NCIS Hawai’i S01E17 (express)

Épisode 17 – Breach – 15/20
Un épisode tout sympathique, même s’il suit les schémas auxquels je m’attendais et n’arrive pas toujours à me surprendre. La série continue de prouver qu’elle fonctionne, mais elle restera toujours un ersatz de la franchise, même avec toutes les modifications qu’elle y apporte inévitablement. Hâte de trouver le temps pour le crossover maintenant.

Spoilers

Une cyber-attaque menace toute l’île.

L’épisode a commencé par me laisser sceptique face à ce qui était montré, à savoir un incident qui ressemblait à un meurtre tout pépère pour l’équipe du NCIS. Assez vite, pourtant, l’épisode se décentre de cet événement pour nous révéler qu’il est bien plus ambitieux que ça encore : il y a une cyberattaque qui se prépare sur l’ensemble d’Hawai’i et cet accident n’était jamais qu’un avertissement de ce qui risquait d’arriver.

Ma foi, c’est efficace comme idée, mais ça l’est même presque trop : ça correspondrait davantage à ce qu’on attend comme intrigue pour une fin de saison ou un gros crossover, surtout lorsqu’un des agents se fait kidnapper en pleine rue. Une fois de plus, Lucy prend un peu cher niveau confiance en elle parce qu’elle ne peut pas faire grand-chose pour venir en aide à son ami. J’étais content de la voir réussir à le sauver d’une balle qui l’aurait tué en fin d’épisode, car sans ça, elle aurait encore été bien dépourvue d’une utilité au NCIS.

Ceci étant dit, ce kidnapping permet au NCIS de collaborer une fois de plus avec Whistler. Cela devient lassant de voir les scénaristes trouver un milliard d’excuses pour justifier la présence de la blonde, mais au moins, j’ai aimé qu’ils prennent le temps de souligner le ridicule de la situation en faisant en sorte que Lucy elle-même le remarque. De toute manière, il était temps pour les deux femmes d’en arriver aux scènes de réconciliations attendues.

Pour que cela puisse se faire, il fallait en arriver à un moment où Lucy lui demande de s’excuser, parce que ça n’avait pas encore été fait. Que ça se fasse après l’aveu qu’elle ne veut pas le faire car ça signifierait la fin de leur relation ouvre très clairement la porte à une suite pour ces deux personnages. Je ne vais pas mentir : j’ai hâte de voir comment elles vont se remettre ensemble, même si j’ai toujours peur que ce soit pour de la courte durée. Elle finira bien par être méchante ou anti-NCIS d’une manière ou d’une autre.

En attendant, on se consacre donc à une cyber-attaque dont je peine à voir la crédibilité : toute l’électricité de l’île d’Hawai’i ? Tout son système hydraulique ? C’est forcément couvert et protégé bien plus que ne le laisse entendre cet épisode qui suggère qu’il n’y a pas de système de sécurité ou de générateur pour les locaux du NCIS. Genre, une agence fédérale tout de même – sur un bateau si j’ai bien compris d’ailleurs ? Même les portes fonctionnent à l’électricité, faudrait voir à pas déconner ? Ils arrivent tout de même à aller et venir en cas de panne de courant, c’est déjà positif, au moins.

Pour le reste, l’épisode manquait un peu d’action à mon goût. J’ai pris l’habitude des grosses scènes de combat et là les moments de kidnapping et d’enlèvement étaient tout planplan en comparaison. Même le grand méchant qui finit par tomber tombe sans grand rebondissement. Genre, un agent qui sort de nulle part et lui tombe dessus, ce n’est pas un combat mémorable.

Ce doit l’être un peu tout de même : j’écris cette critique après une semaine, donc je fais à partir de mes souvenirs. C’est ce qui explique qu’elle soit si décousue et finalement si peu complète : voilà ce que j’en ai retenu. Ca et Jane qui s’affirme une fois de plus comme une cheffe d’agence par laquelle il est normal de passer quand il s’agit de traiter avec ses hommes. Bref, un épisode pas dingue, surtout après celui sur les pirates ; mais pas mauvais non plus.

NCIS S19E16 (express)

Épisode 16 – The Wave – 16/20
L’épisode n’invente rien, mais il est plutôt sympathique pour ses nombreux twists et pour les développements qu’il permet, à la fois du côté de l’intrigue et des personnages. Cela donne l’impression d’un fil rouge dans les évolutions des agents, à défaut d’en avoir un sur la saison. Pourtant, je n’oublie pas qu’il y a toujours un mystère qui devrait surgir à nouveau à un moment ou l’autre – et j’ai hâte de son retour. En attendant, c’est un épisode efficace pour le divertissement, et c’est tout ce que j’en attends. Ou alors, je suis généreux dans ma note car je n’ai pas vu de série depuis une semaine et demie. Allez savoir.

Spoilers

Il pleut un cadavre sur Norfolk.

Cet épisode part d’une intrigue plutôt intéressante avec des bouts de cadavre qui tombe sur une fête de Norfolk et dévie bien vite de l’idée d’origine : au lieu d’avoir un cadavre qui se décompose depuis un avion qui vient de passer au-dessus du quartier, on découvre que ce sont des vautours qui ont vomi ces morceaux. Ma foi, c’était inattendu et ça a participé au fun de l’épisode, avec un Parker qui révèle avoir des hobbies obsessionnels par moments. C’est efficace comme idée.

J’ai trouvé que l’ensemble de l’épisode était à l’image de ce twist : les scénaristes semblaient redoubler d’inventivité à chaque scène pour tenter de surprendre. Alors bien sûr, j’ai deviné l’identité de la vraie coupable dès sa première scène parce que je connaissais déjà le visage de l’actrice pour l’avoir vu ailleurs – et c’est toujours l’actrice la plus connue qui est la coupable dans ces cas-là. Sans ça, j’aurais peut-être hésité un peu plus (même si bon, il n’y avait aucune raison valable d’introduire ce personnage si elle n’était pas coupable).

La culpabilité n’était de toute manière toujours pas ce sur quoi les scénaristes voulaient se concentrer. Bien au contraire, eux, ils voulaient prendre le temps de développer à nouveau le personnage de Jessica. La voilà donc qui devient fan de podcasts criminels, et qui plus est avec Kasie. L’amitié entre ces deux-là sort quelque peu de nulle part depuis l’arrivée de Knight, mais ça marche pour cet épisode car les deux actrices ont une bonne alchimie amicale à l’écran.

Moi, je vis plutôt pour l’alchimie Jessica/Jimmy après, mais il faut se contenter de ce qu’on a. Et dans cet épisode, on a donc un podcast qui a décidé que le mari était le coupable idéal, suffisamment pour que Kasie et Jessica le pensent elles aussi coupable du crime. Ce n’est évidemment pas le cas, et il fallait passer par quelques détours scénaristiques pour en arriver à cette conclusion.

J’ai bien aimé voir ainsi Jessica se retrouver dans une situation proche de la prise d’otage, mais inversée : le mari, Sam, envisage de se suicider quand elle vient le chercher pour l’interroger sur la mort de sa femme. J’ai adoré toute la conversation entre les deux personnages, parce que cela permettait surtout d’en revenir au personnage de Jessica. Dans sa toute première scène, elle était introduite comme un agent capable de gérer les situations de crise et parler pour provoquer une désescalade des situations périlleuses.

Il était temps d’en revenir à cet aspect du personnage… Même si ça n’a aucun sens de la voir entrer seule dans la maison du suspect alors que McGee est dans la maison juste en face. Si on laisse ce détail de côté, toute la conversation passait bien cependant, alors je leur pardonne. La conclusion de l’épisode est toutefois trop vite rushée, et ça, c’est vraiment dommage. En effet, Jessica parvient à empêcher le suicide du type hors-écran sur une fin d’acte dont on avait déjà pu deviner qu’elle serait un coup de feu – puisque nous connaissions la réaction de Vance.

Une fois que c’est fait, toute la résolution du crime va à vitesse grand V avec une histoire de fleurs qui innocente soi-disant le mari… quand, en vrai, il n’aurait pas été compliqué pour lui d’avoir un complice ou quoi, mais bon. En plus, le fait qu’Emma, la victime, puisse avoir une fleur du bouquet dans les cheveux sans que la voisine qui la tue ne pense à ce détail en remettant le vase en place, c’est gros.

Si c’était aussi précipité, c’était pour laisser la voie à une autre intrigue, plus importante pour les scénaristes : on en revient ainsi à Jessica. Dans une scène qui ressemblait plus à Ghost Whisperer qu’à la série de la Navy, Jessica accompagne ainsi Sam sur la tombe de son épouse et obtient ses remerciements car il a réussi à l’innocenter. C’est simple comme tout ce genre d’intrigue, mais ça passe plutôt bien à l’écran.

Par contre, j’ai pas mal ri de voir Torres s’énerver par rapport à un podcast mentant sur ce qu’il s’est vraiment passé lors d’une de ses enquêtes. Cela n’a aucun sens comme intrigue fun de l’épisode, mais c’est pourtant ce qu’on nous sert, avec des gags simples comme « agent Flores ». Cela ne servait à rien d’autre qu’à l’humour, mais pourquoi se prendre la tête après tout ?

Les scénaristes partent loin dans le délire, avec Torres qui propose un deuxième micro pro pour Kasie. Cela n’a aucun sens de le voir savoir quoi acheter si facilement, mais c’était plutôt drôle de voir Kasie se lancer dans le podcast. Elle est excellente en très peu de mots tout de même.

Ah, avant de conclure cette critique, il me reste à souligner la présence d’un nouveau personnage au service informatique du NCIS, service qu’on ne voyait jamais avant. J’imagine que son introduction n’est pas vaine et servira plus tard – et peut-être tout simplement pour le crossover avec NCIS Hawai’i qui a été diffusé cette semaine (mais que je n’ai pas encore vu). Affaire à suivre.

Riverdale – S06E07

Épisode 7 – Death at a Funeral – 14/20
Chassez le naturel, il revient au galop : certaines scènes et intrigues de l’épisode n’ont ni queue ni tête, mais ce n’est pas grave ! On s’amuse bien avec le nouveau fil rouge de cette demi-saison et je me demande pourquoi ils n’ont pas osé sauter ce genre de pas avant tellement c’est dans l’ADN de la série de vriller dans cette direction. Sans être le moins du monde originale, cette intrigue permet au moins de donner un nouvel intérêt aux personnages et un nouveau souffle à la série. Je la regarde avec plus d’entrain – et d’envie ? – comme ça.

Spoilers

Archie et Betty découvrent les limites des pouvoirs qu’ils ont obtenus, alors que Jug et Cheryl semblent dans le pétrin pour le moment. Veronica, elle, doit gérer la mort de son père.

Please, rejoice, Riverdale’s big bad will be tormenting us no longer.

Jug a perdu l’audition, du coup, il y a des choses qu’il ne pourra plus jamais faire. Manger et embrasser Tabitha n’en font pas partie. Ca alors !

Comme sa maison a explosé récemment, Archie redevient chef de chantier. Il n’en reste pas moins increvable. J’avais déjà oublié qu’il était en train de devenir Superman, tiens. Betty n’a pas oublié, elle, parce que ça lui donne une raison de plus d’être amoureuse de lui.

La surdité de Jug rend autrement la série encore plus insupportable que nécessaire : il se met à jouer les narrateurs de ses scènes puisqu’il n’entend plus rien. Il nous raconte donc les dialogues qui sont écrits à l’écran puisque les gens communiquent par des petites cartes. Le problème de ces scènes ? Honnêtement ? La voix de Jug.

On est habitué à ce qu’il narre les choses, en fait. Autant la manière de filmer les acteurs est sympa pour nous faire comprendre le malaise, autant l’avoir qui nous communique tout, c’est insupportable. Son intrigue ne s’arrange pas en plus : il fait un tour en moto alors qu’il est malentendant ; et il a rapidement un accident. C’est ridicule. D’où sort la moto même ? Non, vraiment, les scénaristes sont incroyables.

On enchaîne ensuite sur une scène où Tabitha lui trouve des cours de langue de signe. Pourquoi pas ? Je ne vois pas où ils veulent en venir avec cette intrigue, mais il faut noter que la plus grande peur de Jug maintenant qu’il est malentendant, c’est de ne plus réussir à écrire. Il finit par être débloqué quand son prof de langue des signes lui offre une BD. Tout pourrait être bien qui finit bien comme ça, mais non : la dernière scène de l’épisode nous apprend qu’il est désormais capable d’entendre les pensées des gens – et plus précisément de Tab. C’était marrant, et ça me donne envie de voir la suite, en vrai.

Sinon, il faudrait voir à ne pas oublier le Trashbag Killer. Après avoir appris la disparition de Glen, Betty reçoit donc un charmant colis avec un bout de Glenn. Super. Cela la stresse évidemment. Elle a bien raison : le tueur n’hésite pas à la retrouver directement dans son bureau du FBI pour ? Papoter avec elle ?

Je ne vais pas faire semblant, je n’ai pas compris ce qu’il faisait là, mais il était là quand même. Et il en profite pour menacer Archie au passage. Pas grave ? Archie est increvable, n’est-ce pas ? Eh bien, non. Autant il ne réagit pas quand il boit du café brulant, autant quand il tombe sur le dos depuis le premier étage, il se met à… saigner du front ? Les lois de la gravité et de la logique, c’est quelque chose à Riverdale.

Grâce à Betty qui a des migraines et lui parle du Tueur aux sacs poubelles, Archie comprend toutefois que le Palladium est sa kryptonite : plus tôt dans l’épisode, un homme de son chantier en a trouvé un morceau et lui a ramené. Cela coûte une fortune, mais Archie est prêt à partager avec cet homme, qui refuse. Toute la scène n’a aucune cohérence, mais l’homme l’espionne ensuite avec Betty et retient que le Palladium est une kryptonite efficace.

Il en trouve donc un deuxième morceau pour ensuite nous exploser la tronche d’Archie ? Mais enfin ? Est-ce le Tueur aux Sacs Poubelle ? Qui d’autre pourrait-il être ? Ce méchant détourne l’attention de Betty en lui rendant le corps de Glen dans des sacs poubelles et nous ligote donc Archie. C’est à croire que celui-ci ne retirera plus son t-shirt, d’ailleurs !

En tout cas, il reste increvable, même avec le Palladium : Alice passe lui rendre son chien, Bingo, juste à temps pour que le chien débarque et empêche le tueur aux sacs poubelles de nous tuer Archie. C’est vraiment marrant, parce qu’Archie balance quand même à son chien l’ordre de tuer, comme si c’était un ordre récurrent pour un chien. Genre, je sais pas ? Attaque, au moins ? Tue quoi. Et il tue en passant le tueur par la fenêtre, en plus.

Cela n’a aucun sens, pas plus que ça n’a de sens pour Betty de quitter Riverdale ensuite. Oui, elle apprend ce qu’il s’est passé et elle décide de quitter Riverdale tant qu’elle n’aura pas été capable d’arrêter ce tueur en série qui s’en prend à elle et la suit partout. Ce n’est pas si évident en plus : son super-pouvoir ne marche même pas sur lui.

Pendant ce temps, au manoir Blossom, Nana n’a aucun scrupule d’avoir tué Cheryl pour restaurer l’âme d’Abigail. Les scénaristes ont vraiment pété un câble, mais c’est drôle à voir avec une Nana qui souhaite récupérer le pouvoir sur Riverdale grâce à l’arrivée d’Abigail. Su-per.

Pour cela, elle envisage évidemment de prendre une place dans le conseil des quatre. Pour l’instant, le conseil des quatre est toutefois occupé à accueillir Pickens en ville – mais l’historique de la famille avec la ville est sanglant – et à découvrir la mort d’Hiram.

Oui, en parallèle, Veronica explique à Reggie qu’Hiram est mort. Et pas juste un peu mort. Les photos devaient être sympathiques : il s’est fait tirer quatre balles dans la tête avant d’être brûlé et oublié dans un ravin. Magique. J’aurais bien aimé voir ça… mais je me doute que ce n’est vraiment Hiram qui est mort, même si Veronica est sûre d’elle.

Reggie réagit plutôt bien à l’annonce qu’il est en couple avec une psychopathe parricide, mais dans le fond, je me dis qu’il devait le savoir depuis le départ. En attendant, Veronica abuse totalement et organise à présent l’enterrement de son père. Commanditer son meurtre n’était apparemment pas suffisant.

La pauvre se retrouve alors forcée par sa grand-mère de faire un petit discours pour l’enterrement. C’est con. Si elle trouve le temps d’être un peu réconforté par Archie, rien ne s’arrange pour elle quand Hermione redébarque en ville : elle est toujours star d’une série de téléréalité, et c’est un grand n’importe quoi. Allez savoir pourquoi, on découvre à présent que Kevin est super fan d’elle, alors il a le droit à une scène de plus dans l’épisode, juste pour le principe.

Cela n’empêche pas Hermione d’être super gênante avec sa télé-réalité, forçant Veronica à faire sortir l’équipe de tournage pour avouer qu’elle a mis la tête de son père à prix. Mouais, je sens qu’elle est filmée quand même en vrai, Hermione est trop contente de retrouver enfin sa fille. Oui, les scénaristes décident de nous faire croire qu’elles ne se sont jamais entendues ! Qui se souvient des débuts de la série, après tout ? Certainement pas les scénaristes.

Bon, la scène n’était pas filmée par l’équipe d’Hermione finalement, parce que la mère demande ensuite à sa fille de retourner une scène un peu scriptée qui reviendrait sur ce qu’elles ont pu se dire. Veronica décide d’accepter même si elle n’est pas convaincue par cette idée. Elle fait bien : autant avoir le maximum de temps de caméra avant qu’elle se fasse tuer tout de même.

Ben oui, la tête de Veronica est à prix désormais. Le même tueur à gage que celui qui a tué Hiram débarque ainsi à Riverdale pour la tuer. Avant d’avouer explicitement que Hermosa l’a embauché, il est toutefois tué : Geraldo, le filleul de la grand-mère de Veronica et garde du corps est bien réactif. C’est aussi lui qui nous trouve un enregistrement des derniers mots d’Hiram pour Veronica. Eh, on a un moment émotion pour dire adieu au personnage, à croire qu’ils veulent vraiment qu’on le pense mort.

Ce n’est pas le cas, désolé, mais ça fait pleurer Veronica, au moins. Elle récupère au moins le business de rhum de son père au passage et réussit à nous faire quelques scènes larmoyantes. L’enterrement ? Mort de rire. Personne dans le cast n’y vient à part Hermione et Reggie, franchement. C’est abusé.

Pour en revenir à Abigail, elle assiste donc au conseil des quatre et n’en a rien à foutre d’Hiram. Elle est un peu dérangée par l’existence d’un Pickens en ville, mais totalement ravie de découvrir la présence de Toni. Ben oui, Toni est le portrait craché de son amour de jeunesse – celui qu’on a pu découvrir grâce à Rivervale, mais écoutez, ça a existé quand même, posez pas de questions – alors elle envisage aussitôt de la reconquérir. En plus, elle peut être en couple avec au grand jour car nous sommes en 2022.

Les scènes ont le mérite d’être à mourir de rire, avec Abigail qui décide d’adopter Britta – c’est comme ça qu’elle fait pour recontacter Toni, oui oui – et qui la drague super ouvertement. On se marre bien. Et j’avoue que je me suis marré encore plus à voir Abigail boire de la bière et déprimer du couple Toni/Fangs. C’est sacrément drôle à voir, surtout que Fangs est le descendant du tueur de Thomasina, son amoureuse et sa destinée.

J’ai tellement ri avec cette intrigue, et ce n’était pas encore fini : Nana critique Toni devant Abigail et finit coincée dans une grange, parce que bon, on ne critique pas Toni devant Nana tout de même.

Au rang des bonnes nouvelles, notons que Cheryl n’est pas aussi morte que Nana veut bien le croire : elle est coincée dans les miroirs qui reflètent Abigail. Cette dernière a toutefois plein de pouvoirs, donc même si Britta se rend compte de ça, je pense qu’il faudra un petit moment avant qu’on ne récupère Cherryl.

Après avoir envisagé une carrière à Broadway, Kevin décide autrement d’être flic à Riverdale, en bossant pour son père. C’est logique, non ? C’est ce qu’on fait tous quand on est forcé de rester en ville pour jouer les babysitters. Je ne sais même pas pourquoi je prends la peine de l’écrire, mais bon. C’est un dernier paragraphe comme un autre.

 

Compteur d’Archie à poil : presque la seule déception de cet épisode, +0.

Euphoria – S02E08

Épisode 8 – All My Life, My Heart Has Yearned for a Thing I Cannot Name – 18/20
La série n’a rien perdu de sa force de frappe pour son dernier épisode de la saison, mais on sent passer les vingt minutes supplémentaires, tout de même. Surtout, elle reste trop bavarde parfois. Je sais pourquoi, je vois à peu près où ça mène, mais c’est trop bavard pour la critique. La conclusion de la saison ? Elle est plus fermée que celle de la saison 1, malgré de nombreuses pistes ouvertes pour une suite. Une fois de plus, il est difficile de résumer Euphoria en quelques mots seulement.

Spoilers

Alors que la pièce de Lexi est interrompue par la vengeance de Cassie, nous découvrons pourquoi Fez n’a pas pu s’y rendre.

Is this a part of the play?

Mieux vaut tard que jamais, et mieux vaut le 25 mars journée de la procrastination pour enfin voir cet épisode qui m’attendait depuis quasiment un mois. Je crois que j’étais dans le déni de la fin de saison, tout simplement. D’une certaine façon, l’attente de la saison 3 sera moins longue comme ça… et surtout, j’ai trop peur de ce qu’il va se passer dans cet épisode en vérité.

Et je crois que j’ai bien fait, parce que l’épisode reprend immédiatement sur Fez qui se prépare à partir au théâtre et est interrompu par son meilleur ami le salopard qui souhaite le dénoncer aux flics, Custer. Bien sûr, Fez est loin de se méfier de lui et pourrait bien se faire avoir.

Il est heureusement sauvé de justesse par Faye : celle-ci décide de briser un verre pour avertir Fez qu’il est sur écoute de manière peu discrète. Je n’aurais jamais cru qu’elle serait si vive d’esprit et si utile à Fez, parce qu’elle en vient même à monter tout un mensonge pour accuser Laurie du meurtre qui risquait fort de retomber sur Fez. Et tout ça aurait dû fonctionner, sauf qu’Ash est clairement lent d’esprit.

Ne comprenant pas qu’il est sur écoute, il décide de tuer Custer d’un bon coup de couteau dans la gorge. La scène est si violente, si surprenante et surtout si problématique : Custer est sur écoute. Pour éviter tout problème, Fez n’a plus d’autres choix que de l’achever, en s’assurant qu’il ne puisse pas respirer. Oh putain. C’est reparti pour un meurtre, du coup, et pour un sang-froid assez incroyable tout de même.

Et alors que tout va mal pour Fez, les scénaristes ne trouvent rien de mieux à faire que de nous ramener en arrière sur la relation parfaite entre lui et Lexi. Bon, parfaite, je ne sais pas si une relation quasi uniquement au téléphone devant La Petite Maison dans la prairie est vraiment une relation parfaite, mais il semble aimer ça vraiment. Les deux personnages partagent tout ce qu’ils pensent de la vie, des réseaux sociaux, de leur humour et des enfants qu’ils veulent avoir.

C’est bien mignon tout ça, mais Custer est mort dans l’affaire, et Fez n’a aucun alibi parce que Lexi voit bien qu’il n’est pas là au théâtre. Heureusement, elle ne lui envoie pas pour autant de SMS, ce qui permet déjà d’éviter un drama avec les flics plus tard, j’imagine. En attendant, Lexi va en avoir du drama : le retour de Cassie est au théâtre est terrifiant, avec tout le monde qui remarque son entrée en fin de spectacle. Elle est clairement énervée après sa sœur, et même sa mère s’en rend compte immédiatement, c’est dire à quel point « Our life », la pièce de Lexi, ne plaît pas à Cassie.

Cette dernière n’hésite pas à monter sur scène pour détruire la pièce de sa sœur comme celle-ci vient de détruire sa vie, et j’avoue que ça part en vrille à une telle vitesse que c’est parfaitement effroyable à voir. Quelque part, c’est logique : Cassie n’allait pas regarder sa vie être exposée et démontée comme ça sans réagir après tout. J’ai tout de même de la peine pour Lexi, qui essaie bien de rester cachée… mais sans y parvenir.

Cassie n’allait pas la laisser s’en sortir comme ça. Cela force même Suze, la mère des filles à monter sur scène pour les calmer. Elle félicite Ethan pour son rôle d’elle-même, et elle me fait trop rire. Bon, la lisibilité de la suite de la scène n’est vraiment pas dingue, avec trop de mouvements de caméra et des miroirs dans tous les sens, m’enfin, on comprend tout de même l’essentiel. Cassie reproche à Lexi d’être une simple passante qui ne prend pas le temps de vivre, ce qui explique pourquoi elle n’est pas blessée par la vie. Outch. Le pire, c’est qu’il y a des gens pour applaudir Cassie.

Il faut dire qu’il est difficile de voir ce qu’il en est et de démêler le vrai du faux : tout se passe sur scène et le drama familial paraît être scripté à certains quand d’autres se font totalement spoiler la pièce de Lexi puisque Cassie révèle la suite – avec l’avatar de Nate qui finira par coucher avec l’avatar de Cassie. Maddie s’en mêle alors et cette fois-ci Jules kiffe clairement sa vie alors qu’en coulisses, c’est le stress de savoir quoi faire.

Cela part dans tous les sens, avec une Lexi qui parvient finalement à quitter la scène quand sa fausse Kat débarque avec une réplique étrange. Cassie en profite pour s’attaquer à son double, jouant sur un cheval de carrousel (si chelou) alors que Maddy monte sur scène pour nous éclater la tronche de Cassie et la faire fuir elle aussi.

Et si Suze essaie de faire croire que tout était scripté, je doute fort que ça n’arrive à convaincre grand-monde. Pauvre lycée, ça fait beaucoup d’un coup. Pauvre nous, aussi, parce que ce n’est que le début de l’épisode, et la narration repart en vrille bien rapidement. On découvre ainsi que quelques jours avant le spectacle, Rue est passée chez Elliot pour lui expliquer qu’elle lui pardonnait de l’avoir trahi – et pour le remercier d’avoir sauvé accidentellement sa vie. Pour autant, elle ne compte pas dénoncer sa prise de drogue à lui.

Les deux amis peuvent donc se parler à nouveau de Jules – à qui Rue n’a toujours pas parlé – avant qu’Elliot ne se mette à chanter une petite ritournelle. J’aime beaucoup sa voix, sérieusement, mais pas tellement la chanson ? Elle est sympathique dans les paroles, puisqu’elle parle de Rue et de la relation qu’il a avec elle, mais c’est trop calme pour moi.

Les paroles sont vraiment chouettes, en vrai, à déclarer à Rue qu’elle est la seule amie d’Elliot et qu’il espère que sa trahison valait le coup. La chanson arrive presqu’en retard : il lui chante ses excuses clairement, mais elle l’a déjà pardonné. La douceur de la chanson contraste tellement avec ce qui a précédé en plus – et Rue qui se met à sourire, en plus.

Difficile après ça d’en revenir au théâtre, et pourtant, c’est ce qu’il se passe : l’assistante de Lexi la retrouve et parvient à la convaincre que la pièce n’est pas terminée et devrait continuer. Elle a réussi à convaincre tous les acteurs que la dispute faisait partie de la pièce, et comme dans le public on a Rue qui décide de se mettre à scander le nom de Lexi, la pièce peut reprendre.

Show must go on, met il reprend par Lexi qui explique qu’un de ses amis lui a dit que parfois, les gens ont besoin d’être blessé et que c’est pour ça qu’elle a osé proposer cette pièce. C’est donc ça l’excuse des scénaristes ? Parce que nous sommes clairement blessés, nous, par l’attitude des scénaristes à l’égard de Fez. On le voit ainsi faire en sorte de prendre sur lui le meurtre commis par Ash. C’est horrible à voir, mais ce n’est même pas le pire : le pire, c’est qu’Ash décide de s’enfermer dans la salle de bain avec assez d’armes pour commettre un bain de sang. Bref, la décision de Fez pour le protéger ne sert un peu à rien.

Et les flics mettent tellement de temps à débarquer, alors que Faye est en train de les attendre là. Frustrant. Et quand ça part enfin, ça part trop vite dans tous les sens. C’est tellement frustrant de voir Fez mettre trois plombes à lâcher le couteau ; tellement frustrant de l’entendre répéter qu’il y a un enfant dans la pièce d’à côté et qu’il ne faut pas le tuer ; tellement frustrant de voir Ash se mettre à tirer.

Je n’ai jamais vraiment kiffé ce perso, mais tout de même, Ash a juste eu une malchance de dingue tout au long de sa vie. Il est né au mauvais endroit au mauvais moment, de toute évidence, et il continue encore jusqu’à son dernier souffle de manquer de chance franchement. Oh, c’est l’éducation qui veut ça aussi, avec un Ash qui n’hésite pas à tirer sur un flic après avoir fait semblant d’être mort.

Pas étonnant qu’il se fasse tuer pour de vrai après ça, sous les yeux d’un Fez s’étant déjà pris une balle de son propre frère dans le ventre. Quelle tristesse. Et pour bien accentuer cette tristesse, on enchaîne sur un retour à la pièce de Lexi, avec une référence à l’enterrement du père de Rue, une scène où le père de Lexi est à l’hôpital avec ses filles à son chevet, une où Rue est à l’hôpital avec Lexi et sa mère à son chevet, et des câlins, et Suze qui fait ce qu’elle peut pour Rue.

C’est une scène poétique, et une fois de plus, il ne faut pas trop s’attacher à la chronologie de ce qu’on est en train de regarder. Nous sommes juste propulsés dans une spirale de dépression et de tristesse, avec un Fez qui se fait arrêter et une Rue qui pleure toutes les larmes de son corps à l’enterrement de son père, mais trouve encore le temps de faire un joli discours.

Et ce discours est repris par Lexi dans sa pièce, à laquelle Rue assiste – et Jules aussi. C’est ce discours sur le deuil et sur ce qui fait basculer Rue dans la drogue, parce que la cicatrice est là à jamais, qui permettra probablement de vraies réconciliations entre Jules et Rue.

En attendant, nous enchaînons sur une scène le lendemain de la pièce de Lexi. Rue décide d’appeler Lexi pour la féliciter parce qu’elle adore sa pièce, et ça fait quand même bien plaisir à Lexi de savoir que quelqu’un l’aime. Tout de même. La pièce se terminait par un rappel de ce qui a suivi le discours de Rue : Rue, Lexi, Cassie, Maddy et Kat étaient réunies sur le porche de la maison pour parler de ce moment difficile – et Suze qui débarque pour prendre une photo.

Il n’y a que Suze pour oser faire un truc pareil. Il n’empêche qu’elle a eu raison, parce que ça marche bien dans la pièce de Lexi. La conclusion fonctionne et mène à une conversation efficace entre Lexi et Rue sur l’absence du père, sur l’importance de boucler son deuil et la raison pour laquelle il est important de donner une raison à ce qu’il s’est passé. Bref, la série reprend ses habitudes bavardes, mais ça ne surprend personne et ça n’en est pas moins touchant quand Rue explique à Lexi qu’elle sait que son père l’aime elle plus qu’il ne s’aime lui-même, et que c’est pour ça qu’il ne la rappelle pas, parce qu’il veut être bien pour elle.

C’est une très jolie scène… et l’on découvre qu’il ne s’agit pas du lendemain de la pièce, mais de la pièce elle-même : Lexi termine sa pièce sur la déclaration que Rue lui manque –et sur une standing ovation entendue jusque dans les toilettes du lycée. Dans celles-ci, on retrouve une Cassie qui saigne du nez, une Maddy qui saigne du pied (sans avoir un seul ongle manucuré cassé ??) et Kat qui assiste à ce long silence entre les amies. Si elles ne sont plus meilleures amies, Cassie se confie tout de même à Maddy sur la rupture entre elle et Nate, permettant à Maddy de lui assurer que ce n’est que le début. Outch.

Cette scène était si violente.

De son côté, Nate est en train de foncer en voiture et de remplir en même temps une à une les balles d’un flingue. Oh bordel ? Il est sérieux là ? C’est quoi l’intérêt de faire ça. Putain, Nate. Il se rend donc au taf de son père, occupé à faire la fête avec des gens bien trop jeunes pour lui – et trop dénudés aussi.

Nate joue le jeu de la fête quand il arrive, mais ça n’est pas rassurant du tout pour nous : on sait très bien qu’il a une arme à feu, encore, et je plains tous les gens à moitié à poil dans cette pièce. La scène traîne en longueur et je n’ai pas réussi à rentrer dedans autant que d’habitude : Nate devrait me faire flipper pourtant, avec ce flingue.

Il prend tout son temps pour le sortir, laissant le temps à son père de faire partir ses amis avant de lui expliquer qu’il ne souhaite que prendre sa revanche. Il a ainsi appelé les flics après leur avoir fourni une clé USB avec tout ce que son père a fait.

Eh. J’ai de la peine pour Cal… mais en vrai, Nate fait plutôt une bonne chose sur ce coup-là ? C’est probablement pour de mauvaises raisons qu’il décide de faire arrêter son père, mais c’est efficace – et surtout, il était temps que quelqu’un arrête Cal.

La saison peut alors se terminer sur Jules qui ose s’approcher de Rue à la fin de la pièce de Lexi pour lui dire qu’elle mui manque, et qu’elle sait que c’est trop tôt car elle lui en veut encore, mais elle l’aime. Elle y gagne un baiser sur le front. C’est déjà pas si mal – et Rue conclue même que Jules était son premier amour en voix off.

La conclusion est d’ailleurs une vraie fin pour la série. Désolé, je sais qu’il va y avoir une saison 3, mais on sent bien que ce n’était pas forcément prévu. Il est clair qu’ils savaient que le renouvellement allait être compliqué : toutes les intrigues sont bouclées – il y a des fins ouvertes (notamment Cassie), mais la série a fait passer son message et, en plus, Rue annonce qu’elle est restée clean jusqu’à la fin de l’année scolaire.

EN BREF – Cette saison 2 est à la hauteur de ce que j’en attendais, avec une réalisation et un jeu d’acteurs toujours aussi impeccables de bout en bout. Je ne peux pas en dire autant du scénario, avec une narration qui se perd parfois tant elle est éclatée. On sent bien que c’est voulu et que c’est chaque fois pire quand Rue se drogue, mais ça n’empêche que certains épisodes finissent par être difficilement lisibles et compréhensibles.

Dans l’ensemble, la saison 2 n’a fait que développer et conclure les destins de certains personnages, mettant beaucoup plus en avant Cassie et Lexi, mais ignorant presque trop Maddy et surtout Kat. Franchement, Kat m’a manqué cette saison, elle est trop cantonnée à un rôle de figurante. Je suis bien content que Lexi en soit sortie en revanche.

Si je conclue ma critique du dernier épisode en indiquant que ça ressemble à une fin de série, je tiens tout de même à souligner que les portes sont ouvertes pour une saison 3 : Fez est arrêté, mais nous ne savons rien de la réaction de Lexi pour l’instant. Cassie est embarquée dans une relation toxique avec Nate qui vient de rompre avec elle, mais on peut garder espoir pour Nate maintenant qu’il a fait arrêter son père. Kat et Maddy ont tout à reconstruire maintenant qu’elles sont célibataires. Rue et Jules aussi, avec un Elliot qui ne peut plus être leur ami et une relation amoureuse stoppée par la drogue et la détox de Rue.

La dernière réplique en voix off nous indique aussi que la saison 3 ne devrait pas se passer au lycée. La porte est ouverte à un changement de narratrice puisque Rue va mieux ; et j’imagine assez mal une série reprenant beaucoup plus tard ; tout comme j’imagine mal la série sans sa narratrice droguée. Je suis curieux de ce que ça donnera… À dans un an.