphone, évidemment, parce qu’elle ne peut pas parler. C’est supposé être drôle, mais c’est tellement gros que je n’ai pas accroché.

La deuxième intervention n’est pas beaucoup plus passionnante, avec un accident de chantier et un type empalé contre un mur. Aïe. Il survit, au moins. Enfin, une troisième intervention voit nos pompiers sauver un type qui est tombé de son canapé et n’arrive pas à se relever. Il faut dire qu’il est devenu énorme avec le temps : sa copine a rompu avec lui pour qu’il ne sabote pas leur relation de l’intérieur avec ses problèmes à s’engager et il ne s’en est jamais remis. Tu m’étonnes que ça fasse bouger Roxie quand elle se reconnaît en lui : le type est resté si inactif qu’il ne passe même plus la porte de chez lui. Au moins, lui aussi il est sauvé par les pompiers.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E16 – Love to Death – 14/20

Encore des interventions pas du tout crédibles et qui coûteraient un bras si elles étaient réelles (oui, c’est un jeu de mots avec l’épisode), mais pourquoi pas ? Je suis un peu déçu que la série bâcle une sous-intrigue que j’aurais aimé voir développer sur plusieurs épisodes tout en reléguant en arrière-plan celle que j’attends le plus. En attendant, il faut se contenter d’une enquête et de quelques scènes d’action qui seront vite oubliées.

Spoilers

Quand un ex-mari se trompe d’adresse, Cam culpabilise.


It’s just chicken.

Comme prévu depuis deux épisodes, c’est enfin l’anniversaire de Blue. Il se voit offrir par ses nouveaux parents une voiture identique à celle qu’il a défoncé pour sauver Nashville et ose dire qu’il ne peut pas accepter. C’est tellement chiant, mais il l’est encore plus quand il se met à regretter que sa mère ne soit pas là. Elle ne lui envoie même pas de message pour son anniversaire cette connasse, cela dit.

Autant je l’aime bien quand elle manipule son monde et tout, j’ai trouvé naze de nous dire qu’elle était capable de ne pas parler à son fils de la journée. Franchement, elle ne décroche même pas quand il l’appelle ? Qu’elle arrête de pleurer, sérieux, c’est elle le problème à ce stade.

Taylor en a conscience et le dit à son copain, tout en s’occupant plutôt bien de lui cependant. C’est juste que je me dis qu’on a perdu de 9-1-1 Lone Star pour ça, quoi. Ce qui est intéressant, toutefois, c’est que Dixie accepte tout de même de communiquer avec Taylor. J’aime bien que ça lui permette de faire comprendre à Dixie toute la merde quelle fait – mais je la trouve encore trop sympathique. Elle récupère les affaires de Blue et ne le prévient même pas que sa mère est là ?

Je trouve ça quelque peu abusé, mais Blue semble se faire à l’idée et tout lui passer. Ainsi, en fin d’épisode, Dixie vient s’excuser, explique que c’est grâce à Taylor et Blue s’en contente. Je n’ai pas trop compris pourquoi ils accéléraient autant cette intrigue : il me semble que ça faisait un bon rebondissement d’avoir le fils et la mère qui ne se parlent plus pour quelques épisodes. Là, tout est réglé si vite que ça n’aura eu aucun vrai impact émotionnel. Tant pis, je suppose, c’est la franchise qui veut ça.

La première intervention de l’épisode nous rappelle qu’il y a une vraie limite dans cette série : nous ne connaissons pas vraiment les personnages de policiers quoi. L’Athena est ici Jay, en tout cas. Cam lui donne une adresse qui n’est pas la bonne, parce que l’ex-mari qui l’appelle lui donne la mauvaise adresse. Cam culpabilise aussitôt de cette erreur qu’elle aurait pu vérifier sur son système.

C’est d’autant plus dur qu’elle que Jay, Taylor et Roxxie ne peuvent rien pour la victime finalement : la femme meure sous les yeux de sa fille. Le soir, Cam se rend donc à sa réunion habituelle pour décharger sur son deuil. Je ne comprends pas du tout à quel moment elle peut culpabiliser alors que c’est l’ex-mari qui lui donne la mauvaise adresse – et puis, ça n’aurait clairement rien changé, en plus. J’ai eu du mal à la voir se morfondre pour ça.

Le but est de nous expliquer pourquoi elle se rend à l’enterrement de la victime, Vera. Cela n’a pas trop de sens qu’elle le fasse, donc la culpabilité est ce qui vient justifier tout ça. Le but ? À l’enterrement, elle rencontre la sœur de Vera. Cette dernière accuse l’ex-mari d’avoir tué sa sœur et relance la curiosité de Cam sur ce drôle d’appel foiré. Ainsi, Cam fait appel à son nouveau mec, Nick, pour mener l’enquête.

Elle fait un excellent travail de détective, bien aidée par le FBI. En séparant les pistes audio de l’appel (lol), elle entend que le meurtrier n’est finalement pas l’ex-mari. C’est plutôt la sœur en fait : elle était là au moment du meurtre et elle veut juste récupérer l’argent de sa sœur. Pour cela, il faut hériter et tuer aussi sa nièce. Rien de plus simple : son plan est de faire en sorte qu’elle se suicide.

Malheureusement pour elle, Cam veille au grain et envoie Jay vérifier ce qu’il se passe dans la maison. Prise de court, la tante lui tire dessus pour s’en débarrasser. Ce n’est pas la meilleure des idées. On part alors dans une intrigue qui ne risque pas d’exister dans la réalité : les pompiers font semblant d’être le SWAT pour occuper la kidnappeuse et s’infiltrer dans la maison pour soigner la gamine.

Ma foi. Tout ça termine par Jay qui se prend une balle – mais pas de quoi s’inquiéter, il survit. Don et Ryan réussissent à maîtriser la femme et à soigner la gamine. On a même une scène où elle se réconcilie avec son père, c’est fou tout de même. Bref, les scénaristes semblent être en roue libre à ce stade, avec des pompiers qui jouent aux flics et prennent des risques inutiles, mais en vrai, ça fait un bon moment de divertissement.

En conclusion de tout ça, Cam peut en tout cas être satisfaite d’avoir résolu l’enquête et sauvé la gamine. Elle oublie toute sa culpabilité sur l’erreur de l’adresse et termine l’épisode sur un vrai moment de joie. Non seulement ses collègues sont encore plus fan d’elle qu’avant, mais en plus elle décroche un rencard avec Nick. Il était temps que ça avance : autant le reste va vite, autant cette intrigue traînait pour rien tellement il était évident que les scénaristes voulaient en arriver là. Je ne suis pas convaincu plus que ça par ce couple, mais ça, c’est mon problème.

Une deuxième intervention de l’épisode m’a fait sursauter comme jamais lorsqu’une voiture s’encastre dans une clinique de fertilité. L’intrigue est assez atroce, avec une médecin qui perd sa main et tout un stock d’ovules/spermatozoïdes qui risque aussi d’être perdu. C’était atroce tout en étant drôle d’avoir les pompiers qui utilisent toutes les ressources à leur disposition pour refroidir tout ça. Évidemment, ils sauvent le stock sans trop de mal et hop, on passe à autre chose.

Autrement, dans les petites scènes qui ne servent à rien : Taylor est insupportable à être sur le dos de Roxxie en permanence, mais ça me fait plaisir de voir que les scénaristes ne perdent pas de vue l’intrigue romantique de celle-ci. Elle continue donc de flirter par SMS avec Elena et d’être reléguée à l’arrière-plan par les scénaristes. Je ne suis pas du tout frustré par la situation.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

9-1-1 Nashville – S01E15 – Bad Girls – 15/20

Ben voilà un épisode au drama soapesque bien plus prenant : je trouve qu’on développe ici des intrigues qui sont intéressantes et permettent aux personnages d’évoluer. Je ne peux pas en dire autant des interventions qui semblent être bien trop forcées pour coller aux intrigues que les scénaristes veulent faire avancer, mais ce n’est pas grave si on voit la tambouille interne comme ça puisque c’est amusant à suivre.

Spoilers

Blue découvre encore une nouvelle manipulation maternelle.


How can you be this twisted?

Je suis étonné par le début de cet épisode. Quitte à proposer un soap, faites durer vos secrets au moins un épisode, non ? Eh bien non : au début de cet épisode, Blue comprend que Don et Bliythe organisent son anniversaire et est impatient de le faire chez eux avec sa mère. Quand il apprend qu’elle n’est plus invitée, il suppose que le couple est au courant (et leur révèle donc) qu’elle a orchestré toute son opération. Elle est folle, Dixie. Le pire, c’est qu’il ne sait pas encore qu’elle a fait exprès de l’avoir. Au moins, il est un enfant désiré, c’est déjà ça.

Il est surtout l’enfant d’une grande manipulatrice, par contre. Forcée de lui dire ce qu’elle a fait, elle finit par le faire en s’énervant, histoire de lui faire remarquer l’air de rien que Don et Blythe le manipulent en lui demandant de faire un choix entre passer son anniversaire avec eux ou avec elle, vu qu’elle n’est pas invitée. Je suis de mon côté entièrement d’accord avec Taylor : c’est Dixie qui impose cet ultimatum. Rien n’empêche de faire les deux à deux moments différents, franchement.

Le truc, c’est que Blue n’est pas prêt à entendre la vérité sur sa mère, apparemment. Suite à une intervention (en fin de critique), Blue décide toutefois de faire sa crise d’adolescence et de s’opposer à la décision de sa mère. Celle-ci prend très mal la nouvelle quand elle apprend que son fils préfère faire son anniversaire chez son père qu’avec elle.

Il n’y a rien de bien révolutionnaire dans l’affaire, sauf que Dixie étant ce qu’elle est, elle le vire de chez lui aussitôt. Peu rancunière, Taylor l’accepte évidemment chez elle quand il vient lui demander de passer la nuit avec elle. Ah, lala. Comment refuser à un Blue tout trempé de passer la nuit avec elle, hein ?

C’est quand même un peu écrit avec les pieds tout ça, mais je suis content qu’on arrête de tourner en rond concernant l’intrigue de Blue. Les conversations avec sa mère sont toutes construites de la même manière depuis le début de la saison et c’est insupportable. Ceci étant dit, c’est le principe d’une mère toxique et d’une relation viciée, je suppose, donc peut-être que c’est bien écrit ? J’ai beaucoup de questions avec cet épisode, vous allez voir !

La première intervention de l’épisode est une scène que… j’avais déjà vu ? Je suppose que je peux blâmer Twitter pour ça, mais c’est rigolo. On a affaire à deux influenceuses dont la collaboration tourne mal, avec un masque qui reste coincé sur le visage de la star. Est-ce que c’est Twitter ou est-ce qu’on a déjà eu cette scène dans une autre série ? J’ai vraiment l’impression que c’était une scène de Lone Star. Je ne sais pas. On s’en fout, au pire, surtout que j’ai une meilleure question : pourquoi commencer par retirer le front du masque s’il est urgent de la faire respirer ?

Qu’importe. Les pompiers parviennent évidemment à sauver les victimes – et j’ai l’impression qu’une d’entre elles est vraiment une star ; que c’est un caméo ou quelque chose comme ça. Je n’y connais rien et j’ai la flemme de chercher pour le coup, surtout que ça ne change rien pour l’épisode. Pour les remercier de ce sauvetage express, les influenceuses font de jolis cadeaux aux pompiers. Roxie a droit à un câlin d’une des influenceuses – Elena.

Cela lui lance une intrigue romantique amusante, mais je ne comprends pas trop ce que les scénaristes font avec elle : elle avait une cavalière dans l’épisode précédent qu’on ne connaissait pas. J’espère que cette fois ça mènera à quelque chose au-delà de cette simple scène où toute la caserne semble fascinée par sa vie amoureuse. En vrai, moi aussi je le suis et je trouve ça frustrant qu’on ne nous en dise pas plus que ça : c’est trop ou pas assez, mais c’est mal dosé.

Autrement, Ryan s’en sort avec un kit de maquillage pour Samantha. Il lui emmène lui-même au boulot pour mieux découvrir qu’elle n’est pas à l’hôpital. On sort d’un épisode où ils se réconciliaient, c’est trop tôt pour qu’il se mette à flipper de ses mensonges, et aussi trop tôt pour qu’elle lui mente en fait. C’est chiant : il lui laisse une chance de dire la vérité, mais elle ne le fait pas.

La scène suivante me fait bizarre car je n’ai pas cette relation avec ma mère, mais bon, Ryan décide d’aller demander conseil à Blythe. La mère prend la défense de Sam autant que possible, sauf que les soupçons de Ryan sont bien forts, surtout qu’elle a changé le code de son portable. Soit. Il ne faut pas être devin pour comprendre qu’il y a autre chose dans cette histoire, et évidemment, Sam ne le trompe pas.

Quand il prend enfin le temps de la confronter sur ses doutes, Ryan découvre ainsi que sa femme a fait une fausse couche quand ils étaient séparés, qu’elle a un utérus en forme de cœur posant problème pour les grossesses et surtout qu’elle est enceinte. Après tout ce qu’ils viennent de traverser cette saison, cela me semble très irrationnel et précipité comme décision de faire un enfant, mais bon, ils sont heureux de cet accident apparemment.

La deuxième intervention de l’épisode voit un couple aimant finir par se disputer sur un quiproquo idiot. La femme finit par tuer son mari en le faisant chuter de son échelle. Les pompiers font ce qu’ils peuvent pour le sauver, en vain, et c’est terrible car la meurtrière comprend qu’elle a tué son mari pour rien, en plus. C’était pas spécialement bien joué et le tout servait juste à insister sur les doutes de Ryan… Lourd.

Cet épisode est chargé, parce qu’on a même une troisième intervention complètement tordue ensuite : un incendie dans lequel les pompiers finissent par trouver un fils adulte prisonnier de sa mère depuis ses onze ans. Il a dû foutre le feu pour s’échapper, mais il a failli mourir au passage. C’est ridicule, d’autant plus que cette intrigue qui aurait pu faire un bon épisode sert juste à faire bouger l’intrigue de Blue pour qu’il décide de tenir tête à sa mère. Lol, il serait temps, je n’en peux plus de sa tête de chien battu à ce stade.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer

The Shards – S01E01 – Pilot – 08/20

Oh la déception ! Je pensais vraiment que ça pourrait être ma bonne découverte du mois d’août, mais c’est une catastrophe. Déjà, je m’attendais à une série sur des étudiants – au sens à la fac – et ça se passe au lycée. Bon, les acteurs ont l’air d’avoir trente ans, mais soit. Ensuite, la série me rappelle Riverdale dans ce qu’elle faisait de pire : sa narration. La voix off est omniprésente, insupportable, hautaine et franchement détestable. Enfin, on nous ménage de faux suspense et des scènes hyper sexualisées juste pour le principe de faire mouiller Ryan Murphy. Non, vraiment, quelle angoisse. Et pourtant, j’avoue, y a un petit truc qui donne envie de revenir pour avoir la suite de l’histoire. Le masochisme. J’ai réussi à quitter American Horror Story, cependant, et je vais faire de même avec celle-ci. Je passe mon tour.

Spoilers 

Un serial killer pose ses valises à Los Angeles.

We had to deal with the serial killers.

Le début nous balance le 23 mai 1980 à la sortie du film Shining. La DA est claire : nous sommes en 1980 aux USA, pas loin d’un Hollywood ensoleillé. Nous allons suivre la vie d’un jeune auteur, qui a déjà sorti son premier roman et qui nous raconte sa vie en nous balançant toutes les marques qu’il porte ce jour-là sur lui. C’est un espèce de mix entre Gossip Girl et Riverdale ce début, franchement. Et ce n’est pas bon signe. J’ai envie d’y croire pourtant, j’ai vu passer quelques retours positifs.

Le problème, c’est que ce début d’épisode est déjà tellement bavard. Le type nous raconte sa vie et… Pourquoi il nous parle de téléphone et réseaux sociaux si on est en 1980 ? Eh, flemme. Ce serait donc un narrateur adulte qui nous parle ? Du coup, c’est un vieux con de boomer qui considère que la technologie, c’est mal (à raison, je sais, mais y a des manières de le dire, quoi).

Rectification : vieux con de boomer gay, clairement. Il est totalement fasciné non par le film qu’il vient voir, mais par un autre cinéphile dans la salle. Un jeune homme « assurément bronzé partout ». Pardon, mais qui se dit ça en croisant quelqu’un qu’il trouve beau ? Si je comprends la critique de Shining par rapport au roman, qui critique le film pour ce qu’il est, hein ?

Le pire dans tout ça ? Notre héros est un adolescent, sa voix off nous prend de haut à nous raconter que les jeunes d’aujourd’hui ont la vie facile et moi, je ne peux m’empêcher de penser à Riverdale tout le long. Quand en plus on nous enchaîne sur le fait que la vie dans les années 80 était plus difficile à cause des serial-killers en nous montrant une jeune femme rousse qui rentre dans sa villa luxueuse à la recherche de son chien, j’ai juste envie de hurler CARAMEL CARAMEL CARAMEL.

Bref. Ce ne sera pas un coup de cœur cette série, c’est impossible. Elle traîne déjà en longueur – la rousse ne se fait même pas tuer sur le champ – et son narrateur m’insupporte. Est-ce que je vais aller au bout de la saison ? Je ne suis pas sûr. Se dire ça moins de dix minutes après avoir fait play, c’est mauvais signe.

La jeune femme rousse qu’on nous vend comme une lycéenne (elle est plus vieille, non ?) passe en tout cas la journée seule dans sa villa. Elle regarde un film d’horreur (alors qu’elle se dit traumatisée par Shining ?) et reçoit des appels au téléphone dignes de Scream. Pas de chance : elle ne connaît pas encore Scream.

OK. Cette série va me rendre dingue : elle a tout pour être bien niveau budget, ambiance, casting… mais elle ne parvient pas du tout à me convaincre pour l’instant. Les faux suspenses sont importants pour créer l’ambiance, pourtant. C’est quand elle va reporter la disparition de son chien que notre jeune femme se fait finalement attaquer violemment par quelqu’un qui la kidnappe. Soit.

Un an plus tard, en septembre 1981, nous retrouvons notre narrateur au volant de sa voiture. Il habite toujours à Los Angeles et vit sa meilleure vie avec ses meilleurs amis Thom et Susan. On nous vend à présent le roadtrip habituel en bord de mer, les inévitables sorties au centre commercial pour acheter des CDs et l’anticipation de la rentrée scolaire. Putain, on enchaîne les clichés vraiment. Je pense que cette série n’est pas pour moi. C’est trop triste.

Bref. Notre narrateur se rend finalement voir sa petite amie Debbie pendant qu’elle fait du cheval. Oui, oui, il a une petite-amie, même s’il est à peu près évident qu’il n’est pas attiré par elle. Il n’y a qu’à voir comment Bret raconte leur rencontre. Ouais. Le narrateur s’appelle Bret. La série verse presque du côté d’Euphoria dans la genèse improbable de ce couple, avec Debbie qui demande à Bret de coucher avec lui pendant une pool party. Pourtant, Bret préfère clairement fantasmer sur Thom tout en prétendant être amoureux de Susan.

Tout le monde a la clope au bec et à la trentaine, même s’ils sont supposés être en terminale, c’est trop perturbant. Par contre, il faut reconnaître aux années 80 que les looks étaient dinguissimes. Enfin. C’est toujours pareil : la série les fantasme aussi, c’est évident. Il y a l’air d’avoir plein de fantasmes sur ce qu’était cette époque, sur la liberté sexuelle, sur l’homosexualité, aussi. C’est… blasant. J’espérais tellement que ce serait ma série de l’été !

La veille de la rentrée, il y a bien sûr une grosse soirée pour tous les lycéens du coin. Bret s’y fait larguer par Ryan (oui, il est en couple avec Bret, mais y a un truc avec Ryan apparemment) et nos quatre héros se font des rails de coke en imaginant leur parfaite dernière année de lycée. C’est vrai que ça manquait pour les rendre encore plus détestables.

J’annonce tout de suite que si je reste, ce sera pour les voir y passer les uns après les autres et m’en délecter. En attendant, il faut les voir se draguer, se rouler des pelles, se coller, se la jouer sexy et angoisser de l’arrivée d’un nouveau dans leur classe. Oh, pas n’importe qui : Robert, le type sur lequel Bret fantasmait un an plus tôt.

En attendant qu’il le sache, le narrateur essaie de nous garder devant notre écran avec l’annonce que c’est leur dernière nuit paisible. Ben j’espère bien parce que c’est long là… Malheureusement, le choix est fait de rallonger encore et toujours ce pilot : on voit donc Bret entamer une conversation avec son beau-père. Le père de Debbie serait apparemment homosexuel et prédateur avec tous les potes de sa fille, alors forcément, Bret joue avec le feu et vient le voir dans son jacuzzi. La série en profite pour nous introduire un pote du père, qui prend plein de photos sur son polaroïd. Soit ?

C’est très clairement l’amant du père de Debbie, qui a aussi une relation cheloue avec la femme de celui-ci. La mère de Debbie se drogue autant que sa fille et est défoncée, mais pas naïve : elle sait que son mari drague des mecs et demande donc à Bret de tout lui raconter.

Dans tout ça, Bret met longtemps à rejoindre sa copine dans sa chambre. Debbie peut donc encore se droguer dans sa chambre digne d’une Barbie et l’attendre en répondant à des appels anonymes au téléphone. Cela n’empêche pas la scène la plus gênante qui soit avec Bret qui lui fait un strip-tease.

Alors que Bret couche avec Debbie, on nous révèle que loin de cette relation publique, il mène aussi une vie secrète pendant laquelle il couche avec Matt Kellner. On ne sait pas bien qui est son amant, mais il a l’air plus heureux avec lui. Par contre, putain, ça en fait des fantasmes à vivre pour un seul personnage. Finalement, c’est pire que Riverdale.

S’il semblait heureux au lit, dès qu’ils se mettent à parler, Bret change d’avis. Il explique à Matt qu’il pense qu’il vaut mieux arrêter de coucher ensemble, puis le regarde chercher de quoi se droguer. Bret se demande tout de même pourquoi les poissons de Matt ont disparu de l’aquarium – mais Matt n’a pas l’air de s’en préoccuper plus que ça. Qu’est-ce que c’est que cette série ? Il s’en fout même de la disparition de son chat. Bon, d’accord. Un serial killer qui fait disparaître les animaux de compagnie, c’est noté.

Le lendemain matin, c’est le premier jour de l’année pour les terminales. Bret commence la journée en se masturbant, évidemment, tandis que deux de ses camarades sont en train de retrouver un cadavre exposé sur le court de tennis du lycée. Enfin. La chronologie n’est pas claire : quand Bret regarde la télé, il est dit que la découverte du corps date de la veille. Est-ce que ça peut être mal écrit à ce point ? Peut-être, en vrai, on ne sait jamais.

Bret se rend tout de même au lycée pour découvrir que la statue a aussi été abîmée – avec plein de sang dessus. Il serait temps d’en finir avec ce pilot, mais non, on nous propose 50 minutes. Quelle joie. Bret passe sa journée le plus normalement du monde, en papotant avec ses potes et en matant les mecs autour de lui.

Il est tout de même promis que la journée sera différente des autres et qu’ils auront peur. Il est donc temps d’avancer vers autre chose : l’arrivée de Robert au lycée. Bret est évidemment ravi de voir arriver le type du cinéma, mais il le trouve très bizarre quand celui-ci lui ment. Bret insiste pour dire qu’il l’a vu au cinéma un an plus tôt, donne plein de détails et… non, sérieux, c’est pas possible ? Il est censé être dans le placard, on a connu plus discret comme move pour y rester. En plus, Robert n’a pas l’air de vouloir y rester, à directement parler avec un autre type que Bret avait repéré et à lui faire des bisous de loin là. C’est censé être excitant ? un fantasme ? Pitié.

La scène suivante voir Bret surveiller une conversation entre Robert et Matt. Ben décidément, il va tous se les taper ou quoi ? Ce n’est que le premier épisode, alors non. On va juste suivre une course poursuite pas bien passionnante en voiture entre Bret et Robert. J’ai l’impression d’être dans Le cœur a ses raisons avec ces noms. Au départ, Bret suit donc discrètement la voiture de Robert, mais ça termine en excès de vitesse certain et en course poursuite.

Bret est mauvais, bien sûr, double donc celui qu’il suivait, puis se fait rentrer dedans par lui. Cela semble faire rire Robert de taper volontairement dans le cul de Bret – eh, je ne parle que de voiture, voyons. La scène est tellement bizarre. En plus, Bret réussit finalement à s’en tirer, mais recommence aussitôt à stalker Robert quand il le croise au supermarché.

Ils finissent par se parler pour mieux permettre à Robert de continuer à jouer avec Bret. Il lui pose donc des questions d’hétéro alors qu’il est à peu près clair qu’il ne l’est pas. Tout ça nous mène au cliffhanger qu’on a vu arriver depuis un moment : Bret rentre chez lui et apprend à la télévision qu’il y a un serial killer qui frappe dans sa petite ville de Los Angeles (lol). Sa spécificité ? Il dépèce des animaux pour mieux en mettre des parties sur ses victimes. C’est original, mais est-ce suffisant pour donner envie de rester ?

Apparemment, non. Du coup, on nous rajoute le fait que Bret reçoive un coup de fil mystérieux avec quelqu’un hurlant à l’aide. Pff.

> Saisons critiquées sur le blog | À ne pas manquer