The Watchful Eye – S01E07

Épisode 7 – Out Like a Light – 18/20
J’ai adoré ce que l’épisode parvenait à mettre en place l’air de rien, parce que maintenant que l’on connaît bien les personnages, on peut commencer à avoir des quiproquos savoureux et des révélations de secrets inattendues au détour d’épisodes. Chaque épisode de la saison semble aussi construit pour mener à un évènement marquant, et ça fait qu’on se retrouve avec un très bon épisode.

Spoilers

Elena se retrouve à ramer maintenant que ses amis lui tournent le dos.

We’re not giving up.

J’aurais aimé voir cet épisode plus rapidement, mais voilà, la vie n’est pas tendre tous les jours et je voulais avoir le temps de le regarder en étant posé sur mon canapé. J’avais faim et j’étais fatigué au moment de le lancer, mais eh, j’avais faim de cette série également. En plus, le résumé m’a remis dans la série super rapidement.

La première scène de l’épisode est la suite directe de l’embrouille entre Elena et Roman : il lui fait toujours la tronche et il est bien énervé de se rendre compte que la seule raison pour laquelle Elena continue de lui parler est sa quête du rubis. La quête est vaine, cependant, d’après lui en tout cas. Il sait que la pierre n’est pas chez Mrs Ivey parce qu’il a eu le temps de tout fouiller… pourtant, il reste tout de même travailler au guichet de l’immeuble.

J’imagine que son but est de pouvoir continuer à draguer et se rattraper de l’horrible malentendu de l’épisode précédent, mais pour le moment, nous n’y sommes pas encore. Roman continue de lui faire la gueule, et de mon point de vue, il fait bien. J’aime beaucoup Elena, mais elle a été horrible avec lui, franchement.

Elena croise également Ginny au moment de rentrer dans l’ascenseur, mais comme je m’y attendais, tout le monde lui fait la tronche désormais. C’était bien senti. L’avantage, c’est que Ginny est encore au Greybourne, au moins. Elle continue de vivre dans sa toute petite chambre et y reçoit Kim avant une petite soirée entre nourrices.

C’est l’occasion pour Ginny d’expliquer qu’elle est en froid avec Elena et j’ai hâte qu’ils la croisent tous en plein rencard avec Matthew. Oui, parce que Matthew invite Elena à un dîner chic, pour faire plaisir à Jasper, soi-disant. J’appelle totalement ça un rencard, qu’elle le reconnaisse ou non. Finalement, ça n’arrivera pas, parce que l’épisode avait autre chose en réserve, autre chose que je n’ai pas réussi à voir venir.

Il faut dire qu’il y a plein de sous-intrigues en même temps : Elena s’inquiète de voir que Dick, le mari de Tory, semble avoir disparu depuis le gala où elle l’a vu se faire torturer. Sa théorie, qu’elle confie à Scott en allant chercher ses affaires chez lui après la rupture, est que Tory a pu tuer Dick. Je n’y crois que moyennement, mais il est vrai que Tory couvre l’absence de Dick en expliquant qu’il a été faire du golf. Le seul problème ? Bennet nous apprend que le matériel de golf de son père est toujours dans l’appartement.

C’est louche. Scott promet d’enquêter sur le sujet, tout en laissant la clé de son appartement à Elena malgré la rupture. Hâte de voir comment elle s’en servira, car je doute que ce soit laissé au hasard ; De son côté, Roman se fait engueuler par Cecil, l’autre portier du Greybourne, parce que la porte du sous-sol est ouverte, une fois de plus. Il sait pourtant qu’il n’y est pour rien – et c’est donc forcément Elena qu’il suspecte. Il monte donc l’engueuler.

C’est loin d’être une bonne idée, car Bennet est justement au dernier étage au même moment. Cela lui permet d’entendre une conversation entre Roman et Elena, qu’elle pense toujours en couple. Pourtant, il est dit clairement qu’Elena a un dîner avec Matthew, ce qui semble rendre jaloux Roman. Le vrai problème, pour moi, c’est surtout qu’Elena dit qu’elle trace Tory et que les deux affirment qu’ils ne devaient pas se mélanger avec les habitants de l’immeuble. Bref, ils passent clairement pour des voleurs, mais Bennet ne semble pas s’en formaliser.

Contre toute attente, il y a alors une grande coupure de courant générale. Elena tombe directement sur Bennet quand elle sort de chez elle, avec Roman dans son sillage. Bennet en profite pour faire une autre crise de jalousie, alors qu’Elena tente d’appeler l’ascenseur. En vain, puisqu’il n’y a pas de courant. J’ai aimé le côté passif-agressif de Ginny dans cette scène, ça fonctionnait bien de la voir souligner qu’il n’y avait pas d’ascenseur sans courant – apparemment, embrasser Kim lui a donné des ailes.

Le truc, c’est que tout le monde découvre au passage que sans ascenseur, ils se retrouvent coincés au dernier étage de l’immeuble. Il n’y a pas d’escaliers de secours – et ceux du toit ne sont pas en bon état. Voilà qui promet.

Coincés à l’étage, les personnages improvisent une soirée différente de ce qui était prévu. Kim propose donc à Ginny d’allumer des bougies chez elle – alors qu’ils viennent juste d’établir qu’en cas d’incendie, ils étaient coincés au dernier étage. Bennet décide de passer du bon temps avec elles, probablement pour rester loin de Roman et Elena. Malheureusement pour elle, Kim propose aussi à ces deux-là de les rejoindre.

Après tout, ils n’ont nulle part où aller, pas vrai ? Ben non, pas vrai : il y a toujours l’escalier secret menant chez Mrs Ivey. Toutefois, Elena ne souhaite pas le révéler aux autres pour le moment. Bien sûr, Roman est de nouveau en désaccord avec Elena. Ils s’engueulent de manière peu discrète et j’ai aimé voir Ginny les espionner. Tout le monde espionne tout le monde dans cette série.

Ginny est évidemment suspicieuse de ce qu’il se passe entre Elena et Roman : pourquoi le portier serait-il venu la voir alors qu’il est censé être en plein service ? Elle aussi aimerait en savoir plus, c’est assez évident, et elle en parle même à Kim, plus tard dans la soirée. En attendant, Bennet propose plutôt d’aller chercher une planche oui-ja pour répondre à l’idée de Kim qui veut justement organiser une séance de spiritisme.

En regardant par la fenêtre, Elena comprend vite qu’ils ont été laissés dans le noir – mais qu’il n’y a que le Greybourne qui y est. Bennet finit par revenir avec une planche ouija, qu’elle laisse à tout le monde avant de se barrer. Elle n’a absolument aucun moyen de se barrer de cet étage, ça n’a pas de sens de faire ça. Pas le temps d’y réfléchir de toute manière : Elena et Ginny reçoivent un SMS de menace, soulignant que leur maître-chanteur les sait ensemble.

Ginny s’isole donc à son tour, laissant Elena et Roman seuls dans sa chambre, puisque Kim la suit aussitôt. C’est du grand n’importe quoi : c’est sa chambre, franchement ! Et cette histoire de SMS ? La série a trop de secrets. En tout cas, il ne reste plus qu’Elena et Roman pour la séance de spiritisme, qui permet de contacter Jocelyn. La série bascule à nouveau dans l’horreur avec un code secret, PETSHTXIS. Bon, on voit tout de suite que c’est écrit à l’envers quand même (enfin, quand Elena l’écrit sur une feuille en tout cas). La série me vend un point du Bingo sur un plateau d’argent, mais sans le faire vraiment. C’est un code, certes, mais ils doivent encore s’en servir et comprendre ce qu’il en est.

Si l’ambiance est glaciale entre Roman et Elena tendant de déchiffrer ce code, c’est beaucoup mieux pour Ginny et Kim qui s’embrassent enfin. Roman, lui, décide d’essayer de rattraper le coup avec Bennet. Il ne fait que s’enfoncer, à lui expliquer qu’il n’était pas en couple avec Elena et qu’il voulait tout arrêter avec elle le soir où elle les a surpris. Ce n’est pas hyper limpide tout de même.

Le pire, c’est qu’il ne ment même pas vraiment. Bennet doit le sentir, parce qu’elle est prête à écouter son portier préféré sur ce coup-là. Elle se réconcilie avec lui. De toute manière, ils n’ont nulle part où aller.

Pendant ce temps dans l’immeuble, Matthew est en tout cas coincé chez lui. Il se retrouve à devoir passer la soirée avec Tory. La pauvre avait prévu une soirée sushi avec Bennet, mais Bennet l’a laissée toute seule, en se foutant bien de l’autorité inexistante de sa belle-mère au passage. Elle ne semble pas plus inquiète que ça de la disparition de son père en tout cas.

Tory non plus n’est pas inquiète de la disparition de son mari. Au contraire, elle semble ravie de pouvoir passer une soirée ombre chinoise avec Matthew. Bon, après, je sais qu’ils sont riches et tout, mais pas un moment ils n’envisagent d’essayer d’aller remettre l’électricité par eux-mêmes ? C’est fou cette certitude d’avoir des gens pour s’occuper de tous les problèmes qu’ils ont. Le truc, c’est que Roman n’est pas à son poste pour remettre l’électricité et qu’apparemment personne ne semble vouloir aller dans le sous-sol.

Cette coupure d’électricité laisse aussi Alex et James seuls dans l’ascenseur avec Mrs Ivey. L’ascenseur est plutôt chouette, en vrai, avec un petit canapé qui leur permet de passer une bonne soirée. La soirée n’est peut-être pas bonne pour James qui se retrouve éduqué par Alex sur leur relation qui est totalement LGBT. La tronche de Mrs Ivey quand elle découvre qu’Alex n’est pas une femme était absolument géniale aussi.

L’avantage, c’est que ça me fait un autre point Bingo Séries facile tout ça, parce que James demande si être en couple avec Kim fait qu’il n’est plus hétéro. C’est une bonne question, en vrai, c’est la question de base dans cette situation et j’ai aimé la réponse de Kim sur le sujet – ce n’est pas à elle de définir la sexualité de James après tout.

Mrs Ivey finit par se décoincer d’un coup, approuvant totalement le discours d’Alex et décidant finalement de se bourrer la gueule avec eux. Enfin, elle est au-dessus de ça, elle, j’imagine. J’ai beaucoup aimé la voir se décoincer et raconter sa jeunesse… ainsi que celle de James. Euh attendez, comment sait-elle tout ça ?

On n’en saura pas plus, parce qu’Alex ne pose pas de question. Elle m’a un peu énervé à se laisser atteindre trop vite par l’alcool. En effet, Alex en révèle trop à Mrs Ivey : elle explique qu’elles sont allées au gala. Bon, elle ne fait pas que de la merde : Alex envoie aussi un selfie à Elena, ce qui permet à Elena de savoir qu’elle a un accès libre à l’appartement de Mrs Ivey.

Elena qui ne voulait pas révéler son passage secret finit donc par le faire, sans hésiter. Alors que tout le monde se barre, Elena entend soudain une femme qui pleure. Comme personne d’autre ne semble l’entendre, elle suppose évidemment qu’il s’agit de Jocelyn. Elle revient donc en arrière pour lui parler.

Finalement, elle comprend enfin la signification du code : à l’envers, ça donne « sixième marche ». Et dans la sixième marche du faux escalier, Elena trouve des lettres d’Alistair adressées à Jocelyn. Décidément, les secrets s’emboîtent de plus en plus dans la série. Par contre, Jocelyn décide aussi d’y enfermer Elena en refermant le haut du passage derrière elle.

Et comme Roman remet le courant au sous-sol, Elena est complètement coincée dans le couloir secret quand Mrs Ivey rentre finalement chez elle. Si Elena voulait d’abord rester discrète, elle se retrouve sans batterie sur son téléphone et complètement emmurée vivante. Bref, elle finit par supplier Mrs Ivey de lui ouvrir la porte, qu’elle a coincée derrière elle aussi de son côté. Mrs Ivey entend clairement ce qu’il se passe… mais elle semble prendre son pied à jouer du piano en écoutant les supplications d’Elena. Je me demande vraiment les secrets qu’elle a, elle. Elle semblait apprendre qu’Alex était à la soirée de gala… mais elle serait autrement dans la position parfaite pour être le maître chanteur.

Dans le hall, Roman se retrouve à devoir gérer les clients mécontents, tandis qu’Alex et James, bourrés, expliquent à Ginny et Kim qu’ils souhaitent juste aller manger un morceau. Les deux femmes restent ensemble pour se dire au revoir : Kim s’apprête à faire un voyage de quelques semaines en Europe. Pas idéal pour commencer une relation de couple.

Ginny finit par remonter à l’étage et c’est elle qui rouvre la porte à Elena. Bien sûr, elle en profite pour enfin en savoir plus sur Elena. Si celle-ci continue de vouloir lui mentir, elle n’a effectivement pas le choix que de dire enfin la vérité sur ses origines et son amitié avec Roman. Ginny découvre ainsi que le père d’Elena s’est suicidé à cause des Greybourne – et que la famille a fait du mal à toute celle d’Elena, ainsi qu’à celle de Roman. Cela permet d’éclaircir un peu les choses.

C’est toujours plus clair que les scènes entre Elena et Matthew, où la tension sexuelle est toujours à couper au couteau… sauf que Matthew a mangé sans elle et avec Tory. Cette dernière n’est pas ravie de découvrir les plans de soirée de Matthew, qu’il avait bien gardé secret jusque-là. Elle menace clairement Elena du regard et notre héroïne se retire donc, soi-disant pour aller charger son téléphone. Pourtant, elle passe d’abord par le hall, allez savoir pourquoi.

Elle fait bien : elle surprend Cecil en train de menacer de virer Roman. Bien sûr, elle ne peut laisser son meilleur ami se faire virer ! Ainsi, Elena fait du chantage à Cecil, juste assez pour qu’il reconsidère sa position vis-à-vis de Roman. Ce dernier en profite, une fois Cecil parti, pour se remettre sur un pied d’égalité avec elle. Il ne veut plus être son pantin désormais. C’est une bonne idée.

Il révèle également à Elena que la coupure de courant n’était effectivement pas un accident, comme elle le supposait. Quand Elena remonte enfin chez elle, elle se rend compte qu’elle a eu dix appels de Scott. Il a enquêté sur le mari de Tory pour mieux se rendre compte qu’il semblait avoir disparu et que le compte joint qu’il avait avec Tory avait été vidé. Par Tory.

Pourtant, Tory semble vraiment inquiète de ce qui est arrivé à son mari. Les cliffhangers sont bons : Tory croise Otis dans l’ascenseur, et celui-ci lui fait comprendre que son mari est dans son appartement tout simplement. Amy Acker est vraiment une excellente actrice pour jouer la peur, un peu moins pour sa réaction face à Dick. Oui, il est bien chez lui, mais il est loin d’être en bonne santé. Il est complètement dégommé de partout, clairement torturé, et le hurlement de Tory était digne d’un film d’horreur bien cheap.

De son côté, Elena découvre l’existence d’une certaine Ruby Greybourne, ce dont on se doutait depuis les premières lettres il me semble, tandis que Ginny se rend chez Scott. Reste à savoir pour quoi faire exactement, parce qu’elle sait qu’il est lié à Elena, normalement.

9-1-1 Lone Star – S04E07

Épisode 7 – Tommy Dearest – 15/20
Bon, nous ne sommes pas clairement pas sur l’épisode du siècle avec celui-ci, mais il était plein d’humour et c’était agréable de rire un peu au milieu d’intrigues souvent lourdes à digérer. Il était aussi temps de revenir à certaines d’entre elles, laissées dans l’oubli à cause du fil rouge. Bref, on s’amuse bien et c’est divertissant ; on est totalement sur un filler, mais ça fait du bien de temps en temps.

Spoilers

Paul flirte avec Asha, Tommy dépasse le stade du flirt avec Trevor.

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If someone makes you light up like that, make it happen.

Paul continue clairement de draguer sa pote d’enfance, là, mais Owen l’emmerde à lui parler boulot, Marjan (qui est dans le désert désormais, sans qu’on ne sache quand elle reviendra) et plein de sujets qui n’intéressent pas Paul, évidemment. Ils sont heureusement pour Paul interrompus par l’arrivée très improbable d’un couple.

Honnêtement, la première intervention de l’épisode est la plus wtf qui me vienne à l’esprit : la femme est attachée à la verticale, mais à l’envers, et transportée comme ça par son mari… parce que chaque fois qu’elle est allongée, elle fait un arrêt cardiaque et meure. Chaque fois qu’elle est remise la tête à l’envers, elle survit.

Tommy est dépassée par la situation, surtout quand elle fait le test elle-même pour constater ce qui arrive. Ce n’est qu’après tout ça que la patiente explique avoir un pacemaker. Ce dernier s’est déplacé pendant qu’elle faisait l’amour, et voilà pourquoi elle n’arrive plus à respirer normalement. Chaque fois qu’elle a la tête à l’envers, le pacemaker se replace correctement. Mouais. C’est une sacrée histoire, et le pire, c’est que je suis sûr que ça doit exister dans la réalité – c’est forcément arriver au moins une fois.

Après quelques épisodes, il est temps d’en revenir à la nouvelle romance entre Tommy et Trevor. Je m’attendais à les voir flirter et se tourner autour, mais non, ils sont désormais en couple. Ils assument ça entre eux sans le moindre problème… sauf qu’il faut encore l’assumer devant les filles. Yep, Tommy se retrouve l’air de rien avec trois filles désormais. Les gamines de Tommy sont totalement OK à l’idée de voir leur mère sortir avec le pasteur. En vrai, elles sont plus intéressées par l’idée d’une meilleure place de parking à l’Eglise que par ce que ça peut signifier pour elles, allez comprendre pourquoi.

Quoiqu’il en soi, tout semble bien se passer au cours du dîner. Toutefois, si Melody, la fille de Trevor, affirme n’avoir aucun problème avec le couple de son père, c’est uniquement pour faire bonne figure. En réalité, Melody donne un ultimatum à Tommy pour qu’elle rompe au plus vite avec son père. Voilà qui est fait.

Tommy s’en plaint dès le lendemain à Grace et Judd, pour avoir leur opinion. J’aime beaucoup leur amitié et j’aime beaucoup la sagesse de Grace qui tente d’être le plus raisonnable possible. Elle raisonne les actions de la gamine, avant de conseiller à Tommy d’être la plus honnête possible – et la plus sympathique aussi.

Le lendemain soir, Tommy se rend à son rencard avec Trevor, comme prévu. Ce qui n’est pas prévu, c’est que Grace est la babysitter pour Melody : c’est un peu abusé qu’Austin soit si petite. Melody complimente Tommy devant son père et Grace… mais la critique dès qu’elle est seule avec elle.

Elle ne rend pas la tâche simple pour Tommy, promettant que la rupture sera douloureuse si elle se fait à sa manière. Et effectivement, cela ne manque pas : Melody mène un véritable enfer à Tommy. Ainsi, Melody s’arrange pour interrompre le rencard de son père et sa nouvelle belle-mère, en faisant semblant d’être malade. C’est une bonne idée en théorie… En pratique, c’est oublier le travail de Tommy. Urgentiste, Tommy comprend bien vite qu’elle feint d’être malade et lui propose le pire remède possible, avec un mélange d’ingrédients tous plus imbuvables les uns que les autres – sous l’œil incertain de Grace, qui ne pense pas que ça fonctionnera.

Et effectivement, ça ne fonctionne pas : Melody ne craque pas et prend la décision de boire ce remède horrible qui ne peut que la rendre malade alors qu’elle ne l’était pas. Cela ne donne pas du tout envie de boire ça… même si visuellement, le milkshake n’a pas l’air si mauvais que ça.

Le lendemain, Judd se moque de Tommy car les nouvelles vont vite avec Grace. Ils sont interrompus par Melody qui débarque à la caserne pour menacer à nouveau Tommy. On passera sur la crédibilité de cette préado qui se balade seule en ville jusqu’à la caserne et qui trouve Tommy sur place sans souci.

Malheureusement, cette fois, Tommy se fait avoir comme une bleue par sa belle-fille : elle confesse avoir couché avec Julius – ou au moins l’avoir embrassé – quand celle-ci part à la pêche aux informations. Tommy est si peu maligne qu’elle est même enregistrée par la gamine. C’était si prévisible que je ne sais pas comment Tommy n’a pas eu l’idée elle-même d’enregistrer Melody la menaçant.

Une fois de plus, Tommy se précipite auprès de Grace pour tout lui déballer du chantage odieux de la gamine, si odieux que Grace pense aussitôt que c’est inventé par la gamine. Ouep, Grace découvre au passage que Melody n’imagine rien du tout. L’espace d’un instant, elle oublie le chantage de Melody pour en savoir un peu plus.

Je ne comprends pas trop Tommy par contre : se tourner vers Grace et attendre d’elle qu’elle accepte de mauvaises idées sans rien dire et sans proposer à Grace de confesser toute la vérité ? Evidemment qu’elle ne pouvait que faire ça. Tommy se rend donc chez Trevor pour lui parler… Mais ça commence mal, lui faisant penser que son problème avec Melody voudrait dire qu’elle va rompre avec lui. Tommy avoue donc la vérité sur Julius. Le pire, c’est que Trevor n’y voit aucun problème, mais que Tommy souhaite malgré tout rompre. Je ne comprends pas Tommy sur ce coup-là.

C’est un peu explicité plus tard quand elle explique avoir eu du mal aussi avec le premier copain de sa mère post-divorce. Elle a l’occasion de le faire, en l’expliquant à Melody, en plus ! En effet, Melody débarque avec un mal de ventre que Tommy identifie comme un faux problème à vue d’œil. Seulement, cette fois, Melody a vraiment mal. Il était assez évident que c’était vrai pour conclure cette intrigue humoristique.

Le pauvre Trevor est complètement perdu cette fois. Il passe d’une rupture à une gamine qui a ses premières règles, le tout en découvrant qu’il y avait une guerre entre elles, à demi-mots. Tommy gère bien sûr la crise, puisque c’est Tommy et que ce ne sont jamais que des règles. Forcément, ça mène à des excuses de la part de Melody et à une scène où Tommy et Melody s’entendent beaucoup mieux.

Cela fait regretter à Melody d’avoir autant embêté sa belle-mère. Elle lui demande de se réconcilier avec son père, et les deux se rendent ensemble auprès de Trevor pour tout lui expliquer. Il faut qu’il soit bien fait pour pardonner à Tommy, tout de même, même si c’est son sermon du week-end.

Bon, autrement, la nouvelle copine de Paul, Asha, revient à la caserne pour annoncer à tout le monde que l’enquête autour de Marjan est officiellement clause. Son coup d’éclat sur les réseaux sociaux a fonctionné pour ridiculiser le couple qui voulait extorquer l’argent de ses abonnés. Alors qu’il voulait garder secrète sa relation avec elle – purement amicale d’après lui (mouais), Paul se grille tout seul en balançant à tout le monde l’allergie qu’elle a et qu’il aurait soi-disant deviné.

Personne ne peut gober un mensonge aussi malhabile et Nancy veut aussitôt en savoir plus. Elle est clairement impressionnée quand elle apprend qu’elle l’a reconnu de la maternelle, et c’est sûr que ce n’est pas gagné quand même ; surtout dans un contexte si différent. Mateo, Nancy et TK motivent aussitôt Paul à sortir avec elle, parce qu’il serait dommage de passer à côté. Comme toute la caserne lui donne à peu près le même conseil, Paul invite finalement Asha à dîner.

Tout semble bien se passer, mais Paul est clairement terrifié de voir l’album photo de l’école qu’elle lui a ramené et il se fige un instant. Le rencard continue malgré tout… mais le lendemain, Paul débarque au boulot sans avoir dormi et le fait bien savoir à tout le monde. Nancy se prend le savon du siècle sans savoir pourquoi, parce que Paul veut que sa vie perso reste sa vie perso. Ce n’est pas exactement le mood de cette caserne telle qu’on la connaît jusqu’ici. Pfiou, il y aurait de quoi faire tout un article sur tout ce qu’on voit dans toutes les séries et qui serait un enfer à vivre au quotidien.

En tout cas, Owen interrompt la dispute aussitôt qu’elle commence pour demander à Paul de venir dans son bureau. Il souhaite en effet parler de la tension nouvelle qu’il semble vivre, pour éviter les problèmes sur le terrain. Paul, qui voulait que ses collègues lui lâchent la grappe, est drôlement d’humeur à partager tout ce qui lui passe par la tête avec Owen. Concrètement, on s’en doutait, son problème avec sa nouvelle copine est qu’elle en sait trop sur lui. Elle l’a vu avant sa transition, y compris quand il avait du mal avec certaines choses de sa vie… Il a ainsi abandonné le basket, et c’est un regret pour lui.

Ceci étant dit, on peut passer à la deuxième intervention de l’épisode, avec un livreur de pizza qui débarque sous des trombes d’eau pour livrer une maison à laquelle il est habitué. Cependant, la femme qui a commandé sa pizza habituelle ne lui ouvre pas. En regardant par la fenêtre, il se rend compte que la femme est en train de convulser au sol.

Son réflexe est évidemment d’appeler le 911, mais il ne peut pas faire grand-chose depuis l’extérieur. Grace explique donc au livreur qu’il va devoir entrer par effraction dans la maison. J’ai adoré la situation qui apportait pas mal d’humour, ce qui était clairement un choix fait dans cet épisode : tout semblait avoir vocation à être humoristique.

Franchement, le type est un peu débile : il aurait pu péter les fenêtres pour entrer, mais bon, il a tellement peu confiance en lui qu’il faut que Grace lui explique comment défoncer une porte. Ce n’est pas gagné d’avance, mais il y arrive. Finalement, il réussit donc à rentrer dans la maison et sauver Valérie, la femme qui convulsait car elle était diabétique et avait besoin d’une piqûre d’insuline.

Flippée de voir un visage qu’elle ne connaît pas à son réveil, elle utilise alors un pistolet électrique pour mettre à terre cet inconnu qui est entré par effraction chez elle. Rebelotte : on tombe sur le schéma déjà vu de la femme qui appelle le 911 pour indiquer qu’il y a effraction chez elle. La fois la plus marquante où on avait eu un double appel comme ça au centre, TK s’était fait tirer dessus par contre, alors bon, si on pouvait éviter d’en arriver à nouveau à une telle extrémité, ce serait bien.

Bref, notre pauvre livreur de pizza/sauveur de vie se retrouve en arrêt cardiaque. Valérie peut toutefois le sauver à son tour grâce à un massage cardiaque, jusqu’à l’arrivée de Nancy, Tommy et TK. Ces derniers ramènent l’homme à la vie, puis l’emmènent vers l’ambulance.

Valérie est alors forcée de sortir de chez elle pour venir s’excuser auprès de son livreur de pizza habituel – c’était toutefois sa dernière livraison, l’homme démissionne. C’était une intrigue complètement tordue et dans l’excès, comme toujours, mais voilà donc les deux qui finissent par envisager un rencard ensemble, sous le regard incrédule des pompiers.

L’épisode peut en tout cas bien se terminer que ce soit avec cette intervention ou dans la vie des pompiers, avec une partie de basket à la caserne, pour rendre le sourire à Paul (qui continue de ghoster Asha par contre) et Tommy qui se réconcilie avec Melody.

9-1-1 – S06E10

Épisode 10 – In a Flash – 17/20
C’est une reprise efficace pour la série qui prend le temps de faire le tour de la majorité de ses personnages, sans oublier ce qui fait son sel depuis toujours : les rushs d’adrénaline lors de certaines interventions. Cet épisode ouvre de nouvelles pistes pour la deuxième partie de saison – pistes qui ne sont pas toutes aussi plaisantes les unes que les autres, mais qui devraient permettre des évolutions logiques et fluides pour les dix prochains épisodes.

Spoilers

Une tempête invisible couve au-dessus de Los Angeles.

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Welcome to the world, kid.

La première scène nous montre des gamins insupportables sur de la très bonne musique. Ils sont sur la plage et se vengent de leur père endormi en l’enterrant dans le sable. Rien que ça. Le père est patient avec eux, trouve presque ça drôle… Avant d’être frappé par la foudre. Et oui, après le vent qui rend fou, la foudre qui sort de nulle part ; super la vie à Los Angeles !

Le problème ? Ben ça ne fait pas du bien d’être frappé par la foudre. On sent que j’ai commencé ma critique avant d’être bien réveillé – parce que oui, j’étais impatient, j’ai vu l’épisode dans le train. Le vrai problème évoqué ensuite dans l’épisode, en tout cas, c’est que Buck se rend compte que le sable autour du type s’est transformé en verre. Aïe. Cela ne doit pas faire du bien. Bref, comme d’habitude, on retrouve les personnages de pompiers en pleine intervention.

Buck fait un très bon papa de substitution, l’air de rien, tandis que le vrai papa me confirme que c’est la pire idée du monde d’être enterré dans du sable. J’ai toujours détesté ça de toute manière, alors ça ne m’est pas arrivé souvent de l’être ou de le faire. En plus, le père qui ne se réveille pas là, alors que ça prend trois plombes à faire et que ses enfants sont les moins discrets du monde, je n’y crois pas une seconde.

Finalement, l’homme est sauvé par les pompiers malgré tout et on peut enchaîner sur autre chose, enfin, avec une transition vers la météo pour nous expliquer comment se forme ce genre d’éclair en plein soleil. C’est une tempête invisible… comme celle que Maddie traverse en ce moment. Ouh. La transition est d’une fluidité remarquable, là, et l’idée est que ce thème va concerner chaque personnage de la série – histoire qu’on fasse le tour pour cette reprise.

Maddie, donc. Ses parents débarquent en effet pour découvrir sa nouvelle maison. SUPER. J’avais zappé cette histoire de maison abandonnée que Chimney avait récupéré dans l’épisode juste avant la pause. Si seulement je pouvais me trouver ça aussi, ce serait bien. En tout cas, Maddie stresse de l’arrivée de sa famille, et je ne peux que la comprendre quand on voit sa famille. Ils veulent tous voir la nouvelle maison, mais au moins, ils ne peuvent pas y rester cette fois. Maddie m’a fait rire avec cette réflexion, je serais tout à fait le genre à la faire aussi.

Autrement, les scénaristes se souviennent soudainement que Chimney a un frère, et celui-ci, tant qu’à faire, débarque avec ses parents chez Chimney et Maddie. Sans les prévenir avant, parce que pourquoi pas. Sympa la surprise du frère, vraiment. Sympa aussi la maison, par rapport à la dernière fois où on en a eu un aperçu. C’est bien les pauses dans les séries, ça permet de passer sous silence des travaux de dingue, l’air de rien. Pourtant, il y aurait eu de quoi faire de bons épisodes.

Bref, je comprends largement l’énervement de Chimney qui ne comprend pas comment son frère peut ne pas le prévenir de son arrivée avec ses parents, malgré un vol de 17h. Albert abuse, et en plus, il fait comme s’il prenait mal la réaction de Chimney ? Insupportable.

Le chantage affectif sur sa nièce qui a besoin d’un grand-père, c’était une fois de plus abusé de sa part. L’argument peut être valable, mais il y a quand même des manières de faire les choses correctement. Le repas avec les parents a beau bien se passer, l’intrusion surprise est en trop.

De son côté, Hen reprend sa vie de maman après bien des péripéties. Elle ne sait pas non plus qu’une tempête Invisible existe dans sa vie : Denis veut se faire appeler D désormais et commence sa crise d’ado en avant en reprenant contact avec son père. Il le fait en secret, et ça me paraît être la pire des idées du monde. Après, on a tout de même une scène où D est en visio sur sa tablette avec son père, alors que sa porte de chambre est encore ouverte. Ne me dites pas qu’Hen et Karen ne font pas la moindre surveillance de ce que fait leur pré-ado sur une tablette ? Bonjour l’exemple.

Pendant ce temps, Athena et May visitent une nouvelle maison. Il s’agit toutefois d’une communauté qui promet une désintoxication rapide à la drogue. J’ai mis du temps à reconstituer le puzzle, même si cela sentait l’enquête de la part d’Athena. Mais de là à amener sa fille ? C’était bizarre.

Finalement, on apprend que l’épisode reprend quatre mois après le précédent. Cela n’empêche pas Bobby d’être encore en plein deuil de Wendell. Il est encore à l’étape de la colère, clairement.

Si la famille de son parrain a deja demandé une enquête officielle, elle ne lui convient pas, car ça traine en longueur. Voilà pourquoi Athena a eu l’idée d’y envoyer May – et c’est déjà sympa parce que ça permet d’apprendre que May pourrait continuer de se droguer que place sans que personne ne lui dise rien. Le discours servi à sa mère est différent, évidemment : il est question de réussite et d’argent. Pourtant, il y a eu plusieurs décès récemment et Athéna le sait.

Le soir, Athena continue de s’inquiéter de voir Bobby en si mauvais état. Il est dévoré par la rage, et May semble plutôt le rejoindre : en menant sa propre enquête, elle a constaté que Tamara, la fille lui ayant fait faire sa visite, était justement en détox au moment de la mort de Wendell. 

Quatre mois plus tard, la voilà qui bosse pour la clinique. C’est déjà bizarre en soi, mais ce qui retient l’attention de May, c’est qu’elles ont un vrai moyen de savoir ce qui est arrivé à Wendell : s’il a été déplacé de la maison après son overdose, Tamara en sait peut-être plus. May prend aussitôt sa décision : elle décide d’aller harceler Tamara pendant que celle-ci fait un peu de shopping. C’est rare de voir des personnages acheter des fleurs.

Contre toute attente – et toute crédibilité, May parvient finalement à percer la carapace très fragile de Tamara : elle lui parle de Wendall, qui ne fumait pas contrairement à la version officielle de sa mort, mais aussi de son ami qui prétend que son mal de dos n’a jamais été la raison de son addiction… La vraie addiction, c’était le poids de tout ce qu’il portait. L’intrigue s’arrête là pour aujourd’hui, ce qui est frustrant, surtout que vu la tournure de la suite de l’épisode, ça s’arrête là pour deux semaines au moins.

Comme je le disais plus haut, la reprise après un tel hiatus force à faire le tour des personnages. La série manque toutefois de temps pour vraiment approfondir chaque intrigue. Du côté de Buck, la nouveauté consiste en une volonté de réussir à faire à manger aussi bien que son capitaine. Soit. Pourtant, en creux, ce qui se dessine entre ça et les interventions, c’est qu’il a tout pour faire un bon papa.

Allez, on reste malgré tout sur une série qui propose des interventions. La seconde de l’hôpital voit une femme en train d’accoucher à l’arrière d’une voiture Uber. Le chauffeur est clairement paniqué et aimerait appeler les secours, mais elle lui assure que tout se passera bien. C’est sans compter sur la tempête invisible qui leur balance un éclair directement sur place.

Sans surprise, ça nous mène à un impressionnant accident de voitures avec incendie et explosion. L’éclair a en effet déclenché l’airbag du chauffeur…

La vraie surprise ? C’est la voiture qui appelle le 911. C’est super comme système ma foi, toutes les infos essentielles sont données… Bon, sauf sur les passages évidemment, mais ça envoie au moins de l’aide au bon endroit. Les secouristes peuvent donc prendre en charge la femme enceinte du mieux qu’ils peuvent. Il faut l’évacuer de la voiture avant tout… Mais possiblement le bébé a déjà été éjecté finalement. C’est un accouchement spécial, ma foi, avec un bébé qui risque de mourir dès la naissance.

C’est horrible comme tout cette menace d’un bébé en mort cérébrale. Une part de moi se dit qu’il fera un très bon candidat d’une saison de secret story dix-huit ans plus tard, par contre, désolé ! Oui, évidemment : tout est bien qui finit bien, si on laisse de côté le trauma pour la mère évidemment… et pour Buck, j’ai l’impression : la série insiste beaucoup sur sa réaction.

Ce n’est pas pour rien : on se souvient tous de son intrigue faisant de lui un donneur de sperme. Quand il se rend chez Chimney et Maddie pour voir toute la famille, c’est sans surprise que cette intrigue revient sur le devant de la scène. Il s’apprête à être papa biologique : son ancien colocataire lui envoie même des échographies.

Cela se développe de manière étonnante : les parents de Buck ne prennent pas ça exactement comme il l’attendait. Il voyait déjà sa mère lui faire des reproches, alors qu’elle est en fait heureuse de son altruisme. Mouais. Bon, le problème vient finalement des parents de Chimney – le tout pendant que Maddie n’est toujours pas dans la pièce car elle s’occupe de sa fille – qui jugent totalement la décision de Buck. Ils ne voient pas ça comme normal d’abandonner son enfant à un autre – ou qu’un homme élève l’enfant d’un autre.

Les parents de Maddie et Buck s’en mêlent, forcément, et ça part en engueulade générale, jusqu’à ce qu’une coupure de courant permette de mettre fin à tout ça. C’est finalement Maddie qui calme tout le monde grâce à sa fille, et ça marchait bien. Le père de Chimney va jusqu’à présenter ses excuses, car il se rend compte qu’il n’aurait rien dû dire.

La soirée se termine donc très bien pour tout le monde, même si Buck se montre étonnamment émotionnel à reparler de Daniel avec Maddie. Il se sent enfin en famille – et on sent bien que c’est une première pour le personnage. Cela en dit long sur lui et le fait qu’il est prêt à passer à une autre étape de sa vie, dans une série qui n’a jamais trop fait dans la subtilité sur la construction de ses personnages.

La preuve ? Il en parle ensuite aux autres personnages, qui arrivent à la même conclusion que moi. Dans le même genre, Hen profite d’un trajet en ambulance avec Chimney pour lui donner son point de vue : elle considère bien sûr qu’il est important pour Chimney de prendre le temps de se réconcilier avec son père, tant qu’ils ont le temps pour le faire.

J en’aime pas trop ce genre de phrases dans les séries, ce n’est jamais très bon signe pour la suite, surtout dans une série hyper dramatique et alors qu’un orage gronde. On verra bien. Ce qui est sûr, c’est que la troisième intervention voit les pompiers intervenir pour éteindre un incendie et sauver des gens coincés dans un immeuble, le tout sous une pluie battante.

Quelle horreur un incendie pareil quand il pleut des cordes. Les conditions météo sont loin d’être idéales. J’écrivais ça pour plaindre les victimes de l’incendie, mais c’était oublier que nous sommes devant un épisode de 9-1-1. Ainsi, cela se termine très mal. Certes, je l’ai vu arriver quelques secondes avant (surtout que c’est bien mis en scène pour qu’on l’anticipe), mais tout de même, la surprise est de taille. Cela ne devrait pas : c’est un épisode de reprise, évidemment que ça se termine mal.

La grande échelle en plein orage ? Cela ne pouvait pas se terminer autrement que par un éclair qui frappe Buck de plein fouet – le même Buck qui venait de se battre pour être celui qui monterait à la grande échelle cette fois-ci. Tous les pompiers restent sous le choc quelques instants, histoire de bien refléter notre propre problème de voir Buck pendre à la grande échelle comme ça. Finalement, c’est Eddie (totalement transparent dans cet épisode, non pas que ça me gêne) qui se précipite pour lui venir en aide au sommet de l’échelle. Bon, j’ai déjà été traumatisé par ce genre de pendu avec Station 19, mais là, ça me paraît encore pire dans la mise en scène – peut-être à cause de la pluie battante et de la position de Buck qui fait bien cadavérique, dans les airs là.

Bon, dans le genre pas 100% réaliste, on notera que toute la caserne s’occupe de Buck en oubliant totalement les blessés autour d’eux et l’incendie en cours. Même si Bobby a fait appel à d’autres pompiers, j’ai du mal à croire que toute une caserne peut s’arrêter de travailler d’un coup… même si j’aurais eu du mal à croire qu’ils continuaient de travailler dans cette situation.

C’est bien dramatique en tout cas : Buck est en arrêt cardiaque complet. Il est évacué de la scène bien rapidement par ses collègues et emmené vers un hôpital heureusement très proche… Qu’est-ce que c’est que ce cliffhanger, bordel ? J’avoue avoir vu passer un tweet annonçant le prochain épisode comme (spoilers hein, arrêtez-vous de lire si vous ne voulez pas savoir) « un épisode très spécial, comme on n’en a jamais fait avant ». Cela sent donc bon le « what if » avec le frère de Buck encore en vie, vu comment la série a insisté sur la famille de Buck dans cet épisode. J’espère qu’il sera en couple avec Lucy, parce que je n’ai pas oublié qu’ils nous avaient promis plus d’Ariel Kebbel pour ne pas nous la montrer de la saison finalement !

> Saison 6

 

The Last of Us – S01E05

Épisode 5 – Endure and Survive – 18/20
C’est le grand écart qualitatif, même si je ne me l’explique pas : cet épisode était bien plus dans l’action. Il aurait tout de même pu être raccourci en le dépossédant de toute une intrigue secondaire sur un personnage dont on a voulu nous expliquer en long, en large et en travers les motifs alors que ceux-ci n’étaient pas forcément nécessaires. De toute manière, je vois que la série veut juste qu’on s’attache à tous les personnages. Peut-on être assez bête pour se laisser piéger à chaque épisode ? Humph, je vous laisse lire la critique pour le savoir.

Spoilers

Henry et Sam aident Joel et Ellie à sortir de Kansas City. À moins que ce ne soit l’inverse.

We don’t want to hurt you, we want to help you.

Et voilà, la série refait dans l’excès. C’était très bien de proposer un épisode de 45 minutes. Pourquoi cette envie de repartir avec du 1h d’un coup, là. C’est trop, et on le sait, surtout que la série a tout de même tendance à avoir un rythme quelque peu lent avant d’accélérer d’un coup.

Bon, bien sûr, j’écris ça, mais la première scène de cet épisode est déjà dans l’abus sur l’accélération du rythme : on y suit une fête populaire qui a lieu post-épidémie. Le thème de la fête ? Les survivants sont heureux de se débarrasser de FEDRA. Kansas City, la ville où Joel et Ellie ont fait escale dans l’épisode précédent, s’est donc débarrassée de FEDRA avec quelques émeutes et un mouvement populaire renversant les militaires.

Dans vos gueules, hein. Le problème, c’est que comme pour tous les mouvements populaires, ça passe par quelques meurtres de soldats et des otages. Kathleen, à la tête du mouvement populaire, prend un malin plaisir à parler à ses otages : les soldats sont tous exécutés, bien sûr, mais les otages sont de simples citoyens qui informaient FEDRA en échange de médicaments, d’alcool ou de pommes.

Des collabos, quoi, mais des collabos face à une armée qui les réduit à une vie misérable. Kathleen n’admire pas ce qu’elle considère être une faiblesse et leur ment pour obtenir ce qu’elle veut : elle assure qu’elle ne les tuera pas s’ils parlent et lui donnent les informations qu’elle cherche sur Henry et Sam. Il y en a forcément un pour parler et confirmer qu’Henry est toujours en ville, grâce à l’aide d’un autre collaborateur.

Il aurait mieux de se taire, parce que Kathleen le tue quand même – enfin, elle le fait tuer, c’est pire. Elle part aussitôt à la recherche d’Henry ensuite, mais on sait qu’elle ne le retrouvera pas tout de suite. En effet, le cliffhanger de l’épisode précédent nous a dit tout ce qu’on avait à savoir sur le personnage. Par conséquent, je trouve le montage de la série en général, ou plutôt l’écriture de son intrigue, assez peu efficace : les perpétuels retours en arrière ne sont pas des plus efficaces quand on sait déjà vers quoi on se dirige à chaque fois.

Pour cet épisode, c’est encore pire que pour Frank et Bill, en plus, car on a juste envie d’avoir la suite de l’histoire, pas un tel retour en arrière. Le flashback permet toutefois d’apprendre à les connaître un peu : Sam est apparemment muet – Henry et lui communiquent donc en langue des signes. Pourquoi pas, mais ça a tendance à créer une ambiance plus lourde que nécessaire.

Ils parviennent à échapper à Kathleen et ses hommes tout de même, grâce à l’aide de l’autre collaborateur, le docteur. Là aussi, on sait déjà où ça va : on a vu Kathleen décider de le tuer dans l’épisode précédent, justement parce qu’il les avait aidés. C’est donc chouette de voir ce vieux monsieur leur donner une planque – celle que Kathleen trouvera aussi, on l’a déjà vu – qu’il a trouvée grâce à un soldat de FEDRA qui était un ancien patient.

Henry et Sam ont donc une dizaine de jours pépère dans la planque, mais la bouffe finit par manquer. C’est problématique, d’autant plus que le médecin était supposé en chercher pour eux… mais il n’est plus là. Pour s’occuper pendant dix jours, Sam a beaucoup dessiné, toujours le même super-héros.

Au moment de lui annoncer le décès probable du docteur, Henry est donc content de pouvoir peindre le visage de son fils pour en faire un super-héros. Sam va bien avoir de courage, en plus : son père a pour plan de quitter leur planque, car il ne s’y sent plus en sécurité. Il fait bien ! Ils ne sont plus en sécurité, c’est vrai, et la preuve est aussi qu’au moment de partir, ils entendent l’accident de voiture et la fusillade impliquant Joel, Ellie et les membres de la résistance.

Le nouveau plan d’Henry est alors de suivre nos héros pour les surprendre pendant la nuit. Ils comptent en fait sur eux pour les aider, j’imagine. En tout cas, on apprend quand il les réveille que Sam est son frère, pas son fils. C’est en tout cas ce qu’il raconte, peut-être pour gagner leur confiance. Une fois que c’est fait, les quatre personnages mangent un peu ensemble. Ce n’est que le lendemain matin qu’on apprend ce qu’il en est : Henry souhaite bien l’aide de Joel pour pouvoir quitter la ville.

C’est bien simple : il sait comment faire, géographiquement parlant, mais il ne peut pas le faire tout seul, car il n’est pas aussi badass que Joel. Ah bordel, les jeux vidéos : il faut toujours que le héros soit un bon samaritain qui se fait exploiter par tout le monde finalement. Cependant, je suis content que l’épisode ne traine pas trop sur son flashback. On arrive assez vite à la mise en place d’un plan pour quitter Kansas City.

Henry a tout prévu : il veut passer par des tunnels reliant plusieurs bâtiments entre eux et où ils sont sûrs de ne croiser personne pour deux raisons. La première raison, c’est que peu de gens connaissent l’existence des tunnels. La deuxième, c’est que FEDRA a entassé tous les infectés dans les sous-sols de la ville. Seulement voilà : Henry est un collaborateur et il sait très bien que depuis deux ou trois ans, FEDRA a vidé tous les souterrains des infectés.

Seulement voilà, ça, c’est la théorie. En pratique, être accompagné d’un badass comme Joel, c’est tout de même bien pratique pour être sûr de s’en sortir en vie. On comprend assez vite que nos héros ne seront pas tout à fait en sécurité une fois dans les tunnels, donc. L’avantage, c’est qu’ils y vont très vite et que l’épisode traîne beaucoup moins en longueur que ce que j’imaginais.

Une fois dans les souterrains, ils découvrent qu’il n’y a plus de zombies, effectivement, mais qu’il y a à la place… des dessins d’enfants. Que ce soit dit ici, j’ai beaucoup aimé le personnage et la répartie d’Henry pendant tout ce début d’épisode. La relation entre Sam et Ellie est sympathique également, mais ça me donne l’impression que toutes les bonnes idées de la série viennent du jeu, pas des scénaristes. Non parce que bon, soyons honnêtes, l’intrigue avec Kathleen et tout le flashback de dix jours là, ce n’était pas dingue. Pire que ça même, j’ai trouvé que c’était dommage : insister sur le fait que la ville a sombré dix jours plus tôt, ça fait un timing peu crédible et trop fortuit, tout de même.

Bref, reprenons la critique de ce qu’il se passe pendant l’épisode : les dessins d’enfants dans les tunnels mènent nos héros à une sorte d’école souterraine. Joel l’identifie comme un bunker mis en place au début de l’épidémie : ce type de bunker est une légende urbaine de la pandémie. Des gens sont partis en souterrain pour survivre comme ils pouvaient.

Malheureusement, ce n’est pas ce qu’il s’est passé : ils sont clairement morts car les lieux sont déserts. S’il n’y a personne, il reste tout de même pas mal de jeux et comics, ce qui plaît beaucoup à Ellie et Sam. Ils insistent pour pouvoir passer un peu de temps dans ce bunker, et c’est une bonne idée d’après Henry. Après tout, ils n’ont pas envie de sortir de jour à la surface, alors autant rester en souterrain.

Pendant qu’Ellie et Sam s’amusent, Henry a le temps de raconter toute son histoire à Joel. Cela ne fait que me confirmer que j’aime le personnage. Il a certes fait les mauvais choix dans sa vie, mais son dilemme est terrible : il a été obligé, pour obtenir des médicaments pour Sam, leucémique, de collaborer avec FEDRA. Je me plantais totalement sur les raisons pour lesquelles Kathleen voulait les retrouver finalement.

En fait, Henry a vendu à FEDRA le frère de Kathleen, leader de la résistance, en échange des médicaments. Bon, donc, voilà donc la raison pour laquelle Kathleen est prête à tout pour les retrouver : elle veut se venger de la mort de son frère. C’est un peu schématique et enfantin dans un monde post-apocalyptique, mais en même temps, c’est un monde dans lequel il n’existe plus aucune règle, alors je la comprends un peu. Juste un peu, oui, pas plus que ça, n’abusons pas.

L’actrice joue bien, hein, mais ses scènes n’ont pas réussi un seul instant à m’accrocher car le personnage est insupportable. Elle l’était avant même que les scénaristes nous fassent passer plus de temps avec elle. Quand on passe enfin du temps avec elle, c’est pour apprendre que son frère, Michael, lui avait en plus demandé de pardonner à Henry. Bon, après, les résistants semblent préférer Kathleen à son frère car c’est elle qui a réussi à les débarrasser de FEDRA, mais vraiment, elle est détestable comme personnage. C’est facile pour moi d’écrire ça : je n’ai pas été dans sa situation. Peut-être que j’aurais envie de me venger aussi à sa place. Par contre, je sais que la vengeance mène rarement à une position enviable, hein.

Pendant qu’on passe du temps avec Kathleen, Joel, Henry, Ellie et Sam quittent les tunnels et se retrouvent à proximité de la sortie de la ville. Tout semble aller pour le mieux, mais bien sûr, Henry jinxe toute la situation en assurant que son plan a fonctionné et que tout va bien. Nos héros se font donc à peu près aussitôt tirer dessus, et ça mène à une scène d’action un peu plus intéressante.

C’est toujours digne d’un jeu vidéo, en revanche, parce que le tireur semble avoir un nombre de balles infini et une capacité à viser bien mauvaise. J’aime que Joel le souligne en indiquant à Ellie, mais aussi à Henry et Sam, d’attendre qu’il aille s’en occuper en passant par l’arrière de la maison. Il ne met pas longtemps à venir à bout de cet Anthony, un vieil homme qui paraissait simplement protéger sa maison. Joel le supplie de ne pas le forcer à le tuer, mais c’est en vain.

Une fois Anthony mort, on se rend toutefois compte qu’il travaillait en fait pour Kathleen. C’est bien dommage. J’ai beaucoup aimé la scène qui suit, avec Kathleen qui arrive en voiture, certes, mais bien entourée. En fait, elle embarque toute la résistance avec elle, je crois, et il y a même un bulldozer pour dégager toutes les voitures une à une.

Joel a beau affirmer qu’Anthony était un piètre sniper, il ne fait que nous montrer que ce n’était finalement pas si simple de tirer depuis la fenêtre : il met un temps fou à venir à bout du conducteur de ce bulldozer qui réussit bien à dégager toutes les voitures. Pire encore, Ellie, Henry et Sam manquent de peu de se faire écraser par celui-ci et dans sa fuite pour lui échapper, Ellie vide tout le chargeur de son flingue aussi. En vain.

Cela mène donc à une situation tendue où Ellie survit de très peu à l’explosion du bulldozer prenant feu. Elle finit à terre alors que Kathleen et tous les résistants les ont rattrapés. Oui, oui, après autant d’action, Kathleen continue d’être insupportable et présente pour empêcher nos héros de tourner en rond. Certes, Henry, Sam et Joel ont eu le temps de se planquer, mais ce n’est que pour une courte durée. Joel ? Sa position est plus que grillée.

En fait, tout semble perdu. Henry se sacrifie donc en se livrant à Kathleen, espérant bien qu’Ellie parviendra à s’enfuir avec Sam, même si Kathleen compte tout faire pour l’en empêcher. Par chance, au moment où la résistante s’apprête à tuer le collaborateur, le bulldozer s’enfonce mystérieusement dans le sol sous la maison dans laquelle il s’est encastré.

On comprend bien vite où la série veut en venir, et tout le monde semble le savoir. Pourtant, tout le monde regarde le véhicule s’enfoncer de manière bien paisible. Sans surprise, ça se termine mal : une horde de zombies sort d’un coup des entrailles de la terre. AH. Finalement, FEDRA ne s’est donc pas débarrassé de tout le monde.

De sa fenêtre, Joel prend la décision de protéger Ellie du mieux qu’il peut. Il s’avère d’un coup bien meilleur sniper que plus tôt. Il permet à Ellie de se débrouiller pour entrer dans une voiture et se mettre à l’abri, tandis que la situation est sacrément chaotique. Bon, ça, c’est la théorie, à nouveau. En pratique, une zombie aveugle parvient à se faufiler dans la voiture.

Ah, mais bordel, les zombies de The Last of us sont aussi contorsionnistes désormais ? C’est trop pour moi, je ne peux pas supporter ça, désolé, je déteste les contorsionnistes. Bon, cet épisode est bien meilleur que les précédents, en tout cas. Cela fait plaisir de voir que notre attente est récompensée par une scène d’action impressionnante. Il y a des figurants partout, des résistants qui se font bouffer de tous les côtés et cherchent à tuer les infectés plutôt que de s’enfuir.

On se retrouve alors, un peu contre toute attente, avec un super zombie, bien plus inquiétant que tous les autres : une sorte de super monstre qui n’est pas appétissant du tout et s’en prend aussitôt qu’il sort du souterrain à Kathleen et son garde du corps. Bon, ben voilà qui apprendra à Kathleen le prix de la vengeance, j’imagine. Son garde préféré meurt décapité par ce monstre, et je me demande quand même ce qui explique une telle mutation.

Ellie parvient évidemment à sortir de la voiture avant d’être bouffée à son tour, mais cela la laisse une fois de plus au milieu du chaos ; protégée par un Joel qui fait ce qu’il peut pour dégager les infectés s’en prenant à elle. De son côté, elle repère assez vite Sam et Henry, coincés sous une voiture. J’ai vu assez de séries zombies pour mal sentir la situation : il y en aura forcément un des deux pour se faire mordre à la jambe, non ?

Ellie se défonce pour les sauver et on espère vraiment qu’ils ne sont pas mordus… Mais bon, j’ai bien compris que l’espoir dans cette série, il ne servait qu’à Ellie et Joel. Après tout ça, ils parviennent contre toute attente à s’en tirer… mais Kathleen est encore là pour tenter de les arrêter. Elle a eu la pire des idées du monde à faire ça cependant : elle tourne le dos à l’ensemble des zombies. C’est donc sans surprise qu’elle se fait finalement tuer par une zombie qui lui saute dessus. Non, vraiment, ces infectés ont tendance à être un brin flippant.

Et après autant d’action, l’épisode prend le temps d’un retour au calme auquel je ne m’attendais pas du tout. Je pensais sincèrement que l’épisode allait se terminer sur un cliffhanger dramatique avec tous les zombies, mais finalement, on a vraiment passé beaucoup de temps avec Kathleen juste pour qu’elle soit retirée bien vite de l’équation.

C’est frustrant et répétitif comme manière de présenter les choses, ce qui signifie aussi que c’est prévisible. Et ça me soule un peu, surtout pour des personnages comme Henry et Sam, auxquels je m’attache trop rapidement alors que j’imagine bien que la fin sera plus ou moins rapide. Bon, ça, c’est aussi mon problème, je sais que ça ne peut que mal tourner pour eux sur du moyen terme. Ou du court terme. Le long terme n’existe pas dans une série de zombie, et particulièrement dans celle-ci.

Pourtant, les scénaristes veulent qu’on s’attache à eux : on a ainsi toute une scène dans un motel où nos héros se réfugient et où Ellie et Sam communiquent avec une ardoise, histoire d’évoquer les plus grandes peurs qu’ils ont. Celle de Sam : il a un monstre à l’intérieur de lui, parce qu’il s’est fait mordre par un infecté plus tôt. Il a la bonne idée de s’en confier à Ellie, qui a ainsi l’occasion de tester si son sang peut vraiment servir de vaccin.

Bon, ça me paraît trop simple. Elle rassure Sam et lui met son sang sur la jambe comme s’il s’agissait d’une pommade, mais bon… Je ne le sens pas. Vraiment, on sent bien que cette série est fait pour déprimer.

Pour ne rien arranger, Ellie promet de rester réveillée auprès de Sam, mais elle s’endort, bien sûr. Au petit matin, c’est déjà trop tard pour Sam, bien sûr bis. Ellie se fait donc attaquer par le petit zombie, ce qui réveille aussitôt Joel et Henry. Ce dernier, qui sort son flingue plus rapidement, finit par comprendre qu’il n’a pas d’autres choix que de tuer Sam pour protéger Ellie – et pour se protéger lui-même par extension.

Allez comprendre pourquoi, Henry pointe alors son flingue sur Joel. Quelques secondes plus tôt, ça se comprenait, pour l’empêcher de faire du mal à Sam, même si c’était trop tard… mais là… Non. Je n’ai pas trop suivi Henry sur ses derniers instants, en vrai. Il ne peut que prendre trop mal le meurtre de son petit frère qu’il a lui-même commis – alors que bon, il était déjà mort de toute manière. Face à cette situation horrible, il décide donc de se suicider. Je l’ai vu venir, mais ça n’empêche pas tout ça d’être bien dramatique et triste.

Bon. Ce n’est pas surprenant, après. Ils ont fait un épisode et demi, et puis s’en va. C’est le sort de tous les personnages secondaires de la série apparemment. Il faut s’y faire ; et Ellie comme Joel s’y font, apparemment.

Ils reprennent leur chemin, après avoir enterré Henry et Sam – Ellie prenant le temps d’écrire qu’elle est désolée (de s’être endormie) sur l’ardoise de Sam. Bon, ben, pas de cliffhanger alors. Quant au moment émotions… J’aimais bien les personnages d’Henry et Sam, mais on n’a pas assez de temps pour vraiment s’attacher à eux, malgré les flashbacks interminables. Ils auraient au moins pu les tuer dans l’épisode suivant, de la même manière, pour que ça laisse le temps de se faire à leur présence. Là, je suis triste, évidemment, mais pas en larmes non plus. C’est pourtant ce qu’ils visent, mais après Frank, Bill et Tess, ben, on a compris ce qui allait arriver et j’attends plus le moment où les personnages vont mourir que le moment où ils vont s’en sortir, quoi.

Bref, l’effet inverse de ce qui est recherché.