The Cleaning Lady – S01E03

Épisode 3 – Legacy – 13/20
Ce n’est pas une série grandiose, mais je le savais déjà. Cela n’empêche pas de passer un bon moment devant. C’est très bien pour un dimanche soir pas prise de tête, je commence de plus en plus à me dire que ça aurait pu être une série pour laquelle les critiques express auraient été suffisantes… et en même temps, les twists et drama soapesques font que ça mérite bien quelques détails, non ?

Spoilers

Thony est tiraillée entre une proposition du FBI et son affection pour Arman.

You could have kill him.

La série m’a manqué la semaine dernière et c’est vraiment bon signe pour elle, même si elle n’est pas terrible. En revanche, je ne pense pas que les audiences suivent vraiment si la qualité ne part pas à la hausse… et ça ne semble pas être le cas avec ce début d’épisode qui reprend au casino d’Arman où un type bourré nous plante un couteau dans l’épaule d’un autre. J’ai bien cru que la nana sur la roue allait y passer.

Oui parce qu’il y avait un vrai lancer de couteau volontaire sur une femme attachée à une roue avant ça, tout de même. L’idée était surtout de nous montrer la famille du premier épisode, encore une fois. Le petit frère a une grande sœur sur le point de se marier avec un beau gosse, et comme il y a maintenant du sang dans cet enterrement de vie de jeune garçon, Thony est appelée par Arman pour faire un peu de ménage.

Cela la dérange sur une journée importante : Luca est sur le point de pouvoir entrer dans un essai clinique. Cela dit, le gamin, tout ce qu’il a en tête, c’est Arman lui ayant sauvé la vie dans sa belle voiture rouge. C’est en tout cas tout ce qu’il dessine. Thony ose tout de même ramener ce dessin de Luca à son nouveau boss ? Il l’appelle pour nettoyer des scènes de crime, je pense qu’il en a un peu rien à foutre d’avoir des dessins de Luca, franchement. Thony profite aussi de l’occasion pour remercier Arman d’avoir payé son docteur pour Luca, et elle le remercie en faisant davantage de boulot pour lui tout au long de la semaine.

Elle va vite le regretter quand elle comprendra avoir encore le FBI sur le dos. En parallèle, on retrouve l’agent du FBI qui a toujours autant de mal à distinguer sa vie privée et sa vie perso. Ainsi, on le récupère en train de s’occuper de son fils à la crèche (l’école ?) jusqu’à ce que collègue préférée, Bonnie, débarque. Pardon, je me suis rendu compte que j’avais oublié d’en parler il y a deux semaines, mais tout de même, Bonnie de How to get away with murder a déjà retrouvé du boulot.

Son rôle reste pas mal similaire à l’autre série, parce qu’elle est grosso modo une collègue chiante, mais bon, ça fait toujours plaisir de la voir, surtout qu’elle semble avoir une vie plus épanouie. Pas comme son collègue, donc. Le type du FBI débarque donc à nouveau dans la vie de Thony, au pire moment possible : elle apprend que Luca ne pourra finalement pas rejoindre l’essai clinique parce qu’il y a un problème avec ses reins.

Si elle a eu l’occasion de devenir amie avec une autre mère d’enfant malade, elle est ensuite contactée par l’agent du FBI qui se rappelle à son bon souvenir. Et le souvenir n’est pas bon quand il lui explique calmement qu’elle lui a menti et qu’il a donc de quoi la faire expulser du pays. Il n’a pas l’air très pressé de le faire, par contre, et il laisse Thony lui parler super mal quand il lui développe son petit chantage : il veut qu’elle espionne Arman pour lui ou qu’elle finisse dans un avion pour les Philippines. Oups.

Thony refuse donc de lui venir en aide, mais elle retourne chez Arman pour faire le ménage et elle écoute tous ses coups de fil, évidemment. Elle est servie, parce qu’Arman s’est vu confier une nouvelle mission par le père de famille ripou de base là. Il me manque vraiment les noms, mais ça rend le fils, le meurtrier du premier épisode, vraiment jaloux. Ce n’est pas bon pour Arman ça, et ce n’est probablement pas bon pour Thony non plus.

En tout cas, bosser pour Arman n’est pas de tout repos. Elle le surprend en effet en train de noyer un type dans de l’huile et… elle sauve ce type de justesse quand il fait un arrêt cardiaque. Au moins, elle découvre le vrai visage d’Arman comme ça : c’est un meurtrier potentiel qui veut juste qu’elle nettoie son sale boulot et qu’il sauve la vie des gens qu’il n’a pas vraiment de tuer. Envie ou pas, il manque de vraiment peu de le faire, et ça fait réfléchir Thony.

Tellement, d’ailleurs, qu’elle commence à faire des erreurs : elle se trompe dans un mensonge à Fiona qui cherche à comprendre ce qui lui est arrivé, avant de commencer à balancer ce qu’elle sait des opérations d’Arman au FBI. Rapidement, elle se retrouve donc à devoir trouver un moyen de bosser le soir du mariage.

Ce n’est pas bien compliqué : il suffit de sympathiser avec Nadia, la femme d’Arman, et de lui dire qu’elle comprend si elle a besoin de demander à Arman avant. Il n’en faut pas beaucoup plus pour qu’elle soit invitée au mariage, hein. La série ne s’emmerde pas sur les détails, franchement, et on en arrive donc bien rapidement à ce mariage dont on ne savait rien il y a une vingtaine de minutes.

Il s’agit du mariage d’Isabella et Ben, Isabella étant la fille du mafieux arménien qui voulait tuer Thony dans l’épisode précédent. Ce mafieux est un vrai personnage sympa comme on l’aime, donc, et il punit publiquement son fils pour le meurtre du premier épisode. Oh, il ne révèle à personne la vraie raison de la punition, mais il l’envoie quand même rejoindre l’armée pour entrer dans un conflit militaire avec l’Azerbaidjan. Tarik, c’est le nom du fils, est clairement terrifié à cette idée.

Tarik comprend bien qu’il s’agit d’une punition et n’est pas ravi, jetant un regard qui en dit long sur Arman. Je crains le pire pour Arman, franchement, et ça empire encore quand on découvre qu’Isabel est l’ex d’Arman. Ce n’est pas par choix qu’il est son ex par contre, c’est parce que son père a obligé Isabel à écrire une lettre de rupture.

Cette révélation est suffisante pour qu’Arman embrasse la mariée, et Thony voit le tout depuis la salle où se trouve tout l’argent des cadeaux du mariage. Elle laisse tomber sa garde, donc il n’en faut pas plus pour que Taryk la surprenne dans une salle où elle n’a rien à faire. Cela part un peu en vrille, mais elle est sauvée évidemment par Arman, comme toujours.

C’est gros comme scène. Bien sûr, personne ne comprend qu’elle vole puisque ses poches sont vides : elle a photographié la liste des personnes contactées par Arman pour faire un cadeau, c’est tout. Les choses tournent mal dans sa relation avec Arman quand il comprend qu’elle a peur de lui et qu’elle le juge, mais j’aime beaucoup la manière dont il lui rappelle qu’elle ne vaut pas beaucoup plus de lui. Elle le juge en permanence mais fait des trucs illégaux en permanence elle aussi, franchement.

La preuve ? Après le mariage, alors qu’Arman n’a pas le droit d’y assister car il doit effectuer une mission pour le mafieux, Thony, elle, se rend auprès de l’agent du FBI pour… ne pas lui donner la liste qu’elle a pourtant en photo. Elle abuse, totalement. Au lieu de la preuve demandée par le FBI, elle apporte donc des talkie-walkies à l’agent pour qu’il les offre à l’anniversaire de son fils et qu’il marque des points auprès de son ex-femme. Et il le fait, parce qu’apparemment, sa vie perso est censée nous intéresser ??

De son côté, Fiona emmène ses enfants voir un avocat pour vérifier si Chris peut devenir citoyen américain. La bonne nouvelle, c’est que faisable. La mauvaise, c’est que ça coûte une blinde qu’ils n’ont pas. C’est faisable parce que Chris est peut-être né à Manille, mais son père était américain. Il est juste mort d’un accident avant de pouvoir se marier avec Fi.

C’est du moins ce qu’il pensait. Le problème, c’est que Fi mentait encore sur l’identité du père. On découvre ainsi en cours d’épisode que le vrai père de Chris est un coup d’un soir qui n’est pas américain. Son petit ami précédent, en revanche, était américain, alors elle a voulu profiter de la situation… jusqu’à ce qu’il comprenne la vérité.

Bon, je ne sais pas trop où ils iront avec cette intrigue. En attendant, on a un cliffhanger qui n’a rien à voir : Luca a besoin d’une greffe de foie (ah, j’ai encore confondu le foie et les reins en début d’épisode ?) et ne peut plus participer à l’essai clinique. C’est un peu une sentence de mort. Affaire à suivre, donc.

 

This is us – S06E04

Épisode 4 – Don’t Let Me Keep You – 13/20
Je ne suis toujours pas convaincu par cette dernière saison : j’ai envie qu’on avance vraiment dans les intrigues ouvertes, mais cet épisode s’engouffre à nouveau dans une brèche ouverte lors de l’épisode précédent. Si du côté des émotions tout est toujours aussi bien écrit et parvient à toucher en plein cœur au moment voulu, je continue de penser que c’est étrange pour une saison finale de perdre autant de temps en histoires et personnages secondaires. Cela me fait toutefois craindre le pire pour la fin qui risque d’être une apothéose.

Spoilers

La mère de Jack est décédée. C’est dans le passé, mais c’est tout ce qu’on aura dans cet épisode.

Which grandma died ?

Ah, la mère de Jack et c’est le résumé de l’épisode qui me rappelle qu’on la connaissait, en fait. J’avais totalement zappé son intrigue bien logique puisque je me souvenais en revanche de l’alcoolisme du père de Jack (difficile de l’oublier). Face au décès de sa mère, Jack est évidement affecté, mais le problème, c’est que la série a déjà traité le deuil avec Jack. Ils ne pourront jamais surpasser ça, non ?

Jack se rend seul à l’enterrement en plus, parce qu’il y a une tempête de neige en cours. Décidément, c’est à la mode dans les séries en ce début 2022, j’aurais dû en faire des points du Bingo Séries. Avant de partir, Jack prend le temps de parler de la situation avec Rebecca, puis d’informer ses enfants de ce qu’il se passe. Par contre, les enfants ont six ans et ils ne prennent pas la mesure de ce qui se joue, les pauvres.

À son arrivée, il est accueilli par une actrice que j’associerais toujours à The Magicians : sa cousine Debbie. Celle-ci fait plein de reproches à Jack, qu’elle n’a pas vu depuis treize ans, alors qu’elle a géré tout l’enterrement comme elle pouvait. Ce n’était pas compliqué : Marilyn, la mère de Jack, avait tout prévu dans le moindre détail, il suffisait de tout respecter à ses volontés.

La conversation avec Debbie est un peu compliquée pour Jack, parce qu’il se rend compte que la cousine connaissait mieux sa mère que lui-même. C’est pourtant une évidence s’il ne l’a pas vu depuis des années, mais bon. Cela n’empêche pas la scène d’être plutôt violente pour Jack, et il n’est pas au bout de ses peines.

Il découvre assez vite que sa mère avait aussi un chat dont il n’a jamais entendu parler ou même carrément… un petit-ami. Rien que ça. Faudrait savoir : il semblait pourtant en contact régulier avec elle. Mike, le copain, sait tout de Jack et de sa famille, mais Jack ne sait rien de lui. Allez, la série marque des points et nous rappelle qu’il faut nous inquiéter aussi de la vie de nos parents, connaître leurs petites habitudes, etc. Perso, ce n’est pas trop un problème, je crois, mais je comprends qu’elle puisse marquer des points avec ce type d’épisode.

En ce qui me concerne, je trouve que c’est un peu lourd. Une fois de plus, nous avons droit à un épisode qui se concentre sur des personnages secondaires dont on peut se passer. Désolé, hein, mais que ce soit Nick et sa copine ou la mère de Jack et son copain, pour moi, c’est le même combat : nous sommes dans une saison finale et j’ai plus envie d’en savoir plus sur le barbecue de Kate et Toby que sur ces personnages. J’ai l’impression qu’on perd du temps inutilement.

Jack aussi, d’ailleurs, mais on va dire que ça va l’aider à écrire un discours tire-larmes pour la fin de l’épisode. Comme n’importe qui dans ces cas-là, particulièrement dans les films et séries, le personnage est bien incapable d’écrire quoique ce soit de touchant. Il a 24h pour le faire et ça se termine mal quand il se met à boire avec la cousine et le copain de sa mère. Nous comprenons bien que les personnages ont l’habitude de se retrouver ensemble avec une autre amie et avec la mère de Jack. Lui aussi, il le comprend et il comprend bien vite qu’il ne connaissait pas sa mère.

En rentrant, il appelle son père pour évacuer sa rage. C’est n’importe quoi : il en veut à son père par transfert parce qu’il n’a pas connu la vie de sa mère, mais c’est à lui de s’en vouloir pour ça. Il ne peut s’en prendre qu’à lui-même. Et c’est un peu ce qu’il fait le lendemain quand il explique à Debbie qu’il a appelé son père.

Son père, pourtant, il le déteste depuis toujours. Déjà enfant, sa mère l’aidait à cacher sa luge cassée pour éviter que son père s’énerve contre lui. Oui, l’épisode prend aussi le temps de quelques flashbacks pour s’assurer que l’on pleure le décès de cette grand-mère des triplés dont on n’a que peu entendu parler. Elle n’a jamais eu d’impact direct sur la vie de ses petits-enfants, mais elle en a eu sur celle de Jack, inévitablement. Les flashbacks nous ramènent ainsi à l’époque où Jack a emmené sa mère en sécurité, loin de son père.

Il lui a fait au passage la promesse de toujours répondre au téléphone quand elle l’appellerait, lui donnant un rendez-vous précis, tous les dimanches soirs. On apprend plus tard dans l’épisode que le rendez-vous est resté, ne changeant pas malgré les années, et qu’elle s’en est servie pour lui donner chaque fois des nouvelles. Puisqu’elle était loin de son fils, elle appelait de manière hebdomadaire, entretenant un lien qui nous paraît bien artificiel quand on le met en perspective avec le reste de l’épisode.

Il essayait bien de proposer à sa mère de passer et inversement, mais chacun restait trop enfermé dans sa routine et son quotidien pour s’occuper de l’autre et pour apprendre à vraiment connaître l’autre. Quand la mère rend enfin visite à son fils et ses petits-enfants, elle est toutefois ailleurs, et pour cause : elle a peur que son ex-mari soit au courant de sa présence. On comprend bien que cette relation toxique est ce qui l’a tenu éloignée de son fils, et c’est triste. Par contre, j’ai trouvé ça triste, mais pas au point de pleurer moi-même.

Lorsqu’on enchaîne sur l’enterrement, il faut bien reconnaître que c’est plutôt réussi. Jack a eu le temps d’appeler Rebecca avant, pour avoir son soutien inconditionnel, et celle-ci a évidemment pris la décision de venir assister à la cérémonie. Elle arrive après le joli poème de la cousine, tout juste au début de l’enterrement.

Pff. Comme prévu, cela permet à Jack d’improviser un joli discours tire-larmes sur le fait qu’il n’a jamais pu oublier sa maison d’enfance et que sa mère n’a probablement pas pu non plus. Par chance, il a sa famille pour lui donner un nouvel espoir et un nouveau foyer, et il est bien heureux de s’apercevoir que sa mère aussi avait un nouvel espoir et un nouveau foyer grâce à Debbie, Mike et tous les gens présents à l’enterrement. C’est juste ce qu’il fallait pour que ce soit émouvant, mais ça empire encore juste après quand Jack rentre finalement chez lui avec sa petite famille.

La série parvient comme toujours a atteindre les bons spots émotionnels : Jack pleure un coup quand il prépare le repas que sa mère lui préparait toujours pour les triplés, après leur avoir fait du patin (les patins ayant été achetés par la mère dans l’espoir de les voir en faire). Le câlin entre lui et Rebecca est juste ce qu’il fallait pour nous attendrir et ne pas nous faire regretter complètement que cet épisode nous fasse perdre du temps sur la dernière saison. En même temps, ils n’ont peut-être pas grand-chose d’autres pour la dernière saison ?

 

The Book of Boba Fett – S01E05

Épisode 5 – Return of the Mandalorian – 16/20
Alors, comment dire ? Impossible de ne pas spoiler : ce n’était pas un épisode de cette série, en fait, et ça me dérange parce qu’autant j’aime bien les crossovers, autant là, c’est du foutage de gueule ? L’épisode est vraiment sympa, même si très lent à se mettre en place, et il me hype vraiment pour la suite, mais je ne comprends pas qui a validé cette idée. J’ai envie de mettre une très mauvaise note, même si j’ai passé un très bon moment, juste pour le principe. Ce n’est pas ce que je fais. Allez, ça va finir en article du jour, cette affaire.

Spoilers

Le Mandalorian revient sur Tatooine.

Then you are a Mandalorian no more.

Ce nouvel épisode commence par une scène qui a d’abord eu le mérite de me laisser perplexe, puisqu’on y suit… le mandalorian dans une boucherie intergalactique. Tout ça n’a pas trop de lien avec le cliffhanger de la semaine passé où Boba Fett cherchait à se constituer une armée. Cette semaine, nous suivons simplement le Mandalorian en train de faire son taf, finalement, et il est loin de là où nous l’avions laissé en saison 2 où il perdait l’Enfant ?

Ainsi, il se rend dans cette boucherie pour en arrêter le patron dont la tête est mise à prix. Admettons. Le héros de la série que nous ne sommes pas en train de regarder s’est remis de la perte de Grogu en continuant de faire ce qu’il fait de mieux, à savoir en écumant la galaxie à la recherche des grands méchants. Et comme j’ai découvert le titre de l’épisode après la première scène, je n’ai même pas été spoilé par ce qui m’attendait. C’est plutôt cool.

En revanche, je suis sceptique face à cette scène où le Mandalorian n’a aucun mal à se débarrasser de ses ennemis grâce à… un sabre laser noir. Si ça fait plaisir de revoir des sabres lasers dans l’univers Star Wars, j’ai trouvé que les effets spéciaux n’étaient pas dingues. Et en plus, Mando arrive à se blesser avec, c’est malin, tout de même. Bref, il repart avec la tête mise à prix, et tout va bien pour lui à la fin de cette scène.

Il est certes un peu blessé, mais ça ne semble pas si grave de le voir boîter jusqu’à son rendez-vous suivant dans un bar où l’on découvre que dans une galaxie très très lointaine, on ne sait pas bien danser apparemment. On sait en tout cas embaucher le Mandalorian, mais on découvre bien vite qu’il n’est pas fan de son boss. En fait, je crois même qu’il refuse un job en déclinant la proposition de festoyer avec.

Vous voyez j’imagine où est mon problème avec ce début d’épisode : nous sommes loin du reste de la saison, dans une histoire indépendante… dans laquelle nous ne savons rien des enjeux. À vrai dire, ça donne même l’impression d’être devant The Mandalorian. Pourquoi pas, mais n’appelez pas ça The Book of Boba Fett, quoi. J’imagine qu’on va l’attendre un bon moment de l’épisode…

En attendant, nous voyons donc le Mandalorian boîter lentement jusqu’au lieu suivant, passant devant des éléments qui sont des clins d’œil et du fan service si j’en crois l’accompagnement musical. Je ne peux m’en prendre qu’à moi-même si je ne recolle pas les morceaux, au moins, j’avais qu’à être plus fan de Star Wars !

Mando se rend donc auprès d’alliés, parce que désormais il en a. Il a été sauvé, alors il laisse Paz Vizla le soigner tandis que la boss nous réexplique c’est que le Sabre Noir, le sabre laser du Mandalorian : c’est un sabre qui permet de régner sur Mandalore, à moins qu’il ne tombe entre les mains d’un lâche ne combattant pas pour l’avoir. La scène n’était pas inutile pour moi, parce que j’avoue que j’avais un peu zappé l’intrigue de cette saison 2. L’épisode nous réintroduit bien à ce qu’il s’est passé, entre le Sabre et Gideon. Ce dernier n’a pas encore été jugé, donc j’imagine qu’il réussira à s’échapper à un moment ou un autre.

Tant que ce n’est pas le cas, on en revient à la lance en beskar du Mandalorian qui ne plaît pas à sa nouvelle alliée : la lance peut percer les armures des Mandalorian, alors elle est trop dangereuse. Elle veut aussitôt la transformer en armure, car c’est à ça que sert officiellement le beskar. Pendant qu’elle le fait, elle nous raconte une petite histoire, nous ramenant avec beaucoup de bavardages puis de très beaux effets spéciaux à une structure en flashbacks. Très bien, mais je ne vois toujours pas le rapport, ni les enjeux.

Une fois qu’elle finit son histoire, Mando révèle qu’il veut la voir forger quelque chose pour Grogu. Même si l’enfant n’est plus sous sa garde, il continue de vouloir prendre de ses nouvelles. En fait, il s’inquiète pour lui, et ça n’est pas exactement une bonne manière de devenir Jedi… mais c’est une bonne manière de respecter la VOIE. This is the way, les gars, on est reparti pour un refrain entêtant répété en boucle.

J’ai préféré de loin la scène suivante : on sort du blabla pour voir le Mandalorian s’entraîner à utiliser son nouveau sabre laser. C’est l’occasion de découvrir qu’il a bien du mal à le manier : le sabre s’alourdit encore et toujours parce qu’il se bat contre lui plutôt qu’avec lui et contre son ennemi. C’est une idée intéressante qui respecte bien la mythologie de la saga de nous expliquer ça et de nous le montrer comme ça.

Par contre, j’ai eu plus de difficultés avec la suite : constatant que le Mandalorian que l’on suit depuis le départ avait du mal avec son sabre, Paz Vizla décide de défier Din Djarin, notre héros, pour récupérer le sabre noir et prétendre au règne sur Mandalore. C’est une scène qui n’a ni queue ni tête, parce qu’ils sont censés être potes mais s’engagent aussitôt dans un combat à mort. Au cours de celui-ci, Din Djarin est évidemment mis à mal et perd le sabre, mais ça ne l’empêche pas d’être le vainqueur du combat.

S’il le gagne, il ne tue pas Paz pour autant, étant arrêté juste à temps par sa coach qui vérifie alors que les deux soldats ont toujours gardé le casque. Ce n’est pas le cas pour Din, évidemment, on le sait bien puisque nous avons vu sa tête. Ne mentant pas, il perd le titre de Mandalorian de manière officielle, n’ayant pas respecté la Voie sacrée de son clan. Euh ? Franchement, ça va être sympa de retrouver la série s’il n’en est plus un officiellement.

Pour récupérer le titre, il ne peut rien faire en plus, car le seul moyen de le faire n’est plus possible… Voilà donc le Mandalorian dépourvu de son titre à tout jamais. Ne sachant probablement pas quoi faire, il prend la décision de retourner sur Tatooine via un vol commercial. Eh ben écoutez, c’est sympathique de voir que même lui est comme tout le monde : il ne peut même pas voyager avec ses armes !

Il ose confier le sabre le plus important de sa vie à une compagnie aérienne, et il fait bien apparemment. En effet, à l’arrivée sur Tatooine, tout est là et tout va bien. Il peut donc retourner voir son amie la mécanicienne qui lui a promis un remplacement pour le Razor Crest. C’est vrai qu’il n’a plus de vaisseau et que c’est quand même embêtant. S’il espérait pouvoir repartir de Tatooine avec son nouveau vaisseau, il découvre bien vite que ce n’est pas le cas.

J’étais content de retrouver la mécanicienne/garagiste, mais bon, le vaisseau qu’elle lui propose est encore en pièces détachées et c’est sans surprise que Din refuse dans un premier temps leur deal. Seulement voilà, elle réussit à le convaincre qu’une fois le vaisseau monté, il changera peut-être d’avis. Voilà donc Din qui s’embarque dans une construction de vaisseau bien différente de ce à quoi on s’attendait. On sait au moins ce qu’il a pour objectif désormais : construire un vaisseau avec son amie qui n’a jamais quitté Tatooine.

Les scènes sont intéressantes et pleine d’humour, alors ça change un peu. Elles nous ramènent aussi les Jawas, avec la révélation que la garagiste bosse avec eux depuis qu’elle est sortie avec un. Quel enfer, ça semble super problématique comme relation, mais on va faire comme si. Grâce aux Jawas qui ramènent des pièces détachées volées d’un peu partout, le vaisseau peut rapidement prendre forme.

De partout ? Oui, mais aussi et surtout du trafic d’épices de la société Pyke, celle qui a son importance dans la série que je suis en train de regarder parce que non, je ne suis toujours pas devant The Mandalorian. Je vais avoir du mal à m’en remettre quand même, mais j’imagine que c’est tout le problème de la liberté accordée par Disney à ses équipes. Nous ne sommes pas face à une série télé classique, chacun fait bien ce qu’il veut. M’enfin tout de même, proposer un épisode d’une autre série au sein d’une deuxième, c’est une première.

Bref, revenons-en à la critique : le nouveau vaisseau de Mando décolle. On sent que l’objet n’est pas super stable au départ, mais tout finit par fonctionner correctement, malgré des vibrations. Le vaisseau est rapide, maniable, précis et ça fait plaisir de voir le Mandalorian aux commandes d’un nouveau vaisseau qui le mènera probablement vers de nouvelles aventures très funs. En plus, la série passe aussi par l’humour, avec un clin d’œil sympa quand le Mandalorian retrouve un passager enfant du vol commercial juste après.

Tout allait un peu trop bien pour lui : il finit donc par être repéré par la police de l’air, après avoir commis plusieurs infractions. Je vois bien que je passe à côté d’un bon gros fan service là, mais je ne vais pas l’expliciter puisque je n’ai pas toute la référence. Tant pis : reconnu et mis à mal, Mando finit par s’enfuir et retourne finalement sur Tatooine.

Comme je m’y attendais, de retour au garage, il reçoit la visite de Fennec qui vient l’embaucher car elle a besoin de muscles pour la guerre à venir. Boba n’aura même pas à payer Din, en plus, parce que notre Mandalorian est prêt à bosser gratuitement si c’est pour lui. Avant ça, il veut toutefois passer voir Grogu ce qui donne beaucoup, beaucoup, plus envie de voir la saison 3 de The Mandalorian que la suite de The Book of the personnage si important qu’il est absent de tout le cinquième épisode de la série ????

Non, vraiment, c’était le premier épisode de la saison 3 de The Mandalorian qui faisait un mini crossover avec la série, pas l’inverse, et ça m’a beaucoup déconnecté parce que j’attendais vraiment le retour des personnages de cette série… pour rien. En plus, ça ne fait que montrer à quel point la première série est mieux que la deuxième ?

Resident Alien – S02E01

Épisode 1 – Old Friends – 15/20
Je suis un peu déçu par cette reprise non pas parce que l’épisode est mauvais, au contraire, mais parce que j’ai trouvé que les cliffhangers étaient trop vite oubliés et résolus de manière un peu brouillonne. Le reste de l’épisode peine à vraiment mettre en place les enjeux d’un début de saison et ralentit le rythme instauré en saison 1. On sent ainsi que la série souhaite reprendre le même schéma que l’année passée, mais c’est un brin frustrant. J’espère mieux pour la suite.

Spoilers

Harry et Max sont déjà de retour sur Terre.


Your kid is gone, there was an alien involved.

J’ai écrit tout un article pour résumer la saison 1 et ses événements de fin, mais tout de même, le résumé a réussi à me prendre par surprise : j’ai oublié bien trop de choses depuis le dernier épisode que j’ai pu voir. La saison 2 reprend en plus après un certain temps, c’est tout de même étrange : nous suivons Max et Harry en plein road-trip sur une route bien terrestre… Max est aussi insupportable avec Harry que d’habitude, réussissant ainsi à se détacher et à provoquer un accident.

On découvre alors que les tonneaux qu’ils font sont en fait dans l’espace, dans le vaisseau… et Harry se réveille ensuite à l’hôpital, où on lui explique qu’on l’a retrouvé nu sur une route. C’est d’autant plus problématique qu’Harry semble avoir des petits soucis à se souvenir de son passé terrestre, expliquant sans pression qu’il est un alien cherchant à tuer tout le monde. Bon. Reste à savoir comment il est revenu sur Terre, donc, et de quoi sera faite la saison 2.

En attendant, Asta est rentrée en ville pendant ce temps, mais elle est tout de même bien inquiète pour Max qu’elle n’a pas réussi à trouver. Elle est sûre que les militaires l’ont kidnappé… mais se trompe. Elle s’en confie à son père, qui la soutient à sa manière, en faisant de l’humour sur Max alors que euh ?? C’est horrible et ça craint énormément, tout de même.

Heureusement pour Asta, quand elle se rend chez Ben pour lui apprendre la disparition de Max, elle découvre que le gamin est de retour chez lui comme si de rien n’était. Il y a tout de même une grande différence par rapport à la saison 1 : les parents de Max sont dorénavant plus amoureux que jamais, quitte à être gênants devant Asta ou leur fils. J’ai bien aimé la construction de la scène, cependant, avec juste ce qu’il fallait de flashbacks pour qu’on se souvienne de ce qu’il en était.

Par contre, ça ne répondait pas trop à ce qui était arrivé à Max. La réalité est toute simple : le vaisseau d’Harry s’est crashé et il ne se souvient de rien d’autre que de son réveil dans le vaisseau invisible. Celui-ci est en bordure de la ville, et il le montre à Asta aussitôt inquiète pour Harry, surtout quand elle trouve du sang autour du vaisseau. Elle se lance tout aussi rapidement dans une vaste enquête pour retrouver Harry. Bizarrement, ça ne lui prend pas tant de temps que ça d’avoir une de ses amies l’appelant pour lui signaler un homme qui croit être un alien.

J’ai plutôt ri de ce développement, surtout que quand Asta se rend à l’hôpital, elle découvre qu’Harry a bien perdu la mémoire. Non content de terrifier les enfants en déchirant des peluches et de raconter sa vérité à absolument tout le monde, il ne reconnaît pas Asta du tout. Il la prend en fait pour un personnage de Law & Order, parce qu’il pense l’être lui-même.

Cela ne dure qu’un temps, et je dois dire que j’ai trouvé trop facile la manière dont il récupère finalement ses souvenirs : c’est le poulpe déjà vu en saison 1 qui lui rend la mémoire d’un coup de tentacule à travers un aquarium ? L’avantage, c’est qu’Harry peut aussitôt s’inquiéter du sort de son vaisseau, abandonnant derrière lui une Asta bluffée de découvrir qu’elle entend le poulpe parler. Oui, il décide de lui parler aussi, comme elle est proche d’Harry et qu’il a besoin d’eux pour être libéré avant de passer à la casserole. Le pauvre n’est pas la priorité d’Harry et Asta par contre.

En parallèle, le shérif reprend du service avec sa meilleure députée. Ils continuent leur enquête sur le serial killer et on se rend compte qu’ils sont loin d’être mauvais. Par contre, après les réconciliations de la saison précédente, c’est un peu chiant de découvrir que le shérif est toujours aussi relou avec son adjointe. Il l’est aussi avec Ben d’ailleurs, mais celui-ci s’est racheté une confiance bien rapidement après les événements de… la veille.

C’est un peu étrange pour moi comme j’ai l’impression que ça fait des années que la saison 1 a eu lieu, mais bon. Admettons. C’est intéressant en tout cas de le voir comme ça, mais on le retrouve bien vite à son image quand il est chargé de retrouver Max ou de faire une déposition sur les événements de la veille. La déposition est hilarante : Ben et sa femme continuent de s’exciter mutuellement chaque fois qu’ils se voient quoi, et la pauvre adjointe ne peut que subir ce qu’il se passe.

Max aussi subit ses parents : malgré l’aide de sa meilleure amie toujours aussi drôle (mais bordel, elle a grandi !) pour garder le vaisseau, il est forcé de l’abandonner quand son père lui demande de le suivre à la mairie/commissariat. C’est d’autant plus un problème qu’un match de baseball est sur le point d’être joué et que le vaisseau est justement en bordure de ce terrain de football américain. Le match est l’occasion de retrouver D’Arcy, au moins. Elle est désormais blonde aux pointes bleues, comme l’amie qu’elle déteste, et elle est une vraie sportive… jusqu’à ce que le match soit interrompu.

Harry ayant retrouvé ses souvenirs, il débarque en plein match pour tenter d’empêcher que quelqu’un découvre son vaisseau, mais c’est un énorme ratage de sa faute. Fort heureusement, on peut continuer de compter sur Asta pour tout changer : elle coupe l’électricité du terrain, tout simplement, et ça libère assez rapidement le champ. Harry retrouve ainsi son vaisseau et lui rend son apparence bien visible… pour tout le monde.

C’est un problème pour Asta qui imagine que tout le monde pourra voir le vaisseau, mais Harry est sûr que personne ne le verra au milieu de la nuit noire. Il monte dans le vaisseau pour décoller… en vain. Le vaisseau est clairement en panne, et il ne parvient pas à le réparer. Les réparations sont plutôt marrantes, puisque toute la ville se met à clignoter et que Ben ne s’en rend même pas compte. Le maire de Patience est occupé à pimenter sa vie sexuelle, en même temps.

Bon, par contre, Harry finit par comprendre que c’est mort pour son vaisseau : il ne peut le remettre en service, alors il utilise un kit de survie qui lui permet de vivre assez longtemps pour exterminer tout le monde. Sauf qu’il n’exterminera personne, donc. C’est intéressant comme idée pour justifier qu’Harry reste plus longtemps en ville : il doit désormais réparer le vaisseau pour repartir, tout en continuant à créer des liens avec les autres. Ni lui ni Asta ne s’aperçoive autrement que des fleurs étranges poussent bien vite à l’emplacement du vaisseau.

En tout cas, maintenant qu’Harry reste, il doit réapprendre à vivre en ville. Il peut ainsi parler un peu avec le père d’Asta, Dan, avant de rentrer chez lui et de retrouver Max. S’il prétend en vouloir à fond à Max, ce dernier nous révèle qu’en fait, Harry l’a sauvé pendant le crash. La scène est mignonne : on voit ainsi l’alien qui protège l’enfant humain, avant de tout oublier car c’est ce que font les humains. Bon, d’accord, mais du coup, ils se crashent à Patience ? C’est un peu gros pour un vaisseau spatial quand même. Et pourquoi Max a-t-il voulu prendre les commandes du vaisseau si Harry le ramenait ?

C’est un peu spécial, mais j’aime voir Harry se faire peu à peu à ses émotions humaines, même si ça le court-circuite. J’ai eu plus de mal avec la scène Asta/D’Arcy à vélo, parce que vraiment, ça semblait ne servir à rien d’autre que nous annoncer qu’Ethan avait disparu. Et puis, pourquoi se réconcilient-elles si vite ? D’Arcy devrait vraiment en vouloir à Asta, non ?

Bizarrement, ce n’est pas le cas, et j’ai eu du mal à comprendre le but de la scène du coup. On enchaîne en plus sur totalement autre chose avec Asta qui se rend chez Harry et le retrouve en train de se noyer. Enfin, il serait en train de se noyer s’il était humain. Comme il est un extra-terrestre, la vérité est qu’il pense sous l’eau.

Bon, ça manque encore d’enjeu tout ça. La saison prend donc le temps de nous humaniser davantage le shérif avec un deuil non réglé avant de nous entraîner vers de nouvelles intrigues : Max se retrouve avec des poils sur le torse et D’Arcy se rend compte qu’Ethan a complètement disparu de la circulation. Son appartement est vidé… et est désormais occupé par le pauvre homme traqué par les agents secrets.

Enfin, en fil rouge pour cette saison, il y a l’évidence : Harry a foiré sa mission, donc un autre extra-terrestre sera envoyé pour détruire l’humanité, y compris Asta. C’est le poulpe « numéro 42 » qui lui apprend ça depuis le restaurant, faisant soudainement flipper Harry pour la suite. Il sauve donc la vie de numéro 42 et s’enfuit du restaurant avec. La suite au prochain épisode ?