Station 19 – S05E12


Épisode 12 – In My Tree – 13/20
Cet épisode a manqué de quelque chose, même si je n’arrive pas encore à savoir de quoi. Peut-être que mon problème vient du fait que j’ai vu déjà deux épisodes juste avant, peut-être que ça vient du fait qu’il était juste un peu moins bon parce qu’il ne montrait pas assez d’interactions entre tous les personnages. Enfin, pour être plus juste, j’ai surtout eu l’impression que beaucoup d’entre eux étaient en train de faire du surplace. La fin d’épisode promet quelques changements, mais en attendant, c’est un épisode qui bouchait un trou plutôt que d’avancer vraiment.

Spoilers

La clinique en hommage à Miller ouvre à la caserne 19.


Are we supposed to clap for that ?

Oh merde, un épisode qui se centre sur Jack dès le départ ne m’inspire pas trop confiance, et ça ne s’arrange pas quand on enchaîne sur un Beckett déjà bourré dès le matin. Tout ça m’empêche de me concentrer sur l’essentiel : le dispensaire de Jack, Ben et Carina est sur le point d’ouvrir ses portes. Jack fait la pub comme il peut, mais après une heure d’attente, il est principalement frustré de voir qu’aucun patient ne se pointe… contrairement à sa cheffe qui espère bien que le projet décollera vite, parce que c’est son premier projet approuvé.

Et ça ne se passe pas à merveille : même Carina fuit la caserne pour aller aider une femme qui est en plein accouchement prématuré. C’est vrai que c’est un boulot qui doit être plein de complications du côté du planning l’air de rien.

Comme personne ne débarque pour la clinique de Jack, Travis a le temps de parler à Vic et de se plaindre d’Emmett qui ne lui répond toujours pas. Forcément. Le problème est que Travis est fort pour parler de ses problèmes à tout le monde… sauf à Emmett. Et il vient de le faire face à tout le monde, quoi. En vrai, heureusement que Travis a Vic pour le confronter assez régulièrement à la vérité : Travis a beaucoup à gérer avec le coming out lui-même mal géré de son père.

Le problème pour Ben, c’est que cette journée particulière qui commence en plus sans patient est compliquée aussi par l’arrivée de Tabitha Salzman. Il s’agit d’une femme chargée d’observer son travail pour savoir s’il peut ou non recevoir Pru et être son représentant légal. Elle est embauchée par les parents Miller, évidemment, et elle débarque le pire jour selon Ben. Moi, je trouve ça plutôt pas mal au contraire : elle a au moins une chance de voir un jour où il ne risque pas vraiment sa vie.

Bien sûr, c’est en revanche un jour où un homme débarque avec la rage et où Jack espère tellement que son programme soit un succès qu’il l’emmène dans les vestiaires de la caserne. Pas une bonne idée.

Et pourtant, Jack parvient à s’occuper de l’homme et lui refaire une beauté tout en le soignant. S’occuper de lui, ça change tout pour cet homme : une douche, une coupe de cheveux, un rasage et un traitement comme la rage, ça semble beaucoup l’aider tout de même. Et c’est finalement ce qui compte le plus pour la cheffe qui félicite Jack de ce qu’il a fait.

Quand il y a finalement un autre patient pour la clinique, ce n’est pas une bonne nouvelle non plus pour les affaires de Jack. En effet, le patient est déjà diagnostiqué : il a un cancer en phase 4… sauf que sa famille ne lui a rien dit. L’homme est coréen, ne parle pas un mot d’anglais et est trop fier pour assumer d’avoir un cancer, alors sa famille a décidé de lui cacher la vérité. Logique, ma foi.

L’intrigue est intéressante pour ce qu’elle dit des immigrés, des chocs des cultures et… de la nouvelle cheffe ! On nous révèle ainsi qu’elle parle un coréen impeccable (même si je ne peux pas le savoir, évidemment). Contrairement à Travis qui n’a pas retenu grand-chose du coréen de sa mère. J’aime vraiment beaucoup ce nouveau personnage, sachez-le. Elle profite aussi d’un moment off pour parler à Maya et lui donner un rendez-vous pour voir quoi faire de la suite de sa carrière. C’est d’autant plus intéressant que cela permet aussi à Maya de montrer qu’elle n’est pas si conne que ça.

Elle a bien vu clair dans le jeu de Robert et la nouvelle cheffe, et ça, c’est une bonne nouvelle : elle en profite pour faire du chantage à Robert et lui expliquer qu’ils ont le même caractère. Tous les deux sont du genre à tout faire pour obtenir leur promotion et ils ont là un intérêt commun : si Maya obtient sa promotion, elle pourra probablement faire dégager Beckett en prenant sa place, tout simplement. Mouais, pas sûr que ça marche comme ça, tout de même, mais c’était sympa à suivre dans cet épisode.

En ce qui concerne Ben, lui s’occupe d’un adolescent qui, selon sa mère, se drogue. Il se retrouve ainsi au milieu d’une dispute énorme entre les deux, le tout face à Tabitha qui le juge bien. L’avoir dans les pattes le paralyse beaucoup, clairement : il est bien incapable de faire son job en respectant les règles et en restant en sécurité, c’est évident. Le pauvre refuse ainsi de venir en aide à Andy, par exemple.

Oui, de son côté, Andy est toujours capitaine de la 23, et elle ne supporte plus du tout Maddox. En plus, contrairement à d’habitude, elle n’a plus le sexe pour compenser ses frustrations et énervements. Ben oui, elle décide de rester concentrée sur sa carrière et ses projets perso désormais. Le problème, c’est que sa carrière n’est pas géniale en ce moment, parce qu’elle n’arrive toujours pas à se faire respecter par ses hommes.

Quand en plus son ancien capitaine débarque pour rendre une visite amicale à ses hommes, le stress l’emporte sur Andy. Elle peut heureusement compter sur Theo pour l’aider à relativiser et faire le point. Elle a aussi son travail pour ça après, parce que les scénaristes sont excellents pour trouver des parallèles entre les gens ayant besoin de secours et les pompiers. Quand Andy et Théo interviennent, c’est donc pour aider une femme empalée dans un arbre après un problème de parachute, quoi.

Ca rappelle des choses, si on prend la métaphore au pied de la lettre. En tout cas, la situation est compliquée pour Andy, parce qu’elle a un peu une équipe de bras cassés pour lui venir en aide. Quand elle parvient enfin à décrocher la femme de son arbre, la femme fait un arrêt cardiaque… Et malgré tout l’attachement d’Andy pour cette femme, elle ne parvient pas à la sauver. Ainsi, Andy décide d’aller parler à la Cheffe Ross en fin d’épisode pour lui exprimer son malaise d’être à la caserne 23 et de ne pas pouvoir compter sur tous les projets que sa famille continue de développer, parce que la 23 est une caserne horrible avec plein de problèmes sur les blagues sexistes et les bizutages…

Il n’en faut pas plus pour que Ross en arrive à la décision de fermer la caserne 23 et de trouver un moyen de ramener Andy à la 19. Oui, Ross était en fait confrontée à un problème pendant tout ce temps : le Seattle Fire Department dépensait trop d’argent et avait besoin de faire des économies. Bon, le problème, c’est que maintenant, Andy va se sentir bien conne d’avoir fait fermer cette caserne parce que ça va laisser ses collègues actuels sur la paille – y compris Théo donc ?

Autrement, Emmett finit par débarquer en fin d’épisode à la caserne… mais ce n’est pas pour parler à Travis, bien au contraire. Il en a logiquement marre d’être harcelé et lui demande évidemment d’être laissé en paix. Il était temps qu’on en arrive là, je crois, parce que ce couple ne fonctionne pas spécialement à mes yeux. Et puis, voir Travis le forcer à lui parler et l’écouter alors que clairement il a juste besoin d’espace et de temps pour lui… C’est une bonne chose pour Emmett de finalement l’envoyer bouler, j’espère définitivement.

C’est toujours en fin d’épisode qu’on en revient aussi à l’intrigue Maya/Carina. Alors qu’elles évoquent une fois de plus leur projet d’avoir un enfant et l’envie de Maya de connaître le père, quitte à ce qu’il devienne une sorte d’oncle pour l’enfant, Carina est ainsi forcée de lui révéler que Jack s’est proposé pour un don de sperme. Si Maya voit bien que c’est une mauvaise idée, je ne doute pas que ça finira par se faire, surtout que l’on voit aussi Jack se comporter en oncle drôle avec Pru au téléphone quand Ben parvient à lui parler – et inutile de dire qu’il l’a au téléphone après la conclusion de Tabitha Salzman qui fait de lui un bon père, aimant et altruiste… Affaire à suivre, donc.

 

Grey’s Anatomy – S18E11

Épisode 11 – Legacy – 15/20
Un épisode qui n’invente rien, mais à quoi bon inventer de nouvelles choses quand on a une série qui a ses habitudes et qui fonctionne très bien comme cela. J’ai aimé cet épisode parce qu’il prend le temps comme il faut de développer chaque personnage et chaque intrigue. Je ne sais pas si j’en retiendrais grand-chose et il est probable que comme beaucoup d’autres, je finisse par l’oublier tout à fait, mais en attendant, c’est un moment de divertissement efficace.

Spoilers

Miranda est confrontée à ses rêves, Meredith à l’opération historique d’Hamilton et Jo à ses sentiments.


Doctors are humans.

Il aura fallu dix-huit saisons pour que Meredith en arrive à la conclusion que les docteurs sont humains ? On aura vraiment tout vu, c’est bon, on remballe. Ca valait le coup. Les humains ont des égos énormes, mais ça, ce n’est pas nouveau dans la série. Nous voilà donc prêts pour un épisode qui verra enfin Hamilton être opéré et soigné.

Avant cela, nous suivons toutefois la nouvelle morning routine de Meredith, qui prend l’habitude de marcher au soleil (je la comprends, on a un beau soleil nous aussi) et on apprend donc que Zola regarde souvent les vidéos des opérations de sa grand-mère. C’est n’importe quoi. Son mec a toujours une bonne relation à distance avec elle aussi, et toute l’organisation avec Amelia et Maggie semble fonctionner à merveille pour les enfants. Bref, Meredith est une femme accomplie. Rien de neuf.

Elle en profite au passage pour essayer de convaincre Hamilton d’accepter d’être non seulement un patient VIP avec un projet incroyable, mais aussi d’être une manière d’enseigner à la nouvelle génération. Oui, pour une fois, elle s’occupe de toute la classe des résidents et fait revenir aussi Tom sur le projet au passage.

Le plus drôle est encore de voir Kai devenir prof contre son gré. Avec un masque et une voix un peu étouffée, Kai me rappelle bizarrement Addison par moments, mais bon. Cela ajoute un bon humour à la série, je trouve, et c’est d’autant plus intéressant que l’on voit la galerie pleine comme elle l’a rarement été. Je me demande même si ce n’est pas la première fois qu’on voit l’escalier qui y mène ? J’ai toujours imaginé un couloir derrière cette porte, ça m’a un peu perturbé. Il en faut peu, je sais.

Voilà donc ce que je vais probablement retenir de cet épisode et cette opération, n’en déplaise à l’égo de Meredith qui voulait juste bouleverser l’histoire de la science. Bon, j’exagère : ce qu’il faut en retenir, ce sont les doutes d’Amelia en cours de route. Elle n’y est pour rien et ne manque pas vraiment de professionnalisme, mais le timing n’est vraiment pas le bon pour elle. On pourrait pourtant penser qu’elle est habituée à avoir des proches en train de se faire opérer pendant ses propres opérations, mais bon. Kai la remet dans le droit chemin, c’est déjà ça, avant de déclarer à Amelia qu’elle est inspirante dans sa manière de tenir à ses proches.

Si c’est pas mignon, cette relation amoureuse. Je continue d’espérer qu’Amelia revienne vers Lincoln, par contre…

Sinon… Alléluia ! Jo reconnaît que ses cheveux blonds, c’était du grand n’importe quoi ! Elle a donc pris enfin le temps de redevenir à peu près brune, et ça lui va mieux, c’est vrai. Bon, elle en profite surtout pour marquer le coup par rapport à Linc, je pense, parce qu’elle est clairement en train de l’ignorer et de le mettre autant que possible de côté.

Elle le fait par contre pour passer sa journée au bar avec Teddy, et ça, bon, ce n’est probablement la meilleure de ses idées, mais c’est intéressant de voir Jo s’adapter aussi à ce qu’est la maternité. C’est bien beau de tenir à Luna et de l’aimer, mais elle a une vie perso compliquée depuis son arrivée, n’ayant évidemment plus le temps de rien. Et c’est quelque chose que Teddy est prête à entendre, elle aussi, parce qu’elle le vit aussi. Elle en profite par contre pour apprendre que les orgasmes de Jo avec son meilleur ami sont géniaux. Pa sdu tout flippant.

De son côté, Owen refuse certains soins. Il a plutôt envie de reprendre le boulot et de soigner des gens, mais ce n’est pas trop possible dans son état. Par chance pour lui, Lincoln ne compte pas le laisser tomber et s’occupe donc beaucoup de lui. Cela pourrait le faire s’ils n’avaient pas Amelia en commun, mais bon, c’est bien le cas et c’est bizarre d’avoir Lincoln qui lui raconte à demi-mots ses problèmes avec Jo.

Tout est vite oublié de toute manière quand on se retrouve avec un Owen qui a un malaise en se relevant : des petites complications post-op, ça manquait, tiens. Je pense que nous ne sommes pas prêts de le revoir au bloc, du coup. Enfin, on le revoit au bloc, mais pas comme il l’espérerait, et ça fait chier tout le monde, à commencer par Amelia. Elle est en effet bipée au milieu de l’opération d’Hamilton pour venir s’occuper de son ex-mari et patient.

Comme elle ne peut de toute évidence pas quitter le bloc à ce moment précis sans que l’opération ne soit compromise, c’est finalement Tom qui s’occupe d’Owen. Oui, oui, l’ex de Teddy, et il l’appelle pour la prévenir avant de s’occuper d’un Owen loin d’être ravi de le voir. Tom fait pourtant bien son boulot, et ça permet ainsi à Teddy et Owen de se retrouver en fin d’épisode. Le problème ? Owen ne regrette rien de ce qu’il fait quand Teddy ne peut parvenir à lui pardonner pour l’instant. Elle a toutefois envie de lui parler, c’est déjà ça.

À l’inverse, la situation de Lincoln et Jo ne peut se régler avec des paroles. Un baiser au sortir de la douche de Lincoln suffit par contre à motiver Jo à reconnaître que le mieux est peut-être qu’il déménage finalement. Elle ne le veut pas… mais c’est le mieux pour eux.

En parallèle, Bailey reçoit un appel qui la perturbe un peu : la NASA la contacte pour des questions de médecine dans l’espace. Oui, oui, la NASA la contacte parce qu’ils veulent qu’elle soit à la tête d’un essai clinique qui lui permettrait, probablement, à terme, d’aller dans l’espace. Si c’est un de ses rêves, le timing n’est pas excellent avec Pru, mais bon. Son interne ne va pas la lâcher avec ça, c’est sûr, et il passe l’épisode à lui parler d’espace, d’extraterrestres, de Star Wars et de NASA devant tout le monde, notamment Meredith et Maggie.

Toute l’alchimie entre eux est tellement évidente que son résident finit par l’embrasser en sortant du boulot… Oupsie. Miranda n’était pas prête pour ça, évidemment. C’était pourtant… évident ?

Cette semaine, Richard ne semble pas avoir droit de porter la blouse. Nous le retrouvons cette fois chez Levi à tenter de lui parler pour le convaincre de revenir dans le programme. Malheureusement, ce n’est pas exactement son intention, parce qu’il est encore traumatisé par ce qu’il a fait à Devon. Richard a pourtant les bons mots pour tenter de lui faire comprendre que ça ne l’empêchera pas de devenir un bon chirurgien : lui aussi, il a tué quelqu’un, et ce n’est même pas ça qui le traumatise le plus. Non, ce qui traumatise nos chirurgiens quand ils tuent des gens, c’est de savoir qu’il s’agissait de gens qu’ils aimaient et qui étaient soulagés d’avoir affaire à eux.

Malheureusement, Levi ne veut vraiment pas être sauvé et ne veut pas que sa carrière reprenne. Il est en train de faire une énorme connerie alors que Richard passe sa journée avec lui à s’intéresser à ses jeux vidéos là. Putain, Levi, tu vas m’énerver.

De manière étonnante, la série suit aussi la vie de Nick, le nouveau copain de Meredith. Il est médecin, après tout, mais ce qui me paraît étrange, c’est qu’on le suit au Minnesota. Ils viennent juste de nous ramener tout le monde à Seattle, pourquoi continuer de s’exporter comme ça. En plus, bon, j’aime beaucoup Nick, mais je trouve qu’il prend beaucoup de temps dans cet épisode pour une intrigue pas si incroyable que ça ?

Le coup du don d’organe, ils nous l’ont fait un certain nombre de fois déjà, en fait, donc pourquoi nous le servir une fois de plus ? Cela ne semblait pas apporter grand-chose à l’épisode. Je me suis dit que ça allait probablement entrer en conflit d’une manière ou d’une autre avec l’intrigue de Meredith, surtout quand les deux opérations étaient montrées en parallèle… mais ce n’est finalement pas le cas.

Non, le but est simplement de nous faire une leçon de morale sur l’importance de ne pas oublier que l’organe vient d’une personne bien vivante à l’origine ? C’est déroutant comme morale pour une série, et c’est typiquement américain de nous sortir ça quand, de toute évidence, ça fait partie de la routine.


 

Station 19 – S05E11


Épisode 11 – The Little Things You Do Together – 15/20
C’est toujours un plaisir de retrouver les personnages de cette série et de voir le soin qui est apporté aux relations entre eux. Je trouve que la psychologie proposée pour chacun est efficace et que les relations montrées dans l’épisode fonctionnent, même si certaines se dirigent vers des twists que je n’aime pas et qu’on avait vu déjà venir dans l’épisode précédent.

Spoilers

Il est temps pour Vic d’avorter, pour Travis de se confronter à ce qu’il fait subir à son mec et pour Andy de prendre conscience de sa responsabilité dans tout ce qui lui arrive.


You’re not a horrible person.

Il est largement temps pour moi de me remettre devant des séries, et quoi de mieux que celle-ci pour remettre le pied à l’étrier ? Je suis sûr de la qualité de ce que je vais voir, au moins ! Et ça commence bien, avec une scène qui réunit mes personnages préférés, à savoir Travis et Vic. Ces deux-là sont toujours trop co-dépendants et proches pour le bien des relations amoureuses qu’ils essaient d’entretenir. Clairement, ça pose un problème à Emmett.

Ce n’est pas bien subtil dans la manière de nous introduire ce problème, avec Travis qui ignore son mec et ne supporte pas d’être seul avec lui alors qu’Emmett fait tout pour attirer son attention. Le pauvre.

Oh, son attention, il va finir par l’avoir de manière complètement inattendue : Travis est appelé sur une intervention Crisis One et a affaire à un homme qui veut se cramer parce que sa femme n’est plus amoureuse de lui. L’intrigue est intéressante pour le coup, avec un type qui n’hésite pas à se renverser de l’essence sur lui. Et ça marche surtout parce que Travis prend conscience du mal qu’il fait à Emmett en voyant comment cet inconnu va mal – au point de se foutre le feu, donc.

C’est une intrigue qui fonctionne bien, parce que l’inconnu va jusqu’à allumer le briquet même si les pompiers sont prêts à intervenir et qu’il doit bien savoir qu’il ne mourra pas. En attendant, ça donne la possibilité à Travis de prendre conscience qu’il fait de la merde et de l’avouer à voix haute. Il l’avoue devant Emmett, donc, reconnaissant qu’il ne laisse pas l’espace à son copain de travailler leur relation… mais il fait aussi devant Maya, Sullivan, Andy, le monde entier quoi. Vraiment, galère cette caserne et la vie privée.

En tout cas, le type décide de se cramer devant Travis, ça devrait lui faire un électrochoc. En attendant, c’est Emmett qui en a un et refuse de parler à Travis pour le reste de l’épisode.

De son côté, Vic a beaucoup à faire. Elle est toujours en pleine galère avec son avortement. L’épisode précédent semblait suggérer qu’elle voulait prendre son médicament directement dans l’ex maison de Miller, mais non, ce n’est pas comme ça que cela se passe. Je suis plutôt satisfait que l’épisode ne soit pas trop timide sur le sujet.

On voit vraiment l’avortement cette fois, avec Carina qui accompagne Vic à l’hôpital en lui expliquant la procédure, avec des médicaments à prendre et tout. On la voit prendre ses pilules et ça me paraît plutôt important de nous rappeler que cette méthode existe, car on est rarement en mesure de la voir à la télévision.

Par contre, j’ai tout de même une frustration : Theo est de retour dans la vie de Vic avec cet épisode, et il est au courant qu’elle est en train d’avorter. Si le voir la soutenir est une intrigue particulièrement géniale, c’est hyper énervant de ne pas avoir eu la scène où il apprend la grossesse de Vic. Concrètement, ça donne même l’impression d’avoir raté un épisode.

L’avantage, c’est que l’épisode le fait avec l’intention de nous montrer à quel point Theo galère avec Vic : elle n’arrête pas de le laisser de côté et de le repousser, et ça ne lui fait pas du bien. Theo fait tout ce qu’il peut pour être avec elle, pour être un soutien, pour l’accompagner dans une démarche difficile… mais elle, elle continue de vouloir tout faire toute seule.

Inévitablement, ça finit par péter. Le conflit ne peut pas plus mal tomber par contre : il lui en veut de prendre une pilule sans lui, une fois chez elle, alors qu’il voulait être là pour elle. La colère est plutôt froide chez lui, mais ça leur permet au moins de communiquer. En effet, Theo finit par lui révéler qu’il a des sentiments sur cet avortement : il ne voulait pas qu’elle le garde, évidemment, mais il pense tout de même qu’elle fera une bonne mère, avant de révéler que sa propre mère a subi une procédure d’avortement.

Bien sûr, à l’époque, l’avortement n’était pas si bien vu à l’époque et ça a posé problème à sa mère qui culpabilise encore. Tout ça n’est jamais qu’une manière de passer le temps en attendant le moment où Vic avortera. C’est assez violent, parce que Carina décrit ça comme des règles importantes, mais Vic ne semble pas le ressentir comme ça. Malgré tout, Théo reste là pour la rassurer et pour être présent comme il peut pour l’accompagner dans sa douleur.

Il est mignon comme tout, chante effectivement super mal quand elle lui demande et a lu des livres qui l’aide à faire face à ce qu’il se passe. J’ai aimé voir ce couple fonctionner ensemble et faire face à ce moment si difficile. Il y a sûrement quelques petits problèmes de représentation dans l’affaire, mais je trouve que ça marche pour quelqu’un comme moi qui n’y connaît pas grand-chose. Et puis, une fois de plus, la série fonctionne pour la communication entre les personnages.

Théo s’occupe bien de Vic et lui apporte toute l’aide qu’il peut, ce qui est plutôt positif et permet à Vic de prendre conscience que son problème n’était pas avec Theo, mais plutôt avec la vie elle-même. Elle n’aime plus tellement sa vie, la mort de Miller lui a réactivé son deuil de Lucas, mais aussi celui de sa grand-mère, et de son prof de théâtre et… maintenant, elle se retrouve en deuil de ce quelque chose qu’elle ne voulait pas.

Je ne sais pas trop à quel point cette scène est crédible, parce que ça me paraît trouver trop d’excuses au personnage, mais c’est une belle performance de l’actrice en tout cas. Et j’aime la conclusion de l’épisode avec un « je t’aime » échangé entre les personnages.

Pendant ce temps, Sullivan passe du bon temps avec… sa nouvelle cheffe. Ils ont un comportement qu’on nous dit amical, mais qui est 100% romantique aux yeux du monde entier. Ils se prétendent une amitié qui n’a rien d’amical, et ils sont surpris par un Beckett on ne peut plus cliché avec toutes ses bouteilles de vodka en main.

Il est clairement en train de sombrer dans un alcoolisme hyper visible : on le retrouve avec une gueule de bois au boulot ensuite. Ben essaie de le convaincre qu’il peut reprendre le boulot, Andy passe dans son bureau aussi parce qu’elle travaille de nouveau à la 19 pour remplacer Vic qui ne peut évidemment être présente.

Cela fait du bien de la voir de retour dans sa caserne. Je ne sais pas si ce qu’elle pense, elle, par contre : elle a affaire à un chef avec qui elle a couché, à Jack qui la nargue sur le sujet et à Maya qui est énervée pour l’épisode après une conversation avec Carina le matin même. Ben oui, il est temps de choisir un donneur, et ça l’énerve qu’elles n’arrivent pas à se mettre d’accord. Le fond du problème semble toutefois être qu’elle est frustrée vis-à-vis de ce futur enfant avec un inconnu.

Et Maya en arrive à demander à Carina que le donneur qu’elles choisiront soit quelqu’un de leur entourage. Allez, ça va finir en Jack, à nouveau.

Pour en revenir à Beckett, le problème d’alcoolisme est de plus en plus visible, et je ne vois pas comment Maya peut ne pas capter ce qu’il se passe quand Robert lui demande de décrire la procédure face à ce problème quand Beckett, lui, demande ce qu’il en est des faveurs sexuelles d’un pompier obtenant une promotion. Abusé comme Maya passe pour une conne là.

Ce n’est pas la pire pour cet épisode, après. Mon vrai problème est avec Ben, je crois, parce que je décroche de son intrigue et ses excuses en fin d’épisode par rapport à son impulsivité là… Flemme. Pour le coup, même Beckett me paraissait plus intéressant à demander une trêve dans ce conflit avec Sullivan en y ajoutant des menaces voilées. Par contre, que Robert demande ensuite conseil à Richard, c’est logique ; mais on est d’accord que le conseil de Richard de l’aider à gérer son alcoolisme sans le dénoncer, c’est du grand n’importe quoi ??

De manière totalement inattendue, j’ai adoré le personnage d’Andy dans cet épisode, autrement. Elle semble enfin prendre conscience de toute la merde qu’elle a pu faire depuis quelques saisons, son amitié avec Jack (qui drague la nourrice de Pru ??) fonctionne et elle semble prête à prendre de bonnes décisions. Cela ne pourra pas durer, je ne me fais pas d’illusion, mais ça fait du bien de temps en temps, tout de même.

 

NCIS S19E14 (express)

Épisode 14 – First Steps – 14/20
Comme prévu, on laisse de côté ce qui pourrait être un fil rouge intéressant cette semaine. Pour autant, ce n’est pas désagréable de voir la série s’intéresser à un personnage sous un angle légèrement différent. La relève est déjà assurée si besoin est dans quelques saisons pour un reboot après annulation. OK, je suis un peu dans l’abus, je reconnais, mais cet épisode m’a rappelé les débuts de la série, en fait ?

Spoilers

La fille de Leon Vance débarque au NCIS pour mener sa première enquête.

Oh bordel, que c’était lourd de voir le personnage de Leon agir comme ça avec sa fille. Mec, bordel, tu l’élèves pour qu’elle devienne une agent du NCIS et tu ne veux pas la voie en danger ? Je ne sais pas, tu t’es pas dit à un moment qu’il y avait un souci dans la manière dont tu l’élevais ?

Bon, l’épisode ne mettait vraiment pas Leon en valeur pour le coup, mais ce n’est pas grave, j’ai adoré le personnage de Kayla. La fille qui s’impose envers et contre tous, qui est impatiente de découvrir le terrain, qui trouve les meurtres fun et qui ne respecte pas les ordres… ça avait un côté rafraîchissant pour la série. En fait, par certains aspects, ça m’a rappelé certains bons côtés de Tony dans les premières saisons. La série a perdu en fun et en vitamines avec le temps – peut-être aussi parce qu’Abby continue de manquer.

C’est fou qu’après autant de temps un seul épisode me fasse regretter des personnages et des situations que je pensais avoir oublié depuis un moment. Je ne sais pas pourquoi cet épisode en particulier m’a fait penser à tout ça, mais c’est le cas, alors autant parler.

Du côté de l’intrigue, c’était bien plus classique en revanche, avec des méchants qui étaient soporifiques comme jamais et un début d’épisode qui se prenait pour un mauvais volet de Grey’s Anatomy. Le coup du patch qu’on retrouve au sol, c’était un peu gros ; le médecin criminel qui vient d’empoisonner le suspect numéro 1 est vraiment grillé aussi ; le directeur qui empêche sa fille d’aller sur le terrain, puis qui l’y autorise juste pour la voir être mise en danger… Eh, vraiment, on n’est pas sur du super original.

Bon, tant pis, ça arrive, et on n’était pas là pour l’enquête, mais une fois de plus pour les personnages. Cela fonctionne toujours mieux sur moi quand c’est le cas. C’était inintéressant quand il s’agissait de Parker (et genre il propose à son boss de faire un truc totalement illégal juste parce que « eh, elle fait partie de notre équipe » alors qu’il a eu genre trois échanges avec elle dans l’épisode ???), mais ça marchait bien pour développer davantage Leon et… Nick.

Avec le départ de Bishop, j’ai l’impression que les scénaristes ont décidé de se concentrer davantage sur lui et que désormais, j’ai vu plus d’épisodes centrés sur lui que sur les saisons précédentes réunies. Ce n’est pas du tout un défaut, par contre, parce que l’évolution du personnage est intéressante. Elle est soulignée de manière un peu grossière par Knight qui est pourtant celle qui le connaît le moins : il agit désormais en papa de substitution pour les filles de ses collègues, et ça lui va bien.

J’ai bien aimé le voir agir en tuteur pour Kayla et j’espère que nous aurons d’autres occasions  de le voir dans ce rôle de protecteur et guide. Bon, après, je n’ai pas compris pourquoi il n’est pas entré dans le jeu du ravisseur au moment où il allait kidnapper la fille du directeur du NCIS, mais soit, il a son égo le petit après tout.

Dans l’ensemble, c’était donc un bon épisode de la série. C’est divertissant, ça ne bouleversera pas sur du long terme la formule de la série et en attendant, on a un épisode qui sort de la routine grâce à la présence d’une bleue. Au risque de me répéter sur une critique pourtant plus courte que d’habitude, c’est vraiment quelque chose qui manquait et qui rappelle les premières saisons. Qu’elle revienne au plus vite, car elle a sublimé quelques personnages.