Evil – S02E09

Épisode 9 – U is for UFO – 16/20
L’épisode a l’avantage d’être moins dérangeant à suivre que la semaine dernière, avec des scènes moins tordues… mais tout de même, c’est bizarre comme tout de suivre cette intrigue parce que, même si je suis sûr et certains qu’ils savent très bien où ils vont, je n’arrive pas du tout à suivre toutes les intrigues et ramifications qui sont sous-entendues et évoquées au fur et à mesure de la série.

Spoilers

Le trio enquête sur l’existence des extra-terrestres après le témoignage d’une pilote de l’armée affirmant avoir vu un OVNI.

Is the Church really gonna consider the existence of aliens ?

Ils ont quoi les scénaristes cette année ? Ils veulent tous nous parler d’OVNI et d’aliens, ça commence à me souler sérieusement. C’est bon, je sais que j’ai trois saisons de retard dans le reboot de Roswell. En tout cas, l’épisode nous plonge immédiatement dans son intrigue de la semaine, avec le témoignage d’une pilote d’avion de l’armée qui assure avoir vu un objet volant non identifié se déplaçant à une vitesse incroyable sans faire de bruit.

Il n’en a pas fallu plu pour qu’elle se sente proche de Dieu et qu’elle contacte l’Eglise afin qu’une enquête soit ouverte. Et oui, l’Eglise est prête à considérer la création de Dieu ailleurs que sur Terre. Ah. Le problème, c’est que l’armée est loin d’approuver le témoignage de sa pilote, mise à pied pour ça d’ailleurs. Kristen est rapidement face à un mur quand elle interroge une colonelle. Le témoignage semble être mis à mal par les faits.

Pour ne rien arranger aux affaires de la pilote, de son côté, Ben interroge une adolescente, Asha, qui jure avoir vu et ressenti le même bien-être qu’elle… mais après avoir fumé de la marijuana. Forcément, ça décrédibilise vachement tout le récit et l’Eglise laisse tomber cette affaire. Oui ? mais voilà, Ben et Kristen continuent chacun de leur côté l’enquête pour mieux en arriver à la conclusion qu’ils se sont trompés.

L’armée ment sur les lancements de satellites que la pilote affirme avoir vu, mais elle s’amuse aussi à fire passer pour hystérique toutes les femmes qui prétendent avoir vu un OVNI. C’est gênant, et ça rouvre aussitôt l’enquête. Ben et Kristen organisent des entretiens avec d’autres gradés militaires, mais l’interrogatoire se faisant en même temps, un d’eux décide de ne pas dire tout ce qu’il sait.

À la place, il envoie un mail à Ben, avec un lien qui ressemble fort à un virus. Bizarrement, Ben l’ouvre sans hésiter et se retrouve face à une vidéo enregistrée le jour du vol de la pilote. Cette fois, c’est très clair : il y a bien quelque chose de visible en train de voler de manière surprenante. Et cette vidéo fait que notre trio est dépassé par ce qui suit : l’Eglise débarque avec plein de renforts dans leur enquête.

Le père Katagas dirige en effet plusieurs prêtes qui viennent voir ce qui se passe et souhaite assister à l’interrogatoire de la pilote qui recommence. Cet interrogatoire nous permet d’apprendre qu’elle n’a plus d’hypertension depuis qu’elle a vu l’OVNI et, surtout, que ce n’est pas la première fois que ça arrive. L’Eglise a carrément une machine capable de reproduire l’odeur sentie par la pilote… et ça semble confirmer l’existence des extra-terrestres, tout ça.

C’es totalement inattendu tout ça. Plus inattendu encore est l’arrivée d’un officiel du gouvernement dans le jardin de Kristen pour lui annoncer que ce que la pilote a vu est en fait un drone russe. Mouais. La mise en scène, avec le train, est intéressante autant que décevante. Oui, ça donnait envie de croire à l’existence des aliens tout ça. Ben est clairement déçu, franchement.

Malgré tout, l’Eglise demande à parler à Asha, puis à reparler à la pilote. Là-dessus, notre trio habituel rencontre un homme qui bosse pour le Vatican – ou en tout cas qui bosse en liaison avec le Vatican, mais aussi avec les services secrets de tout un tas de pays. Il affirme ainsi que l’OVNI n’est certainement pas une technologie russe. De même, selon lui, Edgar Loudermilk, l’homme à qui Kristen a parlé, est un menteur.

Et il est bien placé pour le savoir puisque David comprend qu’il bosse pour les services secrets du Vatican, l’Entité. Rien que ça. Il invite le trio à Rome et est si bizarre. Il parle tout lentement et rit même au ralenti. On dirait vraiment le paresseux de Zootopie. Cet homme leur fait en tout cas signer des contrats de confidentialité, en s’arrangeant au passage pour que David aperçoive dans sa sacoche une brochure pour… RSM Fertility.

Finalement, tout ça n’est qu’une menace de l’Entité. En effet, l’homme affirme qu’aucune enquête n’est en cours sur RSM Fertility avant de souligner à David qu’il n’irait pas à Rome puisque la pilote et Asha ont avoué avoir menti. Pardon ? La pilote contourne les questions de Kristen, étant simplement heureuse de pouvoir voler à nouveau. Asha est plus claire, elle, au moins : elle a obtenu l’opportunité d’aller à MIT l’année suivante. Encore mieux que de voler.

Pendant ce temps, David est recontacté en pleine nuit par un Leland en larmes. Il débarque pour affirmer avoir été contacté par un vampire, ou un monstre, qui l’aurait attaqué durant la nuit, pendant qu’il dormait. Il fait un joli dessin, mais il est absolument insupportable, comme toujours. David est forcé de le virer de chez lui, bien perturbé : le dessin de Leland correspond très exactement au sien, et donc au cauchemar qu’il a lui-même fait.

David débarque aussitôt chez Ben pour voir les enregistrements de l’appartement de Leland cette nuit-là. Bien sûr, Ben dormait avec l’ordinateur sur les genoux au moment de sa « vision » cauchemardesque, alors les questions continuent de se poser. On s’éloigne vachement des extra-terrestres, par contre !

Il faut bien un fil rouge cependant, alors concentrons-nous sur celui-ci, avec David qui se décide à faire de la méditation. Il a de nouvelles visions étranges, entre désirs (Kristen et lui au lit), horreur (des vers) et… des coups de couteau sanglants. Bizarre. Pas aussi bizarre que l’ordinateur de David qui continue de murmurer des choses une fois éteint. Et non, ce n’est pas juste David qui hallucine, parce que Ben l’entend aussi.

En démontant l’ordinateur, il trouve ainsi un composant marqué d’un pentagramme qui prouve que l’ordinateur a été trafiqué pour que David se pense fou. Plutôt que de racheter un nouvel ordinateur, Ben propose à David d’enregistrer une longue vidéo qu’il pourra ensuite faire passer en boucle si Leland cherchait à l’espionner. La boucle que David est en train d’enregistrer lui fait aussi se poser une question simple, mais essentielle : et si Leland faisait pareil ?

Leland, lui, est occupé à retourner voir son psy et confirmer que toute cette histoire d’exorcisme n’est qu’une énorme supercherie en ce qui le concerne. D’accord, mais que veulent nous dire les scénaristes avec cette intrigue du coup ??

Sans trop de surprise, le mari de Kristen continue aussi de confronter sa femme sur les nombreux changements qui semblent l’avoir transformée depuis un an. Il décide donc de venir à une de ses séances chez le psy, laissant tomber toute étique de base sur le sujet. Le psy se laisse convaincre de leur donner des conseils à tous les deux, et ça lui permet surtout d’apprendre le pétage de câble de Kristen dans le supermarché.

Si Kristen affirme qu’elle est contente de s’être affirmée ce jour-là et qu’elle espère que ses filles sentiront les mêmes sensations qu’elle au lieu de se taire, elle semble voir les choses totalement différemment quand le psy lui demande si les filles ont vu la vidéo. Si les parents ne sont pas sûrs, pour ça, on peut compter sur la grand-mère évidemment. Sheryl est insupportable à blâmer le père qui n’a rien dit et à montrer ça aux gamines comme si c’était tout à fait normal de voir sa mère défoncer la tronche d’un type. À quand l’intervention de la police vis-à-vis de Kristen, aussi ? Ou des parents sur Sheryl qui est de plus en plus perchée avec son autel dans le garage et sa mauvaise influence sur ses petites filles.

On ne sait pas. Ce qu’on sait, c’est que les parents sont débordés par les quatre gamines regardant en boucle la vidéo. Le mari prend la décision de repartir pour un mois afin de fermer leur entreprise et les parents annoncent comme ils peuvent les décisions aux quatre filles. Les gamines sont toujours aussi horribles et insupportables, en tout cas. Et sans surprise, la vue de leur mère en super-héroïne internet défonçant la tronche des méchants dans les supermarchés finit par leur poser des problèmes à l’école.

En même temps, Kristen et Adny ont inscrit Laura dans une école gérée par des bonnes sœurs, alors autant vous dire que la vidéo ne leur plaît pas et qu’elles n’imaginent pas que la femme tabassant un homme dans un supermarché puisse être Kristen. Forcément, Laura traite son prof de menteuse quand il lui dit que ce n’est pas sa mère. En école privé, tout ça ne passe pas du tout, surtout quand elle l’appelle une putain de menteuse. On ne saura pas trop les conséquences immédiates pour Laura, mais une chose est sûre : Kristen commence à regretter son comportement et à vouloir redevenir ce qu’elle était.

En attendant, elle reste une tentation évidente pour David. C’est vers lui qu’elle se tourne plutôt que son psy pour avoir des conseils sur comment vivre sa vie normalement à présent qu’elle s’est rendue compte qu’elle détestait les gens. De manière générale, elle se sent en colère et déteste tout le monde. Eh, c’est un sentiment répandu en ces temps houleux aux US. La conversation avec David est intéressante, même si un peu impossible à résumer pour une critique. Retenons simplement qu’elle demande à David de ne pas devenir prêtre. Et qu’il l’écoute assez sérieusement, en plus.

Après cette scène où Kristen est clairement en train de développer des sentiments pour David (mais pourquoi forcer autant cette relation ?), Kristen peut rentrer auprès d’Andy et s’excuser d’avoir changé. Elle lui demande aussi d’être patient avec elle… il y a du boulot pour ça. Nous n’aurons pas plus d’éléments de conclusion que ça pour cet épisode.

L’épisode se termine sur le trio qui s’amuse avec la machine à odeur du Vatican et sent l’odeur de l’OVNI pour la première fois. Si nos héros passent un bon moment, cela termine aussi avec une décision surprenante de David : il souhaite s’attaquer au cas de RSM Fertility. Il serait temps depuis le temps qu’on en entend parler.

Ce n’est toutefois pas la dernière scène de l’épisode. Il est bien plus angoissant de terminer sur Sheryl qui se rend chez Leland pour lui donner un peu de son sang. Oui, oui. Il est venu la voir en cours d’épisode pour lui en demander, mais elle a refusé… avant de changer d’avis. Ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’entre temps, il est retourné chez son psy lui, contrairement à Kristen. Et son psy, il nous l’a décapité afin de se faire remarquer de l’autorité au-dessus de lui. Euh oui, on a vraiment vu cette scène, ça n’a aucun sens.

Ainsi, quand Leland propose à Sheryl de rester dîner pour parler d’une opportunité professionnelle et qu’elle accepte, on sait très bien vers quoi ça se dirige : il a cuisiné son psy. S’il imaginait simplement qu’il ressemblait à un monstre et qu’il s’agissait d’un humain, c’est horrible. S’il s’agissait d’une créature… C’est horrible aussi.

> Saison 2

 

The Outpost – S04E09

Épisode 9 – The Price of Immortality – 17/20
C’est un bon épisode une fois de plus, avec des avancées à la fois pour les personnages et l’intrigue. Il faut le bien dire, il y a un passage particulier de l’épisode auquel je ne m’attendais vraiment pas en le commençant et qu casse un peu le rythme de croisière pour la suite. Je commence à m’y faire, par contre, car c’est comme ça chaque semaine, il y a toujours une scène inattendue. La série a tellement changé avec le temps !

Spoilers

Talon doit revenir à l’Outpost chargée de mauvaises nouvelles.

I like soup.

Je n’arrive toujours pas à y croire, mais c’est un vrai plaisir de retrouver la série chaque semaine et d’entendre la voix de Talon nous rappeler ce qu’il s’est passé dans les épisodes précédents. Par contre, au début de l’épisode, j’ai eu du mal à comprendre ce que Talon faisait dans une grange à être réveillée par une paysanne. Par chance pour Talon, sa réputation la précède et la femme qui la réveille est prête à beaucoup pour elle.

La pauvre paysanne est toutefois rapidement tuée par la Déesse qui aspire son énergie vitale, s’en prenant en fait à tout son village. Par chance, Talon a son Kinj qui la protège, mais tout le village se retrouve sans la moindre énergie, ce qui est tout de même un peu gênant. Les dieux sont sans pitié, et ils n’hésitent pas ensuite à cramer tout le village. Talon se retrouve à devoir s’enfuir alors que tout prend feu. Par chance pour elle (décidément, ça en fait de la chance), un cheval est encore en vie et lui permet de s’en aller vers l’Outpost, alors que les dieux sont heureux comme tout de constater que la vie sur la planète s’est bien développée depuis leur dernier passage. Super.

C’est donc chargée de bien mauvaises nouvelles que Talon peut rentrer à l’Outpost auprès de Garret et Zed. Déjà, il faut commencer par annoncer que Tobin est mort ; avant de souligner que c’est la merde : un Dieu de plus, Zed et elle sur la liste des dieux… ça craint. Pas au point d’oublier de boire un coup en hommage à Tobin, par contre.

C’est totalement abusé : Gwynn n’a jamais eu droit à ça, franchement. Bon, allez, ce n’est pas grave parce que Tobin est vite considéré comme un problème plus que comme un ami dont la mort doit être commémorée. En effet, sa mort va provoquer de nouveaux remous politiques sans précédents : deux reines et un mort tués en si peu de temps, ça affaiblit sacrément la monarchie. Autant Garret est respecté en attendant le retour de Tobin, autant le garder roi une fois toute la royauté éliminée, ça craint.

Zed est ainsi d’avis qu’il ne faut rien dire au peuple, pour éviter des révoltes quand la priorité doit rester la menace que sont les dieux. Talon soutient étrangement Zed et décide que la mort de Tobin ne doit pas être annoncée du tout. On en arrive alors à une scène où Munt est tout heureux de retrouver Talon et où l’on voit le groupe forcé de se faire à son mensonge. C’est Garrett qui s’y colle, alors qu’il était contre, et j’ai trouvé qu’ils étaient tous sacrément lâches !

Qu’importe, l’épisode doit avancer de toute manière, il est ainsi temps pour Talon de rencontrer 313 et de le détester dès le premier regard. Janzo lui fait un résumé de tout ce qu’il a découvert, avant que Talon ne lui offre un nouvel élément essentiel : une déesse a les petites tâches jaunes sur les bras que 313 attend tant ! En effet, la déesse pourra distribuer les kinj jaunes aux autres esclaves par l’intermédiaire des étranges câbles se dirigeant tout droit vers les cocons des esclaves.

Une fois dans la cave, cependant, nous avons surtout la possibilité pour Talon et Zed de découvrir l’autel du Skevikor et de le toucher. Plus exactement, il touche la partie correspondant à leur Kinj, pour voir ce que ça peut bien faire. Si ça les brûle, ça leur apporte aussi quelques souvenirs de l’âme qu’ils ont en eux.

Le flashback confirme ce que l’on devinait bien simplement : un des dieux (celui dont Talon a le Kinj) s’est entiché d’une humaine, a eu un bébé avec et ça n’a pas plu aux autres. Celui dont Zed a le kinj a donc tenté de faire en sorte que l’humaine tue son bébé, avant d’être arrêté par le papa de l’enfant, pas très heureux de la situation. Allez, je recolle plus de morceaux que Talon et Zed apparemment : ils semblent ne pas tout capter de ce qu’ils viennent de voir, malheureusement.

Loin de toutes les considérations politiques, Garret décide d’avoir une conversation avec Talon pour en savoir plus sur l’extinction des Blackbloods et sur leur couple. Surtout sur leur couple, à vrai dire. C’est très surprenant de retrouver enfin ces deux-là ensemble après autant de temps, et je dois dire que le couple fonctionne toujours aussi peu à mes yeux. Je sais bien que les scénaristes les veulent ensemble depuis le départ, mais je ne pense pas vraiment pas qu’ils soient un bon couple.

Talon semble penser pareil en ce moment, puisqu’elle fuit une fois de plus Garret. Pas de bol, Garret. Zed a plus de chance que lui quand il s’agit de courtiser Nedra, une fois de plus. C’est dingue ! Les scénaristes forcent vraiment les choses avec ces deux-là, mais ils ont quand même plus d’alchimie que Garret et Talon, quoi. D’ailleurs, Talon vient à la rescousse de Zed : alors que Nedra lui reproche une fois de plus de ne pas être venu plus tôt pour sauver leur peuple, Talon débarque pour annoncer à Nedra qu’elle est la seule responsable de la mort de son peuple. Le pire, c’est que c’est vrai : elle a refusé constamment d’aller chercher son peuple.

Je passe la scène où elle et Zed se demande encore ce qu’ils ont vu comme souvenirs des dieux alors que c’était évident pour en arriver plus vite à Nedra pardonnant Zed. Elle lui fait un petit cadeau, mais elle reste encore énervée de voir Zed aider autant le peuple des humains plutôt que le sien. Et pourtant, Zed est clair : les humains et les Blackbloods sont tous ensemble face aux menaces de ce monde.

De son côté, Luna découvre qu’elle a eu le bon réflexe en volant un autre objet dans la réserve de Dredd : on l’avait vu faire et on se doutait bien que ce n’était pas pour rien, mais les scénaristes ont eu du mal à trouver comment réintégrer l’artefact à la série cette fois-ci. Il s’agit d’un petit morceau de fer avec sept diamants correspondant aux Kinj. Bien sûr, ça parle à Luna.

Cette dernière l’apporte donc à Janzo qui est très intrigué par l’objet : il y a sept diamants, mais il y a aussi une branche supplémentaire – probablement le bébé Blackblood. Ils mettent tous trois plombes à comprendre les choses dans cet épisode, c’est frustrant. Même Munt semble être plus malin qu’eux quand il comprend qu’il n’est pas normal de n’avoir aucune nouvelle de Tobin. Garret est forcé de lui avouer la vérité, ce qui me paraît quand même super risqué. Munt met quelques instants à passer de l’énervement à l’acceptation, commençant son travail de deuil comme il peut. Il en parle aussi à sa copine, évidemment.

Autrement, les textes de Yavalla finissent heureusement par apporter la vérité à Wren et Janzo – mais ils mettent toujours trois plombes à comprendre qu’Aster a enfanté une humaine et créé la race des Blackbloods. Sont-ils tous frères et sœurs, du coup ? Plutôt que de se concentrer sur le texte, ils préfèrent s’intéresser à la relique apportée par Luna. Et ils font bien ! À deux, ils arrivent à comprendre qu’elle projette une lumière. Grâce à une sorte d’appareil photo maison qui projette finalement les lumières sur une carte géographique, Janzo en arrive à trouver l’emplacement de la tombe des deux derniers Dieux. Et tout ça confirme l’importance des dieux dans l’histoire de leur monde, parce qu’il y en avait quand même trois à proximité de la capitale et un sous l’Outpost, quoi.

C’est bien joli tout ça, mais il faut encore savoir quoi faire de cette information. Zed et Janzo sont aussitôt convaincus qu’il faut tuer les dieux encore endormis avant qu’on ne les réveille, pour gagner du temps et empêcher leurs ennemis de prendre encore davantage de force. En plus, ils savent très bien où ils sont : l’un des dieux est enterré là où le Kinj de Zed a été retrouvé par exemple.

Talon reste suspicieuse face au plan, parce qu’elle sait que son Aster est considéré comme un traître par les autres maîtres. Avec le texte trouvé récemment par Wren, les deux femmes ont espoir d’un ennemi de leurs ennemis qui pourrait être un ami… Alors peut-être que réveiller Aster serait une bonne chose pour avoir de l’aide contre les autres dieux…

Le plan de Talon se tient vraiment beaucoup plus que celui de Zed avec toutes les informations qu’ils ont, alors il est frustrant de les voir hésiter. Pour avoir une meilleure idée de quoi faire, Talon retourne dans la cave pour avoir quelques souvenirs d’Aster. Cette fois-ci par contre, elle le voit sous un mauvais jour, parce que le souvenir qui l’y attend montre Aster présenter le nouveau monde aux autres dieux. Il y est un atout indispensable pour les dieux, il veut endormir les esclaves et conquérir le nouveau monde depuis le Plan of Ashes.

C’est abusé, bien sûr que ce nouveau monde est celui dans lequel il a créé les Blackbloods là, avant de voir que c’était la merde avec les humains et de les enfermer dans un autre plan. Pff. Talon ne comprend pas tout ça tout de suite – et peut-être que je me trompe en vrai – mais prend donc la décision d’aller détruire le cadavre du Dieu, avec l’aide de Luna. Zed, lui, demande de manière vraiment très surprenante l’aide de Nedra. Personne ne l’avait vu venir, ça. J’ai bien ri de voir Nedra se foutre de lui parce qu’il voulait tuer un être endormi comme un lâche par contre.

A l’inverse, Munt est loin d’être lâche sur ce coup, parce qu’il demande à accompagner Zed et Nedra, dans l’espoir de venger Tobin. Le combat ne devrait pas être trop violent, de toute manière, mais sa copine n’est pas ravie de le savoir partir à l’aventure. Elle l’accepte malgré tout, sachant bien que Tobin était le meilleur ami de Munt.

Une autre scène qui, pour le coup, était plus inattendue voit Janzo apprendre le libre-arbitre et le choix à 313 : il lui laisse l’opportunité de choisir son repas. Le but est toutefois de lui demander davantage d’informations sur les dieux et la séquence de noms entendue par Luna dans l’épisode précédent. C’est totalement vain… et limite flippant, même : Janzo apprend à 313 à faire ses choix, mais le choix qu’il veut faire, c’est d’entendre à nouveau les maîtres et de retrouver les siens. Janzo est trop naïf à lui tourner le dos, bien sûr que 313 lui éclate un plateau sur la tronche juste après.

Pourtant, la seule chose qui préoccupe le roi par intérim à ce moment-là, c’est de savoir que Talon est encore en train de s’enfuir. Du coup, il veut une preuve de son amour, et il en arrive à la demander en mariage au moment de se dire au revoir. C’est n’importe quoi, sérieusement. J’étais bien heureux de voir Talon l’envoyer bouler, c’est tout ce qu’il méritait sur ce coup-là. Et puis, comme ça, il n’accompagne pas Talon et Luna dans leur quête. Au moins, il reste un héros à l’Outpost, et on va bien en avoir besoin : 313 embarque avec lui la liste des dieux, dans le bon ordre, et récupère la clé dans la planque de Janzo.

Alors que Wren le retrouve, Janzo comprend donc que 33 s’est enfui pour libérer son peuple, mais c’est trop tard. L’épisode se termine sur 313 réveillant l’ensemble de son peuple. Non, vraiment, ça je ne l’avais pas vu venir. Aucun d’entre eux n’a le moindre Kinj jaune en plus, donc c’est parti pour une armée sans volonté et sans guide à gérer. On va se marrer dans le prochain épisode.

 

In the Dark – S03E10

Épisode 10 – Home Run – 16/20
Je n’en peux plus de l’héroïne de la série, mais j’ai l’impression que les scénaristes essaient vraiment de la réduire au personnage le plus insupportable possible avec les autres pour qu’elle prenne conscience de tous ses défauts. En attendant, elle a besoin de quelques électrochocs, et elle les a un peu dans cet épisode qui fait avancer l’intrigue vers de nouveaux territoires. On sent lentement du surplace de la saison, donc.

Spoilers

Murphy continue seule son enquête sur Jennifer Walker alors que Felix, incapable de la retrouver, change de plan.

Be nicer to your mom.

Et voilà, Murphy se retrouve seule à la frontière canadienne et… elle n’en a rien à foutre de la dispute avec Felix, préférant se concentrer une fois de plus sur Jennifer ? Sérieusement ? C’est du déni puissance mille à ce stade, et elle est chiante comme pas permis à vouloir absolument se concentrer sur Jennifer. Je suis sûr et certain que ça la mènera quelque part, mais ça m’énerve car je n’aime plus le personnage. Son égoïsme a atteint un nouveau niveau cette saison…

Même alors qu’elle se retrouve seule, il y a bien sûr Jess pour venir lui parler et… Bon, je vais être honnête, j’ai trouvé la scène trop longue pour ce qu’elle était, parce que Jess se met à représenter désormais les pensées intimes de Murphy, et ça gâche totalement l’équilibre de la série. Le personnage de Jess manque beaucoup trop à cette saison : elle restait malgré tout la boussole morale des personnages et la retirer comme ça, c’était la pire idée du monde.

En attendant, Murphy ressemble tellement à une claudo qu’on lui donne même de l’argent, mais pas de quoi charger son téléphone. On découvre tout de même que Felix s’en veut de l’avoir abandonnée avant que le téléphone ne se décharge totalement, puisqu’il passe son temps à l’appeler. Murphy, elle, ignore totalement Jess et ses inquiétudes pour rechercher encore et toujours des informations sur Jennifer Walker et, désormais, sur la meilleure amie, Susannah Jenkins.

La série ne s’embarrasse pas trop des détails cette semaine, d’ailleurs, parce que Murphy n’a apparemment aucun souci à la retrouver une fois dans sa ville ; ce qui n’a aucun sens. Un bus suffit à se rendre de la frontière à cette ville, et la vie de Murphy continue sans trop d’accroches alors que, bon, soyons francs, c’est une suite de péripéties qui deviennent vraiment trop grosses pour être crédibles.

En plus, Susannah n’est d’aucune utilité à Murphy, parce qu’elle n’a pas d’informations pour retrouver Jess (ou Jennifer, d’ailleurs) et qu’elle refuse même de lui donner quoique ce soit à manger – sympa la maman qui sommeille en elle. D’ailleurs, quand elle l’entend s’occuper de son bébé, Murphy lui demande d’appeler un numéro qu’elle connaît… et c’est celui de sa mère. C’est plutôt logique, mais j’ai trouvé ça surprenant quand même. Au moins, ça fait avancer la série vers autre chose, j’en avais marre des épisodes tournant en rond.

La mère est toujours insupportable avec sa fille, mais je la comprends bien sur ce coup-là, parce qu’elle a de quoi s’inquiéter pour elle. Sans surprise, ça vire à l’engueulade mère/fille, et ça fait du bien d’avoir quelqu’un qui remet vraiment Murphy à sa place – même si là encore, j’imagine bien que ça finira par tourner en faveur de l’héroïne.

En attendant, sa mère – Joy – fait remarquer à Murphy qu’elle ment super mal et qu’elle est capable de voir clair dans son jeu. La dispute finit par éclater sur une aire d’autoroute, puisque Joy refuse de venir en aide à sa fille sans avoir toutes les informations, et comme d’habitude, Murphy choisit la fuite, préférant demander son aide à n’importe qui plutôt qu’à sa mère.

Cela dit, la pauvre étrangère qui se retrouve impliquée au milieu de tout ça est vraiment à plaindre, je pense, parce qu’elle se fait engueuler par les deux femmes sans avoir rien demandé. Sa réplique est géniale par contre, que Murphy soit plus sympa avec sa mère ferait du bien à tout le monde.

Murphy décide de continuer sa route seule malgré tout. Heureusement que sa mère est maligne et lui paie ensuite à manger. Il n’en faut pas plus pour perdre à nouveau du temps et avoir Jess qui se pointe pour faire la morale à Murphy. Ce point de vue à l’intérieur de la tête de Murphy est loin de me plaire, vous l’aurez compris, surtout que ça veut nous faire compatir alors que vraiment elle a une attitude de merde avec tout le monde cette saison. Allez, Jess lui fait au moins prendre conscience qu’elle a intérêt à s’excuser auprès de sa mère, c’est déjà ça de pris.

C’est donc ce que fait Murphy quand sa mère revient s’occuper d’elle avec une bonne commande de fast-food, mais ce n’était finalement pas une bonne idée que de tout raconter à Joy. Cela ne me surprend pas, elle n’a jamais été un personnage venant en aide à Murphy – même si elle a toujours fait en sorte de venir en aide à Murphy. Disons-le comme il faut : elle apporte l’aide qu’une mère pleine de bon sens est censée apporter. C’est juste que la série nous montre autre chose et que le bon sens n’est pas ce que nous voulons voir. Perturbée par la vérité, Joy décide ainsi… d’appeler Josh. Quelle idée de merde. Je suis vraiment déçu par ce coup de fil qu’elle passe !

Pendant ce temps, la police tente encore et toujours de remonter la piste de Murphy. Gene, Josh et désormais Sarah sont sur le coup, mais ça patine sévère avec la mère de Jennifer Walker. Sarah se retrouve à vouloir résoudre l’affaire de Jennifer Walker au passage, se doutant bien que ça lui permettra de savoir à peu près où ira Murphy. Si c’est bien le cas, ça ne l’empêche pas d’avoir aussi l’esprit occupé avec Darnell.

Ce dernier se fait larguer après un rapide coup de fil et le vit plutôt mal, surtout qu’il babysitte désormais Trey. Toujours sans téléphone, ce dernier est dégoûté d’être recherché pour un triple meurtre et… joue aux jeux vidéos. Il se rend aussi récupérer de nouveaux papiers auprès de la même fournisseuse que d’habitude. Hop, il n’en faut pas plus pour que Trey se renseigne à son tour sur Jennifer Walker. C’est vrai que remonter à la source est bien plus malin que tout ce que font Murphy et ses amis depuis quelques épisodes.

Ils apprennent en tout cas que l’identité de Jennifer Walker a été vendue quelques mois plus tôt… par son frère, celui est en centre de désintox. AH. L’avancée est un peu simple, mais quoique je puisse en penser, elle a l’avantage de mettre en avant la relation Trey/Darnell, qui est en tout cas exceptionnelle comme relation de fraternité. Je les aime beaucoup tous les deux.

En revanche, pour en revenir aux flics, ça tourne en rond. C’est triste de les voir remonter la piste qu’ils pensaient avoir pour mieux se rendre compte qu’elle les ramène à leur point de départ. Sans Joy les appelant, ils auraient été bien incapables de faire quoique ce soit. Malheureusement, celle-ci est persuadée que Josh pourra aider sa fille vu le pétrin dans lequel elle s’est foutue. Tss.

La mère ment ainsi à Murphy : elle lui assure qu’elle a pour intention de l’aider à retrouver Jess en enquêtant sur Jennifer, mais qu’elles doivent passer par la maison d’abord. L’idée est bonne, mais elle oublie un détail : Joy utilise un GPS pour lui indiquer l’état de la circulation, parce qu’elle a eu plusieurs accidents de voiture. Malheureusement, le GPS de Joy balance son plan à Murphy en informant de la présence de la police absolument partout autour de la maison. Le pire, c’est que Murphy ne réagissait même pas jusqu’à ce que sa mère tente d’arrêter le GPS.

Sans surprise, Murphy comprend ce qu’il se passe, les deux s’engueulent et hop, la mère est impliquée dans un accident de voiture. Murphy en profite pour s’enfuir quand sa mère parle à l’autre conducteur et pour interroger discrètement un voisin afin de savoir où ils sont exactement : dans son ancien quartier d’enfance, ça tombe bien. Alors que la mère est retrouvée par la police, il n’en faut pas plus pour que ça finisse en course poursuite vraiment très sympathique à suivre. On retrouve ainsi Gene, Josh et Sarah dépassés par la situation.

Murphy se débrouille de son côté pour passer par la porte arrière d’une maison la conduisant droit dans les bras de… son ex d’adolescence, Jared. C’est une bonne idée de retourner auprès de Jared, comme c’est le seul lieu qu’elle connaît encore dans le quartier d’à peu près safe, mais c’est oublier que la mère aide les flics à la retrouver. Bam, Gene et ses acolytes débarquent vite chez Jared eux aussi.

Et contre toute attente, Murphy se débrouille pour convaincre Jared de lui venir en aide dans sa fuite face à la police. Celui-ci se laisse embarquer sans trop poser de questions, et je trouve ça dingue. Encore qu’il s’enfuit avec elle quand les flics ne sont pas dans la pièce, c’est une chose… Mais quand ils demandent clairement à Murphy de s’arrêter, avec le flingue en main ?

Jared n’a pas d’instinct de survie, et la voiture de Jared est immédiatement repérée par les flics. Par chance, Jared connaît encore le code du garage d’un voisin, et il peut se planquer dans le garage comme si de rien n’était. Bon, par contre, il est définitivement complice de la fuite de Murphy sur ce coup-là, et il ne s’en rend compte qu’une fois dans le garage.

Pour le rassurer, Murphy se confie à Jared, lui expliquant à lui aussi qu’elle est à la recherche de Jess et promettant qu’elle n’a rien fait, même si les flics la recherchent. C’est hallucinant ce pouvoir qu’elle a de convaincre tout le monde de lui venir en aide, tout de même, mais le pire, c’est que c’est dans l’ensemble plutôt crédible et plausible de voir Jared être convaincu par ce qu’elle raconte – probablement aussi parce qu’il est présenté comme un type qui n’a plus aucun contrôle sur sa propre vie.

Par contre, bon courage pour connaître les patients de centre de désintox’ lorsqu’ils se mettent à la recherche du frère de Jennifer. Et ces boulets prennent encore la même voiture, en plus, je m’attendais vraiment à voir les flics les arrêter. Ce n’est pas ce qu’il se passe : Jared arrête la voiture pour revivre ses meilleures années 90 et l’embrasser… Mais ce n’est pas exactement ce que Murphy avait en tête. Elle le repousse, refusant pour une fois de se servir de ses charmes pour obtenir ce dont elle a besoin sur du plus long terme.

Le pire, c’est donc que la série semble donner raison à Murphy lorsqu’elle traite Jared de pathétique parce qu’il la dégage sur le bord de la route après avoir refusé de coucher avec… mais eh, elle est pathétique elle aussi à se servir de tout le monde autour d’elle en permanence. Et bien plus que Jared, d’ailleurs. Je n’ai plus tellement de compassion pour Murphy, je veux juste qu’on retrouve Jess, et c’est quand même bien dommage d’en arriver là en saison 3 – considérer que l’héroïne ne vaut pas mieux que le loser introduit comme loser pour à peine un épisode.

Par chance, Murphy a pu charger son téléphone et elle se retrouve alors bien vite à avec des messages vocaux de Trey qui lui permettent de savoir où aller maintenant qu’elle n’avait plus aucun point de chute : chez Darnell. Et les flics, une fois de plus, sont seuls comme des boulets au commissariat. C’était bien drôle. Par contre, dès que Josh quitte la pièce où il buvait un verre avec Sarah et Gene, l’ambiance change radicalement.

En effet, Gene décide de tenter sa chance avec sa collègue en l’embrassant… Sauf qu’il se fait rembarrer, puisqu’elle pense toujours à Darnell. Ce pauvre Gene n’a plus d’autre choix que de se barrer, se rendant compte à quel point il est creepy comme boss. Franchement, Sarah serait mieux à lui dire la vérité. A la place, elle préfère envoyer un SMS à Darnell pour faire passer l’alcool, et c’est la pire idée du monde. Si elle savait qu’en plus Darnell était en train d’héberger Trey et Murphy quoi…

Ces deux-là peuvent au moins passer du bon temps ensemble dans les bras l’un de l’autre, Murphy se servant une fois de plus de Trey pour oublier ses problèmes jusqu’à ce que Sarah vienne frapper à la porte et que Trey ouvre, persuadé de trouver Darnell de l’autre côté. C’est un sacré cliffhanger, j’ai hâte d’être la semaine prochaine !

De son côté, Felix retourne chez sa sœur, toujours en train de vivre sa meilleure vie de couple avec Max qui s’est rapidement fait un nid douillet. Lesley préfère se rendre au boulot, et ça, c’est super marrant à voir, parce que ça faisait quelques épisodes qu’elle tournait en rond chez elle, tout de même. Elle nous laisse Felix et Max ensemble, et ce pauvre Max se retrouve à devoir bosser sur sa défense. Rien que ça. C’est sa nouvelle décision : incapable de retrouver Murphy sur le parking où il l’a abandonnée, il préfère lui venir en aide en préparant la suite pour quand elle se fera inévitablement arrêtée. C’est mal la connaître, elle échappe toujours au flic.

Lesley rentre du boulot bien vite toutefois, culpabilisant de laisser son frère dans le pétrin et cherchant un moyen de lui venir en aide. Tout cela mène assez logiquement à envisager de se servir de Sam comme d’un témoin confirmant qu’ils ont été forcés de faire du trafic de drogue et d’en arriver à tuer Jess. Ils semblent tous oublier Sterling, mais elle pourrait probablement aider, elle aussi, non ? J’espère que ce sera la solution dans un prochain épisode.

En attendant, Lesley est absolument géniale à essayer de convaincre Sam, en prison, de la choisir comme avocate pour réduire sa peine en échange d’un peu d’aide pour sortir Felix du pétrin. La scène est vraiment intéressante, parce que c’est en plus parfaitement logique et stratégique comme choix. Après, comme d’habitude, Felix est incapable de rester en place. Alors que Lesley l’informe que Sam veut réfléchir à la proposition, dès qu’il se retrouve sans la surveillance de Lesley (au boulot) et Max (trop agacé par Felix), Felix appelle Sam.

À se faire passer pour une victime, tout ce que Felix réussit à faire, c’est énerver encore plus Sam. Celle-ci l’accuse aussitôt du meurtre de Nia, parce qu’après tout, elle était complètement amoureuse de sa boss et n’a pas eu le temps de se remettre de sa mort surprise. Bref, Sam ne sera d’aucune utilité pour nos héros. Au contraire.

What if…? – S01E05

Épisode 5 – What if… Zombies !? – 14/20
La série est une fois de plus très sympa à suivre avec ce nouvel épisode, mais je reste sur ma faim du point de vue de la continuité avec le format de l’anthologie. Le rythme est toujours aussi vif, ce qui fait qu’il est compliqué d’envisager toutes les ramifications de la question posée. Quant au genre auquel l’épisode s’attaque… Pourquoi pas, mais je suis sceptique sur l’enchaînement de clichés que ça provoquait. Heureusement que l’écriture reste incroyable.

Spoilers

Petit papa Hulk descend du ciel mais les cadeaux par milliers sont déjà sur la planète

Don’t eat me ! Don’t eat me !

Time, space, reality… C’est reparti pour un épisode de cette série que j’aime toujours autant. L’air de rien, je me rends compte que nous approchons progressivement de la fin de saison et je me demande vraiment vers quoi la série se dirigera. Il est très clair désormais qu’il y a une histoire plus large qui se dessine à l’échelle de la saison. Et puis, chaque épisode se dirige l’air de rien vers la destruction d’un univers, non ?

C’est déjà le cas au départ de cet épisode, puisque nous suivons Hulk tombant sur Terre pour avertir de l’arrivée prochaine de Thanos sur la planète. Au moins, on sait à peu près quand commence l’épisode… mais le monde est déjà envahi par les zombies. En effet, alors que les sbires de Thanos s’attaquent à un Bruce dépité de se rendre compte que Hulk ne veut pas pointer le bout de son nez, Tony débarque avec juste ce qu’il faut de musique des Avengers pour qu’on kiffe tout ce qui se déroule. Cela dit, ça tourne bizarrement ensuite, avec des bruits de zombies et une musique qui s’éclate bien à virer vers le film d’horreur.

La surprise serait totale si l’épisode avait eu un autre titre et si la promo n’avait pas été largement faite autour de cet épisode. Là, c’est un peu sans surprise que l’on découvre que Tony est un zombie. On comprend le message : Iron Man est mort, il faut qu’on se fasse une raison.

Et Bruce aussi. Il est sauvé des sbires de Thanos par les zombies, puis par la cape de Dr Strange qui ne risquait pas de devenir zombie. Surtout, ce qu’on comprend très vite, ce sont que les zombies maîtrisent toujours la maîtrise ou l’armure de Tony. Beaucoup de zombies donc, mais des zombies avec les pouvoirs de nos Avengers. Oups.

Par chance pour Hulk qui est sur le point d’y passer, des mouches noires débarquent en masse pour le sauver et bouffer les zombies jusqu’à ce qu’ils se désintègrent. Les mouches ? Elles sont dirigées bien sûr par la guêpe qui est chargée de faire le ménage afin de laisser le champ libre à Spiderman. L’araignée débarque alors pour sauver Bruce et l’emmener loin du lieu de bataille. Dans le ciel, le Watcher regarde tout ça pour nous expliquer ce qui a dérapé – et on voit sa bouche bouger, ça change. Il nous parle directement, et ça donne l’impression qu’il pourrait vraiment intervenir.

Les zombies dans le MCU ? Oui, il y a une explication à peu près logique à leur arrivée : c’est dans le royaume quantique que ça se passe, parce que la femme perdue pendant des années par le père d’Hope se choppe un virus mortel et la transformant en zombie dans le royaume quantique. Du coup, forcément quand ils reviennent dans le présent auprès d’Hope, ben…

La pauvre retrouve ses parents, mais ils sont morts. Et elle sent bien que c’est la merde, alors elle se barre super vite sous sa forme nano. Ant-man se fait tuer par contre, car il est moins réactif qu’elle quand il voit ses beaux-parents en zombies. C’est triste, et ça fait que les États-Unis, puis le reste du monde, ne fait pas du tout face à l’invasion de zombies aussi bien que dans les films.

Dans cet univers, pour lutter contre les zombies, on fait appel aux Avengers… qui sont tous bouffés en deux temps trois mouvements, à défaut de connaître les règles de survie pour s’en sortir. Les héros sont donc infectés – pauvre Captain America contaminé par Ant-Man, et c’est foutu pour l’humanité. Ou presque. Il nous reste Spiderman pour nous expliquer les règles dans un tuto vidéo digne de Zombieland. Et digne de faire péter un câble aux fans qui vont regretter que ce ne soit pas une série en live-action : Bucky est ainsi surpris sous la douche.

Sharon et Happy sont là aussi, et ça fait plaisir de les retrouver. De retour loin de cette vidéo que Peter montrait à Bruce, la générale Okoye se présente pour accueillir Bruce à la base de ces Avengers résistant aux zombies. La base ? Elle est dans les airs, entourée de toiles d’araignées, cela tombe bien. Les mouches ne peuvent pas passer, j’imagine. Par contre, la fin d’épisode me paraît assez prévisible : ils vont forcément se faire bouffer, non ? Je veux dire le coup de la mouche dans le cou de Captain America, c’est bien la preuve que l’humanité court à sa perte.

Concrètement, cet épisode nous présente Civil War avec des héros différents et une absence d’arguments autres que « on veut te bouffer ». Après, j’ai pas mal ri de la vidéo tuto de Peter indiquant qu’il faut porter des manches longues, suivie de nombreux personnages avec des bras découverts. L’épisode est plutôt sympathique, jouant parfois sur les codes de l’horreur dans la mise en scène ou la musique, avec toujours Peter pour les souligner, mais le plan m’a paru un peu faiblard.

Et même côté horreur, on a connu mieux. Je veux dire quand Happy se fait tirer par une chaîne, on est à fond dans le film d’horreur, quoi, mais je n’ai pas eu peur pour autant. C’est peut-être parce que l’on sait qu’on n’est là que pour un épisode. Sharon comprend alors qu’ils sont attaqués par des ennemis bien familiers : Hawkeye zombifie Happy avant de s’en prendre à Sharon. Au passage, cette dernière est forcée de tuer Happy définitivement, ce qui lui permet de récupérer son arme.

De son côté, Okoye nous tue Falcon devant un Bucky qui n’en a rien à foutre alors que la cape nous sauve Peter de justesse. La guêpe est toujours aussi efficace, elle aussi, et ça permet à nos héros de tous monter à bord du train qu’ils souhaitaient utiliser. Peter monte en dernier, en passant par une fenêtre comme il peut, le pauvre, et on découvre alors qu’il est… en couple avec la Guêpe ? Il y a clairement de la dragouille entre eux, en tout cas.

Pas le temps de s’y intéresser plus que ça, voilà Bucky qui doit s’occuper du cas de Steve Rogers. Captain America le zombie débarque en effet dans le train pour être mis à mal et découpé en deux par son ancien meilleur ami, récupérant au passage le fameux bouclier. Par contre, c’est loin de se passer bien pour tout le monde : Hope est ainsi blessée par Sharon au passage, alors que Sharon, avant d’être explosée par Hope, est transformée à son tour en zombie par Steve. Allons savoir comment elle a pu blesser Hope, franchement.

Il y avait besoin de blesser Hope pour en faire un centre de motivation pour les autres personnages et un vecteur d’émotions à transmettre. À ce propos, l’acteur qui double Spiderman fait un boulot super pour imiter Tom Holland, je trouve. Et une fois de plus, les scénaristes n’épargnent pas Peter : il a perdu tout le monde dans cette réalité aussi, y compris Happy. Cela ne l’empêche pas de garder l’espoir – et de garder Hope, d’ailleurs.

Infectée, celle-ci décide de se sacrifier pour que ses amis puissent accéder à la base où ils espèrent obtenir réponses et remède. C’est ambitieux. Voilà donc un autre moment émotion qui commence, avec Hope qui regrette d’avoir provoqué une invasion zombies juste parce qu’elle voulait retrouver sa mère.

Bon, géante, elle n’aurait qu’à redevenir petite plutôt que de s’effondrer comme elle le fait quand elle permet à ses amis de traverser une horde de zombies, mais admettons. Au moins, elle donne de la bouffe à tout le monde chez les zombies, tout en demandant à Peter de sourire pour elle. Et puis, ça donne un sacré rôle à la Guêpe, hein.

Dans la nouvelle base où nos héros – j’ai parfois eu du mal à discerner qui était qui, c’est gênant – arrivent, il est surprenant que les zombies se tiennent à distance tout naturellement. Vision débarque alors, et c’est assez logique qu’il soit pépère en apocalypse zombies : c’est un robot après tout. Et il a la Pierre d’Esprit pour éloigner les zombies. Mieux encore, il a eu le temps de bosser pour trouver un remède. Scott Lang décapité peut ainsi parler ???

Ce n’est plus un remède au virus zombies, là, c’est une avancée technologique digne des Tortues Ninja ! L’abus est total, mais c’est marrant à voir car les jeux de mots fonctionnent tous super bien. Et puis, ça donne une solution pour sauver le monde… Tout ça reste toutefois théorique car nos héros manquent d’une technologie suffisante – à moins d’arriver à retourner au Wakanda.

Pour cela, Bucky part alors avec le bouclier de Steve à la recherche d’un véhicule. Seul ? Pourquoi seul ? Comme dans tous les films de zombies, les héros se séparent et ça semble être une mauvaise idée, surtout que comme dans tous les films de zombies cette solution miraculeuse est en fait un piège du gentil qu’on vient de nous présenter.

Il faut être bien naïf pour faire confiance à Vision si aveuglément. Heureusement, T’Challa amputé est là pour prévenir Bucky de faire attention à Vision… Il veut simplement… oh boy. Il veut nourrir Wanda, zombifiée, en lui donnant de la chair fraîche régulièrement afin de contenir sa colère. Et le pire, c’est que c’est probablement une bonne idée.

Contrairement à Hank, Wanda résiste au traitement pour être sauvée alors Vision n’a d’autres choix que de donner des bouts de survivants à Wanda – et c’est ainsi que T’Challa perd une jambe. Okoye retrouve son roi et découvre ce que Vision à fait de lui, alors elle essaie de s’énerver contre lui, mais c’est une très mauvaise idée : quand elle souhaite le frapper, elle ne fait que réveiller Wanda. C’est plus qu’une très mauvaise idée, c’est la pire idée du monde. Wanda n’a pas mangé depuis quelques jours et elle est un ennemie bien trop puissante pour les quelques personnages encore en vie.

Ils ne peuvent que prendre la fuite pour échapper à la furie de Wanda. Okoye se fait tout de même choper par Wanda au moment où tout le monde s’échappe, grâce à l’aide de Vision, changeant finalement d’avis. Il ne parvient pas à tuer Wanda ? Pas grave. Il ne veut pas vivre sans elle, mais il peut encore se suicider. Et ça, ça réveille tous les zombies autour de lui tout en énervant encore plus Wanda. Heureusement, nos mini-Avengers peuvent récupérer la pierre d’Esprit et Wanda a la mauvaise idée de s’attaquer à Hulk en premier – inutile de vous dire que Hulk n’a pas du tout envie d’être le quatre heures de la sorcière rouge.

Cela ne peut suffire à la maintenir à distance éternellement. Bruce prend la décision de se sacrifier pour ses amis : il laisse leadership à Peter et compte vraiment sur Hulk pour se réveiller à temps lorsqu’il s’échappe dans la horde de zombies devant le hangar du jet privé que nos héros souhaitent prendre. Hulk reprend ainsi son combat contre Wanda alors que dans l’avion, tout le monde s’active pour partir au plus vite au Wakanda et sauver la planète de son infection zombie.

Hope tente alors de les arrêter, mais un petit propulseur de l’avion suffit finalement à lui échapper. Une pensée pour le zombie balancé contre l’avion… D’ailleurs, elle vise sacrément bien. Finalement, il nous reste donc dans le jet Peter, T’Challa et une tête coupée portant une cape ? Cela fait peu de monde pour sauver le monde, et la philosophie du roi du Wakanda n’est pas trop utile pour cela.

L’épisode se terminerait bien là… mais non, la note d’espoir ne peut être la manière dont l’épisode s’achève. Avant ça, il nous fallait la révélation que Thanos est bien arrivé sur Terre. Hulk avait légèrement oublié son message, apparemment, et Thanos a beau être armé des cinq gemmes d’infinité, il est tout de même un zombie. Aïe, encore un univers détruit. Clairement, le Watcher ne peut être une entité uniquement bienveillante s’il ne nous présente que des histoires de destruction de l’univers.