Euphoria – S02E07

Épisode 7 – The Theater and its Double – 17/20
C’est déjà beaucoup mieux pour cet épisode qui sait au moins ce qu’il essaie de raconter. Le rythme est présent principalement grâce à une narration toujours aussi éclatée qui ne permet sincèrement plus de savoir où nous en sommes dans la chronologie des événements, mais ce n’est pas grave. L’essentiel réside dans la psychologie de chacun des personnages principaux, et ça, on l’a bien, pas de problème.

Spoilers

Il est l’heure pour Lexi de présenter sa pièce à la face du monde – ou en tout cas à tout son lycée.

Lexi, you’re a fucking G!

Vu le titre de l’épisode, je m’attendais à une grande représentation de la pièce de Lexi, et ça ne manque pas : nous commençons l’épisode par Lexi inspirant profondément dans sa loge. Bien. Voyons voir ce que ça donnera, même si la série joue clairement avec ma patience dès cette première minute. Elle peine à garder mon attention, soyons honnêtes.

Finalement, la narration nous renvoie encore dans un style complètement éclaté avec Lexi qui assiste à l’enterrement du père de Rue et entend des conversations qu’elle ne devrait peut-être pas entendre sur l’état des finances de la famille et la complexité de gérer tout l’administratif. Malgré tout, elle prend son courage à deux mains et va réconforter Rue comme elle peut. Ce n’est pas si évident puisque Rue est déjà en train de se droguer, mais une petite conversation sur la poésie les aide à passer un cap.

Le pouvoir de la poésie n’est plus à prouver, et quand on nous l’associe avec une réalisation impeccable, c’est vrai que ça transporte. Et comme prévu, ce flashback n’est en fait qu’une partie de la pièce de Lexi, à laquelle Rue assiste justement. Bizarrement, Rue semble plutôt s’inquiéter de Jules que de la pièce, mais bon.

On nous fait croire aussi que la pièce a un sacré budget, sincèrement, mais ça change d’avoir Lexi comme narratrice, et ça m’a fait rire de voir le casting de la pièce de Lexi. Très clairement, les personnages principaux en sont des avatars de Lexi (jouée par elle-même), Rue, Cassie, Maddy et Kat. C’est plutôt fun à voir quand Maddy comprend ce qu’il se passe. Et puis, j’adore Lexi, évidemment que je suis au rendez-vous pour un épisode complet sur elle diffusé le jour de mon anniversaire. Juste, je suis en retard au rendez-vous apparemment.

La pièce de Lexie est en plus pleine de méta, et elle est… hilarante ? Fez a bien raison d’encourager Lexi et sa mère est clairement sa première fan, mais on se fout un peu de nous dans la linéarité de l’intrigue. On a bien du mal à comprendre l’ordre de tous les événements dans cet épisode qui s’amuse en plus à changer de casting de temps à autres.

J’en retiens que Lexi est méga fan du théâtre et qu’elle balance plein d’infos sur sa vie, sur celle de sa sœur, sur la puberté, sur leur père en qui elle n’a pas confiance quand il veut la ramener de l’école complètement bourré, sur tout un tas de moments, en fait. L’épisode est assez noir, à plonger dans la psychologie d’un personnage qu’on ne connaît pas encore.

Par contre, sérieusement, les décors de cette pièce de théâtre, c’est quelque chose. J’aime avoir ce côté coulisses qui apparaît de temps en temps, j’aime avoir la plongée dans les pensées de Lexie – mais si l’épisode tourne autour d’elle, cela ne l’empêche pas de nous révéler aussi des pans entiers du deuil de Rue (et Gia) vis-à-vis de leur père. L’épisode boucle ainsi ce qui avait été ouvert il y a deux ou trois épisodes, avec le discours de Rue lors de l’enterrement, avant d’en revenir au père de Lexi, et à ses rêves.

Ses rêves qui étaient les mêmes que ceux de Cassie mais qui les poussent toutes les deux dans des directions bien différentes. Cassie finit ainsi dans les bras de Nate, et on insiste bien là-dessus dans cet épisode qui nous rend drôlement esthétique le couple Nate/Cassie, une fois de plus.

Bon, tout ça est vite stoppé pour en arriver ensuite à Lexi et Rue en train de prendre de la drogue ensemble pour la première fois. Et là, bon. Je sais bien que c’est une série, mais on essaie de nous faire croire que le lycée est vraiment OK avec l’idée d’une pièce montrant des ados en train de fumer de la drogue ? Je ne sais pas trop, ça n’a pas de sens, même si la leçon sera que, justement, la drogue, c’est mal. Lexi explique ainsi que la drogue l’enferme dans les mauvaises pensées, jetant toujours un œil sur le public dans lequel Fez ne semble pas apparaître.

L’acte suivant est assez violent pour nous, puisqu’il met en parallèle deux moments terribles : les parents de Maddy se disputant, forçant Maddy à venir vivre chez Cassie et Lexi, pleurant toutes les nuits dans le lit de sa meilleure amie… alors qu’un flashback nous montre l’absence de confrontation entre Maddy et Cassie il y a deux épisodes : Cassie s’est enfermée dans sa salle de bain pour ne pas avoir à faire face à Maddy lorsque Rue a balancé qu’elle couchait avec Nate.

La pièce commence à avoir un véritable effet sur elle, en tout cas, Cassie étant clairement en larmes dans la salle de bain du lycée, fuyant le moment où on lui rappelle douloureusement son passé avec sa meilleure amie. Le problème, c’est aussi que la pièce va rappeler ensuite la relation toxique entre Maddy et Nate. Si Kat est toujours là et toujours mise de côté, j’ai l’impression que cet épisode dévoile plus que jamais le passé du personnage de Maddy. C’est sacrément intéressant, à vrai dire, d’autant que le couple Maddy/Nate est une référence pour tous les personnages.

La série est également terrible dans se représentation de la sexualité, avec Cassie se soumettant entièrement à Nate (ew) et Nate cauchemardant de son père en train de s’allonger nu sur lui. En parlant de Cal, la série nous révèle aussi que Jules a décidé de détruire la sextape d’elle et Cal après l’avoir vue. C’est une réaction plutôt logique… mais nous voilà loin de la pièce sans qu’on ne sache trop à quel moment on en est sorti, et à quel moment on y reviendra, surtout qu’on a vu Cassie et Nate coucher ensemble sur scène ? Enfin, leurs avatars du coup ? Enfin, nous n’en savons rien, à vrai dire. Notons aussi, avant d’en revenir à la pièce, que Samantha offre un cadeau à Maddy, sans qu’on ne sache ce qu’il y a dedans.

Cet épisode permet aussi d’en revenir à Jules et Rue. Cette dernière passe toute la pièce à essayer de voir ce que pense Jules, et elle la croise aux toilettes sans pour autant qu’une conversation ne s’engage. C’est plutôt violent à voir, mais Rue l’a quelque peu cherché, tout de même. À l’inverse, je ne suis pas sûr que l’attitude de sa mère soit la bonne avec elle : elle lui balance tout de même que Rue peut recommencer à se droguer désormais, parce qu’elle sera bientôt en âge de prendre ses décisions, et parce que sa priorité devient Gia.

Sans trop de surprise, Gia est ainsi sur une pente glissante, mais moins glissante que les abdos de tous les comédiens castés par Lexie dans sa pièce : elle représente ainsi l’entraînement des sportifs du lycée avec quelques blagues sur leur sexualité et un numéro musical sur I need a hero où tous les lycées se prennent par derirère et où tous les parents d’élèves… applaudissent ?? PARDON ? Toute cette scène n’a aucun sens en vrai, mais c’est si drôle de voir Nate contrôler sa rage comme il peut. La chorégraphie est hallucinante et si homoérotique, ça n’a aucun sens, mais je suis mort de rire. Lexi a su cerner les fantasmes de Nate, en tout cas. Et je ne sais pas qui est la plus à fond entre Rue et la mère de Lexi face à ce spectacle qui termine en standing ovation.

Le problème, c’est que le premier debout, c’est Nate, mais pas pour applaudir. Lui, il se barre, poursuivi par une Cassie horrifiée par ce qu’elle vient de voir. Le vrai problème, c’est que Nate en arrive à reprocher à Cassie de ne pas avoir su maîtriser sa sœur. Il rompt donc avec elle et lui demande de quitter la maison. OH BORDEL. Je déteste ces scénaristes, et je déteste à nouveau Nate qui n’est vraiment qu’un gros con.

En parallèle, Fez se prépare à assister à la pièce et reste chez lui avec Faye qui s’occupe de lui bien gentiment. Malheureusement, si elle semble apprécier Fez, elle ne lui dit rien des occupations de son mec, qui coopère toujours avec les flics pour faire tomber Fez. Ash semble s’en rendre compte, mais comme Fez ne semble jamais arriver à la pièce de Lexi, on se doute bien qu’il ne le capte pas à temps. On ne saura pas cette semaine ce qu’il s’est passé pour lui, mais en tout cas, il a bien cerné qu’il y avait un problème. Il était pourtant tout prêt pour aller acclamer sa petite-amie, alors je crains le pire, surtout qu’Ash a sorti un couteau. Ce n’est jamais bon signe.

PS : Zendaya a toujours les meilleures grimaces et peut me faire rire, no matter what.

Euphoria – S02E06

Épisode 6 – A Thousand Little Trees of Blood – 15/20
Je ne sais pas si c’est à cause de ma panne de séries de la semaine dernière ou s’il y a une autre raison, mais j’ai eu du mal à entrer dans cet épisode. Je trouve que ça trainait en longueur parfois inutilement et qu’on sent vraiment passer l’heure qu’il dure. Quarante minutes auraient été largement suffisantes pour raconter tout ça, et là, j’ai surtout l’impression qu’on fait durer des scènes qui, finalement, ralentissent trop le rythme de l’épisode et nous font oublier les moments marquants qui sont pourtant là.

Spoilers

Rue est en plein sevrage, Maddy et Cassie en froid.

It’s OK to be angry at her.

Mais quelle horrible scène d’introduction ? Rue est en manque et ne manque pas de nous le faire savoir. Comme on s’y attendait, elle est donc de retour chez elle et sa mère veille sur elle comme elle peut, à savoir en se montrant présente. Il n’y a pas grand-chose d’autre à faire à ce stade. Rue est dans un sale état, parce que c’est ça que provoque le manque.

Quel enfer. L’actrice qui joue sa mère s’en sort bien pour nous montrer toute la difficulté que ça représente pour elle, alors que Zendaya nous sort une prestation digne des zombies de The Walking Dead quand elle a envie de manger un bonbon qu’elle ne peut pas ouvrir. La mère fait donc tout ce qu’elle peut pour venir en aide à Rue, surtout qu’elle doit patienter la semaine pour lui trouver une place en centre de désintoxication.

On sent bien que l’épisode ne va pas être simple. La narration reprend aussi son style bien éclaté, avec Rue qui se concentre un temps sur le passé de sa mère avant d’essayer de se souvenir de ce qu’elle a pu lui dire quand sa sœur lui apporte à son tour son soutien, avant de penser à Ali et au mal qu’elle a pu lui faire. Bon, tout n’est pas perdu, Rue a quand même quelques regrets au milieu de cette période d’abstinence et de manque de drogue.

Elle me fait de la peine, mais ça n’empêche pas cette première partie de l’épisode d’être un peu trop longue. Pourtant, on sent que les scénaristes nous passent le plus dur avec un montage et l’utilisation de la voix-off. Cela nous permet d’en arriver plus vite au moment où Rue appelle Ali pour s’excuser, sauf que ce n’est pas si simple que ça de s’excuser et d’assumer ses conneries. Elle finit tout de même par réussir à dire ses excuses, et elle est bien rapidement pardonnée par Ali.

Il est vraiment une bonne personne – et il a le pardon tellement facile. Cela soulage Rue d’un énorme poids, forcément… mais j’avais surtout envie de passer à la suite, moi. Cela finit par arriver avec Ali qui débarque chez Rue pour cuisiner le repas à toute la famille. Il le fait avec Gia, après s’être débarrassé de Rue et de sa mère. OK ? C’est un peu étrange comme scène, je ne m’y attendais vraiment pas.

J’aime bien Gia, mais ce n’est pas sur elle que je pensais que l’épisode allait se concentrer sur elle et ses sentiments. Seulement, c’est qu’Ali a envie de faire, et c’est plutôt légitime en tant que parrain de Rue. Le dîner de famille ? Il n’est montré qu’en fin d’épisode et il nous révèle à quel point Ali a confiance en Rue, espérant d’elle qu’elle réussisse à rester clean. Pourtant, cette fois, Gia n’est plus si confiante en sa grande sœur. Elle a besoin de plus d’amour, Gia, et elle l’obtient de Rue… alors que sa mère apprend en pleine nuit que finalement, non, il n’y aura pas de place pour Rue dans l’hôpital où elle souhaitait la faire interner. Super.

Cet épisode marque aussi, enfin, le retour de Nate. Le pauvre n’a aucune idée de ce qu’il s’est passé entre ses deux copines, et il est ainsi plutôt heureux de sa journée : son père s’est barré, personne n’a jamais nettoyé sa pisse d’ailleurs, et il peut s’entraîner avec son portable en mode silencieux comme d’habitude. Comme d’habitude, quand il le reprend, il a 38 appels en absence de Cassie, comme toujours, et zéro de la part de Maddy, comme jamais.

Malgré tout, Nate ignore le problème et parle plutôt avec sa mère. Il semble plutôt triste que Maddy ne lui parlera plus jamais, la mère est complètement soulagée que Maddy ne soit pas enceinte et est morte de rire d’apprendre que Cassie est la meilleure amie de Maddy. Franchement, comment peut-on continuer d’en vouloir à Nate quand on voit les adultes qui l’élèvent ? Entre son père malheureux de ne pas être avec son mec et la mère dégoûtée d’être tombée enceinte ado qui regrette d’avoir perdu sa jeunesse, il ne peut pas finir équilibré le monsieur ?

Il a tout de même de bons réflexes : il pense à vérifier les affaires de son père, s’inquiétant pour le business de celui-ci. Malheureusement, il trouve surtout un flingue dans le bureau de Cal. Et ça ne peut vraiment pas être bon signe quand on sait qu’il craint Maddy – puisqu’elle a toujours l’enregistrement de Cal en train de coucher avec Jules.

Maddy, elle, est en pleine méditation après ce qu’il s’est passé. Elle a envie d’assassiner Cassie et lui en veut clairement, s’en confiant à Kat. Je suis super déçu de Kat, d’ailleurs, elle tourne aussitôt le dos à Cassie. Je ne l’imaginais vraiment pas comme ça, à partager des appels haineux sur une de ses potes avec Maddy. Le pire, c’est qu’en plus elle le fait alors qu’elle est censée être en rencard avec son mec ?

Enfin, rencard, c’est un grand mot. Elle préfère être au téléphone avec Maddy qu’avec son copain, et son copain, elle préfère le larguer.

Pour cela, elle prétexte avoir un cancer du cerveau en phase terminale et prend mal qu’il la mette en doute sur ce sujet. C’est un bel exemple d’écriture avec une serveuse hilarante et Kat qui force son copain à lui demander de rompre. C’est d’une tristesse.

Pour en revenir à Maddy, à défaut de parler de Jules parce que Rue ne veut pas en parler, elle finit par se remettre de ses émotions en se confiant à sa boss, Samantha, après avoir babysitté le gamin une fois de plus. Samantha et Maddy se retrouvent alors dans la piscine, et c’est suffisant pour qu’une bouteille de vin soit vidée et que Samantha aide Maddy à se remettre. Elle n’a que dix-huit ans après tout, ce n’est pas si grave – et Samantha a fait la même chose que Cassie à la fac.

Maddy pourrait donc s’en remettre sans trop de problème… sauf que quand elle rentre chez elle, c’est pour mieux tomber sur Nate et son flingue. C’est loin d’être une bonne chose : Nate la menace avec le flingue, lui expliquant à demi-mot qu’il sait qu’elle a l’enregistrement vidéo de Cal et Jules et qu’il souhaite le récupérer. La scène est clairement flippante avec un jeu de roulette russe pour la récupérer, même si Nate menace surtout de se suicider sur Maddy. Putain, des années de thérapie pour Maddy à ce stade. J’ai tellement de peine pour elle. Cette scène me remet au moins à fond dans ce qu’il se passe.

J’avais oublié à quel point Nate était un personnage ambivalent. Le pire, c’est qu’après avoir détruit Maddy comme ça, il remarque aussitôt des points en allant donner à Jules le DVD de son père et elle en train de coucher ensemble. Il est 100% honnête avec Jules, expliquant qu’il a vu la vidéo, que son père ne sait pas qu’il s’apprête à lui donner et qu’il ne connaît pas d’autres copies. Terrible. Tous les deux sont parfaitement honnêtes et tout va donc bien, mais bon, Jules avait tout de même prévu de trancher la gorge de Nate en cas de besoin.

En parallèle, la mère de Cassie demande à Lexi de cacher les couteaux dans les buissons du jardin pour s’assurer que Cassie ne se suicide pas bêtement. C’est du grand n’importe quoi à ce stade, mais ça pousse Lexi à aller parler de sa pièce à Fez. Pourquoi pas ? Je comprends les doutes de Lexi à ce stade : elle s’apprête à exposer toute la vie de sa sœur déjà dépressive et enfermée dans la salle de bain. Ce n’est pas la meilleure des idées.

Est-ce que Fez est vraiment de bons conseils après ? Telle est la question. C’est chouette de la voir souriante et heureuse avec lui, cependant, c’est déjà ça. Ils sont tellement mignons ensemble sur Stand by me, je ne peux qu’approuver l’existence de ce couple… même si ça risque de déraper avec le pote de Fez qui explique à Faye qu’il coopère avec les flics. Pff. C’était pourtant un bon moment de pause pour Lexi !

Elle en a bien besoin en plus : quand elle rentre, c’est pour retrouver Cassie en pleine crise. Elle envisage bien le suicide, avec un tire-bouchon à défaut de trouver un couteau. Ce n’est pas gagné cette affaire. Au passage, Lexi en profite pour lui souligner qu’elle sait pourquoi Fex a explosé la tronche de Nate au Nouvel An et qu’il est triste que Cassie puisse tomber amoureuse de Nate après des années à être moquée par lui. C’est si vrai.

Ce n’est toutefois pas suffisant pour qu’elle résiste quand Nate propose de passer la chercher directement chez elle et de passer la nuit – ou plus – chez lui. Elle lui répond qu’elle l’aime aussi et se précipite dans sa voiture, sans que sa mère ne cherche à la retenir. Je suis si triste pour Cassie aussi, même si elle passe probablement une meilleure nuit que Jules qui voit donc la vidéo que Nate vient de lui remettre. Quel enfer.

The Book of Boba Fett – S01E07

Épisode 7 – In the Name of Honor – 16/20
C’est chouette comme tout les scènes d’action et les fusillades en veux-tu en voilà avec des effets spéciaux de dingue, mais tirer dans tous les sens ne fait pas oublier qu’il y a un sérieux problème d’écriture et de consistance pour l’épisode comme pour la saison. Finalement, la saison (la série ??) s’achève et les enjeux ne me paraissent toujours pas à la hauteur d’une série. Je déteste écrire ça, mais c’était vraiment juste un film étiré à l’envi pour pas grand-chose avec des flashbacks.

Spoilers

La guerre est là.

We got problems. We got real problems.

Il est déjà temps de regarder la fin de saison 1 de cette série qui a oublié l’existence de son personnage principal après quatre épisodes. Bien sûr, ça n’allait pas durer et la guerre promise est enfin là en début d’épisode. Il était temps : Boba a enfin des répliques, mais il les adresse à… notre cher Mandalorian, encore. Il est décidément devenu le héros de la série, même s’il n’est évidemment pas celui qui prend les décisions dans cet épisode.

C’est toujours Boba qui le fait, mais on sent bien que lui comme ses hommes sont dans l’attente de l’arrivée des soldats ennemis. Il envoie ainsi les Power Rangers faire des tours en ville pour vérifier ce qu’il s’y passe, alors que ses gardes du corps sont répartis à la frontière de la ville et à la mairie. Ce n’est pas le plan le plus inventif du monde, mais au moins, ça permet à Fennec de nous assurer que tous les flancs de Boba sont couverts. Dans le langage des séries, ça me paraît le langage universel pour dire que quelqu’un parviendra à les surprendre. Et c’est bien le cas.

Pendant ce temps, les méchants aussi parlent stratégie. L’alien au chapeau assure que le marshal restera bien neutre et ça rassure le groupe de méchants qu’est le syndicat. En effet, le Syndicat (dont fait finalement partie le maire de Mos Espa) est persuadé que Fett n’aura plus d’autres alliés – et on découvre au passage qu’ils sont aussi responsables du génocide des potes de Boba il y a quelques temps. Je ne vois pas bien le lien d’ailleurs, mais bon, admettons.

L’alien au chapeau noir est finalement celui qui vient surprendre Boba directement chez lui, venant négocier au nom du Syndicat avec celui-ci. Ce n’est bien sûr pas dans les projets de Boba, mais il n’est pas si simple pour lui de tenir ses positions quand il apprend que le marshal de Freetown ne lui enverra finalement personne.

Bref, toutes les forces de Boba sont désormais en ville alors qu’il est en ligne de mire des snipers du représentant des Syndicats. Ce dernier décide d’avouer à Boba la vérité sur le génocide de ses amis, et ça semble clairement être suffisant pour courir sur le haricot de notre héros qui est en train d’en redevenir un. Ou pas. Fennec parvient à le calmer et à empêcher la confrontation entre lui et le représentant du Syndicat.

Ce dernier espérait une petite fusillade, mais il ne parvient ainsi pas à l’obtenir. Dommage pour lui. Dommage aussi pour les hommes de Boba : dès que le représentant du Syndicat est renvoyé chez lui, une attaque coordonnée commence contre tous les alliés de Boba. Ils se pensaient sincèrement protégés et en sécurité ? Les deux gardes du corps tombent au fond d’un ravin alors que la Bête qu’on pensait increvable est prise de court par un surnombre d’ennemis.

Une douzaine d’ennemis encerclent aussi les Power Rangers qui ont peur pour leur survie… jusqu’à ce que Fennec débarque pour les sauver et les faire retourner au QG – au Sanctuaire, pardon. Non, vraiment, les Power Rangers, c’est trop pour moi, à chaque fois, je les trouve ridicule. L’échange sur la politesse devrait me faire rire, mais j’ai trouvé ça exagéré.

Bon, sinon, quand je dis que les ennemis de Boba s’en prennent à tous ses alliés, j’exagère un peu : il reste toujours le Mandalorian, qui est plus fidèle que jamais à son ancien ami. Malgré tout, il semble trouver que c’est une bonne idée de faire confiance au secrétaire du maire de la ville pour le représenter dans des négociations hyper importantes. Mais ? Quelle drôle d’idée. Le but est évidemment de gagner du temps et de trahir ce représentant.

Ainsi, l’associé du maire se retrouve confronté au Syndicat et se retrouve à lire des menaces face à tout le Syndicat armé jusqu’aux dents. On sent bien qu’il n’est pas à l’aise et cet humour a pris sur moi, j’avoue. Difficile de ne pas attendre la grosse scène d’action quand même, et elle finit par arriver heureusement : Mando et Boba débarquent dans les airs pour tirer sur tout le Syndicat. Et ils sont armés jusqu’aux… genoux. C’est un bon endroit pour cacher un flingue, je pense, mais faut m’expliquer comment ils tirent par contre .

En tout cas, ils se prennent quand même pas mal de coups et, malgré les armures, ils sont mis à mal par le Syndicat aux hommes de plus en plus nombreux. Par chance pour eux, les gens de Freetown sortent de nulle part pile au bon moment. Allez, c’est comme dans les séries, dis donc.

J’ai trouvé que l’écriture manquait vraiment de subtilité sur ce passage, avec les tirs qui s’arrêtent le temps que Mando explique ce qu’il se passait. En tout cas, l’arrivée des gens de Freetown change tout : sans surprise, ils n’ont pas apprécié la mort du Marshal et s’en prennent donc au Syndicat à leur tour. On ne va pas se laisser faire par un petit oppresseur.

En plus, les Power Rangers sont encore là eux aussi pour débarquer et venir en aide à Mando et Boba. Ce ne sont pas les seuls : la Bête dont j’ai oublié le nom n’est pas encore morte en fait. Elle a encore assez de forces pour rejoindre le Sanctuaire et se faire tirer dessus juste devant. Bon dieu, mais où est la subtilité dans tout ça ? Pourquoi bâcler un épisode final comme ça plutôt que de prendre le temps de nous fournir une vraie saison complète ?

Bon, toujours est -il que le Syndicat finit par se retirer face à tant d’alliés de Boba. Ouf ? Le répit est de courte durée avant que des droids en forme de gigantesques araignées ne débarquent au Sanctuaire. Comme ils sont protégés par de sacrés boucliers, les alliés de Boba se retrouvent mal en point. Contrairement à Boba et Mando.

Ils se sont pris plein de tirs dans la tronche, mais ils sont encore assez en forme pour s’en prendre à deux à ces gigantesques robots. Mando a bien l’idée d’utiliser son Dark Saber, mais même ça, ça ne suffit pas à percer le bouclier. Boba comprend alors qu’il a besoin de plus d’alliés, mais il n’en a plus. En théorie. En pratique, Fennec n’est pas dans le combat, et j’imagine que ce n’est pas pour rien. Si la qualité d’écriture n’est pas au rendez-vous, ce n’est heureusement pas le cas pour le reste : les effets spéciaux sont vraiment beaux… et les chorégraphies des acteurs parfaitement éclatées au sol. Putain, les effets de style des Power Rangers là, c’est n’importe quoi, ils sont bien trop dans l’excès.

En parallèle, chez notre garagiste préférée de Tatooine, un X-Wing arrive et ça la fait stresser comme tout… jusqu’à ce qu’elle découvre qu’à l’intérieur de celui-ci, il n’y a pas un officier, mais R2-D2 et Grogu. Pff. C’est tout mignon de voir Grogu comme ça avec son armure de Mandalorian, mais je ne suis pas convaincu par cette manière de gérer ce qui était le cliffhanger de saison d’une autre série. Après, c’est toujours un plus de retrouver ce Baby Yoda et de savoir qu’il va vivre sa meilleure vie sur Tatooine.

Le premier réflexe de la garagiste ? Se rendre en centre-ville pour retrouver Mando (comment sait-elle qu’il est là ? J’ai oublié quelque chose ?) et lui dire qu’elle a Grogu – même si très clairement le centre-ville est en pleine fusillade. Elle se pointe comme si de rien n’était en plein milieu de la scène d’action et elle semble surprise de découvrir les droids qui s’en prennent à Mando ? Au moins, elle lui ramène Grogu qui en profite pour faire un câlin à Mando.

Je suis un peu déçu qu’il lâche son entraînement de Jedi pour si peu, mais je suis sûr qu’il sera essentiel à la victoire de Mando. La garagiste aussi, apparemment. Bon, ils ont bien sûr un accident provoqué par le robot… et la bataille s’arrête soudainement quand on entend un grognement d’animal – un hurlement plutôt. Tout le monde regarde alors Godzilla en train de débarquer, mais ce n’est pas Godzilla, non, c’est le nouvel allié de Boba, l’énorme bête qu’il a appris à dresser.

Elle est capable de mettre à mal les droids et les boucliers, au moins. Mando en profite pour s’attaquer à l’un d’eux. Et au moment où il s’apprête à mourir tué par ce robot, devinez qui débarque ? Grogu évidemment. En vrai baby Yoda, il utilise la Force pour démanteler un peu plus le droid. Oh, il se prend un coup au passage, mais il est protégé par sa nouvelle cote de maille, alors tout va bien.

Les gentils peuvent gagner sur ce front, youpi. Il en reste un dernier, celui des Power Rangers. J’ai oublié d’en parler tellement je n’en ai rien à foutre d’eux. Ils sont coincés avec les habitants de Freetown derrière un mur… mais ça ne les arrête pas pour autant, avec l’héroïne rouge qui monte sur les toits pour faire diversion et utiliser un sniper contre les hommes du syndicat.

Cela est efficace un moment, et juste assez pour que Boba débarque à nouveau protéger ses amis. Cette fois, c’est à peu près sûr : la victoire est acquise pour Boba. On n’en doutait pas vraiment, hein, mais c’est chouette de la voir pour de vrai, alors qu’un dernier combat s’engage et blesse la bête increvable qu’il a dompté. Cette dernière a finalement l’intelligence de s’en prendre à l’œil rouge qui est clairement le cœur de la bestiole.

Hop, la voilà détruite. Il ne reste plus qu’à pourchasser les hommes de main du Syndicat qui prennent la fuite – histoire aussi que Peli, la garagiste, rencontre le secrétaire du maire et qu’ils se… draguent ? Chelou. La saison n’est pas encore tout à fait terminée : il reste à gérer le cas du représentant du Syndicat. Il débarque avec un lance flamme qui fait fuir la Bête de Boba, puisqu’il n’apprécie pas la chaleur et qu’il n’a plus Boba pour le diriger – Boba étant tombé de monture.

Nous pouvons donc en revenir à l’ambiance western de l’épisode précédent dans un face à face entre Boba et l’extraterrestre au chapeau noir. J’ai déjà dit que je n’aimais pas les westerns ? Je ne les aime pas, et en plus, Boba se fait avoir en étant moins rapide que le vieil alien. C’est problématique. Même son propre lance-flamme ne lui permet pas de prendre le dessus sur le méchant. Ce dernier reste bien trop bavard pour gagner, par contre, prenant encore le temps de s’écouter parler et de donner une « dernière leçon » à Boba. Celui-ci n’a donc aucun mal à se relever alors qu’il était sur le point de mourir.

Leçon numéro 1 pour tous les méchants : cessez de jacasser tout le temps là. Boba nous tue le représentant du Syndicat qui aurait pu être un bon méchant, mais n’aura pas tellement réussi à me convaincre. S’il s’en sort, il reste un problème, sa Bête, le Rancor, est en liberté dans la ville. Ce n’est pas terrible et ça fait pas mal de destruction de biens. Le Maire ne sera pas heureux je pense. Cela fait beaucoup d’effets spéciaux pour la série quand même, on se croirait devant un film, vraiment.

On se croirait aussi devant un épisode du Mandalorian, encore, quand c’est lui qui décide de faire face au Rancor, tout seul. Bon, il se fait bien victimiser par l’énorme bestiole, hein, ça va de soi, et ça donne des moments marrants où il est à deux doigts d’être son casse-croute et où il nous brûle la gorge du Rancor. Décidément, ils ont tous un lance-flamme à portée de main.

De toute manière, il n’y avait pas besoin de faire tout ça : il suffisait d’envoyer Grogu face au Rancor. Celui-ci s’endort rapidement quand la Force s’en mêle. Il est mignon comme tout ce Grogu dompteur de Rancor, mais j’ai toujours du mal avec sa démarche. Finalement, Grogu s’endort juste à côté du Rancor et tout est bien qui finit bien.

La saison n’est pas encore tout à fait terminée pour autant : il faut encore que l’on retrouve Fennec en train de mettre un terme définitif au Syndicat. La scène est sympathique et mène à un cliffhanger où Boba se retrouve à diriger la ville avec tous ses alliés. Tous ? Non. Comme le révèlele thème musical, on enchaîne sur le Mandalorian. Celui-ci quitte Tatooine avec Grogu à bord, et Grogu se comporte comme un enfant à vouloir que son papa de substitution mette les gaz dans l’espace.

Il y avait aussi une scène mid-générique, mais je vais être honnête, je n’ai pas trop compris qui était dans la cuve pour être régénéré, ni qui le surveillait. J’ai dû rater du fan-service.

EN BREF – La série a beau faire du fan service, elle est une déception en ce qui me concerne, peut-être aussi précisément par que je ne suis pas un fan absolu de la saga. On a surtout le problème qu’elle n’arrive pas à savoir ce qu’elle veut être et qu’elle se perd en permanence, d’abord dans les flashbacks, ensuite dans sa structure où nous passons deux épisodes sur sept sans le héros de la série, qui lui donne pourtant son nom. C’est abusé, tout simplement.

Cela n’a pas réussi à me convaincre, donc, et j’ai trouvé qu’en plus on terminait sur un épisode inévitablement brouillon, qui va à toute vitesse et ne parvient pas à rendre justice à la masse de fric qui est dépensé en effets spéciaux. C’est beau à voir, je ne dis pas, mais l’écriture n’a pas réussi à me satisfaire vraiment. Le seul point positif finalement, c’était de retrouver Grogu et Mando.

9-1-1 Lone Star – S03E05

Épisode 5 – Child Care – 16/20
Une seule actrice vous manque et tout est dépeuplée. Quand vous la retrouvez, paf, tout va pour le mieux à nouveau. Quant aux trois intrigues principales de l’épisode, elles sont toutes particulièrement prenantes, même si tirées par les cheveux dans la manière dont elles sont introduites. Cela me convient uniquement parce que la suite est si top et parce que j’aime les développements des personnages proposés.

Spoilers

Owen couche à tout va, Judd couchait à tout va et une gamine ferait mieux de se coucher.


I think you’re my father.

J’avais dit que je passerais ma journée devant des séries et c’est raté. Bon, j’ai tout de même promis de voir cet épisode aujourd’hui pour débloquer un Bingo Séries, alors c’est parti pour avoir au moins une critique sur le blog. C’est le minimum, tout de même.

Sans la moindre logique, la série commence par une scène nous rappelant que Mateo vit toujours chez Owen (mais alors pourquoi le chauffage était-il coupé quand Owen est revenu chez lui ??). C’est l’occasion de découvrir qu’Owen a de nouveau une vie sexuelle active – trop active même. Il couche donc tous les soirs avec une femme différente, et une femme clairement plus jeune que lui apparemment. Cela finit par poser problème à Mateo, mais aussi au reste de la caserne qui suit ces aventures-là grâce aux récits de l’ex-bleu.

Du coup, Owen décide de créer une vraie connexion avec une femme, mais tout ce qu’il y gagne, c’est une inscription à une application de rencontres qui craint beaucoup. Sur les conseils de Mateo, il décide donc de rejoindre une autre application, Ascent. Cette application est réservée aux stars, mais heureusement il en connaît une : Marjan. Et avec un peu de chantage et de négociations, en plus d’un bon repas, voilà donc Owen qui peut s’inscrire sur cette application.

C’est une excellente chose, parce que ça permet à la série de nous ramener dans le casting Amy Acker. Et là, je dis oui, immédiatement, elle a intérêt à être la future femme d’Owen. Bon, le rencard entre eux se déroule à merveille, c’est déjà ça, même s’ils finissent par être en désaccord sur un acteur, au point de mettre fin au rencard. Euh ? C’est un peu extrême, sur un simple désaccord concernant des films, d’en arriver là. Et ça vient de moi, ça en dit long, quand même !

Pendant ce temps à la caserne, un ado vient voir Judd. Sérieusement, j’ai vu trop de séries pour ne pas être immédiatement sûr qu’il allait balancer à Judd qu’il pensait être son fils. Cela ne rate pas, et la scène est quand même vraiment pas mal foutu du tout, parce que Judd n’y croit absolument pas. Bien sûr, Grace arrive à la caserne avec le meilleur timing possible. C’est peut-être cependant ce que j’ai préféré : Judd est sûr de lui et n’a clairement pas l’intention de cacher quoi que ce soit à Grace.

Quand il comprend que le gamin a toutefois raison, parce qu’il a des arguments imparables, du genre, l’ADN, il perd quelque peu ses moyens. C’est Grace qui est la plus réactive, finalement, prenant le numéro de l’adolescent pour pouvoir le recontacter alors même que celui-ci n’a pas prévenu sa mère de ses recherches.

C’est un coup dur pour le couple Judd/Grace. Ils ne pouvaient pas aller bien plus d’un épisode, tout de même. Leur fille vient à peine de naître, et voilà donc que Judd se retrouve papa suite à un coup d’un soir datant d’avant même sa rencontre avec Grace. C’est elle qui a réussi à le changer, elle le sait, mais ça ne l’empêche pas d’être énervée malgré tout. Allez, ça va clairement remettre sa foi en question tout ça, parce qu’elle se retrouve avec la famille qu’elle voulait depuis toujours pour découvrir qu’en fait Judd était déjà papa.

C’est violent pour elle, c’est violent pour Judd, c’est violent pour tout le monde. Et c’est terrible. Je trouve que ça l’est d’autant plus que Grace a conscience que sa réaction est irrationnelle, mais que ça ne la rend pas moins crédible pour autant.

A défaut de pouvoir en parler calmement à Grace, Judd se rend chez Tommy pour évoquer avec elle cet énorme problème. Il se souvient bien sûr de la nuit d’amour avec la mère de l’enfant, mais il était loin de se douter qu’il était déjà un mauvais père. Il me fait de la peine, franchement, mais Tommy a raison de souligner qu’il était sacrément débile comme gamin.

En fin d’épisode, Grace réussit heureusement à se calmer et à aborder la situation avec le sang-froid qu’on lui connaît. Elle explique donc à Judd qu’elle a préparé son dîner préféré afin de mettre en place un dîner de famille. Et comme il y a trois assiettes, je me suis dit que l’ado allait revenir pour entrer un peu plus dans leur vie. Ce n’est finalement pas le gamin qui se pointe, mais sa mère. C’est tellement la chose à faire, Grace est la plus maligne, évidemment.

Elle a appelé la mère du gamin afin d’entrer en contact avec elle et de parler de cette situation plus que déroutante, parce que la famille vient de s’agrandir de manière improbable des deux côtés. La scène est pleine de moments vraiment gênants, mais c’est parce qu’il est difficile de faire autrement quand on rencontre la femme qui a couché avec son mari des années plus tôt et a eu un enfant avec sans jamais le lui dire – faute de savoir qui il était.

Cela finit pourtant en scène drôlement familiale : Grace ne déconne pas quand elle dit qu’elle fera tout pour Judd et qu’elle considère son premier enfant comme une partie de sa famille. Elle en arrive au point où elle laisse cette inconnue prendre Charlie dans ses bras tout de même. Grace, tu es mon personnage préféré, à nouveau.

La première et seule intervention du jour est absolument terrifiante : une petite fille se fait séduire par « Mr Whisper », quelqu’un qui lui parle à travers une caméra connectée dans sa chambre. Ce Mr Whisper est tellement mignon qu’il offre un cadeau à la gamine : de quoi foutre le feu à toute sa maison. Mais ? Terrifiant. Qui irait mettre une caméra connectée dans la chambre de son enfant, après ? Je ne sais pas. Je comprends l’idée de la caméra, mais pourquoi connectée avec un micro ? Et puis, la gamine paraît grande en plus pour avoir une caméra.

Bon, l’incendie est horrible pour les papiers, parce que les pompiers réussissent à sauver les parents qui s’inquiètent pour leur fille. Le problème, c’est qu’ils annoncent avoir une petite fille, mais que Judd ne la trouve pas dans la maison alors qu’elle est sur le point de s’effondrer. Judd est sorti de là à temps et les flics comprennent vite qu’ils ont affaire à un enlèvement. Grâce à l’aide de Carlos, la détective sur l’affaire découvre ainsi l’existence de Mr Whispers.

Bon, Carlos est clairement dans l’abus avec la détective, parce qu’il va jusqu’à fouiller son bureau pour en savoir plus, mais ce cas montre qu’il est capable d’être un excellent flic. En effet, il passe tout son temps libre à étudier l’affaire, prenant le temps de vérifier toutes les caméras de surveillance du quartier, puis toutes les vidéos de Katie et Mr Whispers. Grâce à ça, l’enquête est vite résolue et, nous, on a des scènes toutes mignonnes où TK reste à ses côtés le temps qu’il visionne des heures et des heures de vidéo creepy. Sans être payé plus. Cela dit, je peux comprendre que cette affaire le travaille à ce point. Pas sûr que ce soit positif pour la suite de sa carrière de se laisser si affecter.

En tout cas, Mr Whispers est donc l’ancienne baby-sitter de Katie. Elle utilise un filtre vocal pour ne pas être reconnue, mais ça n’est rien face à la détermination de Carlos et de sa nouvelle pote détective. L’enquêtrice l’aime clairement bien, au point de lui conseiller en fin d’épisode de passer lui aussi le concours pour devenir enquêteur.

Avant ça, il fallait tout de même retrouver Katie. Grâce à une Amber-alert, c’est rapidement chose faite : Owen voit l’alerte sur son portable lors de son rencard désastreux et réussit à voler la voiture d’Amy Acker pour poursuivre la voiture de l’ex babysitter. Celle-ci perd clairement le contrôle de son kidnapping quand elle voit l’alerte, surtout que Katie en était à réclamer sa mère. Il n’en faut pas plus pour qu’elle se mette à gifler Katie et à rouler à toute vitesse dans Austin.

Owen la poursuit donc au volant d’une voiture qui n’est pas la sienne, histoire de montrer à Amy Acker son vrai côté héroïque. Et voilà donc comment leur rencard se termine : bien. Owen est celui qui parvient à arrêter la baby-sitter et ravisseuse, ce qui lui fait gagner des points de charme auprès de sa nouvelle conquête, qui lui propose même d’aller manger avec lui. Euh, c’est vraiment une série, parce que c’est le genre de rencard qui donne vraiment envie de rentrer se terrer chez soi je pense, mais admettons. L’essentiel est que ça fonctionne pour Owen !