How I met your father – S01E04

Épisode 4 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.

Spoilers

Sophie fête ses 30 ans.

We’re the same age, but we’re not at the same stage.

Honnêtement, rien que le titre de l’épisode ne me dit rien qui vaille, et cette scène d’introduction n’arrive toujours pas à me convaincre. J’aime pourtant cette actrice, mais non, ça ne passe pas. Bon, passons vite, comme les scénaristes, pour en revenir aux trente ans de Sophie. C’est l’intrigue de l’épisode, mais elle divise tout de même les personnages en plusieurs sous-intrigues, inévitablement.

D’un côté, nous avons donc Sophie qui s’apprête à avoir trente ans en organisant avec Valentina une super soirée sur le thème « Dirrty ». Euh ok ? Je veux bien qu’à trente ans, il existe deux types d’état d’esprit, m’enfin quand même, ça sonne plus thème de vingtaine que de trentaine. Inévitablement, elle est en décalage avec Drew ensuite, puisque lui lui propose un rencard on ne peut plus classique où il excite Sophie en étant un vrai adulte qui commande une bouteille de vin parfaitement random mais sans regarder la carte. Hmm… Gênant comme tout, surtout quand on revient à Kim Cattrall.

Le rencard reste plutôt sympathique à voir et à vrai dire, j’ai bien aimé le personnage de Drew avec son côté rétro. Les blagues sur les taxis sont toujours aussi convenues que celles de la semaine dernière, et d’autant moins réussies qu’on enchaîne avec un chauffeur hyper patient, mais ça fonctionnait plutôt bien.

En parallèle, nous continuons de suivre aussi les autres personnages dans la préparation des trente ans. C’est super bizarre à voir aussi, car Jesse et Sid en sont à faire des jeux de langage dignes de collégiens à vouloir inventer de super concepts (non) et s’en approprier le nom (pour ?). Genre, sérieusement, j’avais envie de dire à tous ces personnages de devenir adultes au lieu de se comporter comme des ados de quinze ans. Et je sais de quoi je parle, j’en surveille un certain nombre d’heures dans la semaine… et il y en a des plus matures que certains personnages de cette série. Gê-nant.

Sid a désormais une bague de fiançailles pour hommes dont il est fier, mais dont tout le monde se moque. Allez comprendre pourquoi ? La blague ne fonctionnait pas, à aucun moment de l’épisode. C’était lourd et triste de faire ce genre de blague qui frisait les attitudes toxiques de la série d’origine. En revanche, aussi facile soit celle sur le fut de bière qui tombe dans les escaliers, ça, ça fonctionnait. Oui, je suis un public facile, mais je crois que c’est la première fois que je riais vraiment devant la série.

En tout cas, la soirée qui devait être exceptionnellement trash change du tout au tout quand Sophie se retrouve à inviter Drew à son anniversaire, un peu par surprise. Il voulait la revoir dès le lendemain du rencard et elle ne se voyait pas refuser. Par contre, le fait qu’il parle de « beaujolais nouveau » n’a absolument rien de classe, on est d’accord ? Le jeu de mots était efficace, mais terriblement américain. Qui a envie de boire du beaujolais nouveau à une soirée classe ?

Bon, la soirée n’est pas classe après : certes, Ellen n’a pas à se boire tout un tas de tequila en essayant d’aller pêcher une pomme avec ses dents, mais la majorité des invités rate l’information selon laquelle il ne faut plus venir habillés de manière dirrty thirty. C’est gênant à voir, donc, mais pas autant que de s’imaginer être Drew dans cette soirée où il ne connaît quasi personne. Tout ce qu’il se retrouve à faire est donc… lire ??

Par chance pour lui, Sophie a acheté des livres d’occasion pour faire genre qu’elle était grande lectrice. Après, laisser Valentina choisir les livres n’était peut-être pas la meilleure idée, mais ça m’a bien fait rire. Enfin, non, pas rire pour de vrai, mais vous voyez quoi, façon de parler. J’attends d’une sitcom qu’elle me fasse vraiment rire par contre… C’est compliqué, tout ça. J’en oublie de préciser que Sophie parvient à péter sa chaudière (enfin un tuyau ??) juste avant l’arrivée des invités, avec un Drew parfaitement ponctuel.

Elle essaie tellement de se changer pour lui que c’est voué à l’échec, de toute manière, mais elle fait tout pour lui plaire. Au moins, elle essaie, on va dire. Un peu trop, probablement, avec plein de blagues qui n’arrivent pas à me faire rire. Après, il ne faut jamais dire jamais, peut-être qu’un jour ça réussira à me faire rire. Il faudra que je sois plus vieux et plus déprimé ?

Pendant ce temps, Charlie essaie de définir sa relation avec Valentina avant la soirée… et il est bien déçu de se rendre compte qu’elle ne veut toujours pas être officiellement en couple avec lui. Elle se le garde de côté au cas où, mais si jamais elle peut rencontrer mieux aux 30 ans de sa meilleure amie, elle n’hésitera pas. Cela vexe Charlie qui décide de draguer toutes les femmes qu’il croisera pour rendre jalouse Valentina.

Au lieu de ça, il réussit à l’exciter davantage et il en tire profit. Forcément. Ils ont un côté couple maléfique que j’aime bien dans cet épisode – le genre de couple voué à l’échec mais que j’espère quand même voir réussir sans qu’il ne passe jamais par la case Sophie. Par contre, quelle lourdeur de les voir coucher ensemble dans la salle de bain quand Sophie y emmène Drew pour le guérir d’une brulure. C’était trop gros (et qui serre la main d’un type qu’il vient de trouver nu avec une nana sous une douche qui ne tourne pas ????).  

Allez, c’était sympathique comme développement de Valentina et Charlie au moins : ils finissent vraiment en couple ensemble et tout va très bien entre eux, parce qu’elle est prête à être monogame pour lui. Par contre, quand ils sortent de la salle de bain, ensemble, ils se retrouvent nez à nez avec tous les gens qu’ils ont dragué. La vraie blague aurait probablement été de nous dire que ces gens voulaient aller aux toilettes, mais non, à la place de ça, on se retrouve avec des blagues foirées sur les gens en couple et sur la bague de Sid. What the fuck ?

Enfin, la série développe davantage le personnage d’Ellen. Il était temps qu’elle soit autre chose qu’un personnage secondaire pour les blagues, même si c’est l’un des aspects de la série réussissant à me faire sourire. Si elle n’arrive une fois de plus pas à draguer autant qu’elle le voudrait, elle se réconcilie dans cet épisode avec son frère, Jesse. Celui-ci fait en effet en sorte qu’elle passe une bonne soirée, nous ressortant les techniques de « wingman » de Ted et Barney, mais avec sa sœur.

Cheloue. On creuse davantage dans la relation de ces deux-là et ça fonctionne plus ou moins. Disons que c’est bizarre de voir des adultes qui refusent autant de grandir et en sont à être tout heureux de frauder dans le métro parce que la carte est démagnétisée. En plus, pourquoi ils prennent le métro au juste ? Ils sont juste sortis faire des courses.

Et quel âge à le fils de Sophie dans le futur pour qu’elle lui raconte tout ça sans qu’il raccroche au nez ? Et quelle drôle de fin pour Sophie et Drew que de chanter dirrty sur le toit de l’immeuble. Cela avait un vrai côté HIMYM, il faut bien avouer, mais ce n’était pas vraiment fun pour autant. Dommage.

Euphoria – S02E04

Épisode 4 – You Who Can Not See, Think of Those Who Can – 15/20
Autant j’adore la beauté de la série, l’ambiance musicale qu’elle instaure et la qualité du jeu des acteurs, autant la narration est cette fois-ci beaucoup trop éclatée pour que j’adhère encore à 100% à ce que je viens de voir. J’ai tellement envie que les personnages aillent mieux, mais on les observe tous s’enfoncer dans les pires choix possibles. Les plus dangereux aussi. On sait que tout finira mal, on a envie de détourner le regard mais on est scotché à son canapé alors que tout se déroule sous nos yeux. Incroyable série.

Spoilers

Jules et Elliot se rapprochent, Cassie espère encore beaucoup de son couple avec Nate et Cal a du mal à se remettre des révélations de l’épisode précédent qui ont fait voler en éclat sa petite vie tranquille.

Should we all just fuck ?

À peine rentré du travail que je me suis jeté sur cet épisode, inévitablement. Comment faire autrement ? Et bordel, j’ai adoré dès le départ l’impertinence du délire de nous proposer Rue et Jules en train de coucher ensemble pour enchaîner sur des mises en scène incroyables nous montrant Jules et Rue dans des parodies d’œuvre d’art. Je ne suis pas sûr d’avoir tout eu franchement, mais qu’est-ce que j’ai aimé ce début d’épisode.

On sent que la série part en vrille dès ses premières secondes, mais les mises en scène copiant les films cultes sont incroyables. Je veux dire Titanic, c’était bluffant, et Blanche Neige avec le clin d’œil au consentement, c’était une super idée. Brokeback Mountain, c’était facile, et là aussi, ça ajoute une notion de consentement bien vu. Bref, Rue a des pensées bizarres quand on lui fait un cunnilingus, mais on comprend bien que l’idée est qu’elle se projette dans toutes les relations amoureuses qu’elle connaît.

Le problème, c’est que même si elle est amoureuse, elle est aussi défoncée en permanence, et ça n’aide pas vraiment sa relation avec Jules. Elle ne sent pas grand-chose quand elles font l’amour, et elle est ainsi forcée de simuler l’orgasme – mais comme elle est défoncée, elle simule sacrément mal. Jules, vexée, s’en confie donc à Elliot qui décide de lui apprendre comment faire des cunnilingus en pratiquant sur sa main.

Bordel, ça ne pouvait que mal tourner, et ça ne manque pas : on le voyait bien la semaine dernière, l’alchimie entre Jules et Elliot est énorme. Ils s’embrassent, commencent presque à coucher ensemble… et sont interrompus par l’arrivée de Rue qui, heureusement, prévient avant. C’est la douche froide cette intro – moi qui regrettais presque de ne pas avoir la même intro que d’habitude.

On les retrouve plus tard dans l’épisode, tous les trois à faire la fête. Et dès que Rue se rend dans la salle de bain, Jules se précipite sur Elliot pour l’embrasser.

On enchaîne ensuite sur une scène beaucoup trop toxique avec des actions ou vérités se limitant à des gages où Elliot sert d’esclave sexuel aux filles. Sérieusement. Et il n’est pas si bien que ça à faire semblant de se droguer, c’est évident. Il leur propose aussi d’aller voler de la bière, ce qui n’est jamais une bonne idée et mène à une scène certes bien filmée, mais totalement répréhensible.

Le problème, c’est donc que Rue se met à boire de la bière elle aussi une fois que Jules et Elliot sont de retour dans la voiture. Si Elliot s’inquiète de la voir boire car ce n’est pas hyper compatible avec la drogue prise avant, Jules s’inquiète surtout de la voir boire parce que ce n’est pas compatible avec sa cure de désintox. Malheureusement, Rue est déjà trop perchée pour se contrôler : elle explique donc à Jules qu’elle en a marre d’elle. En des termes bien moins polis et chouettes que ça.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Rue soit laissée seule chez elle par Elliot et Jules. Sans surveillance. On n’est pas loin d’en revenir à la fin de saison 1 : Rue trouve la valise de l’épisode précédent sous son lit et n’hésite pas à se servir dans les drogues qu’elle a. Putain. Tu m’étonnes que l’épisode soit aussi éclaté si elle se met dans cet état et que c’est elle qui nous le raconte. Elle n’est peut-être pas en état de nous balancer ses discours habituels ?

Complètement défoncée, Rue imagine ensuite son enterrement, dans une scène bien étrange. Eh, ça ne peut que terminer comme ça vu toute la drogue qu’elle se bouffe. Elle fait alors un slow avec un chanteur à la voix magnifique et ce slow se transforme aussi en câlin avec son père… dans sa tête tout du moins. En vrai, l’épisode nous montre bien qu’elle fait un slow seule. Et vous allez voir que ce n’est pas la seule.

Pendant ce temps, il va de soi que Jules rentre chez Elliot et prend une douche chez lui. Cela ne peut que mal tourner, à nouveau. Bizarrement, ça tourne pourtant plutôt bien : alors que Jules se jette sur Elliot pour coucher avec, celui-ci se rachète une conscience et devient vraiment l’un des personnages que je préfère cette saison : il explique à Jules que Rue n’est pas sobre du tout et qu’ils se droguent ensemble depuis qu’ils se connaissent.

En parallèle, Nate et Cassie continuent donc de se voir, et ça fait toujours souffrir Cassie. L’actrice en profite pour continuer ses incroyables performances, alors que le personnage est clairement tiraillé entre ses désirs et son amitié pour Maddy à qui elle apporte un magnifique gâteau d’anniversaire et un livre photo sur leur amitié. Maddy ne se doute de rien, elle, et est toujours aussi à l’aise dans la maison où elle est supposée travailler.

Elle y invite régulièrement Nate pour des moments entre eux, où elle lui confie qu’il l’a détruite pour du long terme. Tu m’étonnes. Ce n’est clairement pas une relation que l’on aimerait avoir celle-ci : ils passent encore plein de temps ensemble, à parler d’amour et… ça perturbe Cassie. Elle se réconciliait avec elle-même en se disant que Nate n’était plus en couple avec sa meilleure amie, mais cette zone de flou est horrible pour elle désormais.

En bon manipulateur, Nate essaie de la dégrader énormément, mais c’est mal la connaître. En plus, bon, il se trompe de prénom quand il lui parle, alors forcément, Cassie s’énerve. La dispute de couple entre ces deux-là n’est pas sans rappeler ce que donnait les scènes entre Maddy et Nate avant, et on sent que ça part en vrai. Cela me fait presque regretter d’avoir déjà écrit un article sur Cassie et l’incroyable performance de l’actrice ce matin, parce que cette scène mérite tout autant un article !

Cassie rentre chez elle auprès de Lexi qui cherche à renouer le dialogue, sans trop de succès. La scène est mise en parallèle avec les auditions pour le spectacle de théâtre, et ça n’est vraiment pas à l’avantage de la série : ça part en vrille et ça va dans tous les sens pour pas grand-chose. Lexi décide en tout cas d’arrêter de s’inquiéter pour sa sœur.

C’est bien dommage, parce que Cassie aurait bien besoin qu’on s’occupe d’elle. Elle se rend à l’anniversaire de Maddy, donc, pour mieux voir que Nate fait un cadeau magnifique à Maddy. Clairement jalouse, Cassie décide d’enfiler un maillot magnifique pour faire sensation à sa manière avant d’aller dans le jacuzzi en enchaînant les boissons. Et Lexi a beau dire, on voit bien qu’elle s’inquiète toujours pour sa sœur, quoi.

Il y a de quoi : elle se descend une bouteille de vin blanc seule, et c’en est du gâchis de vin blanc quand on voit son état, en dansant, tout aussi seule. Par contre, si elle est seule, elle est tout de même observée par Nate et Maddy, et cette dernière n’est pas tendre du tout avec sa meilleure amie. Elle invite tout de même Nate dans son jacuzzi elle aussi.

Une autre intrigue qui donne l’impression que cet épisode est franchement déconstruit est qu’on en revient ensuite à l’anniversaire de Maddy, avec cette fois un approfondissement du personnage de Kat. Elle est cette fois dépressive à cause d’Ethan, comme à chaque fois, parce qu’elle se sent mal de ne pas l’aimer assez. Il est parfait, mais c’est tout le problème. Je déteste ce genre d’intrigue, mais c’est tristement réaliste.

En tout cas, c’est sans surprise que Kat est ensuite du côté de Maddy quand on lui demande. Elle a beau dire qu’elle a son propre avis – et c’est vrai – évidemment qu’elle est du côté de sa copine quand elle en a l’occasion. L’occasion ? Cassie, bourrée, se joint à la fête dans le jacuzzi et demande à Nate et Maddy s’ils sont de nouveau ensemble. Comme toujours, Maddy est donc super vénère d’entendre Nate répondre la vérité, mais trop rapidement à son goût et elle prend tout le monde à témoin dans leur dispute.

La dispute va jusqu’à Maddy répétant les demandes insensées de Nate qui veut se marier avec elle ou… avoir des bébés avec. Les bébés, ça ne plaît pas à Cassie : elle se met à vomir tout l’alcool ingurgité dans une scène à la fois hyper comique et horrible à voir où elle vomit sur tous ses amis et finit dans un vrai sale état.

Allez savoir pourquoi, la série se concentre aussi à nouveau sur Cal. Complètement dépressif et alcoolique lui aussi, il se remet de sa torture par Fez en buvant toujours plus et en prenant le volant dans des états horribles. Il n’a plus aucune prise sur son fils, sur sa vie, sur son alcoolisme, et c’est terrifiant à voir. Terrifiant, mais aussi super inquiétant, parce qu’on le voit prendre la route alors qu’Elliot est lui-même sur la route avec les filles.

Finalement, tout se passe bien pour lui et il arrive à destination sans trop de mal. Sa destination ? Le bar gay de l’épisode précédent, encore ouvert 25 ans plus tard apparemment. À vrai dire, rien n’a changé depuis l’épisode précédent, pas même le jukebox. Oh bordel, Eric Dane livre là aussi une bien jolie prestation. Certes, son personnage est bourré et ce n’est pas la chose la plus difficile à jouer, mais il le fait bien.

Sans trop de surprise, parce qu’il reste un sacré beau gosse, un type se dévoue pour venir danser avec cet alcoolo qui choisit un slow pour se remuer seul sur la piste de danse. On lit dans le regard de l’acteur tout ce qu’il faut des regrets du personnage et je n’étais pas surpris de voir le type se transformer l’air de rien en Derek, le copain de Cal à l’époque.

Malheureusement, cela donne envie à Cal de faire un peu de lutte, et ce n’est pas l’envie du type qui venait le draguer. Complètement saoul, Cal se fait donc virer du bar et reprend le volant, ce qui est la pire des idées du monde. Il réussit pourtant à rentrer sain et sauf chez lui. Enfin, sain, c’est vite dit. Il est complètement défoncé, et il se met à pisser dans son entrée en étant mort de rire. C’était pile ce qu’il fallait pour réveiller toute la maison et s’enterrer vivant devant sa femme et ses deux fils, tous ravis de voir son pénis se balancer devant eux pendant un moment. Les pauvres.

La scène est super prenante, parce que Cal dit enfin toute la vérité, aussi horrible soit-elle. Ben oui, il balance à son aîné, Aaron, qu’il a couché avec un homme pour la première fois (Derek ???) quand il était encore dans le ventre de sa mère ; mais aussi qu’il a couché avec plein d’hommes depuis. De manière toute aussi charmante, il avoue à Nate qu’il est son pire regret, et Nate ne dit rien à personne pendant toute la scène. Cela vaut mieux, apparemment, parce qu’Aaron se prend dans la tronche que ses parents connaissent les films pornos qu’il regarde, et les films pornos qu’il regarde sont atroces, avec des gang-bangs et des fétichismes chelous.

C’est instructif comme scène. C’est aussi assez dérangeant : on a envie que ça s’arrête sans réussir à décrocher pour autant de l’épisode. Marsha est plus forte que nous pour ça, elle rentre s’enfermer dans sa chambre quand il est question d’un mystérieux amant Facebook. Soit. Cal finit par s’en aller en laissant ses fils décider de qui nettoiera sa pisse, car il ne le fera pas. C’était hyper fort, dérangeant, triste et scotchant.

La fin d’épisode est problématique à souhait : on sait que Fez a un nouveau problème, puisque le corps de Mouse a été retrouvé. La pluie s’abat sur la ville, et par la fenêtre de la chambre de Rue. Si personne n’a fermé la fenêtre, alors ? Et si Jules est nue sur le lit d’Elliott en caleçon alors ? Et Jules se scarifie à nouveau ? La fin d’épisode est tellement perchée et éclatée ! Maddy fait la planche dans sa piscine, Lexi n’est pas bien non plus, Cassie pleure, Kat et Ethan sont dans une voiture (ont-ils croisé Cal ? J’ai sincèrement eu peur pour eux tellement ils n’ont rien à faire là autrement) et… WTF ? Faut arrêter la drogue, même si elle est meilleure que celle des scénaristes de Riverdale.

The Cleaning Lady – S01E03

Épisode 3 – Legacy – 13/20
Ce n’est pas une série grandiose, mais je le savais déjà. Cela n’empêche pas de passer un bon moment devant. C’est très bien pour un dimanche soir pas prise de tête, je commence de plus en plus à me dire que ça aurait pu être une série pour laquelle les critiques express auraient été suffisantes… et en même temps, les twists et drama soapesques font que ça mérite bien quelques détails, non ?

Spoilers

Thony est tiraillée entre une proposition du FBI et son affection pour Arman.

You could have kill him.

La série m’a manqué la semaine dernière et c’est vraiment bon signe pour elle, même si elle n’est pas terrible. En revanche, je ne pense pas que les audiences suivent vraiment si la qualité ne part pas à la hausse… et ça ne semble pas être le cas avec ce début d’épisode qui reprend au casino d’Arman où un type bourré nous plante un couteau dans l’épaule d’un autre. J’ai bien cru que la nana sur la roue allait y passer.

Oui parce qu’il y avait un vrai lancer de couteau volontaire sur une femme attachée à une roue avant ça, tout de même. L’idée était surtout de nous montrer la famille du premier épisode, encore une fois. Le petit frère a une grande sœur sur le point de se marier avec un beau gosse, et comme il y a maintenant du sang dans cet enterrement de vie de jeune garçon, Thony est appelée par Arman pour faire un peu de ménage.

Cela la dérange sur une journée importante : Luca est sur le point de pouvoir entrer dans un essai clinique. Cela dit, le gamin, tout ce qu’il a en tête, c’est Arman lui ayant sauvé la vie dans sa belle voiture rouge. C’est en tout cas tout ce qu’il dessine. Thony ose tout de même ramener ce dessin de Luca à son nouveau boss ? Il l’appelle pour nettoyer des scènes de crime, je pense qu’il en a un peu rien à foutre d’avoir des dessins de Luca, franchement. Thony profite aussi de l’occasion pour remercier Arman d’avoir payé son docteur pour Luca, et elle le remercie en faisant davantage de boulot pour lui tout au long de la semaine.

Elle va vite le regretter quand elle comprendra avoir encore le FBI sur le dos. En parallèle, on retrouve l’agent du FBI qui a toujours autant de mal à distinguer sa vie privée et sa vie perso. Ainsi, on le récupère en train de s’occuper de son fils à la crèche (l’école ?) jusqu’à ce que collègue préférée, Bonnie, débarque. Pardon, je me suis rendu compte que j’avais oublié d’en parler il y a deux semaines, mais tout de même, Bonnie de How to get away with murder a déjà retrouvé du boulot.

Son rôle reste pas mal similaire à l’autre série, parce qu’elle est grosso modo une collègue chiante, mais bon, ça fait toujours plaisir de la voir, surtout qu’elle semble avoir une vie plus épanouie. Pas comme son collègue, donc. Le type du FBI débarque donc à nouveau dans la vie de Thony, au pire moment possible : elle apprend que Luca ne pourra finalement pas rejoindre l’essai clinique parce qu’il y a un problème avec ses reins.

Si elle a eu l’occasion de devenir amie avec une autre mère d’enfant malade, elle est ensuite contactée par l’agent du FBI qui se rappelle à son bon souvenir. Et le souvenir n’est pas bon quand il lui explique calmement qu’elle lui a menti et qu’il a donc de quoi la faire expulser du pays. Il n’a pas l’air très pressé de le faire, par contre, et il laisse Thony lui parler super mal quand il lui développe son petit chantage : il veut qu’elle espionne Arman pour lui ou qu’elle finisse dans un avion pour les Philippines. Oups.

Thony refuse donc de lui venir en aide, mais elle retourne chez Arman pour faire le ménage et elle écoute tous ses coups de fil, évidemment. Elle est servie, parce qu’Arman s’est vu confier une nouvelle mission par le père de famille ripou de base là. Il me manque vraiment les noms, mais ça rend le fils, le meurtrier du premier épisode, vraiment jaloux. Ce n’est pas bon pour Arman ça, et ce n’est probablement pas bon pour Thony non plus.

En tout cas, bosser pour Arman n’est pas de tout repos. Elle le surprend en effet en train de noyer un type dans de l’huile et… elle sauve ce type de justesse quand il fait un arrêt cardiaque. Au moins, elle découvre le vrai visage d’Arman comme ça : c’est un meurtrier potentiel qui veut juste qu’elle nettoie son sale boulot et qu’il sauve la vie des gens qu’il n’a pas vraiment de tuer. Envie ou pas, il manque de vraiment peu de le faire, et ça fait réfléchir Thony.

Tellement, d’ailleurs, qu’elle commence à faire des erreurs : elle se trompe dans un mensonge à Fiona qui cherche à comprendre ce qui lui est arrivé, avant de commencer à balancer ce qu’elle sait des opérations d’Arman au FBI. Rapidement, elle se retrouve donc à devoir trouver un moyen de bosser le soir du mariage.

Ce n’est pas bien compliqué : il suffit de sympathiser avec Nadia, la femme d’Arman, et de lui dire qu’elle comprend si elle a besoin de demander à Arman avant. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle soit invitée au mariage, hein. La série ne s’emmerde pas sur les détails, franchement, et on en arrive donc bien rapidement à ce mariage dont on ne savait rien il y a une vingtaine de minutes.

Il s’agit du mariage d’Isabella et Ben, Isabella étant la fille du mafieux arménien qui voulait tuer Thony dans l’épisode précédent. Ce mafieux est un vrai personnage sympa comme on l’aime, donc, et il punit publiquement son fils pour le meurtre du premier épisode. Oh, il ne révèle à personne la vraie raison de la punition, mais il l’envoie quand même rejoindre l’armée pour entrer dans un conflit militaire avec l’Azerbaidjan. Tarik, c’est le nom du fils, est clairement terrifié à cette idée.

Tarik comprend bien qu’il s’agit d’une punition et n’est pas ravi, jetant un regard qui en dit long sur Arman. Je crains le pire pour Arman, franchement, et ça empire encore quand on découvre qu’Isabel est l’ex d’Arman. Ce n’est pas par choix qu’il est son ex par contre, c’est parce que son père a obligé Isabel à écrire une lettre de rupture.

Cette révélation est suffisante pour qu’Arman embrasse la mariée, et Thony voit le tout depuis la salle où se trouve tout l’argent des cadeaux du mariage. Elle laisse tomber sa garde, donc il n’en faut pas plus pour que Taryk la surprenne dans une salle où elle n’a rien à faire. Cela part un peu en vrille, mais elle est sauvée évidemment par Arman, comme toujours.

C’est gros comme scène. Bien sûr, personne ne comprend qu’elle vole puisque ses poches sont vides : elle a photographié la liste des personnes contactées par Arman pour faire un cadeau, c’est tout. Les choses tournent mal dans sa relation avec Arman quand il comprend qu’elle a peur de lui et qu’elle le juge, mais j’aime beaucoup la manière dont il lui rappelle qu’elle ne vaut pas beaucoup plus de lui. Elle le juge en permanence mais fait des trucs illégaux en permanence elle aussi, franchement.

La preuve ? Après le mariage, alors qu’Arman n’a pas le droit d’y assister car il doit effectuer une mission pour le mafieux, Thony, elle, se rend auprès de l’agent du FBI pour… ne pas lui donner la liste qu’elle a pourtant en photo. Elle abuse, totalement. Au lieu de la preuve demandée par le FBI, elle apporte donc des talkie-walkies à l’agent pour qu’il les offre à l’anniversaire de son fils et qu’il marque des points auprès de son ex-femme. Et il le fait, parce qu’apparemment, sa vie perso est censée nous intéresser ??

De son côté, Fiona emmène ses enfants voir un avocat pour vérifier si Chris peut devenir citoyen américain. La bonne nouvelle, c’est que faisable. La mauvaise, c’est que ça coûte une blinde qu’ils n’ont pas. C’est faisable parce que Chris est peut-être né à Manille, mais son père était américain. Il est juste mort d’un accident avant de pouvoir se marier avec Fi.

C’est du moins ce qu’il pensait. Le problème, c’est que Fi mentait encore sur l’identité du père. On découvre ainsi en cours d’épisode que le vrai père de Chris est un coup d’un soir qui n’est pas américain. Son petit ami précédent, en revanche, était américain, alors elle a voulu profiter de la situation… jusqu’à ce qu’il comprenne la vérité.

Bon, je ne sais pas trop où ils iront avec cette intrigue. En attendant, on a un cliffhanger qui n’a rien à voir : Luca a besoin d’une greffe de foie (ah, j’ai encore confondu le foie et les reins en début d’épisode ?) et ne peut plus participer à l’essai clinique. C’est un peu une sentence de mort. Affaire à suivre, donc.

 

This is us – S06E04

Épisode 4 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.

Spoilers

La mère de Jack est décédée. C’est dans le passé, mais c’est tout ce qu’on aura dans cet épisode.

Which grandma died ?

Ah, la mère de Jack et c’est le résumé de l’épisode qui me rappelle qu’on la connaissait, en fait. J’avais totalement zappé son intrigue bien logique puisque je me souvenais en revanche de l’alcoolisme du père de Jack (difficile de l’oublier). Face au décès de sa mère, Jack est évidement affecté, mais le problème, c’est que la série a déjà traité le deuil avec Jack. Ils ne pourront jamais surpasser ça, non ?

Jack se rend seul à l’enterrement en plus, parce qu’il y a une tempête de neige en cours. Décidément, c’est à la mode dans les séries en ce début 2022, j’aurais dû en faire des points du Bingo Séries. Avant de partir, Jack prend le temps de parler de la situation avec Rebecca, puis d’informer ses enfants de ce qu’il se passe. Par contre, les enfants ont six ans et ils ne prennent pas la mesure de ce qui se joue, les pauvres.

À son arrivée, il est accueilli par une actrice que j’associerais toujours à The Magicians : sa cousine Debbie. Celle-ci fait plein de reproches à Jack, qu’elle n’a pas vu depuis treize ans, alors qu’elle a géré tout l’enterrement comme elle pouvait. Ce n’était pas compliqué : Marilyn, la mère de Jack, avait tout prévu dans le moindre détail, il suffisait de tout respecter à ses volontés.

La conversation avec Debbie est un peu compliquée pour Jack, parce qu’il se rend compte que la cousine connaissait mieux sa mère que lui-même. C’est pourtant une évidence s’il ne l’a pas vu depuis des années, mais bon. Cela n’empêche pas la scène d’être plutôt violente pour Jack, et il n’est pas au bout de ses peines.

Il découvre assez vite que sa mère avait aussi un chat dont il n’a jamais entendu parler ou même carrément… un petit-ami. Rien que ça. Faudrait savoir : il semblait pourtant en contact régulier avec elle. Mike, le copain, sait tout de Jack et de sa famille, mais Jack ne sait rien de lui. Allez, la série marque des points et nous rappelle qu’il faut nous inquiéter aussi de la vie de nos parents, connaître leurs petites habitudes, etc. Perso, ce n’est pas trop un problème, je crois, mais je comprends qu’elle puisse marquer des points avec ce type d’épisode.

En ce qui me concerne, je trouve que c’est un peu lourd. Une fois de plus, nous avons droit à un épisode qui se concentre sur des personnages secondaires dont on peut se passer. Désolé, hein, mais que ce soit Nick et sa copine ou la mère de Jack et son copain, pour moi, c’est le même combat : nous sommes dans une saison finale et j’ai plus envie d’en savoir plus sur le barbecue de Kate et Toby que sur ces personnages. J’ai l’impression qu’on perd du temps inutilement.

Jack aussi, d’ailleurs, mais on va dire que ça va l’aider à écrire un discours tire-larmes pour la fin de l’épisode. Comme n’importe qui dans ces cas-là, particulièrement dans les films et séries, le personnage est bien incapable d’écrire quoique ce soit de touchant. Il a 24h pour le faire et ça se termine mal quand il se met à boire avec la cousine et le copain de sa mère. Nous comprenons bien que les personnages ont l’habitude de se retrouver ensemble avec une autre amie et avec la mère de Jack. Lui aussi, il le comprend et il comprend bien vite qu’il ne connaissait pas sa mère.

En rentrant, il appelle son père pour évacuer sa rage. C’est n’importe quoi : il en veut à son père par transfert parce qu’il n’a pas connu la vie de sa mère, mais c’est à lui de s’en vouloir pour ça. Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Et c’est un peu ce qu’il fait le lendemain quand il explique à Debbie qu’il a appelé son père.

Son père, pourtant, il le déteste depuis toujours. Déjà enfant, sa mère l’aidait à cacher sa luge cassée pour éviter que son père s’énerve contre lui. Oui, l’épisode prend aussi le temps de quelques flashbacks pour s’assurer que l’on pleure le décès de cette grand-mère des triplés dont on n’a que peu entendu parler. Elle n’a jamais eu d’impact direct sur la vie de ses petits-enfants, mais elle en a eu sur celle de Jack, inévitablement. Les flashbacks nous ramènent ainsi à l’époque où Jack a emmené sa mère en sécurité, loin de son père.

Il lui a fait au passage la promesse de toujours répondre au téléphone quand elle l’appellerait, lui donnant un rendez-vous précis, tous les dimanches soirs. On apprend plus tard dans l’épisode que le rendez-vous est resté, ne changeant pas malgré les années, et qu’elle s’en est servie pour lui donner chaque fois des nouvelles. Puisqu’elle était loin de son fils, elle appelait de manière hebdomadaire, entretenant un lien qui nous paraît bien artificiel quand on le met en perspective avec le reste de l’épisode.

Il essayait bien de proposer à sa mère de passer et inversement, mais chacun restait trop enfermé dans sa routine et son quotidien pour s’occuper de l’autre et pour apprendre à vraiment connaître l’autre. Quand la mère rend enfin visite à son fils et ses petits-enfants, elle est toutefois ailleurs, et pour cause : elle a peur que son ex-mari soit au courant de sa présence. On comprend bien que cette relation toxique est ce qui l’a tenu éloignée de son fils, et c’est triste. Par contre, j’ai trouvé ça triste, mais pas au point de pleurer moi-même.

Lorsqu’on enchaîne sur l’enterrement, il faut bien reconnaître que c’est plutôt réussi. Jack a eu le temps d’appeler Rebecca avant, pour avoir son soutien inconditionnel, et celle-ci a évidemment pris la décision de venir assister à la cérémonie. Elle arrive après le joli poème de la cousine, tout juste au début de l’enterrement.

Pff. Comme prévu, cela permet à Jack d’improviser un joli discours tire-larmes sur le fait qu’il n’a jamais pu oublier sa maison d’enfance et que sa mère n’a probablement pas pu non plus. Par chance, il a sa famille pour lui donner un nouvel espoir et un nouveau foyer, et il est bien heureux de s’apercevoir que sa mère aussi avait un nouvel espoir et un nouveau foyer grâce à Debbie, Mike et tous les gens présents à l’enterrement. C’est juste ce qu’il fallait pour que ce soit émouvant, mais ça empire encore juste après quand Jack rentre finalement chez lui avec sa petite famille.

La série parvient comme toujours a atteindre les bons spots émotionnels : Jack pleure un coup quand il prépare le repas que sa mère lui préparait toujours pour les triplés, après leur avoir fait du patin (les patins ayant été achetés par la mère dans l’espoir de les voir en faire). Le câlin entre lui et Rebecca est juste ce qu’il fallait pour nous attendrir et ne pas nous faire regretter complètement que cet épisode nous fasse perdre du temps sur la dernière saison. En même temps, ils n’ont peut-être pas grand-chose d’autres pour la dernière saison ?