Riverdale – S06E15

Épisode 15 – Things That Go Bump in the Night – 14/20
La série continue d’inventer de nouvelles règles indiscutables et de nouvelles explications improbables à chaque épisode, mais ce n’est même plus si choquant. C’est un peu comme l’absence de logique dans la série, on s’y fait et ça n’empêche pas d’aimer l’ambiance et tout un tas d’autres petits trucs perchés. En plus, les différentes intrigues de l’épisode se croisent plutôt bien pour une fois, alors j’ai eu ce que je venais voir.

Spoilers

Percival veut détruire Pop’s.

– This is all starting to make sense.
– Is it ?

Contre toute attente, ni les scénaristes ni Cheryl n’ont oublié Tony… Mais il n’empêche que nous retrouvons la rousse en plein flirt avec son ersatz de Geraldine. Qu’est-ce que c’est que ces lunettes, franchement ? Le flirt passe toutefois par l’évocation de la mort de la mère d’Heather et par une idée saugrenue de Cheryl qui souhaite monter une bibliothèque. Pourquoi pas ?

Les scènes entre elles s’enchaînent un peu trop rapidement au cours de l’épisode. Comme elles sont supposées avoir plein de travail avec la bibliothèque, elles prennent le temps d’un petit tirage de tarot. Tout semble bien parti pour l’amour entre elles… jusqu’à ce qu’elles découvrent la carte de la Tour, qui est un sombre présage pour le futur. Youpi.

Toni est donc présente dans l’épisode, une fois de plus. Nous reprenons avec elle l’intrigue de Baby Anthony que Kevin veut adopter… Bon courage à Fangs et Toni pour le coup : ils sont membres d’un gang et ont un passé de criminels, ce ne va pas être facile de garder leur bébé.

Tabitha est de retour dans cet épisode. Je me demande vraiment selon quelle cohérence les scénaristes ont décidé de la caser ou non dans les épisodes de la saison, mais j’aime vraiment le personnage. Son obsession du moment est de sauver Pop’s de Percival quoiqu’il arrive : elle propose ainsi à Archie (pourquoi ?) son plan le plus incroyable et merveilleux qui soit ! Elle compte ainsi démonter Pop’s pour le reconstruire ailleurs, dans un lieu plus sûr.

Elle en parle à Archie parce qu’il est à la tête d’Andrews Construction toujours. Archie est bien content de pouvoir offrir un job à ses anciens pompiers, potes de gymnase et Fangs. J’arrête de suivre la cohérence des projets professionnels de ces personnages qui ont des CV vraiment hallucinants. Bien sûr, Fangs est dans le coup parce que ça l’aide à redorer son image pour un juge encore hypothétique chargé de confier Bébé Anthony au(x) meilleur(s) parent(s).

Le chantier de cette idée extrêmement débile débute extrêmement rapidement : c’est le moment parfait pour voir Archie torse nu, non ? Eh bien, non, tout le monde garde ses vêtements comme dans le monde réel. Pire que ça, ils ont tous t-shirt et chemises. Le chantier avance, évidemment, mais il y a encore du mystère quand des objets se mettent à bouger et se détruire seuls ou quand Percival apprend ce qu’il se passe… et vient débaucher les hommes d’Archie. Le premier à accepter de bosser pour le maire ? Fangs, évidemment : on lui propose un contrat à long terme, c’est plaisant.

Les choses empirent encore le lendemain matin : alors qu’ils avaient vidé tout le restaurant dès le premier jour, ils reviennent pour mieux découvrir que leur camion est vide. Tout Pop’s est de nouveau installé comme au bon vieux temps.

C’est amusant à imaginer dans la vraie vie, mais bon, dans la vraie vie, ils ont juste tourné tout ça dans le désordre. Dommage, tout de même. Le second jour voit aussi un accident de travail étrange, avec une électrocution provoquée par un jukebox qui s’allume tout seul. Tabitha accuse bien sûr Percival de tous les maux, pour finalement se rendre compte que la réalité est ailleurs : Pop’s est hanté par les fantômes du passé, tout simplement. Ce sont eux qui font tout pour que le restaurant reste en place.

Alors qu’Archie voit tous ses employés décider de le quitter pour bosser avec le nouveau maire, Toni découvre que Fangs travaille pour Percival et elle n’aime pas du tout l’idée. Elle a encore une once de jugeotte, c’est vraiment inattendu. Et plutôt bienvenu, j’imagine, parce que ça manque vraiment dans la série ; particulièrement dans cet épisode.

En attendant, Tabitha fait appel à Cheryl pour tenter de comprendre ce qu’il se passe à Pop’s avec les fantômes qu’elle a réussi à voir un instant. Cheryl débarque donc au restaurant avec Heather et à elles deux, elles parviennent à invoquer des esprits qui ont toutes les réponses dont la série a besoin en ce moment. Si ça fait plaisir d’avoir un fil rouge cette saison, tout est tellement raconté dans tous les sens que ça en devient drôle.

La série nous invente donc de nouvelles règles qui n’ont aucun sens : les fantômes de Pop’s ne veulent pas que le restaurant soit détruit car ils doivent être témoins du combat final. Pourquoi ? Mystère. S’ils ne le sont pas ? Percival gagne, évidemment. C’est pour cela qu’il veut détruire le restaurant, pour cela mais aussi pour construire le train fantôme qui, d’après Heather, permet à son conducteur (Percival donc ?) de dominer le monde des vivants et des morts. Comment elle le sait ? On s’en tape apparemment. Est-ce que ça veut dire quelque chose ? D’après Tabitha, tout ça est clair. D’après Cheryl, non. Merci Cheryl.

Comme toujours, il faut toutefois accepter les réponses qu’on nous donne. Tabitha propose alors aux fantômes de démonter quand même Pop’s mais de se dépêcher de le remonter – même si on ne sait toujours pas où. Cela évite à leur ether de se disperser… C’est logique, non ?

Non, mais bon, elle a trouvé une solution : elle décide d’installer tout le matériel de Pop’s à l’El Royale, pour que ça puisse préserver les fantômes. Voilà donc l’El Royale qui se retrouve hanté par Pop’s, tandis qu’Archie, lui, trouve une solution avec ses employés. Il se réconcilie avec son oncle qui accepte de se faire passer malade (lui… et tous ses collègues ??) auprès de Percival pour aider son neveu à sauver le diner. Merveilleux. Tout est bien qui finit bien ? On dirait.

Archie peut ainsi passer une jolie soirée à embrasser Betty. Elle aussi a plein de choses en cours dans l’épisode, pourtant, évidemment. Betty a découvert un énième secret de famille glauque dans l’épisode précédent, avec sa mère complice de meurtre… et elle le raconte aussi à sa collègue du FBI qui semble elle aussi être sortie tout droit d’un campus universitaire. La collègue hurle à la tension lesbienne en plus – retenons son nom : l’agent Drake, Jillian, qui souhaite enquêter sur le tueur du sac poubelle. Allez, ce sera elle donc.

Une fois qu’elle a fini de séduire malgré elle sa collègue, Betty décide de débarquer chez Archie (qui a de nouveau un chien, pourquoi pas ?) pour lui demander d’emménager chez lui. Voilà qui va sacrément vite. Même si Betty décide de vivre chez Archie, elle rentre tout de même chez sa mère pour récupérer des affaires. Les scénaristes nous ressortent de nulle part l’existence des jumeaux de sa sœur, histoire de nous fournir un Caramel 20 : Butterscotch, le chat tout nouvellement offert par Alice aux jumeaux.

Le problème ? Betty se rend compte que son neveu a envie de faire du mal à son chat, parce qu’elle lit son aura maléfique. Elle récupère le chat avec elle (Bingo, le chien, sera ravi ?) et l’éloigne de Dagwood (encore un dont j’avais oublié le nom). Plutôt que de parler de ce qu’il se passe de manière logique à Archie (ou même Veronica, d’ailleurs), elle décide de se confier à… Jillian.

Cela n’a aucun sens, mais ça m’amuse tout de même que Betty soit assez débile pour confier son secret à une nouvelle collègue si rapidement. Et bien sûr, Jillian est de bons conseils, proposant que les jumeaux soient simplement testés pour voir s’ils ont le gêne du serial killer. Le but est de comprendre la vraie menace qu’ils représentent ainsi que de savoir pourquoi Betty ne détecte pas d’aura chez le tueur des Sacs Poubelles. Elle n’en voit pas non plus autour de Jillian, comme c’est étrange.

Le test finit par montrer que c’est Juniper qui a le gène des serial killer, laissant Betty supposer qu’elle ne voit finalement pas les aura de ceux ayant ce gène. Partant de là, elle décide de faire le test sur tous les gens dont elle a vu une aura… Ce qui est débile ? Pour prouver son truc, il serait plus simple de trouver des serial-killers et de tester la théorie, plutôt que de faire l’inverse. En tant qu’agent FBI, ça ne doit pas être si difficile.

Pourtant, elle ne semble pas avoir cette idée… C’est inquiétant, franchement. C’est inquiétant aussi qu’elle ne se rende pas compte que Jillian essaie vraiment de la mettre dans son lit, hein. Au moins, c’est à peu près bien joué, contrairement à Alice : elle débarque dans les locaux du FBI pour engueuler sa fille qui lui a retiré les jumeaux. Concrètement, elle a décidé de les kidnapper ? Je veux dire, elle a beau être du FBI, c’est de ça qu’il s’agit, non ? Tout le monde s’en fout de toute manière : le but est juste que Betty perçoive l’aura dangereuse de sa mère, ce qui met à mal sa théorie, puisque sa mère aussi a le gène du serial killer normalement.

Pour ne rien arranger à ses affaires, Betty confie aussi à Jillian, sa nouvelle meilleure amie, en toute fin d’épisode qu’elle a vu l’aura « chez quelqu’un d’autre avec le gène ». Elle-même. Mais… Pour qui est-elle un danger ? Tu parles d’un cliffhanger !

Autrement, cet épisode essaie de trouver une occupation à Jughead. Ce n’est pas évident, mais la série sait tirer tous les cheveux possibles pour y arriver : Veronica lui propose en effet de jouer les médiums dans son casino. C’est gagnant-gagnant : ça redonne de la pub à son casino en perpétuelle faillite et ça permet à Jug de se faire un peu d’argent.

Allez, en vrai, ça fonctionne et c’est une suite logique des intrigues en cours. On oublie un peu le poison de Veronica dans cet épisode pour se concentrer sur le talent de Jug, comme ça. Le problème, c’est que Reggie assiste à tout ça et décide d’aller faire chanter Veronica. Il est content de se dire que ce chantage pourrait lui rapporter gros : il menace de dévoiler ce qu’il sait de ce qu’elle a fait à son père pour récupérer sa part de l’arrangement entre Jug et Veronica.

Oui, apparemment, ça rapport très gros ce genre de tour de magie. C’est tellement n’importe quoi que ça me fait rire de voir Veronica complètement flippée. Elle demande ainsi à Jug d’effacer les pensées de Reggie… Allons bon. Cela paraitra évidemment à n’importe qui ayant vu la série jusqu’ici (ou lu une seule de mes critiques) que c’est évidemment ce qu’il se passe.

C’est dommage : cette histoire de pouvoirs, j’adore, je trouve que ça peut vraiment servir pour plein de raisons et nous permettre d’avoir des intrigues chouettes… mais c’est trop développé n’importe comment, parce que c’est Riverdale. Bref, Reggie perd donc la mémoire quand Jug déchire quelques pages des comics de ses souvenirs, mais il sait tout de même que quelque chose est arrivé.

Cela énerve clairement Reggie qui finit par s’en confier à Percival. Celui-ci découvre donc le renforcement des pouvoirs de Jug, alors qu’il est aussi sur le point d’apprendre qu’Archie est de nouveau invulnérable. En effet, Betty découvre que Frank ment à son neveu et a de mauvaises intentions, ce qui mène à une confrontation entre Archie et son oncle. Et l’oncle est vraiment devenu méchant : il est prêt à détruire tout Pop’s (mais d’où ça sort ?) et à se battre contre Archie pour arriver à ses fins. Il est toutefois obligé de battre en retraite.

Finalement, Pop’s et les esprits s’installent donc à l’El Royale, et ça fait plaisir à Pope. Tout va bien, quoi. Tout va bien aussi pour Cheryl : elle s’assume comme sorcière auprès d’une Heather qui déclare l’être et lui montre même ses dons pour allumer les feux. Eh, elle a même ravivé les flammes de la passion entre elles apparemment !

 

Compteur d’Archie à poil : Il a eu des occasions, mais il ne fait plus tellement d’efforts !

Grey’s Anatomy – S19E16

Épisode 16 – Gunpowder and Leads – 17/20
Quelques retrouvailles émouvantes, des dynamiques encourageantes pour certains, des intrigues qui fonctionnent, mais l’atmosphère finit par devenir pesante… Bon, c’est entièrement volontaire au moins. J’ai presque hâte d’être à la fin de saison – et à la saison prochaine – pour voir ce que ça donnera par la suite maintenant, car on commence à avoir fait le tour de ce qu’il y avait à dire cette saison. Non ?

Spoilers

Addison revient une fois de plus et elle sauve ses amies, l’hôpital et l’épisode.


Kill ‘em with kindness, Miranda. I just wish that I could kill them with the truth.

Je poursuis ma soirée à Seattle, parce que… ben parce que, en fait, c’est toujours ce que je fais après un épisode de Station 19, non ? En plus, bizarrement, c’est un crossover. Oui, là où la semaine dernière on avait ce qu’il faut pour faire un crossover intéressant avec Jack, les scénaristes choisissent de nous ramener une fois de plus Ben dans cet épisode. Après l’incendie dans lequel il a du laisser malgré lui un homme mourir (alors qu’il avait promis de le soigner), le voilà qui débarque à l’hôpital pour veiller au chevet de celui qu’il a pu sauver.

C’est encore un matin compliqué pour les internes. Ils sont clairement en retard et épuisés, comme toujours, mais ça ne les empêche pas de faire semblant d’être en pleine forme (pour Mika) ou de s’occuper du mariage de Simone (pour Lucas qui a les pires cravates du monde). De son côté, Kwan propose à Jules de venir checker avec lui un bar qui vient d’ouvrir à côté de chez lui. Elle le rembarre toutefois, parce que ça ressemble trop à un rencard selon elle et qu’elle n’a pas envie de passer du temps avec lui. Prends toi ça dans les dents, Kwan, elle n’aime pas les relations amoureuses, tu devrais le savoir, tout de même.

J’ai de la peine pour lui, un peu, mais bon, j’adore le personnage de Jules pour ça. Elle n’aime pas l’amour et c’est bien de voir ce genre de personnage de temps en temps. Espérons qu’elle reste longtemps dans ce mood, pour coller à la réalité de ce genre de caractère. La pauvre n’est toutefois pas servie dans l’épisode, avec un patient qui est fou amoureux. En effet, Levi s’occupe de Matt un patient qui a pris un coup de sabre. Il fait du LARP – du jeu de rôle donc – et j’aurais aimé voir le combat pour marquer un point de Bingo qui commence à me paraître compliqué vu les séries que j’ai en stock.

Bref, j’ai perdu de vue mon objectif de paragraphe en cours de route : le patient s’est battu pour déclarer son amour à sa princesse, ce qui énerve bien Jules, mais qui fait rire Lucas. J’aime bien ce duo d’internes, on a peu eu l’occasion de les voir interagir, mais ils sont radicalement opposés. Et quand il s’agit de s’occuper d’un patient comme ça, ça fonctionne toujours très bien d’avoir des points de vue opposés. La série peut se permettre plein d’humour autour de ce joueur de LARP qui veut quitter l’hôpital au plus vite pour aller confesser son amour à une princesse dont il ne connaît même pas le vrai prénom.

Le patient est un peu attachant, on ne va pas se mentir, et ça rend frustrant ce qu’il se passe ensuite : il fait un arrêt cardiaque en présence de Lucas et Jules, parce qu’il n’arrive plus à respirer. Putain, pour un combat à la fausse épée, c’est con quand même. Comme il ne parvient plus à respirer, Lucas finit par être obligé d’intervenir sur lui-même sur la gorge du patient.

On a l’habitude de ce genre d’intrigues, mais cette fois, c’est vite évacué, avec juste Levi engueulant Lucas et Jules d’avoir fait la bonne chose. Le patient est finalement sauvé, la princesse Astrid débarque à l’hôpital dans l’espoir d’avoir de ses nouvelles et la romance plane à nouveau dans l’hôpital. Tellement, en fait, que Lucas comprend qu’il ne pourra pas être le témoin de Simone à son mariage. Il demande à Jules de prendre sa place, ce qu’elle finit par accepter, en lui laissant toutes les pires tâches médicales possibles.

Cela dit, ça ne lui soignera probablement pas le cœur en fin d’hôpital quand elle verra Kwan se barrer avec une infirmière plutôt qu’avec elle. On sent bien qu’il y aura à creuser ce personnage par la suite : elle avoue notamment à Lucas, au cours de l’épisode, qu’elle a fini dans ce programme au rabais parce qu’elle avait foiré un examen par amour d’un type qui avait finalement choisi sa meilleure amie plutôt qu’elle.

Ailleurs dans l’hôpital, Mika se retrouve à bosser avec Richard. C’est l’occasion de nouvelles scènes réussies pour Mika, qui enchaîne ses deux boulots. On la voit essayer de regagner de l’énergie comme elle peut pendant tout l’épisode, tout en continuant d’être un vrai larbin : Richard et Owen l’envoient chercher Amelia chez elle, alors qu’elle était en train de déprimer. Oui, oui, on l’envoie harceler sa supérieure sur son jour de congé… C’est un magnifique hôpital.

Pourquoi Amelia est-elle si nécessaire ? Parce que le patient a une balle coincée dans le corps et qu’elle est la seule à pouvoir la retirer d’après Owen. Faut pas se rendre indispensable comme ça, apparemment.

Contre toute attente, Addison est de nouveau retour dans la série. Je pensais qu’après son dernier épisode, elle était partie pour un bon moment, mais quel plaisir de la retrouver une fois de plus. J’aimerais bien qu’on nous refasse une série sur elle, vraiment. En attendant, il faut se contenter de multiples scènes avec Bailey, histoire de voir leur amitié continuer de se développer.

Ainsi, Bailey était censée avoir un nouveau numéro, mais elle continue d’être harcelée sur son téléphone. C’est bien de pouvoir en parler à Addison, parce qu’elle a eu l’occasion de vivre cet enfer elle aussi. J’aime aussi que la série prenne le temps de nous montrer que malgré leur amitié, une distance s’était installée entre elles à un moment, au point de voir Addison découvrir la crise cardiaque de Bailey seulement aujourd’hui.

Oui, l’absence d’Addison lui a fait manquer plein de choses, mais même en étant de retour tous les deux épisodes, elle rate encore plein d’éléments. Ainsi, elle croise par hasard Amelia pour mieux découvrir que son amie – ex belle sœur, sœur, comme vous voulez – est au plus bas dans sa vie, une fois de plus. En fait, elle est loin d’être au plus bas quand on y réfléchit, mais elle ne va pas bien, à force d’être abandonnée par tout le monde. C’est sûr que toute sa vie vient de s’effondrer en un mois.

Cela nous ramène une Amelia que j’aime bien parce qu’elle me fait rire, mais que je déteste car ça signifie qu’elle va super mal : elle est horrible avec tout le monde. Bon, pas Addison, évidemment, mais elle est odieuse avec Owen (yay !) et Winston. Ce dernier ne mérite pas tellement de se prendre en pleine face la haine d’Amelia – je comprends pourquoi il est une cible facile pour elle, étant donné que c’était le mari de Maggie, mais bon, Maggie a pris sa décision seule.

J’ai bien aimé voir Winston venir confronter Maggie pour savoir ce qu’il en était, mais une fois de plus, Amelia fait ce qu’elle sait faire de mieux quand elle se sent abandonner : elle pousse ceux qui restent à l’abandonner à son tour, ou en tout cas à la détester. Elle n’hésite donc pas à être bien sadique et méchante avec Winston, lui reprochant de ne pas avoir su garder Maggie et de rester à vie dans son ombre. Elle passe totalement à côté de ce qu’il s’est passé, et venant de n’importe quel autre personnage, ça m’énerverait au point de la haïr…

Mais c’est Amelia, je ne peux pas la détester quand elle ne fait que réagir face aux blessures infligées. Après, quand elle s’en prend à Mika qui fait tomber un instrument du bloc et la dégage à la fois du bloc et de son service pour une petite erreur ? J’avoue, j’ai eu du mal. Malgré tout, j’ai surtout peur pour elle. Amelia mérite tellement d’aller mieux pourtant. Et on mérite tellement de passer plus de temps avec elle plutôt que de devoir supporter les plaintes de la femme du patient auprès de Simone. Pardon. Je deviens sans cœur quand on s’attaque à mes persos préférés, et cet épisode ne semble faire que ça.

Finalement, Amelia sort du bloc à temps pour que Simone, qui venait de revenir au bloc, puisse être valorisée bien comme il faut par Winston : il lui permet de faire son premier acte de chirurgienne, et de réparer l’erreur qui suit. Au passage, il lui refait donc sa journée et tout va bien pour elle. C’était chouette de voir Winston comme ça, et s’opposer aussi aux méthodes de Maggie. Cette dernière avait sa méthode qui ne lui convenait pas ; j’aime le personnage de Winston, et je l’aime encore plus quand il s’affirme comme ça. Une vraie réussite.

Le patient peut donc finalement être sauvé de la balle qu’il avait reçu plusieurs années auparavant et qui l’a fait se comporter de manière agressive en début d’épisode, avec des pertes de mémoire en plus. Tout est bien qui finit bien pour lui, mais pas pour Mika, qui se fait défoncer par Amelia quand elle vient tenter de s’excuser. Comme Addison passe par là au moment où ça arrive, elle décide de prendre les devants et d’interrompre Amelia, pour lui foutre une petite baffe imagée.

Bordel. J’aime Addison, j’aime Amelia, j’aime la relation entre ces deux-là qui avait rendue bien moins pénible les dernières saisons de Private Practice quand la série n’avait plus grand-chose à raconter. Les revoir ensemble dans ce genre de confrontations, c’est vraiment excellent. Je suis heureux de l’évolution de ces deux personnages, heureux d’avoir Addison capable de reconnaître les signes d’une Amelia qui va mal.

Bordel, bis, ça devrait être la réaction d’Owen, en fait. Il se moque limite d’Amelia en mode « elle n’est jamais juste quand elle est en colère » alors que l’état dans lequel elle est est très précisément l’état qui la ramène toujours à la drogue. C’est son ex-mari, il devrait le savoir, non ? C’est frustrant. Owen était un peu trop concentré sur lui-même cependant, et sur l’état du pays de plus en plus catastrophique avec beaucoup trop de tueries par balles, pour voir ce qu’il en était d’Amelia. Addison, elle, gère absolument tout : le pays qui part en vrille, Miranda qui prend cher dans l’épisode (j’y viens après) et Amelia qui dérape. Tout en prenant le temps de dire à Richard qu’elle passera le voir ensuite, en plus !

Bref, Amelia se prend un sermon de la part d’Addison, mais le sermon qui passe bien, à base d’une répétition de « je t’aime », de vraie inquiétude et de vraie bienveillance. J’espère que ça suffira et que c’est ce qu’elle avait besoin d’entendre : personne ne l’abandonne, chacun fait comme il peut. La preuve ? En fin d’épisode, Richard raccroche le téléphone quand Maggie l’appelle (non, vraiment, elle ne m’a pas manqué, pas plus que Meredith d’ailleurs) pour se vanter de sa nouvelle vie parfaite, afin d’aller aider Amelia lui aussi.

En plus de toutes ces intrigues, nous suivons également Kwan aux urgences. Il reçoit ainsi un patient qui demande à être ausculté par Bailey, parce qu’elle est soi-disant une experte concernant ses symptômes, il l’a vu sur internet. Bordel. J’ai vu assez de séries pour savoir que le type est là pour s’en prendre à elle, hein.

Kwan, non, apparemment. C’est pourtant le cas : le patient ment évidemment sur son état de santé, ce que les examens révèlent, juste pour venir menacer une fois de plus Bailey, mais sur son lieu de travail cette fois. Il explique tout savoir de sa vie, menaçant finalement à demi-mot Pru. Celle-ci n’a absolument rien demandé dans l’histoire, Bailey n’est même pas sa mère biologique. En quoi s’en prendre à une enfant de quatre ans est-il normal pour un type qui soi-disant veut protéger les vies humaines en sauvant des fœtus, hein ?

Je sais, ça ne sert à rien de rationnaliser avec la haine, mais c’est tout de même dingue ce genre de psychopathes. Il finit par agresser Bailey, forçant Kwan à intervenir et l’immobiliser au sol. Une fois de plus, j’ai adoré la réaction de Teddy ensuite, s’assurant que Bailey soit en sécurité, expliquant à Kwan qu’elle ne savait rien de son altercation avec le patient qui est simplement tombé ou s’assurant que Ben ne fasse pas n’importe quoi en s’attaquant au type. C’est la Teddy que j’ai toujours aimée qui est de retour. Franchement, qu’ils se contentent d’intrigues comme ça pour elle.

En tout cas, si l’attaque confère un certain succès pour Kwan auprès des infirmières, on se rend rapidement compte que Bailey est perturbée par ce qu’il vient de se passer. Elle a heureusement Addison pour l’aider à évacuer toute sa frustration et sa colère, dans une scène excellente comme chaque fois qu’on retrouve Addison dernièrement. Oui, bon, c’est aussi parce que Bailey ne fait qu’exprimer à voix haute ce que j’ai écrit plus haut et pensé immédiatement lors de l’attaque, c’est sûr.

Addison finit par avoir une idée pour peut-être aider Bailey. Je ne sais pas si c’est vraiment possible et si ça peut vraiment bien se terminer ce genre d’idée, mais Teddy approuve sa solution : une liste des numéros harcelant Bailey est imprimée et distribuée à tout l’hôpital (et à la caserne 19, bien sûr) pour que chaque médecin prenne le temps de les rappeler, de les harceler et de… discuter avec eux. Le but n’est pas de harceler pour engueuler, mais de se partager les numéros pour parler avec ces dingues qui essaient de contacter Bailey depuis des jours.

C’est une manière de les rassurer, mais aussi d’humaniser Bailey pour éviter que la situation ne dérape plus longtemps. La scène était sympathique, le crossover court mais efficace, et ça permet à Bailey de se sentir un peu mieux en fin d’épisode, c’est déjà ça. Et d’ailleurs, ça lui permet aussi de se rendre compte qu’Addison est revenue à Seattle juste pour s’occuper d’elle et voir comment elle allait.

De bons sentiments comme ça, ça fait toujours plaisir, non ? Moi, ça me fait plaisir en tout cas, de même que le clin d’œil totalement inutile de fin d’épisode qui nous apprend que Cristina paie du matériel médical à Addison. Elle est chouette cette série quand elle le veut. J’aimerais juste qu’elle arrête de nous séparer d’Addison, parce que cette saison, Addison ne fait que montrer à quel point elle est essentielle pour que l’hôpital tienne encore debout. Que Teddy lui paie un salaire !

D’ailleurs, puisque j’en parle, j’ai adoré voir Helm s’inquiéter pour Mika quand elle la voit débarquer au bar en étant épuisée. Elle s’inquiète tellement qu’elle est prête à débarquer dans le bureau de Teddy pour engueuler la cheffe de chirurgie de ne pas s’occuper mieux que ça de ses internes. La laisser s’en aller quand ils auraient dû la retenir, c’est une chose, mais utiliser les internes au point de les laisser dans cet état quand ils n’ont même pas de quoi manger, c’est un grand non pour Helm. Oh bordel, j’aime Helm, et je suis content d’avoir eu une double dose cette semaine.

Je suis content que son personnage reste présente dans la franchise et j’espère qu’on la verra toujours dans pas mal d’épisodes pour la suite. En attendant, elle me confirme que Teddy est exactement le personnage dont nous avions besoin pour reprendre l’hôpital en main. J’étais contre et ça me paraissait la pire idée du monde parce qu’elle était insupportable depuis deux saisons, mais elle a toujours eu le caractère parfait pour prendre les bonnes décisions. J’espère qu’elle fera de Winston le nouveau chef de la cardio et que les scénaristes oublieront pour longtemps son couple avec Owen qui est ce qui a pourri le personnage jusqu’à la moelle.

Enfin, une dernière intrigue de l’épisode est encore et toujours celle concernant Jo et Luna. Je me rends compte qu’elle finit souvent en dernier dans mes critiques, et ça me prouve une chose : Jo est de plus en plus détachée du reste de l’hôpital. Elle a très peu l’occasion de bosser avec les internes, puisqu’elle a repris sa carrière en pédiatrie, alors c’est logique… mais c’est aussi frustrant.

Bref, dans cet épisode, elle commence par être de nouveau énervée envers Lincoln qui lui a pourtant préparé une surprise : il a appris l’alphabet de la langue des signes avec Scout. C’est mignon tout plein, mais ça ne correspond pas vraiment à la demande de Jo, qui était qu’on lui laisse du temps pour digérer l’information. Il n’est pas fin psychologue, même s’il est charmant comme tout avec elle.

Forcément, le voir être aussi au taquet fait peur à Jo qui n’est même pas encore sûre du diagnostic médical concernant sa fille. Son job de mère tel qu’elle l’imaginait change radicalement et ça l’angoisse profondément, parce qu’elle a peur de ne pas être à la hauteur. J’étais content qu’elle puisse s’en confier à Levi.

Après tout, Lincoln n’est plus exactement son meilleur ami s’ils sont amoureux l’un de l’autre, alors c’est bien qu’elle puisse avoir Levi pour elle. Il est excellent pour lui remonter le moral en plus. Bon, en fin d’épisode, elle reçoit tout de même le verdict par téléphone : Luna a « juste » une perte d’audition, pas de cancer ou pas le moindre problème mettant sa vie en danger.

Elle se précipite auprès de Link pour lui en parler et c’était chouette comme tout de les voir partager ce moment. Elle est amoureuse de lui, c’est sûr, et c’est réciproque et ce n’est plus qu’une question de temps. Et la série en a plein à nous offrir avec une saison de plus !


 

Station 19 – S06E15


Épisode 15 – What Are You Willing To Lose – 15/20
Il est vraiment temps que certaines dynamiques bougent pour qu’on puisse de nouveau avoir de meilleurs épisodes. Si la structure de celui-ci est plutôt efficace et mène tranquillement à son point culminant, j’ai l’impression que les intrigues s’écrivent toutes seules à présent, tant il n’y a plus de surprises dans leur évolution. C’est la chance des séries qui perdurent assez longtemps : le casting est stable depuis assez longtemps pour qu’on connaisse par cœur les personnages et qu’on sache vers quoi on se dirige.

Spoilers

Ross doit faire face à la menace d’un chantage de Dixon.


I can’t afford to lose you.

Le week-end est passé trop vite pour que je puisse avoir le temps de regarder cet épisode, mais il était hors de question pour moi d’attendre beaucoup plus. J’ai trop envie de savoir la suite du cliffhanger de la semaine dernière et je suis servi : on reprend directement par l’intrigue des photos du détective privé embauché par Dixon.

Si j’aurais aimé qu’on reprenne sur une confrontation Andy/Sullivan, pour qu’il la remette à sa place, c’est finalement dans le bureau de Ross que nous reprenons cette semaine, avec Maya qui doit faire la courte liste des personnes ayant vu les photos. Heureusement, elle est courte, ce qui permet à Andy de déjà envisager plein d’idées pour sauver la réputation de sa cheffe, qu’elle refuse de perdre. Ross est une excellente cheffe après tout, et c’est une femme de couleur en plus, donc un modèle à suivre.

Le modèle à suivre a du mal à suivre toutefois la logique derrière les décisions de ses lieutenants, entre Andy dont l’ex mari est sur les photos et Maya qui cherchait à la dégager pour obtenir un meilleur poste depuis un moment. Maya a bien évolué, cependant, et c’est un plaisir de voir à quel point. Ross prend tout de même le temps de leur demander d’être celle qui annoncerait la nouvelle à Sullivan, empêchant Andy d’aller en parler à son ex-mari. Le mélange perso/pro, ça ne donne vraiment rien de dingue. Andy n’apprend rien de ses erreurs passées de toute manière, retournant à la caserne pour mieux parler d’Eli avec Travis.

Malgré l’excellente scène de l’épisode précédent, ils se comportent toujours bizarrement quand il est question de leur choix de se donner la priorité. La scène à la caserne est aussi l’occasion de nous affirmer que Jack va bien avec une nouvelle alerte. Franchement, je ne comprends pas ce qu’ils ont voulu faire de Jack la semaine dernière, ou tout au long de cette saison d’ailleurs. Il est en déperdition depuis une quinzaine d’épisodes. Je n’ai jamais été fan du personnage, mais là, c’est vraiment violent. Je me demande même ce que l’acteur fait encore là.

Quand nous suivons de nouveau Ross dans l’épisode, c’est pour qu’elle aille voir Dixon et le confronter sur ses méthodes de merde. Maintenant que Travis ne souhaite plus être maire, cependant, il n’a plus besoin d’elle autant qu’avant. Il profite donc de ce qu’il a sur elle pour lui faire du chantage et obtenir son soutien, mais c’est à peu près tout. Bon, c’est exactement le même chantage qu’avant, hein, mais ça laisse Ross en furie de voir qu’elle est totalement à la merci de Dixon.

Le seul truc à faire à présent est de simplement reconnaître qu’elle est en couple avec Sullivan, mais avant ça, il faut encore lui en parler. Cela me paraît être la seule décision rationnelle. En plus, je ne vois pas en quoi c’est vraiment un problème tant qu’elle reconnaît les faits avant que Dixon ne les utilise contre elle. D’accord, ce n’est pas bien éthique et tout ce que vous voulez, mais bon, ça arrive dans plein de taf d’avoir le chef en couple avec un subalterne.

Et puis, Sullivan a demandé sa mutation, donc techniquement, ils sont déjà dans les clous de ce qu’il faut faire ? Je ne comprends pas la panique qui s’empare d’elle durant l’épisode, mais finalement, c’est parce que j’avais oublié qu’elle avait eu la bonne idée de le promouvoir. Elle est donc bien obligée de reconnaître qu’il y a un problème avec ce qu’elle a fait maintenant qu’elle couche de nouveau avec Sullivan.

Elle décide donc de tout avouer à ses supérieurs (qui sont les dirigeants du syndicat ? Je ne comprends pas tout au fonctionnement des pompiers américains, je crois), puisque Dixon ne lui laisse qu’une journée pour le soutenir avant de sortir l’information. Ses supérieurs sont tous ravis de voir les photographies, hein. Je ne vois même pas l’intérêt de leur montrer réellement les photos, mais j’ai aimé la scène où elle finit par les engueuler parce qu’ils envisagent de ne pas lui apporter de soutien quand ils le font pour tous les pompiers qui boivent ou posent problème dans le département depuis qu’elle y est. Ma foi, elle s’est énervée un peu trop vite, je trouve, mais le message qu’elle passe est plus que vrai.

Elle est toutefois interrompue quand elle apprend qu’un pompier est en danger au lieu d’intervention où est parti la caserne 19 : l’un d’entre eux ne répond plus. Lequel ? Ehe, on le sait déjà à ce stade de l’épisode, mais pas dans ma critique, alors il est temps de revenir un peu en arrière, avec l’alarme de la caserne qui sonne.

En intervention, Andy prend le temps de s’inquiéter pour Ben. À la caserne, tout allait bien pour lui, mais dans le camion, il reconnaît être perpétuellement inquiet du côté de sa vie privée, avec son adresse qui a fuité suite aux actions de sa femme, cette grande criminelle qui… aide des femmes à avorter.

Bon, le but était de faire un point sur la situation, mais aussi d’avoir un bon conseil de la part d’Andy, qui n’est pas dans le jugement ou la demande que Bailey arrête de faire son métier aussi correctement qu’elle le souhaite. C’est agréable. Cela n’enlève rien à la tension qui suit quand ils arrivent sur les lieux de l’intervention, avec un incendie dans une maison qui sert de refuge à des drogués cherchant à se désintoxiquer.

Dix-neuf personnes vivant dans la même maison de banlieue, ça finit par poser problème et créer le risque d’un incendie, inévitablement. Et si Andy a demandé à Ben de faire en sorte de rester en sécurité et de créer un environnement sain pour sa famille, c’est pour mieux le voir tomber à travers le toit de la maison en flammes, évidemment. Dès la réplique d’Andy, j’ai su que Ben finirait mal en point dans l’épisode, mais je n’imaginais pas qu’il passerait à travers un toit pour autant.

Andy est terrifiée pour lui, surtout qu’il ne répond plus du tout à la radio. Il faut dire que la radio en question est coupée – littéralement. Il se retrouve donc à devoir se balader dans la maison tout seul, alors que les pompiers sont déjà à la recherche de trois autres personnes coincées dedans. Ben tombe sur deux d’entre eux à l’étage et prend soin d’eux comme il peut, alors qu’il est blessé.

Il se retrouve à devoir porter un des deux hommes en descendant l’escalier, promettant à l’autre qu’il reviendra pour lui. Hum. Ne jamais faire de promesse que nous ne sommes pas sûrs de pouvoir tenir, non ? Il aurait mieux fait de s’abstenir.

À l’extérieur, Andy culpabilise de ne pas avoir pris le lead sur l’intervention alors que Theo continue d’être un capitaine à l’attitude vraiment discutable. Concrètement, il reproche à la femme gérant le lieu d’avoir pris trop de risques, alors que ce n’est clairement pas le moment. Je sens qu’ils finiront avec un procès au cul à ce stade.

Theo est obligé de demander l’évacuation de la maison alors qu’il sait qu’il reste encore deux personnes à l’intérieur, en plus de Ben. Il le fait sous le regard de Ross qui approuve clairement sa décision, alors qu’Andy est terrifiée d’être à ça de perdre Ben. C’est violent, mais tout finit (presque) bien quand Ben sort de la maison avec un des deux. Le problème, c’est qu’il a promis de faire demi-tour mais que personne ne le laisse faire.

C’est une décision rationnelle : l’homme qui reste dans la maison ne pourra pas s’en sortir face à la violence de cet incendie, et il vaut mieux évacuer tant qu’ils le peuvent encore. D’ailleurs, Jack et Sullivan restent coincés eux aussi pendant un moment dans la maison. Bref, même s’il reste une victime et qu’on reproche à Ben de ne pas retourner le chercher du côté des victimes, la fin d’épisode est plutôt positive. Ross décide même de féliciter Theo pour ses bonnes décisions. Il a tout de même du mal à se faire à l’idée qu’il a failli laisser Ben à l’abandon.

Jack entend la conversation et fait quelques blagues avec Theo ensuite, le remerciant de l’avoir laissé en sécurité et d’avoir été un bon capitaine ce jour-là. Bon, ma foi, ça doit être la première fois qu’ils partagent une scène et c’était tout bizarre. Je ne sais pas trop quoi en penser, si ce n’est que les scénaristes sont en galère avec Jack.

De son côté, Ross prend enfin le temps de parler avec Sullivan. Malheureusement, elle intervient trop tard : il a déjà eu un appel du syndicat pour lui demander si elle l’a forcé à coucher avec lui. Cet abruti le prend pour lui, n’aimant pas qu’il devienne aux yeux de tous celui qui a couché pour avoir une promotion. Moi, je reste 100% du côté de Ross, évidemment : c’est elle qui prend le plus cher et qui risque vraiment son poste ; c’est elle qui est vue comme l’agresseur dans cette situation, bref, bien sûr que c’est surtout elle la première concernée et non Sullivan. Cela me soule qu’il soit incapable de le voir, mais bon, il me soule un épisode sur deux en moyenne depuis son arrivée, alors ce n’est pas surprenant.

En parallèle, Maya pose un jour de congé pour tenter de continuer de se réconcilier avec Carina. C’est plutôt chouette de la voir capable de mettre de côté son travail, j’espère vraiment qu’elle ne le regrettera pas. Pour l’instant, elle se montre juste ravie de pouvoir poser un jour et passer du temps avec sa femme. Concrètement, elle organise un énorme rencard pour mieux… finir au bar à côté de l’hôpital.

Sur place, elles peuvent se remémorer leur première rencontre (c’est mignon), surtout qu’Helm est leur barmaid. Cela doit faire bizarre pour les gens qui ne regardent pas Grey’s, mais bon, faisons comme si ! Helm est ravie de les voir ensemble et de les servir ; mais elle l’est moins de voir revenir trois femmes qui étaient déjà présentes la veille au soir.

Je trouvais le bar étrangement vide, mais tout s’explique : on est en pleine journée, en fait. Les trois femmes participent à un enterrement de vie de jeunes filles qui ne semble jamais s’arrêter. Il faut toutefois y mettre un terme quand la mariée s’explose le visage au sol après avoir voulu grimper sur le bar pour qu’on lui serve davantage d’alcool. On le sentait venir à des kilomètres, parce que de toute manière, il est impossible qu’un rencard dans cette série se termine sans qu’une intervention médicale ne soit nécessaire.

Après, ça a l’avantage de permettre un nouveau rencard palpitant pour le couple, avec des souvenirs du mariage qui remontent et une patiente qui les découvre mariées en cours de route. Tout le monde souligne à quel point elles font un couple magnifique (effectivement) et à quel point elles sont un modèle, même Helm. Ben putain, Helm, si elles sont ton modèle, peut-être que tu peux aller te mettre en couple avec Mika, non ?

Bon, pardon, je me trompe de série là. Toujours est-il que se faire mousser comme ça, ça plait bien aux deux femmes qui décident finalement de rentrer dans leur appartement. C’est l’occasion d’une douche bien chaude pour elles, même si le placement dans l’épisode était chelou : on les suit dans une douche brulante alors que le reste des pompiers est en train de perdre une vie dans la maison en flamme… Je ne sais pas, c’était étrange comme moment, de passer d’un extrême à l’autre.

En tout cas, on sait vers quoi l’épisode voulait culminer. Malgré tout ça, Carina n’est toujours pas à l’aise avec l’idée de revenir vivre à l’appartement, qui représente trop de mauvais souvenirs. Allez les filles, il suffit de déménager. Elles ne le font pas, mais Maya trouve les mots juste pour réconforter Carina. Elles finissent donc l’épisode ensemble à la caserne, ce qui est bon signe : tout n’est pas encore réparé entre elles, mais c’est en bonne voie.

À la caserne, elles peuvent en tout cas partager un petit déj nocturne avec le reste des pompiers, pour qui la vie continue. Andy et Sullivan continuent de ne pas se parler du sujet qui fâche, Andy conseille à Travis de recontacter Eli car il semble amoureux (mouais, Travis a vraiment des goûts particuliers… Je pense aussi que ça pourrait fonctionner entre eux, mais je n’ai plus confiance du tout en Eli après la trahison de Travis dans l’épisode précédent, alors, ça me paraît une mauvaise idée) et l’épisode se termine avec Ben forcé de prendre quelques jours d’arrêt.

Il est en effet blessé au bras et aux côtes, comme il l’explique à Theo, son capitaine qui nous fait un peu de pub pour Alexa (ce placement de produit, c’est juste pour mon point du Bingo ? Et puis, c’est énervant, j’imagine les américains devoir galérer à retirer de leur liste de shopping les produits de Theo maintenant) avant d’être validé aussi par Ben. Bref, tout est bien qui finit bien : Ben est même déjà remplacé par une certaine Kate, une ancienne de la caserne de Theo, Travis et Michael. C’est bon, on va avoir droit au flashback dramatique après la joie des retrouvailles feinte et forcée dans cet épisode, j’en suis sûr. Ouais, je n’ai pas aimé la manière dont était joué ce cliffhanger, et ça mener trop prévisiblement au poids que ça représente d’être capitaine pour Theo.

En attendant, Theo et Vic sont en froid et ne parviennent plus à se parler…

 

Pokemon Horizons – S01E03 – As Long as I’m with Spirigatito – 15/20

Ce troisième épisode confirme pour l’instant mon choix de (et ma volonté de continuer à) critiquer les épisodes de ce nouvel animé de manière complète. Les personnages sont bien développés et l’intrigue se poursuit, avec une vraie volonté de proposer une aventure plus sérialisée encore que ne l’était celle de Sacha. Je sais que ce n’est que le début et que ça peut changer avec le temps, mais pour l’instant, je n’ai pas l’impression que l’intrigue est étirée et la fin de l’épisode introduit un nouvel élément qui devrait permettre de diversifier les perspectives. En fait, j’ai l’impression qu’il y a plein d’éléments à développer et que ça évitera le sentiment de répétition de l’animé d’origine.

Spoilers

Liko part à la recherche de Poussacha, avec l’aide des Électacleurs.

Je suis en retard de tout, mais à jour dans Pokémon. Vraiment, avoir trente ans, ça ne ressemble pas du tout à ce que j’imaginais ! Après, c’est un plaisir de retrouver un dessin animé pour occuper les petits-déjeuners du dimanche matin, et j’espère bien que ma semaine de vacances va me permettre de me mettre progressivement à jour. J’ai plein de projets et d’envies, je ne pourrais pas tout faire.

Sur le dirigeable | À la recherche de Poussacha | Combattre les Explorateurs | Le Poussacha en question | Un nouvel objectif

Sur le dirigeable

Bref, on n’est pas là pour que je raconte ma vie, mais plutôt l’épisode 3, alors je vais peut-être m’y mettre. Dès le début d’épisode, nous retrouvons Liko en train de rêver de quand sa grand-mère lui a donné le pendentif et pourquoi elle l’a reçu. J’ai trouvé que ça faisait une bonne manière de nous réintroduire au mystère du pendentif, même si l’identité de la grand-mère reste floue, avec une ombre qui nous la dissimule. Je doute d’être capable de la reconnaître comme je n’ai pas suivi l’animé depuis un moment, mais le mystère est bon.

En se réveillant, Liko rencontre les membres de l’équipage de Friede, qui lui révèle que sa mère les a engagés pour les protéger, mais qui n’a évidemment rien expliqué à Liko. Liko est frustrée de ne pas avoir été mise au courant, mais ne pose pas de questions. Quel abus ! Liko est toujours incapable de poser des questions et tout l’équipage de Friede a beau lui reprocher de ne rien lui avoir expliqué, ils se barrent comme si de rien n’était.

Bien sûr, le but est de prolonger le mystère pour un prochain épisode, mais en attendant, je ne peux m’empêcher de penser que Liko est un peu stupide par moments. Elle pourrait faire l’effort de poser vraiment des questions, non ?

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À la recherche de Poussacha

En ville, toute l’équipe se sépare et, avec l’aide d’internet, je commence à retenir (c’est faux) les noms des personnages. Cela me permet de faire le point avec vous sur la division qui s’opère : Friede et Murdock partent chercher des indices sur Poussacha (même si on ne sait pas trop ce qu’ils font, à part suivre le chien Pokemon de Murdock), Orla reste pour réparer le navire et Mollie demande à Liko de l’accompagner pour acheter des potions… avant de l’abandonner sans raison ? Liko se retrouve à prendre la commande pour Mollie au Centre Pokemon, où elle rencontre une fille avec un Goupix blessé.

Après, je ne sais pas si ça vaut le coup de m’attarder sur toute cette intrigue, parce que j’ai été déçu par le détour par le Centre Pokemon, qui ne semble pas apporter grand-chose à l’histoire. Si ça faisait plaisir de découvrir une énième infirmière Joelle, quelle flemme de perdre du temps avec toute cette histoire. Je crois que le but est juste que Liko comprenne qu’elle est bien une dresseuse de Pokemon désormais, mais… je ne sais pas, je suis passé à côté. J’avais envie qu’on avance dans l’histoire principale. Après, ça reste un animé qui va immanquablement perdre du temps j’imagine.

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Combattre les Explorateurs

À l’inverse, j’ai bien aimé le développement du côté des méchants. On apprend que Poussacha est bien traité par Conia, qui semble s’être pris d’affection pour le Pokemon. De son côté, Amethio, qu’on nous présente comme le cerveau de l’opération, décide de ne pas utiliser Poussacha comme monnaie d’échange, car il souhaite obtenir le pendentif de Liko. J’aimerais en savoir plus sur leur organisation, car ils ont l’air très riches et très puissants.

Finalement, tout avance assez vite et Conia est surprise en train d’acheter de la bouffe pour Poussacha par les Electacleurs. Après une course poursuite pas bien crédible où tout le monde laisse Liko se mettre en danger alors qu’elle n’a pas le moindre Pokemon pour se défendre, Friede et Liko vont récupérer Poussacha.

Comme nous sommes dans un épisode de Pokemon, Friede propose un marché à Amethio : si le méchant gagne leur combat, il repart avec Poussacha et le pendentif de Liko, sinon c’est lui qui rend le Pokemon. Au cours du combat, Friede utilise Pikachu, une fois de plus. Franchement, Amethio passe pour le cerveau de l’opération très malin d’éviter une attaque de Pikachu déjà vue dans l’épisode précédent, mais il est un peu trop bête pour être vraiment menaçant… Comme la Team Rocket, finalement !

Sincèrement, Amethio se fait vraiment surprendre par le plan de Friede… qui est simple comme la pluie ? Liko a tout le temps de se balader dans l’entrepôt à la recherche de Poussacha sans que personne ne la recherche, juste parce qu’Amethio a trop envie de foutre une raclée à Friede dans le combat Pokémon qui les oppose… Et ce combat ? On en a un peu marre de voir Pikachu à toutes les sauces, je trouve. On sait qu’il est fort, on connaît ses attaques et tactiques… Il aurait pu être intéressant de voir un autre Pokemon mis en avant par l’animé.

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Le Poussacha en question

J’imagine que ça permet toutefois le passage de flambeau entre Sacha et Liko, l’air de rien. Il ne faut pas perdre complètement les non-fans qui tomberaient par hasard sur l’animé : Pikachu est identifiable par tout le monde, après tout. Je doute que ce soit un jour le cas avec Poussacha… En plus, dans cet épisode, il se comporte à nouveau à 98% comme un chat. Cela apporte de l’humour, c’est sûr, et les Pokemon ont toujours eu tendance à se comporter comme les animaux dont ils sont inspirés, mais entre ça et le Rocabot qui n’était qu’un chien pisteur cette semaine, j’ai l’impression qu’on se prend beaucoup la tête à inventer des Pokemon qui sont finalement… ben des animaux de compagnie, quoi.

Après, Poussacha est un animal de compagnie capable de faire des dégâts avec son attaque fétiche. Il semble gagner en puissance plus rapidement encore que les Pokemon niveau 5 de mes jeux vidéos ! Bref, Liko utilise une bête attaque de type Plante pour aveugler Conia et s’enfuir, malgré un rapport de force qui n’était pas en faveur pour elle.

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Un nouvel objectif

En fin d’épisode, Liko et Poussacha rejoignent ainsi le navire et l’équipage de Friede pour continuer leur aventure avec eux. C’est très sympathique (et simple) pour nous montrer vers quoi on se dirige par la suite. Il était top d’avoir enfin une présentation complète des Electacleurs : je n’ai pas retenu les noms de chacun, évidemment (internet m’aide tellement pour la critique), mais au moins, on sait à peu près qui ils sont. Cela me semble faire beaucoup de personnages, mais si on consacre un peu de temps avec chacun d’entre eux dans des épisodes spéciaux, ça pourrait le faire. En attendant, la série continue de développer une intrigue suivie : le nouvel objectif est donc de se rendre auprès de la mère de Liko. Hâte d’en savoir plus, même si je doute que le projet aboutisse immédiatement.

En attendant, après deux épisodes complets et un troisième qui touchait à sa fin, il était temps d’introduire enfin Roy. On l’a vu partout dans les promos – et pourtant, je m’en suis tenu éloigné autant que je le pouvais. Son introduction le fait par contre ressembler un peu trop à Sacha, avec ses rêves d’aventures, de combat et de chasse aux trésors un peu irréaliste. Je suis curieux de voir ce que la série nous réserve avec lui. Il rencontrera Liko dans l’épisode prochain en tout cas, et avec un peu de chance, l’un comme l’autre captureront rapidement de nouveaux Pokemon ? Rien n’est moins sûr, parce qu’avec les Electacleurs, on a déjà pas mal de Pokemon dans l’équipe en vrai !

… et malgré ça, Friede nous explique qui est Pikachu et nous donne des détails sur l’électricité dans ses joues en fin d’épisode. Bordel, présentez-nous plutôt ceux qui n’étaient pas là il y a 25 ans, non ?

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