Scrubs (2026) – S01E05 – My Angel – 16/20

Je reprends après quelques mois et je suis rassuré de voir que j’accroche toujours autant : ce revival est réussi et mérite d’avoir décroché sa saison 2. Le rythme vif fait du bien, c’est bon délire et il semble y avoir des choses à dire même après tout ce temps. Les acteurs s’éclatent, en plus, ça fait plaisir à voir, tout simplement. Et eux au moins, ils savent gérer une voix off pour qu’elle ne soit pas étouffante mais juste… hilarante ?

Spoilers

L’IA est là pour remplacer les vides dans la vie de JD.

Bing bang boum.

Comme on dit, mieux vaut tard que jamais ! J’ai adoré le début de saison, mais je me suis laissé déborder par le travail. Je profite des vacances scolaires pour effectuer mon gros rattrapage estival (et annuel apparemment) des saisons entamées. Après autant d’années sans épisode, qu’est-ce que c’est un mois ou deux de plus ?

Le thème de l’épisode est rapidement mis en place au début : on suit JD alors qu’il passe tout son temps à chatter avec une IA. Il la nomme Estelle, parce que pourquoi pas, et s’en sert pour ses diagnostics autant que pour les conseils sur sa vie. Forcément, quand il s’en rend compte, Turk lui explique que ce n’est pas si normal. Voilà donc JD qui se retrouve avec une idée fixe : sortir à nouveau avec une femme.

Ce n’est pas gagné, cependant : sortir en boîte, ce n’est plus de son âge. Par chance, il rencontre une harpiste à l’hôpital. Je sais qu’elle fait de la harpe parce qu’elle joue au milieu de l’hôpital. Quoi de plus normal ? Et quoi de plus normal que d’ensuite draguer après un incident de harpe. C’est amusant parce que JD l’est : j’ai bien aimé la manière dont la série gère les choses. Que ce soit JD qui cherche comment draguer correctement ou la harpiste qui lui explique vouloir du sexe, cette intrigue aura réussi à me faire rire – et mon plus gros fou rire, c’est ce patient qui se croit au paradis avec la harpiste. C’était très bien exécuté.

En plus, JD ne voulait pas coucher avec elle par éthique et respect pour l’hôpital, mais dès que Turk lui dit qu’elle est bénévole, hop, il se jette sur elle. Malheureusement, tout ne se passe pas aussi bien qu’il l’espérerait. Il se sent en décalage avec la nouvelle génération et, surtout, il est perturbé de voir une pizza dans la chambre de sa conquête. Cela le renvoie à sa relation avec Eliott. La série nous sert alors un flashback et ça m’a fait bizarre de revoir les acteurs si jeunes. Pour une fois, dur de critiquer l’utilisation du flashback, parce qu’il date d’il y a 20 ans pour de vrai après tout.

La conclusion est que JD n’est pas encore prêt à retomber amoureux. Il préfère finir l’épisode avec son IA… et c’est OK.

De son côté, Eliott aussi a besoin de conseils amoureux. Pour ça, elle a Sibby. Ce n’est pas la meilleure idée du monde, parce qu’elle est partout et répète absolument tout à tout le monde. En même temps, c’est ce que semble souhaiter Eliott : que tout le monde sache qu’elle veut rester seule.

En attendant, elle pratique la médecine avec beaucoup de positivité. Elle fait en sorte de rester de bonne humeur face à sa patiente, mais ce n’est pas si simple quand elle doit lui faire une greffe et que la greffe lui est refusée. Elle demande donc à Turk d’utiliser de son pouvoir de chef de chirurgie pour l’aider. Quoi de plus normal ? J’ai quand même eu l’impression de retrouver Eliott dans cet épisode par rapport à d’habitude et il y a d’excellentes répliques, notamment de la part de Dashana.

Cela finit par énerver Eliott qui s’énerve contre sa patiente pour la forcer à accepter la greffe. Tout est bien qui finit bien pour elle : elle se trouve même un mec – et JD semble approuver, étrangement. C’est bien quand les mecs ne sont pas trop toxiques.

Sinon, il y a toujours des internes dans cette série. Et si j’ai oublié tous les prénoms, je suis toujours aussi sceptique sur le couple principal, parce que je ne le vois pas être hétérosexuel le personnage de l’interne. Mais bon, ce n’est jamais qu’une impression ridicule et leur couple fonctionne bien pour l’intrigue.

On continue de les développer dans une intrigue où ils font des erreurs basiques comme s’asseoir au mauvais endroit et s’attirer la haine des réceptionnistes. C’est fun comme il faut pour remettre en place l’ambiance toxique, mais amusante de l’hôpital. Ils finissent par devoir acheter des pizzas, puis se faire agresser. C’est dingue comme les intrigues peuvent aller vite. C’est si étrange de voir ce rythme quand tout ce que je regarde dernièrement traine beaucoup plus et beaucoup trop. Finalement, on fait trainer l’avancée du couple, on développe un personnage secondaire (bordel, c’est chiant de ne pas avoir les noms, je ne gère pas pour ma critique) et ça marche super bien : je commence à m’attacher aux nouveaux autant qu’aux anciens.

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Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir parfois des années 90 dans son style, mais elle fait quelques promesses dans cet épisode qui me donne envie d’y croire. Il va falloir qu’elle abandonne son côté boys club et ses épisodes d’une heure pour me plaire vraiment, mais je ne pense pas qu’elle veuille faire ça, malheureusement. Décidément, les nouveautés en ce moment, ça ne me plaît pas. Heureusement que le dernier quart d’heure m’a davantage convaincu que j’avais bien fait de rester…

Spoilers 

John est formé depuis deux mois par l’actuel Green Lantern pour devenir à son tour un Green Lantern.

It’s only one question : are you afraid?

Oh merde, 1996, c’était il y a trente ans ? Cela me fait si bizarre que les séries commencent par des flashbacks qui me permette de prendre conscience que… euh beh, j’étais né il y a trente ans. Je sais que je connais mon âge, mais c’est pas pareil. Cherchez pas, enchaînons, parlons de l’épisode :

En 1996, cela faisait déjà dix ans que Green Lantern existait aux yeux du public et que les médias l’érigeait en héros. La série nous fait ainsi une introduction intéressante avec deux gamins qui regardent la TV pour une interview de ce Green Lantern blanc. Ma foi, pourquoi pas. Ils sont trois à regarder la télé en ayant peur que leur père les chope, et c’est ironique qu’en parallèle Green Lantern soit en train de dire que la plus grande peur d’un enfant est de perdre un parent.

Le père est un militaire qui dirige ses gamins d’une main de fer. Il est inquiétant comme tout : il rentre chez lui et propose à son gamin de se mettre une pomme sur la tête avant de lui tirer dessus pour éclater la pomme. Avant tout, il demande à son fils s’il a peur – et la réponse est non. C’est une introduction plutôt efficace.

Loin de ce flashback, nous nous retrouvons ensuite en 2016 : le jeune garçon pas effrayé est devenu un homme qui s’entraîne à la salle de sport. On découvre assez vite qu’il y a une bonne raison à cela : il a été désigné comme le futur Green Lantern. Partant de là, il est donc le bleu de l’ancien, celui qu’il admirait quand il était enfant. J’aime bien l’idée, surtout qu’on sent que notre héros, John, n’apprécie pas tellement son héros d’enfance. Chaque « sir » sonne bel et bien comme un « fuck you » et c’est hilarant.

Bon, il n’empêche que tout ça est un peu plan-plan pour une série de super-héros. Le rythme est rapidement trouvé alors qu’ils se rendent à un entraînement pour apprendre à John de voler. En effet, l’ancien Green Lantern, Hal, décide alors de sortir de la voiture alors qu’elle est en marche, tout en donnant RDV à John quelques mètres plus loin. C’est… Audacieux. Notre jeune héros se jette sur la bague juste à temps pour la mettre, mais la voiture s’écrase quelques mètres plus bas.

Par chance, il s’en tire donc. Il appelle ensuite son père pour se plaindre du fait qu’on vienne de tenter de le tuer, mais ce dernier n’est absolument pas inquiet. Bien au contraire. Maintenant qu’il porte la bague, John peut accéder à un hologramme qui est contenu dans la bague : il s’agit de l’ancien Lantern, mais un peu plus jeune que celui qu’il doit rejoindre.

Il lui apprend que les Lantern doivent mettre à jour cette sauvegarde toutes les semaines, mais il ne l’a pas fait depuis dix ans, de toute évidence. Il est ainsi surpris d’avoir un bleu à entraîner et clairement dépité de voir qu’il n’a pas encore fait un excellent travail. J’ai bien aimé la scène avec cette « back-up consciousness », mais je me demande comment sans sa bague Hal a bien pu faire les quelques kilomètres en question.

Comme cela fait quarante ans que son identité est connue de tous, il est un vrai super-héros. On le retrouve alors qu’il est acclamé dans un diner au bord de la route. John finit par le rejoindre, lui parle de son back-up et hop, Hal s’envole vite loin de tout ça pour rejoindre une scène de crime où on a besoin de lui.

Quand John le retrouve enfin, six heures plus tard, c’est pour mieux entendre qu’il s’agit d’un nouvel entraînement d’Hal. Cela a bon dos de dire que tout ce qu’il fait est un entraînement, mais bon. Hal attend en fait la shérif de la ville, Kerry, qui lui rappelle qu’ils n’ont pas de juridiction pour cette affaire : ils sont supposés s’occuper uniquement des affaires extraterrestres. Seulement voilà, cette fois, ils ont affaire à une tuerie de masse assez banale et humaine.

La shérif ne croit pas à l’implication d’extra-terrestre. Hal fait tout ce qu’il peut pour la convaincre, mais elle préfère se rassurer, ce qui est plutôt compréhensible. Pourtant, on a quatre morts habillés avec le même pull que personne ne semble connaître (ils venaient assister au match pour l’équipe adversaire)…

En vrai, c’est la première scène où je suis à fond : la série manquait d’un personnage féminin – et elle en manque encore. On se retrouve ensuite avec une enquête assez basique, mais comme je m’attendais à un cop show, ce n’est pas une vraie surprise – je ne m’attendais pas à ce côté militaire du héros dès le début en revanche.

Le mystère est intéressant, parce qu’Hal n’explique pas tant que ça à John pourquoi il pense qu’il y a des aliens impliqués. Il lui demande de le croire, parce que s’il dit avoir une intuition, c’est que c’est le cas. Mouais. Pourtant, aussi insupportable soit-il, il a apparemment raison sur toute la ligne. Voilà qui va vite me souler si la série nous fait le coup plusieurs fois. De toute manière, à ce stade, je suppose qu’Hal va mourir ou disparaître (disparaître, ce serait mieux) : l’acteur peut rester grâce à la mémoire de secours dans la bague.

Bon, j’écris tout ça et j’en oublie l’essentiel : John fait une première erreur de débutant en menant son enquête, faisant comprendre à un suspect (couvert de sang mais faisant comme si de rien n’était) qu’il l’est en posant une question à Kerry. Cela mène à une rapide course poursuite que John remporte toutefois – un coup de poing, et hop. Pour autant, les autorités ne laissent pas Hal et John approcher le type pour le questionner.

En attendant qu’on leur donne l’accès, Hal entraîne John dans un bar où il utilise la bague pour créer un billet afin d’avoir la musique. C’est intéressant car ça permet de donner un peu de mythologie à la série et à la bague : Hal explique qu’elle a un pouvoir dangereux et important ; et que ce n’est pas si simple de savoir quand en faire usage. Ils peuvent, avec, « manifester » l’existence d’objets. Soit. Mon problème jusque-là, c’est que chaque fois qu’Hal commence à parler, j’ai envie de m’endormir. Ne peut-il pas articuler ?

Si John semble passionné par ce qu’il lui raconte, j’ai complètement décroché en cours de route. Heureusement, le but était juste de combler le temps, y compris pour les personnages. Hal s’amuse à mettre en boucle la même musique sur le jukebox du bar pour entamer une baston dans le bar. Cela fonctionne rapidement et ça lui permettra d’être envoyé en prison.

Pendant qu’Hal se fait battre pour être envoyé en cellule auprès de leur suspect, John se fait draguer par une nana qui pose trop de questions pour être vraiment honnête. Pourquoi lui raconte-t-il tout ? Je comprends bien l’idée de devoir nous informer sur les règles des Green Lantern, sur le fonctionnement de ce « space cop » qui a une autorité et un remplaçant en formation au cas où… mais c’est inquiétant que John raconte tout à la première femme qui lui fait les yeux doux. Et le fait qu’en plus ils couchent ensemble dans le camion de celle-ci puis qu’il utilise la bague pour lui allumer une cigarette ? C’est blasant, tout simplement.

Le lendemain, John vient récupérer Hal au commissariat où il n’a pas été mis en cellule comme il l’espérait. La shérif est assez maligne pour voir ce qu’il souhaitait faire en étant mis en prison. Cependant, elle n’est pas assez maligne pour anticiper ce que fera son mari ensuite : Billy, c’est son nom, débarque à l’audience où Green Lantern est mis en difficulté par une juge qui ne semble pas l’aimer. Partant de là, Hal embauche Billy et se retrouve libre (sous caution de 200 000 dollars, tout de même). John et lui se retrouvent ainsi invités à un barbecue chez le beau-père de Kerry… Ah les petites villes.

Le beau-père, William, les invite parce qu’il est le gros propriétaire du coin et qu’il paie la caution d’Hal, donc il est difficile de dire non. Bien sûr, Kerry essaie de prévenir John de ne pas se mettre en dette de l’homme en question afin de ne pas regretter d’être venu dans leur ville, mais bon ; il n’écoute pas. William ? Encore un acteur connu, comme c’est original. Le personnage affirme qu’il n’est pas si riche que ça, mais qu’il bosse pour quelqu’un qui l’est et dont il ne peut pas parler. Dans ce pilot, on nous répète en boucle qu’Hal est un space cop, mais pour l’instant, c’est une promesse qui n’est pas tenue.

En revanche, la série parvient à me faire éclater de rire quand il est révélé, alors que John sympathise avec le petit-fils du type, qu’il a couché avec… la grand-mère du gamin ? Elle s’appelle Zoe et semble jeune pour être grand-mère, mais bon. Soit. L’homme, en plus, sait que John a couché avec Zoe vu le sous-entendu qu’il fait. Hal est… impressionné. Pas moi. C’est si nul comme comportement de boys club là.

Le lendemain, Hal peut enfin papoter avec le suspect. Tout ça pour ça ? Au moins, la scène est intéressante pour deux aspects : elle permet à Kerry de nous psychanalyser Hal et de voir qu’il n’est pas si arrogant – juste très seul – et à la série d’enfin tenir sa promesse. Une petite question sur Harry Potter puis une autre sur Obama permet de rapidement confirmer que leur suspect est bien un extra-terrestre. Aussitôt, Green Lantern le voit comme une menace. L’homme extra-terrestre se défend plutôt bien en expliquant que théoriquement il est là pour une raison importante qui ne doit pas être connue de ses supérieurs, mais bon, ce n’est pas suffisant pour convaincre Hal.

On a rapidement un problème aussi : l’alien explique avoir une bombe dans sa colonne vertébrale, bombe qu’il fera exploser s’il est coincé et sent qu’il est en danger. Il n’en faut pas plus pour qu’on comprenne vers quoi on se dirige : boum. Hal s’énerve après lui, puis il contient l’explosion comme il peut. Il utilise sa bague (qui doit être rechargée) et enferme quelques secondes le souffle de l’explosion. Celle-ci est beaucoup moins grave que prévu : il y a une simple onde de choc qui parcourt la ville en faisant quelques dégâts. Par contre, on ne sait pas trop pourquoi il était là exactement cet alien. Ce qui est sûr, c’est que tout le monde s’en sort sans trop de problème – sauf ceux que l’alien a tué deux jours plus tôt (mais pour quelles raisons ? qui sont-ils ? et est-ce qu’il les a tués ou est-ce qu’il était simplement avec eux, parce que ce n’est pas dit explicitement qu’il tue si j’ai bien entendu ?).

La série me prend alors par surprise en terminant l’épisode en 2026. Nous y suivons John sur une route enneigée loin du désert des scènes précédentes. Il est pourtant au même endroit, puisqu’il retrouve Kerry, toujours shérif. Celle-ci a fait appel à lui car il s’est passé quelque chose dans le même stade où tout a commencé dix ans plus tôt : elle a retrouvé Hal assis dans les gradins, mort, une balle dans la tête. Et sans sa bague, que John semble chercher.

Ma foi, est-ce qu’ils font l’inverse de toutes les séries en commençant par les flashbacks explicatifs ? Quel étrange cliffhanger, je ne sais pas du tout à quoi m’attendre pour la suite. Est-ce qu’on va continuer en 2016 ou en 2026 ? J’aime bien cette surprise et le dernier quart d’heure me donne déjà beaucoup plus envie de revenir.

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Lanterns (S01)

De quoi ça parle ?

Comme toujours, je me renseigne peu sur la série avant de la commencer, mais je sais tout de même qu’il est question de Green Lantern, un héros que j’ai toujours beaucoup aimé dans l’univers DC. La bande-annonce permettait de comprendre que l’actuel Green Lantern étant vieillissant, il se retrouve à devoir en former un nouveau. Le tout dans ce qui semble fort être un cop show.

Ce que j’en attends

Le problème est que je n’aime pas du tout l’univers DC en général – je suis un fan de Marvel, c’est comme ça. Pourtant, Green Lantern est un personnage qui m’a toujours fasciné et la bague a des pouvoirs trop cools. J’ai l’impression que la série a toutefois l’envie d’être plus terre à terre que toutes les histoires spatiales que je connais à ce héros.

En effet, le trailer de cette série dispo sur HBO Max (diffusion hebdomadaire, à l’ancienne, yeah) m’a surpris en présentant un projet qui est loin de la série super-héros que j’aurais attendue : on est sur un rythme différent, qui ressemble fort à un cop show avec une grosse enquête en huit épisodes.

Le fait d’avoir un jeune et futur Green Lantern me plaît, parce que c’est un côté intéressant de suivre la formation d’un super-héros. Le vétéran qui doit former la nouvelle recrue, ce n’est certainement pas le concept le plus original du monde, mais c’est aussi le genre de dynamique qui peut fonctionner très facilement quand les acteurs ont une bonne alchimie. Le duo me plaît bien sur le papier, en tout cas.

Sur le papier toujours, une série de super-héros qui décide de se transformer en enquête policière sombre, ça m’intrigue forcément. La série a été comparée à True Detective qui n’est pas du tout dans mon genre de prédilection, mais je me dis que l’aspect super-héroïque pourra peut-être, pour une fois, me faire accrocher à ce style d’enquête lente et soporifique (eh, bienvenue sur mon blog, je dis ce que je pense). Comme a priori, il y aura bien des extraterrestres à un moment et comme, surtout, je manque de séries dans ce genre que j’adore, je me laisse convaincre de regarder.

Bon, tout ça, c’était donc sur le papier… Mais à l’écran, ça donne quoi ?

Note moyenne de la saison : –/20 

Lanterns – S01E01 – Pilot – 14/20

Je ne sais pas si c’est moi, mais j’ai l’impression que la moitié des acteurs de cette série a eu pour consigne de ne pas articuler. Elle manque très clairement de personnages féminins forts (au pluriel, hein) et semble sortir…

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Lanterns – S01E03 – OutKast – 18/20

Cet épisode 3 est ce que j’appelle une très bonne origin story et, par conséquent, j’aurais aimé qu’elle soit le point d’origine de la série, tout simplement. Il est excellent, renverse les perspectives qu’on pouvait avoir depuis le début et…

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Lanterns – S01E04 – The Weenie – 16/20

On sent que la saison avance et que l’intrigue se dévoile davantage cette semaine, avec davantage de pièces du puzzle et une vraie réponse. J’aime beaucoup les dynamiques qui sont proposées entre les personnages et qui permettent des développements intéressants,…

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Lanterns – S01E05 – Lights Out – 18/20

Excellent épisode 5, qui confirme que Lanterns avait vraiment beaucoup de bonnes choses à raconter. Les personnages, les tensions et les révélations fonctionnent très bien, mais par contre qu’est-ce que c’est rageant et frustrant : tout va beaucoup trop vite…

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9-1-1 Nashville – S01E18 – Intrusive Thoughts – 16/20

C’est un épisode de fin de saison qui fait son job en menant à des cliffhangers plutôt bons qui nous servent exactement ce qu’on attendait d’un côté et une mauvaise surprise bien tordue de l’autre. Par contre, il aurait été bon de développer chaque personnage ou trouver un gros drame commun à tous pour davantage marquer dans l’entre saison. Je serai quand même au rendez-vous pour le 2×01, je suis curieux de savoir ce que les scénaristes vont inventer pour la suite (surtout qu’il y a un triangle dont on a fait le tour, à force).

Spoilers

Don et Blythe font face à l’ultimatum de Dixie.


As wise folks told me recently : phones work both way.

Suite à sa dispute avec Blythe, Don s’est barré et a décidé que la meilleure chose à faire serait d’aller voir Dixie sans la prévenir. En soi, pourquoi pas… Mais que tout ça soit un rêve de Don qui vire en rêve érotique, au secours, quoi. Finalement, Don s’est rendu à la caserne pour dormir. Pas de bol, il y croise son fils : Taylor ayant viré Blue de chez lui, il dort désormais à la caserne lui aussi. Dormir au taf, quelle belle idée. Hâte qu’il y fasse des douches de 20 minutes, tiens.

En attendant, il se contente de dire à son père d’appeler Blythe si elle lui manque tant que ça. S’il lui manque aussi, Blythe est encore énervée qu’il ne reconnaisse pas son lien avec Dixie. Elle refuse donc d’enterrer la hache de guerre – ben oui, elle adore la guerre. Comme tous les coups sont permis, Blythe se met à chercher parmi les gens qui connaissent ses secrets qui pourrait bien la trahir : son père, son pasteur, sa pote Gina, son ex Patrick ou Cam. Cette dernière se défend bien mal mais est au-dessus de tout soupçon.

Le suspect idéal est au contraire Patrick, l’ex jaloux de Blythe. Elle décide donc de le revoir pour le confronter et en savoir plus sur ce qu’il se passe. Son but est de savoir s’il est la source. Est-ce qu’il y a besoin de se voir pour ça ? Probablement pas, mais bon. Le pire, c’est que ce n’est pas lui et que Blythe s’en rend compte quand il flippe de savoir que son nom va sortir dans une prochaine chanson. En effet, la dernière fois qu’il a couché avec Blythe, il était déjà en couple avec celle qui deviendrait sa femme. Il a peur du divorce… et Blythe découvre qu’il est le connard que Don disait qu’il était. Hilarant, non ?

Bien sûr, pendant que Blythe fait tout ça, Don essaie d’empêcher la troisième guerre mondiale de son côté. Dixie est la connasse originelle : elle propose toujours 2 millions de dollars ou la réintégration dans la famille, mais aussi une troisième option alléchante selon elle. Si Don couche avec elle le lendemain, elle arrêtera tout. LOL. Il refuse d’abord, avant de voir que Blythe recontacte Patrick et d’imaginer qu’elle retourne dans ses bras. C’est tellement gros. C’est la seule raison pour laquelle Blythe devait voir Patrick. Le truc, c’est que ça se voit.

Alors que Don accepte de coucher avec Dixie, Blythe contacte son père. Si celui-ci veut laisser les gens parler et semble s’en foutre des coucheries ou ragots autour de sa fille, il remarque tout de même qu’il manque un suspect sur la liste de Blythe. Par contre, à quel moment on est censé avoir de la sympathie pour Don quand il envisage vraiment de coucher avec Dixie ? Le simple fait qu’il le considère est ridicule et casse tout.

Malheureusement pour Dixie, ce n’est pas Don qui débarque chez elle, mais Blythe. La source de Dixie s’avère tout simplement être le détective privé qu’elle et son père avaient engagé il y a des années. Je trouve ça nul, j’espérais tellement que Dixie couche avec le père de Blythe. On, il faudra se passer de ce twist fun, je suppose. À la place, on nous explique que Blythe a toutes les cartes en main à présent : elle a trouvé la source de Dixie qui n’aura plus rien à lui fournir maintenant qu’il est viré ET elle a racheté son label musical.

Au pire, Blythe se dit prête à assumer ses erreurs passées. OK. Bien sûr, Dixie ne dépose pas les armes pour autant. Afin de stopper une Blythe qui est trop fière d’elle pour son propre bien, elle révèle ainsi que Don est en chemin pour tirer son coup avec elle. C’est faux, malheureusement : Don a fait demi-tour en voyant des cavaliers sur sa route car ça lui a rappelé son couple avec Blythe. Mais au secours, quoi.

Blythe ne sait pas tout ça et vit très mal cette trahison. Persuadée en voyant les échanges SMS de son mari et son ex qu’ils vont recoucher ensemble, elle en vient aux mains avec Dixie. Le crépage de chignons qu’on attendait depuis le début de la saison a enfin lieu et c’est un peu jouissif. C’est le gros cliffhanger de cette saison : elles se battent et on sent qu’un accident est sur le point d’arriver. Il n’arrive pas cependant, ce qui laisse la porte ouverte à toutes les fenêtres, comme on dit. La suite en octobre, tss.

C’est une fin de saison alors il nous faut un gros cas pour boucler celle-ci en théorie. Ce n’est pas du tout ce qu’on nous sert pourtant. On a une rockstar qui répète pour son prochain concert, mais rien ne se passe de vraiment grave. D’accord, toute son équipe technique est intoxiquée et fait un AVC, mais bon, tout le monde survit finalement. On a même un petit gag avec Blue qui s’avère être un ancien roadie qui sait que débrancher une machine peut la rebooter. Je veux bien y croire pour plein de choses, mais pas pour ce genre de machine.

La deuxième « intervention » de l’épisode n’en est pas une : Cam reçoit un appel d’une femme qui s’inquiète pour son amie qui pourrait être suicidaire. C’est effectivement le cas : l’amie en question a perdu son mari l’année précédente. À défaut d’avoir une vraie intrigue pour Camie dans cet épisode, on se contentera donc de cet appel qui fait écho à son propre deuil de son mari, mort trois ans plus tôt. Elle décide de partager sa vie avec cette inconnue au bout du fil pour trouver les mots qu’il faut pour la convaincre de ne pas sauter d’un pont.

Finalement, la femme sautera bien du pont mais sera sauvée par les autres actions de Cam qui a fait en sorte que des camions puissent la réceptionner. La suicidaire survit donc et peut révéler à l’opératrice qu’elle a regretté son geste au moment même où elle a sauté : c’est un retour d’expérience que les opérateurs entendent souvent et j’imagine que pour la prévention du suicide, c’est une bonne chose de nous le rappeler. On a un instinct de survie et personne ne souhaite mourir.

Du côté des intrigues expédiées dans cet épisode, il faut noter que Blue emménage finalement dans son propre appartement, avec l’aide de Taylor, qui roucoule toujours dans ses bras, et Roxxie, qui roucoule hors écran avec Elena parce que faut pas déconner, on ne va pas leur filer des scènes deux épisodes de suite. Les trois personnages sont complètement négligés par cet épisode final, je trouve, et c’est étrange de ne pas avoir prévu un plus gros drama et davantage de cliffhangers. On fera avec (et puis, je ne me souviens même pas du cliff de la série-mère, c’est dire).

Enfin, Ryan et Samantha sont de retour pour autre chose que les interventions du pompier après un ou deux épisodes sans progression. La grossesse de cette dernière avance bien : le couple apprend donc qu’ils attendent une petite fille qui semble en parfaite santé pour le moment. Malheureusement, on conseille aussi à Samantha de voir un oncologue. C’est mal barré.

Elle apprend qu’elle a probablement un cancer et qu’il faut faire davantage d’examens. Concrètement tout ça sert surtout à nous faire une fin de saison difficile pour Ryan : ils apprennent qu’il faudra peut-être faire un choix entre le bébé et Samantha. Si Ryan est évidemment prêt à sacrifier la fille qu’il ne connaît pas encore, Sam est déjà mère et refuse d’envisager l’avortement ; surtout que ça signifierait une opération la privant de pouvoir devenir mère. Cela m’a un peu gonflé que son argument en réponse à Ryan soit qu’il souhaite devenir père, parce qu’à aucun moment tu sacrifies ta vie pour le rêve de gamin de ton mec, mais j’ai autrement plutôt aimé le blabla larmoyant sur l’instinct maternel.

C’est moche de vieillir, que voulez-vous ? L’intervention qui voit les pompiers secourir une jeune femme qui, pour sauver son bébé, a arrêté à mains nues une énorme tondeuse conduite par un type en plein arrêt cardiaque, quitte à saigner de la jambe et se brûler les mains est superbe. La super-force des mamans, c’est un truc de fou qui a été documenté plein de fois. Cela fait un peu rêver et doit faire culpabiliser des femmes qui n’ont pas pu l’avoir quand les circonstances l’exigeaient, mais c’est chouette que ce bébé ne passe pas sous la tondeuse.

Bon, autrement, ça permet à Ryan de comprendre ce qu’est la détermination d’une mère – et celle de sa femme. Il rentre donc chez lui pour dire à Samantha qu’il la comprend et qu’il est prêt à la suivre dans son sacrifice si cela devait se produire… Ils arrivent encore à passer un bon moment à préparer la chambre de leur fille en riant et tout, mais le dernier cliffhanger de cette saison voit Samantha recevoir l’appel de son médecin.

Alors, cancer ou pas ? RDV en octobre.

En bref

La série est très loin d’être parfaite et cumule plus d’un défaut : rythme saccadé, interventions over the top, triangle amoureux insupportable, acteurs qui jouent souvent mal, épisodes en dents-de-scie… Non, vraiment rien ne va. Pourtant, je suis encore là après 18 épisodes, parce qu’il faut bien reconnaître que les twists permanents fonctionnent. Je suis fan de soap et c’est loin d’être le pire.

Concrètement, ça offre une bonne dose de divertissement ; même quand c’est n’importe quoi. Quand c’est le cas, ça me fait rire. Quand ça ne l’est pas, j’accroche à un personnage ou à une sous-intrigue, et hop. Cela dit, il faudra quand même que la saison 2 trouve un moyen de consolider tout ça, parce qu’il y a beaucoup de personnages dont on sait finalement peu de choses en cette fin de saison – et c’est dommage car c’est supposé être le cœur de la série.

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