Reacher – S01E01

Épisode 1 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

Spoilers

Reacher est suspecté d’un meurtre ayant eu lieu juste avant son arrivée dans la ville de Margrave.

I don’t need a lawyer.

La série commence de manière très surprenante en Georgie avec un plan nocturne, des coups de feu silencieux tirés et un meurtre. La scène de crime est rapidement nettoyée, le meurtrier cache le cadavre après s’être défoulé dessus et hop, REACHER.

Bien. Après un pseudo générique, on tombe sur l’arrivée du héros de la série en ville… et il se fait rapidement remarquer en empêchant un mec de s’attaquer physiquement à sa copine après qui il est clairement énervé. Euh… soit ?

Il l’empêche en étant parfaitement silencieux, avec un simple regard, puis se rend commander de quoi manger dans un diner. Le pauvre n’en a pas le temps : les flics arrivent et il se fait arrêter pour meurtre devant toute la clientèle très surprise du diner. Il faut dire que les flics s’approchent de lui avec beaucoup de violence et de bruit pour un type qui, en face d’eux, reste très calme.

On apprend dans la scène suivante qu’il s’appelle Jack Reacher, et on voit assez vite vers quoi on se dirige pour la série quand la flic à l’accueil semble mille fois plus cool. Eh, il fera équipe avec eux pour les aider à résoudre des enquêtes. Encore une série procédurale, c’est bien ce qu’il me fallait. Jack Reacher, Jack Ryan… Amazon ne se foule pas, non ?

On enchaine assez vite sur l’interrogatoire de Reacher, mais l’interrogatoire n’est pas fait par les flics énervés, juste par leur supérieur pas très approbateur des méthodes à l’ancienne de ses hommes. C’est plutôt intéressant, parce que c’est là que Jack Reacher prononce enfin ses premiers mots : il affirme ne pas vouloir ou avoir besoin d’avocat, parce qu’il n’a pas tué d’homme. Du moins, pas celui-ci. Il en a tué d’autres, il ne nie pas, mais dans cette ville, il n’a rien fait.

En fait, il explique calmement que le meurtre vu en début d’épisode est l’œuvre de trois personnes, et j’avoue, j’ai bien aimé la manière calme dont il explique les choses, faisant un bon profil psychologique des trois meurtriers. Cela fonctionne plutôt pas mal, avec le boss des flics (shérif ?) en face de lui qui stresse d’avoir affaire à quelqu’un de si confiant et calme. Il faut dire que Reacher est un mystère pour lui, avec sa médaille française, son passeport au 1er janvier et son silence. Ou ses manières d’avouer qu’il est meurtrier à un flic peut-être.

Bref, Reacher finit en cellule le temps que son alibi soit vérifié auprès d’une compagnie de téléphone – parce que le cadavre avait un numéro de téléphone noté sur sa chaussure, en-dessous du mot « Pluribus ». Bon, Reacher a surtout le temps de sympathiser avec la flic du début d’épisode avant qu’elle soit embarquée par son chef pour interroger l’homme du numéro de téléphone, Paul Hubble. De manière SUPER DISCRETE, une voiture noire se gare pile en face de la maison de Paul Hubble au moment où il est interrogé par les flics.

À l’instant où il voit la voiture, Paul décide de se mettre à parler et d’avouer le meurtre. Le problème, c’est qu’il n’a clairement pas commis le meurtre dont il s’accuse et que tout le monde s’en rend compte immédiatement. Les flics sont bien forcés de l’arrêter malgré tout, mais c’est de courte durée : Stevenson, un autre flic, sait qu’il a un alibi en béton puisqu’il était avec lui, tout simplement. Bon, ça, on ne le sait pas immédiatement, on nous fait juste constater que Stevenson est mal à l’aise en le voyant.

Reacher s’en rend compte aussi avant de se libérer lui-même des bracelets supposés le menotter : il a la force physique pour s’en détacher, mais il attendait que Finlay (le shérif ? le boss ?) en donne l’ordre. Il fait ça devant la flic cool, et on comprend bien que ça va flirter sévère d’ici la fin de l’épisode. Avant ça, Finlay veut interroger Reacher, mais il le fait en-dehors du commissariat pour s’éviter tout témoin.

La scène d’interrogatoire ne tourne vraiment pas à l’avantage de Finlay cependant : il est clairement dépassé par Reacher et ses capacités d’analyse. Obsédé par les détails, il nous fait la psychanalyse de Finlay de manière très précise et nous explique donc que Stevenson n’est pas à l’aise face à Paul. C’est ainsi que Stevenson raconte l’histoire de l’alibi.

Malgré tout, Finlay décide de se garder Reacher à portée de main, parce qu’il comprend bien vite que ses capacités d’analyse et déduction en font un atout précieux. C’est clairement un côté que j’aime bien chez ce personnage et qui peut me donner envie de rester, même si tout le reste est super prévisible et assez stéréotypé pour le moment. On n’est pas sur la série de l’année, quoi.

Pour se le garder à portée de main, Finlay décide d’envoyer Reacher en détention provisoire. C’est aussi un plan pour qu’il accompagne Paul et que Paul se mette à parler, hein. Quant aux scénaristes, ben… On passe ainsi par la très nécessaire scène de nudité du héros… mais à l’entrée en prison, Reacher se fait remarquer en refusant une fouille à nu qu’il considère illégale – et il a raison de le faire, parce que c’était bien illégal. Eh, ça fait de lui un héros sympathique, très attaché au détail… et au silence. J’aime bien son côté armoire à glace, j’avoue que ça fonctionne et que c’est marrant de le voir prendre Paul sous sa protection.

Bien sûr, Reacher n’est pas du tout perturbé par la prison, ni par quoique ce soit. En fait, il se récupère assez vite des lunettes de soleil quand le caïd du coin vient casser celles de Paul pour le fun – et pour le convaincre de le sucer parce que Paul fait tout ce qu’on lui dit. Bien sûr, Reacher intervient avant que ça ne dégénère trop et nous confirme qu’il est tout de même un héros au grand cœur malgré son silence constant et malgré son côté armoire à glace.

Tout ce qu’il gagne dans cette affaire, c’est un pot de colle : Paul refuse de le lâcher et le suit partout où il va, en profitant pour lui expliquer aussi qu’il n’est pas un criminel. C’est important de le faire après tout. C’est aussi important de se garder quelques éléments de surprise : Reacher compte jusqu’à trois avant d’attaquer ses ennemis. Le premier, il lui explose la tronche à deux. Les suivants, à un. Il faut dire qu’il était en train d’être attaqué dans les douches, c’était peu rassurant alors il a eu raison de s’en prendre à eux comme ça.

Il attire aussi l’attention des gardiens qui se rendent compte que Reacher et Paul sont en détention provisoire normalement, pas avec les condamnés à perpétuité. C’est clairement une erreur volontaire d’un des gardiens de la prison, ça, et ça prouve que Paul trempe dans quelque chose de bien plus louche qu’il ne veut bien le dire. Bref, nos prisonniers préférés retournent en détention provisoire et tout est bien qui finit bien.

De retour au commissariat, nous comprenons que Finlay a bien une vie familiale compliquée avec sa Sharon et la flic cool de la série, Roscoe, apprend à son boss qu’il vient de faire une grosse erreur. Il est ainsi confirmé que Reacher est un officier haut gradé et héros de guerre qui n’a rien à faire en prison. Le chef est à deux doigt de se refumer une cigarette dis-donc, alors qu’en prison, Reacher et Paul font plus amples connaissances autour d’un repas.

Paul passe ainsi aux aveux, comme prévu : il est très clair qu’il est innocent, mais qu’il est impliqué dans quelque chose de plus grave que ce qu’il en paraît. Bizarrement, Reacher agit comme s’il s’en foutait de ça aussi. Il sait qu’il va être libéré rapidement après tout, et désormais, il veut quitter la ville. Tant pis s’il n’a pas eu l’occasion de trouver son artiste mort là, il oublie cette intrigue pour se casser au plus vite de la ville, sentant bien que quelque chose va déraper très vite.

Il est libéré de prison plus vite encore, ayant ainsi l’occasion de sympathiser avec Roscoe. C’était cool comme tout ces scènes où ils apprennent à se connaître tout en flirtant dans un will they/won’t they hyper prévisible. Pour un type qui s’apprêtait à quitter la ville, Reacher y passe finalement beaucoup de temps. Il s’achète des fringues avec Roscoe, puis reste pour son artiste et une coupe de cheveux vite fait.

Là, sérieusement, il était temps pour moi de décrocher de cet épisode. Pourtant, on voit bien qu’il y a une voiture qui suit Reacher partout, et lui aussi il le voit. Il se rend donc confronté les deux types qui en sortent, un petit clairement énervé qui est celui qui nous a défoncé le cadavre post-mortem et son cousin très froid et calculateur. Ce dernier n’hésite pas une seconde à nous menacer Reacher avec son passé trouble.

Plus trouble que celui des flashbacks où il est un adolescent insupportable, en tout cas. Bon, restons avec le présent : un deuxième meurtre a lieu dans cette toute petite ville, ce qui nous met Finlay sur les nerfs. C’est aussi une bonne raison pour que Roscoe ne puisse pas avoir son dîner-rencard avec Reacher et pour que Finlay force Reacher à venir avec eux à la morgue. C’est clairement une excellente idée, parce que Reacher reconnaît directement le cadavre rien qu’avec une photo de sa main gonflée par une allergie au latex.

Evidemment. La victime est son frère, alors il en connait toute la vie et toutes les cicatrices. Il identifie sans mal le corps, semble affecté, mais pas trop non plus et ça nous laisse Finlay encore plus énervé après lui qu’avant. Tu m’étonnes. Roscoe est forcée de séparer son boss et celui qui vient juste de gagner son rôle de consultant/suspect auprès de la police de Margrave, avant qu’on en arrive à la fin de l’épisode à laquelle on s’attendait : Reacher révèle que le musicien qu’il venait voir, c’était son frère qui en avait parlé. Et maintenant, il veut venger la mort de son frère. Inévitablement.

Allez, ça peut me faire une série pour les fins de soirée, quand je commence à m’endormir. Ca se regardera tout seul, je pense.

Reacher (S01)

Synopsis : Jack Reacher est accusé à tort d’un meurtre, mais il va vite découvrir qu’il est plus impliqué qu’il ne le pensait dans ce crime.

Pour commencer, je ne sais pas si la série va me plaire, et je suis même à peu près sûr qu’elle va me déplaire. Je sais que ça n’a donc pas tellement de sens de la regarder, mais j’ai décidé de me lancer quand même sans rien en savoir d’autre que le casting, pour voir si j’allais accrocher ou non. Il faut se lancer des défis parfois quand on est sériephile, et surtout, sans NCIS, NCIS Hawai’i et Walker cette semaine, je manque d’une série procédurale avec de l’action et une enquête.

Ajoutez à cela une bonne promo de la part d’Amazon Prime Video qui diffuse la saison 1 aujourd’hui, et voilà, je me suis embarqué dans un visionnage du premier épisode pour me faire une idée. L’idée est claire : ce n’est pas une série qui va me fasciner, mais je pense tout de même que je vais regarder cette courte saison de huit épisodes. Juste, je vais espérer que personne ne me spoile, parce que je ne me vois pas enchaîner les huit épisodes d’un coup. Par contre, les regarder de temps à autres durant les semaines à venir, pourquoi pas.

S01E01 – Welcome to Margrave – 14/20
Le héros de la série a ses côtés sympathiques et l’intrigue en fil rouge réussit à donner envie de voir la suite, mais c’est un épisode qui annonce une série qui ne révolutionnera pas son genre. Franchement, elle n’invente rien et on a juste affaire à une histoire très classique. Ce n’est pas désagréable pour autant, une petite série procédurale à fil rouge de plus. Si je le dis autrement, ça se regarde tout seul et y a un ship qui réclame des shippeurs.

How I met your father – S01E04

Épisode 4 – Dirrty Thirty – 12/20
Ce n’est toujours pas ça, mais la série a réussi à me faire rire – vraiment rire – une fois cette semaine. On progresse. Je sens toujours le potentiel de la série, mais elle cherche trop à vouloir nous dire qu’elle est fun et jeune pour l’être vraiment. Je continue d’avoir l’impression de voir des vieux tentant des blagues de jeunes – de d’jeun’s même, et c’est gênant parce que ça ne prend pas autant que ça devrait. En tout cas sur moi. Je dois être du côté vieux désormais ? J’ai l’impression que toutes les blagues ont vraiment quelques années de retard et que c’est drôle par accident uniquement.

Spoilers

Sophie fête ses 30 ans.

We’re the same age, but we’re not at the same stage.

Honnêtement, rien que le titre de l’épisode ne me dit rien qui vaille, et cette scène d’introduction n’arrive toujours pas à me convaincre. J’aime pourtant cette actrice, mais non, ça ne passe pas. Bon, passons vite, comme les scénaristes, pour en revenir aux trente ans de Sophie. C’est l’intrigue de l’épisode, mais elle divise tout de même les personnages en plusieurs sous-intrigues, inévitablement.

D’un côté, nous avons donc Sophie qui s’apprête à avoir trente ans en organisant avec Valentina une super soirée sur le thème « Dirrty ». Euh ok ? Je veux bien qu’à trente ans, il existe deux types d’état d’esprit, m’enfin quand même, ça sonne plus thème de vingtaine que de trentaine. Inévitablement, elle est en décalage avec Drew ensuite, puisque lui lui propose un rencard on ne peut plus classique où il excite Sophie en étant un vrai adulte qui commande une bouteille de vin parfaitement random mais sans regarder la carte. Hmm… Gênant comme tout, surtout quand on revient à Kim Cattrall.

Le rencard reste plutôt sympathique à voir et à vrai dire, j’ai bien aimé le personnage de Drew avec son côté rétro. Les blagues sur les taxis sont toujours aussi convenues que celles de la semaine dernière, et d’autant moins réussies qu’on enchaîne avec un chauffeur hyper patient, mais ça fonctionnait plutôt bien.

En parallèle, nous continuons de suivre aussi les autres personnages dans la préparation des trente ans. C’est super bizarre à voir aussi, car Jesse et Sid en sont à faire des jeux de langage dignes de collégiens à vouloir inventer de super concepts (non) et s’en approprier le nom (pour ?). Genre, sérieusement, j’avais envie de dire à tous ces personnages de devenir adultes au lieu de se comporter comme des ados de quinze ans. Et je sais de quoi je parle, j’en surveille un certain nombre d’heures dans la semaine… et il y en a des plus matures que certains personnages de cette série. Gê-nant.

Sid a désormais une bague de fiançailles pour hommes dont il est fier, mais dont tout le monde se moque. Allez comprendre pourquoi ? La blague ne fonctionnait pas, à aucun moment de l’épisode. C’était lourd et triste de faire ce genre de blague qui frisait les attitudes toxiques de la série d’origine. En revanche, aussi facile soit celle sur le fut de bière qui tombe dans les escaliers, ça, ça fonctionnait. Oui, je suis un public facile, mais je crois que c’est la première fois que je riais vraiment devant la série.

En tout cas, la soirée qui devait être exceptionnellement trash change du tout au tout quand Sophie se retrouve à inviter Drew à son anniversaire, un peu par surprise. Il voulait la revoir dès le lendemain du rencard et elle ne se voyait pas refuser. Par contre, le fait qu’il parle de « beaujolais nouveau » n’a absolument rien de classe, on est d’accord ? Le jeu de mots était efficace, mais terriblement américain. Qui a envie de boire du beaujolais nouveau à une soirée classe ?

Bon, la soirée n’est pas classe après : certes, Ellen n’a pas à se boire tout un tas de tequila en essayant d’aller pêcher une pomme avec ses dents, mais la majorité des invités rate l’information selon laquelle il ne faut plus venir habillés de manière dirrty thirty. C’est gênant à voir, donc, mais pas autant que de s’imaginer être Drew dans cette soirée où il ne connaît quasi personne. Tout ce qu’il se retrouve à faire est donc… lire ??

Par chance pour lui, Sophie a acheté des livres d’occasion pour faire genre qu’elle était grande lectrice. Après, laisser Valentina choisir les livres n’était peut-être pas la meilleure idée, mais ça m’a bien fait rire. Enfin, non, pas rire pour de vrai, mais vous voyez quoi, façon de parler. J’attends d’une sitcom qu’elle me fasse vraiment rire par contre… C’est compliqué, tout ça. J’en oublie de préciser que Sophie parvient à péter sa chaudière (enfin un tuyau ??) juste avant l’arrivée des invités, avec un Drew parfaitement ponctuel.

Elle essaie tellement de se changer pour lui que c’est voué à l’échec, de toute manière, mais elle fait tout pour lui plaire. Au moins, elle essaie, on va dire. Un peu trop, probablement, avec plein de blagues qui n’arrivent pas à me faire rire. Après, il ne faut jamais dire jamais, peut-être qu’un jour ça réussira à me faire rire. Il faudra que je sois plus vieux et plus déprimé ?

Pendant ce temps, Charlie essaie de définir sa relation avec Valentina avant la soirée… et il est bien déçu de se rendre compte qu’elle ne veut toujours pas être officiellement en couple avec lui. Elle se le garde de côté au cas où, mais si jamais elle peut rencontrer mieux aux 30 ans de sa meilleure amie, elle n’hésitera pas. Cela vexe Charlie qui décide de draguer toutes les femmes qu’il croisera pour rendre jalouse Valentina.

Au lieu de ça, il réussit à l’exciter davantage et il en tire profit. Forcément. Ils ont un côté couple maléfique que j’aime bien dans cet épisode – le genre de couple voué à l’échec mais que j’espère quand même voir réussir sans qu’il ne passe jamais par la case Sophie. Par contre, quelle lourdeur de les voir coucher ensemble dans la salle de bain quand Sophie y emmène Drew pour le guérir d’une brulure. C’était trop gros (et qui serre la main d’un type qu’il vient de trouver nu avec une nana sous une douche qui ne tourne pas ????).  

Allez, c’était sympathique comme développement de Valentina et Charlie au moins : ils finissent vraiment en couple ensemble et tout va très bien entre eux, parce qu’elle est prête à être monogame pour lui. Par contre, quand ils sortent de la salle de bain, ensemble, ils se retrouvent nez à nez avec tous les gens qu’ils ont dragué. La vraie blague aurait probablement été de nous dire que ces gens voulaient aller aux toilettes, mais non, à la place de ça, on se retrouve avec des blagues foirées sur les gens en couple et sur la bague de Sid. What the fuck ?

Enfin, la série développe davantage le personnage d’Ellen. Il était temps qu’elle soit autre chose qu’un personnage secondaire pour les blagues, même si c’est l’un des aspects de la série réussissant à me faire sourire. Si elle n’arrive une fois de plus pas à draguer autant qu’elle le voudrait, elle se réconcilie dans cet épisode avec son frère, Jesse. Celui-ci fait en effet en sorte qu’elle passe une bonne soirée, nous ressortant les techniques de « wingman » de Ted et Barney, mais avec sa sœur.

Cheloue. On creuse davantage dans la relation de ces deux-là et ça fonctionne plus ou moins. Disons que c’est bizarre de voir des adultes qui refusent autant de grandir et en sont à être tout heureux de frauder dans le métro parce que la carte est démagnétisée. En plus, pourquoi ils prennent le métro au juste ? Ils sont juste sortis faire des courses.

Et quel âge à le fils de Sophie dans le futur pour qu’elle lui raconte tout ça sans qu’il raccroche au nez ? Et quelle drôle de fin pour Sophie et Drew que de chanter dirrty sur le toit de l’immeuble. Cela avait un vrai côté HIMYM, il faut bien avouer, mais ce n’était pas vraiment fun pour autant. Dommage.

Euphoria – S02E04

Épisode 4 – You Who Can Not See, Think of Those Who Can – 15/20
Autant j’adore la beauté de la série, l’ambiance musicale qu’elle instaure et la qualité du jeu des acteurs, autant la narration est cette fois-ci beaucoup trop éclatée pour que j’adhère encore à 100% à ce que je viens de voir. J’ai tellement envie que les personnages aillent mieux, mais on les observe tous s’enfoncer dans les pires choix possibles. Les plus dangereux aussi. On sait que tout finira mal, on a envie de détourner le regard mais on est scotché à son canapé alors que tout se déroule sous nos yeux. Incroyable série.

Spoilers

Jules et Elliot se rapprochent, Cassie espère encore beaucoup de son couple avec Nate et Cal a du mal à se remettre des révélations de l’épisode précédent qui ont fait voler en éclat sa petite vie tranquille.

Should we all just fuck ?

À peine rentré du travail que je me suis jeté sur cet épisode, inévitablement. Comment faire autrement ? Et bordel, j’ai adoré dès le départ l’impertinence du délire de nous proposer Rue et Jules en train de coucher ensemble pour enchaîner sur des mises en scène incroyables nous montrant Jules et Rue dans des parodies d’œuvre d’art. Je ne suis pas sûr d’avoir tout eu franchement, mais qu’est-ce que j’ai aimé ce début d’épisode.

On sent que la série part en vrille dès ses premières secondes, mais les mises en scène copiant les films cultes sont incroyables. Je veux dire Titanic, c’était bluffant, et Blanche Neige avec le clin d’œil au consentement, c’était une super idée. Brokeback Mountain, c’était facile, et là aussi, ça ajoute une notion de consentement bien vu. Bref, Rue a des pensées bizarres quand on lui fait un cunnilingus, mais on comprend bien que l’idée est qu’elle se projette dans toutes les relations amoureuses qu’elle connaît.

Le problème, c’est que même si elle est amoureuse, elle est aussi défoncée en permanence, et ça n’aide pas vraiment sa relation avec Jules. Elle ne sent pas grand-chose quand elles font l’amour, et elle est ainsi forcée de simuler l’orgasme – mais comme elle est défoncée, elle simule sacrément mal. Jules, vexée, s’en confie donc à Elliot qui décide de lui apprendre comment faire des cunnilingus en pratiquant sur sa main.

Bordel, ça ne pouvait que mal tourner, et ça ne manque pas : on le voyait bien la semaine dernière, l’alchimie entre Jules et Elliot est énorme. Ils s’embrassent, commencent presque à coucher ensemble… et sont interrompus par l’arrivée de Rue qui, heureusement, prévient avant. C’est la douche froide cette intro – moi qui regrettais presque de ne pas avoir la même intro que d’habitude.

On les retrouve plus tard dans l’épisode, tous les trois à faire la fête. Et dès que Rue se rend dans la salle de bain, Jules se précipite sur Elliot pour l’embrasser.

On enchaîne ensuite sur une scène beaucoup trop toxique avec des actions ou vérités se limitant à des gages où Elliot sert d’esclave sexuel aux filles. Sérieusement. Et il n’est pas si bien que ça à faire semblant de se droguer, c’est évident. Il leur propose aussi d’aller voler de la bière, ce qui n’est jamais une bonne idée et mène à une scène certes bien filmée, mais totalement répréhensible.

Le problème, c’est donc que Rue se met à boire de la bière elle aussi une fois que Jules et Elliot sont de retour dans la voiture. Si Elliot s’inquiète de la voir boire car ce n’est pas hyper compatible avec la drogue prise avant, Jules s’inquiète surtout de la voir boire parce que ce n’est pas compatible avec sa cure de désintox. Malheureusement, Rue est déjà trop perchée pour se contrôler : elle explique donc à Jules qu’elle en a marre d’elle. En des termes bien moins polis et chouettes que ça.

Il n’en faut pas beaucoup plus pour que Rue soit laissée seule chez elle par Elliot et Jules. Sans surveillance. On n’est pas loin d’en revenir à la fin de saison 1 : Rue trouve la valise de l’épisode précédent sous son lit et n’hésite pas à se servir dans les drogues qu’elle a. Putain. Tu m’étonnes que l’épisode soit aussi éclaté si elle se met dans cet état et que c’est elle qui nous le raconte. Elle n’est peut-être pas en état de nous balancer ses discours habituels ?

Complètement défoncée, Rue imagine ensuite son enterrement, dans une scène bien étrange. Eh, ça ne peut que terminer comme ça vu toute la drogue qu’elle se bouffe. Elle fait alors un slow avec un chanteur à la voix magnifique et ce slow se transforme aussi en câlin avec son père… dans sa tête tout du moins. En vrai, l’épisode nous montre bien qu’elle fait un slow seule. Et vous allez voir que ce n’est pas la seule.

Pendant ce temps, il va de soi que Jules rentre chez Elliot et prend une douche chez lui. Cela ne peut que mal tourner, à nouveau. Bizarrement, ça tourne pourtant plutôt bien : alors que Jules se jette sur Elliot pour coucher avec, celui-ci se rachète une conscience et devient vraiment l’un des personnages que je préfère cette saison : il explique à Jules que Rue n’est pas sobre du tout et qu’ils se droguent ensemble depuis qu’ils se connaissent.

En parallèle, Nate et Cassie continuent donc de se voir, et ça fait toujours souffrir Cassie. L’actrice en profite pour continuer ses incroyables performances, alors que le personnage est clairement tiraillé entre ses désirs et son amitié pour Maddy à qui elle apporte un magnifique gâteau d’anniversaire et un livre photo sur leur amitié. Maddy ne se doute de rien, elle, et est toujours aussi à l’aise dans la maison où elle est supposée travailler.

Elle y invite régulièrement Nate pour des moments entre eux, où elle lui confie qu’il l’a détruite pour du long terme. Tu m’étonnes. Ce n’est clairement pas une relation que l’on aimerait avoir celle-ci : ils passent encore plein de temps ensemble, à parler d’amour et… ça perturbe Cassie. Elle se réconciliait avec elle-même en se disant que Nate n’était plus en couple avec sa meilleure amie, mais cette zone de flou est horrible pour elle désormais.

En bon manipulateur, Nate essaie de la dégrader énormément, mais c’est mal la connaître. En plus, bon, il se trompe de prénom quand il lui parle, alors forcément, Cassie s’énerve. La dispute de couple entre ces deux-là n’est pas sans rappeler ce que donnait les scènes entre Maddy et Nate avant, et on sent que ça part en vrai. Cela me fait presque regretter d’avoir déjà écrit un article sur Cassie et l’incroyable performance de l’actrice ce matin, parce que cette scène mérite tout autant un article !

Cassie rentre chez elle auprès de Lexi qui cherche à renouer le dialogue, sans trop de succès. La scène est mise en parallèle avec les auditions pour le spectacle de théâtre, et ça n’est vraiment pas à l’avantage de la série : ça part en vrille et ça va dans tous les sens pour pas grand-chose. Lexi décide en tout cas d’arrêter de s’inquiéter pour sa sœur.

C’est bien dommage, parce que Cassie aurait bien besoin qu’on s’occupe d’elle. Elle se rend à l’anniversaire de Maddy, donc, pour mieux voir que Nate fait un cadeau magnifique à Maddy. Clairement jalouse, Cassie décide d’enfiler un maillot magnifique pour faire sensation à sa manière avant d’aller dans le jacuzzi en enchaînant les boissons. Et Lexi a beau dire, on voit bien qu’elle s’inquiète toujours pour sa sœur, quoi.

Il y a de quoi : elle se descend une bouteille de vin blanc seule, et c’en est du gâchis de vin blanc quand on voit son état, en dansant, tout aussi seule. Par contre, si elle est seule, elle est tout de même observée par Nate et Maddy, et cette dernière n’est pas tendre du tout avec sa meilleure amie. Elle invite tout de même Nate dans son jacuzzi elle aussi.

Une autre intrigue qui donne l’impression que cet épisode est franchement déconstruit est qu’on en revient ensuite à l’anniversaire de Maddy, avec cette fois un approfondissement du personnage de Kat. Elle est cette fois dépressive à cause d’Ethan, comme à chaque fois, parce qu’elle se sent mal de ne pas l’aimer assez. Il est parfait, mais c’est tout le problème. Je déteste ce genre d’intrigue, mais c’est tristement réaliste.

En tout cas, c’est sans surprise que Kat est ensuite du côté de Maddy quand on lui demande. Elle a beau dire qu’elle a son propre avis – et c’est vrai – évidemment qu’elle est du côté de sa copine quand elle en a l’occasion. L’occasion ? Cassie, bourrée, se joint à la fête dans le jacuzzi et demande à Nate et Maddy s’ils sont de nouveau ensemble. Comme toujours, Maddy est donc super vénère d’entendre Nate répondre la vérité, mais trop rapidement à son goût et elle prend tout le monde à témoin dans leur dispute.

La dispute va jusqu’à Maddy répétant les demandes insensées de Nate qui veut se marier avec elle ou… avoir des bébés avec. Les bébés, ça ne plaît pas à Cassie : elle se met à vomir tout l’alcool ingurgité dans une scène à la fois hyper comique et horrible à voir où elle vomit sur tous ses amis et finit dans un vrai sale état.

Allez savoir pourquoi, la série se concentre aussi à nouveau sur Cal. Complètement dépressif et alcoolique lui aussi, il se remet de sa torture par Fez en buvant toujours plus et en prenant le volant dans des états horribles. Il n’a plus aucune prise sur son fils, sur sa vie, sur son alcoolisme, et c’est terrifiant à voir. Terrifiant, mais aussi super inquiétant, parce qu’on le voit prendre la route alors qu’Elliot est lui-même sur la route avec les filles.

Finalement, tout se passe bien pour lui et il arrive à destination sans trop de mal. Sa destination ? Le bar gay de l’épisode précédent, encore ouvert 25 ans plus tard apparemment. À vrai dire, rien n’a changé depuis l’épisode précédent, pas même le jukebox. Oh bordel, Eric Dane livre là aussi une bien jolie prestation. Certes, son personnage est bourré et ce n’est pas la chose la plus difficile à jouer, mais il le fait bien.

Sans trop de surprise, parce qu’il reste un sacré beau gosse, un type se dévoue pour venir danser avec cet alcoolo qui choisit un slow pour se remuer seul sur la piste de danse. On lit dans le regard de l’acteur tout ce qu’il faut des regrets du personnage et je n’étais pas surpris de voir le type se transformer l’air de rien en Derek, le copain de Cal à l’époque.

Malheureusement, cela donne envie à Cal de faire un peu de lutte, et ce n’est pas l’envie du type qui venait le draguer. Complètement saoul, Cal se fait donc virer du bar et reprend le volant, ce qui est la pire des idées du monde. Il réussit pourtant à rentrer sain et sauf chez lui. Enfin, sain, c’est vite dit. Il est complètement défoncé, et il se met à pisser dans son entrée en étant mort de rire. C’était pile ce qu’il fallait pour réveiller toute la maison et s’enterrer vivant devant sa femme et ses deux fils, tous ravis de voir son pénis se balancer devant eux pendant un moment. Les pauvres.

La scène est super prenante, parce que Cal dit enfin toute la vérité, aussi horrible soit-elle. Ben oui, il balance à son aîné, Aaron, qu’il a couché avec un homme pour la première fois (Derek ???) quand il était encore dans le ventre de sa mère ; mais aussi qu’il a couché avec plein d’hommes depuis. De manière toute aussi charmante, il avoue à Nate qu’il est son pire regret, et Nate ne dit rien à personne pendant toute la scène. Cela vaut mieux, apparemment, parce qu’Aaron se prend dans la tronche que ses parents connaissent les films pornos qu’il regarde, et les films pornos qu’il regarde sont atroces, avec des gang-bangs et des fétichismes chelous.

C’est instructif comme scène. C’est aussi assez dérangeant : on a envie que ça s’arrête sans réussir à décrocher pour autant de l’épisode. Marsha est plus forte que nous pour ça, elle rentre s’enfermer dans sa chambre quand il est question d’un mystérieux amant Facebook. Soit. Cal finit par s’en aller en laissant ses fils décider de qui nettoiera sa pisse, car il ne le fera pas. C’était hyper fort, dérangeant, triste et scotchant.

La fin d’épisode est problématique à souhait : on sait que Fez a un nouveau problème, puisque le corps de Mouse a été retrouvé. La pluie s’abat sur la ville, et par la fenêtre de la chambre de Rue. Si personne n’a fermé la fenêtre, alors ? Et si Jules est nue sur le lit d’Elliott en caleçon alors ? Et Jules se scarifie à nouveau ? La fin d’épisode est tellement perchée et éclatée ! Maddy fait la planche dans sa piscine, Lexi n’est pas bien non plus, Cassie pleure, Kat et Ethan sont dans une voiture (ont-ils croisé Cal ? J’ai sincèrement eu peur pour eux tellement ils n’ont rien à faire là autrement) et… WTF ? Faut arrêter la drogue, même si elle est meilleure que celle des scénaristes de Riverdale.