The Rookie – S03E02

Épisode 2 – In Justice – 16/20
L’épisode fonctionne bien, mais je ne sais toujours pas vers quoi la saison souhaite se diriger. J’ai eu l’impression d’un grand fouillis, et ça risque de se sentir dans la critique. J’aime bien en tout cas, on a du développement pour quasiment tout le monde. Bien sûr, c’est aussi un épisode qui promet d’essayer de se rattraper sur des questions d’actualité trop longtemps ignorées dans la série… mais je n’arrive pas à savoir si les raccourcis choisis vont vraiment apporter quelque chose.

> Saison 3


Spoilers

Is this the car you left unlocked?

Des masques ! L’épisode reprend avec West et John portant un masque… mais c’est juste pour finir de refaire les murs de la maison de ce dernier. C’est un peu abusé : il a mis une saison à les faire la première fois, mais là, bim, deux minutes entre deux épisodes ? Pff. Et d’où Lucy croit en la purification des espaces avec de la sauge ?

Je ne me souvenais pas d’elle comme ça. Cette première scène est en tout cas très sympathique, ça fait plaisir de retrouver les trois bleus comme ça… même s’ils ne le resteront plus très longtemps à présent, à l’exception de Nolan, puni pour ses actions en fin de saison 2. C’est un peu l’essentiel à retenir de cette scène, avant que Lucy ne découvre que sa voiture a été volée, ce qui n’est qu’à moitié surprenant pour une voiture qui ne ferme pas à clé. Bon, après, c’est problématique,

Pendant ce temps, Angela ne sera plus la tutrice de West : avec sa promotion, elle perd ce rôle… C’est dommage, mais j’ai hâte de voir ce qu’elle va devenir. En attendant, elle fait tout ce qu’elle peut pour cacher sa grossesse, ce qui n’est pas si évident quand plus aucun de ses hauts ne lui va. Elle fait donc des courses… pour mieux se ridiculiser à son arrivée, car elle porte une veste, ce que son instructeur lui interdit de faire.

Le ridicule vient surtout de tout ce qu’on peut voir à sa ceinture et de l’étiquette de sa veste, encore accrochée à celle-ci. Quand on lui fait remarquer, elle l’arrache, alors qu’on vient juste de lui dire qu’elle ne pourrait pas s’en servir. Alors là, vraiment, je ne comprends pas : pourquoi l’arracher ? Tu pouvais l’échanger, Angela !

Bon, elle la garde sa veste et elle revient avec des cafés. Elle se fait clairement bizuter, avec une affaire que je soupçonne d’être fausse, et l’obligation d’acheter plein de bouffe à tout le commissariat. Son affaire ? Un corps brûlé dans un crématorium – ou en tout cas des cendres fumantes. Son instructeur n’est pas vraiment convaincu par l’affaire qu’elle lui propose, cependant.

Elle y passe tout son temps libre et en parle longuement à Wes, et je ne peux m’empêcher d’y voir un problème d’éthique pour plus tard : s’il est au courant de toutes les enquêtes, il va avoir des informations pour aider ses clients. Oh, je ne veux pas que ça tourne mal entre eux, juste pour ça.

Bon, finalement, j’avais les mauvaises intuitions sur ce coup-là et elle fait ses preuves dès la première journée Angela : elle parvient super rapidement à faire parler un témoin-clé qui lui révèle tout un trafic de cadavres et de disparition des corps dans ce crématorium. Son supérieur direct la félicite… mais comme il s’occupe ensuite tout seul du prévenu, j’ai un doute sur son intégrité. De toute manière, c’est bon, après Nick, je vais me méfier de tous les nouveaux maintenant !

Une réunion en extérieur, sans qu’on ne sache pourquoi, permet autrement à tous les policiers de découvrir de nouvelles règles encore plus strictes pour éviter que ne se reproduisent les événements de la fin de saison 2. Je trouve ça bien abusé pour certaines d’entre elles, notamment le fait qu’ils doivent fournir obligatoirement leur numéro de téléphone, même privé. Quelle angoisse d’être fliqué comme ça… surtout pour des flics !

Cette réunion en extérieur avec une bonne distanciation sociale (franchement, ils ne trompent personne, autant aborder le covid au plus vite) permet l’introduction de l’Officier Stan, le nouveau tuteur de West… Celui-ci l’informe qu’il le voit surtout comme un partenaire après avoir lu son dossier. De toute manière, il ne reste que 25 jours d’entraînement. Le regard que lui jette West ? J’espère que ça ne va pas se terminer en relation amoureuse !

Bon, Stan est marié avec une certaine Gisèle et n’a pas envie que ses enfants ne deviennent flics.

En parallèle, Nolan et Nyla continuent d’être punis par Gray qui les envoient dans un quartier compliqué où ils sont chargés d’établir des liens avec la communauté, ce qui est bien compliqué. En effet, les habitants du quartier voient assez mal leur arrivée. Ils ont raison : John aperçoit un vol dans une voiture et aussitôt, ce sont quatre flics qui tombent sur le voleur – enfin, c’est surtout West qui lui tombe dessus dans une très bonne scène d’action.

Moi qui voulais le voir davantage, je suis servi. Bon, en revanche, c’est un peu maladroit comme manière d’aborder le #BlackLivesMatter, ou en tout cas, comme manière de l’introduire. C’est bien plus réussi quand il est révélé que Stan est un raciste – oh, pas envers West qui est flic, mais envers tous les noirs autour de lui qui peuvent être suspects à ses yeux.

C’est facile pour la série, ça. Ils introduisent un nouveau personnage raciste et peuvent traiter le sujet de manière crédible et habile. En parallèle, John découvre également le problème dans son quartier de LA où il n’est pas le bienvenu. Bien sûr, il fait tout ce qu’il peut pour venir en aide, mais ses actions ne prennent pas en compte la réalité d’un terrain qu’il ne connaît pas. Il se fait donc régulièrement critiqué par un habitant du quartier qui n’hésite pas à protester à chacune de ses actions, lui faisant remarquer qu’elles ne tiennent pas compte de la réalité du terrain. Il est beaucoup dans la critique, pas tellement dans la solution, on sent que c’est très cliché… mais ça fonctionne.

Ca fonctionne d’avoir aussi régulièrement West pour calmer le jeu tout au long de cet épisode entre les flics blancs et noirs… mais c’est terrible dans ce que ça dit de la société – au moins la société américaine – et des rapports entre les citoyens.

Dans tout ça, Nyla est développée un peu aussi en tant que personnage tout au long de l’épisode. On ne la voit plus avec sa fille, mais elle s’en occupe toujours ; cette fois en préparant des plats pour son école. Elle les perd dans une course poursuite (quel genre de tupperwares utilise-t-elle ? Je veux dire, une boîte, ça ferme, franchement !) et se retrouve à devoir improviser… Allez, ça rend Nyla sympathique, même si ce sont des gags très accessoires.

J’aime aussi le fait qu’elle soit celle qui explique à Nolan qu’il ne pourra pas être le sauveur (blanc) qu’il veut être. Ce n’est pas bien compliqué pourtant : il suffit d’arrêter de vouloir trouver par lui-même les problèmes et de demander plus clairement ce dont les habitants du quartier ont besoin. Ca se passe un peu mieux pour lui après ça, au moins. Je n’arrive pas à savoir si tout ça est bien ou non. J’ai l’impression que c’est écrit de manière un peu trop forcée pour être sincère ou utile, mais je ne suis pas le mieux placé pour juger.

Il reçoit toutefois un appel d’Hugo… mais je ne sais plus qui c’est. Bon, apparemment, quelqu’un du quartier en question. En tout cas, cet appel lui permet de comprendre, avec Nyla, qu’un laboratoire de Meth est en train d’être créé. Ni une, ni deux, voilà nos flics qui se précipitent, notamment pour s’assurer qu’Hugo ne soit pas pris pour un dealer par l’équipe d’intervention.

Ah, ce Nolan, il est trop fort et trop gentil à vouloir lui venir en aide au péril de sa vie. Oui, oui, de la vie, parce qu’un labo de meth, c’est instable et dangereux, et ça peut mener à une mort expéditive, même avec un masque à gaz. Nolan ne peut s’empêcher de jouer les héros malgré tout : il veut sauver un maximum de vies, mais il risque juste de perdre la sienne au passage. Cela fait stresser Nyla qui ne le voit pas sortir. La série nous fait bien un petit moment dramatique et supposé stressant, mais bon, on serait au courant si l’acteur avait décidé de quitter la série.

Malgré toute son action, un homme y laisse tout de même la vie… Après ça ? Nyla et lui retournent dans le quartier, comme si de rien n’était. Nyla peut y flirter avec l’homme qui critiquait pas mal Nolan. Elle essaie de le faire changer un peu d’avis sur John, puisque c’est grâce à lui si Hugo a pu avoir la vie sauve. On est content pour Hugo, mais je n’ai toujours pas identifié qui c’était. J’ai l’impression d’être passé totalement à côté de l’introduction de nouveaux personnages là – peut-être à cause de l’absence de sous-titres.

Finalement, l’homme décide donc de faire venir ses enfants au travail communautaire de Nolan, histoire qu’il puisse les aider dans leurs devoirs, soutenus par Lucy et West qui n’ont que ça à faire de leur soirée et de leur temps libre. Décidément, les flics dans cette série, ils font tout : Nolan a été vu en train d’installer des lampes (mais malheureusement, elles ne fonctionnent pas par détecteur de mouvement et ne sont vues que dans la journée, il est naze cet épisode pour le Bingo Séries), West fait maintenant des maths… Normal.

Avant cette fin d’épisode, Lucy stresse également pour sa voiture et n’arrive à se concentrer que là-dessus. Tim ne voit pas trop l’intérêt, mais il change d’avis quand elle lui apprend que sa voiture est l’un des rares lieux dans lequel elle se sentait en sécurité après son enlèvement de l’an dernier. Mouais. Ca doit pourtant raviver des souvenirs de claustrophobie, non ?

Qu’importe, écoutez, c’est ce qu’elle dit, on va la croire. Tim la met ensuite au défi d’être capable de calmer un homme sans recourir à son arme, et elle parvient assez bien à gérer la situation, obtenant même des excuses de l’homme qui refusait de sortir d’une voiture parce qu’il avait trop bu. La scène était sympa, permettant de voir que Lucy était devenue une super flic, mais permettant également de lui donner une piste pour retrouver sa voiture.

Elle arrête finalement l’adolescente qu’elle découvre dans la voiture, qui désormais ferme à clé… mais elle comprend vite que c’est le nouveau lieu de vie de celle-ci. Inquiète pour elle, Lucy joue soudainement les bonnes samaritaines. L’adolescente refuse d’aller dans un foyer, mais pour la convaincre de le faire, Lucy décide de ne pas porter plainte contre elle et de la laisser s’en sortir comme si de rien n’était.

Tim la félicite pour son nouvel animal de compagnie, parce que selon lui, tous les bleus finissent par en adopter un : une personne qu’ils veulent sauver coûte que coûte, même si c’est impossible. La seule surprise est le temps que ça lui a pris. Ca, c’est clair, vu sa sympathie naturelle pour tout le monde, ça aurait pu lui prendre avant de vouloir aider tout le monde. Bon, elle se prend en tout cas de sympathie pour cette adolescente et elle retourne la voir le lendemain.

Elle en est au point où elle la retrouve pour lui donner sa voiture et lui faire promettre de lui envoyer un message par jour… Tout de même, les flics font vraiment tout dans cet épisode. Le problème, c’est que ça dessine un schéma manichéen que je ne suis pas sûr d’aimer : ceux qu’on suit depuis le début de la série sont les héros gentils coûte que coûte, d’autres qui arrivent sont des méchants, racistes de surcroît.

Ainsi, le nouveau tuteur de West l’informe qu’il a une perspective très différente de celle de Lopez grâce à son passé dans les gangs. S’il commence par être très sympathique, ce n’est plus le cas quand West essaie de le faire dégager d’un interrogatoire où il se comporte vraiment mal. West en est tout perturbé, au point d’en parler à Lucy, qui n’est pas d’un grand soutien bizarrement, puis à Tim… qui est totalement inutile dans ses conseils pour le coup. Là-dessus, la série réussit à sortir de son schéma et à nous montrer que la protection des collègues est un peu trop forte… mais ça m’inquiète pour ce que deviendra West face à tout ça.

Je n’ai pas envie de le voir rater sa promotion pour ça. Avec Nolan qui reste bleu, la série pourrait vouloir les garder tous comme bleus pour justifier son titre une saison de plus, et ça ne me plairait pas énormément. Bon, je mets la charrue avant les bœufs, là, je vais déjà me contenter d’être ravi de voir davantage West… même si je n’aime pas du tout la forme de son bonnet à la fin de l’épisode, voilà, c’est dit.

> Saison 3

9-1-1 Lone Star – S01E01

ÉPISODE 1 – IT’S TIME TO GET OUT OF TOWN – 15/20
C’EST BEAUCOUP PLUS CLICHÉ QUE CE QUE J’EN ATTENDAIS, ET PEUT-ÊTRE MOINS IMPRESSIONNANT QUE LA SÉRIE ORIGINALE. CONCRÈTEMENT, J’Y VOIS UN MÉLANGE ENTRE 9-1-1 ET STATION 19, AVEC UNE INSISTANCE PLUS GRANDE SUR LES POMPIERS. LA FORMULE FONCTIONNERA DE TOUTE MANIÈRE, C’EST DU PROCÉDURAL AVEC DES INTENTIONS TRÈS CLAIRES DÈS LE DÉPART. CA VA SE LAISSER REGARDER TOUT SEUL !

> Saison 1


Spoilers

You know that saving people is like oxygen to him

La série début par un match de foot américain à Austin au Texas et un incendie déclenché super bêtement par un garde qui ne fait pas attention à ce qu’il met au micro-onde, puis à la poubelle. Franchement, j’ai ri. Ce n’est pourtant pas drôle du tout pour ce pauvre garde qui appelle le 9-1-1 et y perd un temps précieux : il se retrouve coincé par les flammes.

Bon, il s’agit de la première intervention d’une toute nouvelle série, je n’ai jamais eu vraiment peur pour lui. C’était pourtant une erreur : le but est justement de commencer par une catastrophe, histoire qu’on s’attache à la vie de la caserne bien rapidement. Bon, pas trop rapidement tout de même : on commence par une énorme explosion causée par les pompiers eux-mêmes, parce qu’ils n’ont pas reçu à temps des informations clés sur l’incendie. C’est horrible, et on sympathise avec la pauvre opératrice téléphonique en liaison avec les pompiers au moment de l’explosion.

Neuf mois plus tard, nous suivons d’autres pompiers, à New-York cette fois, parmi lesquels Rob Lowe himself, youpi. Il est un pompier dont on apprend vite qu’il a divorcé deux fois et qu’il bosse avec son fils ayant pour intention de se fiancer. Leur intervention est cette fois-ci un franc succès, normal, il s’agit de nous montrer les héros de cette nouvelle série. Par contre, le père tousse en se disant heureux pour son fils, ça sent le cancer dès le départ.

Cela ne rate pas. De manière super rapide, il apprend ainsi qu’il a un cancer des poumons, probablement à cause de son job, qu’il veut continuer de faire malgré tout. Le pauvre. Le cancer ? Ca vient de la fumée des tours jumelles s’effondrant. Ah, les américains. Ils font directement de l’attentat une part importante du personnage, puisqu’il en a même un souvenir sur son bureau de capitaine.

On le sait quand il apprend qu’il a réussi à reconstruire toute la caserne après le 11 septembre par lui-même. Forcément, son profil intéresse les autorités du Texas qui veulent l’embaucher pour reconstruire la caserne après l’explosion du début d’épisode.

Pendant que son père déprime de son diagnostic et refuse cette offre d’emploi bien particulière, le fils, TK, envisage donc de se fiancer avec son mec. Il l’invite au restaurant – et dès le départ, il est clair qu’il va se faire larguer… mais il ne le sait pas encore. Nous non plus, on ne nous le dit pas, mais bon, j’ai vu assez de séries pour le savoir. En plus, ces héros doivent déménager, alors…

Avant d’en arriver là, il faut qu’on apprenne que TK est déprimé par sa rupture. Son père ne le trouve ainsi pas au boulot et commence à s’inquiéter pour lui. Pourtant, ça pourrait être qu’il a fêté ses fiançailles… Bon, ce n’est pas le cas, parce qu’il a juste fait une tentative de suicide. Lest lea série a beau vouloir nous faire du suspense, on sait bien qu’il s’en sortira.

C’est le cas, mais on apprend au passage qu’il est aussi un ancien drogué. Sinon, ben son mec l’a largué, et comme prévu, son père lui propose un déménagement dans le Texas pour recommencer une nouvelle vie loin de l’enfer de New-York. Il y commencera une thérapie… alors que son père se lancera dans un nouveau projet avec la nouvelle caserne.

TK n’a pas l’air contre le déménagement – alors que c’est flippant tout de même… En revanche, reconstruire une caserne, il n’est pas fan. Moi, je commence à être fan de TK, même s’il est clairement là pour jouer l’ersatz de Buck, l’homosexualité en plus pour enfin contenter tous les fans qui voulaient un Buck/Eddie. C’est gros, tout de même ; les opératrices au téléphone dans les deux séries, le capitaine bien blanc comme il faut… C’est lourd, gros, mais ça fonctionne. Les scénaristes savent ce qu’ils font.

Ils en rajoutent ensuite une couche : après le pompier gay, voilà donc le héros de la série qui se lance dans une suite d’entretiens d’embauche improbables. Il embauche donc dans la caserne 126 un jeune qui a raté quatre fois les examens écrits, Mateo, mais aussi une femme qui porte le voile et ne respecte pas les commandements de son capitaine car elle est tête brûlée ou un homme trans qui sait bien se battre d’après les vidéos Youtube. Il embauche large, à travers les états, allant jusqu’à Miami.

Il rentre ensuite au Texas pour un entretien avec le seul survivant de la catastrophe du début d’épisode. C’est triste. Ce Mr. Ryder est persuadé d’avoir encore sa place dans la caserne qui est détruite, mais entre son choc post-traumatique et le fait qu’il est colérique, ce n’est pas évident.

Mr Ryder ? Il s’appelle Judd, et il est clairement un Buck qui a mal tourné lui aussi. Cela fait plaisir de revoir l’acteur que je n’avais plus vu depuis un moment, et je suis content de voir que les scénaristes lui donnent un rôle qui sort de l’ordinaire. On découvre ainsi qu’il est en couple avec… l’opératrice téléphonique du début d’épisode. Ben oui. Elle lui conseille de retourner à la caserne chaque jour jusqu’à ce que le capitaine Strand lui redonne son job.

Avoir un job et une équipe à la caserne qu’il fait rénover après neuf mois sans qu’elle ne soit aérée, c’est cool, mais ça ne vaut tout de même pas un vrai logement. Le héros de la série dont je n’ai toujours pas saisi le prénom (oups) ne met pas longtemps à en trouver un : il a un superbe appartement qui l’attend, franchement, mais il insiste pour que TK vienne vivre avec lui. L’angoisse. Ce pompier beau-gosse clairement adulte se retrouve à vivre chez son père ?

Allez, admettons. La série se concentre beaucoup sur les pompiers, mais il y a d’autres choses à voir en ville, notamment une femme, Michelle, qui pète un câble contre la porte d’un homme parce qu’elle veut absolument souhaiter l’anniversaire d’Iris qui a 28 ans. Elle aurait pu lui souhaiter en retard, tout de même. Bon, il s’avère finalement qu’Iris est sa sœur, et qu’elle est morte.

Si on suit Michelle d’abord comme une victime probable – ou une criminelle probable – il n’en est rien. Il est évident qu’elle est une héroïne, rien qu’à cause de l’actrice qui l’incarne, en fait. Sa voix, je l’adorais jusque-là, mais je la trouve trop posée pour son personnage… Elle est en effet une pompier elle aussi, mais une « Paramedic ». On découvre ainsi qu’au Texas, ça ne fonctionne pas comme dans les autres Etats : elle est celle qui sera en charge chaque fois qu’il y aura un appel d’urgences pour une urgence médicale. Euh, ça va en faire beaucoup ça ! On verra ce que ça donne, écoutez.

En attendant, Michelle a l’air assez chiante tout de même, à harceler régulièrement celui que je suppose être l’ex-mari de sa sœur. Elle a heureusement un flic au moins dans la poche, Carlos, qui la dépose au boulot, même s’il n’est pas son uber. Soit. Au moins, ça permet de construire les personnages de manière sympa et plus intéressante que la scène dans les vestiaires où le capitaine explique à ses hommes comment avoir une peau parfaite. L’occasion pour les scénaristes d’insister sur le fait qu’ils ont pensé à avoir un pompier trans. Franchement, la scène était encore plus cliché que Station 19, ça ne me rassure que moyennement – surtout que ce n’est pas le seul parallèle que je puisse faire.

J’ai quand même hâte d’apprendre à connaître tous les pompiers, surtout que leur seconde intervention était très sympathique. Ils viennent en aide à une femme qui a eu un accident de voiture. La pauvre est enceinte, mais elle a aussi un bébé de dix mois qui s’est littéralement envolé et coincé dans un arbre à cause des tonneaux de la voiture. Rien que ça.

Comme en plus ils sont filmés par la presse, la caserne 126 se fait rapidement une réputation de fou. Cela arrange bien ma future perso préférée qui en est à sa deuxième intervention virale du mois, mais aussi le capitaine qui est bien heureux de cette intervention réussie. Toute l’équipe finit par aller célébrer ça dans un bar avec une bonne musique texane, et c’était drôle à voir. C’est une ambiance différente de la série d’origine, mais ça marche bien pour ce spin-off.

Et tout ça se termine par une scène de danse marrante où Judd est forcé de rester au bar par sa copine alors que Michelle, qui a fait venir toute l’équipe au bar, invite notre nouveau capitaine à danser en ligne, comme ça se fait au Texas. Je ne sais pas si c’est kitsch ou non, mais c’est étonnant en tout cas. Après, ça marche plutôt comme scène… En revanche, TK qui se fait directement draguer par un autre beau-gosse, c’est vraiment gros. Au moins, ça donne quelque chose de plus à suivre dans cette série, mais bon, ils viennent juste d’emménager et père et fils sont déjà limite prêts à se mettre en couple, franchement, faudrait voir à pas abuser, ça pouvait attendre quelques épisodes pour en arriver à ça.

Bon, j’exagère, ce n’est pas exactement où on en est, mais pas loin. J’ai préféré la scène suivante qui voit Grace, la copine de Judd qui est finalement sa femme (ah ils étaient déjà ensemble pendant l’accident, OK) demander à Strand de réembaucher son mari. Elle ne veut pas le voir se mettre en danger pour autant, mais bon, il a besoin de sauver des vies pour être en vie lui-même.

Le deuxième entretien se passe à peine mieux que le premier cependant, avec un Judd qui n’aime pas les rénovations de la caserne et qui n’aime pas savoir que ses hommes seront oubliés. Pour le convaincre de rester quand même, Owen – c’est donc ça le prénom du capitaine ! – lui révèle qu’il a le cancer, ce qu’il n’a pas encore réussi à annoncer à son fils, tout de même. Tellement pareil dans toutes les séries, franchement. Celle-ci a la musique texane en plus pour elle, et les clichés aussi – avec la petite prière musulmane en fin d’épisode, la routine skin care du capitaine reprise par ses hommes, son alarme et, bien sûr, son cadre en l’honneur des pompiers décédés.

Oui, évidemment qu’Owen n’a pas oublié le passé héroïque de cette caserne. En doutait-on vraiment ? Non ! Judd, lui, en doutait, mais c’était bien le seul. Il finit en larmes face aux photos de ses frères tombés dans l’explosion. Il peut ainsi se réconcilier avec Owen – également grâce à la femme d’un ancien collègue qui vient apporter de la bouffe à la caserne pour souhaiter la bienvenue aux nouveaux.

L’épisode se termine sur une nouvelle alarme à la caserne : toute l’équipe est reconstituée et prête à se mettre au travail, et Judd en fait partie lui aussi.

> Saison 1

9-1-1 Lone Star (S01)

Synopsis : La vie de ces héros qui sont les premiers à intervenir quand on appelle le numéro d’urgence américain, mais au Texas comme le nom « Lone Star » l’indique à ceux qui sont familiers du fait que le drapeau du Texas, c’est une simple étoile.

Saison 1 | Saison 2
9-1-1 (S03)

Pour commencer, je ne sais pas trop pourquoi je n’ai pas vu la série en 2020, mais ça me fait une bonne petite série à tenter pour le Challenge Séries 2021. Concrètement, j’en connais déjà l’univers, je sais que ça me plaira sans plus, mais que ça se dévore normalement assez vite. La série m’a toujours tenté dès son annonce, surtout avec ses têtes d’affiche qui me plaisent énormément, alors ça devrait bien se passer pour moi. J’ai peur de l’overdose, évidemment, mais pour l’instant, ça fait un moment que je n’ai plus de série comme celle-ci, alors ce mois de janvier est le bon moment pour tenter de regarder la série.

Le seul problème ? Trouver les épisodes après autant de temps, d’une part, les bugs ensuite. J’ai mis tellement de temps à regarder ne serait-ce que le premier épisode, je ne sais pas si je vais avoir la patience sur toute une saison – heureusement, elle ne fait que dix épisodes. Je ne sais pas non plus si je vais être à jour dans les temps pour le début de la saison 2. Oui, parce que si je suis honnête, mon but est ici de pouvoir enchaîner avec la saison 2 qui sera diffusé le même soir que la série-mère…

On verra bien, commençons par le commencement, et donc par le pilot qui m’attend sagement depuis quelques mois…

Note moyenne de la saison : 15/20

Voir aussi : Mon Challenge Séries 2021

S01E01 – It’s time to get out of town – 15/20
C’est beaucoup plus cliché que ce que j’en attendais, et peut-être moins impressionnant que la série originale. Concrètement, j’y vois un mélange entre 9-1-1 et Station 19, avec une insistance plus grande sur les pompiers. La formule fonctionnera de toute manière, c’est du procédural avec des intentions très claires dès le départ. Ca va se laisser regarder tout seul !
S01E02 – Yee-Haw – 16/20
Les cas proposés dans cet épisode sont tout de même plus impressionnants cette fois, ce qui fait que j’ai beaucoup plus reconnu la franchise. Les pics de stress sont les bons et il se passe un milliard de choses. Du côté de la vie des persos, on commence à mieux les cerner et à s’attacher à certains, mais il me manque encore un petit quelque chose pour que ça ne paraisse pas totalement forcé.
S01E03 – Texas Proud – 14/20
C’est un épisode moins prenant que la série propose, même si c’est intéressant de voir d’autres personnages être développés peu à peu. À ce stade, je sais que je vais accrocher à la série pour la continuer de toute manière, et la fin d’épisode aide bien. J’aime principalement le fait que la saison possède un fil rouge, ce que la série-mère n’a jamais vraiment eu et qu’il me manque parfois chez elle. En revanche, côté personnages, il y a des caricatures qui ont vraiment besoin d’être affinées.
S01E04 – Act of God – 17/20
La série ne fait pas dans la subtilité du côté des développements de personnages et est souvent lourde, mais les catastrophes mises en scènes le sont avec beaucoup de brio. Le budget est là, les idées aussi. Et ça donne du grand spectacle à regarder, donc je dois dire que je ne boude pas mon plaisir devant cet épisode, qui est leur meilleur pour l’instant.
S01E05 – Studs – 15/20
L’avantage de ce genre de série, c’est que ça se bingewatche tout seul et qu’à force de bingewatcher, on finit par s’attacher aussi aux personnages. Par contre, c’est décevant de voir qu’ils sont inégalement traités selon les épisodes désormais… mais comme pour la série-mère finalement. En tout cas, ça y est : l’épisode propose des interventions plus routinières, ce qui ne m’empêche pas d’accrocher. C’est une bonne chose, et c’est tant mieux.
S01E06 – Friends Like This – 13/20
Je n’ai pas vraiment accroché à cet épisode dont le thème était un peu lourd. Il ressemble davantage à ce que propose la série-mère avec cette idée d’un thème commun à chaque intervention et avec des liens beaucoup plus soudés pour l’équipe, mais je ne sais pas, il m’a manqué quelque chose malgré ces très bonnes scènes. Je pense que mon vrai problème, c’est qu’on se concentre trop sur un seul personnage et sur sa relation avec un autre qui ne m’a pas plu non plus.
S01E07 – Bum Steer – 14/20
Le fil rouge aide bien cet épisode parce que je suis content de le voir avancer dans cet épisode – mais pas dans la direction que j’en attendais, cela dit. Le reste est plus classique avec des interventions peu spectaculaires, ou en tout cas peu marquante. Quant à l’évolution des personnages… Humph, ça traîne sur un certain nombre de personnages secondaires, et ça devient blasant à force ! Le problème, c’est qu’on est qu’à l’épisode 7, quoi. J’en attends plus d’eux. C’est une bonne chose d’avoir des attentes, non ?
S01E08 – Monster Inside – 16/20
C’est tout de suite mieux quand on travaille de front le fil rouge et les personnages, mais ça dérape un peu sur la fin qui est symptomatique de la franchise. Je n’en dis pas plus car je ne veux rien spoiler, mais j’ai un peu pété un câble tout de même, parce que cette fin, je trouve ça trop gros pour accrocher totalement. Cela ne m’empêche pas d’être curieux de ce que donnera la suite, je vous rassure…
S01E09 – Awakening – 14/20
Un épisode plutôt classique du côté des interventions et un brin frustrant dans la manière d’abandonner totalement son fil rouge. Sachant que Liv Tyler quittera la série pour la saison 2 à cause du Covid, j’ai un peu peur de ce que ça va donner en épisode final. Bon. Autrement, on enterre la crédibilité avec cet épisode qui règle bien trop rapidement les problèmes mis en place dans l’épisode précédent. Je m’y attendais, mais tout de même.
S01E10 – Austin, We Have A Problem – 17/20
Pourront-ils seulement aller plus loin dans la saison 2 ? Ce n’est pas gagné, parce que la catastrophe évoquée dans cet épisode est vraiment improbable – tout en restant du domaine de la possibilité, et c’est bien de le savoir, parce qu’on serait bien plus dans la merde qu’eux si ça nous arrivait. En tout cas, tous les prétextes sont bons pour les scènes spectaculaires, et ça marche bien comme fin de saison, surtout que les intrigues atteignent une conclusion naturelle avec cet épisode.

Saison 1 | Saison 2

This is us – S05E05

Épisode 5 – A Long Road Home – 16/20
J’ai trouvé le rythme de l’épisode assez étrange, voire décousu, avec des intrigues très séparées les unes des autres. J’ai beaucoup aimé chacune d’entre elles, mais ça manquait d’un petit quelque chose par rapport à d’autres fois, sans que je n’arrive à mettre exactement des mots sur ce qu’il m’a manqué. En tout cas, une chose est sûre, la série ne perd rien de sa force de frappe, avec une fin d’épisode qui a réussi une fois de plus à me prendre par surprise.

> Saison 5


Spoilers

He needs to call his therapist.

La « mi-saison » qui n’était pas à la mi-saison du tout m’avait pris par surprise, mais ce retour aussi, parce qu’on reprend très exactement là où on en était… et je ne m’y attendais pas du tout ! Avec le temps qui passe, on a l’impression que les personnages aussi vont voir le temps passer, surtout que bonjour le temps qu’on est en train de passer avec la folie de ce 6 janvier 2021 aux États-Unis avec le Capitole envahi par des « manifestants ». BREF.

Kate avoue à son mari qu’elle a eu un avortement quand elle était adolescente, et si celui-ci ne la juge pas, il est exactement comme nous : il ne voit pas d’où ça sort, ni pourquoi Kate n’a jamais parlé de tout ça pendant ces quatre années de relation qui viennent de passer. Je veux dire, encore les premières années, d’accord, mais ça fait deux ans qu’elle parle de grossesse à tout bout de champ.

Malheureusement, ça mène à quelque chose d’assez terrible : Kate qui cherche le nom de Mark sur son moteur de recherche.

Pendant ce temps, The Manny stresse à l’idée de rencontrer sa possible future nanny. Pardon, je ne pouvais pas ne pas faire la blague ! Il reçoit un coup de fil qui casse un peu sa joie par contre : il apprend que le tournage qu’il attendait tant est finalement prévu pour Vancouver, et qu’avec les deux semaines de quarantaine, il est bon pour partir le lendemain.

S’il refuse initialement, la parfaite Madison insiste pour qu’il y aille, parce que ce n’est jamais qu’un mois en tout loin de sa femme enceinte. Et en plus, il sera même de retour plus d’un mois avant la fin de la grossesse. Par contre, lorsqu’il s’agit de passer l’entretien de la nanny, on sent directement qu’il y a un problème énorme à venir pour le couple : Madison n’est pas prête à voyager à travers le monde avec des jumeaux.

C’est compliqué pour elle, parce qu’elle envisageait d’être mère célibataire quelques mois plus tôt, et maintenant, elle se retrouve amoureuse de Kevin, mais aussi avec l’idée de leur famille. Et une famille qui voyage à travers le monde, ce n’est pas ce qu’elle imaginait, même si elle sait que, rationnellement, il ne peut en être autrement en étant avec un acteur.

Elle lui demande finalement de prendre un moment dans sa quarantaine de deux semaines avant le tournage pour vraiment réfléchir à la situation et pour savoir s’il est vraiment prêt à être à 100% avec elle et son idée de la famille. C’est bien beau tout ça, mais ce n’est toujours pas clair : que veut vraiment Madison sur ce coup-là ?

De son côté, Randall est moqué par tout son bureau, mais il prend plutôt bien son nouveau statut de célébrité. Le pauvre ! Le tout tourne à l’horreur et la catastrophe quand il reçoit un mail sur le site de la ville qui l’informe qu’un homme vivant bien loin de chez lui affirme avoir connu sa mère… et avoir été avec elle sur son lit de mort.

L’angoisse est totale. Randall en parle certes à Beth, mais il espère ensuite changer de sujet aussi vite que possible, parce qu’il ne veut pas affronter le fait que William lui a menti. Ben oui, sa mère est censée être morte en accouchant, pas sur un lit en 2015. Je suis bien déçu qu’elle soit morte, j’avais espoir qu’elle soit encore dans l’équation, pour Randall quoi. Là, c’est assez violent de se dire que même s’il poursuit la vérité encore cette saison, ce sera pour affronter un nouveau décès.

Tout aussi violent est de se dire qu’il refuse d’appeler son psy, malgré le conseil de Beth, alors que sur une révélation aussi énorme, c’est le minimum. Heureusement, il finit par le faire et le psy a les bons mots pour lui faire comprendre que chercher sa mère est peut-être encore important pour lui. Tu m’étonnes. Il a eu besoin de faire toute une quête pour connaître son passé, pourquoi s’arrêter en chemin alors que d’autres réponses pourraient enfin lui être apportées ?

Dans le passé, on reprend sans trop de surprise sur l’avortement de Kate quand elle était adolescente, à 18 ans. Cela permet de voir la complexité des règles mises en place pour l’avortement, avec des formulaires et des délais d’attente obligatoires. La pauvre ne s’y attendait pas, parce qu’à l’époque personne n’en parlait, donc elle ne pouvait pas le savoir j’imagine.

Elle est bien sûr toujours toute seule quand elle rentre pour attendre les 24h obligatoires, et même l’inquiétude de Rebecca pour elle ne parvient pas à percer sa coque de protection. Elle veut rester seule, envisage de décrocher… mais trop tard. Rebecca ? Elle s’inquiète pour sa fille, mais elle est aussi accaparée par Kevin qui envisage de quitter New-York pour Los Angeles, parce que c’est la saison des pilots. Humph.

J’aime le fait que Randall lui téléphone ensuite pour lui dire de ne pas déménager. Il a deviné assez justement que les quelques mois loin de Sophie ne feront pas du bien à son frère, mais Kevin refuse d’entendre son avertissement, lui assurant que son couple est plus solide que quelques mois à part. Aha. Non. Et ça reflète assez durement la situation de Kevin dans le présent.

Dans le présent, justement, Kevin décide donc d’appeler son frère depuis le taxi qui l’emmène vers son tournage (ou plus probablement vers l’aéroport ?). Il contourne le sujet, mais il finit par lui demander conseil sur le dilemme qui se présente à lui avec Madison. Plus précisément, il lui souligne qu’il est en train de se demander ce que Randall ferait à sa place… et ça mène à une conversation entre frères qui était plus que nécessaire.

Je ne pense pas qu’on en soit à des réconciliations, surtout que Kevin s’interroge sur l’enfance de Randall pas forcément aussi joyeuse qu’il ne le pensait et ne l’a vécu lui-même. Finalement, tout ça finit par enfin convaincre Randall qu’il faut qu’il appelle l’homme prétendant connaître sa mère. La dernière scène de l’épisode m’a totalement pris par surprise à être à couper le souffle : Randall et Beth appellent donc l’ex de Laurel qui confirme qu’elle est morte d’un cancer du sein, mais que William la pensait bien morte d’une overdose.

Jamais William n’a menti à Randall, ce qui est un soulagement bien important pour lui, au point de le rendre incapable de parler. Beth prend alors la parole et se renseigne un peu plus, et ça mène à une jolie conclusion où le couple accepte de se rendre – dans le prochain épisode – auprès de cet homme pour savoir qui était Laurel, et ce qu’elle aimait. Oh. Curieux de voir ce qu’ils vont en faire, mais cette dernière scène de l’épisode était superbement écrite, interprétée et réussie.

Autrement, en parallèle de tout ça et de retour dans le passé, Kate est tellement seule qu’elle décide finalement de retourner voir Mark. L’angoisse. Il se montre sous son meilleur jour, avec un type parfait qui se souvient de tout ce qu’il faut pour faire plaisir à Kate… Malheureusement, il montre vite son vrai visage aussi lorsque Kate lui apprend qu’elle n’est pas là pour le pardonner. Loin de là. Il refuse carrément d’écouter ce qu’elle peut bien avoir à dire, préférant regarder la télévision… mais pas le film que souhaite voir Kate, en souvenir aussi de son père.

Quand elle comprend ça et qu’elle le voit aller se chercher des bières plutôt que de regarder le film, elle décide évidemment de se barrer. Forcément, ça renforce la haine du personnage que l’on a tous déjà, non ? Elle subit finalement la procédure d’avortement toute seule et quand Rebecca rentre… ben, elle voit bien que sa fille va mal, mais elle a l’excuse parfaite avec un film triste à la télévision.

Aaaah ! Mais parle à ta mère ! Tu m’étonnes que leur relation soit détruite pendant si longtemps après !

Dans le présent, Kate passe autrement sa nuit à chercher et retrouver Mark, mais c’est parce qu’elle veut tourner la page définitivement maintenant que son mari lui a fait prendre conscience qu’elle n’en avait pas fini avec lui. Elle demande toutefois à Toby de l’accompagner pour plus de sécurité : elle a retrouvé Mark grâce à sa page Myspace, et il est temps pour elle de le confronter. Myspace ? Sérieusement, ça m’a fait bien trop rire, mais ça correspond assez bien à ce que l’on sait du personnage, tout de même.

Il est quelque peu un loser désormais, s’étant enfoncé dans ce qu’il était déjà adolescent. Il bosse dans un magasin de musique où il est plutôt habitué à faire des pauses clopes en espérant rejoindre au plus vite son groupe de musique foireux. Comme à son habitude, lorsque Kate se présente à lui en lui donnant son nom, il commence en effet par lui raconter sa vie plutôt que d’écouter ce qu’elle a à dire.

Concrètement, dans cette scène, Kate s’écoute beaucoup parler. Elle ne lui annonce toujours pas qu’elle a avorté, mais elle réussit assez bien à lui faire passer le message qu’il est un connard fini ; et même qu’il est une maladie. Elle a mis des années à se remettre, elle a ignoré le problème en mangeant toujours plus… mais maintenant, elle va mieux, et elle lui redonne sa maladie. Il est important de souligner qu’elle n’est pas non plus une victime : Toby ne la regarde pas comme ça, ce qui lui fait du bien.

Et nous, ça nous fait du bien de savoir que l’adolescente qui a subi une relation de couple si difficile a réussi à s’en sortir si bien et trouvé un mari avec qui regarder son film préféré !

> Saison 5