9-1-1 Lone Star – S03E05

Épisode 5 – Child Care – 16/20
Une seule actrice vous manque et tout est dépeuplée. Quand vous la retrouvez, paf, tout va pour le mieux à nouveau. Quant aux trois intrigues principales de l’épisode, elles sont toutes particulièrement prenantes, même si tirées par les cheveux dans la manière dont elles sont introduites. Cela me convient uniquement parce que la suite est si top et parce que j’aime les développements des personnages proposés.

Spoilers

Owen couche à tout va, Judd couchait à tout va et une gamine ferait mieux de se coucher.


I think you’re my father.

J’avais dit que je passerais ma journée devant des séries et c’est raté. Bon, j’ai tout de même promis de voir cet épisode aujourd’hui pour débloquer un Bingo Séries, alors c’est parti pour avoir au moins une critique sur le blog. C’est le minimum, tout de même.

Sans la moindre logique, la série commence par une scène nous rappelant que Mateo vit toujours chez Owen (mais alors pourquoi le chauffage était-il coupé quand Owen est revenu chez lui ??). C’est l’occasion de découvrir qu’Owen a de nouveau une vie sexuelle active – trop active même. Il couche donc tous les soirs avec une femme différente, et une femme clairement plus jeune que lui apparemment. Cela finit par poser problème à Mateo, mais aussi au reste de la caserne qui suit ces aventures-là grâce aux récits de l’ex-bleu.

Du coup, Owen décide de créer une vraie connexion avec une femme, mais tout ce qu’il y gagne, c’est une inscription à une application de rencontres qui craint beaucoup. Sur les conseils de Mateo, il décide donc de rejoindre une autre application, Ascent. Cette application est réservée aux stars, mais heureusement il en connaît une : Marjan. Et avec un peu de chantage et de négociations, en plus d’un bon repas, voilà donc Owen qui peut s’inscrire sur cette application.

C’est une excellente chose, parce que ça permet à la série de nous ramener dans le casting Amy Acker. Et là, je dis oui, immédiatement, elle a intérêt à être la future femme d’Owen. Bon, le rencard entre eux se déroule à merveille, c’est déjà ça, même s’ils finissent par être en désaccord sur un acteur, au point de mettre fin au rencard. Euh ? C’est un peu extrême, sur un simple désaccord concernant des films, d’en arriver là. Et ça vient de moi, ça en dit long, quand même !

Pendant ce temps à la caserne, un ado vient voir Judd. Sérieusement, j’ai vu trop de séries pour ne pas être immédiatement sûr qu’il allait balancer à Judd qu’il pensait être son fils. Cela ne rate pas, et la scène est quand même vraiment pas mal foutu du tout, parce que Judd n’y croit absolument pas. Bien sûr, Grace arrive à la caserne avec le meilleur timing possible. C’est peut-être cependant ce que j’ai préféré : Judd est sûr de lui et n’a clairement pas l’intention de cacher quoi que ce soit à Grace.

Quand il comprend que le gamin a toutefois raison, parce qu’il a des arguments imparables, du genre, l’ADN, il perd quelque peu ses moyens. C’est Grace qui est la plus réactive, finalement, prenant le numéro de l’adolescent pour pouvoir le recontacter alors même que celui-ci n’a pas prévenu sa mère de ses recherches.

C’est un coup dur pour le couple Judd/Grace. Ils ne pouvaient pas aller bien plus d’un épisode, tout de même. Leur fille vient à peine de naître, et voilà donc que Judd se retrouve papa suite à un coup d’un soir datant d’avant même sa rencontre avec Grace. C’est elle qui a réussi à le changer, elle le sait, mais ça ne l’empêche pas d’être énervée malgré tout. Allez, ça va clairement remettre sa foi en question tout ça, parce qu’elle se retrouve avec la famille qu’elle voulait depuis toujours pour découvrir qu’en fait Judd était déjà papa.

C’est violent pour elle, c’est violent pour Judd, c’est violent pour tout le monde. Et c’est terrible. Je trouve que ça l’est d’autant plus que Grace a conscience que sa réaction est irrationnelle, mais que ça ne la rend pas moins crédible pour autant.

A défaut de pouvoir en parler calmement à Grace, Judd se rend chez Tommy pour évoquer avec elle cet énorme problème. Il se souvient bien sûr de la nuit d’amour avec la mère de l’enfant, mais il était loin de se douter qu’il était déjà un mauvais père. Il me fait de la peine, franchement, mais Tommy a raison de souligner qu’il était sacrément débile comme gamin.

En fin d’épisode, Grace réussit heureusement à se calmer et à aborder la situation avec le sang-froid qu’on lui connaît. Elle explique donc à Judd qu’elle a préparé son dîner préféré afin de mettre en place un dîner de famille. Et comme il y a trois assiettes, je me suis dit que l’ado allait revenir pour entrer un peu plus dans leur vie. Ce n’est finalement pas le gamin qui se pointe, mais sa mère. C’est tellement la chose à faire, Grace est la plus maligne, évidemment.

Elle a appelé la mère du gamin afin d’entrer en contact avec elle et de parler de cette situation plus que déroutante, parce que la famille vient de s’agrandir de manière improbable des deux côtés. La scène est pleine de moments vraiment gênants, mais c’est parce qu’il est difficile de faire autrement quand on rencontre la femme qui a couché avec son mari des années plus tôt et a eu un enfant avec sans jamais le lui dire – faute de savoir qui il était.

Cela finit pourtant en scène drôlement familiale : Grace ne déconne pas quand elle dit qu’elle fera tout pour Judd et qu’elle considère son premier enfant comme une partie de sa famille. Elle en arrive au point où elle laisse cette inconnue prendre Charlie dans ses bras tout de même. Grace, tu es mon personnage préféré, à nouveau.

La première et seule intervention du jour est absolument terrifiante : une petite fille se fait séduire par « Mr Whisper », quelqu’un qui lui parle à travers une caméra connectée dans sa chambre. Ce Mr Whisper est tellement mignon qu’il offre un cadeau à la gamine : de quoi foutre le feu à toute sa maison. Mais ? Terrifiant. Qui irait mettre une caméra connectée dans la chambre de son enfant, après ? Je ne sais pas. Je comprends l’idée de la caméra, mais pourquoi connectée avec un micro ? Et puis, la gamine paraît grande en plus pour avoir une caméra.

Bon, l’incendie est horrible pour les papiers, parce que les pompiers réussissent à sauver les parents qui s’inquiètent pour leur fille. Le problème, c’est qu’ils annoncent avoir une petite fille, mais que Judd ne la trouve pas dans la maison alors qu’elle est sur le point de s’effondrer. Judd est sorti de là à temps et les flics comprennent vite qu’ils ont affaire à un enlèvement. Grâce à l’aide de Carlos, la détective sur l’affaire découvre ainsi l’existence de Mr Whispers.

Bon, Carlos est clairement dans l’abus avec la détective, parce qu’il va jusqu’à fouiller son bureau pour en savoir plus, mais ce cas montre qu’il est capable d’être un excellent flic. En effet, il passe tout son temps libre à étudier l’affaire, prenant le temps de vérifier toutes les caméras de surveillance du quartier, puis toutes les vidéos de Katie et Mr Whispers. Grâce à ça, l’enquête est vite résolue et, nous, on a des scènes toutes mignonnes où TK reste à ses côtés le temps qu’il visionne des heures et des heures de vidéo creepy. Sans être payé plus. Cela dit, je peux comprendre que cette affaire le travaille à ce point. Pas sûr que ce soit positif pour la suite de sa carrière de se laisser si affecter.

En tout cas, Mr Whispers est donc l’ancienne baby-sitter de Katie. Elle utilise un filtre vocal pour ne pas être reconnue, mais ça n’est rien face à la détermination de Carlos et de sa nouvelle pote détective. L’enquêtrice l’aime clairement bien, au point de lui conseiller en fin d’épisode de passer lui aussi le concours pour devenir enquêteur.

Avant ça, il fallait tout de même retrouver Katie. Grâce à une Amber-alert, c’est rapidement chose faite : Owen voit l’alerte sur son portable lors de son rencard désastreux et réussit à voler la voiture d’Amy Acker pour poursuivre la voiture de l’ex babysitter. Celle-ci perd clairement le contrôle de son kidnapping quand elle voit l’alerte, surtout que Katie en était à réclamer sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se mette à gifler Katie et à rouler à toute vitesse dans Austin.

Owen la poursuit donc au volant d’une voiture qui n’est pas la sienne, histoire de montrer à Amy Acker son vrai côté héroïque. Et voilà donc comment leur rencard se termine : bien. Owen est celui qui parvient à arrêter la baby-sitter et ravisseuse, ce qui lui fait gagner des points de charme auprès de sa nouvelle conquête, qui lui propose même d’aller manger avec lui. Euh, c’est vraiment une série, parce que c’est le genre de rencard qui donne vraiment envie de rentrer se terrer chez soi je pense, mais admettons. L’essentiel est que ça fonctionne pour Owen !

Euphoria – S02E05

Épisode 5 – Stand Still Like the Hummingbird – 17/20
Un épisode qui change totalement d’approche pour proposer quelque chose de très linéaire, mais de tout aussi prenant et fluide que d’habitude. Difficile par moments de retrouver son souffle tellement il s’en passe en très peu de temps, mais cet épisode le plus court de la saison paraît être l’un des plus longs grâce à ça. Et surtout, comme d’habitude, je n’ai qu’une envie : voir la suite. Je n’ai pas trop eu l’impression qu’on perdait du temps cette semaine, et les acteurs sortent tous le grand jeu.

Spoilers

La mère de Rue confronte enfin sa fille, car elle sait qu’elle se drogue à nouveau.

You are fucking dead to me.

Quel début incroyable et inattendu ? La mère de Rue prend enfin son rôle de mère en main et entre dans la confrontation avec Rue, et c’est exactement ce que j’espérais voir à un moment ou un autre dans la série. La dispute est brillamment jouée, et l’épisode commence par le point de vue de Gia, ce qui est plus qu’inattendu.

Il faut dire que la petite sœur est celle que Rue soupçonne immédiatement de l’avoir balancée à la mère, puisque c’est la seule techniquement au courant. Bon, il y aurait son parrain aussi, même si elle pense s’en être débarrassée. Cela dit, assez vite on apprend la vérité qui est toute autre : c’est donc finalement Jules qui a balancé Rue, et c’est encore plus grave que si ça avait été Gia aux yeux de Rue. J’adore Jules sur ce coup-là.

J’adore aussi l’interprétation de Zendaya et de l’actrice choisie pour jouer la mère. C’est assez exceptionnel, en vrai, parce que ça part vite en vrille. Rue comprend soudainement que sa mère a trouvé les pilules – et c’est terrible. C’est terrible, parce que Gia se met à culpabiliser de ne pas avoir compris, mais aussi parce que la mère a planqué les pilules. Inévitablement.

Elle a donc décidé de les planquer et pour une fois, l’intro est on ne peut plus linéaire avec une narration qui nous raconte vraiment toute la dispute, sans interruption. La confrontation est violente, avec une mère qui ne peut accepter que sa fille s’en prenne verbalement à elle, et encore moins qu’elle s’en prenne physiquement à elle.

Elle ne va pourtant pas avoir le choix, parce que même quand elle la vire de la chambre de Gia, ça se termine mal : Rue arrive quand même à défoncer une porte rien qu’avec son pied, d’abord, mais surtout avec sa tête. C’est une scène vraiment excellente, et j’ai mal pour elle. Le problème, c’est que Rue insiste pour savoir où sont les pilules parce qu’elle a peur pour sa vie, mais qu’elle paraît juste être une droguée comme une autre. Et la patience de la mère est assez hallucinante : elle ne répond pas à sa fille, elle la regarde détruire la maison, elle n’appelle ni les flics, ni l’hôpital, comme elle menace de le faire. A un moment donné, ça aurait pu être mal de le faire, pourtant, parce que Rue est un danger pour elle-même autant que pour sa famille.

La série nous prend alors par surprise : Jules est celle qui craque et indique à Rue où sont les pilules, à savoir au fond des toilettes. Oui, la surprise est là : Jules est présente dans la maison, et avec Elliot en plus. Bonjour la trahison pour Rue. Et pour nous !

Cela dit, ça fonctionne très bien, et l’aboiement que Rue balance à Jules – parce que franchement, c’est un aboiement – est glaçant. Je retrouve vraiment Zendaya telle que je l’adore dans cette scène, et le jeu des acteurs est au top à nouveau : Elliot et sa culpabilité silencieuse, Rue et sa colère instable, un coup froide, un coup excessive, Jules et ses pleurs quand Rue lui explique à peu près calmement qu’elle est morte à ses yeux.

Le plus surprenant avec cette scène d’ouverture n’est pas tellement dans sa longueur, mais dans sa brutalité. Il y a deux épisodes, Rue était quand même équilibrée malgré la drogue, mais là, d’un coup, on en revient à ce qui est probablement la pire période de sa vie et son point le plus bas dans la série. Cette pauvre Jules s’en prend donc plein la tronche, alors qu’Elliot regrette d’avoir dit quoique ce soit, parce qu’il ne reconnaît plus Rue. Il la préférait en train de se droguer et de faire la fête.

Perso, je la préfère encore quand elle s’énerve et qu’elle balance à Jules que tout est sa faute parce qu’elle l’a abandonnée au pire moment de sa vie. Dire que Jules est responsable, ce n’est quand même pas être tout à fait honnête avec elle-même, mais il y a du vrai dans ses mots, particulièrement quand elle explique que Jules est amoureuse du fait d’être aimée plus que de Rue. Il est sûr que Jules a du mal à l’aimer comme il faut, mais tout de même.

En tout cas, cette trahison finit par calmer Rue qui accepte alors d’être emmenée à l’hôpital. Gia se charge de la valise et Elliot est témoin de son départ pour l’hôpital. Il ne dit rien, ne bouge pas, et je trouve ça presque pire que le reste. Il a bien fait de parler, mais il devrait en profiter pour être mis lui aussi face à ses problèmes.

Rue ? Elle continue de toute évidence de vouloir faire mal à sa famille, puisqu’elle leur balance qu’elle est retombée dans la drogue dès sa sortie du centre de désintoxication. Le problème, c’est que la mère en profite pour dire à Rue que c’est exactement là qu’elle compte la ramener. Rue avait accepté d’aller aux urgences, mais pas de retourner en cure. La vérité continue alors de sortir de la bouche de Rue, avec bien des difficultés d’écoute en face. Gia entend tout et la violence psychologique doit être énorme.

Ce n’est que le début par contre, parce que la scène suivante est pire encore : Rue sort de la voiture sans prévenir pour ne pas avoir à retourner au centre. Elle s’échappe en plein centre-ville, alors que de nombreuses voitures passent, à grande vitesse, et manquent de l’écraser de vraiment peu. Pauvre Gia qui voit tout ça.

Où Rue peut-elle se rendre dans cet état ? Chez Fez, bien évidemment. Je n’attendais pas autre chose de sa part, mais la pauvre se retrouve alors face à une porte fermée. Ouf. C’est le moment où on peut enfin reprendre son souffle dans ce début d’épisode qui était tellement fluide et précipité qu’on a jamais pu le faire avant. D’habitude, c’est parce qu’on passe trop vite d’un personnage à l’autre que ça nous arrive. Cette fois-ci, c’est parce que la narration est parfaitement linéaire. C’est amusant tout de même.

Rue est tellement paumée cette fois, en plus, qu’elle ne prend même pas le temps de nous raconter ce qu’il se passe en voix off. Cela donne presque l’impression d’être devant une autre série. Bon, Fez ne lui répondant pas, Rue n’a d’autres choix que de se rendre ailleurs, surtout qu’elle cherche toujours de quoi se droguer. Sa destination est alors… la maison de Lexi, sa meilleure amie d’enfance.

Cela se tient et ça lui permet de croiser Maddie, Kat, Cassie ou la mère de Cassie et Lexi. Celle-ci est loin d’être naïve ; Lexi comprend bien sûr ce qu’il se passe elle aussi et c’est sans surprise que Rue se retrouve face à une intervention quelques minutes plus tard.

Sa mère est là, mais Cassie aussi. C’est la pire des idées : Cassie essaie d’aider dans l’intervention, mais ça se retourne contre elle quand Rue lui demande le plus naturellement du monde depuis combien de temps elle couche avec Nate. Voilà qui est fait. Le problème, c’est que la question est posée devant Madison et que Cassie est une horrible menteuse. La réaction de Lexi est hyper révélatrice, elle aussi, parce qu’elle recolle enfin les morceaux de tout ce qu’elle observait sans comprendre.

Maddison est alors légitimement celle qui s’énerve. Rue est brillante : c’était évident que ça finirait comme ça. Je ne sais pas si elle était en état d’envisager un vrai plan car elle est clairement en manque à chercher des médocs dans l’armoire à pharmacie de cette barraque, mais… en tout cas, ça fonctionne. Madison s’énerve et ça dévie l’intervention, puisque Cassie lui ment bien sûr quand elle affirme que tout n’est que mensonge de la part de Rue.

Pas un instant Cassie ne dévie son discours, mais c’est encore sans compter sur Rue : Madison lui demande tout simplement à quel moment elle a vu Cassie monter dans la voiture de Nate pour l’embrasser. Rue répond en plus, et dans le mouvement de panique que cette réponse provoque, avec Madison fonçant droit sur Cassie qui s’enfuie par l’escalier où était Rue, eh bien, Rue s’enfuit.

Elle se rend alors chez Fez et utilise la même technique que chez Lexi : elle demande à utiliser les toilettes pour fouiller la maison et y trouver de la drogue. Ce n’est pas si évident que ça, étonnamment, et quand elle y parvient enfin, eh bien, Fez lui tombe dessus. Il n’est pas complètement stupide, hein. Même si Rue essaie de négocier, et même si elle se montre violente avec lui, Fez n’hésite pas à la virer de chez lui.

Par conséquent, elle n’a vraiment plus nulle part où aller. Ce n’est pas ça qui l’arrête pour autant : elle entre par effraction dans une maison au pif, et elle réussit à voler tout un tas de bijoux et à percer le code secret de débutant du coffre-fort. Oh, elle fait tout ça seulement après avoir réussi à apprivoiser le chien, ce qui ne lui prend pas longtemps… mais ça ne prend pas non plus très longtemps aux propriétaires de revenir. Elle a beau se cacher sous le lit, ils la retrouvent dès qu’ils constatent le vol, parce qu’elle se planque à côté du coffre avec le flingue. C’est problématique.

Elle n’a d’autres choix que de s’enfuir à nouveau, et le pire, c’est qu’elle y arrive alors qu’elle ne ferait pourtant pas le poids face au couple chez qui elle est. Par chance pour elle, ils ont plus peur d’elle qu’autre chose, et je les comprends.

Rue tombe ensuite, par malchance cette fois, sur une voiture de flics qui sent bien qu’elle est louche et que quelque chose ne va pas avec elle. Elle vomit devant eux, et ça lance aussitôt une grosse course poursuite. Allégée après avoir vomi, elle a toute l’énergie qu’il faut pour se lancer dans une improbable et interminable course poursuite avec les flics, course qui la ramène à risquer sa vie pour de vrai quand elle traverse une grande route.

Un accident plus tard, Rue est toujours en vie et peut continuer de courir, coursée à présent par de nouveaux flics. Escaladant tous les murs qu’elle trouve pour s’enfuir, elle détruit alors le buffet d’une super fête et ça fait vraiment de la peine pour des gens qui n’ont rien demandé. La course poursuite est assez prenante et vachement intéressante à voir, mais je peux accélérer la critique, je pense, parce qu’autant la scène coupe le souffle, autant il n’y a pas grand intérêt à la résumer. Rue ne regarde pas où elle saute, par contre, ce qui fait qu’elle tombe dans des cactus, d’abord, puis sur une table basse en verre. Aïe. J’ai tellement mal pour elle

La course est interminable, elle entre par effraction, provoque des accidents, parvient à semer des flics en se cachant dans une poubelle… Bordel, ils doivent avoir tellement de motifs pour l’arrêter à ce stade. Elle est en train de déconner sévère. La saison 3 sera la suite d’Orange is the new black à ce stade. En plus, elle n’a toujours pas trouvé de quoi se droguer. Et moi, je trouve que les flics ne sont pas malins de ne pas vérifier les poubelles.

Elle est quand même hyper sportive pour une droguée. Moi, y a longtemps que j’aurais été arrêté à sa place. En même temps, je ne risque pas d’être à sa place, parce que je ne me drogue pas. Par contre, je pense qu’elle a la pire des idées ensuite : elle se rend chez sa dealer.

Celle-ci reste fidèle à elle-même et ne s’énerve pas. Elle explique même qu’elle est heureuse de la voir, mais pas ravie de savoir que Rue lui ment. Elle n’est pas stupide : bien sûr qu’elle voit que Rue lui ment quand elle assure avoir été sobre. J’aime beaucoup l’actrice et son ton très posé, mais j’avoue que je suis un peu frustré par ce choix de Rue de débarquer chez elle. C’est clairement une très mauvaise idée : la dealer n’en a rien à faire d’elle, elle n’a rien pour l’aider et elle veut du cash. En attendant de l’avoir, elle lui fait une petite leçon sur les ravages des opioïdes – comme si Rue en avait quoique ce soit à faire à ce stade.

La série nous révèle aussi une étrange porte avec un cadenas qui est inquiétant, pendant que le speech de la dealer vire à autre chose de moins ravissant pour Rue : évidemment, elle se retrouve à devoir envisager la prostitution, alors que la dealer se montre toute gentille avec elle et s’occupe d’elle, prévoyant de la piquer avec de la morphine ensuite, prétextant ne pas avoir de pilule à lui donner. Oh. CRAP. Tout ça va vraiment mal se terminer – et ça le pourrait déjà.

Rue explique ainsi qu’elle a envie de mourir et qu’elle est prête à prendre tout ce que la dealer voudra bien lui donner. Y compris de la drogue injectée par piqure. Oh. C’est terrible. La dealer est si douce avec elle, en apparence, mais elle est horrible à la manipuler comme ça. Elle révèle même qu’elle avait déjà prévu d’avoir Rue dans sa vie pour un moment dès le premier coup d’œil. Cela ne m’étonne pas, mais vraiment cette nouvelle année n’est pas exceptionnelle pour Rue.

Dès qu’elle a de la drogue, en revanche, on retrouve la narration éclatée de la série, avec un souvenir de bain d’enfance et un autre de l’enterrement de son père, et un autre de la naissance de Gia, et oui, c’est triste. Ce n’est pas le pire, cependant. Le pire, c’est le réveil de Rue : que son père lui manque et que ça justifie sa prise de drogue, c’est un peu gros, mais ce n’est pas nouveau. Qu’elle se réveille dans le repaire d’une dealer qui garde prisonnière des gens qu’elle veut prostituer, c’est nouveau par contre.

La scène est stressante et flippante, avec une Rue qui cherche à s’enfuir par tous les moyens, mais se rend compte que les fenêtres sont cadenassées et la porte fermée elle aussi. Pourtant, tout le monde est tellement défoncé dans ce squat qu’elle réussit à s’enfuir par la fenêtre d’une salle de bain à l’étage, gardée par un type à moitié à poil face auquel elle n’aurait pas fait le poids.

Oui, oui, Rue réussit à s’enfuir. C’est un soulagement… et une horreur malgré tout, parce que je ne vois pas trop où elle compte aller ensuite. L’épisode se termine par la porte de chez elle qui s’ouvre, avec la mère qui demande si c’est elle, mais ça me paraît trop simple pour que ce soit le cas. Quant au générique de fin, il nous ramène à l’annulation sauvage de Veronica Mars, et ça, ce n’est pas cool du tout.

This is us – S06E05

Épisode 5 – Heart and Soul – 15/20
L’épisode parvient comme toujours à atteindre les émotions qu’il veut nous faire vivre, mais je trouve tout de même que ça manque de quelque chose pour une saison finale. Je suis content d’avoir pu retrouver les différentes intrigues qui m’intéressent, sans pour autant être tout à fait satisfait parce que je sens bien qu’ils gardent de côté les grands moments pour des épisodes à venir. C’est frustrant. Et ce qui l’est encore plus, c’est de me rendre compte que je juge beaucoup cette saison par rapport au fait que ce soit la dernière : peut-être que sans ça, j’arriverais à être plus patient avec elle, mais là, je vois trop de personnages se diriger vers des fins qui ne sont pas celles que j’espère.

Spoilers

Rebecca et Kate : une histoire de disputes et de piano.

Timing is everything, isn’t it?

Il paraît que mieux vaut tard que jamais ? Je lance donc cet épisode un peu trop tardivement en ce dimanche soir pour voir ce qu’il vaut. Et c’est mal barré parce qu’il commence directement par nous dire qu’il va s’attarder une nouvelle fois sur la relation entre Rebecca et Kate. C’est un peu énervant parce que j’ai le sentiment d’en avoir fait le tour, mais en même temps, c’est déjà mieux que les épisodes précédents.

On suit donc trois timelines dans cet épisode. La première est loin dans le passé avec Kate et Rebecca qui font de la musique ensemble, filmées par Jack. Si ce n’est pas mignon tout ça !

Une deuxième timeline voit Kate juger un peu sa mère et Miguel qu’elle voit chaque soir en train de regarder la télévision – Qui veut gagner des millions sans Jean-Pierre, c’est dingue de se rappeler que ça existe ailleurs ! Piqué à vif, Miguel décide d’éteindre la télé une fois Kate partie pour demander à Rebecca ce qu’elle pense du speed-dating.

Après tout, elle lui a dit être prête à voir quelqu’un à nouveau et, surtout, elle ne pourra pas passer le reste de ses soirées avec lui. À moins que ? La phrase est placée là comme ça, mais comme on sait la suite, on sait bien que ça plante une graine. Je ne sais pas s’il pense déjà à Rebecca comme ça, mais nous, on ne peut pas voir autre chose, surtout quand la soirée speed dating est la catastrophe qu’elle est toujours dans les séries ;

Et pourtant ! Rebecca a le temps de passer quelques minutes avec Miguel, qui commence sérieusement à la voir différemment. Bien sûr, une fois ce speed-dating avec Miguel terminé, Rebecca tombe sur un type qu’elle connaît déjà. Matt est charmant avec elle et tout se passe bien. Tellement bien d’ailleurs qu’elle finit par accepter un café avec lui après le speed-dating. Tout ça se fait sous le regard de Miguel, et on sent qu’il quitte son rôle d’ami pour envisager plus. Il faut bien qu’on sache comment ils se sont mis en couple après tout.

On a tout de même le droit à un détour, donc, parce qu’il en fallait bien un servant de rebound guy à Rebecca. Et ça tombe bien, parce que quand elle rentre chez elle, elle tombe sur Kate qui est clairement dégoûtée par l’attitude de sa mère. Quelle connasse cette gamine. Elle pousse sa mère à vivre davantage et quand elle le fait, elle l’insulte ?

Franchement, c’est une adolescente, faut arrêter, elle est en âge de comprendre sa mère à ce stade. J’étais presque heureux de voir Rebecca lui foutre une gifle – presque, parce que je ne peux pas l’approuver. Cela nous explique un peu plus la relation entre elles et pourquoi c’était si chaotique : elle traite sa mère de traînée parce qu’elle passe un peu de temps avec un autre type que son père, des années après sa mort. Sérieusement ?

Je comprends Rebecca sur ce coup-là, et je suis à fond avec elle. Evidemment qu’elle doit reprendre le cours de sa vie. J’ai bien aimé que Kate comprenne un peu son erreur en entendant sa mère appeler Miguel, en larmes. Cela leur permet aussi de se réconcilier autour du piano, comme toujours.

Dernière timeline, le présent. Rebecca et Kate s’entendent désormais assez pour que Rebecca garde souvent ses petits-enfants et soit invitée à un cours de Kate pour chanter avec ses élèves. Cela déprime Kate de la voir si heureuse et de s’entendre si bien avec sa mère car ça lui fait prendre conscience qu’elles ont perdu beaucoup de temps.

Et cela la déprime d’autant plus qu’elle a peur de devoir lui faire une annonce qui risque de tout gâcher à nouveau : Toby et elle n’ont pas envie qu’elle se retrouve seule avec les enfants. C’est d’autant plus terrible maintenant qu’on sait qu’un accident est sur le point d’arriver ; et que ça arrivera probablement sans que Rebecca n’y soit vraiment pour quelque chose. En attendant, Rebecca est peinée par la situation et s’en prend à sa fille à qui elle en veut, avant de comprendre qu’elle n’y est pour rien.

Rationnellement, elle l’a toujours su de toute manière. Pour se réconcilier, Kate vient la voir et lui demande d’apprendre le piano à Jack. Elle a des partitions en braille et le piano devient une véritable ancre dans la vie de Rebecca, avec un morceau qu’elle a pu partager avec sa fille à différentes époques, mais aussi avec ses petits-enfants. C’est tout mignon et ça file les frissons attendus.

Et comme il n’y a pas que Kate dans le présent de cette série, on suit à nouveau Kevin et Madison. C’est toujours aussi frustrant de les voir être un couple parfait – mais sans être un couple. Madison est toujours en train de flirter avec Elijah (je crois que c’est son nom) et ça ne plaît pas à Kevin. Contrairement à moi, il s’en remet vite en appelant Cassie afin de l’inviter à son week-end. Pff. Non, mais non, pas eux deux quoi. Mettez-moi Kevin en couple avec Madison !

Bon, ce n’est pas le plan des scénaristes, et Randall nous rappelle en plus que Kevin est incapable de se contenter de plan cul. Ainsi, quand il invite Cass à un week-end avec Nicky et sa nouvelle copine, ça craint les fiançailles selon lui. Et je suis d’accord avec Randall, comme toujours. Nicky aussi se demande ce que Kevin envisage avec Cassie et, même s’ils en ont parlé au téléphone, je crois que Cassie se le demande aussi.

Il y a de quoi quand Kevin essaie de lui prendre la main dans la rue alors qu’ils mangent des glaces ensemble. Cassie est heureusement assez maligne pour faire remarquer à Kevin ses schémas de vie. Elle se sent déjà trop cassée et brisée par la vie pour supporter ce que Kevin a fait à ses ex, lui conseillant même de se rendre auprès de la bonne blonde dans la bonne ville. Reste à savoir laquelle – et le fait que Kevin non plus ne le sache pas n’est pas rassurant. Une part de moi espère encore qu’il finisse avec Zoey si ça n’est pas Madison. À la place de reconquérir Madison, il en est à donner à Elijah des conseils pour plaire à Madison. C’est si frustrant.

En parallèle, Déjà souhaite faire un dîner à ses parents, et ça les inquiète. Oh, Randall espère qu’il s’agit d’une manière de s’excuser pour cette fugue. Ce n’est probablement pas le cas la connaissant, mais ça fait une scène marrante où Beth et lui essaie de trouver la raison de ce dîner en envisageant le pire. Qu’est-ce que je les aime ces deux-là ensemble. C’est bien le seul couple sur lequel la série va réussir à ne pas me décevoir trop longtemps si ça continue comme ça.

Par contre, les scénaristes jouent avec nos nerfs en nous montrant Déjà annoncer à ses sœurs ce qu’elle compte balancer à ses parents le soir-même. Honnêtement, ça m’a l’air assez dingue pour envisager son déménagement. Pendant le repas, les parents sont stressés et ne savent pas bien à quoi s’attendre, mais ils savent que ça arrive, particulièrement quand les trois filles font tout ce qu’il faut pour que ça se passe bien. Malik s’excuse pour la fugue, Tess demande des nouvelles du travail de sa mère et Beth ne se laisse pas avoir comme ça, passant directement à l’offensive. C’est une bonne idée et ça paraît super crédible comme repas de famille. L’apogée était prévisible : Déjà annonce qu’elle a l’intention de partir vivre avec Malik à la fin du semestre. Forcément.

Elle a vachement bien prévu son cours en plus : elle veut juste une année sabbatique après un semestre chargé avec des cours en plus pour avoir son diplôme avant l’heure. C’est bien joué de sa part. Par contre, ça se passe mal quand même : Randall refuse d’envisager que Déjà quitte l’école alors que c’est trop important pour le reste de sa vie, la considérant trop jeune pour prendre ce genre de décision.

Cela passe vraiment mal auprès de Déjà qui considère qu’elle a déjà eu une vie plus compliquée et remplie que bien des adultes, ce qui est vrai, comme ça passe mal auprès de Malik que Randall essaie de le convaincre de larguer Déjà le temps qu’elle finisse ses études. Tu m’étonnes que ça passe mal, et heureusement que Beth est là pour lui rappeler comment ça se passe dans Romeo & Juliet. Elle a peur de perdre sa fille, et je crois bien qu’elle a raison.

 

The Book of Boba Fett – S01E06

Épisode 6 – From the Desert Comes a Stranger – 16/20
Je suis à nouveau partagé devant cet épisode, et si mon avis est si mitigé, c’est pour les mêmes raisons que la semaine dernière… Deux semaines de suite, ça fait vraiment beaucoup pour une mini-saison, même si d’après Yoda ne compte pas la taille. La série s’inscrit plus que jamais auparavant dans son univers étendu, et c’est aussi plaisant que bluffant à voir. Une réussite donc, mais toujours pas celle que j’attends pour une série qui porte ce titre-là.

Spoilers

La guerre se prépare toujours sur Tatooine pour Boba, mais les scénaristes n’en ont rien à carrer de Boba : ils préfèrent Mando et Grogu. Moi aussi.

Size matters not.

Oui, oui, je suis à peu près le même ordre de visionnage que la semaine dernière, mais je ne sais pas si je vais réussir à finir tous mes hebdos de la semaine franchement. La fatigue l’emporte pour le moment, et ce début d’épisode ne m’aide pas. Pourtant, on m’avait promis un épisode plutôt réussi, mais ce début en mode western avec un marshal qui se dit sur son territoire, là, ce n’est pas dingue.

Et pourtant, en deux coups de laser, il réussit à mettre trois types à terre. Ce fut rapide. Il en épargne un pour que Mos Pelgos, son territoire, puisse être protégé lorsque celui-ci livrera un message à ses chefs, le fameux Syndicat, toujours. Vraiment, c’était lourd et j’espère que ce nouveau personnage saura être plus intéressant par la suite. Pour l’instant, j’ai l’impression d’approcher de la fin de la saison sans que rien de marquant ne se soit déroulé, un problème que j’ai souvent avec ces séries Star Wars, surtout que je passe à côté du fan-service.

Bon, pas complètement non plus : je vois bien que le Mandalorian rencontre un droïd type R2D2 tout de même quand il vient rendre une visite à Grogu sur la planète où il se trouve avec Luke Skywalker. Euh attendez, pardon ? On se fout de moi ? Je pensais sincèrement que ce serait laissé pour la saison 3 de The Mandalorian, ça. J’ai vraiment l’impression, comme la semaine dernière, que les scénaristes se sont trompés de séries, c’est super gênant.

C’est aussi super gênant cette planète sur laquelle est Grogu, parce qu’il y a plein de robots qui ressemblent à des fourmis géantes. Elles construisent une sorte de hutte en pierres, mais allez savoir pourquoi. C’est difficile pour Mando d’obtenir de vraies informations sur une planète où personne ne peut communiquer avec lui. Il décide donc d’attendre patiemment d’avoir des nouvelles.

Pendant ce temps-là, Grogu et Skywalker (!) font une petite séance de méditation dans la nature, interrompue par une grenouille. Bordel, c’est tellement incroyable ce que les effets spéciaux arrivent à faire concernant Skywalker… et c’est tellement génial de retrouver un Grogu toujours aussi choupi ! Quoi, il faut bien le dire, c’est ce qui rendait The Mandalorian géniale, alors ça marche aussi de retrouver Grogu dans cette série.

On le voit apprendre à maîtriser la Force et, alors qu’il se fait disputer de l’utiliser sans permission, il est finalement récompensé lorsque Luke lui fait sortir tout un tas de grenouilles du cours d’eau à côté d’eux. Une fois que c’est fait, il peut lui faire une petite leçon sur la personnalité de Yoda et le fait que ce ne soit pas la taille qui compte. Bien, c’est important d’apprendre ça aux enfants avant de les caresser, c’est sûr. Oula, cette critique devient étrange, pardon. Concentrons-nous sur cet épisode qui part ensuite dans un flashback incroyable.

Luke aide en effet Grogu à se souvenir de sa planète et de ce qu’il s’est passé le jour de son enlèvement. On découvre que malgré la protection de trois Jedis, il a assisté à une invasion de Stormtroopers. Quant aux Jedis qui le protégeaient, ils sont morts, évidemment. C’est intéressant, mais ça ne nous fait pas avancer dans la série que je suis censé être en train de regarder.

En attendant de peut-être retrouver Boba Fett, on ne sait jamais, nous en revenons une fois de plus à Mando qui découvre que c’est en fait une école qui est en train d’être construite. L’information lui vient de Ahsoka, dont j’avais un peu oublié l’existence. Je crois qu’à l’exception de Cara (mais bon, elle est virée je pense), tous les personnages importants de The Mandalorian sont donc apparus dans cette série ? En tout cas, Ahsoka fournit des réponses à Mando et l’emmène finalement à proximité de Grogu. Elle cherche malgré tout à le décourager de le voir, et ce n’est pas fait bien discrètement.

Mando lui explique donc qu’il veut lui offrir son cadeau en forme de tête de Grogu, mais même ça, ça ne semble pas la convaincre. Elle lui demande même de remettre elle-même le cadeau pour éviter que Grogu ne souffre en revoyant Mando. Ben oui, Mando lui manque aussi, vous comprenez ? Mais bordel, dire que Mando accepte ce deal tout pourri ! Les retrouvailles seront probablement pour plus tard, si elles ont un lieu un jour. Tout ce que Grogu a donc le droit de voir, c’est le nouveau vaisseau de son Mandalorian préféré qui décolle dans le ciel.

Et contre toute attente, la série s’attarde alors sur Grogu, alors que pour moi, il était plus que temps d’en revenir au personnage qui donne son titre à cette série ? C’est dingue. Certes, la série est carrément plus intéressante maintenant qu’elle se concentre sur ces personnages et sur Grogu qui ne parvient pas immédiatement à utiliser la Force comme Luke le lui demande… mais je continue de me sentir arnaqué.

Luke se la joue ensuite petite maison dans la prairie à courir dans les bois, mais sa version vire à l’entraînement impressionnant, avec un Grogu sur les épaules et plein de sport. Ah, l’univers de Star Wars peut fasciner tout de même. Et ça me fascine vraiment énormément de voir Luke si jeune à l’écran en train de nous entraîner Grogu comme Yoda l’entraînait lui-même. Finalement, les progrès sont tels avec ce jeune Luke que c’est Grogu qui paraît le plus faux des deux.

Autant dans The Mandalorian, il avait affaire à peu d’action, autant la scène où il doit éviter quelques coups de laser donne vraiment l’impression d’avoir affaire à une marionnette baladée d’un endroit à l’autre. Et pendant qu’il s’entraîne, Luke reçoit en premier le cadeau du Mandalorian.

Il est alors temps pour nous de quitter cette planète pour en revenir au Mandalorian, justement. Celui-ci a fini son voyage et se rend chez Boba. Il était temps, bordel ! L’accueil n’est pas super chaleureux sur Tatooine, mais il faut dire que Mando débarque en pleine guerre de territoire. Comme je m’y attendais, c’est Fennec qui gère la réunion de crise avec la carte interactive pour faire de la géopolitique.

Selon elle, avoir Krrsantan et Din Djarin avec eux, c’est suffisant côté muscles, mais elle regrette tout de même de ne pas avoir plus de fantassins. Le Mandalorian assure pouvoir s’occuper de ça et repart donc, à la recherche du Marshal Vanth, vu en début d’épisode. Oui, oui, on a entr’aperçu Boba cette semaine, mais il est vite relégué au second plan. C’est… hallucinant, à ce stade ? Il faut que je m’en remette et que j’arrête de m’énerver en vain sur ce choix scénaristique, je crois.

En tout cas, Din Djarin vient donc demander au Marshal son aide, espérant que ses hommes voudront bien combattre aux côtés de Boba. En effet, même si pour l’instant Mos Pelgo (ou Freetown, c’est leur nouveau nom) est laissée tranquille par le Syndicat, Din Djarin est sûr que ce n’est que temporaire. Pour lui, il est évident que les épices et le Syndicat finiront par être un problème sur l’ensemble de Tattoine. Et même si le Marshal assure qu’il hésite et qu’il y réfléchira face à Mando, il fait réunir ses hommes dès qu’il voit ce dernier partir.

Il fait bien parce que dans le sable et la chaleur apparait soudainement une silhouette qui ne rassure pas vraiment le marshal. Cette silhouette est digne de l’homme en noir de Westworld, franchement. Le type arrive à pied depuis le désert, et il est vraiment flippant, ma foi. Il a une bonne tête d’extraterrestre et refuse de donner son nom, même si je suis à peu près sûr qu’on est censé le connaître si on est un bon fan de Star Wars. Comme d’habitude, personne ne se donne la peine de nous expliciter le fan service, et c’est tant pis pour eux comme pour nous.

Bref, cet homme venu du désert décide de menacer le marshal après avoir tenté de négocier avec lui, et on se retrouve vraiment dans un western classique. Cet extraterrestre souhaite aligner ses prix sur ceux du Mandalorian, mais le Marshal s’y refuse. Le duel est sur le point de virer au classique combat un à un… sauf que l’adjoint un peu relou du marshal refuse d’écouter les ordres de son boss. Il le distrait donc un quart de seconde, et c’est suffisant pour que son nouvel ennemi lui tire dessus, avant d’enchaîner avec trois coups sur l’adjoint. Adieu l’adjoint.

Et comme le soulignait Mando quelques secondes plus tôt, ce nouvel ennemi affirme alors que Tatooine appartient au Syndicat et que tout ira bien pour eux tant que les épices pourront y circuler. Oups. Et méga oups pour la scène suivante qui nous montre un attentat en plein cœur du bar fréquenté par Boba depuis le premier épisode. Oh, ne vous inquiétez pas, Boba n’y est pas (comme il n’est nulle part dans l’épisode, ça devrait n’étonner personne) et la seule que l’on y connaisse survivra probablement.

Cette explosion marque la fin pour Tatooine cette semaine. On retourne en effet ensuite sur la planète où se trouve Grogu et Luke Skywalker, dont j’ai dit « ah le bâtard » quand j’ai vu le dilemme qu’il proposait à Grogu. À l’intérieur de l’école Jedi fraîchement construite, Luke ouvre le cadeau de Din Djarin : un joli corsage servant d’amure pour Grogu. Seulement, il ne le donne pas comme ça à Grogu, non. Il propose en fait à l’Enfant de faire un choix : soit il accepte le cadeau du Mandalorian et renonce à la voie des Jedi, retournant alors auprès de Din Djarin, soit il le refuse et accepte plutôt le cadeau offert par Luke : le sabre de Yoda et un véritable enseignement Jedi. Ah le bâtard.