Mrs Davis – S01E01 – Mother of Mercy: The Call of the Horse – 16/20

Je ne sais absolument pas quoi penser de ce que je viens de voir, parce qu’on débarque au milieu d’intrigues dont on doit deviner le début. La série a sa propre ambiance, en tout cas, ses propres délires aussi et ses enjeux improbables qui se dessinent au fur et à mesure de ce premier épisode. Il me laisse certes intrigué, mais je n’ai pas eu envie d’enchaîner sur le second pour autant. L’épisode semble partir dans tous les sens, en même temps, ça n’aide pas pour la critique et je finis par manquer d’énergie, moi !

Spoilers

Du Moyen-Âge à 2023, la série parle du Graal et d’intelligence artificielle.

You have been gone a decade, Mr Schrödinger. Is there anything you want? Just ask Her.

55 minutes. Bon, c’est un peu long pour un pilot, mais il y a toujours un petit côté excitant à commencer une nouvelle série. J’espère qu’elle sera géniale et me donnera ce que j’attends d’elle, même si je ne sais pas exactement ce que j’attends d’elle. Le début nous plonge en tout cas dans une ambiance inattendue, avec un retour au Moyen-Âge et à l’échafaud.

Vendredi 13 octobre 1307 | Robinson Crusoé ? | Reno | Le couvent dans le désert | Le restaurant | Les allemands et Wiley | L’école

Vendredi 13 octobre 1307

Bienvenue en France pour l’exécution des derniers membres restants des chevaliers de l’ordre du Temple, coupable d’hérésie, idolâtrie et non-respect de la foi. Cela fait beaucoup pour un Vendredi 13 octobre 1307 apparemment, et les chevaliers vont donc être brûlés en place publique, face à une foule en délire… et face à une femme bien stoïque. Ce n’est absolument pas ce que j’attendais comme première scène de série, et ça me rend perplexe. Je ne suis pas fan du manque de luminosité de l’épisode, pour l’instant.

Le lendemain de l’exécution la femme revient sur les lieux et se la joue Petit Chaperon Rouge, embarquant avec elle une botte de chevalier. Comment est-ce que tout ça va bien pouvoir nous mener à une intelligence artificielle ? La question se pose, mais j’imagine que le but est plutôt de nous introduire la religion et Sœur Simone. Ah, et le Saint Graal.

En tout cas, ça fait plaisir d’entendre du vrai bon français dans une série américaine – mais j’ai à peine pensé ça que certains accents canadiens se faisaient entendre. La série part alors dans un délire inattendue : la femme ramène sa botte dans ce qui semble être un couvent paisible mais qui est loin de l’être ! Des gardes débarquent en effet pour venir y chercher le Graal dans l’hilarité générale des sœurs présentes.

L’hilarité est de courte durée : l’héroïne de ce début d’épisode tranche la tête de l’homme venu mener cette inspection et nous déclenche une impressionnante bataille à l’épée. Allons bon. J’ai lancé Warrior Nun sans le vouloir ? On dirait, parce que les bonnes sœurs ont de la ressource pour tuer les hommes qui les attaquent. La scène était très sympathique… et m’a donné plus vite que prévu un point de Bingo Séries que je pensais vraiment ne pas marquer : un combat à l’épée.

Bon, les choses ne tournent pas en la faveur des combattants cependant : il semble y avoir à peu près autant de décès de chaque côté. Rapidement, il ne reste plus que l’héroïne et la femme la plus âgée, dont on découvre qu’elle s’appelle Ermengard. Seulement, pas de bol, Ermengard se fait alors tuer devant les yeux de notre héroïne, qui se retrouve seule protectrice du Graal. Elle doit l’emmener de l’autre côté de la mer… et on nous révèle alors que le Graal était un simple calice posé sur la table depuis le départ. Et ben !

L’héroïne part au loin avec et nous pouvons alors passer au présent, mais pas à Paris, obviously, comme ils nous le font remarquer.

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Robinson Crusoé ?

On se retrouve en effet sur une île déserte où un Robinson Crusoe semble vivre depuis une éternité. Nous arrivons pile à temps pour la fin de ses souffrances : il parvient à tirer un feu d’artifice. C’est parfaitement improbable, mais ça donne le ton de la série du côté de l’humour, entre ça et la tête coupée plus tôt, je crois que je commence à cerner le délire. Ce n’est pas sans me rappeler Preacher dans le style.

Je ne m’attendais pas à ça, mais ce n’est pas grave. Je découvre toute cette histoire avec intérêt pour le moment. Bref, le rescapé de l’île (hum, coucou Carlton Cuse !) est sauvé par un paquebot qui passait par-là. C’est l’occasion d’entendre encore une fois une nouvelle langue et d’introduire vraiment l’intelligence artificielle : je ne me suis donc pas trompé de série, ouf. L’IA n’est pas encore nommée qu’on sent déjà qu’elle est toute puissante, semblant apporter des tas de données sur l’ancien disparu.

Schrödinger, le bien nommé, a disparu pendant dix ans et semble surpris de découvrir que cela faisait si longtemps. En dix ans, le monde a bien changé : bien que la série nous présente une intrigue en 2023, on y apprend qu’il n’y a plus de faim dans le monde et que la paix est partout. L’Intelligence Artificielle semble avoir résolu tous les problèmes si l’on en croit la femme qui explique tout ça à Schrödinger. En fait, elle parle de l’algorithme et de l’intelligence artificielle comme s’ils étaient des divinités. On sent bien que c’est le cas à ses yeux, puisqu’elle utilise un pronom qui personnalise cette intelligence artificielle.

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Reno

On change encore d’ambiance, complètement, pour découvrir que pendant ce temps à Reno, il y a un homme qui se fait conduire en décapotable par une femme qui l’excite sans vergogne. Malheureusement pour eux, ils ont alors un accident de voiture à cause d’une vache qui passe par là de manière imprévue. La femme meurt sur le coup, se faisant décapiter (la marque de fabrique de la série ?), la police arrive aussitôt sur les lieux et l’homme leur révèle qu’il est marié, mais pas à la femme dans la décapotable.

Il cherche aussitôt à leur offrir de l’argent pour qu’ils oublient sa présence, mais son chantage est interrompu par l’arrivée d’une cavalière bien singulière : l’héroïne de la série, la vraie, cette fois. On sait déjà qu’elle s’appelle Simone et c’est intrigant comme tout. L’humour dont elle fait preuve apporte beaucoup de fraicheur a une ambiance qui pourrait être glauque, cependant.

Il faut dire qu’il n’y a rien de glauque finalement : la femme n’est pas vraiment morte, elle est dans le coffre de la voiture. La vache ? Elle n’existe pas, c’était une pancarte. Et les flics ? Des complices de la femme. Le trio voulait simplement se faire de l’argent sur le dos de ce pauvre homme et Simone casse leur plan.

Pour autant, ça ne semble pas les énerver plus que ça. Ils restent bien calmes et elle finit par s’en aller comme si de rien n’était. Soit. Elle repart à cheval, après avoir refusé un appel que l’homme reçoit sur son téléphone. Simone en profite pour souligner immédiatement que son interlocutrice est un objet au pronom neutre, pas une femme.

Soit. Dans la scène suivante, nous retrouvons Simone qui raconte tout ce qu’elle a vécu ce soir-là à un certain Jay. C’est lui qui lui transmet les noms des gens qu’elle va sauver, apparemment. Il est difficile d’avoir des réponses à toutes les questions qu’on se pose pour l’instant : clairement, nous arrivons en plein milieu d’un monde qui s’est établi sans nous.

Ils ont un patron, à qui Simone ne veut pas parler, elle a un père, tué par l’intelligence artificielle, et une haine de cette IA à qui elle ne parle pas, même si clairement cette Machine digne de Person of Interest a l’habitude de lui fournir des noms de gens à sauver – du moins, c’est ce que je pensais. En fait, on comprend au fur et à mesure de l’épisode que Simone s’est donnée pour objectif de traquer tous les magiciens et de les arrêter. C’est bien beau tout ça, mais on ne sait toujours pas qu’elle est bonne sœur ! C’est après une douche, permettant de voir ses cicatrices nombreuses, que l’on découvre son vrai quotidien.

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Le couvent dans le désert

C’est dingue comme ce personnage est intrigant. En tout cas, c’est désormais son anniversaire, mais elle refuse de faire un vœu (alors que la production a payé pour toute la chanson de son anniversaire quand même !) parce qu’elle a tout ce qu’elle veut dans sa vie. Ouais, elle a même une mère supérieure à qui avouer qu’elle a un homme dans sa vie, avec qui elle ne fait pas l’amour « au sens traditionnel » du terme. La scène est vraiment inattendue, mais l’humour passe bien avec le cheval de Simone qui s’amuse bien de la conversation et du fait qu’on veuille le nommer Bernard. Apparemment, en tout cas.

Tout ça est inattendu et je ne sais vraiment pas où l’on va dans le délire, mais on y va en tout cas. On découvre tout de même que la Mère Supérieure a un problème dont elle ne veut pas parler. Simone le remarque pourtant… mais bon, il est l’heure d’aller se coucher apparemment.

Le lendemain, la Mère Supérieure reçoit alors une visite totalement inattendue d’une amie qui débarque… En hélicoptère ? Elle lui montre son poignet comme si elle avait la marque de Voldemort et les deux décollent alors dans l’hélicoptère, après les dernières instructions de la mère supérieure. C’est tordu. Ce n’est que le début : la mère supérieure demande aux sœurs de veiller sur la confiture qu’elles doivent aller distribuer plus tard, comme s’il s’agissait de leur vie.

La distribution est toutefois interrompue par le désir d’une glace et de mangue d’une des sœurs qui voit des panneaux dans le désert menant tout droit à un vendeur. Un vendeur de glaces en plein désert ? Pas besoin d’être Simone pour supposer que ce soit louche. Cependant, il faut être elle pour comprendre que c’est l’intelligence artificielle qui s’est arrangée pour organiser une manière de savoir où était Simone et enfin lui parler. Simone refuse toutefois tout contact avec.

En représailles, toute la confiture explose dans le camion suite à un coup de chaud : un homme au loin utilise une loupe géante pour détruire la confiture et c’est tellement inattendu que c’en est drôle. On enchaîne sur une courte course poursuite entre Simone et l’homme, mais l’homme gagne grâce à la loupe qui finit par aveugler Simone… Voilà qui est fait.

De retour au couvent, les nouvelles ne sont pas plus glorieuses pour notre héroïne. Elle découvre en effet que le couvent a été vendu et que toutes les sœurs doivent le quitter. La Mère Supérieure a toutefois fait en sorte de trouver à chacune d’entre elle une reconversion, y compris à Simone. Cette dernière comprend toutefois que la Mère Supérieure a décidé de parler avec l’IA. Aller dans les Bermudes ne l’intéresse donc pas vraiment : elle refuse toujours de parler avec l’IA.

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Le restaurant

Simone est frustrée de la tournure des choses et reste donc dans le désert, après avoir dit adieu à son cheval, quand toutes ses sœurs s’en vont vivre de nouvelles aventures aux quatre coins du monde. Elle ne semble pas si affectée non plus pour quelqu’un qui vient de perdre son logement. Elle décide d’aller faire une pause dans un restaurant où l’IA la poursuit encore.

Ma foi, le ton de la série a été donné, mais leur IA est terrifiante : elle passe par n’importe qui pour parler à Simone quoiqu’il arrive. Dans ce restaurant, ça passe d’abord par une famille qui scrute Simone, puis par deux petites filles qui lui demandent de prendre une photo, avant de lui donner rendez-vous pour aller parler à l’IA.

Le veut-elle vraiment ? Ce n’est pas gagné… Mais qui sait, d’ici la fin de l’épisode, l’envie pourrait lui prendre ? C’est fort possible, parce que la vie n’est pas tendre avec Simone : elle n’a pas ses boulettes de viande dans le restaurant où elle est… mais c’est parce qu’en cuisine, il se passe d’étranges choses, avec un groupe d’allemands qui ont mis KO tous les cuisiniers. Je ne m’y attendais pas à celle-ci, pas plus que je ne m’attendais à la fléchette qu’elle se prend juste après.

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Les allemands et Wiley

Simone se réveille alors menottée face à ce groupe d’allemands improbables, qui insistent pour qu’elle leur révèle où c’est. Simone envisage qu’on lui parle de l’IA, j’imagine qu’il est plutôt question du Graal. Pour l’instant, nous n’en sauront pas plus. C’est juste perché comme histoire. Ils sont toutefois forts, ces allemands, parce qu’ils ont à disposition une télévision hertzienne qui leur permet de montrer une vision du cheval de Simone avec une bombe en guise de selle. Allez, la série a réussi à me faire rire… et la réponse inattendue de Simone aussi. Elle assure n’en avoir rien à faire du cheval.

Je ne la crois pas, mais elle m’a fait rire. En plus, c’est juste ce qu’il faut pour que le type s’approche d’elle et qu’elle lui file les menottes en récupérant le détonateur. AH. Simone est un peu magicienne elle aussi ? Elle a en tout cas le temps de prendre la fuite, pour mieux tomber sur le parking sur un type qui lui demande de monter dans sa camionnette. Humph, j’ai comme un doute.

Un motard débarque alors et Simone le reconnaît comme Wiley. On ne sait pas encore qui il est, mais elle, elle lui fait assez confiance pour partir avec lui plutôt qu’avec son premier sauveur, qui bossait pour Elle., l’IA. On part alors sur une course poursuite inattendue entre nos héros en scooter qui insiste pour appeler Simone Lizzy et les méchants en quad avec des filets.

J’imagine que l’on ne pouvait pas nous fournir une série sérieuse avec un synopsis pareil, mais de là à ce qu’on nous propose un contenu si perché, c’est improbable. Après, Wiley utilise clairement l’intelligence artificielle pour se faire plaisir et se la jouer limite à la Root. Vraiment, je pense beaucoup à Person of Interest : il sème leurs agresseurs en utilisant tout un tas de coups de chance improbables. On nous fait la classique de toutes les courses poursuites, mais on comprend bien qu’il doit être aidé d’une manière ou d’une autre pour que tout soit parfait quand il passe à travers le donut ou quand il manque de peu de se faire écraser par un train, mais en fait non.

Tout ça permet de mener Simone dans le désert où ils peuvent se planquer sous un faux rocher en attendant de semer définitivement les allemands. Incroyable, cette intrigue. Wiley lui promet alors qu’il fait partie de la Résistance, et qu’il résiste comme elle à l’Algorithme. Si je résume : les Allemands cherchent la même chose que l’IA, l’IA veut entrer en contact avec Simone pour retrouver cette chose (le Graal) et il y en a d’autres qui résistent à l’IA. Soit.

Tout ça est aussi perché, mais ça ne s’arrête pas là : Wiley tue malgré lui le cheval de Simone, en étant persuadé qu’il n’y a pas réellement de bombe autour de lui. C’est pourtant le cas, et c’est super triste, parce que Simone avait réussi à embarquer le détonateur avec elle pour éviter justement qu’il ne meure. Enervée, à raison, Simone fuit donc Wiley.

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L’école

Elle décide de retourner auprès de Jay, dont la boutique est inondée, allez savoir pourquoi. Assez vite, Simone comprend toutefois les mensonges de son ami : Jay indique alors qu’il essaie de la protéger. On le découvre magicien lui aussi, et il finit par lui donner le ticket qu’il a récupéré du carrousel. Nous ne saurons pas ce qui est écrit sur le papier, en revanche, parce que Simone le mange rapidement. Jay indique toutefois que c’est lié à l’IA, une fois de plus. Décidément, on ne s’en sort plus.

L’IA est toute puissante et elle veut parler à Simone. Pourquoi ? Mystère. Le rendez-vous est donné dans une école primaire en tout cas, alors Simone décide de s’y rendre pour en savoir plus. Sur place, elle tombe sur une maîtresse d’école qui semble totalement perchée et lui demande de s’asseoir sur un tapis. Simone y met toute la résistance qu’elle peut, mais bon, elle n’a pas vraiment d’autres choix que de suivre les instructions, de toute manière.

La maîtresse lui indique alors qu’elle sera le proxy de l’IA qui parlera à travers elle, une idée tordue que la série semble avoir à cœur. L’IA donne alors une quête à Simone, en insistant pour dire qu’elle est la seule au monde à pouvoir la mener. Ma foi, ça fonctionne bien cet épisode : en échange, l’IA promet à Simone de lui accorder un vœu.

L’actrice jouant le proxy est excellente en tout cas, j’ai adoré voir ses réactions à chaque fois et son constant regard vers son oreillette, comme si elle écoutait vraiment les répliques qu’elle allait devoir donner. Elle donne aussi un cadeau à Simone : une boîte dans laquelle se trouve une dame de cœur. Cela a apparemment une signification pour le personnage principal, mais nous ne l’avons pas encore. Bon, Simone a beau dire le jour de son anniversaire qu’elle ne veut pas faire de vœu, les choses ont vite changé : toute sa vie a été détruite par l’IA qui a pris un malin plaisir à tout casser autour d’elle.

Reste donc à Simone un vœu qui sera accompli quoiqu’il arrive. Sans trop de surprise, Simone demande à l’IA de s’autodétruire et de mourir. C’est tout ce qu’elle souhaite en échange de sa quête, si elle devait accepter une quête. Contre toute attente (pour Simone et la maîtresse uniquement), l’IA accepte. La maîtresse indique alors à Simone qu’elle doit localiser le Saint Graal. Les grimaces de l’actrice en disent long sur ce qu’elle pense de ce qu’elle dit, mais ça me fait bien rire. Trouver et détruire le Graal : voilà la quête de Simone. Si elle y parvient, elle sera débarrassée de l’IA. Aïe. Au moins, les enjeux sont clairement définis pour du plus long terme… mais qu’est-ce que je viens de regarder au juste ?

Ah, Mrs Davis, c’est le nom de l’IA – ou de la maîtresse, allez savoir. Heureusement qu’il y avait Betty Gilpin pour porter cet épisode : elle y est bluffante du début à la fin, et ça sauve la série pour le moment.

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Mrs Davis (S01)

Synopsis : Une religieuse s’engage dans une lutte impitoyable contre Mme Davis, une intelligence artificielle très populaire. Ma foi, ça ne s’invente pas.

Pour commencer, laissez-moi vous écrire que la vie est pleine de surprises. Non, la surprise ne sera pas tellement le contenu de cette introduction : j’ai une tonne de retard dans toutes mes séries et je choisis d’en commencer une nouvelle, ça, vous avez l’habitude ; ça doit faire deux ans que je l’écris en introduction de chaque article de saison 1 que je commence.

Cela dit, la surprise vient du fait que cette série tombe tout de même à pic pour deux raisons : en ce moment, il y a un Bingo Séries avec pour thème « Intelligence artificielle » et, ma foi, j’ai proposé sensiblement le même thème pour un épisode de podcast que l’on s’apprêtait à enregistrer au moment où j’ai écrit ces lignes – depuis, il a été tourné, c’est par ici que ça s’écoute. Promis, tout ça s’est fait sans que je ne connaisse la date de diffusion de la série et, à vrai dire, sans même que je ne songe à son existence.

Ceci étant dit, la série a tout pour me plaire a priori, à part ses quatre épisodes déjà diffusés trois jours après la date de lancement. Je déteste ce genre de diffusion, je me tue à le répéter, surtout quand il n’y a que huit épisodes dans la saison… Pourquoi faire ça ? Bon, si on met ça de côté, elle a la science-fiction pour elle, et j’adore les IA, elle a le côté religieux, alors que je manque d’Evil en ce moment, et elle a l’humour, apparemment. Ajoutons-y Damon Lindelof en co-créateur, et on s’approche vraiment d’une série que je ne peux pas manquer.

Ce n’est pas terminé : il y a aussi Betty Gilpin en actrice principale, et je l’adorais dans Glow donc je suis heureux de la retrouver. Il faut tout de même une ombre au tableau, l’autre co-créatrice de la série, Tara Hernandez, est surtout connue pour The Big Bang Theory et Young Sheldon, deux séries que je ne regarde pas mais dont je n’accroche pas tellement à l’humour. Espérons que la balance soit bonne tout de même.

Je me lance autrement dans la série sans rien en savoir de plus… mais c’est déjà beaucoup tout ça, non ?

Mrs Davis – S01E04 – Beautiful Things That Come With Madness – 17/20

Un brin moins what the fuckesque que l’épisode précédent, mais suffisamment quand même pour que je l’écrive plusieurs fois au cours de la critique, cet épisode quatre a réussi à me faire rire à plusieurs reprises tout en dévoilant toujours plus l’intrigue prévue pour cette saison. C’est hyper efficace, les gags s’enchaînent et le mystère…

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9-1-1 – S06E15

Épisode 15 – Death and Taxes – 16/20
Les sujets abordés dans cet épisode ne sont pas forcément évidents à traiter pour un scénariste… mais franchement, l’épisode s’en tire bien. On nous évite certains écueils redondants concernant le deuil et la mort, l’angle d’attaque est plutôt celui de la comédie pour les taxes, et l’ensemble finit par fonctionner bien comme divertissement. Simple et efficace, c’est un épisode que j’ai bien aimé.

Spoilers

Dans la vie, deux choses sont inévitables, et c’est sur celles-ci que se concentre cet épisode.


Is that why you ask so many innocent questions ?

Ah, super, cet épisode commence par nous montrer un homme qui est débordé parce que ses clients ont attendu le dernier moment pour faire leur déclaration d’impôts. C’est un joli moyen de me rappeler que je dois faire la mienne moi aussi, j’imagine. L’homme est en tout cas en train d’essayer de travailler lui aussi, mais ce n’est pas évident avec sa femme qui l’engueule de ne pas être capable de prendre le temps de venir voir ses parents.

En fait, l’homme est tellement préoccupé par sa conversation téléphonique qu’il ne capte même pas qu’il y a quelqu’un d’autre qui entre par effraction dans son bureau pour y foutre le feu. La scène était plus marrante qu’autre chose, même si je ne sais pas trop pourquoi ça m’a amusé de le voir rater à chaque fois la présence de cet intrus qui venait foutre le feu. Le pauvre intrus se fait finalement surprendre et sursaute, se foutant le feu par accident.

Pas d’inquiétude cependant, l’employé des impôts vient en aide à cet intrus et appelle la caserne 126 à temps. L’homme survit donc, et il va clairement le regretter. Il est gravement brûlé, a perdu une jambe dans l’opération si j’ai bien compris et va se retrouver en prison, probablement. Cela fait beaucoup… Cependant, ça n’empêche pas la victime de l’épisode de se remettre bien vite au travail, parce qu’il n’y a que deux choses inévitables dans nos vies (d’après Chimney et Buck) : la mort et les impôts. Ben super. Au moins, le titre de l’épisode est déjà donné comme ça.

La deuxième intervention de l’épisode ne se fait pas attendre non plus : on suit ainsi Athena mener une arrestation dans un quartier résidentiel tout tranquille. Elle vient aider à l’arrestation d’un homme qui a détourné les fonds de son association venant en aide aux SDF. Elle le retrouve aux toilettes, mais ne s’en inquiète pas plus que ça.

Elle aurait mieux fait de se demander ce qu’il y trafiquait. Pour moi, il a bouffé des preuves pour être sûr de s’en sortir avec une peine de prison moins lourde que prévue. On ne le saura pas immédiatement toutefois, parce qu’une fois dans la voiture avec Athena, l’homme perd connaissance. C’est pour ce genre de situation qu’il y a toujours deux flics dans les voitures de police, non ?

Athena est seule 100% du temps cela dit et ils n’ont jamais pris la peine de développer davantage le personnage. Ainsi, c’est elle qui se retrouve à devoir faire un massage cardiaque à l’homme pendant que Maddie lui envoie les pompiers. De manière surprenante, il ne s’agit pas de la caserne 126 pour une fois… Cela laisse Athena drôlement seule sur place et pour la suite. Elle cherche désespérément à comprendre ce qu’il s’est passé, culpabilisant de la mort de l’homme.

Bien sûr, l’enquête est en sa faveur : elle n’a absolument rien fait de mal et l’homme respirait encore quand il a été confié aux pompiers… Il n’empêche que cela la travaille. Elle en parle ainsi à Bobby, puis se rend à la morgue de l’hôpital pour essayer de comprendre ce qu’il s’est passé. On nous révèle qu’elle est pote avec la légiste, pourquoi pas, qui prend son repas au milieu des cadavres, ça tombe bien.

Athena obtient l’autorisation de regarder de manière officieuse le cadavre, au cas où ça puisse l’apaiser. A partir de là, c’est sans surprise que le corps n’est pas le bon. La manière officieuse devient forcément officielle, et l’enquête reprend pour retrouver l’homme qui n’est pas si mort que ça. Il me semble bien que l’acteur avait une tête un peu trop connue pour qu’on ne le revoit pas dans l’épisode.

J’aurais aimé qu’on nous sorte qu’il avait eu l’aide des pompiers inconnus pour que son bracelet d’épisode soit échangé avec celui d’un autre patient de l’hôpital, mais non, c’est finalement la flic qui a mal pu le surveiller, parce qu’un accident de bus a surchargé les urgences. Ils auraient pu nous faire une intrigue avec un accident de bus pour les pompiers, tant qu’ils y étaient.

Ce n’est pas le cas. À la place, ils nous proposent une enquête où l’homme a juste questionné Athena pour savoir quand retourner dans sa maison chercher l’argent. Grâce à ça, Athena sait précisément quand le retrouver et l’arrêter. Malheureusement, l’homme s’effondre à nouveau une fois au commissariat. Cette fois, il y restera, malgré les efforts d’Athena, puis de Ravi et Hen pour le ranimer. Grosso modo, la suspicion est qu’il meurt des suites de son overdose intentionnellement provoquée pour paraître mort deux jours plus tôt. Bon. Cela laisse un goût de trop peu, cette intrigue.

Nous reprenons ensuite le développement d’Eddie et Christopher dans cet épisode. Comme il est question de la mort, on nous sert une scène au cimetière pour qu’ils puissent voir la mère de Christopher. Je trouve ça bien que la série prenne le temps de faire ce genre de scènes : trop souvent, les personnages de séries meurent et sont totalement oubliés par la suite. Parfois, ils sont mentionnés… Mais aller les voir au cimetière ? Même Charmed ne l’a presque jamais fait (il y a bien l’épisode des furies, mais c’est un peu maigre) alors que bon, tout de même, ça aurait été justifié.

Autrement, j’ai bien ri de retrouver Chimney avec un tas de glaces dans cet épisode, parce qu’il y avait eu une promo dessus. Je ne l’imaginais pas forcément être du genre à dévaliser un supermarché pour cause de promo, mais c’était amusant de voir ça dans une série, pour une fois. Disons que ça ressemble à la vie pendant l’inflation galopante qu’on se mange en ce moment.

Chimney et Maddie ne sont pas rattrapés par la mort (heureusement), mais par la partie « taxes » de l’épisode : Maddie est angoissée de recevoir un courrier de l’IRS, parce qu’il n’y a aucune raison positive à recevoir un courrier de leur part. Chimney minimise autant qu’il peut pour la rassurer, jusqu’à ce qu’il trouve à son tour un courrier à son nom. Maddie et Chimney se mettent à stresser comme pas possible, ne comprenant pas ce qu’ils ont pu rater pour attirer l’attention du centre des finances.

J’ai trouvé que ça fonctionnait bien de les voir en couple comme ça et, à nouveau, je trouve qu’on ne voit pas assez les personnages se prendre la tête sur les impôts dans les séries. Je vais retenir ce surnom pour Chimney en tout cas : Papa Jail. Bon, de toute manière, ils ne peuvent pas faire grand-chose de plus que stresser. Chimney évoque donc ce qui lui arrive à la caserne et reçoit l’avis de tout le monde. Je suis content de voir que Ravi est toujours là, en tout cas. Je me demande pourquoi ils avaient dégagé l’acteur, franchement. Quant aux conseils que reçoit Chimney, ce n’est pas dingue : on lui dit qu’on ne peut pas échapper aux impôts et que tout le monde déteste ça de toute manière. Certes.

Finalement, la vraie raison est que tous les deux se sont déclarés à la tête de leur foyer et de la charge de leur fille. C’était plutôt amusant à voir, en vrai. J’ai beaucoup aimé voir Chimney stresser et se demander ce que tous les gens dans la salle d’attente faisaient là. Ce serait bien mon genre d’attendre comme ça, moi.

La conclusion de l’épisode sur cette intrigue est vraiment marrante, en tout cas : Chimney fait appel à l’homme du début d’épisode pour qu’il jette un œil à leur compte, parce qu’on leur dit de les refaire pour éviter la prison. Sa solution pour éviter les problèmes et faire des économies ? Chimney et Maddie devraient vraiment se marier. C’était surtout hilarant dans la manière d’être mis en scène.

Ce n’était toutefois pas exactement la conclusion : je pensais vraiment qu’on traiterait les conséquences dans un prochain épisode, mais non. On voit Maddie commencer à se poser plein de questions et en parler à Josh, se demandant s’ils doivent vraiment se marier. De son côté, Chimney semble vraiment le considérer : on le voit ainsi consulter le prix des bagues de fiançailles…

La troisième intervention de l’épisode est impressionnante et vraiment inattendue : on y suit un enterrement qui est interrompu par… une voiture qui détruit le mur de la chapelle en pleine cérémonie, on ne voit pas ça tous les jours. C’est une idée digne de la série, et bien sûr, ça fait plein de victimes. Le conducteur de la voiture, déjà, est un vieil homme qui ne comprend pas comment il est arrivé là. La femme qui parlait, ensuite, s’est tordue la cheville pour éviter la voiture. Et enfin, la femme dont c’était l’enterrement.

Ben oui, elle n’était pas morte : c’est un enterrement d’entraînement, en gros. C’est organisé par une doula de fin de vie, dont le job est d’aider les gens à accepter la mort. Ce genre d’enterrement avec la personne encore en vie est donc un moyen d’accepter au mieux ce qui arrivera inévitablement. Pour l’instant, ce qui est inévitable, c’est que Buck tombe totalement sous le charme de la doula. Et c’est réciproque, parce qu’un beau pompier qui s’est fait frapper par la foudre qui s’intéresse à toi comme ça, apparemment, ça ne peut qu’être attirant, n’est-ce pas ?

Tout ça m’a fait rire, mais pas autant que la manière d’embarquer la femme qui était au centre de l’attention pour cet enterrement… ou que le rencard entre Buck et la Doula. Ouais, on y a droit évidemment, mais finalement, ce qui semble attirer le plus la Doula, c’est l’expérience de mort de Buck. Il lui raconte tout son coma.

C’est vrai que ça fait un bon sujet de conversation avec cette Natalia. Buck finit par raconter son rencard à Eddie, en assurant qu’elle est différente des autres. Bon, ça règle la question de revoir Lucy (ou Taylor d’ailleurs ?) prochainement, j’imagine. Il raconte tout ça à Eddie alors qu’ils sont sur la tombe de la femme au faux enterrement, qui a fini par mourir à l’hôpital. Au moins, elle a eu l’occasion de revoir sa famille et ses amis avant.

La conversation entre Eddie et Buck est toutefois vraiment intéressante : on y découvre que Buck est revenu différent de son accident. Avoir frôlé la mort lui a donné envie de profiter bien plus de la vie. C’est une drôle de chose à évoquer devant la tombe de quelqu’un qu’on ne connaît pas vraiment, mais admettons.

Cela permet aussi à Eddie, en fin d’épisode, de changer de discours. Pendant l’épisode, il a assuré à sa mère qu’ils avaient le temps pour trouver un créneau afin de se voir… mais après tout cet épisode, il décide de profiter de l’instant présent et appelle sa mère pour être sûr de pouvoir la voir rapidement. Pfiou. Ca m’a rassuré : avec le placement de la scène en toute fin d’épisode, j’ai vraiment pensé qu’elle allait mourir, la pauvre. Tout les avertissements habituels des séries pour ça étaient là.

> Saison 6

 

9-1-1 – S06E14

Épisode 14 – Performance Anxiety – 16/20
L’épisode part dans absolument tous les sens, mais j’ai aimé qu’il propose grâce à ça du développement pour quasiment tous les personnages de la série. Chacun a son petit moment de gloire dans l’épisode, ce qui n’est pas toujours le cas, et la structure de l’épisode est vraiment sympathique. Alors bien sûr, il y a eu des intrigues qui ne m’intéressaient pas, mais c’est inévitable avec autant de personnages et d’interventions.

Spoilers

Crise d’angoisse et stress de ne pas être à la hauteur sont au rendez-vous.

 


You killed a baby. Again.

Le temps passe si vite que j’ai une semaine de retard, mais ce n’est pas grand-chose par rapport à mes habitudes avec cette série. J’ai l’habitude de les voir par trois les épisodes, et là, je n’en ai que deux. L’assurance de passer une bonne journée, non ?

Pas forcément quand l’épisode commence par se concentrer sur Eddie. Bon, j’exagère, ça va un peu mieux cette année avec lui… Mais il reste le personnage que j’aime le moins dans la série. Pour cet épisode, Eddie est appelé par sa tante pour s’occuper d’un problème de plomberie. Du moins, en théorie. En pratique, elle lui organise un rencard en sa présence et en présence de la tante de sa nouvelle prétendante.

Ah, l’angoisse quand la famille s’en mêle. En vrai, tout part d’une bonne intention, évidemment, mais en 2023, c’est dingue de se dire que des tas de famille continuent de faire ça. J’ai l’impression que ça fait trente ans que je vois des séries proposer l’intrigue avec des personnages qui détestent cette méthode mais finissent par accepter d’aller en rencard parce que leur famille l’impose. Cet épisode fait de même avec Eddie.

Il a beau s’en plaindre à ses collègues à la caserne, il décide d’accepter de s’y rendre. Inévitablement. Et le rencard se passe à merveille, comme toujours : il stresse de devoir être à la hauteur de ce que les tantes attendent… Mais en fait, son rencard aussi n’est pas ravie de l’idée de sa tante, qui est habituée d’essayer de la caser avec la ville entière. Elle propose donc à Eddie de se mettre d’accord sur les mensonges qu’ils raconteront pour expliquer qu’ils ne se revoient pas malgré un rencard qui les met en valeur l’un et l’autre auprès des tantes.

Le truc, c’est que comme toujours dans ces cas-là, Eddie se rend compte que la femme lui plaît, en fait. C’était trop prévisible pour être amusant – ou alors, c’est parce que je déteste Eddie que l’intrigue m’a blasé. Il est possible qu’avec un autre personnage, ça serait mieux passé… mais j’en doute. En plus, le voir se morfondre de ne pas avoir eu de chance pour se présenter sous son meilleur jour à elle car elle s’est cassée immédiatement, ça l’énerve.

Ce n’est qu’en toute fin d’épisode qu’on y revient vraiment cependant. Eddie raconte les mensonges prévus à sa tante qui est étonnamment compréhensive et lui rappelle qu’on n’est jamais prêt à tomber amoureux de toute manière. Au passage, il découvre que sa tante a été mariée pendant deux ans avant son mari actuel. Bref, ça fait prendre conscience à Eddie qu’il n’a pas envie que la vie se déroule sans lui. Allons bon, il avance.

La première intervention de l’épisode n’était pas dingue, je trouve, parce qu’on y passe bien peu de temps. Il y a aussi que l’accident est largement mérité pour la victime : elle engueule son employée, ancienne collègue, de perdre trop de temps avec les sécurités des machines. Bien sûr, elle finit elle-même dans un accident avec la machine en question… Et encore, un accident… on dirait bien qu’elle fait exprès de foutre son bras dans la machine au moment où elle fonctionne. Sérieusement, quoi, elle SAIT que la machine est en marche, dans quel monde serait-elle assez rapide pour récupérer ce qu’elle a fait tomber dedans ?

Bref, elle est rapidement sauvée et nous n’en reparlons plus pour le reste de l’épisode. La seconde intervention était plus intéressante, je trouve, parce qu’il s’agissait d’une intervention uniquement au téléphone. J’adore Maddie et ça me fait plaisir de tomber sur ce genre de scènes où tout se déroule au téléphone et où on nous montre à quel point décrocher le téléphone dans un centre d’appels peut être incroyablement stressant. Bon, bien sûr, la vérité, c’est que 95% des appels doivent plutôt se terminer en « voici le numéro d’un médecin » pour traiter une grippe ou une gastro, certainement pas en appel aux enjeux aussi importants que ce à quoi fait face Maddie un épisode sur trois.

Il n’empêche que la question de vie ou de mort du jour n’en était pas une, justement : Maddie doit simplement rassurer un adolescent qui fait une crise d’angoisse avant une audition. Bon, la série s’est transformée en Glee sans crier gare quand l’ado s’est mis à chanter avec Maddie, mais au-delà de ça, l’idée était sympathique. Ce n’était pas sans rappeler Grace dans 9-1-1 Lone Star qui a aussi dû chanter pendant un appel, mais wow, Jennifer Love Hewitt a une très jolie voix.

La chanson est sympathique en plus et elle lui reste en tête pour la fin d’épisode où elle chante aussi avec Chimney pour leur fille. Mignon tout plein.

J’ai eu énormément de mal à regarder la troisième intervention. Le bodybuilding est un truc qui me dégoûte plus qu’il ne me fascine, et je ne saurais pas expliquer pourquoi. En plus, je m’attendais au pire avec l’accident à venir et la série a bien pris tout son temps à nous mettre en scène ce qui allait nécessiter l’intervention des pompiers.

Finalement, c’est à peu près ce que j’en attendais : un muscle finit par éclater et révéler que le père de l’homme qui gagne la compétition de bodybuilding était en fait un tricheur… alors que jusque-là, il était vu comme une légende. Le fils est dépité de voir que son père trichait, la foule aussi et ça complique un peu l’intervention. Heureusement, super-Athéna est là pour calmer tout le monde en les menaçant de les arrêter au micro. Jamais vu une foule se taire aussi vite… vraiment la série me vend toujours du rêve quand il est question de nous montrer l’autorité naturelle d’Athena. Si ça pouvait être si simple !

Bref, tout est bien qui finit bien dans cette intrigue, si ce n’est que le fils ne retrouve jamais ses habits, le pauvre. Le fils refuse finalement le trophée, parce que de toute manière, il le voulait pour son père et désormais, bof. Mouais. Il l’a gagné quand même et s’était foutu une pression de dingue, alors il aurait dû le garder.

Au cours de l’épisode, Bobby organise aussi des entretiens individuels en tant que capitaine. Je pensais que ça aurait plus d’importance que ça n’en a finalement dans l’épisode. Eddie passe le sien à se morfondre sur son premier rencard expéditif, alors apparemment le boulot n’a pas tant d’importance que ça dans cette caserne.

Ils sont tous beaucoup trop potes pour respecter encore une quelconque hiérarchie, j’imagine. C’est bizarre, je la trouve plus respectée et efficace dans Station 19, sans comprendre pourquoi. Inutile de dire que dans 9-1-1 Lone Star, la différence d’âge suffit à créer un bon rapport de hiérarchie… mais dans cette série, ce n’est pas ça.

Chimney y va tout confiant, mais ça ne se passe pas aussi bien que ce qu’il souhaitait. Comme son leadership n’est pas exceptionnel, Bobby décide de renvoyer son pompier à l’académie pour le remotiver. C’est du grand n’importe quoi quand on connaît leur amitié… mais c’est probablement ce que n’importe quel chef ferait.

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’académie, Chimney retrouve Ravi. Le bleu des saisons précédentes dont j’avais oublié l’existence est de retour dans la série, c’est une bonne chose. Bon, le but de Bobby en renvoyant Chimney à l’académie est assez clair, contrairement à ce que dit Chimney à Ravi : il souhaite voir Chimney prendre de l’assurance en leadership.

Cela tombe bien, il y a plein de recrues qui attendent son aide, et notamment Novak, un jeune futur pompier très prometteur. Il est le seul à réussir le premier exercice proposé par Chimney, qui consiste à sauver un bébé des flammes. Cependant, Chimney repère aussi que Novak a possiblement le vertige. Il décide donc de le tester ainsi, et l’exercice se déroule mal. Novak se fige en plein milieu du mur d’escalade, la recrue qui est à ses côtés essaie de jouer les héros et finit par s’éclater au sol (j’ai mal pour son épaule) et Chimney est obligé de l’aider à descendre.

Les rêves de Novak vole en éclats… mais ce n’est pas si grave : Chimney le repère capable de gérer très bien la pression et de supporter qu’on lui crie dans l’oreille. Il lui donne donc le contact de Maddie pour en faire une nouvelle recrue du centre d’appels. Je réitère ce que j’avais déjà dit en début de saison : j’aime bien l’idée de suivre un nouveau personnage au centre d’appels, c’est vraiment la partie que je préfère dans la série. Plus il y en a, plus on a de chances d’avoir des scènes, alors ça me va ! On verra si Novak deviendra un personnage récurrent… mais j’en doute.

En effet, Chimney essaie de comprendre aussi pourquoi Ravi reste instructeur à l’académie quand il pourrait être pompier ailleurs, et c’est clairement le but de l’épisode. À mes yeux, instructeur, c’est un bon job, non ? Apparemment, c’est mal vu dans la série.

On découvre donc que Ravi s’y planque pour ne pas avoir à faire face à des interventions difficiles. Il a dû sauver les personnes d’une voiture suite à un accident : un père et ses deux enfants. Malheureusement, il n’a pu sauver que le père et un des enfants, quand le deuxième enfant est mort. Ce qui le hante, ce n’est pas le petit qui est mort, mais… le père qui voulait tuer ses enfants et qu’il a sauvé.

Effectivement, c’est violent… Mais de là à gâcher toute sa carrière ? Nope. Chimney nous ramène Ravi à la caserne. J’espère qu’on le verra plus souvent, à nouveau. Ceci dit, j’espère encore le retour de Lucy qui a disparu du jour au lendemain, hein. Je ne sais pas, une cheville cassée, ça ne justifie pas de disparaître si longtemps. En plus, j’aimais vraiment beaucoup le personnage, peut-être aussi parce que j’adore l’actrice.

Il faut encore que je revienne aux entretiens à la caserne. Celui de Buck se passe plutôt bien, même s’il est forcé de convaincre son capitaine d’arrêter d’être trop sympathique avec lui et de le laisser s’en tirer de tout suite à son accident. Il le regrette vite quand ça se retourne contre lui, avec Bobby lui demandant de lui renvoyer l’ascenseur et de lui faire son évaluation.

Oui, c’est l’obsession de Bobby, allez comprendre pourquoi. L’épisode garde toutefois Hen en dernier entretien, et tout s’y passe bien. Hen finit par en parler avec Athena, n’appréciant pas de voir que Bobby a tout fait pour la mettre en confiance et parler d’honnêteté, juste pour qu’elle soit obligée de lui faire des commentaires. Elle noie toutefois le poisson face à Bobby, puis finit par se confier à Athena sur un tout autre sujet : le père de son fils qui lui fait peur maintenant qu’il est de retour dans sa vie. Je ne m’attendais pas à ce que cette intrigue soit traitée dans l’épisode, franchement, et ça a plutôt bien marché.

C’était logique de toute manière : on est sur tout un épisode qui nous montre le stress de devoir faire face à une performance. La sienne est d’accueillir le père de son gamin chez elle, et la conclusion fonctionnait plutôt bien, de même que la conclusion de l’épisode était chouette. On y voit Chimney tenter de donner son avis à son capitaine, mais être interrompu par l’alarme de la caserne.

Son avis ? Il aimerait que Bobby arrête de tout transformer en devinettes et en jeu… mais Bobby trouve ça trop fun pour arrêter, apparemment.

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