How I met your father – S01E03

Épisode 3 – The Fixer – 12/20
J’espérais me faire à cette sitcom, mais ce n’est pas ça. Je reste par nostalgie et par amour du casting, mais force est de constater que les blagues sont beaucoup trop convenues et l’intrigue bien trop prévisible pour que ça fonctionne véritablement. Il y a des moments sympathiques et j’ai eu l’occasion de sourire, mais je suis loin des fous rires de l’originale, parce que je suis trop gêné de sentir qu’ils essaient en permanence d’être drôles. On a des acteurs qui surjouent, des blagues qui sont attendues et des détours narratifs qui interviennent trop tôt. Non, malgré son titre, cet épisode ne répare rien.

Spoilers

Sophie décide d’aider Jesse à trouver l’amour, Valentina aide Sid à le conserver. Charlie et Ellen apprennent quant à eux à se connaître.

I am very much against children dating.

Hmm… Je ne suis pas convaincu par ce générique, sérieusement, ni par la présence de Sophie plus âgée pour nous introduire l’épisode… mais bon, admettons, je vais m’y faire avec le temps. Non ? Probablement pas, vraiment, elle me dérange avec son ton et son humour convenu, là. Les blagues semblent trop convenues pour que l’on rigole vraiment.

J’ai tout de suite plus raccroché quand nous en revenions au présent. Et en 2022, avoir une photo de profil était très important, apparemment ? Humph. Je commence à comprendre pourquoi les critiques disaient que les blagues avaient sept ou huit ans de retard, parce que vraiment, ça fait bien longtemps que je n’entends plus personne avoir ce genre de conversations. Et la conversation s’éternise.

De quoi s’agit-il ? De Jesse qui déprime de ne pas réussir à trouver l’amour sur Tinder, en partie à cause de sa photo de profil. Je ne sais pas, peut-être que le fait d’être casé casse mon approche de la chose, mais je n’ai pas l’impression que les conversations soient si lourdes entre célibataires. Les blagues ont du mal à passer et sont parfois gênantes, notamment quand la sœur se met à parler du fait qu’il se masturbe beaucoup. On avait compris dans les épisodes précédents, pas besoin d’être lourds avec ce sujet ?

La blague qui passait le mieux, c’était finalement le décompte des rencards de Sophie… et le retour dans l’appartement de Ted, Marshall & Lily. Parce que oui, c’est là que se déroule la scène, et ça marche toujours aussi bien. Par contre, nous en sommes au troisième épisode et Charlie en est déjà à entrer dans l’appartement sans frapper ? C’est totalement abusé, surtout qu’il entre là comme s’il avait les clés pour… se plaindre de ne pas trouver d’appartement ?

La sœur enchaîne sur ses difficultés à elle, Sophie leur conseille d’être colocataires et… elle n’est pas convaincue du tout. Tu m’étonnes, il est si particulièrement chelou cet anglais ! Bon, l’avantage de cette intrigue, c’est que j’apprends enfin le nom d’Ellen, la sœur, et que… oui, j’ai trouvé ça drôle comme intrigue, c’est là qu’on avait les meilleures blagues. Je veux dire, Charlie dans le métro, ça m’a fait rire. Vite fait. Sourire, quoi. On nous confirme aussi que, comme Barney en son temps, il est richissime sans avoir à rien faire, ce qui lui permet de vite décrocher un appartement.

Ce n’est pas tellement qu’il voulait avoir l’appartement en question, c’est juste qu’Ellen et son nouveau coloc le voulaient. Parce que oui, Ellen s’est trouvé un colocataire sur Craig’s liste. Tout ça pour qu’elle termine par vivre avec Charlie, sans le moindre doute. C’était évident dès le départ, et c’est bien ce qui finit par se passer : Charlie se fait voler l’argent de sa caution qu’il retire en liquide et avec lequel il se balade dans la rue (encore un gag beaucoup trop simple qui a réussi à me faire sourire) alors qu’Ellen se fait voler ses informations confidentielles par son nouveau meilleur ami qui parvient à se faire passer pour elle – et ça aussi, ça m’a fait sourire. Le problème, c’est que c’était là la meilleure intrigue, et ça se termine pourtant par une scène où ils disent être les plus courageux de la ville… quand il est évident que non.

De son côté, Sophie aide donc Jesse a faire de nouvelles photos pour parfaire son profil Tinder. Elle fait ça devant l’école où il travaille, faisant de lui la Lily de la série, d’une certaine manière. Si l’acteur donne tout ce qu’il peut en grimace et poses ratées, le scénario n’est pas si drôle : on tombe rapidement dans une certaine lourdeur de la série, et c’est dommage. C’était à nouveau trop convenu dans l’humour, avec Sophie prenant des photos de lui uniquement quand passent les enfants.

Là-dessus, le directeur de l’école débarque pour savoir ce qu’il se passe et même si Sophie dit absolument tout ce qu’il ne faut pas, tout va bien : il tombe immédiatement sous son charme. Alors que Sophie voulait aider absolument Jesse à trouver l’amour, voilà donc que c’est elle qui est en chemin pour le faire. En attendant que ça se concrétise, elle aide toutefois Jesse à parler à des inconnues dans les bars.

Le problème, c’est que la réputation de Jesse le suit beaucoup trop : l’inconnue qu’il croise est attirée surtout par le fait de sortir avec un meme, et quand Sophie le découvre, elle monte aussitôt au créneau pour prendre la défense de Jesse, lui ruinant la moindre chance de rentrer chez lui avec une jolie femme. Mouais.

Jesse et Sophie se retrouvent donc à rentrer chez eux en métro. Si j’aime l’idée de voir les personnages prendre le métro et que ça fonctionne mieux que la série originale, ça restait bien ridicule de les voir dans une rame de métro déserte et sans le moindre stress vis-à-vis d’un arrêt sur le point d’être raté. Comme on s’en doutait dès le départ, la série essaie d’en faire une sorte de Ted & Robin bis : ils se tournent beaucoup autour, apprennent à se connaître et partagent les rêves strictement opposés qu’ils semblent avoir sur la relation de couple.

Bref, ils feront un couple sympa pour la fin de saison 1. En attendant, Sophie a une super photo de profil pour Jesse quand elle développe celles qu’elle a prises le matin même alors que Jesse a le numéro d’un super vice-principal. Et la dernière scène nous révèle que Drew, le vice-principal, était également dans le bar du premier épisode. Cela fait de lui un prétendant sérieux pour être le père… Et c’est nul ?

Je veux dire, j’aime beaucoup l’idée, mais ça semble être une révélation de fin de saison, un truc que l’on nous révèlerait après un ou deux épisodes ; un truc qui aurait été encore plus cool si l’acteur avait vraiment été parmi les figurants, en plus.

Là, ça casse toute l’optique du premier épisode qui était de nous faire croire que la liste se limitait à quatre personnages. Le jeu était sympa, ça aurait pu marcher de la voir passer de l’un à l’autre… Mais là, on nous annonce directement qu’elle a pu parler à plein de gens dans le bar ou à l’aéroport, donc bon. Ce serait naze de faire d’un inconnu le père, bien sûr, mais ça donne déjà l’impression que la série développe de quoi tenir neuf ans. Elle ne les fera pas. Je ne suis là que par nostalige, quoi.

Pendant ce temps, nous voyons ces nouveaux personnages apprendre à se connaître. Sid est toujours dans une relation à distance avec Hannah (oui, d’après les sous-titres, ça s’écrit comme ça), et il en parle avec Valentina ? Eh, le temps semble passer trop vite entre l’épisode deux et l’épisode trois. Je ne comprends pas pourquoi et comment ils se connaissent assez pour en arriver à parler du sextoy qu’elle lui envoie sur son lieu de travail.

Oui, nous sommes de retour au bar. Si c’est chouette que les personnages puissent avoir un lieu à eux, ça fait bizarre tout de même de voir Valentina télétravailler depuis le bar (si jamais elle travaille ?) pour passer plus de temps avec Sid. En plus, lui, il ouvre son colis et déballe son sextoy sans trop de gêne quand bien même il dit être gêné ? Le jeu des acteurs est appuyé, le running gag du serveur n’arrive pas encore à me convaincre. Je suis frustré, j’avais espoir que ce troisième épisode arrive à me convaincre de la bonne idée de ce spin-off. C’est foiré.

Et puis, ça va lion cette histoire, merde, Valentina va jusqu’à aider Sid à mettre en place sa chambre pour qu’il se filme le soir pour Hannah ? Parce que oui ils vont essayer un sextoy en visio dans une chambre où le wifi passe mal. C’était crispant, et pas qu’un peu : Sid finit par se rendre sur le canapé du salon complètement à poil. Rappelons qu’il est toujours en coloc avec Jesse et Ellen à ce stade de l’épisode, je veux dire, on sait que ça va mal finir.

Le coup du sextoy est d’une lourdeur incroyable, avec des blagues qui, effectivement, semblent trop en retard ? Pauvre acteur ! Je l’adore, mais bon, finir à poil à imiter des voix après une dispute avec sa fiancée fictive… Il mérite mieux ? Peut-être. Il reproche à Hannah leur relation à distance, elle lui raccroche au nez et à nouveau il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller voir Valentina pour lui demander conseil.

Vraiment pas la meilleure des idées ! Pourtant, elle s’arrange pour lui faire prendre le vol d’un de ses ex, pilote d’avion. Cela lui permet de rejoindre Hannah pour la nuit malgré le décalage horaire (??), et ça nous les réconcilie vite fait. Là-dessus, la Sophie du futur peut conclure qu’il n’y a pas que la photo de profil qui est importante, il y a aussi cette obligation à prendre des risques et se dévoiler pour obtenir des rencards. Non, vraiment, vraiment, VRAIMENT, Kim Cattrall est dérangeante. Elle surjoue tout, avec des répliques pas si bien écrites et me crispe chaque fois qu’elle est à l’écran. Rendez-nous Samantha.

NCIS Hawai’i S01E13 (express)

Épisode 13 – Spies (2) – 17/20
La série propose son meilleur épisode jusqu’à présent, qui aurait pu être une fin de saison tant c’était agréable d’avoir une intrigue qui sorte de l’ordinaire. Les conséquences ne sont pas assez importantes pour être vraiment une fin, mais bon, c’était un épisode prenant, même s’il négligeait parfois ses personnages secondaires et nous prenait trop pour des idiots niveau incohérences du scénario.

Spoilers

Jane demande à l’équipe d’enquêter sur Maggie pour confirmer ses soupçons.

Quel étrange début d’épisode ! Jane invite tout le monde chez elle pour leur parler de ses soupçons et commencer l’enquête sur Maggie, ce qui laisse supposer qu’elle veut se tenir loin du NCIS… mais la scène d’après se déroule justement au NCIS avec tout le monde qui parle librement ? Très étrange comme procédé. Très étrange également de justifier la présence de Whistler comme ils le font, Jane l’invitant pour avoir un témoin extérieur de sa demande largement illégale d’enquêter sur sa meilleure amie – et Lucy étant un peu trop amère avec Whistler, je trouve.

Bon, je chipote sur un détail, comme j’ai envie de chipoter sur l’incroyable réseau wifi du NCIS en opération à la fin de l’épisode… Si on laisse de côté ces détails, l’épisode est prenant, même si l’équipe ne brille pas toujours par son intelligence. Ainsi, Jane fait comprendre beaucoup trop vite à Maggie qu’elle la soupçonne, même si elle ne lui dit rien. C’était abusé de lui montrer une photo de son allié, là. 

Le coup avait fonctionné à l’épisode précédent, d’accord ; mais la photo truquée, ce n’est pas quelque chose qui peut fonctionner à tous les coups. Bref, c’est sans surprise que Maggie devine que le NCIS est sur son dos et qu’elle fait échouer leur première mission sous couverture. Après, même si elle ne se doutait de rien, on a quand même Jane qui organise une filature de Maggie par des gens qu’elle connaît. Pire encore : Jane elle-même est sur le marché où se trouve Maggie. Comment voulez-vous que Maggie ne se doute de rien ? 

La course poursuite de l’épisode se fait alors à pied, et elle mène à un échec pour le NCIS et leur nouvel allié de Nouvelle-Zélande quand leur suspect parvient à s’enfuir, Maggie se sacrifiant pour lui. Oui, Maggie empêche Jane de tirer sur le méchant du jour, ce qui n’a pas tellement de sens puisque Jane était censée être en train de poursuivre Maggie pour l’arrêter. C’est gros comme tout, et j’ai vraiment eu plein de petits soucis avec cet épisode. Je l’ai pourtant vu au réveil, alors j’aurais dû être plus inattentif que ça.

Si l’intrigue en elle-même était sympa et que ça m’a fait aimer davantage le personnage de Jane, j’ai eu du mal à passer outre un tas de petits défauts de cohérence, donc. Maggie se sacrifiant pour le méchant, tout le monde se doute bien qu’il y a une raison pour qu’elle le fasse… mais personne ne la devine, pas même quand Lucy trouve une clé USB cryptée sur laquelle se trouvent des photos et vidéos d’un bébé asiatique ayant une vague ressemblance avec le type qu’ils essaient d’arrêter.

Purée, c’est ça un agent du NCIS ? Je suis apparemment meilleur enquêteur qu’eux parce que j’ai immédiatement deviné que Maggie avait un enfant. Pour en arriver là, il faut toutefois que l’on passe par un pénible flashback. Eh oui, c’est peut-être un double épisode, mais les scénaristes n’avaient pas vraiment de quoi tenir deux épisodes finalement. L’intrigue proposée durait grosso modo un épisode et demi, alors ils ont fait ce qu’ils ont pu : ils ont ajouté une perruque dégueulasse à Jane, et hop, FLASHBACK.

Bon. Les flashbacks avaient plusieurs intérêts, puisque ça permettait d’approfondir la relation entre Jane et Maggie pour que l’on comprenne mieux la trahison ressentie par l’héroïne. Elle intervient peut-être trop tôt en cours de saison, et c’est dommage. Maggie et son fils restant en vie en fin d’épisode, je ne doute pas qu’on les reverra cependant. Un autre intérêt de ces flashbacks est de nous expliquer comment Jane est devenue agent du NCIS.

Et là, on ne s’y attendait pas, mais en fait, elle se fait chier dans sa vie la pauvre : elle bossait pour la CIA avant mais s’est retrouvée au NCIS après avoir croisé la route de Gibbs. Oh, on ne voit pas Leroy pour autant dans cet épisode, mais on comprend un peu mieux comment le crossover pourra avoir lieu. Le coup de la carte du NCIS avec une des fameuses règles de Gibbs au dos, ça fonctionne bien comme clin d’œil je trouve. Si Jane accepte de bosser pour le NCIS, c’est aussi parce que Maggie l’y encourage. Cette dernière a retrouvé son fils et pousse Jane vers la sortie en prétextant qu’elle a besoin de passer plus de temps en famille, et je trouve que c’était assez bien écrit pour être cohérent.

Malheureusement, ce n’était pas le cas dans le présent, donc, avec plein de choses qui n’allaient pas concernant la super espionne qui tombe dans des tactiques d’interrogatoire vraiment pas originales quand Jane coupe les caméras alors qu’elle en a une sur elle. Le fait que Jane laisse aussi le fils de sa meilleure amie dans la nature maintenant qu’il ne peut nuire puisqu’il n’aura plus de liens directs avec des documents secrets, c’était trop gros pour moi. Trop gros aussi pour moi d’apprendre que tous les documents confidentiels ont été en libre accès pendant trois minutes sans que personne ne s’en inquiète outre mesure.

Non, vraiment, j’ai beau prendre le problème sous tous les angles, cet épisode n’est pas parfait et a un peu trop de moments où je me suis dit qu’on me prenait pour un idiot. Il reste toutefois super divertissant et j’ai aimé voir les développements autour du personnage de Jane. La dernière scène est hyper efficace, même si elle m’a fait pété un câble à ne pas expliquer à son fils ce qui était arrivé avec la tante Maggie.

Elle le regrettera probablement quand celle-ci s’échappera de prison ou rebossera avec elle sous couverture. Elle regrettera aussi d’avoir confié sa lettre à Whistler. Je suis à peu près certain que la lettre aura un rôle crucial pour la suite, et peut-être même pour le vrai crossover avec NCIS dans deux mois. On verra bien.

NCIS Hawai’i S01E12 (express)

Épisode 12 – Spies (1) – 16/20
Ecoutez, je suis peut-être un peu de mauvaise foi : l’épisode était excellent et mériterait sûrement que je monte la note plus haut encore, mais j’étais spoilé par leur promo et je ne trouve pas non plus qu’il justifiait le changement de case horaire. On aurait très bien pu attendre une semaine pour avoir la suite… même si je ne vais pas bouder mon plaisir d’avoir un deuxième épisode à regarder bien vite. Cette première partie est efficace dans son rythme en gradation constante.

Spoilers

L’enquête de la semaine mène Jane à demander des informations à Maggie, son amie de longue date.

Je ne comprends pas trop la chaîne cette fois-ci. La semaine dernière, c’était les scénaristes… mais là, vraiment quel dommage : toute la promo sur le double épisode tournait autour du kidnapping de Maggie, mais comme je m’en doutais et le disais dans mon article de dimanche soir (ci-dessus), cela n’est intervenu que très tard dans l’épisode, autour de la trentième minute.

Inévitablement, cela fait que je me suis ennuyé pendant une partie de l’épisode, parce qu’il était facile de recoller les morceaux avant même qu’on nous les montre. Toute la partie de l’enquête sur le laborantin qui se fait empoisonner était un peu lente, inévitablement. J’attendais que Jane fasse le lien avec Maggie et même quand elle le fait, on perd encore du temps puisqu’elle donne des informations mais ne se fait pas enlever. Un comble, tout de même. 

L’épisode n’est pas mauvais en soi, mais ça casse une grande part du suspense de savoir dès le départ que la série va se diriger vers ce personnage. Je l’aimais beaucoup dans son épisode d’introduction et sa relation avec Jane fonctionnait vraiment bien. Cette semaine, je l’ai trouvée plus froide et éloignée de Jane dès le départ, ce qui fait que je n’étais que moyennement étonné de la conclusion de l’épisode aussi. Toutefois, je dis ça, mais ça reste une bonne surprise.

La série semble passer d’un coup dans la cour des grands et se sert astucieusement de tout ce qui a été établi dans les épisodes précédents pour proposer un épisode au rythme de plus en plus haletant. Chacun en a pour sa pomme, et c’est une bonne chose : on commence par Lucy et Whistler qui sont toujours en pleine rupture (comme si ! On sait qu’elles vont se remettre ensemble, j’insiste), on enchaîne avec Kai forcé de passer au restaurant de son père et on finit par Jane inquiète pour son amie.

Les scénaristes profitent de toutes les cartes qu’ils ont en main pour nous investir dans l’épisode, et ça finit par fonctionner quand Maggie est enlevée. Et si ça fonctionne si bien, c’est pour deux raisons.

Premièrement, à ce stade de l’épisode, on a déjà eu droit à un enlèvement qui a mal tourné avec une course poursuite interrompue (bordel, mais y a-t-il quelque chose que Lucy ne sait pas faire à part nager ? C’est incroyable cette manière de conduire que la série lui accorde) par un camion. Trois kidnappeurs pour un étudiant, ça faisait beaucoup… le retrouver mort, c’était triste.

Deuxièmement, comme Jane craint de retrouver son amie toute aussi morte que ce premier kidnappé, elle met tout en œuvre pour la retrouver au plus vite, et par tous les moyens. C’est bien ça qui fonctionne le mieux : on découvre une nouvelle facette du personnage principal de la série. Inquiète, elle est assez odieuse avec son équipe et veut mener l’enquête au plus vite, sentant que la montre joue contre elle. C’est rare de ressentir cette précipitation dans la série, mais le rythme est de plus en plus prenant. Les scénaristes ont réussi à se trouver sur ce coup-là, ça fait franchement plaisir !

Je pensais que ça allait mener vers un cliffhanger où Maggie ne serait pas retrouvée. Je me suis bien trompé : à la place, Jane fait simplement un horrible chantage à une détenue qui a des informations. Elle lui fait croire que sa sœur est morte pour accélérer la procédure et obtenir ce qu’elle ne voulait pas lui révéler. La prisonnière – introduite plus tôt dans l’épisode, parce que tout était quand même bien réfléchi au cours de l’épisode – tombe dans le panneau, personne ne lui révèle que sa sœur reste finalement en vie et je trouve Jane assez horrible. Pas surpris de Whistler par contre, c’est exactement ce que j’attendais d’elle.

Bref, on termine par une autre scène d’action bien gérée – mais elle ne valait pas la course poursuite qui est la vraie scène d’action de cet épisode – et par une libération de Maggie. Dès lors, comme on sait que c’est un épisode en deux parties, on se doute bien que ça va mal se terminer. Il ne restait que deux possibilités : la mort surprise de Maggie ou sa trahison. La série choisit la deuxième option, faisant peser sur elle des soupçons d’espionnage au service des chinois à cause d’une mauvaise information donnée à Jane plus tôt dans l’épisode. Je l’avais dit qu’elle paraissait plus froide.

Franchement, c’était aussi un peu gros de la voir reconnaître un portrait robot reconstitué à partir de bouts de visages aussi. Le coup du Picasso m’a fait rire, parce que c’est vraiment ça et on peine à croire que tout ça soit possible. M’enfin, ce n’est pas exactement la question : on parlait de Maggie soupçonnée par Jane de bosser pour les chinois !

Oh bordel. C’est original, même si ça ne surprend que moyennement vu le titre de ce double épisode. Je continue de penser que l’on aurait pu nous laisser dans notre suspense une semaine de plus – après tout, personne n’est en danger de mort – mais la scène finale fonctionne bien avec Maggie évidemment présente chez Jane. Par contre, Jane fait une bien mauvaise agent : on lit ses soupçons sur son visage, j’imagine que Maggie n’aura aucun mal à se méfier d’elle là.

On verra bien demain – enfin aujourd’hui, j’ai écrit ça après minuit et, franchement, je regarderai l’épisode suivant au réveil si je le trouve… bonne nuit, du coup ; même si je publie ça le matin. J’ai hâte de voir la suite franchement, parce que la réaction de Jane quand Maggie est enlevée prouve bien qu’elle est capable de grandes choses et si vraiment Maggie est une traître, ça va saigner.

Par contre, j’en doute fortement. On va bien voir, mais je vois bien la série nous révéler que Maggie a dû jouer un double jeu pour une raison ou une autre et qu’elle n’est pas vraiment une traître. Ou alors, je me berce d’illusions, allez savoir. Le suspense est de courte durée au moins !

Euphoria – S02E03

Épisode 3 – Ruminations : Big and Little Bullys – 19/20
Les vingt premières minutes sont tellement incroyablement parfaites que j’ai hésité un moment à mettre un 20/20, mais je suis sûr que la série a encore beaucoup en réserve pour la suite de la saison. Vraiment, il n’y a pas photo : du casting à l’écriture, en passant par la réalisation, la photographie et la mise en scène, je suis fasciné par cette série. Elle donne l’impression d’être totalement dans un autre monde parfois, tout en étant toujours percutante dans les portraits qu’elle dessine et fluide dans la construction rythmée des épisodes. Incroyablement parfaite, donc.

Spoilers

Cal reste perturbé par ce que son fils lui a révélé, Cassie est prête à tout pour quelques minutes avec Nate et Rue s’enfonce de plus en plus dans les emmerdes.

 

Everyone’s a fucking nun.

Je sais, j’avais écrit que je n’aurais probablement pas le temps de voir cet épisode dès ce matin, mais j’en avais trop envie, alors me

voilà. Et je suis récompensé de ma volonté de découvrir cet épisode par un bon gros plan sur des fesses que je n’avais absolument pas besoin de voir pour commencer ma journée, su-per, merci Euphoria pour ça.

En effet, cet épisode débute gratuitement par les fesses de Cal qui se prépare à aller voir Derek. Qui sont ces gens ? Eh bien, Cal, c’est le père de Nate. Sauf que là, il n’est pas joué par Eric Dane, parce que nous sommes dans le passé et qu’il est encore ado. Vraiment, la nudité est purement gratuite, et je ne la comprends pas trop. Après, je ne vais pas m’attarder plus longtemps que ça dessus, surtout que je suis bien heureux que le montage suivant se fasse sur Mistify me, une chanson que j’adore. On y suit donc une journée normale dans la vie de Cal et Derek, et ça ressemble fort à un épisode de Riverdale quand ils se mettent à faire de la lutte et être dragués par une nana.

Après un détour par les vestiaires nous montrant bien que ces meilleurs amis aiment se voir nus sous la douche. Enfin, c’est surtout Cal qui est intéressé par les jambes et l’entrejambe de son pote. Malgré tout, quand il rencontre Marsha, il la laisse faire tout ce qu’elle veut… et le raconte dès que possible à Derek. Allez, la série reprend son esthétique incroyable pour toutes ces scènes, avec des plans qui se font timides par moments quand à d’autres moments la nudité ne semble déranger personne.

L’introduction ne s’arrête plus en tout cas de nous montrer les personnages de Derek et Cal à poil, enchaînant ensuite avec une soirée qui finit par un bain de minuit dans la piscine. Et si tout le monde se fout à poil, il semble important de conserver ses chaussettes pour plonger. Pardon, mais c’est tout ce que j’ai réussi à penser, alors que les caméras reprenaient leur voyeurisme esthétique étrange. En fait, tout est étrange dans ce début d’épisode, parce que Cal semble vraiment être un personnage sympathique finalement.

Bon, il passe son temps à coucher avec sa copine, mais c’est un adolescent après tout, alors c’est bien normal. On comprend malgré tout que sa relation à son père est particulière et qu’il y a également quelque chose qui lui trotte en tête en permanence. Il a des envies clairement homosexuelles, mais heureusement, il aime faire des cunilingus à sa copine, alors ça le détourne un temps de ses fantasmes. Un temps, seulement, évidemment.

Lors d’une soirée, Derek et Cal se retrouvent à conduire une décapotable sous une pluie battante et se réfugient dans un bar gay. La série voulant tout faire pour que je l’adore, elle enchaîne sur une autre chanson du groupe INXS où les deux amis s’éclatent et dansent ensemble. Oh bordel, mais non, mais qu’est-ce qu’ils font pour cette introduction ? C’est interminable et sérieusement, je suis en train de tomber amoureux de ces deux-là. Comme quoi, on peut raconter une belle histoire d’amour en 12 minutes.

Les deux amis finissent par partager leur premier baiser sur « Never tear us apart », ce qui est toujours un bon choix. Le réveil sera plus douloureux pour Cal le lendemain : alors qu’il vient de passer une belle soirée avec son copain, il découvre que sa copine est… Enceinte. Elle a vérifié avec trois tests avant de l’appeler, alors il n’y a aucun doute possible – même si la série ne nous le révèle pas exactement comme ça. Allez, félicitations Cal, tu vas devenir papa. Bizarrement, il s’effondre en larmes et casse toute la hype de ce début d’épisode.

Je m’attendais quand même à ce que le zoom arrière nous révèle que son lit soit partagé avec Derek, mais ce n’est tout de même pas le cas. Allez, il est temps de quitter le passé maintenant, mais bordel, qu’ils me fassent un spin-off sur Cal, ou un what if où il ne finisse pas par être le bâtard qu’il est.

La série enchaîne toutefois par un retour dans le présent qui continue de me convaincre que tout le monde veut que je tombe amoureux devant : je veux dire, Zendaya se met à chanter Call me irresponsable devant nous. Bon, le problème, c’est qu’on comprend assez vite que le fun de cette scène est provoqué par… la drogue. C’est dommage, mais ça ne m’a pas empêché d’être à fond avec elle. Je chantais, je me marrais et quand Gia la regarde, j’ai éclaté de rire.

Il était important de nous faire rire comme ça, parce que très rapidement, la série se dirige vers l’émotion exactement inverse : la dépression la plus importante quand Rue confie à sa petite sœur qu’elle se drogue pour oublier ses envies suicidaires. Mais ? Quel enfer. Avant d’en arriver là, la série nous propose un petit « How to get away with being a drug addict » qui est excellent, avec une petite référence à la saison précédente aussi. Zendaya est une actrice absolument brillante, l’écriture de cette série l’est encore plus.

On nous révèle ainsi qu’elle raconte tout ça à Jules, lui expliquant peut-être aussi pourquoi elle a avoué à sa sœur vouloir se suicider pour pouvoir tranquillement continuer à se droguer sans qu’elle ne l’en empêche. Ethiquement, je suis aussi dérangé par cette scène que lorsque Cassie de Skins expliquait comment être anorexique, mais en même temps, c’est le principe même de cette série d’être dérangeante.

Et elle est beaucoup plus que ça aussi, enchaînant avec Jules confiant à Rue qu’elle n’aime pas son nouvel ami, parce qu’il veut probablement la baiser et puis c’est tout. Ce n’est pas exactement tout et on enchaîne sur une scène incroyable où Jules va justement interroger ce pote. Les échanges entre eux sont si incroyables que j’en ai oublié la critique. Les références à Twitter, à la sexualité, à la notion de genre… Tout est joué avec une fluidité incroyable. J’ai adoré voir Jules et Elliot échanger sur le nombre de partenaires sexuels qu’ils avaient, parce que ça en disait long sur les deux personnages, l’air de rien. Et c’est sans trop de surprise que ça mène à Rue et Jules faisant l’amour, mais pas avant que Rue aperçoive le père de Nate, histoire de nous rappeler que nous sommes tout de même dans une série bien plus large que ça.

C’est un joli moyen de faire la transition vers la suite de l’épisode qui est… encore plus géniale ? Genre, je ne pensais pas que c’était possible, mais on se concentre sur le personnage de Lexi que j’adore et qui nous révèle avoir écrit un scénario. Et ce n’est pas si surprenant après tout : la série nous rappelle que Lexi a toujours été une observatrice de sa vie… et ça se fait par un moment tout à fait méta avec un miroir nous montrant les caméramen (bonjour) ou nous montrant Lexi en réalisatrice et Rue en actrice droguée.

C’est excellent et ça enchaîne par un autre détour : Lexi partage sa chambre avec une Cassie qui a désormais décidé de se réveiller tous les matins à quatre heures pour… se préparer à aller au lycée. Oui, oui, 4h du matin. Elle a ainsi les meilleurs outfits et est aussi merveilleuse que possible. Elle fait tout ça pour que Nate la remarque – sauf que Nate ne la remarque que quand elle s’habille littéralement comme Maddy. C’était aussi drôle que déprimant, comme d’habitude.

La série est magnifique pour ça, et tout semble si parfaitement cohérent et logique. Même la construction de l’épisode l’est, d’ailleurs, puisque tout ça permet d’en revenir à Lexi et son scénario validé par un prof, à quelques mètres d’un action ou vérité de Rue, Jules et Elliot. Les trois passent désormais tout leur temps ensemble, et ça se fait avec ce jeu et des actions particulièrement stupides.

Si elles nous permettent de rire et de continuer à provoquer, le but de l’épisode est toutefois bien de se centrer sur Lexi et sa pièce de théâtre. Le problème, c’est que la pièce est totalement inspirée de sa vie, y compris de la vie de sa sœur… sauf que Cassie n’est pas au courant des talents de sa sœur, pas plus que Lexi n’est au courant des préoccupations de Cassie. À force de vouloir être toujours la plus sexy pour Nate, Cassie en arrive à un stade où elle paraît plus ridicule qu’autre chose. Son look la fait passer pour un personnage de la comédie musicale Oklahoma que je n’ai pas vu moi non plus.

Il était plus facile de s’identifier à Rue, comme ça. Par contre, ça ne dure qu’un temps, parce qu’on en revient au plus grand malaise de Cassie. Elle est magnifique, Cassie, à péter un câble sur Maddy, à lui révéler qu’elle est amoureuse de Nate et que Nate n’est de toute manière pas fait pour Maddy puisqu’ils sont toxiques ensemble.

Malheureusement, tout ça, ça se passe dans la tête de Cass. Dans la réalité, elle ne dit rien (mais quelle arnaque, j’y croyais !), ne se confie qu’à demi-mot à sa meilleure amie et… couche avec Nate tous les vendredis soirs. Oh putain, mais Nate ! Cassie ! J’aurais dû m’y attendre, bordel. La scène est violente, surtout qu’on nous montre ensuite que les parents de Nate entendent tout. Et la réplique de la mère qui donnerait beaucoup pour redevenir adolescente est vachement compréhensible après ce début d’épisode où on voit qu’elle avait de quoi s’éclater encore et encore. De toute manière, Cal s’en fout royalement désormais.

En effet, il est toujours perturbé, et c’est bien logique, par ce que son fils lui a révélé en fin d’épisode la semaine dernière. On nous révèle donc qu’il planque désormais devant chez Fez, et je n’aime pas ça du tout. Ash non plus n’aime pas ça, et il n’hésite pas à braquer Cal, hein. Il n’en faut pas plus pour que Fez interroge donc Cal, sauf que ça tourne mal. Ash s’éclate sur la tronche d’Eric Dane et ça finit par faire sortir la vérité du personnage de Cal.

C’est horrible : il est persuadé que Fez est au courant de ce qu’il a fait avec Jules, et il est sûr aussi que Fez a le DVD sur lequel il y a une vidéo de lui et Jules. Ce n’est toutefois pas le cas du tout : bien au contraire, il révèle tout lui-même à Fez, qui n’en revient pas de ce qu’il entend. TU M’ETONNES. C’est terrible à voir, parce que Cal se fait avoir comme un bleu et tabasser au passage, avant d’être libéré bien simplement par Fez qui comprend qu’il est dépassé par tout ce qu’il se passe.

Pendant ce temps, Kat est toujours sous-exploitée et j’attends impatiemment son épisode. Les scénaristes ne l’oublient pas totalement, avec une scène où elle rencontre les parents d’Ethan… et plante complètement le test qu’ils lui font passer. En parlant de test, il faut bien en revenir aussi à Lexi et son audition : cela permet de rencontrer Bobi, son assistante à la voix insupportable, et de voir Ethan obtenir un rôle dans la pièce. J’imagine que ça aura un impact pour la suite, parce que pour l’instant, on se contente d’avoir cette pièce comme alibi pour Rue.

Oui, en parallèle de tout ça, Rue a aussi une idée qui lui fait penser qu’elle est une véritable génie. Elle veut ainsi revendre de la drogue et demande à Fez de l’aider. Comme il refuse, elle se tourne vers la dealer du premier épisode, qui aime faire en sorte que tout le monde se déshabille chez elle. Je ne le sens pas du tout là. Il s’agit tout de même d’une psychopathe avec qui Rue passe un marché qu’elle ne peut probablement pas tenir. Et si elle ne tient pas sa part du marché, elle est bonne pour être revendue en pièces détachées.

La drogue ? Elle la récupère avant d’aller à une réunion de drogués anonymes ? WTF. Ali se rend immédiatement compte de ce qu’il se passe et l’interroge, forcément. Rue se sert toutefois de ce qu’elle sait sur lui pour le blesser, et ça marche tellement bien qu’il finit par la laisser tranquille. Putain, Rue ! Elle dépasse les bornes des limites comme dirait l’autre, et ça fait de la peine de la voir s’enfoncer encore plus sans que personne ne puisse rien y faire. Franchement, sa mère ne se rend compte de rien et lui fait totalement confiance quand elle affirme passer l’audition pour Oklahoma, en plus.

Pendant que Rue fait tout ça, elle ne répond pas à Jules qui s’inquiète de savoir où elle est et se rend logiquement chez Elliot. Ce dernier est vraiment une bonne addition au casting, parce qu’après Rue, c’est au tour de Jules d’avoir une scène vraiment intéressante avec lui. J’ai eu peur que ça déconne et qu’ils couchent ensemble, mais heureusement, ce n’est pas le cas. On se contente d’une scène où Elliot reconnaît avoir un crush pour Rue.

Le cliffhanger est moins violent que la semaine dernière et n’est vraiment pas celui que j’attendais : Nate pose un lapin à Cassie un vendredi soir pour… retourner voir Maddison en plein babysitting. OK, c’est violent, d’accord, mais ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais maintenant que Cal est au courant du mensonge de son fils – mensonge qui lui a fait considérer le suicide, tout de même.

Moi, je ressors de l’épisode bien embêté en plus : j’ai maintenant envie d’aimer davantage le personnage de Cal, parce que sa vie d’ado était incroyable et qu’il méritait de tourner mieux que ce qu’il fait.