How I met your father – S02E07

Épisode 7 – A Terrible, Horrible, No Good, Very Bad Valentina’s Day – 14/20
Un épisode terriblement prévisible de bout en bout, mais dans le bon sens du terme, si tant est qu’il y en ait un. La structure de l’épisode avait un petit côté rassurant et habituel, en fait, donnant presque l’impression d’être à la maison. Il n’y manque que des personnages mieux écrits ou plus attachants, parce que c’est vraiment le souci que la série continue de subir.

Spoilers

Tout le groupe d’amis raconte ses St Valentin les plus marquantes.

Is it a fresher take if I hate Svalentine’s Day ?

Est-ce que c’est normal si le moment où je trouve Kim Cattral la moins gênante, c’est quand elle danse seule dans son salon avec une peluche ? Je pense que non, et c’est problématique tout de même. De toute manière, je le dis à chaque critique, vous commencez à avoir l’habitude.

On évacue très vite cette intrigue, fort heureusement, pour en revenir au passé de la série, et donc notre présent. La série propose alors un épisode de St Valentin assez classique, mais au format qui me plaît habituellement : tous les personnages sont au bar et passent la soirée (ou un moment en tout cas) à se raconter leur pire St Valentin.

L’idée de base est simple, mais je trouve que c’est typiquement ce qui manque depuis la saison 1 : des moments où les personnages sont ensemble, vraiment, à se parler, apprendre à se connaître et échanger des blagues. Dans le fond, c’est quand même le genre de scènes qui fonctionnaient le mieux avec la série d’origine – les voir assis au bar, à leur place, quel plaisir. Là, le bar, ils y passent, mais ça n’a jamais la même chaleur ou la même énergie. Il faut dire qu’ils n’ont même pas de quoi tous s’asseoir autour d’une même table, ou de quoi tous poser un verre… C’est peut-être un problème de placement dans l’espace : nous ne sommes jamais près d’eux ; ils sont toujours assis sur des canapés à nous faire face, mais nous ne sommes pas avec eux autant qu’on pouvait l’être avec Ted, Lily, Marshall, Robin et Barney.

Bon, en parlant de chaleur, tout l’épisode se lance quand Ellen débarque avec son cadeau de St Valentin : une structure en glace. Le problème, c’est que Rachel ne peut finalement pas être là pour ce jour spécial – et tous les amis d’Ellen insiste pour dire que ce n’est pas forcément une journée spéciale ; et même que ça peut être une journée nulle.  

Ellen veut évidemment tout savoir de l’histoire de Sophie, qui se met en avant comme ayant eu la pire expérience de St Valentin. Elle compare alors la situation de son amie trentenaire… à une St Valentin où elle avait 8 ans ?? Je suis du côté d’Ellen quand elle lui indique qu’une histoire prépubère ne peut pas fonctionner, mais qu’est-ce que j’ai aimé ensuite le clin d’œil à Lizzie McGuire quand Sophie en raconte une de son adolescence… C’est ce genre d’humour un peu méta qui peut fonctionner sur moi, surtout avec un tel casting (et on l’avait un peu parfois avec Lily). Le problème, c’est que ça me fait regretter encore plus que le revival ne puisse pas avoir lieu à cause de cette série médiocre.

C’est ensuite au tour de Charles de nous raconter sa St Valentin la plus atroce. Il est stoppé par Valentina, qui assure n’avoir eu que des St Valentin réussies, mais qui n’a surtout pas envie d’écouter l’histoire à mourir debout de son ex. Il est vrai que Charles a une manière de raconter son histoire qui est longue et soulante, avec des détails et descriptions pas bien utiles. C’est l’occasion de me rendre compte que ça ne me dérangerait pas dans la vraie vie d’avoir ce genre de discussions, mais dans une sitcom, hein, non merci.

Si Valentina assure passer des St Valentin parfaites, c’est parce qu’elle les passe généralement avec Sophie. On découvre alors le jour où les deux amies se sont rencontrées, en se rendant le jour de la St Valentin devant même la chambre universitaire, imaginant que l’autre fille se rendait voir Todd. Ben oui, Todd est le colocataire de Brendan, leur copain à toutes les deux.

C’est fou comme ça marche bien quand on peut se moquer des personnages – mais en même temps, cette origin story pour l’amitié de ces deux-là est sympathique. Les voir dégommer un vélo avec des battes de baseball ? Cela ne pouvait qu’être le vélo d’un autre. Tout est clair et limpide dès le début de la scène : on sait comment va se dérouler toute leur intrigue, peut-être aussi parce que je suis habitué à la manière de raconter les histoires de ces producteurs (juste, j’ai l’habitude que ça se fasse avec de meilleurs personnages).

En tout cas, on découvre la Svalentine’s Day, le St Valentin de Sophie et Valentina. Mouais, même le néologisme est tout naze. Forcément, Ellen n’est pas heureuse de cette histoire, par contre, parce que ça ne la fait pas se sentir mieux d’entendre les bons sentiments amicaux des deux trentenaires qui se sont trouvées sur une St Valentin. C’est donc ensuite son frère qui se colle au délire du jour. Lui aussi nous raconte son enfance – j’imagine que c’est un moyen facile pour les scénaristes de nous présenter enfin certains personnages sous un jour différent.

Les rencontrer comme ça est une manière agréable d’apprendre à les connaître et d’accrocher davantage à ces personnages – le look de Valentina, l’adolescence misérable de Sophie et maintenant le côté loser de Jesse qui le suit depuis toujours. On découvre ainsi que Jesse a en fait l’habitude de dire « je t’aime » trop tôt. Cela arrive trop tard dans la série pour que ce soit parfaitement efficace, je trouve, surtout que ça donne aussi le même côté de fac vieillotte qu’on avait dans HIMYM. Ils auraient pu essayer de trouver un moyen différent de nous introduire tout ça. 

Le pire, c’est que cela énerve Sophie, alors qu’elle est sacrément mal placée pour être vexée. Comment peuvent-ils rester amis si elle passe son temps à se comporter comme une petite amie ? Je ne sais pas, mais ça ne marche pas spécialement leur dynamique, et ça pourrit un peu la série. En plus, les scénaristes font semblant de jouer avec l’idée qu’il pourrait être le père du gosse de Sophie, alors que bon, ce serait naze.

Charles essaie ensuite de raconter à nouveau son histoire, mais personne ne l’écoute vraiment parmi ses amis. Si je suis honnête, je ne l’écoutais pas non plus. Au moins, il est arrêté par Sid qui est dégoûté d’apprendre qu’Hannah ne pourra venir avec lui pour cette St Valentin. Cela semble être un sacré drame pour lui par rapport à la fête commerciale que c’est censée être… et il est temps pour lui de s’embarquer à nouveau dans une histoire du passé : celle qui explique qu’ils se sont mis en couple un jour de St Valentin.

Enfin, en couple… Cela faisait déjà un moment qu’ils étaient ensemble, mais de manière non officielle. À l’approche de la St Valentin essayait de faire en sorte que ça se passe mieux entre eux, mais c’était pour mieux découvrir qu’Hannah faisait une soirée sans lui. Sur place, on se rend compte qu’elle danse en fait avec Drew. Les scénaristes ne savent plus quoi faire pour le faire revenir dans la série à force. Il s’avère donc qu’il était ami avec Hannah et qu’elle faisait en sorte de rendre jaloux Sid pour qu’ils soient enfin en couple. Le piège était aussi prévisible que le reste de l’épisode…

Malgré tout, ça avait un côté familier qui n’était pas désagréable. Dans le même genre, le retour du « have you met » pour introduire Jesse à la drogue ? Je ne sais pas si c’est une merveilleuse idée pour leur série (ou la précédente, d’ailleurs, ça donne l’idée d’un détournement pas dingue), mais ça fonctionnait. Le running gag sur Jesse qui dit « je t’aime » à tout le monde de manière excessive et trop rapide devient également une bonne idée, à partir de cette scène. Cela aurait été mieux de l’amener avant, parce que Sophie et lui ne sont plus ensemble depuis quelques épisodes et c’est bon, quoi, elle est insupportable. 

Avoir Sophie qui explique qu’elle se sentait spéciale parce que Jesse lui avait dit trop vite « je t’aime », ça ne marche pas pour moi. Mais alors pas du tout. La réaction de ses amis, tous plus gênés les uns que les autres, en dit d’ailleurs long sur le sujet… Pour la rassurer, Jesse lui dit qu’elle est tout de même spéciale, parce qu’il est la première à qui il sentait qu’il pouvait le redire depuis Meredith.

Comme il est à nouveau célibataire et Sophie aussi, ça donne une scène toute bizarre. Ils n’ont jamais eu autant d’alchimie et de mignonnerie que dans cet épisode, mais ils ont raté leur timing. Peut-être aussi que ça prouve à quel point Sophie a été idiote de flipper parce qu’il était amoureux d’elle avant qu’elle ne le soit de lui.

Au passage, il faut noter que le souvenir d’enfance de Sophie est peut-être le plus marrant de l’épisode cependant. En effet, elle se retrouve à attirer à son école un pervers, inévitablement : elle colle des affiches avec sa photographie expliquant qu’elle est prête à rencontrer son Daddy. Les producteurs ont toujours eu un problème à régler de ce côté-là, « Daddy’s home », on connait Barney. Elle le raconte à Jesse, qui est surpris de la voir capable d’oublier cet horrible passé et le dépasser en y trouvant le côté positif. En fait, ils se retrouvent à partager une jolie St Valentin ensemble.

Et ainsi, tous les potentiels père du gosse de Sophie ont dit une phrase pendant l’épisode pour indiquer qu’ils aimaient la St Valentin – ce que la Sophie du futur avait proposé dès le départ. Bref, la série force encore et toujours et je n’ai pas envie de voir Sophie finir avec eux – même Ian me semble mériter mieux. Oui, une fois de plus, la série nous promet une autre St Valentin (et donc une saison 3 ?) que Sophie passerait avec Ian.

Quant aux autres personnages, tout est bien qui finit bien : finalement, Hannah arrive à temps pour passer la St Valentin avec Sid, et ils ont un joli happy end ; tandis qu’Ellen reçoit une pizza et un appel en facetime de Rachel, pour qu’elles passent tout de même un moment ensemble. Quiconque a déjà reçu un appel visio dans un bar (et sans écouteur en plus !) sait à quel point ce serait de la merde en vrai, mais on nous dit que c’est mignon et Ellen a porté une grande partie de l’épisode sur ses épaules une fois de plus, alors faisons comme si.

Et oui, je n’ai même pas envie de développer l’histoire de Charles, j’ai trouvé que c’était gênant de bout en bout cette histoire de crème fouettée. Je ne sais pas ce qu’ils ont essayé de faire, surtout avec le majordome, mais j’ai trouvé que c’en était presque problématique. Genre, comme si c’était sorti des années 90, quoi.

The Mandalorian – S03E08

Épisode 8 – The Return – 18/20
Désolé, je n’irai pas plus haut dans ma note de cet épisode final, même si je l’ai vraiment beaucoup apprécié et qu’il devait avoir le budget d’un film – à défaut d’en avoir la durée. La raison ? Eh bien, je trouve que ces quarante-deux minutes vont trop vite pour tout conclure. Tout l’est, bien sûr, mais c’est frustrant de voir que les six premiers épisodes ont ouvert plein de pistes qui auraient pu être développées sur du long terme et qui sont explorées bien rapidement dans ce dernier épisode.

Spoilers

Il est temps de mener le combat pour récupérer Mandalore.

Grogu, I’m gonna need you to be brave for me, OK ?

J’ai bien failli ne pas voir d’épisode ce soir encore, mais après deux jours sans série, je me suis dit qu’il fallait quand même que je remédie à cette pause forcée par les copies qui n’en finissaient plus. Oui, j’ai terminé… jusqu’à demain matin où un autre paquet arrivera sur mon bureau, super. On s’en fout, pas vrai ?

Nous sommes là pour la critique du dernier épisode de la saison, déjà. C’est fou de se dire que nous y sommes déjà alors qu’il ne s’est encore rien passé. Désolé, je suis trop critique : on a eu de beaux moments dans la saison, mais juste, ça a été long à venir. L’épisode précédent nous menait clairement à un final qui devrait faire l’affaire… mais qui est une fin de saison, déjà. C’est arrivé trop vite, après si peu d’épisodes.

Celui-ci nous plonge heureusement immédiatement dans l’action : Gidoeon menace d edétruire toute la flotte Mandalorian, alors Bo-Katan n’a pas d’autres choix que d’en ordonner l’évacuation, quitte à sacrifier son vaisseau-mère. L’action ne s’arrête pas pour autant pour elle : sa fuite est aussi menacée par quelques Stormtroopers. Elle sait y faire face, heureusement.

De son côté, Din Djarin est également mal en point au début de cet épisode. On l’a vu pris en otage à la fin de l’épisode précédent, mais ce ne serait pas une fin de saison passionnante s’il restait prisonnier trop longtemps. C’est donc sans trop de surprise qu’on le voit se réveiller et être capable de maîtriser les deux Stormtroopers qui l’entourent. Oui, oui, seulement deux. Certes, ils ont un lance-flamme qui a la classe et ils mettent mal en point notre héros, mais tout de même, quelle idée de ne m’en mettre que deux.

Contre toute attente, Grogu débarque alors pour sauver son papa adoptif, toujours à l’aide de son IG-12 plutôt qu’à l’aide de la Force. C’était une jolie scène entre les deux personnages, même si les scénaristes ne tirent pas profit du robot qui sait dire « oui », se contentant de signes de tête de la part de Grogu. Heureusement qu’il était fan des boutons.

Concrètement, les retrouvailles fonctionnent sans être trop dans l’émotion, et on peut vite passer à la suite de l’épisode. Din Djarin contacte donc Bo-Katan pour lui donner des nouvelles et obtenir des informations sur la fuite des Mandaloriens – qui annoncent donc au monde le retour de Gideon.

Din Djarin n’est pas ravi de ce retour et il compte tout faire pour qu’il s’arrête au plus vite. De son côté, Gideon compte tout faire pour que Din Djarin périsse de sa main au cours de l’épisode. Au moins, ils sont sur la même longueur d’onde. En revanche, Gideon n’est pas si aidé par ses clones, contrairement à Din Djarin qui peut compter sur Grogu à ses côtés, mais aussi sur l’aide de R5 à distance.

Le petit droid est sacrément pratique pour désactiver des boucliers à distance et donner des informations à Din Djarin. Il ouvre ainsi une voie facile à notre héros, ouvrant un à un les boucliers qui protègent l’accès à Gideon. Din Djarin se retrouve ainsi face à face avec deux Stormtroopers à chaque fois, plutôt qu’avec un groupe plus conséquent. C’est bien pratique tout de même.

Ma foi, ça semble quand même faire pas mal de sport pour lui, mais il s’en sort. R5, en revanche, est gêné dans son travail par de petits robots policiers. Il manque même de se faire arrêter, sauf qu’heureusement pour lui, il sait voler pour s’échapper, après avoir reçu les compliments de Din Djarin. Ce dernier continue de s’enfoncer dans la base de Gideon, découvrant un peu plus son projet et ses clones du moment.

Ce mégalomaniaque a eu la bonne idée de se cloner lui-même. Il n’est pas dit que Din Djarin parvienne tout à fait à l’arrêter s’il y en a tant que ça qui peuvent courir dans la nature – et ça, même si les pods que l’on voit explosent l’un après l’autre. Ainsi, quand Din Djarin se retrouve confronté à un Gideon énervé de voir ses clones détruits alors qu’il allait enfin avoir la Force, le doute m’a pris. L’existence de clones laisse supposer qu’il a un back-up ailleurs, j’ai vu Altered Carbon, merci bien. Pourtant, le combat final a bien lieu entre eux. Alors que Gideon est clairement en train de se faire avoir par Din Djarin, nous découvrons à nouveau les trois Stromtroopers rouges – les Sith troopers, j’ai fait mes recherches depuis la dernière fois, promis.

Ce trio d’ennemis reste bien puissant et difficile à abattre : la tendance du combat s’inverse et c’est désormais Din Djarin qui est mal au point, forçant Grogu à s’en mêler. S’il sauve une fois de plus le Mandalorian (décidément, il n’aura fait que jouer le damoiseau en détresse pendant toute la saison !), Grogu est alors pris au piège par les Sith Troopers, alors que Din Djarin ne peut lui venir en aide, retenu par Gideon. La tension est à son comble.

Pendant ce temps, dans l’espace, le vaisseau-mère des Mandaloriens est bel et bien décimée par Gideon. Heureusement, il y a un héros prêt à se sacrifier pour prévenir les autres de fuir, avant de rester à bord du vaisseau et de prendre en pleine face tout l’assaut de Gideon.

Loin de la bataille spatiale, sur Mandalore, Bo-Katan continue de fuir avec quelques autres Mandaloriens, notamment ceux qu’elle a pu rencontrer dans l’épisode précédent. Elle découvre donc une grotte naturelle, transformée en ferme. C’est très verdoyant et ça sert de lieu de repli en attendant les renforts pour faire face à l’armée de Gideon : tous les Mandaloriens qui étaient sur le vaisseau-mère ont évacué pour participer à cette aventure.

C’est la grande bataille conclusive qu’on n’attendait pas depuis huit épisodes, mais depuis, allez, deux épisodes seulement. Non, je ne leur pardonne pas la perte de temps sur une saison de huit épisodes, je ne m’en remets pas. Forcément, la bataille manque un peu d’anticipation pour qu’on soit pleinement marqué par ce qu’il se passe. Pourtant, on sent bien aux répliques et à la mise en scène excessivement chère qu’il s’agit d’une bataille importante et attendue par les Mandaloriens.

Bo-Katan la quitte pourtant pour venir prêter main forte à Din Djarin : elle e rejoint juste à temps pour permettre à notre héros d’aller s’occuper de Grogu. Din Djarin laisse BO-Katan se battre avec Gideon, parce que c’est un combat qu’on attend depuis un moment (en théorie… en pratique, ça ne fait qu’un épisode quoi) et se précipite pour venir en aide à Grogu. Face aux trois Sith Troopers, Grogu ne s’en sortait pas, malgré IG-12.

Cependant, avec l’aide de Din Djarin et en utilisant la Force de manière de plus en plus systématique, le trio de Sith Troopers finit par être dégommé. Ouf, nous voilà rassuré : Din Djarin va pouvoir aller aider Bo-Katan. Elle aussi ne fait pas tout à fait le poids face à Gideon finalement. Il prend le dessus sur elle et c’est frustrant : il lui dégomme notamment le fameux sabre noir. On nous l’a monté en épingle pendant trop longtemps pour que ce soit agréable de voir le sabre être mis hors service.

Par contre, ça permet une jolie scène où Din Djarin et Grogu viennent en aide à Bo-Katan pile à temps pour lui sauver la vie. Gideon soulignait peut-être que sans gadgets, les Mandaloriens n’étaient rien, mais Bo-Katan lui fait remarquer qu’ils bossent en équipe. Et en équipe, ils sont sacrément forts et mettent enfin à terre Gideon.

Cependant, pour s’en débarrasser définitivement, il faut encore compter sur le crash du vaisseau-mère qui, comme par hasard (ou parce qu’il est bien piloté), tombe pile sur l’ancienne Forge. L’explosion est impressionnante et le petit bouclier de Bo-Katan pour faire face aux flammes m’a bien fait rire. Elle ne peut protéger Grogu et Din Djarin, mais on peut compter sur Bébé-Yoda pour utiliser la Force et créer un joli bouclier qui les protège. Bien sûr, Gideon n’a pas cette chance et meurt dans les flammes.

Tout ça pour ça, donc. Son retour n’aura pas eu le temps de faire beaucoup de bruit, hein. Par contre, il permet à Grogu et Din Djarin d’avancer largement et de devenir des personnages encore plus intéressants à suivre lors d’une potentielle saison 4. En effet, Din Djarin demande à la Forgeronne de faire de Grogu un Mandalorian.

Ce n’est toutefois pas possible, car il ne parle pas encore. Il doit rester un orphelin, sauf si ses parents acceptent d’en faire un apprenti Mandalorian. Cela tombe bien : il a un nouveau papa. Din Djarin demande donc à adopter officiellement Grogu, qui peut alors devenir son disciple. Oui, la saison se termine avec un Baby Yoda qui devient Din Grogu.

C’est mignon et inspirant à la fois, et ça fait plaisir à voir – contrairement au petit montage qui suit et nous rappelle l’existence du Mythosaure, paisiblement endormi dans les eaux de Mandalore. Beaucoup de bruits pour peu de choses ce monstre !

L’épisode n’est pas encore tout à fait terminé, cependant. Alors que Din Djarin part à l’aventure avec Din Grogu pour le former, Mandalore est définitivement reconquise par les Mandaloriens – et par Bo-Katan en particulier. À l’aventure le Din Djarin ? Pas tout à fait encore : il doit d’abord régler quelques détails pour s’assurer une vie tranquille.

Il se rend d’abord auprès du Capitaine Teva pour négocier un deal intéressant : il sera chasseur de primes pour lui, de manière à faire profil bas pour que Grogu ne soit pas trop mis en danger. Din Grogu et Din Djarin se retrouvent ainsi à bosser pour la Nouvelle République, de manière parfaitement officieuse mais, on n’en doute pas, régulière. Ce peut faire une bonne base pour une suite, ma foi.

Une fois cet accord passé avec un Teva qui fait semblant d’y réfléchir, Din Djarin retourne sur Nevarro pour rendre visite à Karga. Il obtient une cabane aux abords de la seule ville de la planète, pour vivre paisiblement en famille, entre deux aventures. En échange, Din Djarin a toutefois un cadeau pour Karga : il a négocié auprès de Teva la tête d’un robot de l’empire pour en récupérer des pièces détachées. Grâce à ça, il a pu sauver IG-11.

La boucle est bouclée, donc, toutes les intrigues de la saison sont arrivées à une conclusion naturelle et on peut terminer sur une scène bien réussie où Din Djarin et Din Grogu profitent d’un moment de calme dans leur nouveau foyer. C’est que ça faisait très fin de série, ça !

EN BREF – Vraiment, c’est frustrant, après autant d’attente (ça se compte en années !) de se retrouver avec huit épisodes qui ont eu du mal à trouver un rythme et une intrigue avec enjeux. Même les mignonneries de Grogu n’ont pas toujours su faire l’affaire… et les deux épisodes de fin concluent beaucoup trop vite toutes les pistes qui étaient ouvertes dans les six premiers épisodes, parce que souvent, il s’agissait de pistes faciles à suivre et peu longues.

Si je ne peux pas bouder mon plaisir face à l’intensité du dernier épisode, je trouve donc quand même qu’on a fait le tour trop vite de cette saison et que la série semblait perdue dans ce qu’elle voulait faire. This is the way, j’imagine.

Quant à une possible saison 4, c’est sur BFMTV que Favreau a confirmé l’avoir écrite… Je ne sais pas pourquoi, j’ai du mal à faire 100% confiance à une chaîne française sur ce genre de scoops. L’avenir nous le dira – mais l’avenir commencera par deux autres séries : Ahsoka et The Skeleton Crew. Ouais, la franchise n’arrête pas de s’agrandir. Espérons juste qu’elle racontera mieux ses histoires.

Quant à l’attente d’ici là, ça pourrait être pas mal que je la comble en tentant de regarder Andor ou la série Han Solo. Peut-être. Un jour ? Ce pourrait être bien car tout ça prendrait la direction d’un gros film crossover au cinéma…

Pokemon Horizons – S01E02 – The Pendant It All Started With (2) – 18/20

L’ambiance peut-être plus sérieuse et les enjeux plus importants donnent envie de continuer à suivre l’aventure de Liko et de découvrir les mystères qui entourent les nouveaux groupes de personnages. Les fans de Pokémon retrouveront normalement ce qu’ils aiment, tout en découvrant une nouvelle facette de l’univers de la franchise. On dirait une fanfiction, mais en mieux. Et on se demande pourquoi ils n’ont pas fait un nouvel animé plus tôt vu le succès du premier.

Spoilers

Liko est sauvée par un mystérieux Pokemon, puis par Friede.

Sauvetage in extremis | Un ton plus adulte ? | Les Électacleurs

Sauvetage in extremis

Le cliffhanger de l’épisode précédent est rapidement résolu : Liko rencontre un personnage enfermé dans son pendentif, qui est celui qui l’a protégée, de toute évidence. Ce n’est pas sans nous rappeler la rencontre de Sacha avec Oh-ho à la fin du tout premier épisode de l’animé, franchement. Par contre, ce Pokemon la protège certes de l’attaque qu’elle allait se prendre en pleine tronche, mais pas de la hauteur de laquelle elle est en train de tomber.

Bref, heureusement elle est aidée par Friede, un professeur Pokémon qui la protège avec son Dracaufeu. J’ai cru qu’il n’allait jamais se présenter ! De plus, les méchants, dont on découvre qu’ils sont nommés les Explorateurs, ne sont pas loin, et ils poursuivent le Dracaufeu de Friede. Reste à savoir qui sont vraiment les méchants dans l’histoire. A priori, nous n’aurons pas de surprise, mais j’aime que Liko se pose la question aussi !

Sauvetage in extremis | Un ton plus adulte ? | Les Électacleurs

Un ton plus adulte ?

Concrètement, je trouve que l’ambiance de cet épisode est vraiment différente de l’anime original. On ressent une atmosphère un rien plus mature (mais alors vraiment à rien), qui semble s’adresser à un public plus âgé. Malgré cela, les fans de Pokémon y trouveront leur compte, car ils sont toujours au cœur de l’action et des préoccupations de l’héroïne. Peut-être qu’elle proposera une manière de se battre moins instinctive que Sacha, ça fera du bien !

Elle y revient au combat, cependant, et elle montre que Poussacha est fort, peut-être même trop pour un second épisode. Bref, c’est totalement pour les enfants parce que les gentils gagnent… mais il y a un truc en plus. En fait, ça me fait penser à Avatar (pas pour rien que j’en fais une critique ?), avec une double lecture possible sans pour autant que ce ne soit une double lecture aussi importante ou réussie ou mature. Bref. Je ne sais pas encore mettre les mots dessus, ça viendra peut-être. Je m’égare encore.

Il n’empêche que Liko, notre héroïne, est assez énervante car elle ne pose pas à voix haute les questions qu’elle se pose en voix off. Cela ralentit trop souvent l’intrigue et donne envie de l’insulter par moments, ce qui est embêtant. Heureusement, Friede est là pour apporter de maigres réponses – même s’il oublie trop souvent de le faire. Il possède un Dracaufeu et un Pikachu surpuissants, qui font peut-être référence au célèbre Sacha. Cela peut laisser supposer que Friede est lié à la famille de Sacha, mais on ne sait pas encore ce qu’il en est, et peut-être que je me fais juste des idées. Le clin d’oeil à Sacha est un peu obligatoire, non ?

Sauvetage in extremis | Un ton plus adulte ? | Les Électacleurs

Les Électacleurs

C’est peut-être une piste à creuser pour la suite de l’anime : si Liko n’est pas la fille de Sacha, peut-être que c’est Friede son fils ? ou alors Friede est le père de Liko (il semble jeune mais plus vieux qu’elle) et est le fils de Sacha ? Je m’égare totalement. C’est juste que de voir un « Capitaine Pikachu » capable d’envoyer de sacrées décharge… ça y fait penser.

Capitaine ? Oui, Friede et ses amis sont à bord d’un dirigeable qui ressemble beaucoup trop à un vaisseau sorti de La Planète au trésor, et ils explorent le monde ainsi. Bon, je ne devrais pas utiliser ce verbe puisque les méchants sont nommés Explorateurs. Les Explorateurs sont des méchants efficaces et intrigants. Ils semblent être des adversaires plus sérieux que la Team Rocket, qui perdait systématiquement quand on voyait Jesse, James et Miaouss.

Cette série semble plus sérialisée et plus adulte que l’anime original, ce qui est un bon point pour les fans qui grandissent avec la franchise. L’intrigue est bien construite, avec un cliffhanger qui laisse présager de futurs rebondissements. Je veux dire, le kidnapping réussi de Poussacha par les Explorateurs (par accident, en plus !) est traumatisant et marque une rupture avec l’anime original qui ne prenait pas de tels risques.

Enfin, il faut souligner que le format de l’épisode est classique pour la série Pokémon : résumé, coupure pub, chanson pour le générique et scène anecdotique à la fin pour découvrir de nouveaux Pokémons (ou pour en savoir plus, ici sur Poussacha). Le mélange des générations de Pokémon est également réussi, j’ai même aimé voir Liko se demander pourquoi certains d’entre eux sont présents sur le dirigeable des Électacleurs Volants. Ouais, c’est le nom en VF. Imprononçable.

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Pokemon Horizons – S01E01 – The Pendant It All Started With (1) – 17/20

Je ne m’y attendais pas, mais j’ai beaucoup aimé ce premier épisode de Pokemon Horizons. Le changement de ton est appréciable, l’héroïne est attachante, les méchants intrigants, et le mystère familial promet de belles choses pour la suite de la série. Je suis impatiente de voir ce que les prochains épisodes nous réservent !

Spoilers

Liko entre à l’Académie Indigo, loin de chez elle.

Tout d’abord, avant de commencer, il faut que je confesse que la voix de l’héroïne m’a un peu dérangée. Elle a tendance à partir dans les aigus tout le temps, mais bon, c’est un problème de la version originale japonaise un dimanche matin au réveil et non de l’épisode en lui-même. C’est en tout cas le seul point un peu négatif que je tiens à relever, car l’épisode m’a autrement beaucoup plu. Vraiment.

Un nouveau départ | Poussacha & Liko | De nouveaux enjeux | En conclusion

Un nouveau départ

Je dois dire que j’ai été agréablement surprise par le changement de ton de cette nouvelle série. On nous présente une héroïne, Liko, qui est bien différente de Sacha. Elle semble plus réfléchie et plus attachante – ou peut-être que c’est juste la nouveauté qui fait ça. Comme souvent avec les animés, le rythme ne traîne pas : on nous présente rapidement les enjeux et un mystère, et ça donne envie d’en découvrir plus, même si Liko se parle un peu trop toute seule. Sa timidité la rend attachante, surtout dans ce contexte, mais il ne faudra pas que ça devienne insupportable.

J’ai aimé le fait que Liko soit envoyée à l’Académie Indigo de Kanto (hop, ça met de côté la question des parents qu’on se posera peut-être un jour, mais pas tout de suite, et tant pis pour les théories qui en faisaient la fille de Sacha) pour suivre des cours et devenir une vraie dresseuse de Pokemon. Cela change de Sacha qui partait à l’aventure : là, elle entre juste dans une école avec d’autres dresseurs – ou plutôt futurs dresseurs – comme on en voit parfois dans les jeux vidéo. Si ça traine un peu en longueur au début, elle reçoit tout de même assez vite son starter. Comme je n’avais rien vu de la promo (ou presque), il y avait un vrai suspense autour du Pokemon qu’elle allait recevoir.

C’est bien amené dans la série et la surprise fonctionne si on ne s’est pas renseigné avant. Elle reçoit donc un Poussacha comme Pokémon de départ (oui, j’ai cherché le nom français sur Google), ce qui est une bonne idée même si j’aurais préféré un autre starter, car je ne suis pas fan des chats. Cela me fait rire qu’il s’appelle (Pouss)Sacha, en tout cas.

Un nouveau départ | Poussacha & Liko | De nouveaux enjeux | En conclusion

Poussacha & Liko

L’épisode ne perd pas trop de temps en besogne et nous montre que Poussacha a un caractère bien à lui, un peu comme Pikachu en son temps. En vrai, il m’a juste fait penser à un chat comme tous les autres. C’est frustrant pour Liko qui voulait juste un nouveau meilleur ami, cela dit. Sans surprise, Liko perd son premier combat Pokemon contre Ann, ce qui montre qu’elle a encore beaucoup à apprendre avant de devenir une vraie dresseuse. Mais cela ne la décourage pas, elle continue de s’entraîner et d’essayer d’apprivoiser son Poussacha.

De mon côté, je me rends compte que le côté combat Pokemon est peut-être ce qui risque d’être le plus chiant, parce qu’à quoi bon tant de violence ? Je sais, j’ai passé mon enfance sur les combats Pokemon, mais si c’est juste pour le plaisir des combats, ça manque d’enjeu. La suite de la série ne semble pas pour le moment manquer d’enjeu, heureusement.

Un nouveau départ | Poussacha & Liko | De nouveaux enjeux | En conclusion

De nouveaux enjeux

Liko rencontre ensuite Amethio (merci internet), un mystérieux personnage qui semble s’intéresser à Liko pour une raison inconnue. Il semble être à la tête d’un équivalent de Team Rocket, dont on ne sait pas encore grand-chose si ce n’est qu’ils ont pour cible Liko et qu’ils veulent s’emparer de son pendentif, introduit un peu plus tôt dans l’épisode comme celui de sa grand-mère. Elle devient également la cible des Explorateurs, des méchants intrigants qui veulent s’emparer de son pendentif.

Bref, on apprend qu’il y a un mystère familial autour des origines de Liko et de son pendentif. Cela laisse présager de belles révélations à venir dans les prochains épisodes, surtout que la fin d’épisode la voit faire face à un sacré cliffhanger : Amethio essaie de lui voler son pendentif et Poussacha ne fait pas le poids face à un Pokemon surentraîné.

Liko peut toutefois prendre la fuite grâce à l’arrivée d’un autre personnage tout aussi mystérieux à dos de Dracaufeu. Mais alors que Dracaufeu affronte le Pokemon d’Amethio, Liko se retrouve en danger : elle saute d’un toit avec Poussacha (plus tôt dans l’épisode, elle a atterri comme ça sur le ventre d’un Ronflex) et se retrouve dans la ligne de mire de l’attaque. Le pendentif se met alors à briller et tout un bouclier l’entoure et la protège.

C’est une bonne fin d’épisode, quand même.

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En conclusion

Autrement, j’ai également apprécié l’aperçu des professeurs de l’Académie Indigo. Cela aurait pu être le début d’une intrigue intéressante, mais finalement, cela n’a pas été développé plus que ça et je sens qu’on partira sur tout autre chose. C’est presque frustrant.

Ah et sinon, il n’y a plus de Pokedex, mais des smartphones derniers cris qui semblent drôlement pratiques à flotter partout en permanence autour des dresseurs à qui ils appartiennent. Clairement, la technologie semble beaucoup plus développée que dans l’animé d’origine… Affaire à suivre pour savoir ce que sont devenus les personnages !

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