Riverdale – S06E06

Épisode 6 – Unbelievable – 15/20
J’ai bien aimé l’épisode ? Les scénaristes semblent vouloir assumer le basculement dans un tout autre type de séries, et ça fonctionne mieux. Après, je reste méfiant : ce n’est pas la première fois que la série semble proposer de nouvelles intrigues vraiment plus intéressantes et à chaque fois, elle s’est enlisée ensuite dans des histoires particulièrement chiantes. On verra avec le temps ?

Spoilers

La bombe a explosé, mais Archie, Betty et Jug sont indemnes. Cela n’empêche pas la ville d’être bouleversée par ce qu’il vient de se passer et de nombreux remous sont à venir pour tous les personnages.

They’re alive. Somehow.

C’est sans résumé qu’on en revient enfin à Riverdale ! La maison d’Archie a bien explosé, on se croirait presque chez les sœurs Halliwell tellement il n’y a plus de toit. En début d’épisode, Archie, Betty et Jug expliquent comme ils peuvent ce qu’il s’est passé. Ce n’est pas bien clair, mais en tout cas, Jug refuse d’aller à l’hôpital faute d’assurance, Betty y est traînée de force par Alice et Archie parle ensuite avec son oncle qui ne croit pas bien à l’histoire de la table du salon protégeant Betty et Archie de l’explosion : la table est détruite.

Archie entend heureusement son chien dans la maison pour faire diversion. Il l’emmène rapidement chez le vétérinaire, en profitant aussi pour NE PAS prévenir sa mère que sa maison a explosé. C’est parfaitement logique tout ça, non ? Le chien ? Il survit, mais a les pates cassées. Limite, j’ai plus de peine pour lui que pour les autres occupants de la maison, donc.

Il faut dire que les autres occupants sont miraculeusement intacts : Betty est bien sûr à l’hôpital parce qu’Alice l’y pousse, mais elle en parle à Archie tout de même. Ils étaient dans la chambre au moment de l’explosion… et devraient donc être morts. Cela dit, cette fois, Betty n’a pas trop envie de mener l’enquête, bizarrement.

Quand elle sort enfin de l’hôpital, c’est pour mieux voir une aura rouge autour d’un infirmier de l’hôpital… Alors que Betty apprend quelques minutes plus tard qu’une infirmière vient de se faire égorger quelques minutes plus tard. On a quand même un flashback pour nous rappeler l’existence de ce Trevor quand Alice raconte à sa fille ce qu’il s’est passé, évidemment. Génial, Betty va nous jouer détective avec des intuitions magiques désormais.

J’ai bien l’impression que la série veut basculer dans une magie nouvelle… et ma foi, je ne suis même pas contre à ce stade. Au point où on en est, ça peut toujours la redynamiser et donner quelque chose d’un peu plus intéressant. Betty envoie donc une agent du FBI sur cette affaire qui n’a rien de fédérale, pendant que le reste de son équipe cherche Hiram, considéré comme coupable de l’explosion de la maison sans vraie raison.

C’est l’occasion de nous faire revenir Glen dans la série et l’ex de Betty est rapidement teinté d’une aura rouge quand il semble avoir des envies de viol sur Betty. Celle-ci se défend avec sa droite habituelle, quand pour nous, le but de la scène est évident : on nous en apprend plus sur les pouvoirs de Betty.

De son côté, Jughead se rend chez Pop’s. Il n’a pas une égratignure, mais par magie, Tabitha semble comprendre aussitôt qu’il s’est passé quelque chose de grave. Elle n’a pas tort, bien sûr, et il y aura des conséquences en plus : Jughead semble perdre peu à peu l’audition, avec un bruit aigu parfaitement insupportable qui le hante peu à peu.

On comprend assez vite qu’il perd l’audition d’un côté, mais Tabitha est plus lente que nous à faire 1+1. Quand elle finit par le faire, elle traîne Jug à l’hôpital et celui-ci apprend qu’il est sourd à 98% d’une oreille et 87% de l’autre. Oupsie, ce n’est pas aussi fun que le pouvoir de Betty qui peut voir les auras ça.

Pendant ce temps, Kevin décide de tenter sa chance à Broadway et en informe Fangs et Toni. Dire qu’ils en ont rien à foutre est gentillet. Ils préfèrent insister sur leur bisexualité et annoncer leur couple à Kevin. Il était temps que ça se fasse, mais on sent que les scénaristes se débarrassent de la scène pour le principe avant que Kevin apprenne ce qu’il s’est passé chez Archie.

Bien sûr, la nouvelle de l’explosion de la bombe fait vite le tour de Riverdale, et c’est l’occasion de retrouver Veronica et Reggie au lit. Veronica est convaincue que son père est responsable de l’explosion quand Cheryl, elle, est sûre de les avoir maudits. En plus, pas de bol pour elle, Nana a brûlé le parchemin avec la malédiction, alors elle ne peut rien faire pour l’annuler. Cela ne l’empêche pas d’essayer, et elle le fait avec l’aide de Britta.

Son apprentie est un peu notre porte-parole sur ce coup-là : il faut croire à la magie maintenant, Cheryl ? Eh bien, la réponse est que oui, parce que ça a fait partie du quotidien un jour. Le pire dans cette intrigue ? Cheryl passe son épisode à reprocher à Nana de l’avoir poussée à jeter une malédiction contre le trio de la série alors que bon, elle était parfaitement consentante.

Elle passe le reste de son épisode a tenté de mettre un terme à la malédiction, mais c’est un peu peine perdue quand les bougies de son autel sont constamment éteintes dans son dos. Forcément, Cheryl mène l’enquête et finit par découvrir que c’est Britta qui les souffle à chaque fois. Eh oui : elle est possédée par Abigail chaque nuit.

Oui, oui, l’esprit de l’ancêtre Blossom a pris possession du corps la nuit de la malédiction, et il n’en fait pas plus pour qu’on parte sur un délire d’exorcisme et de bannissement d’esprit. Et oui, oui, on y a droit : Nana et Cheryl nous refont un peu de magie pour dégager l’esprit d’Abigail du corps de Britta. C’en est presque trop simple.

Nana réussit en tout cas à faire ce qu’elle voulait : l’esprit d’Abigail est chassé du corps de Britta… pour finir dans celui de Cheryl. Bordel, mais ils sont tarés du côté des scénaristes.

Du côté de Toni et Fangs, les problèmes ne font que commencer. Il faut qu’on m’explique ce que Toni a fait à ses horribles cheveux… et d’où sortent les Monstres cette fois-ci ? Ils reviennent en ville avec la ferme intention de tuer Archie pour prouver leur pouvoir. C’est embêtant pour les amis du rouquin qui vont aussitôt le prévenir.

Quand on retrouve Archie, c’est pour le voir faire du sport avec un t-shirt. Aïe, je suis content qu’il soit de retour (pour de vrai, ça manquait à la série, je trouve), mais bon, comment je reprends mon compteur moi ? En tout cas, on découvre qu’il a pris douze kilos en une semaine, sans que son physique ne change le moins du monde. Le voilà donc super-héros lui aussi. On découvre même que les clous ne lui font rien.

Il aurait dû saigner en s’écorchant contre l’un d’eux, mais il n’en est rien. Quand il le comprend, il teste soudainement sa nouvelle force et découvre qu’il est increvable désormais. Un vrai super-héros, promis. Un super-héros qui a toujours une môman à contacter. Quand elle débarque en ville, elle fond en larmes à la vue de sa maison détruite, mais soi-disant, c’est par inquiétude pour Archie. Clairement, tout le monde s’en fout de l’explosion de la maison d’enfance d’Archie. Tout de même, ce n’est pas rien ce genre d’explosion.

Quoiqu’il en soi, maintenant qu’il se sait invincible, Archie n’en a rien à foutre d’apprendre que sa tête est mise à mort. Au contraire, cela semble presque l’amuser : il se rend aussitôt dans le coin mal famé où habitent les Monstres pour les défier. Il rentre ainsi au gymnase couvert de sang… mais sans une égratignure.

Cela arrange bien les affaires de Betty quand elle l’apprend. Elle se sert de la nouvelle confiance d’Archie pour aller arrêter Trevor pour le meurtre de l’infirmière – elle l’avait surpris en train de voler des médicaments. Les deux peuvent ensuite se retrouver dans un bar pour se confesser sur les nouveaux pouvoirs qu’ils semblent avoir.

Archie semble plutôt inquiet de ce qu’il se passe, mais il a de toute manière d’autres problèmes à gérer aussi, notamment le moment où un certain Percival Pickens vient jouer les vautours de la maison familiale. Il veut la racheter, ce qui ne plaît pas à Archie… mais semble intéresser la mère. Elle est prête à vendre ; et ça énerve Archie de voir ça. Il faut dire qu’il est intéressé par l’achat de la maison, même si sa mère trouve ça un peu étrange de se dire que son fils passera sa vie sous le même toit – faisant fi des sept ans entre les saisons 4 et 5, de toute évidence.

La fin d’épisode voit donc Archie devenir le propriétaire de cette… « structure ». Eh, ça m’a fait rire.

Il me reste tout de même encore à évoquer les intrigues de Veronica et Reggie. La première est sûre que son père a tenté de tuer ses amis, alors elle met la tête d’Hiram à prix avec l’aide d’Hermosa. Pendant qu’elle règle tout ça, le père de Reggie fait une crise cardiaque, et ça remet tout en question, une fois de plus. Bon. J’ai du mal à suivre où veulent en venir les scénaristes, mais je devrais être habitué à force.

Le but est simplement d’aller super vite en besogne. Quand elle voit les remords de Reggie de ne pas avoir profité plus longtemps que ça de son père, Veronica regrette d’avoir embauché Anatole pour tuer Hiram. Elle l’appelle pour tout arrêter… mais c’est trop tard. Elle reçoit même un mail avec une photo qui semble confirmer la mort de son père. Comme nous, nous ne voyons rien, je n’y crois pas une seule seconde, mais bon.

Veronica est sûre que son père est mort, et ça la fait pleurer. Malgré tout, quand Reggie lui explique que son père à lui va mieux, Veronica ne peut partager son deuil avec lui : elle préfère lui dire qu’elle a annulé le contrat sur la tête de son père. Tu m’étonnes.

Hermosa appelle tout de même sa sœur pour lui reprocher ses actions et lui promettre une revanche parce que Blood must have blood ? Est-ce que l’esprit de Lexa vient de se réincarner dans une autre série là ?

Il est temps d’en arriver en tout cas aux cliffhangers de l’épisode : Twyla Twist, qui dirige les Monstres, décide de s’en prendre directement à Toni et Fangs qu’elle considère comme responsables des actes d’Archie et les menace. Cela pousse les couples à demander à Kevin de jouer les babysitters avec bébé Anthony. Il ne part donc plus à Broadway et a un nouveau rôle pour cette saison. Super.

Archie, lui, décide de péter la gueule de Glen que Betty a réussi à mettre sous le coup d’une enquête pour harcèlement sexuel de la part du FBI. On retrouve donc Glen en bien mauvais état à la fin de l’épisode, mais ce n’est que le début de la fin pour lui : il est finalement tué par… LE TRASHBAG KILLER. OH BORDEL. J’avais oublié l’existence de ce tueur en série, mais je suis mort de rire maintenant.

PS : j’en oublie de parler du super-chien qui se rétabli en trois jours et termine l’épisode en pleine forme.

Compteur d’Archie à poil : Que nenni. C’est bien la peine de revenir dans la série ! (Bon, j’aurais peut-être dû compter le flashback, je ne sais pas).

The Walking Dead – S11E11

Épisode 11 – Rogue Element – 12/20
Aïe, il se passe dans cet épisode ce que je craignais à la fin du précédent, à savoir qu’on s’éloigne des intrigues m’intéressant vraiment quand je regarde cette série pour se concentrer sur des trucs moins prenants et des personnages que j’aime moins. Ce n’était pas glorieux comme épisode et ça donne envie que la série se termine vite, honnêtement. Ils peuvent faire tellement mieux que ça !

Spoilers

Eugene file le parfait amour avec Stephanie… jusqu’à ce que…

There was never any Stephanie.

Finir la semaine par un bon rattrapage de cette série me paraissait une bonne idée, mais j’avoue que la perspective de voir cet épisode commencer par un gros plan sur Eugene, ce n’était pas réjouissant. En plus, on nous fait croire que Stephanie est vraiment à fond dans ce qu’elle lit du roman qu’il a écrit alors que… Bon. C’est Eugène quoi, j’ai du mal à y croire. Après, il est fou amoureux d’elle lui aussi, donc c’est peut-être logique qu’elle soit un peu aveuglé par son soi-disant talent.

L’amour rend aveugle. Il lui offre une clé de chez elle et part voir Princess pour tout lui raconter alors que Stephanie reste à lui sourire bêtement au balcon. Mais quelle angoisse ce début d’épisode ? Cela va être long si toute la fin de saison – on s’en approche déjà à grand-pas cela dit – est dans cet ordre d’idée-là.

Avec cette série, je me doute que ce ne sera pas tout à fait le cas et je suis bien content de voir rapidement le sourire d’Eugène s’évanouir quand Stephanie ne se pointe pas à leur rencard suivant. Par contre, QUI laisse fondre deux glaces ? Déjà QUI achète une glace avant qu’elle ne se pointe ? Où est la logique là-dedans ?

A la musique, on comprend qu’on doit s’inquiéter pour Stephanie quand il joue les stalkers : il y a clairement un mystère à élucider. Moi qui pensais qu’elle lui foutait un lapin, tout simplement. Ce n’est pas le cas : on nous révèle qu’elle fait sa valise à la hâte… Allez savoir, il a dû se passer un truc grave en coulisses. Je ne doute pas qu’on y reviendra, mais pour l’instant, j’en ai rien à foutre. Ou plutôt, je suis content que le sort s’acharne sur Eugène, car je ne suis pas sympa.

L’avantage, c’est que ça permet de suivre à nouveau la vie de Stormtrooper-Rosita : en bonne policière, elle est contactée par Eugene pour mener l’enquête sur la disparition de Stéphanie. Face à cette disparition, tous les amis d’Eugène se mobilisent : Princess débarque donc à son appartement pour lui remonter le moral comme elle peut, mais c’est pour mieux le retrouver en train de déjà se prendre pour un cinglé qui mène sa propre enquête sur Stéphanie.

Eh, franchement, en très peu d’épisodes, Princess a réussi à vraiment s’imposer dans la série, non ? On ne comprend pas trop par contre comment le temps passe dans cet épisode par contre : il y a clairement plusieurs jours entre les scènes, mais ce n’est pas si évident que ça pourtant. En tout cas, entre deux bouteilles d’alcool et avec une vessie pas complètement vidée, Eugene commence son enquête en interrogeant un type qu’il a vu sortir de l’immeuble de Stephanie.

Celui-ci lui sort une excuse toute naze. Roman, c’est son nom, serait un plombier selon lui… Sauf qu’Eugene sait bien que non. Il explique donc à Princess ce qu’il a pu découvrir sur celui-ci. Il se rend régulièrement dans un immeuble où d’autres le rejoignent, sans qu’il ne sache exactement pourquoi. C’est vrai que c’est un peu louche, surtout que l’appartement de Stephanie a été vidé lui aussi bien rapidement et qu’un formulaire de transfert, signé par Stephanie, a été donné à la police. Eugène n’y croit pas du tout et crie au complot.

Bordel, qu’est-ce que c’est que cet épisode ? Rendez-nous les zombies, ça fonctionnait tellement mieux. Là, on a donc une enquête un peu naze menée par Eugene hors écran et un duo avec Princess qui est plutôt efficace, mais dont on peine à comprendre comment il se met en place à défaut d’avoir eu toutes les infos avant. En tout cas, ils pénètrent par effraction chez ce Roman pour en découvrir plus.

S’ils découvrent bien des armes chez lui, Hornsby finit par leur expliquer, une fois qu’ils sont chopés sans trop de surprise par la milice, que les armes sont légales et que Roman est bien un plombier. Si Eugene veut continuer de voir une conspiration dans le départ de Stephanie, Princess est évidemment là pour lui expliquer que non. Je suis persuadé qu’Eugene a raison, mais en attendant, il va falloir considérer que Stephanie a rompu avec lui. Tout ça pour ça ? C’est vrai que c’est frustrant pour lui.

Il refuse donc de croire qu’il n’y a pas de complot, même si Princess pense l’avoir convaincu, et il reprend son enquête sur les mystérieuses réunions de gens se retrouvant dans le bâtiment. Il se fait alors mettre KO par… Stéphanie elle-même. Mouahaha. Elle n’a plus ses lunettes, cette fois, et l’homme mystérieux qu’Eugène n’avait vu que dans l’ombre s’avère finalement être… Hornsby. En tout cas, ça permet enfin à Eugène de comprendre que Stéphanie n’a jamais existé et qu’elle était juste un agent envoyée pour qu’Eugène révèle tout ce qu’il savait sur sa propre communauté.

Il est insupportable. Je veux dire, on le savait ? On l’a toujours dit. Rosita lui a dit il y a deux ans putain. En plus, qu’est-ce qu’il est con, putain. Et qui parle comme il le fait là ? Abrège tes phrases ! Oh non, vraiment, je n’en peux plus, ce personnage aurait dû mourir il y a tellement de saisons déjà ! Eugène s’énerve et s’excite contre Hornsby qui ne lui dit pas un mot jusqu’à ce qu’il soit menacé. Le problème, c’est qu’Eugène n’a absolument aucun levier pour menacer Hornsby. A la photographie, on se fait plaisir avec les lumières pour rendre Hornsby encore plus méchant.

Le problème, c’est que la série nous propose ça en passant vraiment par le mauvais personnage : évidemment qu’Eugène passe pour fou de toute manière et que tout le monde s’en contrefout de lui. Vivement qu’on en revienne à Hilltop, parce que là, Maggie me manque. Bref, toute cette intrigue termine par la révélation que Stéphanie était bien sous couverture pendant tout ce temps et qu’elle aimait malgré tout le roman d’Eugène. Allez savoir pourquoi, il décide alors de le brûler.

Franchement, ça n’a pas trop de sens ça. Cela reste son roman ? Et la fin d’épisode nous joue un sacré mindfuck en révélant qu’il existe malgré tout une véritable Stéphanie entrant en contact avec Eugène…

Pendant ce temps, au journal, Connie insiste auprès de la rédactrice en chef pour lui faire comprendre que Tyler Davis n’avait aucune raison de quitter le Commonwealth et que paraphraser le gouverneur, ce n’est pas faire un travail journalistique. Seulement voilà, le travail journalistique a ses limites quand on vit dans la dernière société encore debout d’un monde post-apocalyptique.

Connie se confronte donc au pouvoir militaire dans cet épisode, et ça vaut ce que ça vaut. On sent qu’elle n’a pas l’intention de lâcher l’affaire, mais ce n’est pas plus exceptionnel que ça pour l’instant. J’imagine qu’elle tombera sur un vrai complot à un moment. En attendant, le chef militaire habituel nous massacre des zombies dans la forêt et revient la voir, tout sanglant, pour un entretien qu’il espère sous le contrôle habituel du Commonwealth.

Ce n’est pas dans les habitudes de Connie, cependant, alors elle l’interroge plutôt sur sa sœur et sur Tyler Davis. En vain. Le stormtrooper rouge a mieux à faire que se griller tout seul, de toute évidence. Il s’énerve en tout cas quand il revient à l’hôpital du Commonwealth et se rend compte que son prisonnier a été transféré sans son accord. Cela l’énerve évidemment, mais je peine à comprendre où la série souhaite en venir à ce point.

En attendant, Connie reçoit chez elle une liste de noms de soldats ayant disparus…

En parallèle, Carole continue de tenter de grimper les échelons hiérarchiques du Commonwealth en prenant des raccourcis bien à elle. Elle continue certes de réfléchir selon ses vieux codes et en considérant qu’elle a ses hommes et le Commonwealth les siens, mais on sent qu’elle se fait une place de plus en plus importante auprès de la hiérarchie de ce nouveau territoire béni, en passant par Hornsby.

Par contre, franchement, pour nous, ce n’était pas la partie la plus intéressante à suivre. Elle se rend en calèche vers un nouveau champ de fleurs (oh oui, Lizzie, regarde les fleurs) où le Commonwealth se ravitaille pour avoir de l’opium dans son hôpital. Oh boy. La vie semble sereine et civilisée dans le Commonwealth, mais ça n’empêche pas le monde d’être post-apocalyptique et les médicaments de manquer.

Hornsby compte en tout cas sur les yeux et oreilles de Carol pour l’aider dans son business avec un certain Moto et il fait bien, parce que ça l’aide à découvrir que Moto exploite ses ouvriers, qui sont en grève. Il n’en faut pas plus pour que Moto soit arrêté par le Commonwealth. Quel genre de droits a-t-il, du coup ?

NCIS Hawai’i S01E16 (express)

Épisode 16 – Monsters – 14/20
On est sur un épisode beaucoup plus classique bien sûr, mais il fonctionne malgré tout plutôt bien dans sa manière de développer les personnages et les interactions entre tous. L’air de rien, il prend en effet le temps de s’intéresser à tout le monde, tout en menant une enquête qui fonctionne bien. Je n’en demande pas plus, j’ai eu tout ce que je voulais avec cet épisode.

Spoilers

Un tueur à gage tue des agents du FBI avant de se ramener à Hawai’i.

Je ne sais pas trop par où commencer la critique de cet épisode : il est difficile d’ignorer la première scène qui nous présente des agents du FBI qui agissent exactement comme tous les personnages de la série, mais se font tuer en deux secondes là où nos héros s’en sortent toujours à merveille. Au moins, ça a le double avantage de nous présenter le méchant de l’épisode, un tueur à gage donc, et de nous justifier la présence de Whistler dans l’épisode, encore une fois.

Même Lucy est saoulée par son omniprésence qui ne paraît pas bien logique et la souligne, c’est dire… Mais moi, j’aime vraiment la voir fonctionner en duo avec Jane depuis quelques épisodes, alors je suis plutôt content de voir ce que donne cet épisode. Concrètement, ça permet de voir aussi le couple Lucy/Whistler se réconcilier lentement, l’air de rien. Elles se remettront ensemble avant que Whistler soit tuée ou devienne méchante, ou les deux. J’espère toujours me tromper, mais je trouve que la saison est écrite comme ça, c’est plus fort que moi.

L’intrigue de la semaine se concentre autrement beaucoup sur le personnage de Kai. Une fois de plus, cela permet de souligner ses daddy issues. Il est de nouveau question de cuisine dans son travail car il doit passer sous couverture (ça se fait toujours si vite) dans un restaurant hawaien. C’est plutôt facile de se faire embaucher quand on a un père avec des connexions dans tous les restaurants, apparemment, et Kai fait des miracles en cuisine.

Un homme parfait, donc. Il tape clairement dans l’œil de sa cheffe en cuisine, d’ailleurs, mais le flirt reste à la surface sans jamais aller plus loin car il la soupçonne d’être une méchante. Finalement, elle n’est que la fille d’un tueur à gages et moi, je n’ai pas réussi à savoir pourquoi son visage me disait tant quelque chose. En vrai, j’aimerais qu’on puisse la revoir dans d’autres épisodes, car je trouve que ça permettait de dessiner un couple sympa pour Kai. Quant à la mission sous couverture, elle fonctionnait bien.

De son côté, Jesse se prend encore des coups dans cet épisode, avec un accident de voiture assez impressionnant en cours de route, mais bon, rien de bien grave, je vous rassure, c’est vite expédié et oublié par l’épisode. D’ailleurs, vite expédié et oublié, c’est probablement ce qui arrivera avec mes souvenirs de cet épisode. J’ai beau y réfléchir, je ne vois pas de scène qui restera vraiment marquante sur du plus long terme.

Peut-être que le plus important à retenir pour ça vient du côté de Jane lorsqu’elle découvre que son fils est accepté dans une grande université, mais que l’université en question n’est pas à Hawai’i. Forcément. Cela ne pouvait qu’arriver vu comment on nous présente le gamin depuis le début de la série. La sœur est beaucoup oubliée pour l’instant, mais lui a quelques intrigues tout de même.

Bref, il ne souhaite pas parler de son admission à ses parents par peur de les voir flipper, et la suite de l’épisode lui donne raison parce que le père refuse catégoriquement de voir son fils s’en aller. Jane, plus modérée, parvient à le calmer bien sûr. La suite au prochain épisode, probablement, car Alex ne prend pas de décision à la fin de cet épisode. Le mystère demeure entier quant à son avenir…

Mais l’air de rien, chaque personnage a eu son petit moment dans l’épisode et l’occasion de développer à la fois le pro et le perso – si on considère l’amitié Jesse/Lucy comme du perso en tout cas. Bon, bien sûr, il reste le génie de l’informatique, mais bon, je ne l’aime pas trop à vrai dire, alors ça ne m’a pas dérangé qu’on ne le développe pas outre mesure. Comme d’hab, en fait.

NCIS S19E15 (express)

Épisode 15 – Thick as Thieves – 13/20
Ce n’était qu’une question d’épisodes avant qu’ils commencent à donner un passé aux nouveaux personnages de cette saison, et il était probablement temps de s’y coller. Seulement, je n’ai pas aimé, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’épisode. Heureusement, l’intrigue plus légère de l’épisode s’occupait enfin de proposer ce que je voulais voir, alors ça remonte le niveau.

Spoilers

Le passé de Parker le rattrape et toute l’équipe apprend à le connaître davantage.

Ils ont vraiment voulu nous faire du suspense sur la première scène ? Je veux dire, j’ai vu la date dans les années 70, j’ai su qu’on aurait affaire au passé de Parker et… bof. Heureusement que l’intrigue permet d’amener un guest-star que j’aime bien pour m’aider à me reconcentrer sur ce qu’on nous présentait. Soyons honnêtes, ce n’était pas passionnant.

Je ne sais pas pourquoi ils s’obstinent à vouloir donner des passés comme ça, un peu trouble, aux personnages qu’ils introduisent comme des flics intègres. Ce qui était original il y a vingt ans ne l’est plus vraiment aujourd’hui, et c’en est lourd à force d’être toujours confrontés aux mêmes intrigues. En plus, bon, ça ne met pas tellement en valeur le personnage d’apprendre qu’il était un petit criminel tout naze en étant ado et qu’il est resté pote avec un grand bandit. D’où tu bosses pour le FBI en étant pote avec un gangster réputé ?

Quant à l’écriture de l’épisode… c’est dommage, sérieusement : on nous annonce dès le départ autour de quoi ça va tourner, donc il n’y a pas tellement de suspense, on sait directement qu’on en arrivera à une intrigue revenant sur le pote de Parker. Le vrai coupable de l’épisode ? Il est introduit de manière si peu subtile que j’ai rigolé quand ils nous le remontrent ensuite comme si on n’était pas capable de le resituer nous-mêmes. Je faisais autre chose devant l’épisode, et ça ne m’a pas empêché de savoir qui il était quoi.

C’était sympa pour l’évolution de Parker d’avoir cet épisode, mais dans l’ensemble, ça ne changera pas tellement le personnage pour la suite. J’imagine que l’acteur est content d’avoir pu étoffer un peu son personnage et que ça lui donne des armes pour ajouter des nuances à un rôle toutefois assez plat… mais bon, ça ne cassait pas trois pattes à un canard et ça ne nous apprend rien de nouveau et de fracassant pour la suite. Dommage.

Le seul vrai intérêt de l’épisode résidait alors du côté de Jessica Knight. Elle vole quelque peu l’épisode si vous voulez mon avis – et vous êtes là pour ça, je pense ? – en se cherchant désespérément un +1 pour un mariage après s’être fait lâchée au dernier moment. J’ai eu un peu de peine pour elle en début d’épisode, mais je suis vraiment content que la série sorte de son schéma habituel : elle ne sera donc pas forcée d’avoir une intrigue romantique avec Nick, ça aurait été lourd et répétitif.

A la place de ça, les scénaristes vont prendre tout leur temps pour la caser avec Jimmy. Cela fait plusieurs épisodes que j’en parle et que je shippe ce couple, alors croyez-moi bien, je suis super heureux de voir que les scénaristes prennent vraiment cette direction. Malgré les répliques de fin d’épisode entre Nick et McGee qui sont totalement aveugles à l’évidence même, les scènes ne mentent pas : Jimmy est beaucoup trop heureux qu’elle lui propose. Elle, elle savait très bien ce qu’elle faisait en lui proposant, et c’est bien pour ça qu’elle ne voulait pas le faire.

Franchement, ça ne lui pose aucun problème de proposer à son boss de venir, mais elle est dérangée de proposer à Jimmy et bafouille comme une adolescente quand c’est le cas ? Nous ne sommes pas dupes, on voit ce que vous faites. C’est un peu abusé, d’ailleurs, de voir deux adultes se comporter comme des adolescents, mais ça a toujours été le cas dans cette série quand il était question de relations amoureuses avec ses collègues – les seules qui existent d’après eux. Au secours.

Après, dans cet épisode, Jimmy se comporte aussi en adolescent quand il est question de boulot. Non, sérieusement, pardon, mais qui amène un rapport d’autopsie confidentiel au diner en face de son boulot ?? La scène était tellement forcée : ce n’est pas dans ses habitudes, il y va sans personne, limite, il aurait dû avoir une étiquette sur le front avec écrit « Je suis le légiste du NCIS et je travaille sur telle affaire ». Bref, c’est pas grave, c’est une série procédurale dont on n’attend pas forcément quelque chose d’hyper travaillé.

Enfin, quand même, quoi.