The Last of Us – S01E09

Épisode 9 – Look for the Light – 15/20
Difficile de ne pas avoir le sentiment qu’une partie de l’épisode est bâclé, parce que tout le dilemme moral du jeu est finalement condensé sur le dernier acte et que l’action est beaucoup mise de côté pour y parvenir. L’épisode n’en reste pas moins efficace du côté du scénario. En fait, je comprends ce qui a fait le succès du jeu, mais j’ai plus de mal à comprendre le succès de la série. Je ne crois pas qu’elle apporte beaucoup plus – avait-elle vocation à le faire ? Pas sûr.

Spoilers

Ellie et Joel arrivent enfin au bout de leur périple… mais ne sont pas au bout des surprises pour autant.

« People are making apocalypse jokes like there’s no tomorrow. » Too soon?

Oh quel plaisir, putain ! Cet épisode commence par l’erreur devenue classique et habituelle de nous introduire un nouveau personnage dont on ne sait rien et dont on suit la vie sans vraie explication… mais comme ce personnage est joué par Ashley Johnson que j’adore (brillante dans Dollhouse, Avengers et seul intérêt de Blindspot pendant beaucoup trop d’épisodes, je vous interdis de me contredire), j’étais heureux.

C’était super plaisant de la voir jouer dans la série en plus, parce que je savais évidemment qu’elle avait prêté sa voix à Ellie dans les jeux vidéos. Partant de là, quand on la voit débarquer enceinte dans le dernier épisode de la première saison, on devine assez vite vers quoi on se dirige. Sans surprise, elle est donc enceinte jusqu’au cou d’une petite Ellie ; et c’est vrai que les deux actrices se ressemblent un peu en vrai.

L’accouchement est assez original, parce qu’il est expéditif et se fait pendant une attaque de zombie. Elle s’isole comme elle peut dans une grande maison vide et comme on est avant générique, on savait déjà qu’il s’agissait d’un flashback. Un infecté débarque dans la baraque et s’en prend violemment à cette pauvre femme qui accouche. Le personnage d’Ashley Johnson parvient certes à s’en débarrasser d’un bon coup de couteau… mais c’est trop tard : elle a été mordue à la jambe. J’imagine que c’est une piste d’explication pour l’immunité d’Ellie.

Après le générique, on en revient théoriquement au présent. Ce n’est pourtant pas le cas. On suit quelques Fireflies qui s’approchent d’une maison à l’abandon. Pour le savoir, il fallait reconnaître Marlene… Heureusement qu’elle est jouée par une actrice de Station 19 (et qui jouait d’ailleurs le même rôle dans les jeux), parce que sinon, j’aurais été perdu : cela fait quelques semaines que nous ne l’avons plus vue et elle n’a pas tout à fait le même look.

Le but de ce changement est probablement de la rajeunir. Bref, toujours est-il que Marlene est celle qui retrouve Anna, la maman, et Ellie dans une chambre de cette maison abandonnée. Anna protège Ellie autant qu’elle peut, en vraie maman : elle ne lui donne pas le sein, craignant de la contaminer, et assure qu’elle a coupé le cordon ombilical AVANT de se faire mordre. C’est faux, bien sûr, mais je comprends sa décision pour s’assurer que personne ne s’en prenne à sa fille.

Anna demande également à Marlene de s’occuper d’Ellie, de l’emmener en sécurité, le tout après l’avoir tuée. Oula, ma phrase est alambiquée, mais évidemment, je parle de tuer Anna, pas Marlene. C’est un flashback fort du côté de l’impact essentiel, mais je trouve qu’il aurait fait un excellent début de série – ou de saison 2. Pas sûr de comprendre l’intérêt d’un tel flashback à ce moment-là.

Quoiqu’il en soi, il arrive à sa fin quand Marlene finit par accepter de tuer Anna et de s’occuper d’Ellie. On peut alors en revenir au présent, où Joel et Ellie trouvent une énième boîte de conserve. Alors qu’on avait laissé Joel quasiment blessé à mort, on le retrouve suffisamment en forme pour marcher sans avoir besoin de soutien. Bref, il s’est remis de sa blessure et les deux personnages se mettent à marcher sur l’autoroute, reprenant un périple vers un hôpital inconnu, périple plein de conversations vide d’intérêt.

Ils arrivent finalement en ville, où ils décident d’inspecter un building. Abandonné, forcément. J’avoue que je n’ai pas bien compris l’intérêt de leur fouille, mais eh, ils semblent chercher des vivres. Evidemment, ça permet aussi de souligner qu’Ellie est encore en état de choc suite à l’épisode précédent. Cela ne l’empêche pas d’être encore impulsive, hein : elle abandonne donc Joel derrière elle quand elle aperçoit quelque chose qui lui donne envie de courir dans tout un immeuble abandonné et à moitié détruit. Elle lui balance même une échelle à la gueule, c’est dire.

Ce qui la fait courir comme ça ? Joel ne le voit pas, mais il se sent forcé de la suivre en courant, pour la protéger au cas où. Finalement, il s’agit contre toute attente (pour quelqu’un n’ayant pas joué au jeu) d’une… girafe. Je ne sais pas trop comment elle a pu la voir de là où elle était, ni comment la girafe s’est retrouvée là, à plusieurs étages du sol en théorie.

Pourtant, depuis une terrasse de l’immeuble, on voit que la girafe est bien au niveau du sol et à l’extérieur. Elle n’est pas seule, d’ailleurs : il y a plein d’autres girafes qui se promènent dans une ville abandonnée. Tout en contemplant cette magnifique vue, Joel rappelle à Ellie qu’ils ne sont pas obligés d’aller vers cet hôpital dont ils ne savent rien : ils peuvent aussi retourner chez Tommy, pour se protéger.

Cela n’intéresse pas tellement Ellie : après tout ça, elle veut aller au bout du voyage, et une fois qu’ils y seront, continuer de suivre Joel. C’est mignon tout plein cette relation père/fille qui s’est établie entre eux en quelques épisodes, mais ça me donne quand même l’impression qu’une grande partie de leur relation s’est installée hors écran.

Pour compenser ça, les scénaristes décident que cet épisode doit voir quelques conversations entre Joel et Ellie, et des conversations bien profondes. On découvre donc ainsi que c’est Joel lui-même qui s’est tiré dessus et a raté son coup : il voulait se suicider parce que Sarah était morte et que le monde sombrait dans le chaos, avec des campements militaires de fortune pour soigner les gens. Bon, ça n’a pas marché bien longtemps cette affaire et aujourd’hui, Ellie et Joel sont au milieu de ruines pour avoir cette conversation lourde de sens et d’émotions, où Joel sous-entend que c’est Ellie qui lui a permis de se remettre vraiment de la mort de Sarah. Mouais, il est resté des années avec Tess sans connaître Ellie, tout de même.

Après un moment d’émotions, rien ne vaut quelques blagues du livre d’Ellie pour passer à autre chose. Malheureusement, ils sont interrompus ensuite par des militaires qui débarquent derrière eux et les attaquent sans prévenir, évidemment. Ils se font donc avoir à défaut d’être prudents, ce qui est un peu un comble après avoir traversé le pays.

Joel se réveille ensuite dans une chambre d’hôpital – celui-là même où ils comptaient se rendre. C’est cool pour eux, non ? Eh bien, non. Certes, Marlene est là pour assister au réveil de Joel, mais elle a une mauvaise nouvelle à lui annoncer : Ellie est déjà préparée pour sa chirurgie. En effet, elle est bien un remède potentielle à l’épidémie : elle a du cordyceps qui pousse en elle depuis la naissance et qui fait croire aux champignons qu’elle est déjà infectée, la rendant ainsi immunisée à l’infection.

Il suffirait donc de lui retirer ce cordyceps du corps, d’essayer de le reproduire en laboratoire et d’en donner aux gens pour l’immuniser. Franchement, c’est ce qu’on appelle un « long shot », mais pourquoi pas ? Il faut bien tout tenter face à une épidémie comme celle-ci. Le seul problème, c’est que le cordyceps pousse dans le cerveau et donc que les médecins s’apprêtent à charcuter le cerveau d’Ellie.

Marlene a beau être toute gentille avec Joel et lui assurer qu’elle lui est redevable, elle lui explique tranquillement qu’elle a prévu le meurtre d’Ellie, tout de même. C’est gênant. Il n’a pas envie de laisser faire ça comme ça, parce qu’il la voit tout de même comme sa fille. Malheureusement, il ne fait pas le poids face aux militaires et face à la détermination de Marlene, qui est tout de même bien dérangée elle aussi par le fait qu’elle est en train de briser la promesse qu’elle a faite le jour de la naissance d’Ellie.

Pourtant, elle reste suffisamment déterminée pour se décider à laisser repartir Joel avec un simple couteau : elle ordonne à ses hommes de le lâcher au milieu de l’autoroute et de le tuer s’il tente quoique ce soit en chemin. Ils ne le font pas quand Joel s’arrête pour regarder les panneaux de l’hôpital et demander son chemin. Eh, c’est un point du Bingo Séries, ça ! Il était temps que la série arrête de se foutre de ma gueule et de me narguer avec des presque points.

L’épisode avance en tout cas assez vite ensuite : Joel parvient sans surprise à maîtriser les deux gardes qui l’escortaient – oui, oui, seulement deux – et à les tuer. Il part ensuite à la recherche d’Ellie tout aussi déterminé que l’était Marlene : il nous bute tous les Fireflies présents sans la moindre difficulté.

Oui, sans la moindre difficulté : désolé pour tous les joueurs qui ont probablement galéré sur ce niveau du jeu ; là, toute la scène d’action est limitée à un montage musical de Joel tuant l’un après l’autre les gardes. C’était assez efficace je dois dire, niveau représentation, on est pas mal, c’est prenant… Mais ce n’était pas de l’action pure pour autant. Encore un épisode qui se passe d’action, donc.

Finalement, Joel atteint le bloc opératoire où le personnel médical s’affaire autour d’Ellie, inconsciente comme l’avais promis Marlene. Joel n’hésite pas à tuer le chirurgien qui n’avait pas demandé grand-chose et cherchait juste à comprendre ce qu’il se passait. Bon, après, il y a de fortes chances pour que le chirurgien ne soit pas du côté de Joel, c’est clair. On parle tout de même d’un remède à une épidémie mondiale, qui a tué à peu près toute l’humanité et continue de le faire… Evidemment qu’on est prêt à tuer une adolescente pour sauver le plus grand nombre.

C’est un joli dilemme final pour Joel après cette saison, et une bonne question éthique qu’on peut tous se poser : jusqu’où irions-nous pour la survie de l’humanité, et qu’est-ce que ça donnerait si on était aussi impliqué que Joel ? C’est basique comme questionnement, mais c’est ce qui a fait le succès du jeu – et c’est un dilemme efficace. Je comprends le choix de Joel qui est de sauver Ellie à tout prix… mais je comprends aussi celui des Fireflies, prêts à tout pour sauver le monde.

D’ailleurs, une fois que Joel a sauvé Ellie du bloc opératoire, Marlene le résume bien quand elle prend en joue Joel et Ellie dans le garage de l’hôpital : elle rappelle à Joel qu’il condamne Ellie à vivre dans un monde suffisamment cassé pour la tuer à tous les coins de rue. Selon elle, il n’est pas trop tard pour tout réparer – et surtout pas trop tard pour laisser Ellie faire son choix.

Marlene baisse son arme, Joel hésite… et puis Ellie se réveille à l’arrière de la voiture de Joel. On comprend assez vite que Joel a tué Marlene, et puis on nous le montre. Pauvre Marlene. C’est la seule personne dont Ellie demande des nouvelles quand il lui assure que l’hôpital a été attaqué par des raiders – et Joel ne lui répond pas, ce qui en dit long. Il fait le choix de mentir à Ellie sur ce qu’il s’est passé, assurant que les médecins n’ont rien su faire après plusieurs tests sur Ellie.

Il confirme aussi qu’il y a des dizaines d’autres immunisés et qu’elle n’est pas si exceptionnelle que ça, après tout. Je ne pense pas qu’Ellie puisse croire si simplement Joel, mais ça fonctionne bien comme conclusion : il fait tout pour la protéger, quitte à lui mentir pour s’assurer qu’elle ne fasse pas le choix du suicide. Et une fois que c’est fait, il lui promet de la ramener à la maison.

Joel et Ellie reprennent donc la route à bord d’une voiture qui finit par tomber en panne, à cinq heures à pied de leur destination. Pas grand-chose pour eux. Joel a plein de choses inutiles à raconter à Ellie, la comparant à Sarah. Alors qu’ils approchent de la ville, Ellie décide d’avouer à Joel l’identité de la première personne qu’elle a eu à tuer : Riley évidemment.

La conclusion de la saison est alors là : Ellie demande à Joel de lui jurer qu’il lui a dit la vérité sur ce qu’il s’est passé à l’hôpital. Joel prend alors la décision de mentir à Ellie, ce qui est tout de même bien frustrant, surtout qu’elle lui fait entièrement confiance et décide de le croire. C’était un peu abrupt comme fin – surtout parce que le montage de l’épisode ne laisse pas une seconde avant de passer au générique de fin.

Je ne suis pas entièrement surpris par cette fin qui est bien plus fermée que ce proposent bien des séries : le jeu était censé être terminé après tout… mais je m’attendais quand même à une sorte de cliffhanger ajouté par les scénaristes, parce qu’on sait déjà qu’il y aura une saison 2 (qui divisera elle-même le second jeu en deux, en plus, parce que toujours plus). Il n’en est rien – pas même une petite scène post-générique à se mettre sous la dent.

Bon, ben, à dans deux ans pour la suite.

EN BREF – Je ne peux pas dire que je n’ai pas aimé la série, mais en tout cas, j’en attendais sûrement plus. Je suis partagé : certaines scènes étaient épiques et vraiment superbes à tous les points de vue, surtout visuellement parlant ; les acteurs sont géniaux et il y a des moments prenants – suffisamment pour comprendre l’engouement autour du jeu. Cependant, la série a bien des longueurs, qui semblent souvent être les ajouts des scénaristes, et ça, c’est dommage.

Pour ne rien arranger, j’ai aussi à mon actif plus de dix ans dans l’univers de The Walking Dead et ça m’a laissé sur la désagréable impression d’avoir du réchauffé parfois. J’imagine que c’est inévitable sur deux franchises à l’histoire un brin similaire, mais ça n’a pas empêché que je décroche de certains épisodes, surtout quand on nous rajoutait des personnages qui, de toute manière, ne pouvaient pas survivre.

J’imagine que ça fait bien écho au titre de la série, après : à moins de s’appeler Joel ou Ellie, vous êtes destinés à mourir dans cette série. Ce sont les derniers d’entre nous.

The Last of Us – S01E08

Épisode 8 – When We Are In Need – 16/20
Le schéma de la série commence à être trop répétitif après seulement huit épisodes, ce qui n’est tout de même pas idéal. L’avantage, c’est que l’histoire qu’ils adaptent est vraiment bonne, portée par un duo de personnages excellents et des scènes d’action rares, mais efficaces. On y ajoute de beaux décors et le tour est joué.

Spoilers

Ellie croise le chemin d’hommes dangereux alors qu’elle chasse pour Joel.

Yeah but maybe that’s God’s will.

Quand paraîtra cet article, un nouveau podcast de 42 minutes sera sur le point d’être enregistré : si vous le lisez au moment de la parution, RDV dans une heure, car on y parlera de The Last of us, justement. Par contre, moi, ça veut dire qu’il a fallu que je sacrifie deux heures de mon week-end pour terminer la saison – au détriment des derniers épisodes de la franchise Grey’s Anatomy. Autrement dit, ça partait mal pour cet épisode, qui commençait déjà avec une petite aversion de ma part.

Une fois n’est pas coutume, l’épisode nous proposait en plus de s’intéresser longuement à la vie de survivants de l’apocalypse en plein blizzard. Cela aurait pu être intéressant pour nous… si on avait eu une vraie introduction de ces personnages avant ou si on savait quel était l’intérêt de nous montrer un homme – David – apparemment assez cruel avec ses hommes, et avec une petite fille qui vient de perdre son père. Il a tout de même un ami, James.

Non, vraiment, autant le dire tout de suite : je n’ai pas du tout accroché à ce début d’épisode. Je ne doutais pas que ça finirait par avoir un lien avec le reste de la saison, mais je n’accroche pas trop à ces manières de faire : ça avait déjà été le cas en début de saison en plus et ça commence à vraiment me taper sur le système. Frank, Bill, Henry, Sam, Kathleen… Cela fait beaucoup de passages pour peu d’intérêt à long terme.

BREF. On reprend ensuite l’intrigue de Joel et Ellie, et on ne va pas se mentir : je suis là pour ça. J’aime bien Ellie, à défaut de supporter vraiment Joel, donc ça m’a fait plaisir de la voir venir en aide à Joel comme elle pouvait. Elle se retrouve à devoir tout gérer seule, et ce n’est pas évident : entre la blessure de son daddy d’adoption et la bouffe.

Ellie se rend donc seule à la chasse et on sentait bien que ça allait déraper pour elle. Evidemment, elle se retrouve confrontée assez vite à James et David. Voilà, il fallait bien que l’introduction serve à quelque chose, mais la vérité, c’est qu’elle ne sert quand même à rien. On aurait pu rencontrer ces personnages à ce moment-là, ça aurait été très bien.

J’ai tendance à me perdre beaucoup dans ma manière de résumer ces épisodes, tout de même. On va dire que vous êtes venus lire mon avis plus que le résumé, de toute manière. Ellie chasse donc une biche qui n’a rien demandé et qu’elle arrive à tuer, mais ce sont James et David qui retrouvent en premier l’animal. Ils espèrent l’embarquer sans que personne ne les remarque, mais bien sûr, Ellie les repère bien vite.

J’ai bien aimé le marchandage qui se met aussitôt en place : Ellie est assez maligne pour désarmer les deux hommes avant qu’ils ne comprennent qu’ils ont affaire à une adolescente seule. Elle ferait mieux de ne pas écouter du tout David, parce qu’il a une tête qui ne m’inspire pas confiance, mais j’avoue que le David est malin : il donne son prénom et celui de James pour éviter de se faire tirer dessus, puis sympathise avec Ellie en lui proposant de faire un échange. Il a besoin de bouffe pour sa communauté, alors il lui propose ce qu’elle veut en échange.

Ce qu’elle veut, ce sont des médicaments pour lutter contre l’infection qui touche Joel, évidemment. Elle envoie donc James les chercher, puis continue de papoter avec David. Je ne le sens vraiment pas ce type, il a des yeux qui sentent bons le psychopathe et un discours religieux qui ne me dit rien qui vaille dans une série apocalyptique.

La série ne traine pas trop dans la révélation, heureusement : James revient rapidement dans la cabane où Ellie et David s’abritent, avec les médicaments, mais aussi avec un flingue qu’il braque sur Ellie, la soupçonnant d’avoir tué Alec, le père de la gamine du début d’épisode. Ce n’est pas exactement vrai : c’est Joel qui l’a tué. En effet, David révèle qu’il fait partie du groupe des attaquants d’Ellie et Joel. On cherche encore à comprendre vraiment pourquoi ils les ont attaqués, hein, mais bon, l’essentiel, c’est qu’Ellie parvient finalement à s’en tirer.

C’est inattendu : David demande à James de baisser son arme et donner les médicaments à Ellie, et il la laisse s’enfuir. On sent bien qu’il a une idée derrière la tête, mais pour l’heure, Ellie se contente d’aller donner son médicament à Joel… Comme elle peut (mal, mais bon). De son côté, David rentre dans sa communauté et leur assure qu’il ira arrêter Joel le lendemain, pour le traduire en justice.

Sa fille – Hannah – a une vision de la justice bien particulière, espérant aussitôt la peine de mort. Si David est un gros connard qui la frappe, j’ai au moins aimé sa réaction qui le suppose anti-peine de mort. Il croit en Dieu, il est au moins logique de ce point de vue-là. Les scénaristes aussi semblent suivre leur propre logique, avec un épisode qui traîne ensuite en longueur, pour le plaisir de le voir traîner en longueur. J’imagine inévitablement que s’il est si important de les voir en galère de bouffe à cause de l’hiver interminable ET de les voir manger de la viande rouge, c’est parce que ce n’est pas simplement de la bouffe qu’ils bouffent – c’est de la viande humaine. Nous verrons bien.

En attendant, Ellie continue de s’occuper de Joel. Au matin, des oiseaux qui s’envolent à proximité du quartier où elle a élu résidence lui annoncent la présence d’ennemis à sa recherche. Bien sûr, ça ne manque pas, mais David et James sont en plein débat pour décider de laisser en vie Ellie.

Ellie, oui, son cheval, non. En essayant de les éloigner de Joel, elle attire trop l’attention sur elle. James peut donc tirer sur son cheval, puis être à ça de la tuer, parce que c’est ce qu’il voulait, pour ne pas avoir une bouche de plus à nourrir. Si je comprends son point de vue, tout le délire religieux qui s’impose dans la série comme ça m’a un peu blasé plus qu’autre chose. En plus, je n’ai eu aucun doute sur la survie ou non d’Ellie. C’est un peu le problème quand on n’a que deux personnages principaux et qu’il y en a un qui est à peine capable de tenir un couteau : on comprend vite qui ne risque pas d’y passer du tout.

Ellie est donc ramenée dans son campement par David, alors que Joel continue de se défendre comme il peut. Même blessé à mort, il est encore capable de tuer un autre type. Décidément, Joel se fait plein d’amis sur la route, c’est indéniable. Il réussit ensuite à attaquer un deuxième homme en le prenant par surprise. Son but ? Prendre des otages pour en savoir plus sur Ellie et sa nouvelle localisation maintenant qu’elle a été enlevée.

La torture est efficace apparemment : il obtient vite des informations de la part de l’homme qu’il torture. Ensuite, il le tue, devant le deuxième qui n’a donc rien à dire, mais qui se fait tuer aussi. Heureusement que Joel était clairement mourant quand Ellie l’a abandonné : là, il est de nouveau en pleine forme. Vraiment.

Au campement de David et James, Ellie se réveille finalement dans une cage. Elle est en prison – après tout, elle a tiré sur des gens depuis son cheval. Elle se retrouve toutefois bien coincée dans sa cage – mais aussi de manière imagée : elle ne peut plus venir en aide à Joel et elle est donc toute seule pour trouver un moyen de s’en sortir et de le soigner.

Alors qu’elle essaie de s’enfuir, elle se rend soudainement compte qu’au beau milieu de la cuisine dans laquelle elle est, il y a une oreille coupée. Oui, oui, une oreille coupée : comme prévu, la communauté de David est cannibale – sans forcément le savoir. Ils sont de la communauté de David ou ils sont l’ennemi de la communauté de David, j’imagine. Bref, David affirmait que tout arrivait pour une raison, et j’imagine que de son point de vue, les cadavres sont là pour qu’on puisse les manger en cas de famine, hein.

Dans tout ça, David essaie encore de convaincre Ellie de rejoindre son groupe. Je ne sais pas trop ce qu’il vise : est-ce qu’il veut coucher avec et se marier avec elle plus tard ? On dirait vraiment qu’il est en train de la draguer et de la séduire. Ellie se laisse faire juste assez pour gagner sa confiance et tenter de récupérer les clés.

Elle était à deux doigts d’y arriver – et non, je ne parle pas des doigts tordus de David pour ça – mais finalement, il prend le dessus sur elle et lui explose la figure contre sa cage. Aïe. En tout cas, elle a réussi à vraiment énerver David, qui revient donc avec James pour la tuer et la manger plus tard. Fort heureusement, elle est suffisamment maligne pour révéler juste à temps qu’elle est infectée – et que David l’est aussi car elle l’a mordu.

Pris par surprise, celui-ci baisse la garde. Il n’aurait pas dû, parce que James fait de même et qu’Ellie non : elle voit bien que c’est sa seule opportunité de rester en vie à présent. Elle réussit à choper le couteau avec lequel on allait la tuer et le planter dans la carotide de James. Adieu, James. J’ai presque eu de la peine pour lui – il ne faisait que suivre un leader après tout.

Ellie parvient donc à s’enfuir de la cuisine, mais pas du bâtiment dans lequel elle est : c’est David qui en a les clés. Qu’à cela ne tienne, Ellie se bat contre lui avec ce qu’elle a sous la main, notamment une bûche enflammée qu’elle envoie judicieusement sur un rideau. Le feu se propage bien rapidement et c’est embêtant, parce qu’Ellie est toujours bloquée dans le bâtiment. Une fois de plus, cette situation sentait bon le jeu vidéo, je trouve, avec le méchant David qui lui raconte sa vie au passage.

Ellie est vraiment trop forte, réussissant à le planter avec un couteau par surprise. Bon, ce n’est pas encore tout à fait suffisant pour ce gros connard qui est clairement en train de jouir de la situation. Il apprécie particulièrement de pouvoir la violer, apparemment, la rouant de coups et se mettant sur elle en précisant que c’est justement la partie qu’il préfère, quand elle se débat. Ca n’avait pas l’air d’être ce qui l’excitait avec Hannah, mais euh… admettons ?

Heureusement pour elle, une fois de plus, Ellie parvient à échapper à cette situation catastrophique en réussissant in extremis à choper le couteau qu’elle a fait tomber. Elle nous tue donc David de quelques coups de couteau. Enfin, pour faire bonne mesure, disons que David n’a rien à envier à Jules César à la fin de l’épisode, hein.

Après ses multiples coups de couteau permettant de sceller le destin prévisible de David (et de tous les personnages qui ne sont ni Ellie, ni Joel), Ellie peut donc sortir du bâtiment toujours en train de brûler et terminer… dans les bras de Joel, qui la réconforte comme s’il s’agissait de sa propre fille. C’est mignon tout plein, mais il n’y a donc personne pour voir que le bâtiment est en train de cramer ? Ellie et Joel s’en vont ensemble dans la neige comme si de rien n’était, loin de ces cannibales – Joel a trouvé tout de même plusieurs corps décapités et prêts à être mangés.

Rendez-vous à 21h sur Youtube pour parler plus longuement de l’ensemble de cette saison 1 – et après le podcast pour la critique de l’ultime épisode !

Most Dangerous Game – S02E08

Épisode 8 – A Good Lawyer’s Hard to Find – 14/20
S’il y a deux bonnes – très bonnes même – choses dans cet épisode qui font que je suis content de l’avoir vu, je trouve qu’il est globalement dans l’abus vis-à-vis des règles du jeu énoncées depuis la saison 1. Avec tout juste huit minutes au compteur, il est également un peu court, c’est dommage.

Spoilers

Victor est arrêté par la police.

Yeah, I’ll fight Prince Charles.

Victor est foutu. Vraiment. Il se fait arrêter, donc il se fait récupérer son portable une fois au commissariat. Tous les chasseurs savent où ils se trouvent, et il comprend aussitôt que les organisateurs du jeu aussi. Il sait très bien ce que ça signifie pour lui : il est un joueur permanent. Pour son vol de bateau et sa fuite face à la police, Victor est embarqué dans une situation qui ressemble à de la comparution immédiate. Malheureusement pour lui, il n’a pas d’avocat. Oui, c’est vraiment malheureux : la série lui en fournit un, évidemment… Clive. Oh bordel.

Je savais déjà que celui-ci ferait son retour en saison 2. Il était tellement glaçant en saison 1 ce personnage ! Il l’est toujours pour son retour : le voilà donc qui se présente à la juge comme étant l’avocat commis d’office à Victor. Il le fait libérer en très peu de temps, expliquant que M. Dupree, le patron de Victor, a déjà payé la caution.

C’est entièrement faux : on a vu juste avant ça Joséphine s’impatienter que le boss de son frère ne puisse rien faire pour les aider et refuse de se rendre immédiatement au commissariat pour continuer de chercher des solutions. Josephine se retrouve à voler une voiture pour s’y rendre, mais elle arrive trop tard : Clive a déjà fait libérer Victor.

Ce dernier est un peu trop naïf et pense vraiment avoir affaire à un ami… jusqu’au moment où, pas de bol, il comprend que ce n’est pas le cas car le téléphone du jeu est connecté à la voiture de Clive. A l’autre bout du fil, Miles. Il lui propose, avec sa propension habituelle aux bavardages, un dilemme bien plus simple et rapide que ce que la série nous a vendu : soit il sort de la voiture avec une nouvelle identité et la certitude d’être poursuivi à vie par trois serial killers – sachant que personne n’a jamais survécu plus de 84 jours comme ça – parce qu’il a enfreint les règles du jeu, soit il accepte de se retrouver seul à seul dans une pièce avec Clive cherchant à le tuer. S’il parvient à sortir de la pièce, alors le jeu reprend, avec les trois tueurs restants.

Non, vraiment, Victor ne sait pas dans quoi il s’embarque quand il accepte de se battre contre Clive, mais en même temps, on espérait tous voir ça arriver. Après, je trouve ça trop simple comme porte de sortie. Contourner la règle comme ça, c’est frustrant : elle a été énoncée clairement en début de saison et j’aurais aimé voir Victor rester une proie jusqu’à ce qu’il fasse renverser le jeu.

En plus, le pauvre, il fait tout ça pour de l’argent qu’il ne peut même pas toucher. Suite aux révélations de Joséphine, la police gèle les virements qu’il reçoit. Il ne le sait pas encore cependant, alors il se contente d’écouter la musique de Clive en attendant de se retrouver dans une pièce où celui-ci sera prêt à le tuer – ou à mourir.

Deux choses valaient le coup dans ce très court épisode : d’abord, retrouver Clive et son flegme habituel ; ensuite, apprendre la mort de Tyler, le propriétaire de Katie… Il s’est noyé en allant chercher son chien ; sachant que la chienne, elle, a survécu sans problème. Le karma.

How I met your father – S02E03

Épisode 3 – The Reset Button – 12/20
La série continue sur sa lancée : toutes les blagues sont au choix trop prévisibles ou trop lourdes, mais à chaque fois, je passe totalement à côté de l’humour de la série. Et pourtant, j’aurais bien aimé rire ! Il y a bien quelques petits moments qui fonctionnent, mais dans l’ensemble, je trouve que ça essaie trop de ressembler à la série d’origine tout en voulant se sentir jeune ; et ça passe totalement à côté de la tranche d’âge des personnages mis en scène. Enfin, la lourdeur vient aussi de la volonté des scénaristes de nous annoncer tout ce qui arrivera par la suite… Qu’ils se concentrent déjà sur l’épisode en cours et sur tous ses défauts !

Spoilers

Sophie rencontre l’acheteur de son tableau, Valentina et Charles recommencent une vie amoureuse… chacun de son côté.

She’s amazing. You hear me? She’s amazing.

J’ai toujours autant de mal à me motiver à regarder la série, et j’avoue que ça n’aide pas de savoir que ça commence toujours par la Sophie gênante qui fait tout pour être le plus gênante possible. Les scénaristes sont à la ramasse la plus totale, c’est dingue. Je vois mal un jeune de vingt ans en 2050 être choqué que sa mère puisse embrasser sa tante lesbienne. Bordel, déjà en 2020, c’est un non sujet pour un tas de gamins – et j’ai envie de dire, déjà en 2000 même. Par contre, de là à nous dire que c’est normal d’embrasser tous ses amis… Mouais. Des soirées alcoolisées et des jeux à vingt ans, OK, mais à trente ans ?

Je ne vis pas dans le même monde que ces scénaristes et je me suis retrouvé bloqué là-dessus. J’en ai raté l’intrigue principale concernant Sophie, une fois de plus liée à son travail. Elle embarque Jesse dans un entretien avec un homme riche qui est le cliché de l’homme riche insupportable de base : il bouffe des trucs bizarres, est cannibal et sexiste. Tout ce qu’il faut pour être appréciable, quoi. Si Sophie et Jesse débarquent chez lui, c’est simplement parce qu’il a acheté le tableau de Sophie… mais pas pour les raisons qui feraient plaisir à Sophie. En fait, l’homme et sa femme sont tombés amoureux de Jesse, qui serait la virilité incarnée selon eux. Euh ?

Admettons. L’homme décide d’utiliser la photo de Sophie pour représenter son mouvement masculiniste de base – sexiste, homophobe, tout ce qu’on aime. Forcément, ils le vivent mal : Jesse n’a pas envie que son visage soit associé à ce mouvement, forcément. Pour réussir à changer tout ça, Sophie et Jesse décident d’entrer dans leur jeu pour que Jesse puisse retirer discrètement le tableau. Il n’est pas assez fort pour ça, cela dit. Non, vraiment, la série force trop les traits pour que ce soit 100% drôle. Même les gags qui reviennent au sein d’un même épisode me désespèrent alors que je suis supposé adorer ça.

Toute cette intrigue permet à Sophie d’arriver à la conclusion qu’elle est heureuse d’être amie avec Jesse… Et je ne vois pas pourquoi ils avaient besoin de tout ça pour en arriver là. En tout cas, ça leur permet, d’après la Sophie du futur, d’atteindre le bouton reset dans leur relation. Ou pas. Elle est clairement toujours amoureuse. Bon, il est à noter que dans l’épisode Sophie perd la photo en la posant sur un taxi… mais eh, la nouvelle mode de la série est de nous assurer qu’on saura plus tard comment les choses se passeront : Sophie va donc récupérer la photo, elle va donc embrasser Ellen un jour, elle va lui ruiner aussi sa nouvelle thérapeute… BREF, REGARDEZ BIEN LA SUITE HEIN. Lourdeur.

Thérapeute ? Oui, pendant ce temps, Valentina n’a toujours pas déménagé toutes ses affaires de l’appartement de son ex et d’Ellen. Elle en profite pour souligner qu’elle est prête à recommencer à faire des rencards, pour récupérer les places d’Ellen au Bar Pacifica. Apparemment, c’est classe comme lieu. Finalement, c’est un restaurant comme un autre quand elles y arrivent avec le rencard sans visage de Valentina. Là encore, ça sent le réchauffé d’How I met your mother : le copain n’a pas de visage, comme Blabla n’avait pas de nom par exemple.

Pourtant, la série ne sait pas quoi faire de ce gag, à part utiliser un smiley pour exprimer ses émotions (la seule vraie réussite à vrai dire, ça m’a fait sourire) ou pour représenter son sexe, parce qu’évidemment, Valentina couchera avec cet anonyme à la fin de l’épisode, pour le plaisir de voir un bel homme nu se balader dans son appartement sans la moindre pudeur face à une Sophie qui se comportera comme une adolescente quand elle le verra. C’est peu crédible vu la soirée de merde qu’elle passe, en plus : si au départ, Valentina s’entend très bien avec Ellen et Rachel pour leur double rencard, la tension grimpe vite quand Rachel explique ne pas croire en l’astrologie.

C’est gênant pour Valentina qui adore ça et ne comprend pas la psychologue en face d’elle. Finalement, elles trouvent un terrain d’entente en critiquant Ellen. Vraiment, super la relation amoureuse d’Ellen si dès le premier épisode on en arrive à cette intrigue ! Bon, en vrai, j’aime bien le développement que ça provoque, avec une Ellen qui révèle malgré elle quelques failles et le vrai besoin de voir une psychologue. Ce ne sera pas Rachel, mais c’est déjà bien qu’elle en découvre le besoin. Par contre, dans le futur, Sophie continue d’être détestable et je vais finir par vraiment vouloir qu’elle reste célibataire, hein.

Enfin, la troisième intrigue se concentre sur Hannah et Sid, qui continuent de galérer pour leur vie de couple à distance. S’ils n’arrivent pas à trouver de moyens de se rejoindre avec le peu d’économies qu’ils ont encore, ils ont une chance incroyable. Poussé par Valentina qui recommence à faire des rencards, Charles décide lui aussi de replonger dans le grand bain. Il a très peur de se retrouver seul en rencard cependant, parce que bon, il est aux États-Unis. Il organise donc une soirée avec Hannah et Sid… et son rencard, Alice.

Et ça tombe bien : Alice est chargée de gérer les récompenses offertes par les compagnies aériennes et les points… Il n’en faut pas plus pour que Sid et Hannah soient archi fans d’Alice et fassent tout pour que le rencard avec Charles se passe bien. C’est plutôt marrant, même si trop forcé dans la mise en place du quiproquo avec Charles qui n’est pas au courant de ce qui plaît tant à ses amis chez Alice. Sid et Hannah font donc tout ce qu’ils peuvent, mais Alice est le cliché vivant de la bizarrerie.

Alice est heureusement très amie avec Hannah en fin d’épisode, donc elle aide le couple à résoudre ses problèmes pour continuer de se voir régulièrement. Bizarrement, elle déteste en revanche Sid qui en veut trop à ses points selon elle. Bon, ce n’est pas grandiose. L’épisode se termine toutefois par Charles qui se débarrasse d’Alice, avant de rencontrer, au bar, une femme que Sophie introduit comme importante dans sa vie. Franchement, c’est un sosie de Valentina, ça craint, surtout que Valentina, elle, couche avec son random, mais sans être prête à tourner la page encore… Enfin une intrigue qui donne envie de continuer la série !